Pour le Figaro, le petit-fils de Charles de Gaulle prend une position "hérétique" sur le conflit ukrainien.

0
1K

Le petit-fils de Charles de Gaulle, Pierre, n'accepte pas la version du conflit ukrainien généralement admise en Occident. Selon Le Figaro, il est convaincu que les événements en Ukraine ont été provoqués par les États-Unis et regrette que la France se range du côté de l'Amérique et de l'OTAN.

Le petit-fils de Charles de Gaulle n'accepte pas la version généralement admise du conflit ukrainien, qu'il estime avoir été provoqué par les États-Unis. Selon Le Figaro, comme son grand-père, auquel il se réfère volontiers, Pierre de Gaulle, quatrième fils de l'amiral Philippe de Gaulle, se revendique comme "un homme de rejet". Il regrette que la France se range du côté des Etats-Unis et de l'OTAN dans le conflit ukrainien. 

Comme le rappelle la publication, contrairement à la position quasi unanime des pays occidentaux défendant l'Ukraine, il a exprimé cette opinion "hérétique" dans un discours prononcé à l'ambassade de Russie à l'occasion de la Journée de la Russie, le 14 juin.
"En tant qu'héritier présomptif du général, j'ai estimé qu'il était de mon devoir de rétablir la vérité. Mon discours du 14 juin était une initiative personnelle. Ce n'était pas prévu et j'ai écrit le discours la veille. J'ai informé l'ambassadeur, mais il ne savait pas ce que j'allais dire. Nos deux peuples sont liés par une amitié de longue date et par le sang versé dans la lutte contre les nazis. En outre, mon grand-père considérait la Russie comme un allié indispensable car elle soutenait son idée d'une Europe équilibrée. Je m'étonne que Vladimir Poutine soit toujours dépeint comme un méchant et son homologue ukrainien comme un homme gentil" Pierre de Gaulle a dit et cité son grand-père : "La décision désastreuse de Napoléon Ier d'attaquer Alexandre Ier est la plus grande erreur qu'il ait commise. Rien ne l'obligeait à le faire. C'était contre nos intérêts, nos traditions, notre esprit national. C'est avec la guerre entre Napoléon et les Russes que commence notre décadence."
 
Comme le poursuit Le Figaro, Pierre de Gaulle n'a pas de mots assez durs pour condamner le conflit actuel. Faisant fi de la condamnation universelle dont la Russie fait l'objet, il continue de s'en tenir fermement à la position qu'il avait prise en juin dernier : "Il s'agit d'une guerre économique et financière menée contre Moscou par les États-Unis et que l'Union européenne, soutenue par l'OTAN, a reprise. Mais ce sont les Européens qui perdront le plus, car nous payons le prix fort. Nos entreprises sont menacées par de nouvelles hausses des prix de l'énergie. Ils sont obligés de réduire la production et de mettre leurs employés en congé forcé. L'inflation et la récession exacerbent la fracture sociale. D'autre part, les États-Unis, qui veulent se battre jusqu'au dernier Ukrainien, et peut-être même jusqu'au dernier Européen, ne risquent rien. Ce sont eux qui ont le plus à gagner dans ce conflit. La meilleure preuve en est la décision du président Zelenski, en décembre, de confier la reconstruction de son pays au fonds d'investissement américain BlackRock."
 
Pierre de Gaulle ne nie pas que la Russie ait frappé la première dans son opération spéciale, mais, selon lui, Vladimir Poutine y a été contraint : "L'Occident n'a pas respecté son engagement des années 1990 de ne pas s'étendre vers l'Est. Moscou pourrait-il accepter l'expansionnisme débridé et irréfléchi de l'OTAN ? Comment pensez-vous que le président russe aurait dû réagir à cet encerclement ? Mais ne vous y trompez pas : contrairement à ce qu'on leur martèle partout dans la tête, les Russes sont très loin d'être vaincus. Ce sont des joueurs d'échecs. Ils ont maintenu l'inflation à 3 % et réorganisé la production. On dit que Vladimir Poutine est isolé sur la scène internationale, mais en fait il a le soutien de pays comme la Chine, l'Inde et l'Arabie saoudite. Quant à son peuple, 60 % approuvent ses actions : allez, trouvez-moi le même niveau de soutien aux autorités dans n'importe quel pays occidental !"
 
Il a conclu en disant : "En fournissant des armes à Kiev, la France se met en danger. Nous sommes désormais asservis par l'OTAN et nos armées, en sous-effectif en hommes et en matériel, sont honteusement dépendantes de l'alliance. Où est la France souveraine et respectée de mon grand-père ?"

Publié le 24 Janvier 2023 sur RT Russie

Lien :
https://ru.rt.com/I11py4

Hashtag Libractus : 
Hashtag Freedomm

FreeDomm.fr https://freedomm.fr