Les méga constellations comme Starlink détruisent la couche d’ozone
La couche d’ozone, une fine pellicule dans notre atmosphère nous protège du rayonnement solaire, mais elle est menacée.
En 1987, le protocole de Montréal met fin à l’utilisation des CFC (chlorofluorocarbures) ces gaz à effet de serre — très utilisé dans l’industrie et l’agriculture — avaient des effets dramatiques sur la couche d’ozone. Il reste à ce jour l’une des plus grandes réussites environnementales à l’échelle mondiale.
35 ans plus tard, les effets du protocole de Montréal sont visibles. Les scientifiques ont d’ailleurs détecté une réduction de la taille du « trou » dans la couche d’ozone. Ils espèrent désormais qu’elle redevienne parfaitement hermétique dans les décennies futures.
À moins que….
À moins qu’une autre source de pollution ne pose problème à son tour. C’est ce que semblait indiquer Christopher M Maloney, chercheur au sein du NOAA, l’équivalent de Météo France aux États-Unis. Dans son étude, parue à l’été 2022, il pointe du doigt les émissions de « carbone noir » (couramment appelé suie) causé par les lancements spatiaux.
Il estime que les fusées modernes libèrent près de 1000 tonnes de suie dans l’atmosphère chaque année. Un chiffre qui augmente au même titre que le nombre de lancements spatiaux. Selon ses calculs, et en se basant sur une multiplication par 10 du nombre de lancements d’ici à 2030, il estime que la température moyenne de la stratosphère pourrait augmenter de 0,5 à 2 °C.
Une hausse des températures dramatiques

Or une telle augmentation des températures, dans un environnement aussi fragile, pourrait avoir des conséquences massives. Cela pourrait notamment ralentir le Jet stream subtropical, un courant d’air stratosphérique qui rafraîchit les pôles.
Autre conséquence probable, une diminution de la taille de la couche d’ozone. Cette perte serait de l’ordre de 4 %. En étant plus fine, la couche d’ozone filtrerait moins bien les rayons ultra-violets, entraînant, notamment, une augmentation significative des cas de cancers de la peau sur Terre.
Le ministère de la santé canadien a estimé qu’une diminution de 10 % de la taille de la couche d’ozone créerait plus de deux millions de nouveaux cas de cataractes tous les ans. Si les estimations de Christopher M Maloney n’envisagent pas d’atteindre de tels sommets, le monde spatial doit remettre en question, d’urgence, son impact environnemental.
Le retour des débris, une autre question épineuse
Si le lancement de fusées vers l’espace est une activité visuellement polluante, le retour d’appareils depuis l’orbite reste encore sous les radars médiatiques. Pourtant cette activité – qui doit se développer grandement dans les prochaines années pour lutter contre la pollution en orbite – a aussi des effets indésirables pour la Terre.
En plus du risque de chute incontrôlée de débris qui pourraient atteindre la surface, la destruction de satellites ou de constructions plus massives comme l’ISS, va déséquilibrer un peu plus les hautes strates de l’atmosphère.
Starlink : parmi les responsables ?

une carte de tous les satellites starlink autour de la terre usbek & rica
Au vu de toutes ces informations, les principaux responsables sont assez vite trouvés. Il s’agit des entreprises (privées ou publiques) qui lancent beaucoup de fusées dans l’espace et qui, dans le même temps, ramènent des débris dans l’atmosphère pour libérer l’orbite.
Starlink répond à ces deux critères. Elon Musk a fièrement annoncé son projet de 2400 nouveaux satellites envoyés en orbite tous les ans. C’est autant d’appareils qui à la fin de leur utilisation (5 ans environ) devront revenir sur Terre.
Dans le même temps, l’entreprise développe sa superbe fusée Starship. Avec 33 moteurs, elle explose tous les records d’expulsion de suie par décollage. Si Starlink et SpaceX ne sont, évidemment, pas les seuls responsables de la détérioration de la situation, ils sont les symboles de cette évolution.
Publié le 6 Juillet 2024 par Tristan Carballeda sur presse-critron.net
Autres sources :
▪ Les satellites d’Elon Musk et Amazon menacent la couche d’ozone de la Terre (science-et-vie.com)
▪ Les constellations de satellites en orbite basse, nouvelle menace pour la couche d'ozone (generation-nt.com)
▪ Pourquoi la constellation de satellites Starlink menace la couche d'ozone (futura-sciences.com)
▪ La multiplication des satellites comme Starlink est une bombe à retardement pour la couche d’ozone (huffingtonpost.fr)
Les mégaconstellations de satellites pourraient détruire la couche d'ozone (techno-science.net)
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