Adieu le casse-tête du recyclage des batteries électriques ? Des bactéries artificielles permettraient d'extraire les composés métalliques des batteries lithium-ion

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L'université d'Édimbourg a créé une bactérie qui pourrait être la solution au recyclage des batteries des voitures électriques en récupérant les métaux précieux contenus dans celles-ci. Voyons ensemble comment ils ont réussi cet exploit.

Avec la diminution des réserves des métaux rares qui sont utilisés dans la fabrication des voitures électriques et surtout de leurs batteries, les chercheurs et les professionnels du monde entier cherchent des solutions, à l'exemple de cette start-up lyonnaise. Ce sont les chercheurs du département d'ingénierie biologique de l'université d'Édimbourg qui semblent en avoir trouvé une.

Une bactérie conçue pour récupérer les métaux

Les chercheurs de l'équipe créée spécialement pour l'occasion, et financée par l'université d'Édimbourg et la Faraday Institution, ont conçue une bactérie capable de filtrer le lixiviat (résidu liquide obtenu par percolation) de batterie électrique lithium-ion.

Cette bactérie réagit avec les métaux précieux contenus dans ce lixiviat pour former des particules nanoscopiques qui tombent au fond de la solution et créent une couche sédimentaire qui peut être filtrée et récupérée.

Avec cette bactérie, on pourrait recycler une quantité importante des composants des batteries de voiture électrique, notamment le manganèse, le cobalt et le lithium.

Des tests sont en cours pour s'assurer de son efficacité à l"échelle industrielle, dans le but de créer une filière de recyclage des batteries au Royaume-Uni.

Research group © imeche.org
Le groupe de chercheurs de l'université d'Édimbourg. ©imeche.org

Des implications économiques énormes

La création d'une filière de recyclage efficace des batteries au Royaume-Uni offrirait à la nation britannique une indépendance relative par rapport aux grands fournisseurs de métaux rares utilisés dans la confection des batteries électriques, notamment la Chine, l'Australie, la Russie et des pays africains comme le Gabon et le Congo.

Si la bactérie conçue par l'université d'Édimbourg se révèle être une option viable à échelle industrielle, les répercussions économiques seraient immenses. Non seulement de nombreux emplois pourraient être créés, mais ne plus avoir à acheter les matériaux pour les batteries apporterait une manne financière non négligeable à la nation dont l'économie a été grandement modifiée par le Brexit de 2020.

C'est d'autant plus important que l'industrie des véhicules électriques prend de plus en plus de place au Royaume-Uni, représentant 16,1 % des immatriculations du début d'année 2023. On ne peut que supposer une augmentation future du volume de véhicules électriques, les nations développées s'efforçant de tendre vers des transports décarbonés.

Le Royaume-Uni pourrait même vendre cette technologie, ou recycler les batteries des pays partenaires pour une somme conséquente. Cette découverte pourrait donc avoir une importance capitale si les chercheurs britanniques réussissent à en faire une réalité industrielle.

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