• Le Roi « brindezingue » ou un Jupiter en chute libre ?

    Michel Fize pose un diagnostic impitoyable : Macron, bloqué dans une « toute-puissance infantile » due à un « méta-blocage affectif et sexuel » précoce, serait un mégalothymiaque névropathique, flirtant avec la perversion narcissique et la psychopathie.

    Freud, Adler et Jung sont convoqués pour décortiquer ses « crises névropathiques » : arrogance, absence d’empathie, goût du chaos.

    La première partie dissèque cette « anomalie psychique », de l’enfance bourgeoise amiénoise à la régression sadique-anale.

    La seconde en tire une « a-normalité politique » : décisions erratiques (dissolution de 2024), casting fatal de « saltimbanques », et un actorat permanent qui ruine la France (dette doublée, Alstom bradé, hôpitaux agonisants).

    Le tout est saupoudré d’anecdotes récentes – libération de Boualem Sansal minimisée, service militaire rétabli en fanfare – et d’un florilège d’insultes anonymes en annexe (« pendez-le », « merde au service des milliardaires »).

    Fize se défend d’un « diagnostic à distance » par un avertissement sémantique verbeux, mais son tableau clinique coche presque toutes les cases des pathologies majeures. Il accouche d’un livre de combat qui tombe à point nommé, fin 2025, où Macron traîne à 11 % de confiance.

    Lien article : https://profession-gendarme.com/le-roi-brindezingue-ou-un-jupiter-en-chute-libre/
    Le Roi « brindezingue » ou un Jupiter en chute libre ? Michel Fize pose un diagnostic impitoyable : Macron, bloqué dans une « toute-puissance infantile » due à un « méta-blocage affectif et sexuel » précoce, serait un mégalothymiaque névropathique, flirtant avec la perversion narcissique et la psychopathie. Freud, Adler et Jung sont convoqués pour décortiquer ses « crises névropathiques » : arrogance, absence d’empathie, goût du chaos. La première partie dissèque cette « anomalie psychique », de l’enfance bourgeoise amiénoise à la régression sadique-anale. La seconde en tire une « a-normalité politique » : décisions erratiques (dissolution de 2024), casting fatal de « saltimbanques », et un actorat permanent qui ruine la France (dette doublée, Alstom bradé, hôpitaux agonisants). Le tout est saupoudré d’anecdotes récentes – libération de Boualem Sansal minimisée, service militaire rétabli en fanfare – et d’un florilège d’insultes anonymes en annexe (« pendez-le », « merde au service des milliardaires »). Fize se défend d’un « diagnostic à distance » par un avertissement sémantique verbeux, mais son tableau clinique coche presque toutes les cases des pathologies majeures. Il accouche d’un livre de combat qui tombe à point nommé, fin 2025, où Macron traîne à 11 % de confiance. Lien article : https://profession-gendarme.com/le-roi-brindezingue-ou-un-jupiter-en-chute-libre/
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  • 🚨L’ombre putride de l’affaire Le Scouarnec : Maxime Tessier, victime collatérale d’un monstre🩸🩸

    Maxime Tessier, 34 ans, avocat rennais, père de deux gosses, s’est éteint dans la nuit du 8 au 9 juillet 2025.
    Suicide, qu’ils disent. Un mot qui claque comme une porte qu’on ferme pour ne plus regarder ce qu’il y a derrière. Ce pénaliste, brillant, humain, a plongé tête la première dans l’horreur absolue :
    l’affaire Joël Le Scouarnec, ce chirurgien pédocriminel condamné le 28 mai 2025 à 20 ans de taule pour avoir violé et agressé 299 victimes, presque toutes des gamins.
    Trois mois d’audience à Vannes, à nager dans un cloaque de perversion, à défendre l’indéfendable avec une dignité qui forçait le respect, même des victimes.
    Mais à quel prix, bordel ?

    Cette affaire, c’est une machine à broyer.
    Pas juste les gosses abusés, pas juste leurs familles déchirées, mais aussi ceux qui, comme Tessier, ont eu le courage – ou la malédiction – de s’y frotter.
    Il a vu l’abîme en face, ce gamin de 34 ans. Il a écouté les récits d’un type qui a violé sa propre petite-fille, qui a profité de son scalpel et de sa blouse blanche pour détruire des vies pendant 25 ans.
    Vingt-cinq putains d’années !
    Et personne, ni les hôpitaux, ni l’ARS, ni le ministère de la Santé, n’a bougé. Tous coupables de « carence fautive », comme ils disent, la bouche en cœur. Tessier, lui, il a dû plonger là-dedans, jour après jour, pour faire son boulot. Et ça l’a bouffé.

    Sur X, ça jase.
    @Brevesdepresse
    lâche l’info brute : « jeune pénaliste de 34 ans, suicide ». Mais d’autres murmurent, plus sombres, plus méfiants.
    Et si c’était pas qu’un suicide ?
    Et si Tessier, avec son regard clair et son cœur trop grand, avait vu des choses qu’on ne dit pas à voix haute ? Parce que cette affaire, elle pue.
    Elle pue les silences complices, les réseaux qu’on étouffe, les vérités qu’on enterre.
    Comment un type comme Le Scouarnec a-t-il pu sévir si longtemps sans que personne ne bronche ?
    Qui a fermé les yeux ?
    Qui a couvert ?
    Et qui, peut-être, dans les hautes sphères, savoure ce genre de vice en secret ?

    Parce que oui, faut le dire : la pédocriminalité, c’est pas juste des monstres isolés.
    C’est parfois des systèmes, des cercles, des élites qui savent et qui laissent faire.
    Epstein, Dutroux, Outreau… ça vous dit quelque chose ?
    Sur X, des anonymes balancent des hashtags qui cognent : #JeNeSuisPasSuicidaire, #OnNousCacheQuoi.
    Et si Tessier, en défendant l’indéfendable, avait mis le nez là où il ne fallait pas ?
    Et si l’horreur qu’il a affrontée l’avait brisé, laminé, jusqu’à le pousser dans le vide ?

    Le collectif des victimes de Le Scouarnec a tout compris :
    « Toute son humanité contrastait tant avec celle absente dans les yeux de son client. »
    Ils crient pour qu’on protège ceux qui bossent sur ces dossiers, pour qu’on leur donne du soutien psy.
    Trop tard pour Maxime.
    Mais leur appel sonne comme une sirène dans la nuit :
    ces affaires tuent.
    Elles tuent les victimes, elles tuent les âmes de ceux qui s’y confrontent. Maxime Tessier, c’était pas juste un avocat.
    C’était un homme qui a voulu tenir debout face à l’innommable.
    Et l’innommable l’a peut-être emporté.

    Alors, ouais, ce procès l’a probablement traumatisé.
    Peut-être même tué, à petit feu, dans le silence de son cœur.
    Et pendant ce temps, quelque part, des puissants détournent le regard, ou pire, se délectent de ces horreurs. Réveillez-vous.
    La vérité est plus crade que vous ne voulez le voir.

    https://x.com/QuentinCad31672/status/1950598758171025911
    🚨L’ombre putride de l’affaire Le Scouarnec : Maxime Tessier, victime collatérale d’un monstre🩸🩸 Maxime Tessier, 34 ans, avocat rennais, père de deux gosses, s’est éteint dans la nuit du 8 au 9 juillet 2025. Suicide, qu’ils disent. Un mot qui claque comme une porte qu’on ferme pour ne plus regarder ce qu’il y a derrière. Ce pénaliste, brillant, humain, a plongé tête la première dans l’horreur absolue : l’affaire Joël Le Scouarnec, ce chirurgien pédocriminel condamné le 28 mai 2025 à 20 ans de taule pour avoir violé et agressé 299 victimes, presque toutes des gamins. Trois mois d’audience à Vannes, à nager dans un cloaque de perversion, à défendre l’indéfendable avec une dignité qui forçait le respect, même des victimes. Mais à quel prix, bordel ? Cette affaire, c’est une machine à broyer. Pas juste les gosses abusés, pas juste leurs familles déchirées, mais aussi ceux qui, comme Tessier, ont eu le courage – ou la malédiction – de s’y frotter. Il a vu l’abîme en face, ce gamin de 34 ans. Il a écouté les récits d’un type qui a violé sa propre petite-fille, qui a profité de son scalpel et de sa blouse blanche pour détruire des vies pendant 25 ans. Vingt-cinq putains d’années ! Et personne, ni les hôpitaux, ni l’ARS, ni le ministère de la Santé, n’a bougé. Tous coupables de « carence fautive », comme ils disent, la bouche en cœur. Tessier, lui, il a dû plonger là-dedans, jour après jour, pour faire son boulot. Et ça l’a bouffé. Sur X, ça jase. @Brevesdepresse lâche l’info brute : « jeune pénaliste de 34 ans, suicide ». Mais d’autres murmurent, plus sombres, plus méfiants. Et si c’était pas qu’un suicide ? Et si Tessier, avec son regard clair et son cœur trop grand, avait vu des choses qu’on ne dit pas à voix haute ? Parce que cette affaire, elle pue. Elle pue les silences complices, les réseaux qu’on étouffe, les vérités qu’on enterre. Comment un type comme Le Scouarnec a-t-il pu sévir si longtemps sans que personne ne bronche ? Qui a fermé les yeux ? Qui a couvert ? Et qui, peut-être, dans les hautes sphères, savoure ce genre de vice en secret ? Parce que oui, faut le dire : la pédocriminalité, c’est pas juste des monstres isolés. C’est parfois des systèmes, des cercles, des élites qui savent et qui laissent faire. Epstein, Dutroux, Outreau… ça vous dit quelque chose ? Sur X, des anonymes balancent des hashtags qui cognent : #JeNeSuisPasSuicidaire, #OnNousCacheQuoi. Et si Tessier, en défendant l’indéfendable, avait mis le nez là où il ne fallait pas ? Et si l’horreur qu’il a affrontée l’avait brisé, laminé, jusqu’à le pousser dans le vide ? Le collectif des victimes de Le Scouarnec a tout compris : « Toute son humanité contrastait tant avec celle absente dans les yeux de son client. » Ils crient pour qu’on protège ceux qui bossent sur ces dossiers, pour qu’on leur donne du soutien psy. Trop tard pour Maxime. Mais leur appel sonne comme une sirène dans la nuit : ces affaires tuent. Elles tuent les victimes, elles tuent les âmes de ceux qui s’y confrontent. Maxime Tessier, c’était pas juste un avocat. C’était un homme qui a voulu tenir debout face à l’innommable. Et l’innommable l’a peut-être emporté. Alors, ouais, ce procès l’a probablement traumatisé. Peut-être même tué, à petit feu, dans le silence de son cœur. Et pendant ce temps, quelque part, des puissants détournent le regard, ou pire, se délectent de ces horreurs. Réveillez-vous. La vérité est plus crade que vous ne voulez le voir. https://x.com/QuentinCad31672/status/1950598758171025911
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  • "Excellente conférence de la psychologue Marion Saint Michel. Elle y décrypte, avec une clarté saisissante, la gestion de la crise Covid : du confinement jusqu’à la vax, en soulignant la logique perverse d’une gouvernance qui a instrumentalisé la peur."👏⬇️

    Gouvernance perverse, globalisme et protection des populations I Marion Saint Michel

    ➡️ Description : Dans cette Conférence, la psychologue Marion Saint Michel explore le système de gouvernance perverse dans lequel nous sommes plongés, les expériences de contrôle du COVID, ainsi que la Ponérologie politique c'est à dire les méthodes de mise en oeuvre du Mal. Marion Saint Michel nous présente enfin des clefs et des solutions pour sortir le pays de ce système de perversion.

    https://m.youtube.com/watch?v=iB28SL68beY&pp=ygUZR291dmVybmFuY2UgbWFyaW9uIG1pY2hybA%3D%3D

    Extrait :
    https://x.com/i/status/1940715721878585345
    "Excellente conférence de la psychologue Marion Saint Michel. Elle y décrypte, avec une clarté saisissante, la gestion de la crise Covid : du confinement jusqu’à la vax, en soulignant la logique perverse d’une gouvernance qui a instrumentalisé la peur."👏⬇️ Gouvernance perverse, globalisme et protection des populations I Marion Saint Michel ➡️ Description : Dans cette Conférence, la psychologue Marion Saint Michel explore le système de gouvernance perverse dans lequel nous sommes plongés, les expériences de contrôle du COVID, ainsi que la Ponérologie politique c'est à dire les méthodes de mise en oeuvre du Mal. Marion Saint Michel nous présente enfin des clefs et des solutions pour sortir le pays de ce système de perversion. https://m.youtube.com/watch?v=iB28SL68beY&pp=ygUZR291dmVybmFuY2UgbWFyaW9uIG1pY2hybA%3D%3D Extrait : https://x.com/i/status/1940715721878585345
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  • . Enfants déséduqués : anatomie d’un déracinement programmé
     Comprendre les troubles scolaires comme expressions d’une désorientation ontologique, non comme dysfonctionnements individuels.


    Je constate qu’aujourd’hui, toute souffrance vécue par un enfant ou un adolescent dans le cadre scolaire est immédiatement interprétée comme un dysfonctionnement. Un enfant qui ne tient pas en place devient « hyperactif », un adolescent qui s’ennuie profondément est dit « démotivé » ou « en phobie scolaire », et un jeune qui conteste l’absurdité ou le non-sens de ce qu’on lui enseigne est suspecté de trouble oppositionnel. Or, on ne voit pas (ou on refuse de voir) que bien souvent, ces malaises sont des appels au sens, au lien (et à l’enracinement). L’école, fidèle au dogme qui impose l’effacement de ces dimensions, a délibérément abandonné sa vocation de transmission vivante pour devenir une fabrique d’oubli — pour reprendre et détourner ici l’expression de Jean-Paul Brighelli dans son livre La fabrique du crétin.
    L’école déconstruit désormais activement ce que de nombreuses familles cherchent à transmettre. Dès la maternelle, on installe les enfants dans un univers idéologique où les repères familiaux, culturels et spirituels sont discrédités. On leur apprend ainsi à avoir honte de leur histoire, à se méfier de leur héritage, à questionner l’autorité parentale sous couvert d’« esprit critique », faisant de l’école un lieu de rupture avec la parole des parents, les appartenances locales et les valeurs fondatrices.
    En contredisant le travail des familles, en inversant les repères moraux, en bouleversant les identités sexuées, en dépréciant la verticalité de l’autorité, en remplaçant les vérités incarnées par des opinions interchangeables, l’école est devenue un lieu de subversion. Les programmes inoculent dans l’esprit des plus jeunes une confusion profonde : ce que leurs parents cherchent à leur transmettre est présenté comme suspect, dépassé, voire toxique. Cette perversion subtile (mais parfois brutale aussi) crée chez l’enfant un conflit de loyauté intérieur, une dissociation entre ce qu’il vit chez lui et ce qu’on lui inculque à l’école (notions que je développerai dans un autre fil).

    À mesure qu’ils grandissent, les enfants sont extraits de leur histoire. Plus aucun savoir n’est connecté au vécu, au sensible ou au sacré, le récit national a disparu, les mythes fondateurs ont été supprimés des programmes, ainsi que de nombreux repères culturels.

    Il ne reste alors plus qu’un champ désincarné d’informations à ingérer, d’examens à réussir, de compétences à cocher (et encore… quand tout ne leur est pas accordé sans effort au nom de l’égalitarisme).
    Et celui qui ne s’y adapte pas est médicalisé.

    Un enfant qui ne comprend plus ce qu’il fait là est suspecté de troubles divers, tandis qu'un adolescent qui exprime sa fatigue existentielle, sa perte d’envie ou son mal-être profond est dirigé vers un psy scolaire ou mis dans la case « anxiété généralisée ».

    Or ces expressions ne sont pas nécessairement des pathologies mais les symptômes d’un monde qui a cessé de transmettre des racines pr ne livrer que des protocoles désincarnés.
    Je reprends ici ce que j’ai déjà dit par ailleurs mais qui à mon sens est extrêmement important : la souffrance psychique des jeunes n’est pas uniquement psychologique : elle est ontologique et civilisationnelle, signe d’un imaginaire mort, d’une mémoire rompue et de liens cassés.
    En pathologisant le mal-être scolaire, on évacue la responsabilité du système éducatif dans l’effondrement organisé des liens et l'on transforme des appels existentiels en troubles à réguler, ce qui est une manière de gouverner les subjectivités : faire passer pour individuelles des souffrances qui relèvent d’un déracinement collectif, fruit d'un système profondément malade et pervers.
    Foucault l’avait déjà montré : l’institution normalise. Et plus elle devient aveugle à la vie intérieure, plus elle aura besoin de désigner comme « inadaptés » ceux qui refusent de s’y plier.

    Or, l’enfant n’est pas une mécanique à optimiser, mais un être en développement en besoin fondamental de repères et de sens ; et ce que l’on appelle « trouble scolaire » est souvent la réaction saine d’un enfant à un système qui le nie en contredisant ce qu’il a reçu de plus vital, à savoir des liens et des valeurs.

    « L’enfant ne grandit pas dans un vide, mais au sein d’un réseau de valeurs et de significations qu’il doit intégrer pour construire son identité. »
    — Jean Piaget, La construction du réel chez l’enfant 

    Liens du thread : 
    https://threadreaderapp.com/thread/1936398405577675227.html
    ou
    https://x.com/ailensile/status/1936398405577675227 
    . Enfants déséduqués : anatomie d’un déracinement programmé  Comprendre les troubles scolaires comme expressions d’une désorientation ontologique, non comme dysfonctionnements individuels. Je constate qu’aujourd’hui, toute souffrance vécue par un enfant ou un adolescent dans le cadre scolaire est immédiatement interprétée comme un dysfonctionnement. Un enfant qui ne tient pas en place devient « hyperactif », un adolescent qui s’ennuie profondément est dit « démotivé » ou « en phobie scolaire », et un jeune qui conteste l’absurdité ou le non-sens de ce qu’on lui enseigne est suspecté de trouble oppositionnel. Or, on ne voit pas (ou on refuse de voir) que bien souvent, ces malaises sont des appels au sens, au lien (et à l’enracinement). L’école, fidèle au dogme qui impose l’effacement de ces dimensions, a délibérément abandonné sa vocation de transmission vivante pour devenir une fabrique d’oubli — pour reprendre et détourner ici l’expression de Jean-Paul Brighelli dans son livre La fabrique du crétin. L’école déconstruit désormais activement ce que de nombreuses familles cherchent à transmettre. Dès la maternelle, on installe les enfants dans un univers idéologique où les repères familiaux, culturels et spirituels sont discrédités. On leur apprend ainsi à avoir honte de leur histoire, à se méfier de leur héritage, à questionner l’autorité parentale sous couvert d’« esprit critique », faisant de l’école un lieu de rupture avec la parole des parents, les appartenances locales et les valeurs fondatrices. En contredisant le travail des familles, en inversant les repères moraux, en bouleversant les identités sexuées, en dépréciant la verticalité de l’autorité, en remplaçant les vérités incarnées par des opinions interchangeables, l’école est devenue un lieu de subversion. Les programmes inoculent dans l’esprit des plus jeunes une confusion profonde : ce que leurs parents cherchent à leur transmettre est présenté comme suspect, dépassé, voire toxique. Cette perversion subtile (mais parfois brutale aussi) crée chez l’enfant un conflit de loyauté intérieur, une dissociation entre ce qu’il vit chez lui et ce qu’on lui inculque à l’école (notions que je développerai dans un autre fil). À mesure qu’ils grandissent, les enfants sont extraits de leur histoire. Plus aucun savoir n’est connecté au vécu, au sensible ou au sacré, le récit national a disparu, les mythes fondateurs ont été supprimés des programmes, ainsi que de nombreux repères culturels. Il ne reste alors plus qu’un champ désincarné d’informations à ingérer, d’examens à réussir, de compétences à cocher (et encore… quand tout ne leur est pas accordé sans effort au nom de l’égalitarisme). Et celui qui ne s’y adapte pas est médicalisé. Un enfant qui ne comprend plus ce qu’il fait là est suspecté de troubles divers, tandis qu'un adolescent qui exprime sa fatigue existentielle, sa perte d’envie ou son mal-être profond est dirigé vers un psy scolaire ou mis dans la case « anxiété généralisée ». Or ces expressions ne sont pas nécessairement des pathologies mais les symptômes d’un monde qui a cessé de transmettre des racines pr ne livrer que des protocoles désincarnés. Je reprends ici ce que j’ai déjà dit par ailleurs mais qui à mon sens est extrêmement important : la souffrance psychique des jeunes n’est pas uniquement psychologique : elle est ontologique et civilisationnelle, signe d’un imaginaire mort, d’une mémoire rompue et de liens cassés. En pathologisant le mal-être scolaire, on évacue la responsabilité du système éducatif dans l’effondrement organisé des liens et l'on transforme des appels existentiels en troubles à réguler, ce qui est une manière de gouverner les subjectivités : faire passer pour individuelles des souffrances qui relèvent d’un déracinement collectif, fruit d'un système profondément malade et pervers. Foucault l’avait déjà montré : l’institution normalise. Et plus elle devient aveugle à la vie intérieure, plus elle aura besoin de désigner comme « inadaptés » ceux qui refusent de s’y plier. Or, l’enfant n’est pas une mécanique à optimiser, mais un être en développement en besoin fondamental de repères et de sens ; et ce que l’on appelle « trouble scolaire » est souvent la réaction saine d’un enfant à un système qui le nie en contredisant ce qu’il a reçu de plus vital, à savoir des liens et des valeurs. « L’enfant ne grandit pas dans un vide, mais au sein d’un réseau de valeurs et de significations qu’il doit intégrer pour construire son identité. » — Jean Piaget, La construction du réel chez l’enfant  Liens du thread :  https://threadreaderapp.com/thread/1936398405577675227.html ou https://x.com/ailensile/status/1936398405577675227 
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    @ailensile: 🏫 Enfants déséduqués : anatomie d’un déracinement programmé 🧩 Comprendre les troubles scolaires comme expressions d’une désorientation ontologique, non comme dysfonctionnements individuels. 🧶 1/18 Je con...…
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  • Amélie Paul
    @Amelie_Paul

    - Les banques s’effondrent.
    - Les enfants prennent des hormones.
    - Les médias mentent.
    - Les guerres s’empilent.
    - La bouffe rend malade.
    - La médecine moderne est le mensonge le mieux financé de l’histoire.
    - Les riches s’enrichissent.
    - Les pauvres s’entretuent.
    - Les deux côtés de la médaille sont contrôlés.
    - Les artistes sont devenus insignifiants.
    - On glorifie la culture du vide et on idolâtre des apparences, pas des messages.
    - L’art n’élève plus, il distrait.
    - Les valeurs sont inversées.
    - Les femmes se retournent contre la vie qu’elles portent.
    - L’histoire est falsifiée par ceux qui détiennent le présent.
    - Les héros d’hier deviennent les ennemis d’aujourd’hui.
    - Le bien est puni. Le mal est célébré.
    - La vertu est tournée en ridicule.
    - La perversion, glorifiée.
    - La vérité devient haine. Le mensonge, compassion.
    - La lumière fait peur. L’ombre rassure.
    - Le féminin est effacé. Le masculin, diabolisé.

    Le monde s’écroule.
    Mais au moins… il est inclusif.
    Et vivement le net zéro!"

    Amélie Paul

    1:54 PM · 25 mai 2025 · 4 546 vues

    https://x.com/Amelie_Paul/status/1926607694506426865
    Amélie Paul @Amelie_Paul - Les banques s’effondrent. - Les enfants prennent des hormones. - Les médias mentent. - Les guerres s’empilent. - La bouffe rend malade. - La médecine moderne est le mensonge le mieux financé de l’histoire. - Les riches s’enrichissent. - Les pauvres s’entretuent. - Les deux côtés de la médaille sont contrôlés. - Les artistes sont devenus insignifiants. - On glorifie la culture du vide et on idolâtre des apparences, pas des messages. - L’art n’élève plus, il distrait. - Les valeurs sont inversées. - Les femmes se retournent contre la vie qu’elles portent. - L’histoire est falsifiée par ceux qui détiennent le présent. - Les héros d’hier deviennent les ennemis d’aujourd’hui. - Le bien est puni. Le mal est célébré. - La vertu est tournée en ridicule. - La perversion, glorifiée. - La vérité devient haine. Le mensonge, compassion. - La lumière fait peur. L’ombre rassure. - Le féminin est effacé. Le masculin, diabolisé. Le monde s’écroule. Mais au moins… il est inclusif. Et vivement le net zéro!" Amélie Paul 1:54 PM · 25 mai 2025 · 4 546 vues https://x.com/Amelie_Paul/status/1926607694506426865
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  • « La meilleure résistance au totalitarisme, c'est de nourrir l'âme humaine » – Ariane Bilheran

    🗣️Ariane #Bilheran : « Dans le système totalitaire, l'être humain devient superflu. Des catégories de la population deviennent superflues, puis la persécution s'étend à d'autres catégories. »

    #Totalitarisme #ArianeBilheran

    Diplômée de l’École normale supérieure (Ulm), Ariane Bilheran est philosophe, psychologue clinicienne et docteur en psychopathologie. Elle est spécialisée dans l’étude de la psychopathologie du pouvoir, de la manipulation, de la perversion, de la paranoïa, du harcèlement et du totalitarisme.

    Il y a quelques mois, elle a publié un nouvel ouvrage intitulé « Sur le Totalitarisme, conférences 2021-2022 », qui rassemble plusieurs conférences consacrées au phénomène totalitaire.

    Entretien complet
    https://youtu.be/Jlcv6OG2NYU

    Extrait :
    https://x.com/i/status/1666492415555915777
    « La meilleure résistance au totalitarisme, c'est de nourrir l'âme humaine » – Ariane Bilheran 🗣️Ariane #Bilheran : « Dans le système totalitaire, l'être humain devient superflu. Des catégories de la population deviennent superflues, puis la persécution s'étend à d'autres catégories. » #Totalitarisme #ArianeBilheran Diplômée de l’École normale supérieure (Ulm), Ariane Bilheran est philosophe, psychologue clinicienne et docteur en psychopathologie. Elle est spécialisée dans l’étude de la psychopathologie du pouvoir, de la manipulation, de la perversion, de la paranoïa, du harcèlement et du totalitarisme. Il y a quelques mois, elle a publié un nouvel ouvrage intitulé « Sur le Totalitarisme, conférences 2021-2022 », qui rassemble plusieurs conférences consacrées au phénomène totalitaire. Entretien complet ➡ https://youtu.be/Jlcv6OG2NYU Extrait : https://x.com/i/status/1666492415555915777
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  • Toute ressemblance avec le résident de la France n'est PAS fortuite !

    14 SIGNES POUR REPÉRER UN PERVERS

    Signe n°1 : Il a un ego démesuré.
    Le pervers narcissique se considère avantagé sur le plan physique, se trouve séduisant voire très beau, peut-être plus qu’il ne l’est réellement. Il met facilement en avant ses capacités et ses réalisations. Bien souvent, il exagère ses réussites ou les invente pour se valoriser auprès de son entourage.

    Signe n°2 : Il adopte régulièrement la posture de victime.
    Par ses techniques de manipulation, il arrive même à faire croire qu'il est en fait la victime de sa proie, en projetant sur elle ses propres caractéristiques. Se victimiser fait partie de ses manoeuvres, lui permettant d'attendrir ses victimes mais aussi, d'en garder le contrôle.

    Signe n°3 : Il n'hésite pas à dénigrer son entourage.
    Le pervers narcissique critique volontairement les personnes de son passé et en particulier celles qui ont partagé sa vie. C'est même l’une des choses qui revient le plus souvent : ils disent beaucoup de mal de leurs ex et en parlent énormément, voire constamment.

    Signe n°4 : Un décalage entre ce qu'il dit être et ce qu'il est réellement.
    Vous l’avez connu très sûr de lui, affirmant qu’il est très attaché à des valeurs de loyauté, d'honnêteté voire de bienveillance, et pourtant, vous observez des comportements aux antipodes.

    Signe n°5 : Le pervers narcissique a toujours besoin d'attention.
    Le cinquième signe permettant de reconnaître un PN, est sa façon d'interagir avec les autres. Son besoin extrême d’attention le met toujours sur le devant de la scène.
    Il devient rapidement celui qui raconte les histoires, celui qui gère les rencontres et les évènements. Il a besoin régulièrement de prouver aux yeux des autres sa réussite et n'hésite pas ainsi à se vanter régulièrement de ses exploits.

    Signe n°6 : Il est un fin séducteur et flatteur.
    Le pervers narcissique, c'est surtout, celui dont la séduction est une technique de manipulation en plus d'être un véritable mode de vie, d'être et de paraître auprès de tous. La séduction est son maître mot et tous les moyens sont bons pour y parvenir. Ses comportements sont subtils, il passe souvent auprès des uns et des autres un charmeur invétéré.
    D'ailleurs, il s'agit tout autant d'un signe distinctif que d'une technique de manipulation, dont il use facilement pour mettre en confiance ses futures victimes. Il n'hésitera pas en ce sens, à flatter ces dernières pour les attirer petit à petit dans son piège.
    Le manipulateur narcissique en couple, fera en sorte de vous faire croire que le lien qui vous unit est spécial, que ce qu'il ressent est unique voire, qu'il n'a jamais éprouvé autant de sentiment pour une personne. Chez lui, la séduction est donc une seconde nature.

    Signe n°7 : Il a une réputation qui le précède.
    Le signe le plus évident mais le moins prit au sérieux : son passé. Si vous rencontrez une personne à priori bien constituée, dotée de belles qualités et aux valeurs semblables aux vôtres qui, pourtant, n’a pas bonne réputation, il est essentiel de prendre du recul sur cette nouvelle rencontre, qu’elle soit amicale ou amoureuse.
    Lorsque le manipulateur vous parle de ses anciennes relations, il a souvent tendance à les dénigrer et pour cause : ses manœuvres ont visiblement fait des dégâts sur les personnes qu’il a fréquentées. D’ailleurs, il doit sincèrement penser qu’il n’y est pour rien : le pervers narcissique est incapable de se remettre en question et se détache en permanence de toute responsabilité.
    Parfois, il a déjà été condamné par la justice et a une interdiction d'approcher son ex.

    Signe n°8 : Il a un flagrant manque d'empathie.
    Malgré qu'il ait parfaitement conscience du mal qu'il fait, il est incapable de se mettre à la place des autres ou de les comprendre profondément.
    Il se sent supérieur et n’a pas réellement de grands principes moraux. Il est attiré par l’argent, le pouvoir, le succès ou la célébrité, peu importe les conditions et les conséquences de l'emprise psychologique qui l’y mèneront. Il peut avoir des réactions violentes et se soucie peut des conséquences de ses actes, c'est pourquoi il est préférable de partir mais surtout de lui montrer que vous n'avez pas peur de lui.
    Il adore observer les autres souffrir en prenant un malin plaisir à manipuler ses victimes pour parvenir à ses fins. Inutile de penser qu'il peut changer ou guérir car il n'a tout simplement pas envie de changer, il se complaît dans sa perversité.
    Et lorsque vous pensez détecter des signes de sensibilité chez lui, il n'en n'est rien, il sait juste faire semblant, car feindre l'empathie émotionnelle fait également partie de ses techniques de manipulation.

    Signe n°9 : Il cherche à vous isoler.
    Le pervers narcissique isole ses victimes pour créer une emprise sur elles. Pour cela, là encore, il sait faire preuve d'imagination. Il n'hésitera pas à vous mentir et à critiquer votre entourage, de sorte à ce que vous finissiez par n'avoir confiance qu'en lui et à vous détacher progressivement de vos proches.
    En couple, le manipulateur fera bien souvent preuve de chantage affectif, afin de vous faire culpabiliser. Cela passe par des phrases telles que "tu pourrais faire ça pour moi, on dirait que tu ne m'aimes pas assez" ou "si tu ne fais pas ça, je m'en vais".
    L'objectif principal du manipulateur est de vous faire perdre confiance en vous et en vos proches afin que vous n'ayez plus que lui comme seul point de repère dans votre vie.

    Signe n°10 : Il surestime totalement ses capacités.
    Il dira qu’il possède une intelligence supérieure à la moyenne, que ses talents sont exceptionnels ou encore qu’il sait tout faire, contrairement aux autres.

    Signe n°11 : Il utilise un langage flagrant de perversion.
    Reconnaître le pervers narcissique passe également par l'analyse de son langage qui se veut très souvent ponctué de superlatifs et de phrases typiques parmi lesquelles il est possible de prendre en exemple les suivantes :
    “ Regarde tout ce que je fais pour toi”.
    "Je t'aime comme je n'ai jamais aimé personne".
    "Je n'ai jamais fait ça, je n'ai jamais dit ça".
    "C'est de ta faute si tu te mets dans ces états, pas de la mienne".
    Ses modes de communication sont flous : il aime conserver une part d'ambiguïté dans tout ce qu'il vous dit pour vous embrouiller volontairement l'esprit.
    Ainsi, il fera exprès de changer de conversation et de s'intéresser à d'autres choses que ce que vous dites pour vous déconcentrer ou alors, il préférera quitter spontanément la conversation en prétextant une urgence. Communiquer avec un pervers narcissique est impossible !

    Signe n°12 : Il met sa victime en position de faiblesse et tient des discours contradictoire sur l'argent.
    Le pervers a besoin de mettre sa victime dans une position de faiblesse et de culpabilité pour mieux la manipuler et la détruire.
    Il va donc, sans remords, lui imposer une vision faussée d'elle-même, en lui rappelant sans cesse tout ce qu’il fait pour l’aider.
    Si vous êtes victime d'un pervers narcissique (L'hypersensible est un profil de victime type), il peut vous mettre dans une position délicate où vous n’avez pas d’autre choix que de vous sentir redevable.
    Par exemple, il n’hésite pas à créer des situations d’endettement très complexes et parfois imperceptibles. Il peut, dans le cadre d’un couple, s’attacher à noter tout ce qu’il avance pour vous, en vous disant que vous lui rendrez ce qu'il a dépensé quand vous le pourrez et que ça n'a pas d’importance.
    Pourtant, cette situation sera l’occasion de vous rabaisser sous couvert de l’humour ou de vous rappeler qu’il est là pour vous, alors qu’il n’a pas les moyens de vous aider non plus.
    Son objectif est simple : Vous rendre dépendant ou dépendante de lui sur tous les plans : que ce soit sur le plan émotionnel, physique ou encore, financier.

    Signe n°13 : C'est un menteur né.
    Dans votre tête, le manipulateur narcissique cherche à créer un véritable brouillard mental.
    Il n’hésitera pas à affirmer que vous êtes complètement paranoïaque, que vous ne comprenez pas ce qu’il a réellement voulu dire ou que vous avez complètement inventé une scène qui s’est pourtant déroulée sous vos yeux.

    Signe n° 14 : Le manque de respect des limites.
    Les pervers narcissiques ont tendance à ne pas respecter les limites des autres. Ils éprouvent le sentiment d’avoir des droits et des privilèges qui les pousse à ignorer les besoins et les désirs des personnes qui les entourent.
    Ils peuvent envahir l’espace personnel, violer la confidentialité, imposer leurs opinions et leurs volontés, et ne pas tenir compte des limites établies par autrui. Ce manque de respect est une autre manifestation de leur besoin de contrôle et de domination. Dans certains cas, comme au travail ou après une rupture, le harcèlement moral de leur part est possible, tout comme les violences verbales, physiques ou sexuelles.
    Reprenez le pouvoir !
    Source : internet.

    #pervers #sociopathe #narcissique

    Via Diane Becker

    https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=pfbid0XGzZjqJixACx5NQRWizAkun8W54Jpqg5Vywq1ZviYbPCg8Kj18rgy816YhpYk7jSl&id=100073529125931
    Toute ressemblance avec le résident de la France n'est PAS fortuite ! 14 SIGNES POUR REPÉRER UN PERVERS Signe n°1 : Il a un ego démesuré. Le pervers narcissique se considère avantagé sur le plan physique, se trouve séduisant voire très beau, peut-être plus qu’il ne l’est réellement. Il met facilement en avant ses capacités et ses réalisations. Bien souvent, il exagère ses réussites ou les invente pour se valoriser auprès de son entourage. Signe n°2 : Il adopte régulièrement la posture de victime. Par ses techniques de manipulation, il arrive même à faire croire qu'il est en fait la victime de sa proie, en projetant sur elle ses propres caractéristiques. Se victimiser fait partie de ses manoeuvres, lui permettant d'attendrir ses victimes mais aussi, d'en garder le contrôle. Signe n°3 : Il n'hésite pas à dénigrer son entourage. Le pervers narcissique critique volontairement les personnes de son passé et en particulier celles qui ont partagé sa vie. C'est même l’une des choses qui revient le plus souvent : ils disent beaucoup de mal de leurs ex et en parlent énormément, voire constamment. Signe n°4 : Un décalage entre ce qu'il dit être et ce qu'il est réellement. Vous l’avez connu très sûr de lui, affirmant qu’il est très attaché à des valeurs de loyauté, d'honnêteté voire de bienveillance, et pourtant, vous observez des comportements aux antipodes. Signe n°5 : Le pervers narcissique a toujours besoin d'attention. Le cinquième signe permettant de reconnaître un PN, est sa façon d'interagir avec les autres. Son besoin extrême d’attention le met toujours sur le devant de la scène. Il devient rapidement celui qui raconte les histoires, celui qui gère les rencontres et les évènements. Il a besoin régulièrement de prouver aux yeux des autres sa réussite et n'hésite pas ainsi à se vanter régulièrement de ses exploits. Signe n°6 : Il est un fin séducteur et flatteur. Le pervers narcissique, c'est surtout, celui dont la séduction est une technique de manipulation en plus d'être un véritable mode de vie, d'être et de paraître auprès de tous. La séduction est son maître mot et tous les moyens sont bons pour y parvenir. Ses comportements sont subtils, il passe souvent auprès des uns et des autres un charmeur invétéré. D'ailleurs, il s'agit tout autant d'un signe distinctif que d'une technique de manipulation, dont il use facilement pour mettre en confiance ses futures victimes. Il n'hésitera pas en ce sens, à flatter ces dernières pour les attirer petit à petit dans son piège. Le manipulateur narcissique en couple, fera en sorte de vous faire croire que le lien qui vous unit est spécial, que ce qu'il ressent est unique voire, qu'il n'a jamais éprouvé autant de sentiment pour une personne. Chez lui, la séduction est donc une seconde nature. Signe n°7 : Il a une réputation qui le précède. Le signe le plus évident mais le moins prit au sérieux : son passé. Si vous rencontrez une personne à priori bien constituée, dotée de belles qualités et aux valeurs semblables aux vôtres qui, pourtant, n’a pas bonne réputation, il est essentiel de prendre du recul sur cette nouvelle rencontre, qu’elle soit amicale ou amoureuse. Lorsque le manipulateur vous parle de ses anciennes relations, il a souvent tendance à les dénigrer et pour cause : ses manœuvres ont visiblement fait des dégâts sur les personnes qu’il a fréquentées. D’ailleurs, il doit sincèrement penser qu’il n’y est pour rien : le pervers narcissique est incapable de se remettre en question et se détache en permanence de toute responsabilité. Parfois, il a déjà été condamné par la justice et a une interdiction d'approcher son ex. Signe n°8 : Il a un flagrant manque d'empathie. Malgré qu'il ait parfaitement conscience du mal qu'il fait, il est incapable de se mettre à la place des autres ou de les comprendre profondément. Il se sent supérieur et n’a pas réellement de grands principes moraux. Il est attiré par l’argent, le pouvoir, le succès ou la célébrité, peu importe les conditions et les conséquences de l'emprise psychologique qui l’y mèneront. Il peut avoir des réactions violentes et se soucie peut des conséquences de ses actes, c'est pourquoi il est préférable de partir mais surtout de lui montrer que vous n'avez pas peur de lui. Il adore observer les autres souffrir en prenant un malin plaisir à manipuler ses victimes pour parvenir à ses fins. Inutile de penser qu'il peut changer ou guérir car il n'a tout simplement pas envie de changer, il se complaît dans sa perversité. Et lorsque vous pensez détecter des signes de sensibilité chez lui, il n'en n'est rien, il sait juste faire semblant, car feindre l'empathie émotionnelle fait également partie de ses techniques de manipulation. Signe n°9 : Il cherche à vous isoler. Le pervers narcissique isole ses victimes pour créer une emprise sur elles. Pour cela, là encore, il sait faire preuve d'imagination. Il n'hésitera pas à vous mentir et à critiquer votre entourage, de sorte à ce que vous finissiez par n'avoir confiance qu'en lui et à vous détacher progressivement de vos proches. En couple, le manipulateur fera bien souvent preuve de chantage affectif, afin de vous faire culpabiliser. Cela passe par des phrases telles que "tu pourrais faire ça pour moi, on dirait que tu ne m'aimes pas assez" ou "si tu ne fais pas ça, je m'en vais". L'objectif principal du manipulateur est de vous faire perdre confiance en vous et en vos proches afin que vous n'ayez plus que lui comme seul point de repère dans votre vie. Signe n°10 : Il surestime totalement ses capacités. Il dira qu’il possède une intelligence supérieure à la moyenne, que ses talents sont exceptionnels ou encore qu’il sait tout faire, contrairement aux autres. Signe n°11 : Il utilise un langage flagrant de perversion. Reconnaître le pervers narcissique passe également par l'analyse de son langage qui se veut très souvent ponctué de superlatifs et de phrases typiques parmi lesquelles il est possible de prendre en exemple les suivantes : “ Regarde tout ce que je fais pour toi”. "Je t'aime comme je n'ai jamais aimé personne". "Je n'ai jamais fait ça, je n'ai jamais dit ça". "C'est de ta faute si tu te mets dans ces états, pas de la mienne". Ses modes de communication sont flous : il aime conserver une part d'ambiguïté dans tout ce qu'il vous dit pour vous embrouiller volontairement l'esprit. Ainsi, il fera exprès de changer de conversation et de s'intéresser à d'autres choses que ce que vous dites pour vous déconcentrer ou alors, il préférera quitter spontanément la conversation en prétextant une urgence. Communiquer avec un pervers narcissique est impossible ! Signe n°12 : Il met sa victime en position de faiblesse et tient des discours contradictoire sur l'argent. Le pervers a besoin de mettre sa victime dans une position de faiblesse et de culpabilité pour mieux la manipuler et la détruire. Il va donc, sans remords, lui imposer une vision faussée d'elle-même, en lui rappelant sans cesse tout ce qu’il fait pour l’aider. Si vous êtes victime d'un pervers narcissique (L'hypersensible est un profil de victime type), il peut vous mettre dans une position délicate où vous n’avez pas d’autre choix que de vous sentir redevable. Par exemple, il n’hésite pas à créer des situations d’endettement très complexes et parfois imperceptibles. Il peut, dans le cadre d’un couple, s’attacher à noter tout ce qu’il avance pour vous, en vous disant que vous lui rendrez ce qu'il a dépensé quand vous le pourrez et que ça n'a pas d’importance. Pourtant, cette situation sera l’occasion de vous rabaisser sous couvert de l’humour ou de vous rappeler qu’il est là pour vous, alors qu’il n’a pas les moyens de vous aider non plus. Son objectif est simple : Vous rendre dépendant ou dépendante de lui sur tous les plans : que ce soit sur le plan émotionnel, physique ou encore, financier. Signe n°13 : C'est un menteur né. Dans votre tête, le manipulateur narcissique cherche à créer un véritable brouillard mental. Il n’hésitera pas à affirmer que vous êtes complètement paranoïaque, que vous ne comprenez pas ce qu’il a réellement voulu dire ou que vous avez complètement inventé une scène qui s’est pourtant déroulée sous vos yeux. Signe n° 14 : Le manque de respect des limites. Les pervers narcissiques ont tendance à ne pas respecter les limites des autres. Ils éprouvent le sentiment d’avoir des droits et des privilèges qui les pousse à ignorer les besoins et les désirs des personnes qui les entourent. Ils peuvent envahir l’espace personnel, violer la confidentialité, imposer leurs opinions et leurs volontés, et ne pas tenir compte des limites établies par autrui. Ce manque de respect est une autre manifestation de leur besoin de contrôle et de domination. Dans certains cas, comme au travail ou après une rupture, le harcèlement moral de leur part est possible, tout comme les violences verbales, physiques ou sexuelles. Reprenez le pouvoir ! Source : internet. #pervers #sociopathe #narcissique Via Diane Becker https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=pfbid0XGzZjqJixACx5NQRWizAkun8W54Jpqg5Vywq1ZviYbPCg8Kj18rgy816YhpYk7jSl&id=100073529125931
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  • 🔴 Viktor Orban : la lutte contre la catastrophe civilisationelle de l’Occident
    par Rod Dreher

    📍Alors que la plupart des autres dirigeants occidentaux sont aveugles qui dirigent des aveugles, Orbán voit l’avenir avec une clarté inégalée.

    Depuis Richard Nixon, l’Occident n’a jamais eu de leader politique national qui ait réfléchi aussi profondément à la géostratégie que le Hongrois Viktor Orban. Aimez-le ou détestez-le, c’est un homme profond. Son long discours au festival Tusvanhos en Roumanie en juillet a montré Orbán comme un véritable visionnaire, un homme dont les réalisations transcendent le moment présent et s'étendent bien au-delà des frontières de son petit pays d'Europe centrale. En fait, c’est un point de vue très typique d’Orbán : ce qui fait de lui un penseur civilisationnel si convaincant, c’est qu’il est si profondément enraciné dans le sol hongrois et qu’il en tire des leçons sur la nature humaine.
    Naturellement, les médias occidentaux couvrant cet événement n’y ont vu qu’un autre exemple du mécontentement agaçant des Magyars à l’égard de l’Union européenne. L’ambassadeur américain en Hongrie s’est plaint qu’Orban propageait les « théories du complot du Kremlin ». Mais si vous lisez la transcription anglaise du discours, vous verrez que les médias et d’autres ont manqué la composante philosophique du discours. Il est clair que le dirigeant hongrois, pour reprendre une expression populaire parmi la droite américaine, « sait quelle heure il est » tant au niveau mondial que local en Europe.

    « Des changements qui ne se sont pas produits depuis 500 ans arrivent », a déclaré Orban. « Ce à quoi nous sommes confrontés est en réalité un changement dans l’ordre mondial » alors que l’Asie devient le « centre dominant » du monde.

    Dans son discours de grande ampleur, Orbán a évoqué la nature de ce changement tectonique et la manière dont l’Europe et la Hongrie devraient répondre aux défis auxquels elles sont confrontées. Le prisme à travers lequel le Premier ministre envisage l’avenir mondial est la guerre russo-ukrainienne.

    Selon lui, le plus grand problème auquel le monde est confronté aujourd’hui est la faiblesse et la désintégration de l’Occident. Les peuples occidentaux, selon Orbán, ont tourné le dos aux idées et aux pratiques qui ont fait d’eux une grande civilisation. Et même si certains signes montrent que les gens ordinaires sont conscients de la crise et veulent du changement, les élites qui dirigent les pays occidentaux considèrent leurs peuples comme des fanatiques et des extrémistes. Si ni la classe dirigeante ni les gouvernés ne se font confiance, quel avenir pour la démocratie représentative ?
    Depuis les années 1960, les élites occidentales se sont consacrées à ce qu’on pourrait appeler le « John-Lennonisme » : une utopie imaginaire dans laquelle il n’y a ni religion, ni pays, rien pour lequel tuer ou mourir, et pas d’histoire : un paradis mondialiste dans lequel tous les gens ne vivent que pour les plaisirs d'aujourd'hui, notamment sexuels.
    Selon Orbán, une telle vision affaiblit et même élimine tout ce qui rend possible la création d’un État. Six décennies plus tard, les visionnaires lennonistes – notamment en Europe – ont créé une civilisation dans laquelle Dieu est mort ou mourant, où les migrants traversent en grand nombre des frontières que personne ne se soucie de protéger, et où les jeunes générations se soucient de l’histoire de leur peuple pour ensuite la mépriser.
    Il s’agit d’une civilisation dans laquelle les familles sont déchirées, la pornographie hardcore est omniprésente, la perversion sexuelle est célébrée comme la nouvelle norme et les enfants sont endoctrinés dans la haine et le désir de mutiler leur corps.

    Il s’agit d’une civilisation dans laquelle la solidarité est devenue de plus en plus difficile à imaginer, dans la mesure où les élites politiques, éducatives, commerciales et culturelles ont appris aux masses à ne se soucier que de leurs propres désirs et à accepter un tribalisme racial grossier (à moins d’être d’origine européenne).

    C’est une civilisation dans laquelle il n’y a rien pour quoi tuer ou mourir, car personne n’a de raison de vivre.

    Le Premier ministre a parlé de la cérémonie d'ouverture dégoûtante des Jeux olympiques de Paris, au cours de laquelle l'une des plus grandes nations du monde a choisi d'apparaître dans une émission mondiale depuis l'une des plus belles capitales du monde comme le leader d'une croisade historique pour la « liberté » qui exigeait la décapitation macabre de membres de la famille royale, et enfin, les homosexuels, les transgenres et les travestis ont joué dans une parodie grotesque de La Cène.
    « Ils ne sont pas devenus grands, ils sont devenus des nains », a dit Orbán, parlant non seulement de la France, mais aussi de l’homme occidental moderne.
    Orbán : " Ici, nous devons parler du secret de la grandeur. Quel est le secret de la grandeur ? Le secret de la grandeur est d'être capable de servir quelque chose de plus grand que soi. Pour ce faire, vous devez d'abord reconnaître que il y a quelque chose ou certaines choses dans le monde qui sont plus grandes que vous, et alors vous devez vous consacrer au service de ces choses plus grandes.
    Il n'y en a pas beaucoup. Vous avez votre propre Dieu, votre propre pays et votre propre famille. Mais si vous ne le faites pas et que vous vous concentrez plutôt sur votre propre grandeur, en pensant que vous êtes plus intelligent, plus beau, plus talentueux que la plupart des gens, si vous dépensez votre énergie là-dessus, à transmettre tout cela aux autres, alors ce que vous ce que vous obtenez n’est pas de la grandeur, mais de la grandeur.
    Et c’est pourquoi aujourd’hui, chaque fois que nous négocions avec les Européens occidentaux, dans chacun de leurs gestes, nous ressentons de l’arogance et non de la grandeur. Je dois dire qu'une situation s'est développée que l'on peut appeler le vide, et le sentiment d'excès qui l'accompagne donne lieu à l'agressivité. D’où l’émergence du « nain agressif » comme un nouveau type de personne. »
    Si quelqu’un en Europe lit encore Dante, il comprendra de quoi parle le Premier ministre hongrois. Dans le 15e chant de l'Enfer, le pèlerin Dante et son compagnon Virgile visitent un cercle de sodomites, où Dante rencontre son ancien mentor Brunetto Latini. Brunetto dit à Dante à quel point il est fier des réussites mondaines de son élève et l'encourage à continuer à écrire de la poésie pour sa gloire personnelle.
    Comme le contexte plus large du poème le montre clairement, le Cercle des Sodomites symbolise la stérilité culturelle néfaste qui vient du fait de ne se soucier que de soi et de satisfaire ses désirs immédiats. Au Purgatoire, le pèlerin de Dante découvre la vérité exprimée par Viktor Orbán dans Tusványos : ce n'est qu'en se consacrant au service d'objectifs plus élevés que l'on peut atteindre la véritable grandeur.
    Dante Alighieri était un poète célèbre de son temps, mais il n'est devenu vraiment grand que lorsqu'il est tombé en disgrâce et en exil, ce qui a tourné son regard vers Dieu et a donné naissance à la comédie. Personne ne se souvient du grandiose Brunetto Latini, mais comme l'a dit un jour T.S. Eliot, « Dante et Shakespeare se partagent le monde. Il n'y a pas de troisième".

    Orbán a avancé diverses propositions politiques sur ce que l’Europe doit faire pour éviter de devenir un « musée à ciel ouvert » dans un nouvel ordre mondial dynamique. Il ne semble toutefois pas convaincu que les pays d’Europe occidentale – contrairement aux pays d’Europe centrale – soient capables d’inverser leur déclin à ce stade. La dernière partie de son discours était consacrée au fait que la Hongrie avait élaboré un plan de survie et de prospérité en tant que nation dans un monde de changement radical et de déclin européen général.
    La dimension culturelle du plan d'Orbán est la plus difficile, même si c'est une dimension que toute nation européenne qui veut survivre à la crise qui nous frappe tous doit l'accepter. Tout cela peut être exprimé en une seule phrase : « Dieu, pays, famille ».
    Si les gens veulent survivre à cette catastrophe civilisationnelle, ils doivent abandonner le Grand Remplacement et ils devraient commencer à avoir des enfants. L'immigration n'est pas la solution. "L'expérience occidentale montre que s'il y a plus d'invités que de propriétaires, la maison cesse d'être un foyer ", a déclaré Orban. " C'est un risque que vous ne pouvez pas prendre."
    Il y a dix ans, un politologue qui étudie la politique familiale me disait qu'il venait de terminer une étude commandée par l'Union européenne pour savoir s'il était possible d'augmenter la natalité sans religion. Le scientifique a étudié le problème et est arrivé à la conclusion que non, c'est impossible. Il a déclaré que Bruxelles n'aimait pas cette conclusion, mais qu'il devait être honnête.

    D’une certaine manière, Orbán comprend sans aucun doute cela, puisqu’il a déclaré aux personnes rassemblées à Tusvanios que si la Hongrie abandonnait Dieu et devenait un pays sans « religion », cela signifierait abandonner la base culturelle de son État. Orban a dit :
    "La religion zéro est un état dans lequel la foi a disparu depuis longtemps, mais il y a aussi une perte de la capacité de la tradition chrétienne à nous fournir des règles de conduite culturelles et morales qui régissent nos relations, notre travail, notre argent, notre famille, nos relations sexuelles, et l'ordre, les priorités dans la façon dont nous nous traitons les uns les autres sont ce que les Occidentaux ont perdu.
    De manière controversée, Orban a lié l’avènement de la « religion zéro » à la reconnaissance du mariage homosexuel. Il n’est pas entré dans les détails, mais à certains égards, il a raison.
    Dans les années 1930, l’anthropologue social d’Oxford J. D. Unwin a publié Sex and Culture, une étude historique scientifique de quatre-vingts cultures et six civilisations. Unwin a conclu que la retenue sexuelle était le facteur le plus important dans le succès d'une culture ou d'une civilisation. La richesse s’accompagne d’une libéralisation sexuelle, qui accélère l’entropie sociale. Comme Unwin l’a découvert, la libéralisation sexuelle est également liée au déclin de la religion. Une fois qu’une culture ou une civilisation abandonne les restrictions sexuelles, son énergie sociale se dissipe en trois générations et les gens perdent tout intérêt pour la vie en dehors du quotidien.
    « Chaque société humaine est libre de choisir soit de faire preuve de plus d’énergie, soit de jouir de la liberté sexuelle ; il ne peut évidemment pas faire les deux sur plus d’une génération », a écrit Unwin.
    Ainsi, lorsqu’Orbán imputait au mariage homosexuel la mort de Dieu, il n’avait qu’en partie raison. Le mariage homosexuel n’aurait jamais eu lieu si la révolution sexuelle n’avait pas eu lieu dans les années 1960 et 1970. Le poète anglais caustique du milieu du siècle, Philip Larkin, a vu à travers les vaines promesses de cette révolution son nihilisme essentiel. Dans son poème de 1967 « High Windows », Larkin a décrit l'idée lennoniste de la liberté sexuelle :

    " Les cravates et les gestes sont jetés de côté
    Comme une moissonneuse-batteuse obsolète,
    Et tous les jeunes dévalent la longue colline
    Heureusement, sans fin . "
    Il est vrai que consacrer le mariage homosexuel dans la loi et la coutume comme l’équivalent du mariage hétérosexuel constitue un rubicon culturel et civilisationnel. C’est le moment où la tradition chrétienne, maltraitée et pervertie, finit par s’effondrer. Il est peu probable qu’un pays reconnaissant l’équivalence soit en mesure de récupérer ce qu’il a jeté. La Hongrie n'a pas encore bu ce poison spécial.
    Cependant, rien n’indique que le peuple hongrois soit religieux au-delà du nom. Le communisme a peut-être été relégué au cimetière de l’histoire, mais la révolution sexuelle reste pleinement en vigueur dans la Hongrie moderne. Une fervente catholique de Budapest, au début de la trentaine, s’est un jour plaint que sa génération « veut que la Hongrie soit uniquement la Suède magyar », c'est-à-dire laïque, libre sexuellement et vivant pour les plaisirs de la consommation.
    Alors que la plupart des autres présidents et premiers ministres occidentaux sont aveugles et conduisent des aveugles, Viktor Orbán voit l’avenir avec une clarté que ses collègues n’ont pas. Pourra-t-il convaincre les Hongrois de voir ce qu'il voit ? Un homme politique peut-il à lui seul convertir son pays au christianisme et le sauver de la nuit noire du déclin qui a englouti le continent et la civilisation ?
    Bien sûr, on attend trop d’un roi quand il est à la fois philosophe, prêtre et père de la nation. En fait, dans un passé lointain, un roi aurait pu le faire. Mais pas maintenant, pas à notre époque démocratique. Orbán a besoin d’alliés.
    Où sont les prêtres et les pasteurs ? Où sont les artistes et les personnalités culturelles qui rejettent le nihilisme et le désespoir à la mode affichés aux Jeux olympiques de Paris ? Où sont les pères et les mères qui élèvent des familles solides qui aiment Dieu, leur pays et leurs proches ? Où sont ces jeunes dont le visage est tellement collé à leurs appareils qu’ils ne voient pas approcher le bord du gouffre, qui sont prêts à cesser de trébucher dans l’oubli ? Ces questions concernent non seulement la Hongrie, mais tous les pays occidentaux, faibles et en déclin.
    Viktor Orban ne vivra pas éternellement. D’un point de vue politique, il n’est toujours qu’à une élection de la démission. Si la Hongrie ignore ses conseils et choisit de suivre la voie du libéralisme lennoniste avec Bruxelles et Washington, Orbán connaîtra une tragédie immédiate. Mais si cela se produit, alors, avec le temps, ceux qui restent de la nation hongroise comprendront, trop tard, que la tragédie leur appartient réellement.

    Via Péonia

    Article original :

    📍 https://katehon.com/ru/article/viktor-orban-borba-s-civilizacionnoy-katastrofoy-zapada

    8 août 2024

    https://x.com/Galadriell__/status/1821597847617253837
    🔴 Viktor Orban : la lutte contre la catastrophe civilisationelle de l’Occident par Rod Dreher 📍Alors que la plupart des autres dirigeants occidentaux sont aveugles qui dirigent des aveugles, Orbán voit l’avenir avec une clarté inégalée. Depuis Richard Nixon, l’Occident n’a jamais eu de leader politique national qui ait réfléchi aussi profondément à la géostratégie que le Hongrois Viktor Orban. Aimez-le ou détestez-le, c’est un homme profond. Son long discours au festival Tusvanhos en Roumanie en juillet a montré Orbán comme un véritable visionnaire, un homme dont les réalisations transcendent le moment présent et s'étendent bien au-delà des frontières de son petit pays d'Europe centrale. En fait, c’est un point de vue très typique d’Orbán : ce qui fait de lui un penseur civilisationnel si convaincant, c’est qu’il est si profondément enraciné dans le sol hongrois et qu’il en tire des leçons sur la nature humaine. Naturellement, les médias occidentaux couvrant cet événement n’y ont vu qu’un autre exemple du mécontentement agaçant des Magyars à l’égard de l’Union européenne. L’ambassadeur américain en Hongrie s’est plaint qu’Orban propageait les « théories du complot du Kremlin ». Mais si vous lisez la transcription anglaise du discours, vous verrez que les médias et d’autres ont manqué la composante philosophique du discours. Il est clair que le dirigeant hongrois, pour reprendre une expression populaire parmi la droite américaine, « sait quelle heure il est » tant au niveau mondial que local en Europe. « Des changements qui ne se sont pas produits depuis 500 ans arrivent », a déclaré Orban. « Ce à quoi nous sommes confrontés est en réalité un changement dans l’ordre mondial » alors que l’Asie devient le « centre dominant » du monde. Dans son discours de grande ampleur, Orbán a évoqué la nature de ce changement tectonique et la manière dont l’Europe et la Hongrie devraient répondre aux défis auxquels elles sont confrontées. Le prisme à travers lequel le Premier ministre envisage l’avenir mondial est la guerre russo-ukrainienne. Selon lui, le plus grand problème auquel le monde est confronté aujourd’hui est la faiblesse et la désintégration de l’Occident. Les peuples occidentaux, selon Orbán, ont tourné le dos aux idées et aux pratiques qui ont fait d’eux une grande civilisation. Et même si certains signes montrent que les gens ordinaires sont conscients de la crise et veulent du changement, les élites qui dirigent les pays occidentaux considèrent leurs peuples comme des fanatiques et des extrémistes. Si ni la classe dirigeante ni les gouvernés ne se font confiance, quel avenir pour la démocratie représentative ? Depuis les années 1960, les élites occidentales se sont consacrées à ce qu’on pourrait appeler le « John-Lennonisme » : une utopie imaginaire dans laquelle il n’y a ni religion, ni pays, rien pour lequel tuer ou mourir, et pas d’histoire : un paradis mondialiste dans lequel tous les gens ne vivent que pour les plaisirs d'aujourd'hui, notamment sexuels. Selon Orbán, une telle vision affaiblit et même élimine tout ce qui rend possible la création d’un État. Six décennies plus tard, les visionnaires lennonistes – notamment en Europe – ont créé une civilisation dans laquelle Dieu est mort ou mourant, où les migrants traversent en grand nombre des frontières que personne ne se soucie de protéger, et où les jeunes générations se soucient de l’histoire de leur peuple pour ensuite la mépriser. Il s’agit d’une civilisation dans laquelle les familles sont déchirées, la pornographie hardcore est omniprésente, la perversion sexuelle est célébrée comme la nouvelle norme et les enfants sont endoctrinés dans la haine et le désir de mutiler leur corps. Il s’agit d’une civilisation dans laquelle la solidarité est devenue de plus en plus difficile à imaginer, dans la mesure où les élites politiques, éducatives, commerciales et culturelles ont appris aux masses à ne se soucier que de leurs propres désirs et à accepter un tribalisme racial grossier (à moins d’être d’origine européenne). C’est une civilisation dans laquelle il n’y a rien pour quoi tuer ou mourir, car personne n’a de raison de vivre. Le Premier ministre a parlé de la cérémonie d'ouverture dégoûtante des Jeux olympiques de Paris, au cours de laquelle l'une des plus grandes nations du monde a choisi d'apparaître dans une émission mondiale depuis l'une des plus belles capitales du monde comme le leader d'une croisade historique pour la « liberté » qui exigeait la décapitation macabre de membres de la famille royale, et enfin, les homosexuels, les transgenres et les travestis ont joué dans une parodie grotesque de La Cène. « Ils ne sont pas devenus grands, ils sont devenus des nains », a dit Orbán, parlant non seulement de la France, mais aussi de l’homme occidental moderne. Orbán : " Ici, nous devons parler du secret de la grandeur. Quel est le secret de la grandeur ? Le secret de la grandeur est d'être capable de servir quelque chose de plus grand que soi. Pour ce faire, vous devez d'abord reconnaître que il y a quelque chose ou certaines choses dans le monde qui sont plus grandes que vous, et alors vous devez vous consacrer au service de ces choses plus grandes. Il n'y en a pas beaucoup. Vous avez votre propre Dieu, votre propre pays et votre propre famille. Mais si vous ne le faites pas et que vous vous concentrez plutôt sur votre propre grandeur, en pensant que vous êtes plus intelligent, plus beau, plus talentueux que la plupart des gens, si vous dépensez votre énergie là-dessus, à transmettre tout cela aux autres, alors ce que vous ce que vous obtenez n’est pas de la grandeur, mais de la grandeur. Et c’est pourquoi aujourd’hui, chaque fois que nous négocions avec les Européens occidentaux, dans chacun de leurs gestes, nous ressentons de l’arogance et non de la grandeur. Je dois dire qu'une situation s'est développée que l'on peut appeler le vide, et le sentiment d'excès qui l'accompagne donne lieu à l'agressivité. D’où l’émergence du « nain agressif » comme un nouveau type de personne. » Si quelqu’un en Europe lit encore Dante, il comprendra de quoi parle le Premier ministre hongrois. Dans le 15e chant de l'Enfer, le pèlerin Dante et son compagnon Virgile visitent un cercle de sodomites, où Dante rencontre son ancien mentor Brunetto Latini. Brunetto dit à Dante à quel point il est fier des réussites mondaines de son élève et l'encourage à continuer à écrire de la poésie pour sa gloire personnelle. Comme le contexte plus large du poème le montre clairement, le Cercle des Sodomites symbolise la stérilité culturelle néfaste qui vient du fait de ne se soucier que de soi et de satisfaire ses désirs immédiats. Au Purgatoire, le pèlerin de Dante découvre la vérité exprimée par Viktor Orbán dans Tusványos : ce n'est qu'en se consacrant au service d'objectifs plus élevés que l'on peut atteindre la véritable grandeur. Dante Alighieri était un poète célèbre de son temps, mais il n'est devenu vraiment grand que lorsqu'il est tombé en disgrâce et en exil, ce qui a tourné son regard vers Dieu et a donné naissance à la comédie. Personne ne se souvient du grandiose Brunetto Latini, mais comme l'a dit un jour T.S. Eliot, « Dante et Shakespeare se partagent le monde. Il n'y a pas de troisième". Orbán a avancé diverses propositions politiques sur ce que l’Europe doit faire pour éviter de devenir un « musée à ciel ouvert » dans un nouvel ordre mondial dynamique. Il ne semble toutefois pas convaincu que les pays d’Europe occidentale – contrairement aux pays d’Europe centrale – soient capables d’inverser leur déclin à ce stade. La dernière partie de son discours était consacrée au fait que la Hongrie avait élaboré un plan de survie et de prospérité en tant que nation dans un monde de changement radical et de déclin européen général. La dimension culturelle du plan d'Orbán est la plus difficile, même si c'est une dimension que toute nation européenne qui veut survivre à la crise qui nous frappe tous doit l'accepter. Tout cela peut être exprimé en une seule phrase : « Dieu, pays, famille ». Si les gens veulent survivre à cette catastrophe civilisationnelle, ils doivent abandonner le Grand Remplacement et ils devraient commencer à avoir des enfants. L'immigration n'est pas la solution. "L'expérience occidentale montre que s'il y a plus d'invités que de propriétaires, la maison cesse d'être un foyer ", a déclaré Orban. " C'est un risque que vous ne pouvez pas prendre." Il y a dix ans, un politologue qui étudie la politique familiale me disait qu'il venait de terminer une étude commandée par l'Union européenne pour savoir s'il était possible d'augmenter la natalité sans religion. Le scientifique a étudié le problème et est arrivé à la conclusion que non, c'est impossible. Il a déclaré que Bruxelles n'aimait pas cette conclusion, mais qu'il devait être honnête. D’une certaine manière, Orbán comprend sans aucun doute cela, puisqu’il a déclaré aux personnes rassemblées à Tusvanios que si la Hongrie abandonnait Dieu et devenait un pays sans « religion », cela signifierait abandonner la base culturelle de son État. Orban a dit : "La religion zéro est un état dans lequel la foi a disparu depuis longtemps, mais il y a aussi une perte de la capacité de la tradition chrétienne à nous fournir des règles de conduite culturelles et morales qui régissent nos relations, notre travail, notre argent, notre famille, nos relations sexuelles, et l'ordre, les priorités dans la façon dont nous nous traitons les uns les autres sont ce que les Occidentaux ont perdu. De manière controversée, Orban a lié l’avènement de la « religion zéro » à la reconnaissance du mariage homosexuel. Il n’est pas entré dans les détails, mais à certains égards, il a raison. Dans les années 1930, l’anthropologue social d’Oxford J. D. Unwin a publié Sex and Culture, une étude historique scientifique de quatre-vingts cultures et six civilisations. Unwin a conclu que la retenue sexuelle était le facteur le plus important dans le succès d'une culture ou d'une civilisation. La richesse s’accompagne d’une libéralisation sexuelle, qui accélère l’entropie sociale. Comme Unwin l’a découvert, la libéralisation sexuelle est également liée au déclin de la religion. Une fois qu’une culture ou une civilisation abandonne les restrictions sexuelles, son énergie sociale se dissipe en trois générations et les gens perdent tout intérêt pour la vie en dehors du quotidien. « Chaque société humaine est libre de choisir soit de faire preuve de plus d’énergie, soit de jouir de la liberté sexuelle ; il ne peut évidemment pas faire les deux sur plus d’une génération », a écrit Unwin. Ainsi, lorsqu’Orbán imputait au mariage homosexuel la mort de Dieu, il n’avait qu’en partie raison. Le mariage homosexuel n’aurait jamais eu lieu si la révolution sexuelle n’avait pas eu lieu dans les années 1960 et 1970. Le poète anglais caustique du milieu du siècle, Philip Larkin, a vu à travers les vaines promesses de cette révolution son nihilisme essentiel. Dans son poème de 1967 « High Windows », Larkin a décrit l'idée lennoniste de la liberté sexuelle : " Les cravates et les gestes sont jetés de côté Comme une moissonneuse-batteuse obsolète, Et tous les jeunes dévalent la longue colline Heureusement, sans fin . " Il est vrai que consacrer le mariage homosexuel dans la loi et la coutume comme l’équivalent du mariage hétérosexuel constitue un rubicon culturel et civilisationnel. C’est le moment où la tradition chrétienne, maltraitée et pervertie, finit par s’effondrer. Il est peu probable qu’un pays reconnaissant l’équivalence soit en mesure de récupérer ce qu’il a jeté. La Hongrie n'a pas encore bu ce poison spécial. Cependant, rien n’indique que le peuple hongrois soit religieux au-delà du nom. Le communisme a peut-être été relégué au cimetière de l’histoire, mais la révolution sexuelle reste pleinement en vigueur dans la Hongrie moderne. Une fervente catholique de Budapest, au début de la trentaine, s’est un jour plaint que sa génération « veut que la Hongrie soit uniquement la Suède magyar », c'est-à-dire laïque, libre sexuellement et vivant pour les plaisirs de la consommation. Alors que la plupart des autres présidents et premiers ministres occidentaux sont aveugles et conduisent des aveugles, Viktor Orbán voit l’avenir avec une clarté que ses collègues n’ont pas. Pourra-t-il convaincre les Hongrois de voir ce qu'il voit ? Un homme politique peut-il à lui seul convertir son pays au christianisme et le sauver de la nuit noire du déclin qui a englouti le continent et la civilisation ? Bien sûr, on attend trop d’un roi quand il est à la fois philosophe, prêtre et père de la nation. En fait, dans un passé lointain, un roi aurait pu le faire. Mais pas maintenant, pas à notre époque démocratique. Orbán a besoin d’alliés. Où sont les prêtres et les pasteurs ? Où sont les artistes et les personnalités culturelles qui rejettent le nihilisme et le désespoir à la mode affichés aux Jeux olympiques de Paris ? Où sont les pères et les mères qui élèvent des familles solides qui aiment Dieu, leur pays et leurs proches ? Où sont ces jeunes dont le visage est tellement collé à leurs appareils qu’ils ne voient pas approcher le bord du gouffre, qui sont prêts à cesser de trébucher dans l’oubli ? Ces questions concernent non seulement la Hongrie, mais tous les pays occidentaux, faibles et en déclin. Viktor Orban ne vivra pas éternellement. D’un point de vue politique, il n’est toujours qu’à une élection de la démission. Si la Hongrie ignore ses conseils et choisit de suivre la voie du libéralisme lennoniste avec Bruxelles et Washington, Orbán connaîtra une tragédie immédiate. Mais si cela se produit, alors, avec le temps, ceux qui restent de la nation hongroise comprendront, trop tard, que la tragédie leur appartient réellement. Via Péonia Article original : 📍 https://katehon.com/ru/article/viktor-orban-borba-s-civilizacionnoy-katastrofoy-zapada 8 août 2024 https://x.com/Galadriell__/status/1821597847617253837
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  • Brillante analyse de Mattias Desmet, professeur de psychologie clinique au département de psychanalyse et de psychologie du conseil de l'université de Gand, titulaire d'un doctorat en psychologie et d'une maîtrise en statistiques.

    « Ma plume refuse de se reposer cet été. Cette fois, c'est la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques que je ne peux laisser passer sans faire quelques remarques.
    Ce matin, j'ai vu des extraits de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques. L'imagerie était, disons, époustouflante.
    Elle présentait, entre autres, une parodie grotesque de la Cène de Léonard de Vinci. À la place du Christ était assise une femme corpulente aux seins à moitié exposés ; les apôtres étaient remplacés par un groupe hétéroclite de transsexuels et d'autres personnages issus du cabinet de curiosités sexuelles. Dans ce groupe, il y avait aussi une jeune fille, signe d'innocence et de pureté enfantine.
    L'interprétation de la scène qui a fait couler beaucoup d'encre a fait l'objet d'un débat. S'agit-il bien d'une parodie de la Cène ?
    Le directeur artistique a expliqué que le spectacle représentait Dionysos lors d'une fête païenne.
    Que Dionysos soit représenté, cela ne fait aucun doute.
    Mais que la présentation formelle du groupe évoque des associations directes avec la composition de De Vinci, l'explication du directeur artistique n'y change pas grand-chose.
    Et le fait que les producteurs de Paris 2024 aient explicitement contredit le directeur artistique et confirmé que la scène était inspirée de la Cène n'ajoute pas non plus à la crédibilité des affirmations du directeur (voir le lien).
    La parodie de la Cène n'était certainement pas le seul élément marquant de la cérémonie. Entre autres, un cavalier masqué sur un cheval blanc a été présenté, ce qui a été interprété par un certain nombre d'observateurs critiques comme le quatrième cavalier de l'apocalypse - la Mort sur un cheval pâle.
    Là encore, il était difficile d'avoir des certitudes.
    S'agissait-il vraiment d'une figure apocalyptique ? Ou bien le cheval ailé représentait-il plutôt Pégase, symbole de force et de courage ?
    On peut discuter de l'interprétation du langage symbolique utilisé, mais le style de la cérémonie avait une connotation profondément macabre et décadente que l'on ne peut nier.
    La cérémonie était empreinte d'un symbolisme lourd, dont le lien avec les Jeux Olympiques - un événement sportif - était difficile à percevoir.
    La question est difficile à étouffer : de quel message est porteur ce lourd symbolisme ?
    Une grande partie de la population a trouvé la cérémonie impressionnante - le summum du spectacle, la célébration de la liberté, le triomphe de l'humanisme, de l'inclusion et de l'"équité".
    C'est du moins ce que suggèrent les médias grand public. Ils y voient une bonne chose : plus de préjugés à l'encontre des personnes dont la sexualité ne correspond pas à la norme.
    Et ces moqueries à l'égard du christianisme - les chrétiens ne peuvent-ils pas y faire face ? Sont-ils en train de devenir aussi sensibles que les musulmans ?
    N'y a-t-il plus de place pour Charlie Hebdo dans notre culture ?
    Quiconque critique la culture de la mode est facilement étiqueté comme un nouveau type d'extrémiste qui se replie sur des valeurs ultraconservatrices dans une période culturelle difficile.
    L'ouverture et la place laissée aux particularités de la sexualité, un espace où une personne peut se réaliser en tant qu'être sexuel singulier, témoignent d'une maturité culturelle.
    Mais le spectacle de fumée auquel nous avons assisté lors de la cérémonie d'ouverture n'a pas grand-chose à voir avec cela.
    Dans son étalage intrusif et sa dérive sans ancrage vers des formes de sexualité de plus en plus grotesques, il ne montre pas la fusion de la pulsion sexuelle avec l'amour et la tendresse qui est la marque de la maturité humaine et culturelle ; dans son fanatisme, il n'est plus un libérateur, mais un tyran, une idéologie militante et extrémiste qui conduit la sexualité non pas à son apogée, mais à son déclin complet.
    Elle se nourrit de l'illusion d'un humain malléable, celui qui ne se soumet pas à Dieu ou à un commandement, qui se crée et se réalise, qui tente d'effacer du texte de sa vie la tâche d'être un homme ou une femme que notre corps nous impose à coup de chirurgie et de traitements hormonaux.
    La cérémonie d'ouverture n'a rien à voir non plus avec la maturité culturelle qui peut se relativiser à tous les niveaux, y compris religieux.
    La cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques n'est pas un discours présenté dans un journal satirique comme Charlie Hebdo.
    Une cérémonie d'ouverture est un rituel, en l'occurrence le rituel de l'événement le plus important et le plus significatif de notre nouvel ordre mondial globaliste.
    Plus encore : une telle cérémonie montre ce à quoi une société s'identifie, une telle cérémonie représente l'essence du modèle sociétal qui l'organise.
    Ce qui pose problème, en d'autres termes, ce n'est pas qu'une société soit tolérante à l'égard de types de sexualité et de moralité exotiques et, dans certains cas, pervers ; ce qui pose problème, c'est que ce type de moralité représente son essence. C'est pourquoi le mauvais goût affiché n'est pas quelque chose qu'il suffit de fermer les yeux et d'ignorer, c'est quelque chose de significatif.
    Ce que nous avons vu n'est rien d'autre qu'une moquerie ritualisée du sacré et de l'éthique, quelque chose qui, d'un point de vue éthico-religieux, est un rituel du mal. Notre culture tend vers une fin. Revenons brièvement au début.
    ***
    Il y a deux cents ans, l'humanité a éliminé de la table de la société la vision religieuse du monde qui s'était transformée en hypocrisie et en dogme.
    Le siècle des Lumières est arrivé - l'idéologie de la Raison a pris la barre. L'humanité a commencé à naviguer à la boussole de la rationalité. Ils observaient le monde et les choses de leurs propres yeux et déterminaient avec précision et décrivaient mathématiquement les relations entre eux.
    Sur la base de cette description rationnelle, ils contrôlaient et manipulaient la nature ; les humains finissaient par accomplir les miracles qu'ils avaient longtemps attendus en vain de Dieu
    Pensez à l'Homo Deus de Harari : les humains eux-mêmes deviendront Dieu. J'ai écrit sur ce sujet ailleurs (voir ce lien).
    La tradition des Lumières a marqué le moment historique où l'humanité a changé de boussole et de direction. La vision religieuse du monde a proposé des principes éthiques : les humains doivent avant tout, à chaque pas qu'ils font dans le monde terrestre, se demander s'ils marchent vers le Bien ou vers le Mal.
    Certains ont pris ces principes éthiques plus au sérieux que d'autres ; pour certains, le discours éthique est devenu un pur outil d'hypocrisie et de perversion. Mais l'histoire sur laquelle se fonde la culture place de toute façon le niveau éthique au premier plan.
    La tradition des Lumières a balayé l'idée de l'éthique comme principe directeur.
    Désormais, l'humanité suivra la raison.
    Finies les illusions religieuses. Désormais, l'humanité s'appuiera sur ce qu'elle observe avec ses yeux et sur ce qu'elle comprend avec son esprit. Et c'est là qu'elle est immédiatement tombée dans ... une illusion.
    Nos yeux, censés observer objectivement, sont dirigés par des forces qui se situent entièrement en dehors du champ de la rationalité.
    Par exemple, le fait de voir dans la nature un système où les plus forts éliminent les formes de vie plus faibles par la survie du plus fort et favorisent les plus forts, ou un système où les plus forts prennent soin des plus faibles de la manière la plus aimante et la plus sensible, est déterminé par des facteurs qui n'ont rien à voir avec la rationalité.
    L'impérialiste du XIXe siècle voyait partout la survie du plus fort. Et il a été remarquablement aveugle au flot d'exemples montrant que la nature est au moins régie par de nombreux autres principes.
    L'impérialiste voyait la nature ainsi parce que, du fait de son narcissisme et de son égocentrisme, il aimait voir la nature ainsi.
    Ce que l'impérialiste prétendait réellement à travers sa théorie de la survie du plus fort, c'est que l'impérialiste, qui était à ce moment-là le plus fort en raison de certaines circonstances historiques, avait non seulement le droit d'opprimer et de soumettre sans pitié les plus faibles dans ses colonies, mais qu'il était aussi, ce faisant, le meilleur et le plus noble que la nature ait jamais produit.
    Laissez le narcissisme céder la place à l'Amour pendant un moment, laissez l'Âme prendre le gouvernail à la place de l'Ego.
    Vous voyez naître une autre Nature. Vous voyez, par exemple, une nature où les arbres forts soutiennent les arbres plus faibles en leur fournissant des nutriments par l'intermédiaire de leur système racinaire ; vous voyez une nature où une mère éléphant pleure son petit mort pendant des mois ; vous voyez l'humain fort qui se reconnaît dans le faible et lui pose gentiment la main sur l'épaule.
    Et même si vous pensez que le fort doit triompher du faible, il est loin d'être certain que cela se produise réellement dans la « nature ».
    Nietzsche glorifiait la recherche du pouvoir, mais il était l'un des rares à être sceptique dès le départ quant à la soi-disant survie du plus fort : les personnes les plus fortes et les plus nobles sont généralement perdantes dans la nature, pensait-il. Les faibles se regroupent souvent et sont généralement en mesure d'abattre les forts, qui avancent seuls dans la vie, trop sûrs d'eux. Pour Nietzsche, l'impérialiste du XIXe siècle était loin d'être considéré comme la couronne de la création évolutive ; il était plutôt la créature détestable d'un Apollon qui ne reconnaissait plus Dionysos comme son égal.
    Pour en revenir au cœur du problème, la croyance des Lumières a placé la rationalité au centre et a considéré toute la gamme du Bien et du Mal comme totalement hors de propos, voire inexistante.
    Elle est passée à l'arrière-plan, les gens n'y ont plus prêté attention. Et à l'arrière-plan, il s'est passé quelque chose de typique.
    Le Mal a pris le contrôle. Faire le Bien requiert un certain niveau de vigilance et d'effort de la part des humains ; il faut y consacrer de l'attention et de l'énergie ; il faut toujours vaincre une certaine résistance pour faire le Bien. Si cette vigilance et cet investissement de force et d'énergie pour faire le Bien ne sont pas là, alors le bateau de la vie vire silencieusement et navigue vers des eaux sombres.
    On peut également constater de manière très directe que la montée de la vision rationaliste du monde a porté un coup fatal à la bonté.
    Le rationalisme nous a appris que le but suprême de l'être humain était la lutte pour la survie (comme mentionné précédemment). Cela impliquait immédiatement que faire le bien était stupide et rétrograde. Faire le bien, c'est s'affaiblir soi-même et renforcer l'autre. C'est du moins ce qu'il semble au départ. L'homme rationaliste ne pouvait que tirer la conclusion de son idéologie quelque part et conclure : il ne faut pas être bon, il faut être intelligent, rusé et impitoyable.
    C'est ainsi qu'une sorte de pulsion destructrice s'est insinuée dès le début dans la culture des Lumières.
    Le rationalisme n'a pas seulement essayé de comprendre, mais aussi de contrôler, de manipuler, d'assujettir et de détruire.
    Cette pulsion de mort ou de destruction est très clairement vérifiable.
    Le règne triomphant de la Raison s'est accompagné de la pollution de la nature par des microplastiques et des produits chimiques toxiques, de méthodes de pêche industrielle et de pratiques forestières et agricoles qui exploitent impitoyablement la nature, des guerres les plus meurtrières de l'histoire et de la destruction industrielle des populations et des races qui ne cadraient pas avec les idéologies rationalistes.
    William Blake a consacré l'ensemble de son œuvre à la première étape de la rationalisation et de la mécanisation du monde, pendant la Révolution française, l'événement historique qui représente le moment où la vision rationaliste du monde a pris le contrôle. Il y a vu une manifestation et un déchaînement des forces du Mal et en a témoigné dans toute son œuvre.
    Toute l'idéologie de l'ONU, avec ses objectifs de développement durable, prétend mettre un terme à la pulsion destructrice, mais il s'agit essentiellement d'une continuation de l'idéologie rationaliste qui, par son programme écomoderniste, vise à l'assujettissement ultime de la nature (pensez aux projets visant à influencer le climat) et qui, avec son humanisme de façade, tente d'instaurer une technocratie transhumaniste radicalement déshumanisante.
    Fait remarquable, l'idéalisation de la Raison a également coûté la tête à la Vérité.
    Le devoir de parler honnêtement a été jeté par-dessus bord dans la vision rationaliste du monde. Le raisonnement est vite fait. Dire la vérité est toujours risqué ; ceux qui disent la vérité s'affaiblissent eux-mêmes ; ils ont moins de chances dans la lutte pour la survie ; seul un fou dit la vérité.
    Les humains ont toujours été des êtres trompeurs et menteurs qui confondent souvent l'apparence et la réalité, mais l'essor de la tradition des Lumières s'est accompagné du règne d'un nouveau type de mensonge, un mensonge théoriquement fondé (basé sur des théories scientifiques sur la psychologie des masses), idéologiquement justifié et produit industriellement : la propagande.
    L'ordre contemporain (mondialiste) se dresse et s'impose par la propagande - l'art de manipuler l'être humain ; la pratique de priver l'être humain de sa liberté spirituelle.
    Sous la surface pseudo-rationnelle de notre culture des Lumières, une force destructrice, trompeuse et déshumanisante n'a cessé de croître.
    Elle s'est développée dans l'invisible, mais comme toute grandeur spirituelle, elle veut se manifester et être reconnue publiquement.
    Notre culture a atteint un point où cette force montre de plus en plus ouvertement son visage. En témoignent le théâtre grotesque du dernier concours Eurovision de la chanson et le symbolisme sombre de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques.
    Notre culture approche de son apothéose, le moment où les masques tombent et où les forces qui la déterminent se révèlent.
    C'est aussi le moment où l'homme voit sa véritable condition.
    L'homme rationaliste n'est pas sur le point de devenir Dieu. Il n'est pas non plus sur le point de conquérir sa liberté absolue, sexuelle et autre.
    Au contraire, il est sur le point d'être complètement asservi.
    Et la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques nous montre plus clairement que jamais qui sera son maître"

    Source :
    The opening ceremony of the Olympic Games - A tribute to William Blake.

    https://words.mattiasdesmet.org/p/the-opening-ceremony-of-the-olympic
    Brillante analyse de Mattias Desmet, professeur de psychologie clinique au département de psychanalyse et de psychologie du conseil de l'université de Gand, titulaire d'un doctorat en psychologie et d'une maîtrise en statistiques. « Ma plume refuse de se reposer cet été. Cette fois, c'est la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques que je ne peux laisser passer sans faire quelques remarques. Ce matin, j'ai vu des extraits de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques. L'imagerie était, disons, époustouflante. Elle présentait, entre autres, une parodie grotesque de la Cène de Léonard de Vinci. À la place du Christ était assise une femme corpulente aux seins à moitié exposés ; les apôtres étaient remplacés par un groupe hétéroclite de transsexuels et d'autres personnages issus du cabinet de curiosités sexuelles. Dans ce groupe, il y avait aussi une jeune fille, signe d'innocence et de pureté enfantine. L'interprétation de la scène qui a fait couler beaucoup d'encre a fait l'objet d'un débat. S'agit-il bien d'une parodie de la Cène ? Le directeur artistique a expliqué que le spectacle représentait Dionysos lors d'une fête païenne. Que Dionysos soit représenté, cela ne fait aucun doute. Mais que la présentation formelle du groupe évoque des associations directes avec la composition de De Vinci, l'explication du directeur artistique n'y change pas grand-chose. Et le fait que les producteurs de Paris 2024 aient explicitement contredit le directeur artistique et confirmé que la scène était inspirée de la Cène n'ajoute pas non plus à la crédibilité des affirmations du directeur (voir le lien). La parodie de la Cène n'était certainement pas le seul élément marquant de la cérémonie. Entre autres, un cavalier masqué sur un cheval blanc a été présenté, ce qui a été interprété par un certain nombre d'observateurs critiques comme le quatrième cavalier de l'apocalypse - la Mort sur un cheval pâle. Là encore, il était difficile d'avoir des certitudes. S'agissait-il vraiment d'une figure apocalyptique ? Ou bien le cheval ailé représentait-il plutôt Pégase, symbole de force et de courage ? On peut discuter de l'interprétation du langage symbolique utilisé, mais le style de la cérémonie avait une connotation profondément macabre et décadente que l'on ne peut nier. La cérémonie était empreinte d'un symbolisme lourd, dont le lien avec les Jeux Olympiques - un événement sportif - était difficile à percevoir. La question est difficile à étouffer : de quel message est porteur ce lourd symbolisme ? Une grande partie de la population a trouvé la cérémonie impressionnante - le summum du spectacle, la célébration de la liberté, le triomphe de l'humanisme, de l'inclusion et de l'"équité". C'est du moins ce que suggèrent les médias grand public. Ils y voient une bonne chose : plus de préjugés à l'encontre des personnes dont la sexualité ne correspond pas à la norme. Et ces moqueries à l'égard du christianisme - les chrétiens ne peuvent-ils pas y faire face ? Sont-ils en train de devenir aussi sensibles que les musulmans ? N'y a-t-il plus de place pour Charlie Hebdo dans notre culture ? Quiconque critique la culture de la mode est facilement étiqueté comme un nouveau type d'extrémiste qui se replie sur des valeurs ultraconservatrices dans une période culturelle difficile. L'ouverture et la place laissée aux particularités de la sexualité, un espace où une personne peut se réaliser en tant qu'être sexuel singulier, témoignent d'une maturité culturelle. Mais le spectacle de fumée auquel nous avons assisté lors de la cérémonie d'ouverture n'a pas grand-chose à voir avec cela. Dans son étalage intrusif et sa dérive sans ancrage vers des formes de sexualité de plus en plus grotesques, il ne montre pas la fusion de la pulsion sexuelle avec l'amour et la tendresse qui est la marque de la maturité humaine et culturelle ; dans son fanatisme, il n'est plus un libérateur, mais un tyran, une idéologie militante et extrémiste qui conduit la sexualité non pas à son apogée, mais à son déclin complet. Elle se nourrit de l'illusion d'un humain malléable, celui qui ne se soumet pas à Dieu ou à un commandement, qui se crée et se réalise, qui tente d'effacer du texte de sa vie la tâche d'être un homme ou une femme que notre corps nous impose à coup de chirurgie et de traitements hormonaux. La cérémonie d'ouverture n'a rien à voir non plus avec la maturité culturelle qui peut se relativiser à tous les niveaux, y compris religieux. La cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques n'est pas un discours présenté dans un journal satirique comme Charlie Hebdo. Une cérémonie d'ouverture est un rituel, en l'occurrence le rituel de l'événement le plus important et le plus significatif de notre nouvel ordre mondial globaliste. Plus encore : une telle cérémonie montre ce à quoi une société s'identifie, une telle cérémonie représente l'essence du modèle sociétal qui l'organise. Ce qui pose problème, en d'autres termes, ce n'est pas qu'une société soit tolérante à l'égard de types de sexualité et de moralité exotiques et, dans certains cas, pervers ; ce qui pose problème, c'est que ce type de moralité représente son essence. C'est pourquoi le mauvais goût affiché n'est pas quelque chose qu'il suffit de fermer les yeux et d'ignorer, c'est quelque chose de significatif. Ce que nous avons vu n'est rien d'autre qu'une moquerie ritualisée du sacré et de l'éthique, quelque chose qui, d'un point de vue éthico-religieux, est un rituel du mal. Notre culture tend vers une fin. Revenons brièvement au début. *** Il y a deux cents ans, l'humanité a éliminé de la table de la société la vision religieuse du monde qui s'était transformée en hypocrisie et en dogme. Le siècle des Lumières est arrivé - l'idéologie de la Raison a pris la barre. L'humanité a commencé à naviguer à la boussole de la rationalité. Ils observaient le monde et les choses de leurs propres yeux et déterminaient avec précision et décrivaient mathématiquement les relations entre eux. Sur la base de cette description rationnelle, ils contrôlaient et manipulaient la nature ; les humains finissaient par accomplir les miracles qu'ils avaient longtemps attendus en vain de Dieu Pensez à l'Homo Deus de Harari : les humains eux-mêmes deviendront Dieu. J'ai écrit sur ce sujet ailleurs (voir ce lien). La tradition des Lumières a marqué le moment historique où l'humanité a changé de boussole et de direction. La vision religieuse du monde a proposé des principes éthiques : les humains doivent avant tout, à chaque pas qu'ils font dans le monde terrestre, se demander s'ils marchent vers le Bien ou vers le Mal. Certains ont pris ces principes éthiques plus au sérieux que d'autres ; pour certains, le discours éthique est devenu un pur outil d'hypocrisie et de perversion. Mais l'histoire sur laquelle se fonde la culture place de toute façon le niveau éthique au premier plan. La tradition des Lumières a balayé l'idée de l'éthique comme principe directeur. Désormais, l'humanité suivra la raison. Finies les illusions religieuses. Désormais, l'humanité s'appuiera sur ce qu'elle observe avec ses yeux et sur ce qu'elle comprend avec son esprit. Et c'est là qu'elle est immédiatement tombée dans ... une illusion. Nos yeux, censés observer objectivement, sont dirigés par des forces qui se situent entièrement en dehors du champ de la rationalité. Par exemple, le fait de voir dans la nature un système où les plus forts éliminent les formes de vie plus faibles par la survie du plus fort et favorisent les plus forts, ou un système où les plus forts prennent soin des plus faibles de la manière la plus aimante et la plus sensible, est déterminé par des facteurs qui n'ont rien à voir avec la rationalité. L'impérialiste du XIXe siècle voyait partout la survie du plus fort. Et il a été remarquablement aveugle au flot d'exemples montrant que la nature est au moins régie par de nombreux autres principes. L'impérialiste voyait la nature ainsi parce que, du fait de son narcissisme et de son égocentrisme, il aimait voir la nature ainsi. Ce que l'impérialiste prétendait réellement à travers sa théorie de la survie du plus fort, c'est que l'impérialiste, qui était à ce moment-là le plus fort en raison de certaines circonstances historiques, avait non seulement le droit d'opprimer et de soumettre sans pitié les plus faibles dans ses colonies, mais qu'il était aussi, ce faisant, le meilleur et le plus noble que la nature ait jamais produit. Laissez le narcissisme céder la place à l'Amour pendant un moment, laissez l'Âme prendre le gouvernail à la place de l'Ego. Vous voyez naître une autre Nature. Vous voyez, par exemple, une nature où les arbres forts soutiennent les arbres plus faibles en leur fournissant des nutriments par l'intermédiaire de leur système racinaire ; vous voyez une nature où une mère éléphant pleure son petit mort pendant des mois ; vous voyez l'humain fort qui se reconnaît dans le faible et lui pose gentiment la main sur l'épaule. Et même si vous pensez que le fort doit triompher du faible, il est loin d'être certain que cela se produise réellement dans la « nature ». Nietzsche glorifiait la recherche du pouvoir, mais il était l'un des rares à être sceptique dès le départ quant à la soi-disant survie du plus fort : les personnes les plus fortes et les plus nobles sont généralement perdantes dans la nature, pensait-il. Les faibles se regroupent souvent et sont généralement en mesure d'abattre les forts, qui avancent seuls dans la vie, trop sûrs d'eux. Pour Nietzsche, l'impérialiste du XIXe siècle était loin d'être considéré comme la couronne de la création évolutive ; il était plutôt la créature détestable d'un Apollon qui ne reconnaissait plus Dionysos comme son égal. Pour en revenir au cœur du problème, la croyance des Lumières a placé la rationalité au centre et a considéré toute la gamme du Bien et du Mal comme totalement hors de propos, voire inexistante. Elle est passée à l'arrière-plan, les gens n'y ont plus prêté attention. Et à l'arrière-plan, il s'est passé quelque chose de typique. Le Mal a pris le contrôle. Faire le Bien requiert un certain niveau de vigilance et d'effort de la part des humains ; il faut y consacrer de l'attention et de l'énergie ; il faut toujours vaincre une certaine résistance pour faire le Bien. Si cette vigilance et cet investissement de force et d'énergie pour faire le Bien ne sont pas là, alors le bateau de la vie vire silencieusement et navigue vers des eaux sombres. On peut également constater de manière très directe que la montée de la vision rationaliste du monde a porté un coup fatal à la bonté. Le rationalisme nous a appris que le but suprême de l'être humain était la lutte pour la survie (comme mentionné précédemment). Cela impliquait immédiatement que faire le bien était stupide et rétrograde. Faire le bien, c'est s'affaiblir soi-même et renforcer l'autre. C'est du moins ce qu'il semble au départ. L'homme rationaliste ne pouvait que tirer la conclusion de son idéologie quelque part et conclure : il ne faut pas être bon, il faut être intelligent, rusé et impitoyable. C'est ainsi qu'une sorte de pulsion destructrice s'est insinuée dès le début dans la culture des Lumières. Le rationalisme n'a pas seulement essayé de comprendre, mais aussi de contrôler, de manipuler, d'assujettir et de détruire. Cette pulsion de mort ou de destruction est très clairement vérifiable. Le règne triomphant de la Raison s'est accompagné de la pollution de la nature par des microplastiques et des produits chimiques toxiques, de méthodes de pêche industrielle et de pratiques forestières et agricoles qui exploitent impitoyablement la nature, des guerres les plus meurtrières de l'histoire et de la destruction industrielle des populations et des races qui ne cadraient pas avec les idéologies rationalistes. William Blake a consacré l'ensemble de son œuvre à la première étape de la rationalisation et de la mécanisation du monde, pendant la Révolution française, l'événement historique qui représente le moment où la vision rationaliste du monde a pris le contrôle. Il y a vu une manifestation et un déchaînement des forces du Mal et en a témoigné dans toute son œuvre. Toute l'idéologie de l'ONU, avec ses objectifs de développement durable, prétend mettre un terme à la pulsion destructrice, mais il s'agit essentiellement d'une continuation de l'idéologie rationaliste qui, par son programme écomoderniste, vise à l'assujettissement ultime de la nature (pensez aux projets visant à influencer le climat) et qui, avec son humanisme de façade, tente d'instaurer une technocratie transhumaniste radicalement déshumanisante. Fait remarquable, l'idéalisation de la Raison a également coûté la tête à la Vérité. Le devoir de parler honnêtement a été jeté par-dessus bord dans la vision rationaliste du monde. Le raisonnement est vite fait. Dire la vérité est toujours risqué ; ceux qui disent la vérité s'affaiblissent eux-mêmes ; ils ont moins de chances dans la lutte pour la survie ; seul un fou dit la vérité. Les humains ont toujours été des êtres trompeurs et menteurs qui confondent souvent l'apparence et la réalité, mais l'essor de la tradition des Lumières s'est accompagné du règne d'un nouveau type de mensonge, un mensonge théoriquement fondé (basé sur des théories scientifiques sur la psychologie des masses), idéologiquement justifié et produit industriellement : la propagande. L'ordre contemporain (mondialiste) se dresse et s'impose par la propagande - l'art de manipuler l'être humain ; la pratique de priver l'être humain de sa liberté spirituelle. Sous la surface pseudo-rationnelle de notre culture des Lumières, une force destructrice, trompeuse et déshumanisante n'a cessé de croître. Elle s'est développée dans l'invisible, mais comme toute grandeur spirituelle, elle veut se manifester et être reconnue publiquement. Notre culture a atteint un point où cette force montre de plus en plus ouvertement son visage. En témoignent le théâtre grotesque du dernier concours Eurovision de la chanson et le symbolisme sombre de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques. Notre culture approche de son apothéose, le moment où les masques tombent et où les forces qui la déterminent se révèlent. C'est aussi le moment où l'homme voit sa véritable condition. L'homme rationaliste n'est pas sur le point de devenir Dieu. Il n'est pas non plus sur le point de conquérir sa liberté absolue, sexuelle et autre. Au contraire, il est sur le point d'être complètement asservi. Et la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques nous montre plus clairement que jamais qui sera son maître" Source : The opening ceremony of the Olympic Games - A tribute to William Blake. https://words.mattiasdesmet.org/p/the-opening-ceremony-of-the-olympic
    D'accord
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  • 🇹🇷🇫🇷 FLASH | "Les JO ont été utilisés comme un outil de perversion qui corrompt la nature humaine. J'appellerai le pape pour lui faire part de l'immoralité commise contre le monde chrétien et tous les chrétiens", a déclaré le président turc Recep Tayyip #Erdogan, ajoutant que "ce qui s'est passé à Paris est un projet visant à ramener les humains à un niveau plus bas que celui des animaux". (AFP / Mediapart) #Paris2024

    https://x.com/CerfiaFR/status/1818296136022503730
    🇹🇷🇫🇷 FLASH | "Les JO ont été utilisés comme un outil de perversion qui corrompt la nature humaine. J'appellerai le pape pour lui faire part de l'immoralité commise contre le monde chrétien et tous les chrétiens", a déclaré le président turc Recep Tayyip #Erdogan, ajoutant que "ce qui s'est passé à Paris est un projet visant à ramener les humains à un niveau plus bas que celui des animaux". (AFP / Mediapart) #Paris2024 https://x.com/CerfiaFR/status/1818296136022503730
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  • https://x.com/Fbc_Pt/status/1800469754874151311
    Le diable 😈 ne cache pas son plan, il agit au travers de la dénaturation et de la perversion de l'humain...
    https://x.com/Fbc_Pt/status/1800469754874151311 Le diable 😈 ne cache pas son plan, il agit au travers de la dénaturation et de la perversion de l'humain...
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  • Courrier #ActionNationale2024 - E.V.A.R.S

    🔴 Plus de 65000 mails expédiés au cours du mois de Juin 24 !

    Découvrez ici le courrier de rappel à la loi envoyé à TOUS les établissements scolaires et leur hiérarchie, co-signé par de nombreux collectifs, associations et professionnels :

    https://www.parentsencolere.fr/2024/06/24/campagne-nationale-courrier-rappel-a-la-loi-recu-par-tous-les-etablissements-scolaires-de-france-et-doutre-mer/

    Une union sans précédent pour un même objectif : Stopper la mise en œuvre des séances d'Éducation à la Vie Affective Relationnelle et Sexuelle (et autres noms dérivés) pour tous, en faisant appel au pouvoir décisionnaire et individuel des chefs d'établissement et autres acteurs concernés.

    Comment : Prise de conscience, engagement de la responsabilité individuelle des auteurs, démonstration de l'illégalité de ces séances face au rappel de la hiérarchie des normes juridiques : le personnel enseignant ne pourra plus se cacher derrière "l'obligation" de l’art L312-16 du Code de l’Éducation Nationale, étant donné que celui-ci doit se soumettre obligatoirement aux blocs législatifs, conventionnels et constitutionnels.

    Résultats attendus : que le personnel enseignant respecte les lois établies et l'interdiction pour un adulte de parler de sexe à un mineur, si ce n'est par le bon sens et la Morale, par crainte de poursuites judiciaires.
    Fin des séances de perversion, retour à la science, à la bienveillance et au respect de la sphère privée, conforme à ce qu'on attend d'un établissement scolaire.
    Et ce, des écoles élémentaires jusqu'aux lycées !

    Nous remercions sincèrement tous les co-signataires de ce courrier qui aura de quoi faire méditer durant les vacances scolaires le personnel éducatif et intervenants, en faisant prendre conscience aux premiers rangs, ce dont ils peuvent se rendre coupable devant la Loi.

    #ParentsEnColere #StopSexualité
    #EVARS #EducationALaSexualité
    #DéfendonsNosEnfants
    Courrier #ActionNationale2024 - E.V.A.R.S 🔴 Plus de 65000 mails expédiés au cours du mois de Juin 24 ! Découvrez ici le courrier de rappel à la loi envoyé à TOUS les établissements scolaires et leur hiérarchie, co-signé par de nombreux collectifs, associations et professionnels : https://www.parentsencolere.fr/2024/06/24/campagne-nationale-courrier-rappel-a-la-loi-recu-par-tous-les-etablissements-scolaires-de-france-et-doutre-mer/ Une union sans précédent pour un même objectif : Stopper la mise en œuvre des séances d'Éducation à la Vie Affective Relationnelle et Sexuelle (et autres noms dérivés) pour tous, en faisant appel au pouvoir décisionnaire et individuel des chefs d'établissement et autres acteurs concernés. Comment : Prise de conscience, engagement de la responsabilité individuelle des auteurs, démonstration de l'illégalité de ces séances face au rappel de la hiérarchie des normes juridiques : le personnel enseignant ne pourra plus se cacher derrière "l'obligation" de l’art L312-16 du Code de l’Éducation Nationale, étant donné que celui-ci doit se soumettre obligatoirement aux blocs législatifs, conventionnels et constitutionnels. Résultats attendus : que le personnel enseignant respecte les lois établies et l'interdiction pour un adulte de parler de sexe à un mineur, si ce n'est par le bon sens et la Morale, par crainte de poursuites judiciaires. Fin des séances de perversion, retour à la science, à la bienveillance et au respect de la sphère privée, conforme à ce qu'on attend d'un établissement scolaire. Et ce, des écoles élémentaires jusqu'aux lycées ! Nous remercions sincèrement tous les co-signataires de ce courrier qui aura de quoi faire méditer durant les vacances scolaires le personnel éducatif et intervenants, en faisant prendre conscience aux premiers rangs, ce dont ils peuvent se rendre coupable devant la Loi. #ParentsEnColere #StopSexualité #EVARS #EducationALaSexualité #DéfendonsNosEnfants
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    Campagne Nationale : courrier " RAPPEL A LA LOI " reçu par tous les établissements scolaires de France et d'Outre-mer. - Parents En Colère
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