• Ce que révèle ce psychologue va vous choquer ! Entretien avec Yann Charrier
    Comment rester sain dans un monde façonné pour nous manipuler ? Yann Charrier, psychologue, publie Le très petit guide de survie à la guerre psychologique de 5ᵉ génération. Un éclairage essentiel sur l’impact des politiques publiques.

    Journaliste : Romain Pauc
    Magazine Nexus

    « Les lois et institutions, même bien intentionnées, peuvent façonner nos esprits de manière insidieuse, parfois jusqu’à la torture psychologique »
    – Yann Charrier, psychologue, entretien avec Nexus, 21 mai 2025.

    Dans cet entretien, Yann Charrier, psychologue spécialisé en psychologie du travail et des organisations, expose les mécanismes d’ingénierie sociale et leurs impacts psychologiques, notamment à travers les protocoles sanitaires appliqués lors de la crise du Covid-19. Il analyse comment des outils institutionnels, comme l’éducation nationale ou la Caisse d’allocations familiales (CAF), influencent les comportements et les liens sociaux, parfois à des fins manipulatoires.

    Charrier définit l’ingénierie sociale comme l’organisation délibérée de la société via des institutions publiques. La CAF, par exemple, soutient les familles mais peut affaiblir le lien social en remplaçant l’entraide communautaire par une dépendance à l’État. De même, l’éducation nationale, tout en alphabétisant, formate les individus à travers un cadre rigide qui limite l’auto-organisation et les projets collectifs. Ces effets, parfois involontaires, sont exacerbés lorsque des techniques de manipulation psychologique sont employées consciemment.
    - Les protocoles sanitaires, comme le port du masque et la distanciation sociale, sont comparés à des méthodes de torture psychologique issues d’expériences des années 1950. Charrier cite les travaux de Donald Hebb sur l’isolation sensorielle, qui montrent qu’un individu privé de stimuli externes sombre rapidement dans la détresse mentale. Ces recherches, reprises illégalement par le Dr Cameron dans le cadre du projet MK Ultra, ont inspiré des pratiques à Guantanamo post-2001, où les prisonniers subissaient des privations sensorielles.
    - En 2020, les mesures sanitaires appliquées aux écoliers (masques, isolement) reproduisent, selon Charrier, ces mécanismes. La coercition psychologique – culpabilité, peur d’exclusion – remplace les menottes physiques, entraînant des traumatismes comparables à ceux des prisonniers. Il cite une hausse de 300 à 600 % des automutilations et suicides chez les jeunes, rapportée par le CHU de Toulouse et d’autres instituts.

    L’entretien aborde également le concept de *nudge* (économie comportementale), utilisé par des unités comme la BVA Nudge Unit, mandatée par le gouvernement français avant le premier confinement. Ces techniques visent à modifier les comportements sans que la population en ait conscience, par exemple pour imposer des protocoles sanitaires ou promouvoir des politiques comme l’éducation sexuelle à l’école (*EVARS*). Charrier critique la fusion manipulatoire des notions affectives, relationnelles et sexuelles dans ces programmes, qualifiée de « cheval de Troie ».

    Face à ce constat, Charrier propose des solutions concrètes pour contrer cette ingénierie sociale. Il insiste sur la nécessité de réapprendre à s’organiser collectivement, notamment via des réunions structurées en trois phases : information, délibération, décision.
    Ce processus, absent du système éducatif, permettrait aux citoyens de reprendre le contrôle des décisions qui les concernent. Il encourage également la création d’espaces de rencontre physique pour renforcer le lien social, essentiel à la résilience psychologique.

    https://youtu.be/bkM2lTMSe0s
    Ce que révèle ce psychologue va vous choquer ! Entretien avec Yann Charrier Comment rester sain dans un monde façonné pour nous manipuler ? Yann Charrier, psychologue, publie Le très petit guide de survie à la guerre psychologique de 5ᵉ génération. Un éclairage essentiel sur l’impact des politiques publiques. Journaliste : Romain Pauc Magazine Nexus « Les lois et institutions, même bien intentionnées, peuvent façonner nos esprits de manière insidieuse, parfois jusqu’à la torture psychologique » – Yann Charrier, psychologue, entretien avec Nexus, 21 mai 2025. Dans cet entretien, Yann Charrier, psychologue spécialisé en psychologie du travail et des organisations, expose les mécanismes d’ingénierie sociale et leurs impacts psychologiques, notamment à travers les protocoles sanitaires appliqués lors de la crise du Covid-19. Il analyse comment des outils institutionnels, comme l’éducation nationale ou la Caisse d’allocations familiales (CAF), influencent les comportements et les liens sociaux, parfois à des fins manipulatoires. Charrier définit l’ingénierie sociale comme l’organisation délibérée de la société via des institutions publiques. La CAF, par exemple, soutient les familles mais peut affaiblir le lien social en remplaçant l’entraide communautaire par une dépendance à l’État. De même, l’éducation nationale, tout en alphabétisant, formate les individus à travers un cadre rigide qui limite l’auto-organisation et les projets collectifs. Ces effets, parfois involontaires, sont exacerbés lorsque des techniques de manipulation psychologique sont employées consciemment. - Les protocoles sanitaires, comme le port du masque et la distanciation sociale, sont comparés à des méthodes de torture psychologique issues d’expériences des années 1950. Charrier cite les travaux de Donald Hebb sur l’isolation sensorielle, qui montrent qu’un individu privé de stimuli externes sombre rapidement dans la détresse mentale. Ces recherches, reprises illégalement par le Dr Cameron dans le cadre du projet MK Ultra, ont inspiré des pratiques à Guantanamo post-2001, où les prisonniers subissaient des privations sensorielles. - En 2020, les mesures sanitaires appliquées aux écoliers (masques, isolement) reproduisent, selon Charrier, ces mécanismes. La coercition psychologique – culpabilité, peur d’exclusion – remplace les menottes physiques, entraînant des traumatismes comparables à ceux des prisonniers. Il cite une hausse de 300 à 600 % des automutilations et suicides chez les jeunes, rapportée par le CHU de Toulouse et d’autres instituts. L’entretien aborde également le concept de *nudge* (économie comportementale), utilisé par des unités comme la BVA Nudge Unit, mandatée par le gouvernement français avant le premier confinement. Ces techniques visent à modifier les comportements sans que la population en ait conscience, par exemple pour imposer des protocoles sanitaires ou promouvoir des politiques comme l’éducation sexuelle à l’école (*EVARS*). Charrier critique la fusion manipulatoire des notions affectives, relationnelles et sexuelles dans ces programmes, qualifiée de « cheval de Troie ». Face à ce constat, Charrier propose des solutions concrètes pour contrer cette ingénierie sociale. Il insiste sur la nécessité de réapprendre à s’organiser collectivement, notamment via des réunions structurées en trois phases : information, délibération, décision. Ce processus, absent du système éducatif, permettrait aux citoyens de reprendre le contrôle des décisions qui les concernent. Il encourage également la création d’espaces de rencontre physique pour renforcer le lien social, essentiel à la résilience psychologique. https://youtu.be/bkM2lTMSe0s
    D'accord
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  • Le parrhésiaste
    @parrhesiaste_fr

    "Pathétique sophisme qu'on m'a tout de même sorti plusieurs fois : nous autres parents soucieux de laisser nos enfants se développer en acceptant leurs corps, serions donc l'émanation d'un "patriarcat nauséabond". Ah oui et notez : "dégoulinant".

    Je réponds donc à ce pauvre dégénéré ainsi qu'à tous les autres.

    Je n'ai pas besoin d'interdire quoique ce soit à mes enfants en ce sens.

    Ils respirent la santé, leurs rires emplissent la maison, ils sont entourés d'amis, ils sont curieux, lisent déjà beaucoup, posent plein de questions, et font beaucoup de balades, de sport, de découvertes en vivant pleinement leurs âges.

    Mais bien sûr, ces psychopathes vont me dire que ma vision de l'épanouissement d'un enfant est nauséabonde et patriarcale ?😂

    Alors, malgré la répugnance que ces êtres abjects m'inspirent, et dont l'idéologie est promue par le régime pour emmerder le monde et bousiller la psyché collective , je vais poursuivre le fond de ma pensée.

    Simplement, concernant mes enfants, je ne les influence pas pour induire en eux quoi que ce soit qui puisse stimuler le dégoût de soi qui mène à la dysphorie de genre, ce que des parents névrosés font subir à leur progéniture au nom d'une idéologie qui les mets en phase, pensent-ils, avec l'époque. Mais surtout avec leurs propres frustrations et délires maniaques.

    Ce sont justement ces psychopathes, qui n'ont pas été entourés d'affection, qui haïssent la Terre entière par profond ressentiment d'observer ailleurs ce qu'ils n'ont jamais eu : un père et une mère soudés qui aient su les aimer de manière inconditionnelle.

    Je plaignais naguère ces êtres fragilisés dès le plus jeune âge par des proches tordus. Mais aujourd'hui, les malades dans ce genre ayant atteint l'âge adulte n'ont plus ma compassion. Ils sont désormais suffisamment lucides pour être tenus responsables de ce qui est devenu une propagande agressive et mortifère.

    Et parce qu'ils ne sont plus dans la sphère de l'intime : ils sont politisés, utilisent l'argutie du "patriarcat" pour vomir leur jalousie de tout ce qui tourne à peu près rond, nous traitent de "transphobes" alors que ce sont EUX les hétérophobes, poussent leur idéologie auprès des enfants exactement comme le feraient de dangereux pédophiles, et sont surtout lourdement complices de criminels.

    En trémoussant leurs petites arguties incultes comme l'autre crétinoïde ci-dessous, ils font mine d'oublier que les enfants qu'on pousse complaisamment vers l'idéologie trans finissent par prendre des traitements à vie qui commencent avec les bloqueurs de puberté et finissent en mutilations irréversibles.

    Ils paieront toute leur vie une soi-disant "décision" qui leur coûtera leur santé - à tel point que même leur développement cognitif est entravé.

    Décision qui par ailleurs aura été prise alors même qu'ils n'auront pas connu le désir adulte, qu'ils n'auront pas même connu l'orgasme.

    Décision glorifiée, sanctuarisée au nom d'une idéologie délétère qui aura pour conséquence d'accumuler une jurisprudence Ô combien bénéfique pour tous les pédocriminels : puisque si un enfant de moins de 11 ans est déjà dans certains pays considéré suffisamment clairvoyant pour changer de sexe, qu'est-ce qui empêchera les juges de considérer de la même manière leurs "attirances" et leurs "sentiments" pour des adultes manipulateurs ?

    Alors ça oui, ça insulte, ça chouine, ça cherche à vexer en parlant de "patriarcat nauséabond" mais ça soutient une logique en passe de devenir industrielle, de mutilations atroces au nom d'une doctrine sadique qui gave les Big Pharma de nouvelles perspectives de profit.

    Ces pervers sont tellement malades qu'ils refusent de voir les conséquences - allant même jusqu'à traiter de "traîtres" les anciens trans qui font le récit de leur dé-transitions, et évoquent ce que fut pour eux l'emprise sectaire de cette idéologie morbide.

    Il fut un temps où ils me faisaient de la peine dans leur folie, mais non, je confirme qu'ils n'auront plus ma compassion.

    Alors bien sûr vous l'aurez compris :

    Le pauvre type à qui je réponds n'est pas le sujet : le sujet c'est ce qu'il représente, ce mec je l'ai bloqué et on s'en tamponne…

    Le problème que nous avons depuis des années c'est que nous pensons généralement qu'ils sont inoffensifs et qu'il suffit de les ignorer...

    Mais regardez comment ils nous ont ridiculisés devant la planète entière à promouvoir les transidentités dans une cérémonie sportive qui n'avait rien à voir… un spectacle pourtant familial touchant une vaste audience d'enfants ... et s'ailleurs c'est quoi leur problème avec l'enfance ?!?

    Pourquoi cette invasion de trav auprès de la petite enfance, à l'école, dans les docus France télé, dans les bibliothèques etc...

    Il faut commencer à riposter."

    Le parrhésiaste

    12:23 PM · 31 août 2024 · 23,3 k vues

    https://x.com/parrhesiaste_fr/status/1829827260532011044
    Le parrhésiaste @parrhesiaste_fr "Pathétique sophisme qu'on m'a tout de même sorti plusieurs fois : nous autres parents soucieux de laisser nos enfants se développer en acceptant leurs corps, serions donc l'émanation d'un "patriarcat nauséabond". Ah oui et notez : "dégoulinant". Je réponds donc à ce pauvre dégénéré ainsi qu'à tous les autres. Je n'ai pas besoin d'interdire quoique ce soit à mes enfants en ce sens. Ils respirent la santé, leurs rires emplissent la maison, ils sont entourés d'amis, ils sont curieux, lisent déjà beaucoup, posent plein de questions, et font beaucoup de balades, de sport, de découvertes en vivant pleinement leurs âges. Mais bien sûr, ces psychopathes vont me dire que ma vision de l'épanouissement d'un enfant est nauséabonde et patriarcale ?😂 Alors, malgré la répugnance que ces êtres abjects m'inspirent, et dont l'idéologie est promue par le régime pour emmerder le monde et bousiller la psyché collective , je vais poursuivre le fond de ma pensée. Simplement, concernant mes enfants, je ne les influence pas pour induire en eux quoi que ce soit qui puisse stimuler le dégoût de soi qui mène à la dysphorie de genre, ce que des parents névrosés font subir à leur progéniture au nom d'une idéologie qui les mets en phase, pensent-ils, avec l'époque. Mais surtout avec leurs propres frustrations et délires maniaques. Ce sont justement ces psychopathes, qui n'ont pas été entourés d'affection, qui haïssent la Terre entière par profond ressentiment d'observer ailleurs ce qu'ils n'ont jamais eu : un père et une mère soudés qui aient su les aimer de manière inconditionnelle. Je plaignais naguère ces êtres fragilisés dès le plus jeune âge par des proches tordus. Mais aujourd'hui, les malades dans ce genre ayant atteint l'âge adulte n'ont plus ma compassion. Ils sont désormais suffisamment lucides pour être tenus responsables de ce qui est devenu une propagande agressive et mortifère. Et parce qu'ils ne sont plus dans la sphère de l'intime : ils sont politisés, utilisent l'argutie du "patriarcat" pour vomir leur jalousie de tout ce qui tourne à peu près rond, nous traitent de "transphobes" alors que ce sont EUX les hétérophobes, poussent leur idéologie auprès des enfants exactement comme le feraient de dangereux pédophiles, et sont surtout lourdement complices de criminels. En trémoussant leurs petites arguties incultes comme l'autre crétinoïde ci-dessous, ils font mine d'oublier que les enfants qu'on pousse complaisamment vers l'idéologie trans finissent par prendre des traitements à vie qui commencent avec les bloqueurs de puberté et finissent en mutilations irréversibles. Ils paieront toute leur vie une soi-disant "décision" qui leur coûtera leur santé - à tel point que même leur développement cognitif est entravé. Décision qui par ailleurs aura été prise alors même qu'ils n'auront pas connu le désir adulte, qu'ils n'auront pas même connu l'orgasme. Décision glorifiée, sanctuarisée au nom d'une idéologie délétère qui aura pour conséquence d'accumuler une jurisprudence Ô combien bénéfique pour tous les pédocriminels : puisque si un enfant de moins de 11 ans est déjà dans certains pays considéré suffisamment clairvoyant pour changer de sexe, qu'est-ce qui empêchera les juges de considérer de la même manière leurs "attirances" et leurs "sentiments" pour des adultes manipulateurs ? Alors ça oui, ça insulte, ça chouine, ça cherche à vexer en parlant de "patriarcat nauséabond" mais ça soutient une logique en passe de devenir industrielle, de mutilations atroces au nom d'une doctrine sadique qui gave les Big Pharma de nouvelles perspectives de profit. Ces pervers sont tellement malades qu'ils refusent de voir les conséquences - allant même jusqu'à traiter de "traîtres" les anciens trans qui font le récit de leur dé-transitions, et évoquent ce que fut pour eux l'emprise sectaire de cette idéologie morbide. Il fut un temps où ils me faisaient de la peine dans leur folie, mais non, je confirme qu'ils n'auront plus ma compassion. Alors bien sûr vous l'aurez compris : Le pauvre type à qui je réponds n'est pas le sujet : le sujet c'est ce qu'il représente, ce mec je l'ai bloqué et on s'en tamponne… Le problème que nous avons depuis des années c'est que nous pensons généralement qu'ils sont inoffensifs et qu'il suffit de les ignorer... Mais regardez comment ils nous ont ridiculisés devant la planète entière à promouvoir les transidentités dans une cérémonie sportive qui n'avait rien à voir… un spectacle pourtant familial touchant une vaste audience d'enfants ... et s'ailleurs c'est quoi leur problème avec l'enfance ?!? Pourquoi cette invasion de trav auprès de la petite enfance, à l'école, dans les docus France télé, dans les bibliothèques etc... Il faut commencer à riposter." Le parrhésiaste 12:23 PM · 31 août 2024 · 23,3 k vues https://x.com/parrhesiaste_fr/status/1829827260532011044
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  • ✍️ Critique de la philosophe Judith Butler : guerre contre les genres ou subversion dangereuse ? Les limites d'une théorie.👇 
    https://francesoir.fr/opinions-tribunes/les-mutilations-de-la-theorie-du-genre-3-un-projet-politique-totalitaire
    ✍️ Critique de la philosophe Judith Butler : guerre contre les genres ou subversion dangereuse ? Les limites d'une théorie.👇  https://francesoir.fr/opinions-tribunes/les-mutilations-de-la-theorie-du-genre-3-un-projet-politique-totalitaire
    FRANCESOIR.FR
    Les mutilations de la théorie du genre : un projet politique totalitaire | FranceSoir
    TRIBUNE - Dans le prolongement de nos deux premiers articles sur les mutilations sexuelles réalisées au nom de l’idéologie du genre, et des cas Keira Bell et Oli London, deux personnes ayant voulu détransitionner, il y a plusieurs effets d’une généralisation de cette pratique qui commence à contaminer l
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  • À l’occasion de la journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines, le 6 février, le Dr. Gérard Guillaume consacre une tribune à ce sujet trop méconnu en France en avançant des chiffres donnant le tournis.
    https://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/les-mutilations-genitales-feminines-un-probleme-trop-meconnu-en-france
    À l’occasion de la journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines, le 6 février, le Dr. Gérard Guillaume consacre une tribune à ce sujet trop méconnu en France en avançant des chiffres donnant le tournis. https://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/les-mutilations-genitales-feminines-un-probleme-trop-meconnu-en-france
    WWW.FRANCESOIR.FR
    Les mutilations génitales féminines : un problème trop méconnu en France | FranceSoir
    TRIBUNE - Les mutilations génitales féminines (MGF) sont très largement méconnues du grand public qui ignore le plus souvent leur existence. Et pourtant, selon l’Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes (EIGE), entre 100 et 140 millions de jeunes filles et de femmes dans le monde vivent avec les séquelles de mutilations sexuelles, pratiquées le plus souvent entre l'enfance et 15 ans. Parmi celles-ci, 600 000 vivraient en Europe dont 100 000 en France. Elles n’étaient que 54 000 en 2004.
    Beuark
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  • Où va la France ?

    Il n’est jamais très agréable de lire de très fortes critiques sur son pays dans un journal mainstream étranger, surtout lorsque les critiques sont fondées et lorsque le pays en question est un pays qui appartient, comme nous, au monde occidental : ce monde si merveilleux à en croire les narratifs médiatique et politique que nous connaissons bien.

    Dans le journal mainstream suisse Le temps, Jean-François Bayart, professeur à l’IHEID (L’Institut des Hautes Études Internationales et du Développement), signe un court article au vitriol sous le titre : «Où va la France ?».

    On peut certes rétorquer, en éludant les choses qui fâchent parce qu’elles sont vraies, que la gouvernance Suisse, qui semble avoir perdu bêtement sa neutralité sur l’Ukraine, pour satisfaire l’engeance néocon et mondialiste US-UE, n’a pas brillé non plus dans la gestion de la crise Covid, au cours de laquelle elle s’est contentée de suivre les politiques de ses voisins, tout aussi bêtement que sur l’Ukraine.

    L’existence de ce type d’article au pays des helvètes nous montre deux choses :

    – En Suisse, la liberté d’expression existe et les journaux mainstream publient des articles qui ne vont pas nécessairement dans le sens de la bien-pensance et du politiquement correct. En France, le journal suisse Le temps serait probablement dénigré par le journal Le Monde et traité de complotiste, diffusant de fausses nouvelles, sur le modèle du dénigrement appliqué à France Soir et fort heureusement condamné par la Justice.1

    On notera avec intérêt la grande discrétion avec laquelle les autres médias de la «meute mainstream» française ont relayé cette condamnation du Monde. Ce n’est pourtant pas la première fois que le journal Le Monde a été condamné pour dénigrement ou diffamation. Mais les plus naïfs d’entre nous continuent à le lire comme on lit la Bible.2

    – En Suisse, il existe un nombre important de personnalités qui, non seulement réfléchissent «juste» mais n’ont pas peur de s’exprimer. C’est le cas de Jean-François Bayart, au patronyme évocateur et si bien porté.

    Dominique Delawarde

    ***
    Où va la France ?
    par Jean-François Bayart

    La France est bel et bien en train de rejoindre le camp des démocraties «illibérales» juge Jean-François Bayart, professeur à l’IHEID, pour qui Emmanuel Macron vit dans une réalité parallèle et joue avec le feu.

    Où va la France ? se demande la Suisse. La mauvaise réponse serait de s’arrêter à la raillerie culturaliste des Gaulois éternels mécontents. La crise est politique. Emmanuel Macron se réclame de l’«extrême centre» qu’incarnèrent successivement, dans l’Histoire, le Directoire, le Premier et le Second Empire, et différents courants technocratiques saint-simoniens. Il est le dernier avatar en date de ce que l’historien Pierre Serna nomme le «poison français» : la propension au réformisme étatique et anti-démocratique par la voie de l’exercice caméral et centralisé du pouvoir.

    Le conflit des retraites est le symptôme de l’épuisement de ce gouvernement de l’extrême centre. Depuis trente ans, les avertissements n’ont pas manqué, que les majorités successives ont balayés d’un revers de main en criant aux corporatismes, à la paresse, à l’infantilisme du peuple. Administrée de manière autoritaire et souvent grotesque, la pandémie de Covid-19 a servi de crash test auquel n’ont pas résisté les services publics dont s’enorgueillissait le pays et qui lui fournissaient, au-delà de leurs prestations, une part de ses repères.

    Emmanuel Macron, tout à son style «jupitérien», aggrave l’aporie dans laquelle est tombée la France. Il n’a jamais rien eu de «nouveau», et sa posture d’homme «providentiel» est une figure éculée du répertoire bonapartiste. Il n’imagine pas autre chose que le modèle néolibéral dont il est le pur produit, quitte à le combiner avec une conception ringarde du roman national, quelque part entre le culte de Jeanne d’Arc et la fantaisie réactionnaire du Puy-du-Fou. Son exercice du pouvoir est celui d’un enfant immature, narcissique, arrogant, sourd à autrui, plutôt incompétent, notamment sur le plan diplomatique, dont les caprices ont force de loi au mépris de la Loi ou des réalités internationales.

    Ce pourrait être drôle si ce n’était pas dangereux. L’interdiction de l’«usage de dispositifs sonores portatifs» pour éviter les casserolades des opposants, le bouclage policier des lieux où se rend le chef de l’État, le lancement de campagnes de rectification idéologique contre le «wokisme», la «théorie du genre», l’«islamo-gauchisme», l’«écoterrorisme» ou l’«ultra-gauche» sont autant de petits indices, parmi beaucoup d’autres, qui ne trompent pas le spécialiste des régimes autoritaires que je suis. La France est bel et bien en train de rejoindre le camp des démocraties «illibérales».

    Un arsenal répressif à disposition des pouvoirs suivants
    D’aucuns crieront à l’exagération polémique. Je leur demande d’y regarder à deux fois en ayant à l’esprit, d’une part, l’érosion des libertés publiques, au nom de la lutte contre le terrorisme et l’immigration, depuis au moins trois décennies, d’autre part, les dangers que revêtent de ce point de vue les innovations technologiques en matière de contrôle politique et l’imminence de l’arrivée au pouvoir du Rassemblement national auquel les gouvernements précédents auront fourbi un arsenal répressif rendant superflues de nouvelles lois liberticides.

    Il n’est pas question, ici, de «bonnes» ou de «mauvaises» intentions de la part du chef de l’État, mais d’une logique de situation à laquelle il se prête et qu’il favorise sans nécessairement la comprendre. Macron n’est ni Poutine ni Modi. Mais il prépare l’avènement de leur clone hexagonal. Au mieux sa politique est celle de Viktor Orban : appliquer le programme de l’extrême droite pour éviter son accession au pouvoir.

    Sur fond d’évidement des partis de gouvernement, un «flibustier» – pour reprendre le qualificatif de Marx à propos du futur Napoléon III – s’est emparé du butin électoral à la faveur de la sortie de route de Nicolas Sarkozy, François Hollande, Alain Juppé, François Fillon, Manuel Valls. Il a cru «astucieux», pour continuer à citer Marx, de détruire «en même temps» la gauche et la droite pour s’installer dans le confort d’un face-à-face avec Marine Le Pen. Mais Emmanuel Macron n’a été élu et réélu que grâce au concours des voix de la gauche, soucieuse de conjurer la victoire du Rassemblement national. Son programme, libéral et pro-européen, n’a jamais correspondu aux préférences idéologiques que du quart du corps électoral, hormis même la part croissante des non-inscrits et des abstentionnistes qui sape la légitimité des institutions.

    Un président aveugle et méprisant
    Nonobstant cette évidence, Emmanuel Macron, ignorant de par son éducation et son itinéraire professionnel les réalités du pays profond, primo-élu à la magistrature suprême sans jamais avoir exercé le moindre mandat local ou national, a entendu faire prévaloir la combinaison schmittienne d’un «État fort» et d’une «économie saine» en promulguant ses réformes néolibérales par voie d’ordonnances, en court-circuitant les corps intermédiaires et ce qu’il nomme l’«État profond» de la fonction publique, en s’en remettant à des cabinets privés de conseil ou à des conseils a-constitutionnels tels que le Conseil de défense, en réduisant la France au statut de «start-up nation» et en la gérant comme un patron méprisant ses employés, «Gaulois réfractaires».

    Le résultat ne se fit pas attendre. Lui qui voulait apaiser la France provoqua le plus grave mouvement social depuis Mai 68, celui des Gilets jaunes dont le spectre continue de hanter la Macronie. La main sur le cœur, Emmanuel Macron assura, au début de la pandémie de Covid-19, avoir compris que tout ne pouvait être remis aux lois du marché. À plusieurs reprises, il promit avoir changé pour désamorcer l’indignation que provoquait sa morgue. De nouvelles petites phrases assassines prouvèrent aussitôt qu’il en était incapable. Il maintint son cap néolibéral et fit alliance avec Nicolas Sarkozy en 2022 pour imposer une réforme financière de la retraite en dépit de l’opposition persistante de l’opinion et de l’ensemble des forces syndicales, non sans faire fi de leurs contre-propositions.

    Face au nouveau mouvement social massif qui s’est ensuivi, Emmanuel Macron s’est enfermé dans le déni et le sarcasme. Il argue de la légitimité démocratique en répétant que la réforme figurait dans son programme et qu’elle a été adoptée selon une voie institutionnelle validée par le Conseil constitutionnel.

    Une réalité parallèle
    Sauf que: 1) Emmanuel Macron n’a été réélu que grâce aux voix de la gauche, hostile au report de l’âge de la retraite; 2) le peuple ne lui a pas donné de majorité parlementaire lors des législatives qui ont suivi le scrutin présidentiel; 3) le projet portait sur les «principes fondamentaux de la Sécurité sociale», lesquels relèvent de la loi ordinaire, et non d’une loi de «financement de la Sécurité sociale» (article 34 de la Constitution), cavalier législatif qui a rendu possible le recours à l’article 49.3 pour imposer le texte ; 4) le gouvernement s’est résigné à cette procédure parce qu’il ne disposait pas de majorité positive, mais de l’absence de majorité pour le renverser au terme d’une motion de censure ; 5) le Conseil constitutionnel est composé de personnalités politiques et de hauts fonctionnaires, non de juristes, et se préoccupe moins du respect de l’État de droit que de la stabilité du système comme l’avait déjà démontré son approbation des comptes frauduleux de la campagne électorale de Jacques Chirac, en 1995 ; 6) le détournement de la procédure parlementaire a suscité la désapprobation de nombre de constitutionnalistes et s’est accompagné du refus de toute négociation sociale.

    Comme en 2018, Emmanuel Macron répond à la colère populaire par la violence policière. Atteintes à la liberté constitutionnelle de manifester, utilisation de techniques conflictuelles de maintien de l’ordre, usage d’un armement de catégorie militaire qui cause des blessures irréversibles telles que des éborgnages ou des mutilations ont entraîné la condamnation de la France par les organisations de défense des droits de l’homme, le Conseil de l’Europe, la Cour européenne de justice, les Nations unies.

    Face à ces accusations, Emmanuel Macron s’enfonce dans une réalité parallèle et radicalise son discours politique. À peine réélu grâce aux voix de la gauche, dont celles de La France insoumise, il place celle-ci hors de l’«arc républicain» dont il s’arroge le monopole de la délimitation. Il voit la main de l’«ultragauche» dans la contestation de sa réforme. Il justifie les violences policières par la nécessité de lutter contre celles de certains manifestants.

    Sauf que, à nouveau : 1) le refus, récurrent depuis l’apport des suffrages de la gauche à Jacques Chirac en 2002 et le contournement parlementaire du non au référendum de 2005, de prendre en considération le vote des électeurs quand celui-ci déplaît ou provient d’une autre famille politique que la sienne discrédite la démocratie représentative, nourrit un abstentionnisme délétère et pousse à l’action directe pour faire valoir ses vues, non sans succès pour ce qui fut des Gilets jaunes et des jeunes émeutiers nationalistes corses auxquels il fut accordé ce qui avait été refusé aux syndicats et aux élus ; 2) le non-respect des décisions de justice par l’État lorsque des intérêts agro-industriels sont en jeu amène les écologistes à occuper les sites des projets litigieux, au risque d’affrontements ; 3) la stigmatisation d’une ultragauche dont l’importance reste à démontrer va de pair avec le silence du gouvernement à propos des voies de fait de l’ultra-droite identitariste et des agriculteurs productivistes qui multiplient les agressions contre les écologistes.

    «Ce n’est pas être un black bloc que de dénoncer les excès structurels de la police»
    Ce n’est pas être un «amish» et vouloir retourner «à la bougie» que de s’interroger sur la 5G ou sur l’inconsistance du gouvernement quand il défend à grand renfort de grenades les méga-bassines alors que se tarissent les nappes phréatiques du pays. Ce n’est pas être un black bloc que de dénoncer les excès structurels de la police. Ce n’est pas être un gauchiste que de diagnostiquer la surexploitation croissante des travailleurs au fil de la précarisation des emplois et au nom de logiques financières, de repérer le siphonnage du bien public au profit d’intérêts privés, ou de déplorer le «pognon de dingue» distribué aux entreprises et aux contribuables les plus riches. Point besoin non plus d’être grand clerc pour comprendre que la Macronie n’aime pas les pauvres. Elle n’a plus d’autre réponse que la criminalisation des protestations. Elle souhaite maintenant dissoudre la nébuleuse des Soulèvements de la terre que parrainent l’anthropologue Philippe Descola, le philosophe Baptiste Morizot, le romancier Alain Damasio ! Quand Gérald Darmanin entend le mot culture il sort son LBD.

    Dans cette fuite en avant, un pas décisif a été franchi lorsque le gouvernement s’en est pris à la Ligue des droits de l’homme. Ce faisant, la Macronie s’est de son propre chef placée en dehors de l’«arc républicain». Cette association, née, faut-il le rappeler, de l’affaire Dreyfus, est indissociable de l’idée républicaine. Seul le régime de Pétain avait osé l’attaquer. Sur la planète, ce sont bien les Poutine et les Orban, les Erdogan et les Modi, les Kaïs Saïed ou les Xi Jinping qui tiennent de tels propos. Oui, la France bascule.

    source : Le Temps

    envoyé par Dominique Delawarde

    https://reseauinternational.net/ou-va-la-france/
    Où va la France ? Il n’est jamais très agréable de lire de très fortes critiques sur son pays dans un journal mainstream étranger, surtout lorsque les critiques sont fondées et lorsque le pays en question est un pays qui appartient, comme nous, au monde occidental : ce monde si merveilleux à en croire les narratifs médiatique et politique que nous connaissons bien. Dans le journal mainstream suisse Le temps, Jean-François Bayart, professeur à l’IHEID (L’Institut des Hautes Études Internationales et du Développement), signe un court article au vitriol sous le titre : «Où va la France ?». On peut certes rétorquer, en éludant les choses qui fâchent parce qu’elles sont vraies, que la gouvernance Suisse, qui semble avoir perdu bêtement sa neutralité sur l’Ukraine, pour satisfaire l’engeance néocon et mondialiste US-UE, n’a pas brillé non plus dans la gestion de la crise Covid, au cours de laquelle elle s’est contentée de suivre les politiques de ses voisins, tout aussi bêtement que sur l’Ukraine. L’existence de ce type d’article au pays des helvètes nous montre deux choses : – En Suisse, la liberté d’expression existe et les journaux mainstream publient des articles qui ne vont pas nécessairement dans le sens de la bien-pensance et du politiquement correct. En France, le journal suisse Le temps serait probablement dénigré par le journal Le Monde et traité de complotiste, diffusant de fausses nouvelles, sur le modèle du dénigrement appliqué à France Soir et fort heureusement condamné par la Justice.1 On notera avec intérêt la grande discrétion avec laquelle les autres médias de la «meute mainstream» française ont relayé cette condamnation du Monde. Ce n’est pourtant pas la première fois que le journal Le Monde a été condamné pour dénigrement ou diffamation. Mais les plus naïfs d’entre nous continuent à le lire comme on lit la Bible.2 – En Suisse, il existe un nombre important de personnalités qui, non seulement réfléchissent «juste» mais n’ont pas peur de s’exprimer. C’est le cas de Jean-François Bayart, au patronyme évocateur et si bien porté. Dominique Delawarde *** Où va la France ? par Jean-François Bayart La France est bel et bien en train de rejoindre le camp des démocraties «illibérales» juge Jean-François Bayart, professeur à l’IHEID, pour qui Emmanuel Macron vit dans une réalité parallèle et joue avec le feu. Où va la France ? se demande la Suisse. La mauvaise réponse serait de s’arrêter à la raillerie culturaliste des Gaulois éternels mécontents. La crise est politique. Emmanuel Macron se réclame de l’«extrême centre» qu’incarnèrent successivement, dans l’Histoire, le Directoire, le Premier et le Second Empire, et différents courants technocratiques saint-simoniens. Il est le dernier avatar en date de ce que l’historien Pierre Serna nomme le «poison français» : la propension au réformisme étatique et anti-démocratique par la voie de l’exercice caméral et centralisé du pouvoir. Le conflit des retraites est le symptôme de l’épuisement de ce gouvernement de l’extrême centre. Depuis trente ans, les avertissements n’ont pas manqué, que les majorités successives ont balayés d’un revers de main en criant aux corporatismes, à la paresse, à l’infantilisme du peuple. Administrée de manière autoritaire et souvent grotesque, la pandémie de Covid-19 a servi de crash test auquel n’ont pas résisté les services publics dont s’enorgueillissait le pays et qui lui fournissaient, au-delà de leurs prestations, une part de ses repères. Emmanuel Macron, tout à son style «jupitérien», aggrave l’aporie dans laquelle est tombée la France. Il n’a jamais rien eu de «nouveau», et sa posture d’homme «providentiel» est une figure éculée du répertoire bonapartiste. Il n’imagine pas autre chose que le modèle néolibéral dont il est le pur produit, quitte à le combiner avec une conception ringarde du roman national, quelque part entre le culte de Jeanne d’Arc et la fantaisie réactionnaire du Puy-du-Fou. Son exercice du pouvoir est celui d’un enfant immature, narcissique, arrogant, sourd à autrui, plutôt incompétent, notamment sur le plan diplomatique, dont les caprices ont force de loi au mépris de la Loi ou des réalités internationales. Ce pourrait être drôle si ce n’était pas dangereux. L’interdiction de l’«usage de dispositifs sonores portatifs» pour éviter les casserolades des opposants, le bouclage policier des lieux où se rend le chef de l’État, le lancement de campagnes de rectification idéologique contre le «wokisme», la «théorie du genre», l’«islamo-gauchisme», l’«écoterrorisme» ou l’«ultra-gauche» sont autant de petits indices, parmi beaucoup d’autres, qui ne trompent pas le spécialiste des régimes autoritaires que je suis. La France est bel et bien en train de rejoindre le camp des démocraties «illibérales». Un arsenal répressif à disposition des pouvoirs suivants D’aucuns crieront à l’exagération polémique. Je leur demande d’y regarder à deux fois en ayant à l’esprit, d’une part, l’érosion des libertés publiques, au nom de la lutte contre le terrorisme et l’immigration, depuis au moins trois décennies, d’autre part, les dangers que revêtent de ce point de vue les innovations technologiques en matière de contrôle politique et l’imminence de l’arrivée au pouvoir du Rassemblement national auquel les gouvernements précédents auront fourbi un arsenal répressif rendant superflues de nouvelles lois liberticides. Il n’est pas question, ici, de «bonnes» ou de «mauvaises» intentions de la part du chef de l’État, mais d’une logique de situation à laquelle il se prête et qu’il favorise sans nécessairement la comprendre. Macron n’est ni Poutine ni Modi. Mais il prépare l’avènement de leur clone hexagonal. Au mieux sa politique est celle de Viktor Orban : appliquer le programme de l’extrême droite pour éviter son accession au pouvoir. Sur fond d’évidement des partis de gouvernement, un «flibustier» – pour reprendre le qualificatif de Marx à propos du futur Napoléon III – s’est emparé du butin électoral à la faveur de la sortie de route de Nicolas Sarkozy, François Hollande, Alain Juppé, François Fillon, Manuel Valls. Il a cru «astucieux», pour continuer à citer Marx, de détruire «en même temps» la gauche et la droite pour s’installer dans le confort d’un face-à-face avec Marine Le Pen. Mais Emmanuel Macron n’a été élu et réélu que grâce au concours des voix de la gauche, soucieuse de conjurer la victoire du Rassemblement national. Son programme, libéral et pro-européen, n’a jamais correspondu aux préférences idéologiques que du quart du corps électoral, hormis même la part croissante des non-inscrits et des abstentionnistes qui sape la légitimité des institutions. Un président aveugle et méprisant Nonobstant cette évidence, Emmanuel Macron, ignorant de par son éducation et son itinéraire professionnel les réalités du pays profond, primo-élu à la magistrature suprême sans jamais avoir exercé le moindre mandat local ou national, a entendu faire prévaloir la combinaison schmittienne d’un «État fort» et d’une «économie saine» en promulguant ses réformes néolibérales par voie d’ordonnances, en court-circuitant les corps intermédiaires et ce qu’il nomme l’«État profond» de la fonction publique, en s’en remettant à des cabinets privés de conseil ou à des conseils a-constitutionnels tels que le Conseil de défense, en réduisant la France au statut de «start-up nation» et en la gérant comme un patron méprisant ses employés, «Gaulois réfractaires». Le résultat ne se fit pas attendre. Lui qui voulait apaiser la France provoqua le plus grave mouvement social depuis Mai 68, celui des Gilets jaunes dont le spectre continue de hanter la Macronie. La main sur le cœur, Emmanuel Macron assura, au début de la pandémie de Covid-19, avoir compris que tout ne pouvait être remis aux lois du marché. À plusieurs reprises, il promit avoir changé pour désamorcer l’indignation que provoquait sa morgue. De nouvelles petites phrases assassines prouvèrent aussitôt qu’il en était incapable. Il maintint son cap néolibéral et fit alliance avec Nicolas Sarkozy en 2022 pour imposer une réforme financière de la retraite en dépit de l’opposition persistante de l’opinion et de l’ensemble des forces syndicales, non sans faire fi de leurs contre-propositions. Face au nouveau mouvement social massif qui s’est ensuivi, Emmanuel Macron s’est enfermé dans le déni et le sarcasme. Il argue de la légitimité démocratique en répétant que la réforme figurait dans son programme et qu’elle a été adoptée selon une voie institutionnelle validée par le Conseil constitutionnel. Une réalité parallèle Sauf que: 1) Emmanuel Macron n’a été réélu que grâce aux voix de la gauche, hostile au report de l’âge de la retraite; 2) le peuple ne lui a pas donné de majorité parlementaire lors des législatives qui ont suivi le scrutin présidentiel; 3) le projet portait sur les «principes fondamentaux de la Sécurité sociale», lesquels relèvent de la loi ordinaire, et non d’une loi de «financement de la Sécurité sociale» (article 34 de la Constitution), cavalier législatif qui a rendu possible le recours à l’article 49.3 pour imposer le texte ; 4) le gouvernement s’est résigné à cette procédure parce qu’il ne disposait pas de majorité positive, mais de l’absence de majorité pour le renverser au terme d’une motion de censure ; 5) le Conseil constitutionnel est composé de personnalités politiques et de hauts fonctionnaires, non de juristes, et se préoccupe moins du respect de l’État de droit que de la stabilité du système comme l’avait déjà démontré son approbation des comptes frauduleux de la campagne électorale de Jacques Chirac, en 1995 ; 6) le détournement de la procédure parlementaire a suscité la désapprobation de nombre de constitutionnalistes et s’est accompagné du refus de toute négociation sociale. Comme en 2018, Emmanuel Macron répond à la colère populaire par la violence policière. Atteintes à la liberté constitutionnelle de manifester, utilisation de techniques conflictuelles de maintien de l’ordre, usage d’un armement de catégorie militaire qui cause des blessures irréversibles telles que des éborgnages ou des mutilations ont entraîné la condamnation de la France par les organisations de défense des droits de l’homme, le Conseil de l’Europe, la Cour européenne de justice, les Nations unies. Face à ces accusations, Emmanuel Macron s’enfonce dans une réalité parallèle et radicalise son discours politique. À peine réélu grâce aux voix de la gauche, dont celles de La France insoumise, il place celle-ci hors de l’«arc républicain» dont il s’arroge le monopole de la délimitation. Il voit la main de l’«ultragauche» dans la contestation de sa réforme. Il justifie les violences policières par la nécessité de lutter contre celles de certains manifestants. Sauf que, à nouveau : 1) le refus, récurrent depuis l’apport des suffrages de la gauche à Jacques Chirac en 2002 et le contournement parlementaire du non au référendum de 2005, de prendre en considération le vote des électeurs quand celui-ci déplaît ou provient d’une autre famille politique que la sienne discrédite la démocratie représentative, nourrit un abstentionnisme délétère et pousse à l’action directe pour faire valoir ses vues, non sans succès pour ce qui fut des Gilets jaunes et des jeunes émeutiers nationalistes corses auxquels il fut accordé ce qui avait été refusé aux syndicats et aux élus ; 2) le non-respect des décisions de justice par l’État lorsque des intérêts agro-industriels sont en jeu amène les écologistes à occuper les sites des projets litigieux, au risque d’affrontements ; 3) la stigmatisation d’une ultragauche dont l’importance reste à démontrer va de pair avec le silence du gouvernement à propos des voies de fait de l’ultra-droite identitariste et des agriculteurs productivistes qui multiplient les agressions contre les écologistes. «Ce n’est pas être un black bloc que de dénoncer les excès structurels de la police» Ce n’est pas être un «amish» et vouloir retourner «à la bougie» que de s’interroger sur la 5G ou sur l’inconsistance du gouvernement quand il défend à grand renfort de grenades les méga-bassines alors que se tarissent les nappes phréatiques du pays. Ce n’est pas être un black bloc que de dénoncer les excès structurels de la police. Ce n’est pas être un gauchiste que de diagnostiquer la surexploitation croissante des travailleurs au fil de la précarisation des emplois et au nom de logiques financières, de repérer le siphonnage du bien public au profit d’intérêts privés, ou de déplorer le «pognon de dingue» distribué aux entreprises et aux contribuables les plus riches. Point besoin non plus d’être grand clerc pour comprendre que la Macronie n’aime pas les pauvres. Elle n’a plus d’autre réponse que la criminalisation des protestations. Elle souhaite maintenant dissoudre la nébuleuse des Soulèvements de la terre que parrainent l’anthropologue Philippe Descola, le philosophe Baptiste Morizot, le romancier Alain Damasio ! Quand Gérald Darmanin entend le mot culture il sort son LBD. Dans cette fuite en avant, un pas décisif a été franchi lorsque le gouvernement s’en est pris à la Ligue des droits de l’homme. Ce faisant, la Macronie s’est de son propre chef placée en dehors de l’«arc républicain». Cette association, née, faut-il le rappeler, de l’affaire Dreyfus, est indissociable de l’idée républicaine. Seul le régime de Pétain avait osé l’attaquer. Sur la planète, ce sont bien les Poutine et les Orban, les Erdogan et les Modi, les Kaïs Saïed ou les Xi Jinping qui tiennent de tels propos. Oui, la France bascule. source : Le Temps envoyé par Dominique Delawarde https://reseauinternational.net/ou-va-la-france/
    Où va la France ?
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  • "À la tête de la France, un gouvernement autoritaire proche de l’extrême droite, selon un grand journal allemand
    «Aussi agressif que Le Pen».
    C’est le titre choisi par le grand hebdomadaire allemand Die Zeit, qui tire à 500.000 exemplaires par numéro, dans un portrait du ministre de l’Intérieur français Gérald Darmanin.
    Die Zeit est un journal modéré et libéral. Il dresse une description de la France aussi réaliste que cauchemardesque.
    Darmanin y est décrit comme l’architecte de l’escalade violente du gouvernement, et un ministre aussi à droite que Le Pen. Di Zeit écrit : «Macron n’est apparemment pas gêné par le fait que Darmanin ressemble désormais de plus en plus au Rassemblement national d’extrême droite».
    Le journal explique : «Le ministre français de l’Intérieur est responsable d’opérations policières agressives lors de manifestations. L’objectif de Gérald Darmanin : monter à l’Élysée en intransigeant […] Combien y aura-t-il encore de policiers et de manifestants blessés aujourd’hui ? C’est une question courante en France lors des nombreuses journées de protestation» avant de dresser le bilan de la répression en France, avec ses mutilations et ses arrestations de masse, difficilement imaginables en Allemagne.
    Die Zeit rappelle à ses lecteurs que la police française utilise «des grenades, des balles en caoutchouc et des gaz», et que des gendarmes ont tiré sur des écologistes depuis des quads. Surréaliste vu d’Allemagne.
    Die Zeit fait ce constat accablant : «désormais plus de la moitié des Français déclarent avoir peur des violences physiques lorsqu’ils sortent manifester» et ajoute : «un homme est responsable de cette escalade : le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin», qualifié d’homme «le plus radical d’Emmanuel Macron» qui n’a «qu’un objectif : succéder au président.»
    «Les militants écologistes sont qualifiés de ”terroristes” et les manifestants contre les réformes des retraites sont qualifiés de ”foule violente”», des lois anti-réfugiées sont programmées et la gauche traitée de «terroriste intellectuel». Une escalade verbale et répressive qui choque même au sein de la droite conservatrice. «En revanche, Darmanin ne dénonce pas Marine Le Pen» rappelle Die Zeit : «C’est elle, la nationaliste française qui a tant gagné en force lors de la récente élection présidentielle, qu’il a un jour qualifiée de “trop ​​molle”.»
    Die Zeit conclut : «l’extrême droite est la seule gagnante de la situation politique agressive en France.»
    Le journal allemand n’est pas le seul à constater que la France ressemble à un régime autoritaire d’extrême droite. La commissaire européenne aux droits de l’homme, Dunja Mijatović, a dénoncé la répression en France, un commissaire indépendant aux droits de l’homme auprès de l’ONU a appelé la police française à respecter leurs «règles déontologiques», la Maison Blanche a elle-même fait part de sa préoccupation. Et des ONG comme Amnesty International dénoncent régulièrement la militarisation et la brutalisation de la police française. Die Zeit rapporte d’ailleurs les menaces de Darmanin contre la Ligue des Droits de l’Homme, organisation «plus que centenaire et reconnue pour les droits fondamentaux».
    Il y a deux ans, Die Zeit qualifiait la France de Macron «d’Absurdistan autoritaire» à propos de la gestion délirante du Covid : «La gestion sanitaire de Macron est presque monarchique. Les décisions majeures concernant un confinement ou un couvre-feu sont prises dans un ‘conseil de défense’.»
    En 2021, le journal allemand Handelsblatt, un quotidien «économique» de centre-droit, estimait que le gouvernement Macron avait choisi de régner à l’extrême droite, décrivait la radicalisation de la police et s’alarmait de la situation française : «L’Allemagne doit désormais s’inquiéter […] Les Européens négligent l’orage qui menace la pointe ouest du continent : les extrémistes de droite sont plus près que jamais de prendre le pouvoir en France […] la situation politique de la France ressemble plus à la République de Weimar finissante qu’à la France moderne que l’on connaissait. Macron aurait pu, dans ce chaos, être la voix de la Raison. Aujourd’hui, rien ne suggère qu’il souhaite l’être. Demain, il sera peut-être trop tard.»
    Lorsque des centristes allemands font le parallèle entre la France actuelle et leur propre pays à la veille du nazisme, il y a effectivement de quoi s’inquiéter. Et agir."
    "À la tête de la France, un gouvernement autoritaire proche de l’extrême droite, selon un grand journal allemand «Aussi agressif que Le Pen». C’est le titre choisi par le grand hebdomadaire allemand Die Zeit, qui tire à 500.000 exemplaires par numéro, dans un portrait du ministre de l’Intérieur français Gérald Darmanin. Die Zeit est un journal modéré et libéral. Il dresse une description de la France aussi réaliste que cauchemardesque. Darmanin y est décrit comme l’architecte de l’escalade violente du gouvernement, et un ministre aussi à droite que Le Pen. Di Zeit écrit : «Macron n’est apparemment pas gêné par le fait que Darmanin ressemble désormais de plus en plus au Rassemblement national d’extrême droite». Le journal explique : «Le ministre français de l’Intérieur est responsable d’opérations policières agressives lors de manifestations. L’objectif de Gérald Darmanin : monter à l’Élysée en intransigeant […] Combien y aura-t-il encore de policiers et de manifestants blessés aujourd’hui ? C’est une question courante en France lors des nombreuses journées de protestation» avant de dresser le bilan de la répression en France, avec ses mutilations et ses arrestations de masse, difficilement imaginables en Allemagne. Die Zeit rappelle à ses lecteurs que la police française utilise «des grenades, des balles en caoutchouc et des gaz», et que des gendarmes ont tiré sur des écologistes depuis des quads. Surréaliste vu d’Allemagne. Die Zeit fait ce constat accablant : «désormais plus de la moitié des Français déclarent avoir peur des violences physiques lorsqu’ils sortent manifester» et ajoute : «un homme est responsable de cette escalade : le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin», qualifié d’homme «le plus radical d’Emmanuel Macron» qui n’a «qu’un objectif : succéder au président.» «Les militants écologistes sont qualifiés de ”terroristes” et les manifestants contre les réformes des retraites sont qualifiés de ”foule violente”», des lois anti-réfugiées sont programmées et la gauche traitée de «terroriste intellectuel». Une escalade verbale et répressive qui choque même au sein de la droite conservatrice. «En revanche, Darmanin ne dénonce pas Marine Le Pen» rappelle Die Zeit : «C’est elle, la nationaliste française qui a tant gagné en force lors de la récente élection présidentielle, qu’il a un jour qualifiée de “trop ​​molle”.» Die Zeit conclut : «l’extrême droite est la seule gagnante de la situation politique agressive en France.» Le journal allemand n’est pas le seul à constater que la France ressemble à un régime autoritaire d’extrême droite. La commissaire européenne aux droits de l’homme, Dunja Mijatović, a dénoncé la répression en France, un commissaire indépendant aux droits de l’homme auprès de l’ONU a appelé la police française à respecter leurs «règles déontologiques», la Maison Blanche a elle-même fait part de sa préoccupation. Et des ONG comme Amnesty International dénoncent régulièrement la militarisation et la brutalisation de la police française. Die Zeit rapporte d’ailleurs les menaces de Darmanin contre la Ligue des Droits de l’Homme, organisation «plus que centenaire et reconnue pour les droits fondamentaux». Il y a deux ans, Die Zeit qualifiait la France de Macron «d’Absurdistan autoritaire» à propos de la gestion délirante du Covid : «La gestion sanitaire de Macron est presque monarchique. Les décisions majeures concernant un confinement ou un couvre-feu sont prises dans un ‘conseil de défense’.» En 2021, le journal allemand Handelsblatt, un quotidien «économique» de centre-droit, estimait que le gouvernement Macron avait choisi de régner à l’extrême droite, décrivait la radicalisation de la police et s’alarmait de la situation française : «L’Allemagne doit désormais s’inquiéter […] Les Européens négligent l’orage qui menace la pointe ouest du continent : les extrémistes de droite sont plus près que jamais de prendre le pouvoir en France […] la situation politique de la France ressemble plus à la République de Weimar finissante qu’à la France moderne que l’on connaissait. Macron aurait pu, dans ce chaos, être la voix de la Raison. Aujourd’hui, rien ne suggère qu’il souhaite l’être. Demain, il sera peut-être trop tard.» Lorsque des centristes allemands font le parallèle entre la France actuelle et leur propre pays à la veille du nazisme, il y a effectivement de quoi s’inquiéter. Et agir."
    D'accord
    Beuark
    2
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