• Ces « petits » propriétaires qui revendent par milliers leurs biens locatifs
    « C’est beaucoup trop de soucis pour peu de revenus » : ces « petits » propriétaires qui font le choix de vendre tous leurs biens locatifs (Source le Figaro ici).
    Le niveau d’exaspération des propriétaires bailleurs a atteint un niveau jamais vu.
    « L’immobilier était, pour eux, le meilleur des placements. La multiplication des contraintes et la hausse de la fiscalité changent la donne. Ils se défont des logements qu’ils louaient. Sans le moindre état d’âme.
    Thierry a fait un choix radical en début d’année. Après mûre réflexion, ce Corrézien de 60 ans a décidé de se séparer de l’ensemble de son patrimoine locatif. Il a déjà vendu 5 de ses 15 logements. Et il ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Tout ce patrimoine, patiemment constitué durant 25 ans et qui représente environ «2,5 millions d’euros», sera cédé. «Je ne veux plus m’emmerder, lâche l’entrepreneur. C’est vraiment beaucoup trop de soucis pour peu de revenus». Catherine, une Francilienne de 66 ans, fait le même constat concernant ses huit appartements, pour partie hérités de ses parents. Elle aussi a commencé à s’en débarrasser. «L’immobilier, ça ne paie plus et ce n’est pas une valeur sûre ! », tranche-t-elle. L’âge venant, Thierry comme Catherine ont entrepris un grand nettoyage.
    Le désamour pour l’investissement immobilier a gagné du terrain ces dernières années. Depuis début 2023, les investisseurs ont déserté le marché, le plombant et obligeant le gouvernement à relancer les cogitations autour du statut de bailleur privé. Il s’agit de trouver les coups de pouce et avantages fiscaux qui les inciteraient à revenir, sans creuser davantage les déficits publics. «Dans le neuf, les ventes se sont effondrées, passant de 60.000 à 15.000 en 2024. Dans l’ancien, les achats effectués par des investisseurs ont diminué d’un tiers par rapport à 2022 et 2023. L’envie pour l’investissement locatif est en retrait marqué», rappelle Henry Buzy-Cazaux, président de l’Institut du Management des Services Immobiliers et expert reconnu du secteur.
    Un autre phénomène semble se dessiner : des propriétaires de biens locatifs vont maintenant jusqu’à se défaire de tout leur patrimoine. Alors qu’ils ont le sentiment de ne pas avoir été épargnés ces dernières années, pas question pour eux de transmettre à leurs enfants des biens locatifs. Ce serait leur faire un cadeau empoisonné. « Attention à la lame de fond des ventes liées aux successions », met en garde Christophe Demerson, le président du think tank « 35 millions de petits propriétaires ». Lequel déplore « la stigmatisation » dont ont été victimes les propriétaires ces dernières années.
    Joachim, 62 ans, est de ceux-là : il ne transmettra pas ses biens locatifs à sa descendance. Ce colleur d’affiches, qui s’en est sorti à la force du poignet, possède 13 logements, de 36 à 70 m² de surface, qu’il a toujours loués à des tarifs intéressants, par conviction mais aussi pour limiter un turn-over qu’il sait coûteux. Seulement voilà, il fait aussi partie de ces bailleurs désenchantés, perdus et agacés. Pas question d’embarquer ses enfants de 37 et 35 ans dans cette galère ! « Je ne veux pas les mettre dans l’embarras. L’immobilier est devenu tellement lourd à gérer », confie-t-il, dépité.
    Il y a donc les parents récalcitrants. Mais il y a aussi – et plus souvent qu’on ne le pense – les enfants qui ne veulent pas à avoir à gérer des biens immobiliers. Pierre* est dans cette situation. Après avoir consacré 40 ans de sa vie à faire fructifier son patrimoine immobilier devenu au final très important, il aimerait voir son fils ou sa fille reprendre le flambeau. Ces derniers ne sont vraiment pas emballés. Ils ont vu leur père se démener pendant des décennies. Et encore plus ces dernières années. « Je ne me fais aucune illusion. Je sais ce qu’ils feront. Ils vendront ! J’ai essayé d’en parler. Mais ils ne m’ont pas répondu ». Même si Pierre* ne le dit pas clairement, l’option de la vente se pose désormais. »
    Voilà ce qu’il se passe quand des dirigeants sans vision tuent la poule aux œufs d’or.
    Notre Mozart de la finance pense depuis le départ que l’immobilier est « improductif » c’est que c’est de l’improductif qui sert à loger des gens, des familles et que quand on manque d’investisseurs, on manque de biens et quand il n’y a pas assez de biens il y a une crise du logement. Cette crise touche les plus fragile car les riches, eux, peuvent toujours se loger.
    En épuisant les petits propriétaires.
    En surtaxant les petits propriétaires.
    En ajoutant normes sur normes, contraintes sur contraintes le Mozart de la finance a réussi à scier la branche immobilière qui est une rente pour l’État sur laquelle il était assis.
    Brillant résultat de 8 années de gestion calamiteuse de notre nation.
    Qu’ils continuent donc avec le DPE foireux, inutile et inefficace.
    Qu’ils continuent avec encore plus de taxes.
    Qu’ils continuent avec encore plus de règles.
    Les gens iront placer ailleurs et la crise du logement s’amplifiera puisque l’Etat n’a pas les moyens, n’a plus les moyens de construire alors qu’ils continuent nos mamamouchis à faire rentrer 500 000 étrangers par an que l’on ne peut pas loger..
    Ils sont devenus fous.
    Complètement fous.
    Et rien ne peut les arrêter.
    Ils sont « infaillibles ».
    Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
    Préparez-vous !

    Charles SANNAT

    Retrouvez le sur le site insolentiae com et téléchargez gratuitement sa lettre d'informations.

    https://x.com/Insolentiae/status/1935586862459969966
    Ces « petits » propriétaires qui revendent par milliers leurs biens locatifs « C’est beaucoup trop de soucis pour peu de revenus » : ces « petits » propriétaires qui font le choix de vendre tous leurs biens locatifs (Source le Figaro ici). Le niveau d’exaspération des propriétaires bailleurs a atteint un niveau jamais vu. « L’immobilier était, pour eux, le meilleur des placements. La multiplication des contraintes et la hausse de la fiscalité changent la donne. Ils se défont des logements qu’ils louaient. Sans le moindre état d’âme. Thierry a fait un choix radical en début d’année. Après mûre réflexion, ce Corrézien de 60 ans a décidé de se séparer de l’ensemble de son patrimoine locatif. Il a déjà vendu 5 de ses 15 logements. Et il ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Tout ce patrimoine, patiemment constitué durant 25 ans et qui représente environ «2,5 millions d’euros», sera cédé. «Je ne veux plus m’emmerder, lâche l’entrepreneur. C’est vraiment beaucoup trop de soucis pour peu de revenus». Catherine, une Francilienne de 66 ans, fait le même constat concernant ses huit appartements, pour partie hérités de ses parents. Elle aussi a commencé à s’en débarrasser. «L’immobilier, ça ne paie plus et ce n’est pas une valeur sûre ! », tranche-t-elle. L’âge venant, Thierry comme Catherine ont entrepris un grand nettoyage. Le désamour pour l’investissement immobilier a gagné du terrain ces dernières années. Depuis début 2023, les investisseurs ont déserté le marché, le plombant et obligeant le gouvernement à relancer les cogitations autour du statut de bailleur privé. Il s’agit de trouver les coups de pouce et avantages fiscaux qui les inciteraient à revenir, sans creuser davantage les déficits publics. «Dans le neuf, les ventes se sont effondrées, passant de 60.000 à 15.000 en 2024. Dans l’ancien, les achats effectués par des investisseurs ont diminué d’un tiers par rapport à 2022 et 2023. L’envie pour l’investissement locatif est en retrait marqué», rappelle Henry Buzy-Cazaux, président de l’Institut du Management des Services Immobiliers et expert reconnu du secteur. Un autre phénomène semble se dessiner : des propriétaires de biens locatifs vont maintenant jusqu’à se défaire de tout leur patrimoine. Alors qu’ils ont le sentiment de ne pas avoir été épargnés ces dernières années, pas question pour eux de transmettre à leurs enfants des biens locatifs. Ce serait leur faire un cadeau empoisonné. « Attention à la lame de fond des ventes liées aux successions », met en garde Christophe Demerson, le président du think tank « 35 millions de petits propriétaires ». Lequel déplore « la stigmatisation » dont ont été victimes les propriétaires ces dernières années. Joachim, 62 ans, est de ceux-là : il ne transmettra pas ses biens locatifs à sa descendance. Ce colleur d’affiches, qui s’en est sorti à la force du poignet, possède 13 logements, de 36 à 70 m² de surface, qu’il a toujours loués à des tarifs intéressants, par conviction mais aussi pour limiter un turn-over qu’il sait coûteux. Seulement voilà, il fait aussi partie de ces bailleurs désenchantés, perdus et agacés. Pas question d’embarquer ses enfants de 37 et 35 ans dans cette galère ! « Je ne veux pas les mettre dans l’embarras. L’immobilier est devenu tellement lourd à gérer », confie-t-il, dépité. Il y a donc les parents récalcitrants. Mais il y a aussi – et plus souvent qu’on ne le pense – les enfants qui ne veulent pas à avoir à gérer des biens immobiliers. Pierre* est dans cette situation. Après avoir consacré 40 ans de sa vie à faire fructifier son patrimoine immobilier devenu au final très important, il aimerait voir son fils ou sa fille reprendre le flambeau. Ces derniers ne sont vraiment pas emballés. Ils ont vu leur père se démener pendant des décennies. Et encore plus ces dernières années. « Je ne me fais aucune illusion. Je sais ce qu’ils feront. Ils vendront ! J’ai essayé d’en parler. Mais ils ne m’ont pas répondu ». Même si Pierre* ne le dit pas clairement, l’option de la vente se pose désormais. » Voilà ce qu’il se passe quand des dirigeants sans vision tuent la poule aux œufs d’or. Notre Mozart de la finance pense depuis le départ que l’immobilier est « improductif » c’est que c’est de l’improductif qui sert à loger des gens, des familles et que quand on manque d’investisseurs, on manque de biens et quand il n’y a pas assez de biens il y a une crise du logement. Cette crise touche les plus fragile car les riches, eux, peuvent toujours se loger. En épuisant les petits propriétaires. En surtaxant les petits propriétaires. En ajoutant normes sur normes, contraintes sur contraintes le Mozart de la finance a réussi à scier la branche immobilière qui est une rente pour l’État sur laquelle il était assis. Brillant résultat de 8 années de gestion calamiteuse de notre nation. Qu’ils continuent donc avec le DPE foireux, inutile et inefficace. Qu’ils continuent avec encore plus de taxes. Qu’ils continuent avec encore plus de règles. Les gens iront placer ailleurs et la crise du logement s’amplifiera puisque l’Etat n’a pas les moyens, n’a plus les moyens de construire alors qu’ils continuent nos mamamouchis à faire rentrer 500 000 étrangers par an que l’on ne peut pas loger.. Ils sont devenus fous. Complètement fous. Et rien ne peut les arrêter. Ils sont « infaillibles ». Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous ! Charles SANNAT Retrouvez le sur le site insolentiae com et téléchargez gratuitement sa lettre d'informations. https://x.com/Insolentiae/status/1935586862459969966
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  • 🔴 L'autodestruction de l'Europe
    par Thomas Fazi

    📍Comment comprendre la posture apparemment autodestructrice de l'Europe ? Quatre dimensions interdépendantes peuvent expliquer la position de ses dirigeants : psychologique, politique, stratégique et transatlantique.

    Pour les étrangers, la politique européenne peut s'avérer difficile à déchiffrer de nos jours – et cela est particulièrement évident dans la réaction du continent face à l'évolution de la situation en Ukraine. Depuis le retour en force de Donald Trump et son initiative de négocier la fin du conflit russo-ukrainien, les dirigeants européens ont agi d'une manière qui semble défier la logique fondamentale des relations internationales – notamment le réalisme, qui postule que les États agissent avant tout pour promouvoir leurs propres intérêts stratégiques.

    Plutôt que de soutenir les efforts diplomatiques visant à mettre fin à la guerre, les dirigeants européens semblent déterminés à faire échouer les propositions de paix de Trump, à compromettre les négociations et à prolonger le conflit. Du point de vue des intérêts fondamentaux de l'Europe, cette situation est non seulement déroutante, mais aussi irrationnelle. La guerre en Ukraine, mieux décrite comme un conflit par procuration entre l'OTAN et la Russie, a infligé d'immenses dommages économiques aux industries et aux ménages européens, tout en aggravant considérablement les risques sécuritaires sur tout le continent. On pourrait bien sûr arguer que l'engagement de l'Europe dans la guerre était malavisé dès le départ, fruit d'un orgueil démesuré et d'une erreur de calcul stratégique, notamment la croyance erronée que la Russie subirait un effondrement économique et une défaite militaire rapides.

    Cependant, quelle que soit la logique de la réaction initiale de l'Europe à la guerre, on pourrait s'attendre, compte tenu de ses conséquences, à ce que les dirigeants européens saisissent avec empressement toute voie viable vers la paix – et, partant, l'occasion de rétablir les relations diplomatiques et la coopération économique avec la Russie. Au lieu de cela, ils ont réagi avec inquiétude face à la « menace » de paix. Loin de se réjouir de cette opportunité, ils ont doublé la mise : ils ont promis un soutien financier et militaire illimité à l'Ukraine et ont annoncé un plan de réarmement sans précédent, qui suggère que l'Europe se prépare à un affrontement militarisé à long terme avec la Russie, même en cas de règlement négocié.

    Comment interpréter cette posture apparemment autodestructrice ? Ce comportement peut sembler irrationnel à la lumière des intérêts généraux ou objectifs de l'Europe, mais il devient plus intelligible à travers le prisme des intérêts de ses dirigeants. Quatre dimensions interdépendantes peuvent contribuer à expliquer leur position : psychologique, politique, stratégique et transatlantique.

    D'un point de vue psychologique, les dirigeants européens se sont de plus en plus éloignés de la réalité. L'écart grandissant entre leurs attentes initiales et la trajectoire réelle de la guerre a créé une sorte de dissonance cognitive, les poussant à adopter des récits de plus en plus illusoires, notamment des appels alarmistes à se préparer à une guerre ouverte avec la Russie. Ce décalage n'est pas seulement rhétorique ; il révèle un malaise plus profond, leur vision du monde se heurtant à des réalités inconfortables sur le terrain.

    La psychologie offre également un éclairage sur la réaction de l'Europe face à Trump. Dans la mesure où Washington a toujours considéré l'OTAN comme un moyen d'assurer la subordination stratégique de l'Europe, la menace du président de réduire les engagements américains envers l'alliance pourrait offrir à l'Europe l'opportunité de se redéfinir comme un acteur autonome. Le problème est que l'Europe est enfermée dans une relation de dépendance à l'Amérique depuis si longtemps que, maintenant que Trump menace de déstabiliser sa dépendance historique en matière de sécurité 🔽
    Image
    2.
    l’Europe est incapable de saisir cette opportunité ; au contraire, elle tente de reproduire la politique étrangère agressive des États-Unis – de « devenir » inconsciemment l'Amérique.

    C'est pourquoi, après avoir volontairement sacrifié leurs propres intérêts sur l'autel de l'hégémonie américaine, ils se posent désormais en ultimes défenseurs des politiques mêmes qui les ont rendus inutiles. Il s'agit moins d'une démonstration de conviction réelle que d'un réflexe psychologique – une faible tentative de masquer l'humiliation d'être démasqués par leur patron comme de simples vassaux, une vaine mascarade d'« autonomie ».

    Au-delà des aspects psychologiques et symboliques, des calculs plus pragmatiques sont également en jeu. Pour la génération actuelle de dirigeants européens, admettre l'échec en Ukraine équivaudrait à un suicide politique, surtout compte tenu des coûts économiques immenses supportés par leurs propres populations. La guerre est devenue une sorte de justification existentielle de leur règne. Sans elle, leurs échecs seraient révélés au grand jour. À l'heure où les partis politiques établis subissent une pression croissante de la part des mouvements et partis « populistes », c'est une vulnérabilité qu'ils ne peuvent se permettre. Mettre fin à la guerre nécessiterait également de reconnaître que le mépris de l'OTAN pour les préoccupations sécuritaires russes a contribué à déclencher le conflit – une démarche qui remettrait en cause le discours dominant sur l'agression russe et mettrait en lumière les propres erreurs stratégiques de l'Europe.

    Face à ces dilemmes, les dirigeants européens ont choisi de camper sur leurs positions. La poursuite du conflit – et le maintien d'une attitude hostile envers la Russie – leur offre non seulement une bouée de sauvetage politique à court terme, mais aussi un prétexte pour consolider leur pouvoir intérieur, réprimer la dissidence et anticiper les futurs défis politiques. Ce qui peut apparaître comme une incohérence stratégique à première vue reflète, à y regarder de plus près, une tentative désespérée de gérer la dégradation interne en projetant sa force à l'étranger.

    Tout au long de l'histoire, les gouvernements ont souvent exagéré, gonflé ou carrément fabriqué les menaces extérieures à des fins de politique intérieure – une stratégie qui sert de multiples objectifs, allant de l'unification de la population et de la réduction au silence de la dissidence à la justification de l'augmentation des dépenses militaires et de l'expansion du pouvoir de l'État. Cela s'applique certainement à la situation actuelle en Europe. Sur le plan économique, on espère qu'une production de défense accrue contribuera à relancer les économies européennes anémiques – une forme grossière de keynésianisme militaire. Il n'est guère surprenant, à cet égard, que le pays menant la charge de remilitarisation soit l'Allemagne, dont l'économie a été la plus durement touchée par la guerre en Ukraine.

    Les plans de remilitarisation de l'Europe seront sans aucun doute une aubaine pour le complexe militaro-industriel du continent, qui enregistre déjà des gains records, mais il est peu probable qu'ils profitent aux Européens ordinaires, d'autant plus que l'augmentation des dépenses de défense entraînera inévitablement des coupes dans d'autres domaines, tels que les retraites, la santé et les systèmes de sécurité sociale. Janan Ganesh, chroniqueur au Financial Times, a exprimé la logique sous-jacente : « L'Europe doit réduire son État-providence pour construire un État guerrier. » 🔽
    3.
    Cela dit, si les facteurs économiques jouent certainement un rôle, les véritables objectifs du programme de réarmement européen ne sont sans doute pas économiques, mais politiques. Au cours des quinze dernières années, l'Union européenne s'est transformée en un édifice de plus en plus autoritaire et antidémocratique. Sous la présidence d'Ursula von der Leyen, la Commission européenne a exploité crise après crise pour accroître son influence sur des domaines de compétence jusque-là considérés comme relevant des gouvernements nationaux – des budgets et de la politique de santé aux affaires étrangères et à la défense – au détriment du contrôle démocratique et de la responsabilité.

    Au cours des trois dernières années, l'Europe s'est militarisée de plus en plus. Ursula von der Leyen a profité de la crise ukrainienne pour se placer à la tête de la réponse du bloc, transformant ainsi la Commission, et l'UE dans son ensemble, en un bras étendu de l'OTAN. Aujourd'hui, sous couvert de « menace russe », Ursula von der Leyen entend accélérer considérablement ce processus de centralisation de la politique du bloc. Elle a déjà proposé, par exemple, d'acheter collectivement des armes au nom des États membres de l'UE, suivant le même modèle « j'achète, vous payez » utilisé pour l'approvisionnement en vaccins contre la Covid-19. Cela donnerait de fait à la Commission le contrôle de l'ensemble du complexe militaro-industriel des pays de l'UE, le dernier d'une longue série de coups d'État institutionnels orchestrés par Bruxelles.

    Il ne s'agit pas seulement d'intensifier la production d'armes. Bruxelles poursuit une militarisation globale de la société. Cette ambition se reflète dans l'application de plus en plus stricte de la politique étrangère de l'UE et de l'OTAN – depuis les menaces et les pressions exercées pour contraindre des dirigeants non alignés comme Viktor Orbán en Hongrie et Roberto Fico en Slovaquie à se conformer à leurs engagements jusqu'à l'exclusion pure et simple des candidats politiques critiques envers l'UE et l'OTAN, comme en Roumanie.

    Dans les années à venir, cette approche militarisée est appelée à devenir le paradigme dominant en Europe, car toutes les sphères de la vie – politique, économique, sociale, culturelle et scientifique – seront subordonnées au prétendu objectif de sécurité nationale, ou plutôt supranationale. Cela servira à justifier des politiques de plus en plus répressives et autoritaires, la menace d'« ingérence russe » étant invoquée comme prétexte fourre-tout pour tout, de la censure en ligne à la suspension des libertés civiles fondamentales – ainsi que, bien sûr, à la centralisation et à la verticalisation accrues de l'autorité de l'UE – surtout compte tenu des inévitabilités réactions négatives que ces politiques ne manqueront pas de susciter. Autrement dit, la « menace russe » constituera un ultime recours pour sauver le projet européen.

    Enfin, il y a la dimension transatlantique. Ce serait une erreur de considérer le clivage transatlantique actuel uniquement à travers le prisme des intérêts divergents des dirigeants européens et américains. Au-delà de ces divergences, des dynamiques plus profondes pourraient être à l'œuvre. Il n'est pas déraisonnable de supposer que les Européens pourraient, à un certain niveau, se coordonner avec l'establishment démocrate américain et la faction libérale-mondialiste de l'État permanent américain – le réseau d'intérêts bien ancrés qui englobe la bureaucratie, l'État sécuritaire et le complexe militaro-industriel américains. Ces réseaux, toujours actifs malgré la « guerre contre l'État profond » déclarée par Trump, ont un intérêt commun à faire dérailler les pourparlers de paix et à perturber la présidence de Trump.

    En d'autres termes, ce qui apparaît à première vue comme un affrontement entre l'Europe et les États-Unis pourrait en réalité être, plus fondamentalement, une lutte entre différentes factions de l'empire américain – et, dans une large mesure 🔽
    4.
    au sein même de l'establishment américain – menée par l'intermédiaire de mandataires européens. Après tout, nombre des dirigeants européens actuels entretiennent des liens étroits avec ces réseaux.

    Les États-Unis ont, bien sûr, une longue histoire d'influence politique en Europe. Au fil des décennies, ils ont tissé des liens institutionnels solides avec les appareils d'État des pays d'Europe occidentale, notamment au sein de leurs services de défense et de renseignement. De plus, l'establishment américain exerce une influence considérable sur le discours public européen par le biais des principaux médias anglophones et des groupes de réflexion. Ces groupes de réflexion, tels que le German Marshall Fund, le National Endowment for Democracy, le Council on Foreign Relations et l'Atlantic Council, contribuent à façonner les discours politiques qui dominent la société européenne – et sont aujourd'hui à l'avant-garde de la promotion de l'idée selon laquelle « l'absence d'accord vaut mieux qu'un mauvais accord ».

    Ses origines remontent à la Guerre froide, où les États-Unis promouvaient activement l'intégration européenne comme rempart contre l'Union soviétique. Autrement dit, l'UE, notamment à travers ses premières moutures, a toujours été attachée à l'atlantisme, et ce sentiment n'a fait que s'intensifier après la Guerre froide. C'est pourquoi l'establishment technocratique de l'UE – et plus particulièrement la Commission européenne – a toujours été davantage aligné sur les États-Unis que sur les gouvernements nationaux européens. Ursula von der Leyen, surnommée « la présidente américaine de l'Europe », illustre parfaitement cet alignement, œuvrant sans relâche pour maintenir l'engagement de l'UE envers la stratégie géopolitique agressive des États-Unis, notamment à l'égard de la Russie et de l'Ukraine.

    L'OTAN a toujours été un outil essentiel de cette alliance, jouant aujourd'hui un rôle crucial pour contrer les efforts de Trump visant à modifier l'approche américaine envers la Russie. Dans ce contexte, la position de l'Europe, bien qu'apparemment dirigée contre Trump, découle du constat que certains membres de la classe dirigeante américaine s'opposent fermement aux ouvertures de Trump à Poutine, nourrissent une profonde animosité envers la Russie et perçoivent les menaces du président de se désengager de l'OTAN et de saper d'autres piliers de l'ordre d'après-guerre comme un défi stratégique aux systèmes qui ont soutenu l'hégémonie américaine pendant des décennies.

    Ce lien pourrait expliquer les politiques « irrationnelles » de certains dirigeants européens, du moins du point de vue des intérêts objectifs de l'Europe – d'abord leur soutien aveugle à la guerre par procuration menée par les États-Unis en Ukraine, puis leur insistance à poursuivre la guerre à tout prix. Selon ce récit, les objectifs de l'establishment transatlantique semblent clairs : diaboliser Trump, le présenter comme un « partisan de la complaisance envers Poutine » ; et attiser les inquiétudes européennes quant à leur vulnérabilité militaire, notamment en exagérant la menace russe, afin de pousser l'opinion publique à accepter une augmentation des dépenses de défense et la poursuite de la guerre aussi longtemps que possible.

    Dans cette guerre civile transatlantique, aucun des deux camps n'a véritablement à cœur les intérêts de l'Europe. La faction trumpienne considère l'Europe comme une rivale économique, Trump lui-même critiquant à maintes reprises l'UE, la qualifiant d'« atrocité » visant à « escroquer » l'Amérique – et envisage désormais d'imposer de lourds droits de douane à l'Europe. De son côté, la faction libérale-mondialiste considère l'Europe comme un front crucial dans la guerre par procuration contre la Russie.

    Dans ce contexte, un scénario où les Européens prolongeraient la guerre en Ukraine – du moins à court terme – pourrait être perçu comme un compromis entre les deux factions. Les États-Unis pourraient se sortir du bourbier ukrainien 🔽
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    tout en poursuivant leur rapprochement avec la Russie et en se concentrant sur la Chine et la région Asie-Pacifique, tout en imputant la responsabilité de l'échec de la paix à Zelensky et aux Européens.

    Parallèlement, l'engagement continu de l'Europe dans la guerre renforce sa séparation économique et géopolitique avec la Russie et sa dépendance économique envers les États-Unis, notamment dans le contexte de la hausse de ses dépenses de défense, dont une grande partie profiterait au complexe militaro-industriel américain. Parallèlement, les représentants européens de l'establishment libéral-mondialiste continueraient d'utiliser la menace russe pour asseoir leur pouvoir. Globalement, cet arrangement pourrait être jugé acceptable par les deux parties. Autrement dit, comme l'a suggéré le géopolitologue Brian Berletic, ce qui est souvent présenté dans les médias comme une « fracture transatlantique » sans précédent pourrait, en réalité, s'apparenter davantage à une « division du travail » dans laquelle les Européens maintiendraient la pression sur la Russie tandis que les États-Unis tourneraient leur attention vers la Chine.

    Il ressort de cette analyse le portrait d'une classe politique européenne en proie à une profonde crise de légitimité, coincée entre pressions extérieures et déclin interne. Loin d'agir dans l'intérêt rationnel et stratégique de leurs nations, les dirigeants européens semblent de plus en plus dépendants des structures de pouvoir transatlantiques, des impératifs politiques nationaux et des réflexes psychologiques façonnés par des décennies de dépendance et de déni. Leur réponse à la guerre en Ukraine – et à la présence renouvelée de Trump sur la scène internationale – reflète moins une stratégie géopolitique cohérente qu'une tentative effrénée de préserver par tous les moyens un ordre mondial en déclin.

    Dans ce contexte, les actions de l'Europe ne sont pas simplement malavisées ; elles sont symptomatiques d'un dysfonctionnement plus profond au cœur même du projet européen. La militarisation de la société, l'érosion des normes démocratiques, la consolidation du pouvoir technocratique et la répression de la dissidence ne sont pas des mesures de guerre temporaires : elles dessinent les contours d'un nouveau paradigme politique, né de la peur, de la dépendance et de l'inertie institutionnelle. Sous couvert de discours sécuritaires et de valeurs, les dirigeants européens ne défendent pas le continent ; ils renforcent sa subordination, à la fois à l'hégémonie déclinante de Washington et à leurs propres régimes défaillants.

    Thomas Fazi

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    Via Péonia

    Liens de l'article :
    https://threadreaderapp.com/thread/1920002395339210907.html
    ou
    https://x.com/Galadriell__/status/1920002395339210907
    🔴 L'autodestruction de l'Europe par Thomas Fazi 📍Comment comprendre la posture apparemment autodestructrice de l'Europe ? Quatre dimensions interdépendantes peuvent expliquer la position de ses dirigeants : psychologique, politique, stratégique et transatlantique. Pour les étrangers, la politique européenne peut s'avérer difficile à déchiffrer de nos jours – et cela est particulièrement évident dans la réaction du continent face à l'évolution de la situation en Ukraine. Depuis le retour en force de Donald Trump et son initiative de négocier la fin du conflit russo-ukrainien, les dirigeants européens ont agi d'une manière qui semble défier la logique fondamentale des relations internationales – notamment le réalisme, qui postule que les États agissent avant tout pour promouvoir leurs propres intérêts stratégiques. Plutôt que de soutenir les efforts diplomatiques visant à mettre fin à la guerre, les dirigeants européens semblent déterminés à faire échouer les propositions de paix de Trump, à compromettre les négociations et à prolonger le conflit. Du point de vue des intérêts fondamentaux de l'Europe, cette situation est non seulement déroutante, mais aussi irrationnelle. La guerre en Ukraine, mieux décrite comme un conflit par procuration entre l'OTAN et la Russie, a infligé d'immenses dommages économiques aux industries et aux ménages européens, tout en aggravant considérablement les risques sécuritaires sur tout le continent. On pourrait bien sûr arguer que l'engagement de l'Europe dans la guerre était malavisé dès le départ, fruit d'un orgueil démesuré et d'une erreur de calcul stratégique, notamment la croyance erronée que la Russie subirait un effondrement économique et une défaite militaire rapides. Cependant, quelle que soit la logique de la réaction initiale de l'Europe à la guerre, on pourrait s'attendre, compte tenu de ses conséquences, à ce que les dirigeants européens saisissent avec empressement toute voie viable vers la paix – et, partant, l'occasion de rétablir les relations diplomatiques et la coopération économique avec la Russie. Au lieu de cela, ils ont réagi avec inquiétude face à la « menace » de paix. Loin de se réjouir de cette opportunité, ils ont doublé la mise : ils ont promis un soutien financier et militaire illimité à l'Ukraine et ont annoncé un plan de réarmement sans précédent, qui suggère que l'Europe se prépare à un affrontement militarisé à long terme avec la Russie, même en cas de règlement négocié. Comment interpréter cette posture apparemment autodestructrice ? Ce comportement peut sembler irrationnel à la lumière des intérêts généraux ou objectifs de l'Europe, mais il devient plus intelligible à travers le prisme des intérêts de ses dirigeants. Quatre dimensions interdépendantes peuvent contribuer à expliquer leur position : psychologique, politique, stratégique et transatlantique. D'un point de vue psychologique, les dirigeants européens se sont de plus en plus éloignés de la réalité. L'écart grandissant entre leurs attentes initiales et la trajectoire réelle de la guerre a créé une sorte de dissonance cognitive, les poussant à adopter des récits de plus en plus illusoires, notamment des appels alarmistes à se préparer à une guerre ouverte avec la Russie. Ce décalage n'est pas seulement rhétorique ; il révèle un malaise plus profond, leur vision du monde se heurtant à des réalités inconfortables sur le terrain. La psychologie offre également un éclairage sur la réaction de l'Europe face à Trump. Dans la mesure où Washington a toujours considéré l'OTAN comme un moyen d'assurer la subordination stratégique de l'Europe, la menace du président de réduire les engagements américains envers l'alliance pourrait offrir à l'Europe l'opportunité de se redéfinir comme un acteur autonome. Le problème est que l'Europe est enfermée dans une relation de dépendance à l'Amérique depuis si longtemps que, maintenant que Trump menace de déstabiliser sa dépendance historique en matière de sécurité 🔽 Image 2. l’Europe est incapable de saisir cette opportunité ; au contraire, elle tente de reproduire la politique étrangère agressive des États-Unis – de « devenir » inconsciemment l'Amérique. C'est pourquoi, après avoir volontairement sacrifié leurs propres intérêts sur l'autel de l'hégémonie américaine, ils se posent désormais en ultimes défenseurs des politiques mêmes qui les ont rendus inutiles. Il s'agit moins d'une démonstration de conviction réelle que d'un réflexe psychologique – une faible tentative de masquer l'humiliation d'être démasqués par leur patron comme de simples vassaux, une vaine mascarade d'« autonomie ». Au-delà des aspects psychologiques et symboliques, des calculs plus pragmatiques sont également en jeu. Pour la génération actuelle de dirigeants européens, admettre l'échec en Ukraine équivaudrait à un suicide politique, surtout compte tenu des coûts économiques immenses supportés par leurs propres populations. La guerre est devenue une sorte de justification existentielle de leur règne. Sans elle, leurs échecs seraient révélés au grand jour. À l'heure où les partis politiques établis subissent une pression croissante de la part des mouvements et partis « populistes », c'est une vulnérabilité qu'ils ne peuvent se permettre. Mettre fin à la guerre nécessiterait également de reconnaître que le mépris de l'OTAN pour les préoccupations sécuritaires russes a contribué à déclencher le conflit – une démarche qui remettrait en cause le discours dominant sur l'agression russe et mettrait en lumière les propres erreurs stratégiques de l'Europe. Face à ces dilemmes, les dirigeants européens ont choisi de camper sur leurs positions. La poursuite du conflit – et le maintien d'une attitude hostile envers la Russie – leur offre non seulement une bouée de sauvetage politique à court terme, mais aussi un prétexte pour consolider leur pouvoir intérieur, réprimer la dissidence et anticiper les futurs défis politiques. Ce qui peut apparaître comme une incohérence stratégique à première vue reflète, à y regarder de plus près, une tentative désespérée de gérer la dégradation interne en projetant sa force à l'étranger. Tout au long de l'histoire, les gouvernements ont souvent exagéré, gonflé ou carrément fabriqué les menaces extérieures à des fins de politique intérieure – une stratégie qui sert de multiples objectifs, allant de l'unification de la population et de la réduction au silence de la dissidence à la justification de l'augmentation des dépenses militaires et de l'expansion du pouvoir de l'État. Cela s'applique certainement à la situation actuelle en Europe. Sur le plan économique, on espère qu'une production de défense accrue contribuera à relancer les économies européennes anémiques – une forme grossière de keynésianisme militaire. Il n'est guère surprenant, à cet égard, que le pays menant la charge de remilitarisation soit l'Allemagne, dont l'économie a été la plus durement touchée par la guerre en Ukraine. Les plans de remilitarisation de l'Europe seront sans aucun doute une aubaine pour le complexe militaro-industriel du continent, qui enregistre déjà des gains records, mais il est peu probable qu'ils profitent aux Européens ordinaires, d'autant plus que l'augmentation des dépenses de défense entraînera inévitablement des coupes dans d'autres domaines, tels que les retraites, la santé et les systèmes de sécurité sociale. Janan Ganesh, chroniqueur au Financial Times, a exprimé la logique sous-jacente : « L'Europe doit réduire son État-providence pour construire un État guerrier. » 🔽 3. Cela dit, si les facteurs économiques jouent certainement un rôle, les véritables objectifs du programme de réarmement européen ne sont sans doute pas économiques, mais politiques. Au cours des quinze dernières années, l'Union européenne s'est transformée en un édifice de plus en plus autoritaire et antidémocratique. Sous la présidence d'Ursula von der Leyen, la Commission européenne a exploité crise après crise pour accroître son influence sur des domaines de compétence jusque-là considérés comme relevant des gouvernements nationaux – des budgets et de la politique de santé aux affaires étrangères et à la défense – au détriment du contrôle démocratique et de la responsabilité. Au cours des trois dernières années, l'Europe s'est militarisée de plus en plus. Ursula von der Leyen a profité de la crise ukrainienne pour se placer à la tête de la réponse du bloc, transformant ainsi la Commission, et l'UE dans son ensemble, en un bras étendu de l'OTAN. Aujourd'hui, sous couvert de « menace russe », Ursula von der Leyen entend accélérer considérablement ce processus de centralisation de la politique du bloc. Elle a déjà proposé, par exemple, d'acheter collectivement des armes au nom des États membres de l'UE, suivant le même modèle « j'achète, vous payez » utilisé pour l'approvisionnement en vaccins contre la Covid-19. Cela donnerait de fait à la Commission le contrôle de l'ensemble du complexe militaro-industriel des pays de l'UE, le dernier d'une longue série de coups d'État institutionnels orchestrés par Bruxelles. Il ne s'agit pas seulement d'intensifier la production d'armes. Bruxelles poursuit une militarisation globale de la société. Cette ambition se reflète dans l'application de plus en plus stricte de la politique étrangère de l'UE et de l'OTAN – depuis les menaces et les pressions exercées pour contraindre des dirigeants non alignés comme Viktor Orbán en Hongrie et Roberto Fico en Slovaquie à se conformer à leurs engagements jusqu'à l'exclusion pure et simple des candidats politiques critiques envers l'UE et l'OTAN, comme en Roumanie. Dans les années à venir, cette approche militarisée est appelée à devenir le paradigme dominant en Europe, car toutes les sphères de la vie – politique, économique, sociale, culturelle et scientifique – seront subordonnées au prétendu objectif de sécurité nationale, ou plutôt supranationale. Cela servira à justifier des politiques de plus en plus répressives et autoritaires, la menace d'« ingérence russe » étant invoquée comme prétexte fourre-tout pour tout, de la censure en ligne à la suspension des libertés civiles fondamentales – ainsi que, bien sûr, à la centralisation et à la verticalisation accrues de l'autorité de l'UE – surtout compte tenu des inévitabilités réactions négatives que ces politiques ne manqueront pas de susciter. Autrement dit, la « menace russe » constituera un ultime recours pour sauver le projet européen. Enfin, il y a la dimension transatlantique. Ce serait une erreur de considérer le clivage transatlantique actuel uniquement à travers le prisme des intérêts divergents des dirigeants européens et américains. Au-delà de ces divergences, des dynamiques plus profondes pourraient être à l'œuvre. Il n'est pas déraisonnable de supposer que les Européens pourraient, à un certain niveau, se coordonner avec l'establishment démocrate américain et la faction libérale-mondialiste de l'État permanent américain – le réseau d'intérêts bien ancrés qui englobe la bureaucratie, l'État sécuritaire et le complexe militaro-industriel américains. Ces réseaux, toujours actifs malgré la « guerre contre l'État profond » déclarée par Trump, ont un intérêt commun à faire dérailler les pourparlers de paix et à perturber la présidence de Trump. En d'autres termes, ce qui apparaît à première vue comme un affrontement entre l'Europe et les États-Unis pourrait en réalité être, plus fondamentalement, une lutte entre différentes factions de l'empire américain – et, dans une large mesure 🔽 4. au sein même de l'establishment américain – menée par l'intermédiaire de mandataires européens. Après tout, nombre des dirigeants européens actuels entretiennent des liens étroits avec ces réseaux. Les États-Unis ont, bien sûr, une longue histoire d'influence politique en Europe. Au fil des décennies, ils ont tissé des liens institutionnels solides avec les appareils d'État des pays d'Europe occidentale, notamment au sein de leurs services de défense et de renseignement. De plus, l'establishment américain exerce une influence considérable sur le discours public européen par le biais des principaux médias anglophones et des groupes de réflexion. Ces groupes de réflexion, tels que le German Marshall Fund, le National Endowment for Democracy, le Council on Foreign Relations et l'Atlantic Council, contribuent à façonner les discours politiques qui dominent la société européenne – et sont aujourd'hui à l'avant-garde de la promotion de l'idée selon laquelle « l'absence d'accord vaut mieux qu'un mauvais accord ». Ses origines remontent à la Guerre froide, où les États-Unis promouvaient activement l'intégration européenne comme rempart contre l'Union soviétique. Autrement dit, l'UE, notamment à travers ses premières moutures, a toujours été attachée à l'atlantisme, et ce sentiment n'a fait que s'intensifier après la Guerre froide. C'est pourquoi l'establishment technocratique de l'UE – et plus particulièrement la Commission européenne – a toujours été davantage aligné sur les États-Unis que sur les gouvernements nationaux européens. Ursula von der Leyen, surnommée « la présidente américaine de l'Europe », illustre parfaitement cet alignement, œuvrant sans relâche pour maintenir l'engagement de l'UE envers la stratégie géopolitique agressive des États-Unis, notamment à l'égard de la Russie et de l'Ukraine. L'OTAN a toujours été un outil essentiel de cette alliance, jouant aujourd'hui un rôle crucial pour contrer les efforts de Trump visant à modifier l'approche américaine envers la Russie. Dans ce contexte, la position de l'Europe, bien qu'apparemment dirigée contre Trump, découle du constat que certains membres de la classe dirigeante américaine s'opposent fermement aux ouvertures de Trump à Poutine, nourrissent une profonde animosité envers la Russie et perçoivent les menaces du président de se désengager de l'OTAN et de saper d'autres piliers de l'ordre d'après-guerre comme un défi stratégique aux systèmes qui ont soutenu l'hégémonie américaine pendant des décennies. Ce lien pourrait expliquer les politiques « irrationnelles » de certains dirigeants européens, du moins du point de vue des intérêts objectifs de l'Europe – d'abord leur soutien aveugle à la guerre par procuration menée par les États-Unis en Ukraine, puis leur insistance à poursuivre la guerre à tout prix. Selon ce récit, les objectifs de l'establishment transatlantique semblent clairs : diaboliser Trump, le présenter comme un « partisan de la complaisance envers Poutine » ; et attiser les inquiétudes européennes quant à leur vulnérabilité militaire, notamment en exagérant la menace russe, afin de pousser l'opinion publique à accepter une augmentation des dépenses de défense et la poursuite de la guerre aussi longtemps que possible. Dans cette guerre civile transatlantique, aucun des deux camps n'a véritablement à cœur les intérêts de l'Europe. La faction trumpienne considère l'Europe comme une rivale économique, Trump lui-même critiquant à maintes reprises l'UE, la qualifiant d'« atrocité » visant à « escroquer » l'Amérique – et envisage désormais d'imposer de lourds droits de douane à l'Europe. De son côté, la faction libérale-mondialiste considère l'Europe comme un front crucial dans la guerre par procuration contre la Russie. Dans ce contexte, un scénario où les Européens prolongeraient la guerre en Ukraine – du moins à court terme – pourrait être perçu comme un compromis entre les deux factions. Les États-Unis pourraient se sortir du bourbier ukrainien 🔽 5/5 tout en poursuivant leur rapprochement avec la Russie et en se concentrant sur la Chine et la région Asie-Pacifique, tout en imputant la responsabilité de l'échec de la paix à Zelensky et aux Européens. Parallèlement, l'engagement continu de l'Europe dans la guerre renforce sa séparation économique et géopolitique avec la Russie et sa dépendance économique envers les États-Unis, notamment dans le contexte de la hausse de ses dépenses de défense, dont une grande partie profiterait au complexe militaro-industriel américain. Parallèlement, les représentants européens de l'establishment libéral-mondialiste continueraient d'utiliser la menace russe pour asseoir leur pouvoir. Globalement, cet arrangement pourrait être jugé acceptable par les deux parties. Autrement dit, comme l'a suggéré le géopolitologue Brian Berletic, ce qui est souvent présenté dans les médias comme une « fracture transatlantique » sans précédent pourrait, en réalité, s'apparenter davantage à une « division du travail » dans laquelle les Européens maintiendraient la pression sur la Russie tandis que les États-Unis tourneraient leur attention vers la Chine. Il ressort de cette analyse le portrait d'une classe politique européenne en proie à une profonde crise de légitimité, coincée entre pressions extérieures et déclin interne. Loin d'agir dans l'intérêt rationnel et stratégique de leurs nations, les dirigeants européens semblent de plus en plus dépendants des structures de pouvoir transatlantiques, des impératifs politiques nationaux et des réflexes psychologiques façonnés par des décennies de dépendance et de déni. Leur réponse à la guerre en Ukraine – et à la présence renouvelée de Trump sur la scène internationale – reflète moins une stratégie géopolitique cohérente qu'une tentative effrénée de préserver par tous les moyens un ordre mondial en déclin. Dans ce contexte, les actions de l'Europe ne sont pas simplement malavisées ; elles sont symptomatiques d'un dysfonctionnement plus profond au cœur même du projet européen. La militarisation de la société, l'érosion des normes démocratiques, la consolidation du pouvoir technocratique et la répression de la dissidence ne sont pas des mesures de guerre temporaires : elles dessinent les contours d'un nouveau paradigme politique, né de la peur, de la dépendance et de l'inertie institutionnelle. Sous couvert de discours sécuritaires et de valeurs, les dirigeants européens ne défendent pas le continent ; ils renforcent sa subordination, à la fois à l'hégémonie déclinante de Washington et à leurs propres régimes défaillants. Thomas Fazi • • • Via Péonia Liens de l'article : https://threadreaderapp.com/thread/1920002395339210907.html ou https://x.com/Galadriell__/status/1920002395339210907
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  • ‼️🤜🏻« Nous sommes le premier exportateur mondial d’électricité parce que nous avons 57 réacteurs nucléaires en fonctionnement ! Et qu’est-ce qu’on fait ? On crée 18 parcs d’éoliennes en mer ! Dans les 15 années à venir, un parc nous coûtera 12 milliards d’euros par an ce qui ne sert à rien puisque nous avons déjà trop d’électricité pour nos besoins et que notre consommation diminue ! Mais on est dans quel monde ?! »

    🗣👉🏻 Christian Gérondeau tape fort sur la politique énergétique française : il faut arrêter la folie verte des éoliennes et relancer l'investissement dans le nucléaire !

    Tocsin
    @Tocsin_Media

    Vidéo 🔗

    https://m.youtube.com/watch?v=zbf8iA7rYGI

    Extrait :
    https://x.com/i/status/1887797945958855131
    ‼️🤜🏻« Nous sommes le premier exportateur mondial d’électricité parce que nous avons 57 réacteurs nucléaires en fonctionnement ! Et qu’est-ce qu’on fait ? On crée 18 parcs d’éoliennes en mer ! Dans les 15 années à venir, un parc nous coûtera 12 milliards d’euros par an ce qui ne sert à rien puisque nous avons déjà trop d’électricité pour nos besoins et que notre consommation diminue ! Mais on est dans quel monde ?! » 🗣👉🏻 Christian Gérondeau tape fort sur la politique énergétique française : il faut arrêter la folie verte des éoliennes et relancer l'investissement dans le nucléaire ! Tocsin @Tocsin_Media Vidéo 🔗 https://m.youtube.com/watch?v=zbf8iA7rYGI Extrait : https://x.com/i/status/1887797945958855131
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  • Donald Trump, victoire !

    Le 6 novembre 2024, Donald Trump a remporté une victoire électorale historique. Avec son slogan #MAGA, Trump a captivé l'électorat, triomphant dans des swing states clés et renforçant sa base. L'élection a vu une mobilisation sans précédent, avec une forte participation électorale. Trump promettait de relancer l'économie, sécuriser les frontières et restaurer la grandeur de l'Amérique. Sa campagne, focalisée sur l'emploi, l'immigration et la sécurité, a résonné avec la classe moyenne, les petites entreprises et les électeurs conservateurs. Les réseaux sociaux, notamment #Trump2024 sur X, ont été cruciaux. Cette victoire symbolise un désir de changement et un retour aux valeurs traditionnelles.

    Par Vivre Sainement

    https://youtu.be/Z4ZD8jt4GN8
    Donald Trump, victoire ! Le 6 novembre 2024, Donald Trump a remporté une victoire électorale historique. Avec son slogan #MAGA, Trump a captivé l'électorat, triomphant dans des swing states clés et renforçant sa base. L'élection a vu une mobilisation sans précédent, avec une forte participation électorale. Trump promettait de relancer l'économie, sécuriser les frontières et restaurer la grandeur de l'Amérique. Sa campagne, focalisée sur l'emploi, l'immigration et la sécurité, a résonné avec la classe moyenne, les petites entreprises et les électeurs conservateurs. Les réseaux sociaux, notamment #Trump2024 sur X, ont été cruciaux. Cette victoire symbolise un désir de changement et un retour aux valeurs traditionnelles. Par Vivre Sainement https://youtu.be/Z4ZD8jt4GN8
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  • "Malgré son égo surdimensionné, Macron savait que ses agissements passaient de moins en moins dans la population.
    Il lui fallait donc trouver une alternative pour relancer la mécanique jupitérienne.
    Il choisit donc la cruche Hayer sachant que sans se forcer, elle allait creuser l'écart avec le RN au détriment de la liste Renaissance, ce qui a dopé celle du PS notamment.
    Puis pour assurer le résultat, lui et Attal en remettent une couche niveau arguments de campagne débiles qui énervent les gens (la guerre, les vaccins, la peste brune...).
    9 juin Bingo.
    Il se pose en héros : "mes chers concitoyens, je vous donne la parole".
    Il dissout l'AN, et au passage ça efface les résultats des européennes.
    Puis alors qu'en été, quasiment rien ne se passe à l'assemblée, il programme comme une urgence les législatives fin juin/début juillet. Juste un énième foutage de gueule qui ne lui coûte pas cher.
    Beaucoup de petits partis sont exsangues après les européennes et ne viendront donc pas trop perturber les gros.
    Si le RN l'emporte ça ne peut être qu'à la majorité relative, donc un 1er ministre RN ne pourra rien faire puisque les autres feront toujours barrage contre lui à l'assemblée.
    Même les 49.3 sont inefficaces dans un cas comme ça (motion de censure).
    Et voilà, le RN sera discrédité et on repartira pour un tour.

    Macron est un pervers narcissique, mais il est aussi extrêmement rusé. Il ne posera jamais le débat politique sur le thème qui devrait nous occuper VRAIMENT à savoir le souverainisme vs le mondialisme car c'est le seul qui pourrait les faire gicler lui et sa caste.
    Et les principales oppositions marchent à fond dans sa combine, car elles ont des tas d'intérêts à ce que ça reste ainsi. L'écologie punitive, la submersion migratoire, les restrictions liberticides, les pass pour tout, et le contrôle 2.0, ça leur va très bien, elles n'ont donc pas envie qu'on sorte du clivage droite/gauche qui leur permet d'avancer leurs propres projets.
    L'invisibilisation des listes souverainistes et le discrédit jeté sur le frexit (l'apocalypse...) montrent qu'il y a peu de chances d'échapper à ce projet infect.
    En effet, sur ce coup là encore, les électeurs pavloviens ont répondu présents. Ils ont voté utile sur un scrutin à un tour, de peur de gâcher leur voix sur une liste qui ne ferait pas 5%.

    Il n'y a qu'une chose qui pourrait nous sortir de ce foutoir, c'est le grain de sable, celui que nul n'a vu venir.
    Vu la situation délétère du pays, il y en a des tas susceptibles d'enrayer la machine.
    La partie n'est pas finie, elle ne fait que commencer. A suivre..."

    Caty (87), gauloise sans filtre
    @LaColitruche

    8:08 AM · 10 juin 2024 · 4 586 vues

    https://x.com/LaColitruche/status/1800047270072639892
    "Malgré son égo surdimensionné, Macron savait que ses agissements passaient de moins en moins dans la population. Il lui fallait donc trouver une alternative pour relancer la mécanique jupitérienne. Il choisit donc la cruche Hayer sachant que sans se forcer, elle allait creuser l'écart avec le RN au détriment de la liste Renaissance, ce qui a dopé celle du PS notamment. Puis pour assurer le résultat, lui et Attal en remettent une couche niveau arguments de campagne débiles qui énervent les gens (la guerre, les vaccins, la peste brune...). 9 juin Bingo. Il se pose en héros : "mes chers concitoyens, je vous donne la parole". Il dissout l'AN, et au passage ça efface les résultats des européennes. Puis alors qu'en été, quasiment rien ne se passe à l'assemblée, il programme comme une urgence les législatives fin juin/début juillet. Juste un énième foutage de gueule qui ne lui coûte pas cher. Beaucoup de petits partis sont exsangues après les européennes et ne viendront donc pas trop perturber les gros. Si le RN l'emporte ça ne peut être qu'à la majorité relative, donc un 1er ministre RN ne pourra rien faire puisque les autres feront toujours barrage contre lui à l'assemblée. Même les 49.3 sont inefficaces dans un cas comme ça (motion de censure). Et voilà, le RN sera discrédité et on repartira pour un tour. Macron est un pervers narcissique, mais il est aussi extrêmement rusé. Il ne posera jamais le débat politique sur le thème qui devrait nous occuper VRAIMENT à savoir le souverainisme vs le mondialisme car c'est le seul qui pourrait les faire gicler lui et sa caste. Et les principales oppositions marchent à fond dans sa combine, car elles ont des tas d'intérêts à ce que ça reste ainsi. L'écologie punitive, la submersion migratoire, les restrictions liberticides, les pass pour tout, et le contrôle 2.0, ça leur va très bien, elles n'ont donc pas envie qu'on sorte du clivage droite/gauche qui leur permet d'avancer leurs propres projets. L'invisibilisation des listes souverainistes et le discrédit jeté sur le frexit (l'apocalypse...) montrent qu'il y a peu de chances d'échapper à ce projet infect. En effet, sur ce coup là encore, les électeurs pavloviens ont répondu présents. Ils ont voté utile sur un scrutin à un tour, de peur de gâcher leur voix sur une liste qui ne ferait pas 5%. Il n'y a qu'une chose qui pourrait nous sortir de ce foutoir, c'est le grain de sable, celui que nul n'a vu venir. Vu la situation délétère du pays, il y en a des tas susceptibles d'enrayer la machine. La partie n'est pas finie, elle ne fait que commencer. A suivre..." Caty (87), gauloise sans filtre @LaColitruche 8:08 AM · 10 juin 2024 · 4 586 vues https://x.com/LaColitruche/status/1800047270072639892
    D'accord
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    GRRR
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  • L'union Europeenne est tres genereuse...... avec l'argent des gros  donateurs que sont l'Allemagne,la France et l'Italie.
    Non seulement ces pays donnent beaucoup pour financer les moins nantis ou qui profitent du systeme

    notamment l'espagne,la Grece,et les derniers pays integres.....mais on leur demande de financer

    l'Ukraine.

    Cinquante milliards d'euros pour relancer la machine dont 9 milliards pour la France sanscompter le geste de

    MACRON qui s'eleve a 3 milliards....et on nous dit " serrez vous la ceinture "

    en 2027 la France sera a genoux et on nous demandera encore et encore des efforts pour satisfaire la megalomanie de ce gouvernement

    IL faut que tout le monde soit au courant de ces manoeuvres que les media officiels ne diffusent qu'avec parcimonie

    DONC, INFORMEZ TOUS VOS CONTACTS
    L'union Europeenne est tres genereuse...... avec l'argent des gros  donateurs que sont l'Allemagne,la France et l'Italie. Non seulement ces pays donnent beaucoup pour financer les moins nantis ou qui profitent du systeme notamment l'espagne,la Grece,et les derniers pays integres.....mais on leur demande de financer l'Ukraine. Cinquante milliards d'euros pour relancer la machine dont 9 milliards pour la France sanscompter le geste de MACRON qui s'eleve a 3 milliards....et on nous dit " serrez vous la ceinture " en 2027 la France sera a genoux et on nous demandera encore et encore des efforts pour satisfaire la megalomanie de ce gouvernement IL faut que tout le monde soit au courant de ces manoeuvres que les media officiels ne diffusent qu'avec parcimonie DONC, INFORMEZ TOUS VOS CONTACTS
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    Beuark
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  • https://youtu.be/Xou8rqBVHKM?feature=shared

    J aime bien relancer cette video regulierement afin de comprendre LEUR fonctionnement..
    https://youtu.be/Xou8rqBVHKM?feature=shared J aime bien relancer cette video regulierement afin de comprendre LEUR fonctionnement..
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  • Changer de 1er ministre pour mieux relancer les 49-3 ! Oui !
    https://x.com/f_philippot/status/1743251539873943910?s=46&t=OXW7dskaFJ94qVWMT3AB9A
    Changer de 1er ministre pour mieux relancer les 49-3 ! Oui ! https://x.com/f_philippot/status/1743251539873943910?s=46&t=OXW7dskaFJ94qVWMT3AB9A
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  • 🚨📉 𝗟'𝗘𝗙𝗙𝗢𝗡𝗗𝗥𝗘𝗠𝗘𝗡𝗧 𝗗𝗘𝗠𝗢𝗚𝗥𝗔𝗣𝗛𝗜𝗤𝗨𝗘 𝗦'𝗔𝗚𝗚𝗥𝗔𝗩𝗘...
    𝗣𝗘𝗡𝗗𝗔𝗡𝗧 𝗤𝗨𝗘 𝗟'𝗨𝗘 𝗔𝗖𝗖𝗘𝗟𝗘𝗥𝗘 𝗟𝗘 𝗡𝗢𝗠𝗕𝗥𝗘 𝗗𝗘 𝗡𝗢𝗨𝗩𝗘𝗔𝗨𝗫 𝗠𝗜𝗚𝗥𝗔𝗡𝗧𝗦 𝗟𝗘𝗚𝗔𝗨𝗫 𝗘𝗡🇪🇺 (+𝟯,𝟱 𝗺𝗶𝗹𝗹𝗶𝗼𝗻𝘀/𝗮𝗻)
    ⚠️ De 2010 à 2023, le nombre de naissances en France a chuté de 2279 à 1860/jour (calcul sur les 10 mois janvier-octobre), soit une chute de -𝟭𝟴,𝟰% 𝗲𝗻 𝟭𝟰 𝗮𝗻𝘀.

    ⚠️ L'année 2023 risque de s'achever avec un 𝘀𝗼𝗹𝗱𝗲 𝗻𝗮𝘁𝘂𝗿𝗲𝗹 𝗻𝗲𝗴𝗮𝘁𝗶𝗳 (nombre de décès supérieur au nombre des naissances), ce qui serait la 𝟭𝗿𝗲 𝗳𝗼𝗶𝘀 𝗱𝗲𝗽𝘂𝗶𝘀 𝗹𝗮 𝗦𝗲𝗰𝗼𝗻𝗱𝗲 𝗚𝘂𝗲𝗿𝗿𝗲 𝗺𝗼𝗻𝗱𝗶𝗮𝗹𝗲 (𝟭𝟵𝟰𝟰).

    ⚠️ En même temps, la Commission
    européenne a pour politique stratégique officielle d'accroître encore le nombre de migrants légaux en 🇪🇺, actuellement de +3,5 millions migrants/an.

    Soit un nombre de nouveaux migrants en🇪🇺 équivalant à la population française en plus tous les 17 ans.

    Cf. ma vidéo ⤵️
    https://youtu.be/P4nHOesdrUA?si=MJ8qmg_aOTx_aLXV

    🚨 CONCLUSION
    SORTIR DE L'UE pour arrêter l'immigration et relancer la natalité devient urgentissime pour arrêter le processus de dislocation et de disparition pure et simple de la France.

    Tous ceux qui le nient et veulent rester dans l'UE (Le Pen, Bardella Zemmour, Maréchal, Ciotti, Dupont-Aignan, etc.) consentent de fait, malgré leurs rodomontades, à la disparition de la France à horizon de 20 ans.

    François Asselineau

    https://twitter.com/UPR_Asselineau/status/1730553767198671007

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    Source https://twitter.com/felicittina/status/1730250220834001131?t=hd30dow2V_OVZRbkt5ntsQ&s=19
    🚨📉 𝗟'𝗘𝗙𝗙𝗢𝗡𝗗𝗥𝗘𝗠𝗘𝗡𝗧 𝗗𝗘𝗠𝗢𝗚𝗥𝗔𝗣𝗛𝗜𝗤𝗨𝗘 𝗦'𝗔𝗚𝗚𝗥𝗔𝗩𝗘... 𝗣𝗘𝗡𝗗𝗔𝗡𝗧 𝗤𝗨𝗘 𝗟'𝗨𝗘 𝗔𝗖𝗖𝗘𝗟𝗘𝗥𝗘 𝗟𝗘 𝗡𝗢𝗠𝗕𝗥𝗘 𝗗𝗘 𝗡𝗢𝗨𝗩𝗘𝗔𝗨𝗫 𝗠𝗜𝗚𝗥𝗔𝗡𝗧𝗦 𝗟𝗘𝗚𝗔𝗨𝗫 𝗘𝗡🇪🇺 (+𝟯,𝟱 𝗺𝗶𝗹𝗹𝗶𝗼𝗻𝘀/𝗮𝗻) ⚠️ De 2010 à 2023, le nombre de naissances en France a chuté de 2279 à 1860/jour (calcul sur les 10 mois janvier-octobre), soit une chute de -𝟭𝟴,𝟰% 𝗲𝗻 𝟭𝟰 𝗮𝗻𝘀. ⚠️ L'année 2023 risque de s'achever avec un 𝘀𝗼𝗹𝗱𝗲 𝗻𝗮𝘁𝘂𝗿𝗲𝗹 𝗻𝗲𝗴𝗮𝘁𝗶𝗳 (nombre de décès supérieur au nombre des naissances), ce qui serait la 𝟭𝗿𝗲 𝗳𝗼𝗶𝘀 𝗱𝗲𝗽𝘂𝗶𝘀 𝗹𝗮 𝗦𝗲𝗰𝗼𝗻𝗱𝗲 𝗚𝘂𝗲𝗿𝗿𝗲 𝗺𝗼𝗻𝗱𝗶𝗮𝗹𝗲 (𝟭𝟵𝟰𝟰). ⚠️ En même temps, la Commission européenne a pour politique stratégique officielle d'accroître encore le nombre de migrants légaux en 🇪🇺, actuellement de +3,5 millions migrants/an. Soit un nombre de nouveaux migrants en🇪🇺 équivalant à la population française en plus tous les 17 ans. Cf. ma vidéo ⤵️ https://youtu.be/P4nHOesdrUA?si=MJ8qmg_aOTx_aLXV 🚨 CONCLUSION SORTIR DE L'UE pour arrêter l'immigration et relancer la natalité devient urgentissime pour arrêter le processus de dislocation et de disparition pure et simple de la France. Tous ceux qui le nient et veulent rester dans l'UE (Le Pen, Bardella Zemmour, Maréchal, Ciotti, Dupont-Aignan, etc.) consentent de fait, malgré leurs rodomontades, à la disparition de la France à horizon de 20 ans. François Asselineau https://twitter.com/UPR_Asselineau/status/1730553767198671007 ====== Source https://twitter.com/felicittina/status/1730250220834001131?t=hd30dow2V_OVZRbkt5ntsQ&s=19
    D'accord
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  • https://www.apar.tv/societe/ce-temoignage-va-t-il-relancer-le-volet-francais-de-laffaire-epstein/
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    WWW.APAR.TV
    Ce témoignage va t-il relancer le volet français de l'affaire Epstein ?
    Juliette Bryant est une sud-africaine de 40 ans avec une carrière de modèle. Elle avait tout juste 20 ans quand elle a croisé le chemin de Epstein
    D'accord
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    Ce témoignage va t-il relancer le volet français de l'affaire Epstein ?
    Juliette Bryant est une sud-africaine de 40 ans avec une carrière de modèle. Elle avait tout juste 20 ans quand elle a croisé le chemin de Epstein
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  • 🚨🇺🇸🎙 Donald Trump : « À tous les tyrans qui veulent relancer l'hystérie du Covid, écoutez ces mots : Nous n'obtempérons pas. Nous ne fermerons pas nos écoles, nous n'accepterons pas vos confinements, nous n'imposerons pas le masque ni le vaccin. »
    🚨🇺🇸🎙 Donald Trump : « À tous les tyrans qui veulent relancer l'hystérie du Covid, écoutez ces mots : Nous n'obtempérons pas. Nous ne fermerons pas nos écoles, nous n'accepterons pas vos confinements, nous n'imposerons pas le masque ni le vaccin. »
    D'accord
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