Dette : Gabriel Attal prévient qu’un "effort global" sera demandé aux Français en 2024
Le ministre délégué chargé des Comptes publics a affirmé, mercredi 12 juillet, que "le désendettement est une urgence nationale".
L’exécutif serre la ceinture. Dans une interview accordée au Figaro, le ministre chargé des Comptes publics a annoncé, mercredi 12 juillet, que le budget 2024 va prévoir "des économies" dans certains secteurs. Gabriel Attal n’hésite pas à tirer la sonnette d’alarme et à employer des mots forts : "Le désendettement est une urgence nationale. Et pour cause : la dette publique a dépassé pour la première fois le seuil symbolique des 3000 milliards d’euros au premier trimestre, a indiqué l’Insee fin juin. "Nous assumons de préférer un désendettement volontariste, mais progressif, à une austérité qui aurait des conséquences néfastes sur l’activité économique", a expliqué Gabriel Attal qui présentera le budget 2024 à l’automne martelant que cet "engagement ambitieux" sera "tenu".
Ce budget repose sur trois piliers : désendettement, soutien aux classes moyennes et lutte contre la fraude. "Depuis le 1er juillet par exemple, on ne verse plus d’allocations familiales sur des comptes à l’étranger hors UE, comme je m’y étais engagé", s’est-il félicité. Dans les colonnes du quotidien, le ministre dit vouloir s’adresser particulièrement aux classes moyennes, ceux qui " se sentent trop riches pour être pauvres et trop pauvres pour être riches." En mai dernier, le président Emmanuel Macron faisait également un geste envers cette catégorie sociale annonçant une baisse d’impôts de deux milliards d’euros en leur faveur, dans un contexte inflationniste.
Alors que Bruno Le Maire a évoqué, le 10 juillet, une possible pause dans les baisses d’impôts, Gabriel Attal a assuré "qu’en 2027, les Français et les entreprises [en] paieront moins qu’en 2022 […] Ce qui est sûr, c’est que notre ambition d’allègement de la fiscalité dans le quinquennat ne connaîtra pas de pause." Cependant, la réduction de la dette sera synonyme d’efforts pour les Français ne cache pas Gabriel Attal, qui confie qu’il y aura besoin d’un "effort global". Cependant, pas question de prononcer les mots qui fâchent. "On ne peut pas parler d’austérité dans un pays qui continue de dépenser plus que ce qu’il gagne, un pays qui continue d’investir massivement dans les services publics", a-t-il nuancé. Des propos en accord avec ses déclarations du mois de mars dernier : "Notre objectif est de stabiliser la dette publique en 2026, et de commencer à la rembourser en 2027. On assume de ne pas faire de l’austérité brutale."
"Il faudra aussi responsabiliser"
Où le gouvernement va-t-il procéder à des coupes budgétaires ? Dans le viseur, il y a les coûts-contrats. Pour les contrats d’apprentissage, il s’agit des montants de prise en charge annuels définis en fonction du diplôme visé et de la branche d’appartenance de l’entreprise concernée. "Certains établissements privés font de larges bénéfices en facturant des formations financées par l’Etat au prix fort avec des niveaux de marge très élevés. Nous reprendrons une partie de ces marges. Je pense aussi aux contrats aidés que nous réduirons à nouveau largement", a commenté Gabriel Attal. Pour rappel, un "contrat aidé permet à l’employeur de bénéficier d’aides pour diminuer le coût de l’embauche", définit le site de l’administration française.
L’exécutif envisage également des réductions dans le budget de la Sécurité sociale. "Du côté des prescripteurs, il y a par exemple un problème avec l’envolée des arrêts-maladie en téléconsultation. Du côté des entreprises et des usagers, il faudra aussi responsabiliser", a-t-il martelé. Des propos qui devraient rassurer la Cour des comptes qui estimait, jeudi 29 juin, que le gouvernement devra consentir "un effort substantiel" en termes de dépenses pour ramener le déficit public de la France dans les clous européens d’ici 2027. "L’effort de désendettement de la France se fait attendre", tançait son président, Pierre Moscovici, le premier président de la Cour des comptes, le 3 juillet interviewé par Euractiv.
Et sur le volet plus politique ? Gabriel Attal en a profité pour dévoiler son souhait d’une règle nouvelle : "Si l’opposition vote contre un budget, elle doit proposer un budget alternatif. Car je crois que si l’opposition a le droit de s’opposer, elle a surtout le devoir de proposer. Pour la première fois, je donnerai donc à tous les parlementaires, même à ceux d’opposition, la possibilité de demander à mon administration de chiffrer certaines de leurs propositions afin qu’ils puissent imaginer des alternatives, des contre-budgets." Une chose est sûre : le gouvernement a prévu de tourner la page du "quoi qu’il en coûte."
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Publié le 12 Juillet 2023 sur l’Express
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