• 🇪🇺​Philippe de Villiers : « Ursula von der Leyen annonce, avec arrogance, condescendance et mépris de la France, que le Mercosur n’est que le début, et que d’autres accords avec l’Inde, la Malaisie, l’Australie, etc., vont être signés. Quand on regarde le monde, l’Union européenne est le seul espace marchand qui ne se protège pas. »

    https://www.facebook.com/photo/?fbid=1324868053004016&set=a.626791739478321
    🇪🇺​Philippe de Villiers : « Ursula von der Leyen annonce, avec arrogance, condescendance et mépris de la France, que le Mercosur n’est que le début, et que d’autres accords avec l’Inde, la Malaisie, l’Australie, etc., vont être signés. Quand on regarde le monde, l’Union européenne est le seul espace marchand qui ne se protège pas. » https://www.facebook.com/photo/?fbid=1324868053004016&set=a.626791739478321
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  • "Madame Loiseau « ne s’explique pas » la faiblesse de l’UE 😏

    Sérieusement ?

    Essayons de vous rafraîchir la mémoire,
    @NathalieLoiseau
    :

    🔹 L’euro, qui a laminé nos économies et détruit nos industries.
    🔹 La BCE, qui a confisqué toute souveraineté budgétaire aux peuples.
    🔹 Des décennies de néolibéralisme et de traités de "libre-échange" imposées contre toute volonté populaire.
    🔹 Une construction européenne technocratique, conçue par et pour des élites hors-sol, contre les nations et leurs citoyens.
    🔹 Des transferts massifs de souveraineté vers Bruxelles : plus de bureaucratie, plus de désindustrialisation, plus d’énarques, moins de démocratie.
    🔹 Le mépris systématique des choix démocratiques (référendums ignorés, peuples contournés), pendant que milliardaires et banques prospèrent.
    🔹 L’OTAN, bras armé de l’impérialisme américain en Europe.
    🔹 Vos réseaux atlantistes, où l’on apprend à obéir avant même de penser :
    @FAF_France
    ,
    @AtlanticCouncil
    , German Marshall Fund.
    🔹 La Commission européenne, gangrenée par la corruption, avec Ursula von der Leyen à sa tête.
    🔹 La censure politique déguisée, incarnée par votre « European Democracy Shield ».
    🔹 Une guerre insensée en Ukraine, que vous prolongez cyniquement jusqu’au dernier Ukrainien.

    Vous cherchez les causes de la faiblesse européenne ?
    Elles portent des noms. Les vôtres.

    Mais inutile d’espérer une remise en question : la caste européiste a fait son choix. Toujours plus de fédéralisme, toujours moins de nations, toujours moins de peuples.

    L’UE n’est pas faible par accident.
    Elle est faible par sa construction même."

    Georges Renard-Kuzmanovic 🇨🇵

    ***

    Citation
    Nathalie Loiseau
    @NathalieLoiseau
    ·
    6 janv.
    Les signes de faiblesse de l’Europe s’accumulent et sont inexplicables. Not in my name.


    https://x.com/Vukuzman/status/2009168068509917292
    "Madame Loiseau « ne s’explique pas » la faiblesse de l’UE 😏 Sérieusement ? Essayons de vous rafraîchir la mémoire, @NathalieLoiseau : 🔹 L’euro, qui a laminé nos économies et détruit nos industries. 🔹 La BCE, qui a confisqué toute souveraineté budgétaire aux peuples. 🔹 Des décennies de néolibéralisme et de traités de "libre-échange" imposées contre toute volonté populaire. 🔹 Une construction européenne technocratique, conçue par et pour des élites hors-sol, contre les nations et leurs citoyens. 🔹 Des transferts massifs de souveraineté vers Bruxelles : plus de bureaucratie, plus de désindustrialisation, plus d’énarques, moins de démocratie. 🔹 Le mépris systématique des choix démocratiques (référendums ignorés, peuples contournés), pendant que milliardaires et banques prospèrent. 🔹 L’OTAN, bras armé de l’impérialisme américain en Europe. 🔹 Vos réseaux atlantistes, où l’on apprend à obéir avant même de penser : @FAF_France , @AtlanticCouncil , German Marshall Fund. 🔹 La Commission européenne, gangrenée par la corruption, avec Ursula von der Leyen à sa tête. 🔹 La censure politique déguisée, incarnée par votre « European Democracy Shield ». 🔹 Une guerre insensée en Ukraine, que vous prolongez cyniquement jusqu’au dernier Ukrainien. Vous cherchez les causes de la faiblesse européenne ? Elles portent des noms. Les vôtres. Mais inutile d’espérer une remise en question : la caste européiste a fait son choix. Toujours plus de fédéralisme, toujours moins de nations, toujours moins de peuples. L’UE n’est pas faible par accident. Elle est faible par sa construction même." Georges Renard-Kuzmanovic 🇨🇵 *** Citation Nathalie Loiseau @NathalieLoiseau · 6 janv. Les signes de faiblesse de l’Europe s’accumulent et sont inexplicables. Not in my name. https://x.com/Vukuzman/status/2009168068509917292
    J'adore
    1
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  • 🟥 DOSSIER SOCIÉTAL : FREXIT SANS APPEL

    De toute façon les français avaient dit ''NON'' !

    On ne devrait même pas en débattre.

    ➡️🇫🇷 LOUIS MATYS :
    "Je ne comprends pas.
    J'ouvre Twitter et je vois ça.

    Parce qu'on l'a voulu l'entrée dans
    l'Union Européenne, non ?
    Ah bah non.
    En fait, on l'a pas voulu.
    Donc, on subit quelque chose qu'on n'a même pas voulu avoir de base.
    C'est top, c'est la France.

    Je vais vous dire pourquoi l'Europe, c'est de la m...
    Il faut absolument le Frexit pour le bien de notre pays.

    Commençons peut-être par la chose la plus logique, à savoir que la France contribue à hauteur de 28 milliards d'euros par an pour l'Union Européenne, alors que nous, on reçoit uniquement 15 milliards.
    Alors autant, ça ne me dérangerait pas forcément si on n'avait pas une dette à 3 400 milliards d'euros.
    Je pense qu'il y a d'autres chats à
    fouetter avant de se dire :
    "On va donner de l'argent à nos voisins."
    Parce que le plus drôle dans l'histoire, c'est qu'on donne de l'argent à des pays comme la Pologne pour qu'ils puissent se développer, pour qu'ils puissent se réindustrialiser.
    Sauf que petit problème, les entreprises en profitent.
    Parce que du coup, du fait que le pays se réindustrialise, ils se disent :
    pourquoi je n'irais pas finalement en
    Pologne ?
    Elles voient le salaire en France, elles voient l'imposition en France.
    Ensuite, elles voient le salaire en Pologne, elles voient l'imposition en Pologne.
    Bon bah mon gars, bye bye la France.
    Merci pour les travaux, je m'en vais.

    Donc voilà comment on se retrouve à financer des pays afin que nos entreprises partent dans ces pays-là et qu'en plus du coup, on se retrouve avec des chômeurs et des gens sans emploi.
    C'est n'importe quoi.

    C'est pas tout, vous payez en euros.
    Sauf que petit problème, la politique monétaire européenne, elle n'a pas été basée sur le système français les gars, non non.
    Elle a été basée sur la politique monétaire allemande.
    Donc forcément ça favorise qui ?
    Je pense que vous avez votre réponse.

    Il n'y a pas d'audit, il n'y a pas de contrôle par rapport aux dépenses qui sont effectuées par l'Union Européenne.
    Du coup, c'est quoi le rapport ?
    Et bien mon gars, ça ouvre la porte à la putain de corruption.

    Et attendez, parce que le plus drôle arrive.
    La Cour Européenne elle-même assume le fait qu'il y ait une mauvaise gestion du budget qui s'élève grosso modo entre 4 et 5 % annuel.
    Bon, dit comme ça, vous dites :
    "ce n'est pas trop grave."
    Sauf que le "pas trop grave", sur 180 milliards d'euros, c'est quand même 8 à 9 milliards d'euros.

    Et tout ça sans parler de notre chère présidente Ursula von der Leyen.
    Avant d'arriver à la présidence de l'Union Européenne, elle bossait au Ministère de la Défense en Allemagne.
    Elle s'est gentiment fait virer pour des histoires de corruption et de mauvaise gestion.
    Sans même parler de l'affaire Pfizer où il y a eu des dizaines de milliards d'euros détournés par cette sale...

    Maintenant, ça nous parle d'un putain d'euro numérique pour toujours plus nous contrôler.

    Réveillons-nous les gars, réveillons-nous.

    J'ai le démon de fou contre cette mafia appelée l'Union Européenne.

    Bref, Frexit matin, midi et soir et je ne suis même pas ouvert au débat."

    Liens de la vidéo
    https://vm.tiktok.com/ZNRYSewEH/
    ou
    https://x.com/i/status/2003545174870245427
    🟥 DOSSIER SOCIÉTAL : FREXIT SANS APPEL De toute façon les français avaient dit ''NON'' ! On ne devrait même pas en débattre. ➡️🇫🇷 LOUIS MATYS : "Je ne comprends pas. J'ouvre Twitter et je vois ça. Parce qu'on l'a voulu l'entrée dans l'Union Européenne, non ? Ah bah non. En fait, on l'a pas voulu. Donc, on subit quelque chose qu'on n'a même pas voulu avoir de base. C'est top, c'est la France. Je vais vous dire pourquoi l'Europe, c'est de la m... Il faut absolument le Frexit pour le bien de notre pays. Commençons peut-être par la chose la plus logique, à savoir que la France contribue à hauteur de 28 milliards d'euros par an pour l'Union Européenne, alors que nous, on reçoit uniquement 15 milliards. Alors autant, ça ne me dérangerait pas forcément si on n'avait pas une dette à 3 400 milliards d'euros. Je pense qu'il y a d'autres chats à fouetter avant de se dire : "On va donner de l'argent à nos voisins." Parce que le plus drôle dans l'histoire, c'est qu'on donne de l'argent à des pays comme la Pologne pour qu'ils puissent se développer, pour qu'ils puissent se réindustrialiser. Sauf que petit problème, les entreprises en profitent. Parce que du coup, du fait que le pays se réindustrialise, ils se disent : pourquoi je n'irais pas finalement en Pologne ? Elles voient le salaire en France, elles voient l'imposition en France. Ensuite, elles voient le salaire en Pologne, elles voient l'imposition en Pologne. Bon bah mon gars, bye bye la France. Merci pour les travaux, je m'en vais. Donc voilà comment on se retrouve à financer des pays afin que nos entreprises partent dans ces pays-là et qu'en plus du coup, on se retrouve avec des chômeurs et des gens sans emploi. C'est n'importe quoi. C'est pas tout, vous payez en euros. Sauf que petit problème, la politique monétaire européenne, elle n'a pas été basée sur le système français les gars, non non. Elle a été basée sur la politique monétaire allemande. Donc forcément ça favorise qui ? Je pense que vous avez votre réponse. Il n'y a pas d'audit, il n'y a pas de contrôle par rapport aux dépenses qui sont effectuées par l'Union Européenne. Du coup, c'est quoi le rapport ? Et bien mon gars, ça ouvre la porte à la putain de corruption. Et attendez, parce que le plus drôle arrive. La Cour Européenne elle-même assume le fait qu'il y ait une mauvaise gestion du budget qui s'élève grosso modo entre 4 et 5 % annuel. Bon, dit comme ça, vous dites : "ce n'est pas trop grave." Sauf que le "pas trop grave", sur 180 milliards d'euros, c'est quand même 8 à 9 milliards d'euros. Et tout ça sans parler de notre chère présidente Ursula von der Leyen. Avant d'arriver à la présidence de l'Union Européenne, elle bossait au Ministère de la Défense en Allemagne. Elle s'est gentiment fait virer pour des histoires de corruption et de mauvaise gestion. Sans même parler de l'affaire Pfizer où il y a eu des dizaines de milliards d'euros détournés par cette sale... Maintenant, ça nous parle d'un putain d'euro numérique pour toujours plus nous contrôler. Réveillons-nous les gars, réveillons-nous. J'ai le démon de fou contre cette mafia appelée l'Union Européenne. Bref, Frexit matin, midi et soir et je ne suis même pas ouvert au débat." Liens de la vidéo https://vm.tiktok.com/ZNRYSewEH/ ou https://x.com/i/status/2003545174870245427
    @louismatys

    Union européenne ou mafia, je vous laisse choisir le terme que vous préférez #politique #facecam #france #europe #unioneuropeenne

    ♬ son original - Louis Matys 🇫🇷🇺🇸
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  • LA FRANCE ET L'UKRAINE : BILAN PROVISOIRE

    1/ RAPPELS

    - l'Ukraine n'est ni dans l'UE ni dans l'OTAN
    - l'Ukraine ne nous a jamais rien acheté
    - EN REVANCHE, la France s'entendait bien avec
    la Russie et bénéficiait de son gaz pas cher.

    2/ MACRON ET LA GUERRE

    - a tenté de s'immiscer : s'est fait envoyer balader
    - a versé des MILLIARDS, arrachés aux FdS
    - a donné MIRAGES, blindés et #canons_CAESAR
    - a ridiculisé sa fonction auprès de #Trump

    3/ ET DEMAIN ?

    - l'UKRAINE achètera ses armes... aux USA !
    - l'ALLEMAGNE achètera ses armes... aux USA !
    - la POLOGNE achètera ses armes... aux USA !

    - les terres rares ukrainiennes : aux USA !
    - les chantiers de reconstruction : à l'Allemagne !

    En ajoutant "l'accord douanier" signé par
    Ursula Von der Leyen
    et la future paix entre Kiev et
    Moscou, la FRANCE n'a plus l'ombre d'une
    chance de vendre un boulon militaire en UE !

    MAIS LES FRANÇAIS PAIERONT POUR L'UKRAINE !!
    Du moins avec ce genre de "gouvernement"...

    https://x.com/ChLECHEVALIER/status/1957737547851067783
    LA FRANCE ET L'UKRAINE : BILAN PROVISOIRE 1/ RAPPELS - l'Ukraine n'est ni dans l'UE ni dans l'OTAN - l'Ukraine ne nous a jamais rien acheté - EN REVANCHE, la France s'entendait bien avec la Russie et bénéficiait de son gaz pas cher. 2/ MACRON ET LA GUERRE - a tenté de s'immiscer : s'est fait envoyer balader - a versé des MILLIARDS, arrachés aux FdS - a donné MIRAGES, blindés et #canons_CAESAR - a ridiculisé sa fonction auprès de #Trump 3/ ET DEMAIN ? - l'UKRAINE achètera ses armes... aux USA ! - l'ALLEMAGNE achètera ses armes... aux USA ! - la POLOGNE achètera ses armes... aux USA ! - les terres rares ukrainiennes : aux USA ! - les chantiers de reconstruction : à l'Allemagne ! En ajoutant "l'accord douanier" signé par Ursula Von der Leyen et la future paix entre Kiev et Moscou, la FRANCE n'a plus l'ombre d'une chance de vendre un boulon militaire en UE ! MAIS LES FRANÇAIS PAIERONT POUR L'UKRAINE !! Du moins avec ce genre de "gouvernement"... https://x.com/ChLECHEVALIER/status/1957737547851067783
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  • 🔴À Bruxelles🇧🇪, Zelensky🇺🇦 rejette plusieurs points du plan de paix proposé par Trump🇺🇲 et Poutine🇷🇺 lors du sommet d’Alaska. L’Ukraine reste ferme : pas de concessions majeures.

    🔶La France🇫🇷 pense jouer un rôle central dans la mise en place de garanties de sécurité pour l’Ukraine.
    Elle à indiqué qu’une armée ukrainienne puissante serait indispensable et que toute tentative de « démilitariser » le pays serait inacceptable.

    🔶Comme si Zelensky pouvait décider de quelque chose actuellement. Zelensky est poussé par nos leaders européens 🇪🇺 qui cachent l'échec de leurs politiques nationales derrière la guerre🔥 par procuration qu'ils mènent au côté de l'Ukraine contre la Russie 🇷🇺.

    🔶Résultats des courses, une grande partie de l'argent envoyé en Ukraine est détournée ainsi que les armes; parallèlement l'Europe se retrouve dans une crise financière sans précédent sans parler de la pénurie de munitions dans tout le continent. Aucun pays européen ne tiendrait 10 jours en cas de conflit majeur.

    🔶La politique va-t-en-guerre 🔥 d'Ursula Von der Leyen s'est vite transformée en une politique " tir balle dans le pied" et d'ego. Le peuple européen doit se préparer à passer à la caisse avec une période de récession et de faillite sans précédent ‼

    https://www.facebook.com/photo?fbid=1355089919312077&set=a.844161937071547
    🔴À Bruxelles🇧🇪, Zelensky🇺🇦 rejette plusieurs points du plan de paix proposé par Trump🇺🇲 et Poutine🇷🇺 lors du sommet d’Alaska. L’Ukraine reste ferme : pas de concessions majeures. 🔶La France🇫🇷 pense jouer un rôle central dans la mise en place de garanties de sécurité pour l’Ukraine. Elle à indiqué qu’une armée ukrainienne puissante serait indispensable et que toute tentative de « démilitariser » le pays serait inacceptable. 🔶Comme si Zelensky pouvait décider de quelque chose actuellement. Zelensky est poussé par nos leaders européens 🇪🇺 qui cachent l'échec de leurs politiques nationales derrière la guerre🔥 par procuration qu'ils mènent au côté de l'Ukraine contre la Russie 🇷🇺. 🔶Résultats des courses, une grande partie de l'argent envoyé en Ukraine est détournée ainsi que les armes; parallèlement l'Europe se retrouve dans une crise financière sans précédent sans parler de la pénurie de munitions dans tout le continent. Aucun pays européen ne tiendrait 10 jours en cas de conflit majeur. 🔶La politique va-t-en-guerre 🔥 d'Ursula Von der Leyen s'est vite transformée en une politique " tir balle dans le pied" et d'ego. Le peuple européen doit se préparer à passer à la caisse avec une période de récession et de faillite sans précédent ‼ https://www.facebook.com/photo?fbid=1355089919312077&set=a.844161937071547
    GRRR
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  • Préoccupations urgentes concernant le leadership et la stabilité de l'Europe

    Cher Président Trump,

    J'espère que ce message vous trouve en bonne santé.
    Je vous écris pour exprimer mes profondes inquiétudes quant au paysage géopolitique actuel, notamment en ce qui concerne le leadership en Europe et ses implications pour la stabilité mondiale.
    Il est alarmant que des dirigeants tels qu’Emmanuel Macron, Keir Starmer, Ursula von der Leyen et la chancelière allemande n’aient pas été élus par le public d’une manière qui reflète un véritable choix démocratique.

    Le deuxième mandat de Macron soulève de sérieuses questions sur la légitimité de son leadership, d’autant plus qu’il semble exploiter la peur et le conflit pour se positionner pour un éventuel troisième mandat en modifiant la constitution française.
    Cette tactique non seulement porte atteinte à la démocratie, mais occulte également les défis importants auxquels la France et ses citoyens sont confrontés.
    De plus, on observe chez ces dirigeants une tendance inquiétante à porter atteinte à la liberté d’expression et à la liberté monétaire, notamment en s’efforçant d’éliminer l’argent liquide.

    Cette atteinte aux droits fondamentaux menace l’existence même des libertés individuelles et de l’autonomie économique en Europe.
    La situation en Ukraine est particulièrement préoccupante. Nombreux sont ceux qui la considèrent comme un foyer de corruption et d'autoritarisme, et le président Volodymyr Zelensky est critiqué pour son leadership.
    Le conflit en cours a entraîné d’immenses souffrances pour le peuple ukrainien, pris dans un cycle de violence et d’instabilité.
    Vous seul avez le pouvoir de remettre en question cette folie. Votre leadership est crucial, non seulement pour faire face à la situation en Ukraine, mais aussi pour dénoncer les atrocités commises par ces dirigeants. Vous représentez une lueur d'espoir pour de nombreux Européens qui aspirent désespérément au changement et à la responsabilisation.
    Merci de votre attention à cette question cruciale.

    Sincèrement,

    Alexandre Afanasiev
    chirurgien de terrain

    @realDonaldTrump

    A l'origine en anglais :


    RED
    @RED620999

    Urgent Concerns Regarding European Leadership and Stability

    Dear President Trump,

    I hope this message finds you well.
    I am writing to express my deep concerns about the current geopolitical landscape, particularly regarding the leadership in Europe and its implications for global stability.
    It is alarming that leaders such as Emmanuel Macron, Keir Starmer, Ursula von der Leyen, and the German Chancellor have not been elected by the public in a manner that reflects true democratic choice.

    Macron's second mandate raises serious questions about the legitimacy of his leadership, especially as he appears to be leveraging fear and conflict to position himself for a potential third term by modifying the French constitution.
    This tactic not only undermines democracy but also obscures the significant challenges facing France and its citizens.
    Moreover, there is a troubling trend among these leaders to undermine free speech and monetary freedom, including efforts to eliminate cash.

    This assault on fundamental rights threatens the very existence of personal liberties and economic autonomy in Europe.
    The situation in Ukraine is particularly concerning. Many view it as a hub of corruption and authoritarianism, with President Volodymyr Zelensky facing criticism for his leadership.
    The ongoing conflict has resulted in immense suffering for the Ukrainian people, who are caught in a cycle of violence and instability.
    Only you have the power to challenge this madness. Your leadership is crucial not just in addressing the situation in Ukraine but also in standing up against the atrocities committed by these leaders. You represent a beacon of hope for many Europeans who are desperate for change and accountability.
    Thank you for your attention to this critical matter.

    Sincerely,

    Aleksandr Afanasiev
    Field surgeon

    @realDonaldTrump

    https://x.com/RED620999/status/1957380839110541571
    Préoccupations urgentes concernant le leadership et la stabilité de l'Europe Cher Président Trump, J'espère que ce message vous trouve en bonne santé. Je vous écris pour exprimer mes profondes inquiétudes quant au paysage géopolitique actuel, notamment en ce qui concerne le leadership en Europe et ses implications pour la stabilité mondiale. Il est alarmant que des dirigeants tels qu’Emmanuel Macron, Keir Starmer, Ursula von der Leyen et la chancelière allemande n’aient pas été élus par le public d’une manière qui reflète un véritable choix démocratique. Le deuxième mandat de Macron soulève de sérieuses questions sur la légitimité de son leadership, d’autant plus qu’il semble exploiter la peur et le conflit pour se positionner pour un éventuel troisième mandat en modifiant la constitution française. Cette tactique non seulement porte atteinte à la démocratie, mais occulte également les défis importants auxquels la France et ses citoyens sont confrontés. De plus, on observe chez ces dirigeants une tendance inquiétante à porter atteinte à la liberté d’expression et à la liberté monétaire, notamment en s’efforçant d’éliminer l’argent liquide. Cette atteinte aux droits fondamentaux menace l’existence même des libertés individuelles et de l’autonomie économique en Europe. La situation en Ukraine est particulièrement préoccupante. Nombreux sont ceux qui la considèrent comme un foyer de corruption et d'autoritarisme, et le président Volodymyr Zelensky est critiqué pour son leadership. Le conflit en cours a entraîné d’immenses souffrances pour le peuple ukrainien, pris dans un cycle de violence et d’instabilité. Vous seul avez le pouvoir de remettre en question cette folie. Votre leadership est crucial, non seulement pour faire face à la situation en Ukraine, mais aussi pour dénoncer les atrocités commises par ces dirigeants. Vous représentez une lueur d'espoir pour de nombreux Européens qui aspirent désespérément au changement et à la responsabilisation. Merci de votre attention à cette question cruciale. Sincèrement, Alexandre Afanasiev chirurgien de terrain @realDonaldTrump A l'origine en anglais : RED @RED620999 Urgent Concerns Regarding European Leadership and Stability Dear President Trump, I hope this message finds you well. I am writing to express my deep concerns about the current geopolitical landscape, particularly regarding the leadership in Europe and its implications for global stability. It is alarming that leaders such as Emmanuel Macron, Keir Starmer, Ursula von der Leyen, and the German Chancellor have not been elected by the public in a manner that reflects true democratic choice. Macron's second mandate raises serious questions about the legitimacy of his leadership, especially as he appears to be leveraging fear and conflict to position himself for a potential third term by modifying the French constitution. This tactic not only undermines democracy but also obscures the significant challenges facing France and its citizens. Moreover, there is a troubling trend among these leaders to undermine free speech and monetary freedom, including efforts to eliminate cash. This assault on fundamental rights threatens the very existence of personal liberties and economic autonomy in Europe. The situation in Ukraine is particularly concerning. Many view it as a hub of corruption and authoritarianism, with President Volodymyr Zelensky facing criticism for his leadership. The ongoing conflict has resulted in immense suffering for the Ukrainian people, who are caught in a cycle of violence and instability. Only you have the power to challenge this madness. Your leadership is crucial not just in addressing the situation in Ukraine but also in standing up against the atrocities committed by these leaders. You represent a beacon of hope for many Europeans who are desperate for change and accountability. Thank you for your attention to this critical matter. Sincerely, Aleksandr Afanasiev Field surgeon @realDonaldTrump https://x.com/RED620999/status/1957380839110541571
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  • "Et quant à ceux qui manifestent et crient si fort, ils devraient être contents d'être en Finlande, un pays libre où la liberté d'expression est un droit! A Moscou, ils seraient arrêtés!"
    Ursula Von Der Leyen, à un manifestant qui se fait... emmener par la police.
    "Et quant à ceux qui manifestent et crient si fort, ils devraient être contents d'être en Finlande, un pays libre où la liberté d'expression est un droit! A Moscou, ils seraient arrêtés!" Ursula Von Der Leyen, à un manifestant qui se fait... emmener par la police.
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  • 🔥« Regardez ce qui se passe avec von der Leyen : le monde entier connaît son niveau de corruption, et pourtant, personne ne bouge. #Macron, lui, est protégé par la magistrature. »

    🤜🏻« L’affaire #McKinsey ? C’est une infraction pénale à tous les étages. »

    🗣️Régis De Castelnau, avocat et auteur du blog Vu du Droit, revient sur l’omerta politico-judiciaire qui, selon lui, entoure Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen.

    Tocsin Media
    3 juillet 2025

    Voir l'émission 🔗

    Benalla recherché par Interpol : « C'est Macron qui est visé à travers lui ! » - Castelnau/Langlois

    https://youtu.be/_L2buyIJSLs

    Extrait :
    https://x.com/i/status/1940790535276347868
    🔥« Regardez ce qui se passe avec von der Leyen : le monde entier connaît son niveau de corruption, et pourtant, personne ne bouge. #Macron, lui, est protégé par la magistrature. » 🤜🏻« L’affaire #McKinsey ? C’est une infraction pénale à tous les étages. » 🗣️Régis De Castelnau, avocat et auteur du blog Vu du Droit, revient sur l’omerta politico-judiciaire qui, selon lui, entoure Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen. Tocsin Media 3 juillet 2025 Voir l'émission 🔗 Benalla recherché par Interpol : « C'est Macron qui est visé à travers lui ! » - Castelnau/Langlois https://youtu.be/_L2buyIJSLs Extrait : https://x.com/i/status/1940790535276347868
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  • "La Cour des comptes de l'UE dénonce : 723 milliards d'euros volatilisés par Ursula Von der Leyen sans la moindre justification et le moindre contrôle.

    La députée européenne Angeline Furet questionne le parlement sur 723 MILLIARDS€ dépensés mais dont on ne connait pas l'attribution ..."

    Liens de la vidéo :

    https://x.com/i/status/1938844789807452554
    ou
    https://t.me/DEBOUTbordel
    "La Cour des comptes de l'UE dénonce : 723 milliards d'euros volatilisés par Ursula Von der Leyen sans la moindre justification et le moindre contrôle. La députée européenne Angeline Furet questionne le parlement sur 723 MILLIARDS€ dépensés mais dont on ne connait pas l'attribution ..." Liens de la vidéo : https://x.com/i/status/1938844789807452554 ou https://t.me/DEBOUTbordel
    D'accord
    Beuark
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  • Ursula Von Der Pfizer
    Excellent Vincent Hervouet sur le Pfizergate :
    Extraits :
    -"La Commission a acheté des vaccins à 6 labos au total, mais c'est Pfizer/Biontech qui a raflé la majorité de la commande. (...)
    Contrairement à tous les usages, la Présidente de la Commission Européenne a négocié en personne avec le PDG de Pfizer R Burla, ils communiquaient par sms, quand l'Europe a acheté 1,8 milliards de vaccins, on ignore pourquoi elle en a acheté autant, 10 doses par personnes, qu'il a fallu ensuite détruire. Et pourquoi, ils coûtaient de plus en plus chers, 35 milliards d'€, cette énigme est au cœur du pfizergate.
    A ce niveau d'opacité et de bureaucratie, ce n'est plus l'Union Européenne c'est l'Union Soviétique, avec une question pendante : est ce qu'il y a encore quelqu'un dans le bastringue pour contrôler la Présidence de la Commission?
    Elle a menti, qu'elle parle moins de transparence et qu'elle l'applique davantage, elle et le petit groupe d'Allemands qui l'entoure, centralise l'autorité et contrôle l'information.
    Peut être que Ursula Von der Leyen est corrompue, peut être que non, en tout cas, elle a tout fait depuis 4 ans pour qu'on se pose la question, et ça pas déranger les dirigeants européens pour la reconduire à la Présidence de la Commission".

    https://youtu.be/K4xPKJFycs0
    ou
    https://x.com/i/status/1924501751266250905
    Ursula Von Der Pfizer Excellent Vincent Hervouet sur le Pfizergate : Extraits : -"La Commission a acheté des vaccins à 6 labos au total, mais c'est Pfizer/Biontech qui a raflé la majorité de la commande. (...) Contrairement à tous les usages, la Présidente de la Commission Européenne a négocié en personne avec le PDG de Pfizer R Burla, ils communiquaient par sms, quand l'Europe a acheté 1,8 milliards de vaccins, on ignore pourquoi elle en a acheté autant, 10 doses par personnes, qu'il a fallu ensuite détruire. Et pourquoi, ils coûtaient de plus en plus chers, 35 milliards d'€, cette énigme est au cœur du pfizergate. A ce niveau d'opacité et de bureaucratie, ce n'est plus l'Union Européenne c'est l'Union Soviétique, avec une question pendante : est ce qu'il y a encore quelqu'un dans le bastringue pour contrôler la Présidence de la Commission? Elle a menti, qu'elle parle moins de transparence et qu'elle l'applique davantage, elle et le petit groupe d'Allemands qui l'entoure, centralise l'autorité et contrôle l'information. Peut être que Ursula Von der Leyen est corrompue, peut être que non, en tout cas, elle a tout fait depuis 4 ans pour qu'on se pose la question, et ça pas déranger les dirigeants européens pour la reconduire à la Présidence de la Commission". https://youtu.be/K4xPKJFycs0 ou https://x.com/i/status/1924501751266250905
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  • 🗣 Mon pays, ce n’est pas l’Europe. Mon pays, c’est la France.
    Il est temps de le dire clairement :
    Je ne me reconnais pas dans cette Europe-là.
    ❌ Pas dans cette technostructure opaque, pilotée par des commissaires non élus, servie par des élites qui n’ont de comptes à rendre à personne.
    ❌ Pas dans cette machine à broyer les peuples, à imposer des traités contre la volonté des citoyens, à saboter la souveraineté nationale au nom de la “convergence” ou du “progrès”.

    🇪🇺 Cette Union européenne n’est plus un projet, c’est une chimère corrompue jusqu’à l’os.
    🗳 On l’a vu encore récemment, en Roumanie :
    Un peuple choisit un candidat souverainiste, populaire, enraciné.
    Et en deux semaines, c’est le coup de baguette magique : pressions étrangères, interventions diplomatiques, soutien express des élites bruxelloises et… revirement. Le bon candidat est remplacé par celui du système.
    La démocratie est respectée… à condition qu’elle dise ce qu’il faut.

    🙄 Et que dire des “grands visages” de l’Europe ?
    🔻 Ursula von der Leyen, embourbée dans des affaires de contrats douteux avec Pfizer et des zones d’ombre qu’aucun tribunal européen ne semble pressé d’éclaircir.
    🔻 Macron, VRP de la mondialisation, plus occupé à flatter Bruxelles qu’à défendre les siens, prêt à sacrifier nos valeurs pour mieux plaire aux technocrates.
    🔻 Et tous les autres, silencieux, alignés, serviles. Des serviteurs de l’abstraction, jamais du peuple.

    🇫🇷 Moi, je n’ai pas voté pour cette caste. Je ne leur dois rien.
    Je suis Français, pas européen par conviction.
    L’Europe, je l’ai subie. Elle s’est imposée.
    Elle ne m’a rien apporté que de la dilution, de la norme, du renoncement.
    Et aujourd’hui, on voudrait que je m’identifie à elle ? Qu’on m’impose son drapeau, son hymne, ses lois ?
    ❌ Non merci.

    🛑 La souveraineté ne se négocie pas. Elle se reprend.

    Et elle commence par réaffirmer ce que nous sommes.
    Notre Histoire. Notre langue. Nos frontières. Nos décisions.

    - Mon pays n’est pas une commission.
    - Mon pays n’est pas une zone économique.
    - Mon pays, c’est la France. 🇫🇷

    L.F.R.

    #SouverainetéNationale #FranceDabord #StopUE #CorruptionEuropéenne #MonPaysLaFrance #Frexit

    https://x.com/FGrafistud64403/status/1924392235639939489
    🗣 Mon pays, ce n’est pas l’Europe. Mon pays, c’est la France. Il est temps de le dire clairement : Je ne me reconnais pas dans cette Europe-là. ❌ Pas dans cette technostructure opaque, pilotée par des commissaires non élus, servie par des élites qui n’ont de comptes à rendre à personne. ❌ Pas dans cette machine à broyer les peuples, à imposer des traités contre la volonté des citoyens, à saboter la souveraineté nationale au nom de la “convergence” ou du “progrès”. 🇪🇺 Cette Union européenne n’est plus un projet, c’est une chimère corrompue jusqu’à l’os. 🗳 On l’a vu encore récemment, en Roumanie : Un peuple choisit un candidat souverainiste, populaire, enraciné. Et en deux semaines, c’est le coup de baguette magique : pressions étrangères, interventions diplomatiques, soutien express des élites bruxelloises et… revirement. Le bon candidat est remplacé par celui du système. La démocratie est respectée… à condition qu’elle dise ce qu’il faut. 🙄 Et que dire des “grands visages” de l’Europe ? 🔻 Ursula von der Leyen, embourbée dans des affaires de contrats douteux avec Pfizer et des zones d’ombre qu’aucun tribunal européen ne semble pressé d’éclaircir. 🔻 Macron, VRP de la mondialisation, plus occupé à flatter Bruxelles qu’à défendre les siens, prêt à sacrifier nos valeurs pour mieux plaire aux technocrates. 🔻 Et tous les autres, silencieux, alignés, serviles. Des serviteurs de l’abstraction, jamais du peuple. 🇫🇷 Moi, je n’ai pas voté pour cette caste. Je ne leur dois rien. Je suis Français, pas européen par conviction. L’Europe, je l’ai subie. Elle s’est imposée. Elle ne m’a rien apporté que de la dilution, de la norme, du renoncement. Et aujourd’hui, on voudrait que je m’identifie à elle ? Qu’on m’impose son drapeau, son hymne, ses lois ? ❌ Non merci. 🛑 La souveraineté ne se négocie pas. Elle se reprend. Et elle commence par réaffirmer ce que nous sommes. Notre Histoire. Notre langue. Nos frontières. Nos décisions. - Mon pays n’est pas une commission. - Mon pays n’est pas une zone économique. - Mon pays, c’est la France. 🇫🇷 L.F.R. #SouverainetéNationale #FranceDabord #StopUE #CorruptionEuropéenne #MonPaysLaFrance #Frexit https://x.com/FGrafistud64403/status/1924392235639939489
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  • 🔴 L'autodestruction de l'Europe
    par Thomas Fazi

    📍Comment comprendre la posture apparemment autodestructrice de l'Europe ? Quatre dimensions interdépendantes peuvent expliquer la position de ses dirigeants : psychologique, politique, stratégique et transatlantique.

    Pour les étrangers, la politique européenne peut s'avérer difficile à déchiffrer de nos jours – et cela est particulièrement évident dans la réaction du continent face à l'évolution de la situation en Ukraine. Depuis le retour en force de Donald Trump et son initiative de négocier la fin du conflit russo-ukrainien, les dirigeants européens ont agi d'une manière qui semble défier la logique fondamentale des relations internationales – notamment le réalisme, qui postule que les États agissent avant tout pour promouvoir leurs propres intérêts stratégiques.

    Plutôt que de soutenir les efforts diplomatiques visant à mettre fin à la guerre, les dirigeants européens semblent déterminés à faire échouer les propositions de paix de Trump, à compromettre les négociations et à prolonger le conflit. Du point de vue des intérêts fondamentaux de l'Europe, cette situation est non seulement déroutante, mais aussi irrationnelle. La guerre en Ukraine, mieux décrite comme un conflit par procuration entre l'OTAN et la Russie, a infligé d'immenses dommages économiques aux industries et aux ménages européens, tout en aggravant considérablement les risques sécuritaires sur tout le continent. On pourrait bien sûr arguer que l'engagement de l'Europe dans la guerre était malavisé dès le départ, fruit d'un orgueil démesuré et d'une erreur de calcul stratégique, notamment la croyance erronée que la Russie subirait un effondrement économique et une défaite militaire rapides.

    Cependant, quelle que soit la logique de la réaction initiale de l'Europe à la guerre, on pourrait s'attendre, compte tenu de ses conséquences, à ce que les dirigeants européens saisissent avec empressement toute voie viable vers la paix – et, partant, l'occasion de rétablir les relations diplomatiques et la coopération économique avec la Russie. Au lieu de cela, ils ont réagi avec inquiétude face à la « menace » de paix. Loin de se réjouir de cette opportunité, ils ont doublé la mise : ils ont promis un soutien financier et militaire illimité à l'Ukraine et ont annoncé un plan de réarmement sans précédent, qui suggère que l'Europe se prépare à un affrontement militarisé à long terme avec la Russie, même en cas de règlement négocié.

    Comment interpréter cette posture apparemment autodestructrice ? Ce comportement peut sembler irrationnel à la lumière des intérêts généraux ou objectifs de l'Europe, mais il devient plus intelligible à travers le prisme des intérêts de ses dirigeants. Quatre dimensions interdépendantes peuvent contribuer à expliquer leur position : psychologique, politique, stratégique et transatlantique.

    D'un point de vue psychologique, les dirigeants européens se sont de plus en plus éloignés de la réalité. L'écart grandissant entre leurs attentes initiales et la trajectoire réelle de la guerre a créé une sorte de dissonance cognitive, les poussant à adopter des récits de plus en plus illusoires, notamment des appels alarmistes à se préparer à une guerre ouverte avec la Russie. Ce décalage n'est pas seulement rhétorique ; il révèle un malaise plus profond, leur vision du monde se heurtant à des réalités inconfortables sur le terrain.

    La psychologie offre également un éclairage sur la réaction de l'Europe face à Trump. Dans la mesure où Washington a toujours considéré l'OTAN comme un moyen d'assurer la subordination stratégique de l'Europe, la menace du président de réduire les engagements américains envers l'alliance pourrait offrir à l'Europe l'opportunité de se redéfinir comme un acteur autonome. Le problème est que l'Europe est enfermée dans une relation de dépendance à l'Amérique depuis si longtemps que, maintenant que Trump menace de déstabiliser sa dépendance historique en matière de sécurité 🔽
    Image
    2.
    l’Europe est incapable de saisir cette opportunité ; au contraire, elle tente de reproduire la politique étrangère agressive des États-Unis – de « devenir » inconsciemment l'Amérique.

    C'est pourquoi, après avoir volontairement sacrifié leurs propres intérêts sur l'autel de l'hégémonie américaine, ils se posent désormais en ultimes défenseurs des politiques mêmes qui les ont rendus inutiles. Il s'agit moins d'une démonstration de conviction réelle que d'un réflexe psychologique – une faible tentative de masquer l'humiliation d'être démasqués par leur patron comme de simples vassaux, une vaine mascarade d'« autonomie ».

    Au-delà des aspects psychologiques et symboliques, des calculs plus pragmatiques sont également en jeu. Pour la génération actuelle de dirigeants européens, admettre l'échec en Ukraine équivaudrait à un suicide politique, surtout compte tenu des coûts économiques immenses supportés par leurs propres populations. La guerre est devenue une sorte de justification existentielle de leur règne. Sans elle, leurs échecs seraient révélés au grand jour. À l'heure où les partis politiques établis subissent une pression croissante de la part des mouvements et partis « populistes », c'est une vulnérabilité qu'ils ne peuvent se permettre. Mettre fin à la guerre nécessiterait également de reconnaître que le mépris de l'OTAN pour les préoccupations sécuritaires russes a contribué à déclencher le conflit – une démarche qui remettrait en cause le discours dominant sur l'agression russe et mettrait en lumière les propres erreurs stratégiques de l'Europe.

    Face à ces dilemmes, les dirigeants européens ont choisi de camper sur leurs positions. La poursuite du conflit – et le maintien d'une attitude hostile envers la Russie – leur offre non seulement une bouée de sauvetage politique à court terme, mais aussi un prétexte pour consolider leur pouvoir intérieur, réprimer la dissidence et anticiper les futurs défis politiques. Ce qui peut apparaître comme une incohérence stratégique à première vue reflète, à y regarder de plus près, une tentative désespérée de gérer la dégradation interne en projetant sa force à l'étranger.

    Tout au long de l'histoire, les gouvernements ont souvent exagéré, gonflé ou carrément fabriqué les menaces extérieures à des fins de politique intérieure – une stratégie qui sert de multiples objectifs, allant de l'unification de la population et de la réduction au silence de la dissidence à la justification de l'augmentation des dépenses militaires et de l'expansion du pouvoir de l'État. Cela s'applique certainement à la situation actuelle en Europe. Sur le plan économique, on espère qu'une production de défense accrue contribuera à relancer les économies européennes anémiques – une forme grossière de keynésianisme militaire. Il n'est guère surprenant, à cet égard, que le pays menant la charge de remilitarisation soit l'Allemagne, dont l'économie a été la plus durement touchée par la guerre en Ukraine.

    Les plans de remilitarisation de l'Europe seront sans aucun doute une aubaine pour le complexe militaro-industriel du continent, qui enregistre déjà des gains records, mais il est peu probable qu'ils profitent aux Européens ordinaires, d'autant plus que l'augmentation des dépenses de défense entraînera inévitablement des coupes dans d'autres domaines, tels que les retraites, la santé et les systèmes de sécurité sociale. Janan Ganesh, chroniqueur au Financial Times, a exprimé la logique sous-jacente : « L'Europe doit réduire son État-providence pour construire un État guerrier. » 🔽
    3.
    Cela dit, si les facteurs économiques jouent certainement un rôle, les véritables objectifs du programme de réarmement européen ne sont sans doute pas économiques, mais politiques. Au cours des quinze dernières années, l'Union européenne s'est transformée en un édifice de plus en plus autoritaire et antidémocratique. Sous la présidence d'Ursula von der Leyen, la Commission européenne a exploité crise après crise pour accroître son influence sur des domaines de compétence jusque-là considérés comme relevant des gouvernements nationaux – des budgets et de la politique de santé aux affaires étrangères et à la défense – au détriment du contrôle démocratique et de la responsabilité.

    Au cours des trois dernières années, l'Europe s'est militarisée de plus en plus. Ursula von der Leyen a profité de la crise ukrainienne pour se placer à la tête de la réponse du bloc, transformant ainsi la Commission, et l'UE dans son ensemble, en un bras étendu de l'OTAN. Aujourd'hui, sous couvert de « menace russe », Ursula von der Leyen entend accélérer considérablement ce processus de centralisation de la politique du bloc. Elle a déjà proposé, par exemple, d'acheter collectivement des armes au nom des États membres de l'UE, suivant le même modèle « j'achète, vous payez » utilisé pour l'approvisionnement en vaccins contre la Covid-19. Cela donnerait de fait à la Commission le contrôle de l'ensemble du complexe militaro-industriel des pays de l'UE, le dernier d'une longue série de coups d'État institutionnels orchestrés par Bruxelles.

    Il ne s'agit pas seulement d'intensifier la production d'armes. Bruxelles poursuit une militarisation globale de la société. Cette ambition se reflète dans l'application de plus en plus stricte de la politique étrangère de l'UE et de l'OTAN – depuis les menaces et les pressions exercées pour contraindre des dirigeants non alignés comme Viktor Orbán en Hongrie et Roberto Fico en Slovaquie à se conformer à leurs engagements jusqu'à l'exclusion pure et simple des candidats politiques critiques envers l'UE et l'OTAN, comme en Roumanie.

    Dans les années à venir, cette approche militarisée est appelée à devenir le paradigme dominant en Europe, car toutes les sphères de la vie – politique, économique, sociale, culturelle et scientifique – seront subordonnées au prétendu objectif de sécurité nationale, ou plutôt supranationale. Cela servira à justifier des politiques de plus en plus répressives et autoritaires, la menace d'« ingérence russe » étant invoquée comme prétexte fourre-tout pour tout, de la censure en ligne à la suspension des libertés civiles fondamentales – ainsi que, bien sûr, à la centralisation et à la verticalisation accrues de l'autorité de l'UE – surtout compte tenu des inévitabilités réactions négatives que ces politiques ne manqueront pas de susciter. Autrement dit, la « menace russe » constituera un ultime recours pour sauver le projet européen.

    Enfin, il y a la dimension transatlantique. Ce serait une erreur de considérer le clivage transatlantique actuel uniquement à travers le prisme des intérêts divergents des dirigeants européens et américains. Au-delà de ces divergences, des dynamiques plus profondes pourraient être à l'œuvre. Il n'est pas déraisonnable de supposer que les Européens pourraient, à un certain niveau, se coordonner avec l'establishment démocrate américain et la faction libérale-mondialiste de l'État permanent américain – le réseau d'intérêts bien ancrés qui englobe la bureaucratie, l'État sécuritaire et le complexe militaro-industriel américains. Ces réseaux, toujours actifs malgré la « guerre contre l'État profond » déclarée par Trump, ont un intérêt commun à faire dérailler les pourparlers de paix et à perturber la présidence de Trump.

    En d'autres termes, ce qui apparaît à première vue comme un affrontement entre l'Europe et les États-Unis pourrait en réalité être, plus fondamentalement, une lutte entre différentes factions de l'empire américain – et, dans une large mesure 🔽
    4.
    au sein même de l'establishment américain – menée par l'intermédiaire de mandataires européens. Après tout, nombre des dirigeants européens actuels entretiennent des liens étroits avec ces réseaux.

    Les États-Unis ont, bien sûr, une longue histoire d'influence politique en Europe. Au fil des décennies, ils ont tissé des liens institutionnels solides avec les appareils d'État des pays d'Europe occidentale, notamment au sein de leurs services de défense et de renseignement. De plus, l'establishment américain exerce une influence considérable sur le discours public européen par le biais des principaux médias anglophones et des groupes de réflexion. Ces groupes de réflexion, tels que le German Marshall Fund, le National Endowment for Democracy, le Council on Foreign Relations et l'Atlantic Council, contribuent à façonner les discours politiques qui dominent la société européenne – et sont aujourd'hui à l'avant-garde de la promotion de l'idée selon laquelle « l'absence d'accord vaut mieux qu'un mauvais accord ».

    Ses origines remontent à la Guerre froide, où les États-Unis promouvaient activement l'intégration européenne comme rempart contre l'Union soviétique. Autrement dit, l'UE, notamment à travers ses premières moutures, a toujours été attachée à l'atlantisme, et ce sentiment n'a fait que s'intensifier après la Guerre froide. C'est pourquoi l'establishment technocratique de l'UE – et plus particulièrement la Commission européenne – a toujours été davantage aligné sur les États-Unis que sur les gouvernements nationaux européens. Ursula von der Leyen, surnommée « la présidente américaine de l'Europe », illustre parfaitement cet alignement, œuvrant sans relâche pour maintenir l'engagement de l'UE envers la stratégie géopolitique agressive des États-Unis, notamment à l'égard de la Russie et de l'Ukraine.

    L'OTAN a toujours été un outil essentiel de cette alliance, jouant aujourd'hui un rôle crucial pour contrer les efforts de Trump visant à modifier l'approche américaine envers la Russie. Dans ce contexte, la position de l'Europe, bien qu'apparemment dirigée contre Trump, découle du constat que certains membres de la classe dirigeante américaine s'opposent fermement aux ouvertures de Trump à Poutine, nourrissent une profonde animosité envers la Russie et perçoivent les menaces du président de se désengager de l'OTAN et de saper d'autres piliers de l'ordre d'après-guerre comme un défi stratégique aux systèmes qui ont soutenu l'hégémonie américaine pendant des décennies.

    Ce lien pourrait expliquer les politiques « irrationnelles » de certains dirigeants européens, du moins du point de vue des intérêts objectifs de l'Europe – d'abord leur soutien aveugle à la guerre par procuration menée par les États-Unis en Ukraine, puis leur insistance à poursuivre la guerre à tout prix. Selon ce récit, les objectifs de l'establishment transatlantique semblent clairs : diaboliser Trump, le présenter comme un « partisan de la complaisance envers Poutine » ; et attiser les inquiétudes européennes quant à leur vulnérabilité militaire, notamment en exagérant la menace russe, afin de pousser l'opinion publique à accepter une augmentation des dépenses de défense et la poursuite de la guerre aussi longtemps que possible.

    Dans cette guerre civile transatlantique, aucun des deux camps n'a véritablement à cœur les intérêts de l'Europe. La faction trumpienne considère l'Europe comme une rivale économique, Trump lui-même critiquant à maintes reprises l'UE, la qualifiant d'« atrocité » visant à « escroquer » l'Amérique – et envisage désormais d'imposer de lourds droits de douane à l'Europe. De son côté, la faction libérale-mondialiste considère l'Europe comme un front crucial dans la guerre par procuration contre la Russie.

    Dans ce contexte, un scénario où les Européens prolongeraient la guerre en Ukraine – du moins à court terme – pourrait être perçu comme un compromis entre les deux factions. Les États-Unis pourraient se sortir du bourbier ukrainien 🔽
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    tout en poursuivant leur rapprochement avec la Russie et en se concentrant sur la Chine et la région Asie-Pacifique, tout en imputant la responsabilité de l'échec de la paix à Zelensky et aux Européens.

    Parallèlement, l'engagement continu de l'Europe dans la guerre renforce sa séparation économique et géopolitique avec la Russie et sa dépendance économique envers les États-Unis, notamment dans le contexte de la hausse de ses dépenses de défense, dont une grande partie profiterait au complexe militaro-industriel américain. Parallèlement, les représentants européens de l'establishment libéral-mondialiste continueraient d'utiliser la menace russe pour asseoir leur pouvoir. Globalement, cet arrangement pourrait être jugé acceptable par les deux parties. Autrement dit, comme l'a suggéré le géopolitologue Brian Berletic, ce qui est souvent présenté dans les médias comme une « fracture transatlantique » sans précédent pourrait, en réalité, s'apparenter davantage à une « division du travail » dans laquelle les Européens maintiendraient la pression sur la Russie tandis que les États-Unis tourneraient leur attention vers la Chine.

    Il ressort de cette analyse le portrait d'une classe politique européenne en proie à une profonde crise de légitimité, coincée entre pressions extérieures et déclin interne. Loin d'agir dans l'intérêt rationnel et stratégique de leurs nations, les dirigeants européens semblent de plus en plus dépendants des structures de pouvoir transatlantiques, des impératifs politiques nationaux et des réflexes psychologiques façonnés par des décennies de dépendance et de déni. Leur réponse à la guerre en Ukraine – et à la présence renouvelée de Trump sur la scène internationale – reflète moins une stratégie géopolitique cohérente qu'une tentative effrénée de préserver par tous les moyens un ordre mondial en déclin.

    Dans ce contexte, les actions de l'Europe ne sont pas simplement malavisées ; elles sont symptomatiques d'un dysfonctionnement plus profond au cœur même du projet européen. La militarisation de la société, l'érosion des normes démocratiques, la consolidation du pouvoir technocratique et la répression de la dissidence ne sont pas des mesures de guerre temporaires : elles dessinent les contours d'un nouveau paradigme politique, né de la peur, de la dépendance et de l'inertie institutionnelle. Sous couvert de discours sécuritaires et de valeurs, les dirigeants européens ne défendent pas le continent ; ils renforcent sa subordination, à la fois à l'hégémonie déclinante de Washington et à leurs propres régimes défaillants.

    Thomas Fazi

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    Via Péonia

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    🔴 L'autodestruction de l'Europe par Thomas Fazi 📍Comment comprendre la posture apparemment autodestructrice de l'Europe ? Quatre dimensions interdépendantes peuvent expliquer la position de ses dirigeants : psychologique, politique, stratégique et transatlantique. Pour les étrangers, la politique européenne peut s'avérer difficile à déchiffrer de nos jours – et cela est particulièrement évident dans la réaction du continent face à l'évolution de la situation en Ukraine. Depuis le retour en force de Donald Trump et son initiative de négocier la fin du conflit russo-ukrainien, les dirigeants européens ont agi d'une manière qui semble défier la logique fondamentale des relations internationales – notamment le réalisme, qui postule que les États agissent avant tout pour promouvoir leurs propres intérêts stratégiques. Plutôt que de soutenir les efforts diplomatiques visant à mettre fin à la guerre, les dirigeants européens semblent déterminés à faire échouer les propositions de paix de Trump, à compromettre les négociations et à prolonger le conflit. Du point de vue des intérêts fondamentaux de l'Europe, cette situation est non seulement déroutante, mais aussi irrationnelle. La guerre en Ukraine, mieux décrite comme un conflit par procuration entre l'OTAN et la Russie, a infligé d'immenses dommages économiques aux industries et aux ménages européens, tout en aggravant considérablement les risques sécuritaires sur tout le continent. On pourrait bien sûr arguer que l'engagement de l'Europe dans la guerre était malavisé dès le départ, fruit d'un orgueil démesuré et d'une erreur de calcul stratégique, notamment la croyance erronée que la Russie subirait un effondrement économique et une défaite militaire rapides. Cependant, quelle que soit la logique de la réaction initiale de l'Europe à la guerre, on pourrait s'attendre, compte tenu de ses conséquences, à ce que les dirigeants européens saisissent avec empressement toute voie viable vers la paix – et, partant, l'occasion de rétablir les relations diplomatiques et la coopération économique avec la Russie. Au lieu de cela, ils ont réagi avec inquiétude face à la « menace » de paix. Loin de se réjouir de cette opportunité, ils ont doublé la mise : ils ont promis un soutien financier et militaire illimité à l'Ukraine et ont annoncé un plan de réarmement sans précédent, qui suggère que l'Europe se prépare à un affrontement militarisé à long terme avec la Russie, même en cas de règlement négocié. Comment interpréter cette posture apparemment autodestructrice ? Ce comportement peut sembler irrationnel à la lumière des intérêts généraux ou objectifs de l'Europe, mais il devient plus intelligible à travers le prisme des intérêts de ses dirigeants. Quatre dimensions interdépendantes peuvent contribuer à expliquer leur position : psychologique, politique, stratégique et transatlantique. D'un point de vue psychologique, les dirigeants européens se sont de plus en plus éloignés de la réalité. L'écart grandissant entre leurs attentes initiales et la trajectoire réelle de la guerre a créé une sorte de dissonance cognitive, les poussant à adopter des récits de plus en plus illusoires, notamment des appels alarmistes à se préparer à une guerre ouverte avec la Russie. Ce décalage n'est pas seulement rhétorique ; il révèle un malaise plus profond, leur vision du monde se heurtant à des réalités inconfortables sur le terrain. La psychologie offre également un éclairage sur la réaction de l'Europe face à Trump. Dans la mesure où Washington a toujours considéré l'OTAN comme un moyen d'assurer la subordination stratégique de l'Europe, la menace du président de réduire les engagements américains envers l'alliance pourrait offrir à l'Europe l'opportunité de se redéfinir comme un acteur autonome. Le problème est que l'Europe est enfermée dans une relation de dépendance à l'Amérique depuis si longtemps que, maintenant que Trump menace de déstabiliser sa dépendance historique en matière de sécurité 🔽 Image 2. l’Europe est incapable de saisir cette opportunité ; au contraire, elle tente de reproduire la politique étrangère agressive des États-Unis – de « devenir » inconsciemment l'Amérique. C'est pourquoi, après avoir volontairement sacrifié leurs propres intérêts sur l'autel de l'hégémonie américaine, ils se posent désormais en ultimes défenseurs des politiques mêmes qui les ont rendus inutiles. Il s'agit moins d'une démonstration de conviction réelle que d'un réflexe psychologique – une faible tentative de masquer l'humiliation d'être démasqués par leur patron comme de simples vassaux, une vaine mascarade d'« autonomie ». Au-delà des aspects psychologiques et symboliques, des calculs plus pragmatiques sont également en jeu. Pour la génération actuelle de dirigeants européens, admettre l'échec en Ukraine équivaudrait à un suicide politique, surtout compte tenu des coûts économiques immenses supportés par leurs propres populations. La guerre est devenue une sorte de justification existentielle de leur règne. Sans elle, leurs échecs seraient révélés au grand jour. À l'heure où les partis politiques établis subissent une pression croissante de la part des mouvements et partis « populistes », c'est une vulnérabilité qu'ils ne peuvent se permettre. Mettre fin à la guerre nécessiterait également de reconnaître que le mépris de l'OTAN pour les préoccupations sécuritaires russes a contribué à déclencher le conflit – une démarche qui remettrait en cause le discours dominant sur l'agression russe et mettrait en lumière les propres erreurs stratégiques de l'Europe. Face à ces dilemmes, les dirigeants européens ont choisi de camper sur leurs positions. La poursuite du conflit – et le maintien d'une attitude hostile envers la Russie – leur offre non seulement une bouée de sauvetage politique à court terme, mais aussi un prétexte pour consolider leur pouvoir intérieur, réprimer la dissidence et anticiper les futurs défis politiques. Ce qui peut apparaître comme une incohérence stratégique à première vue reflète, à y regarder de plus près, une tentative désespérée de gérer la dégradation interne en projetant sa force à l'étranger. Tout au long de l'histoire, les gouvernements ont souvent exagéré, gonflé ou carrément fabriqué les menaces extérieures à des fins de politique intérieure – une stratégie qui sert de multiples objectifs, allant de l'unification de la population et de la réduction au silence de la dissidence à la justification de l'augmentation des dépenses militaires et de l'expansion du pouvoir de l'État. Cela s'applique certainement à la situation actuelle en Europe. Sur le plan économique, on espère qu'une production de défense accrue contribuera à relancer les économies européennes anémiques – une forme grossière de keynésianisme militaire. Il n'est guère surprenant, à cet égard, que le pays menant la charge de remilitarisation soit l'Allemagne, dont l'économie a été la plus durement touchée par la guerre en Ukraine. Les plans de remilitarisation de l'Europe seront sans aucun doute une aubaine pour le complexe militaro-industriel du continent, qui enregistre déjà des gains records, mais il est peu probable qu'ils profitent aux Européens ordinaires, d'autant plus que l'augmentation des dépenses de défense entraînera inévitablement des coupes dans d'autres domaines, tels que les retraites, la santé et les systèmes de sécurité sociale. Janan Ganesh, chroniqueur au Financial Times, a exprimé la logique sous-jacente : « L'Europe doit réduire son État-providence pour construire un État guerrier. » 🔽 3. Cela dit, si les facteurs économiques jouent certainement un rôle, les véritables objectifs du programme de réarmement européen ne sont sans doute pas économiques, mais politiques. Au cours des quinze dernières années, l'Union européenne s'est transformée en un édifice de plus en plus autoritaire et antidémocratique. Sous la présidence d'Ursula von der Leyen, la Commission européenne a exploité crise après crise pour accroître son influence sur des domaines de compétence jusque-là considérés comme relevant des gouvernements nationaux – des budgets et de la politique de santé aux affaires étrangères et à la défense – au détriment du contrôle démocratique et de la responsabilité. Au cours des trois dernières années, l'Europe s'est militarisée de plus en plus. Ursula von der Leyen a profité de la crise ukrainienne pour se placer à la tête de la réponse du bloc, transformant ainsi la Commission, et l'UE dans son ensemble, en un bras étendu de l'OTAN. Aujourd'hui, sous couvert de « menace russe », Ursula von der Leyen entend accélérer considérablement ce processus de centralisation de la politique du bloc. Elle a déjà proposé, par exemple, d'acheter collectivement des armes au nom des États membres de l'UE, suivant le même modèle « j'achète, vous payez » utilisé pour l'approvisionnement en vaccins contre la Covid-19. Cela donnerait de fait à la Commission le contrôle de l'ensemble du complexe militaro-industriel des pays de l'UE, le dernier d'une longue série de coups d'État institutionnels orchestrés par Bruxelles. Il ne s'agit pas seulement d'intensifier la production d'armes. Bruxelles poursuit une militarisation globale de la société. Cette ambition se reflète dans l'application de plus en plus stricte de la politique étrangère de l'UE et de l'OTAN – depuis les menaces et les pressions exercées pour contraindre des dirigeants non alignés comme Viktor Orbán en Hongrie et Roberto Fico en Slovaquie à se conformer à leurs engagements jusqu'à l'exclusion pure et simple des candidats politiques critiques envers l'UE et l'OTAN, comme en Roumanie. Dans les années à venir, cette approche militarisée est appelée à devenir le paradigme dominant en Europe, car toutes les sphères de la vie – politique, économique, sociale, culturelle et scientifique – seront subordonnées au prétendu objectif de sécurité nationale, ou plutôt supranationale. Cela servira à justifier des politiques de plus en plus répressives et autoritaires, la menace d'« ingérence russe » étant invoquée comme prétexte fourre-tout pour tout, de la censure en ligne à la suspension des libertés civiles fondamentales – ainsi que, bien sûr, à la centralisation et à la verticalisation accrues de l'autorité de l'UE – surtout compte tenu des inévitabilités réactions négatives que ces politiques ne manqueront pas de susciter. Autrement dit, la « menace russe » constituera un ultime recours pour sauver le projet européen. Enfin, il y a la dimension transatlantique. Ce serait une erreur de considérer le clivage transatlantique actuel uniquement à travers le prisme des intérêts divergents des dirigeants européens et américains. Au-delà de ces divergences, des dynamiques plus profondes pourraient être à l'œuvre. Il n'est pas déraisonnable de supposer que les Européens pourraient, à un certain niveau, se coordonner avec l'establishment démocrate américain et la faction libérale-mondialiste de l'État permanent américain – le réseau d'intérêts bien ancrés qui englobe la bureaucratie, l'État sécuritaire et le complexe militaro-industriel américains. Ces réseaux, toujours actifs malgré la « guerre contre l'État profond » déclarée par Trump, ont un intérêt commun à faire dérailler les pourparlers de paix et à perturber la présidence de Trump. En d'autres termes, ce qui apparaît à première vue comme un affrontement entre l'Europe et les États-Unis pourrait en réalité être, plus fondamentalement, une lutte entre différentes factions de l'empire américain – et, dans une large mesure 🔽 4. au sein même de l'establishment américain – menée par l'intermédiaire de mandataires européens. Après tout, nombre des dirigeants européens actuels entretiennent des liens étroits avec ces réseaux. Les États-Unis ont, bien sûr, une longue histoire d'influence politique en Europe. Au fil des décennies, ils ont tissé des liens institutionnels solides avec les appareils d'État des pays d'Europe occidentale, notamment au sein de leurs services de défense et de renseignement. De plus, l'establishment américain exerce une influence considérable sur le discours public européen par le biais des principaux médias anglophones et des groupes de réflexion. Ces groupes de réflexion, tels que le German Marshall Fund, le National Endowment for Democracy, le Council on Foreign Relations et l'Atlantic Council, contribuent à façonner les discours politiques qui dominent la société européenne – et sont aujourd'hui à l'avant-garde de la promotion de l'idée selon laquelle « l'absence d'accord vaut mieux qu'un mauvais accord ». Ses origines remontent à la Guerre froide, où les États-Unis promouvaient activement l'intégration européenne comme rempart contre l'Union soviétique. Autrement dit, l'UE, notamment à travers ses premières moutures, a toujours été attachée à l'atlantisme, et ce sentiment n'a fait que s'intensifier après la Guerre froide. C'est pourquoi l'establishment technocratique de l'UE – et plus particulièrement la Commission européenne – a toujours été davantage aligné sur les États-Unis que sur les gouvernements nationaux européens. Ursula von der Leyen, surnommée « la présidente américaine de l'Europe », illustre parfaitement cet alignement, œuvrant sans relâche pour maintenir l'engagement de l'UE envers la stratégie géopolitique agressive des États-Unis, notamment à l'égard de la Russie et de l'Ukraine. L'OTAN a toujours été un outil essentiel de cette alliance, jouant aujourd'hui un rôle crucial pour contrer les efforts de Trump visant à modifier l'approche américaine envers la Russie. Dans ce contexte, la position de l'Europe, bien qu'apparemment dirigée contre Trump, découle du constat que certains membres de la classe dirigeante américaine s'opposent fermement aux ouvertures de Trump à Poutine, nourrissent une profonde animosité envers la Russie et perçoivent les menaces du président de se désengager de l'OTAN et de saper d'autres piliers de l'ordre d'après-guerre comme un défi stratégique aux systèmes qui ont soutenu l'hégémonie américaine pendant des décennies. Ce lien pourrait expliquer les politiques « irrationnelles » de certains dirigeants européens, du moins du point de vue des intérêts objectifs de l'Europe – d'abord leur soutien aveugle à la guerre par procuration menée par les États-Unis en Ukraine, puis leur insistance à poursuivre la guerre à tout prix. Selon ce récit, les objectifs de l'establishment transatlantique semblent clairs : diaboliser Trump, le présenter comme un « partisan de la complaisance envers Poutine » ; et attiser les inquiétudes européennes quant à leur vulnérabilité militaire, notamment en exagérant la menace russe, afin de pousser l'opinion publique à accepter une augmentation des dépenses de défense et la poursuite de la guerre aussi longtemps que possible. Dans cette guerre civile transatlantique, aucun des deux camps n'a véritablement à cœur les intérêts de l'Europe. La faction trumpienne considère l'Europe comme une rivale économique, Trump lui-même critiquant à maintes reprises l'UE, la qualifiant d'« atrocité » visant à « escroquer » l'Amérique – et envisage désormais d'imposer de lourds droits de douane à l'Europe. De son côté, la faction libérale-mondialiste considère l'Europe comme un front crucial dans la guerre par procuration contre la Russie. Dans ce contexte, un scénario où les Européens prolongeraient la guerre en Ukraine – du moins à court terme – pourrait être perçu comme un compromis entre les deux factions. Les États-Unis pourraient se sortir du bourbier ukrainien 🔽 5/5 tout en poursuivant leur rapprochement avec la Russie et en se concentrant sur la Chine et la région Asie-Pacifique, tout en imputant la responsabilité de l'échec de la paix à Zelensky et aux Européens. Parallèlement, l'engagement continu de l'Europe dans la guerre renforce sa séparation économique et géopolitique avec la Russie et sa dépendance économique envers les États-Unis, notamment dans le contexte de la hausse de ses dépenses de défense, dont une grande partie profiterait au complexe militaro-industriel américain. Parallèlement, les représentants européens de l'establishment libéral-mondialiste continueraient d'utiliser la menace russe pour asseoir leur pouvoir. Globalement, cet arrangement pourrait être jugé acceptable par les deux parties. Autrement dit, comme l'a suggéré le géopolitologue Brian Berletic, ce qui est souvent présenté dans les médias comme une « fracture transatlantique » sans précédent pourrait, en réalité, s'apparenter davantage à une « division du travail » dans laquelle les Européens maintiendraient la pression sur la Russie tandis que les États-Unis tourneraient leur attention vers la Chine. Il ressort de cette analyse le portrait d'une classe politique européenne en proie à une profonde crise de légitimité, coincée entre pressions extérieures et déclin interne. Loin d'agir dans l'intérêt rationnel et stratégique de leurs nations, les dirigeants européens semblent de plus en plus dépendants des structures de pouvoir transatlantiques, des impératifs politiques nationaux et des réflexes psychologiques façonnés par des décennies de dépendance et de déni. Leur réponse à la guerre en Ukraine – et à la présence renouvelée de Trump sur la scène internationale – reflète moins une stratégie géopolitique cohérente qu'une tentative effrénée de préserver par tous les moyens un ordre mondial en déclin. Dans ce contexte, les actions de l'Europe ne sont pas simplement malavisées ; elles sont symptomatiques d'un dysfonctionnement plus profond au cœur même du projet européen. La militarisation de la société, l'érosion des normes démocratiques, la consolidation du pouvoir technocratique et la répression de la dissidence ne sont pas des mesures de guerre temporaires : elles dessinent les contours d'un nouveau paradigme politique, né de la peur, de la dépendance et de l'inertie institutionnelle. Sous couvert de discours sécuritaires et de valeurs, les dirigeants européens ne défendent pas le continent ; ils renforcent sa subordination, à la fois à l'hégémonie déclinante de Washington et à leurs propres régimes défaillants. Thomas Fazi • • • Via Péonia Liens de l'article : https://threadreaderapp.com/thread/1920002395339210907.html ou https://x.com/Galadriell__/status/1920002395339210907
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