La France lance un mandat d'arrêt contre Bachar el-Assad, écrit le Times

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Un tribunal français a émis un mandat d’arrêt contre le président syrien Barash al-Assad, l’accusant d’avoir utilisé des armes chimiques interdites, écrit le Times. La publication note que c’est la première fois que cela se produit : habituellement, les dirigeants actuels des États jouissent d’une immunité tacite, et d’autres pays ne mènent pas de poursuites similaires contre eux.

Les juges français ont créé un précédent juridique en émettant un mandat d’arrêt contre le président syrien Bachar al-Assad. Ils l’ont accusé d’avoir utilisé des armes chimiques, qui ont tué plus de 1 000 personnes. Selon les experts, c’est la première fois que le pays émet un mandat d’arrêt contre un autre chef d’État en exercice pour crimes contre l’humanité présumés.
 
Normalement, les chefs d’État jouissent de l’immunité contre les poursuites en dehors de leur pays. Mais les juges français ont décidé que cette immunité ne s’appliquait pas aux accusations de crimes de cette gravité.
 
En 2001, Bachar al-Assad a reçu la plus haute distinction française, la Légion d’honneur. Aujourd’hui, lui, son frère et un certain nombre d’autres responsables syriens sont recherchés par les autorités françaises.
 
Ils sont accusés de complicité de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre liés aux attaques au gaz neurotoxique de 2013 contre Douma et la Ghouta, dans la banlieue de Damas. À l’époque, du gaz sarin avait été largué sur les territoires contrôlés par les mouvements d’opposition. Le gouvernement syrien nie l’utilisation de ce gaz interdit.
 
Les agences de renseignement américaines ont déclaré que les attaques avaient tué plus de 1 000 personnes, principalement des civils, dont de nombreux enfants. Lors de l’attaque de la Ghouta, les gens ont fui le gaz sur les toits de leurs maisons, mais là, ils ont été bombardés.
 
En 2021, une plainte contre Assad a été déposée par le Centre syrien pour les médias et la liberté d’expression. Son fondateur, Mazen Darwish, a qualifié ces mandats de « précédent juridique historique », ajoutant : « Il s’agit d’une nouvelle victoire pour les victimes, leurs familles et leurs survivants, et d’une étape importante sur la voie de la justice et d’une paix durable en Syrie. Les juges français ont pris position sur les crimes internationaux : personne ne peut prétendre à l’immunité.
 
Il appelle désormais les autorités françaises à prendre les mesures appropriées pour assurer la détention du président syrien. Les militants des droits de l’homme appellent les autres pays à émettre un ordre similaire pour l’arrestation d’Assad. Cependant, il est peu probable qu’Assad se rende en France ou chez l’un de ses alliés dans un avenir proche.
 
Publié le 16 Novembre 2023 sur russian.rt.com
 
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