Après leur vaccin contre le Covid, ces agriculteurs ont dû stopper leur activité
Murielle et Hilaire Pelloux, couple d’agriculteurs, ont dû renoncer à leur ferme et à leur métier suite à de graves problèmes de santé survenus dans la foulée de leur vaccination contre le virus du Covid. « Si rien n’est encore prouvé », disent-ils, ils veulent néanmoins inciter les gens à faire comme eux : signaler officiellement les effets secondaires. Une association s’est créée dans ce sens à Annemasse.
Catherine Mellier - 21 juil. 2023
Murielle et Hilaire Pelloux, agriculteurs, ont été contraints de stopper leur activité pour problème de santé. Ils rattachent le début de leur souci à leurs vaccinations respectives contre le Covid. Photo Le DL/Catherine MELLIER
On les voyait sur les marchés de l’agglo annemassienne depuis des années. Mais cela fait plusieurs mois que Murielle et Hilaire Pelloux sont aux abonnés absents. Ce couple d’agriculteurs, qui faisait de la volaille et de l’élevage de vaches, une cinquantaine, dans leur petite exploitation près d’Évire, n’est plus en capacité physique de travailler.
La vie d’agriculteur est physique, exigeante, parfois laborieuse. Et Murielle et Hilaire n’ont plus la santé pour poursuivre cette aventure-là. Ils ont été obligés de stopper leur activité brutalement, et à regret. Le couple rattache ce coup de boutoir à leur vaccination contre le Covid en 2021, à l’un comme à l’autre.
« Trois mois après l’injection, Hilaire a fait une embolie pulmonaire et a perdu pratiquement un poumon. Il ne supportait plus la poussière, alors dans une ferme… » raconte Murielle. « Comme nous étions sur une petite exploitation, pas forcément mécanisée, ce n’était plus tenable. » Aujourd’hui, Hilaire a développé en plus des problèmes oculaires, il n’a plus que 4/10e à un œil. Ce qui le rend fortement handicapé.
Contraints de vivre au camping
Et Murielle de poursuivre : « De mon côté, beaucoup de problèmes sont apparus au niveau des articulations dans les semaines après le vaccin. Une pyélonéphrite m’a conduit à l’hopital où je suis restée une semaine, sans compter les bleus qui sortent partout sur l’ensemble du corps. Comme une femme battue ! »
Pour ce couple, ça fait plusieurs pathologies qui s’enchaînent en l’espace de deux ans. Murielle et Hilaire estiment qu’il y a eu un avant et un après leur vaccin contre le Covid. Ils ont aussi l’impression que leur témoignage est celui de beaucoup d’autres. C’est pour cela qu’ils veulent tirer la sonnette d’alarme et inciter les gens qui traversent des calvaires, ou des errances médicales soudaines, comme eux, à se signaler. Et ce, en faisant remonter, sur les plateformes gouvernementales idoines, les effets secondaires. Ils ont rejoint pour cela la néo association Aresaj de recensement et d’actions juridiques sur les effets secondaires et leurs conséquences.
« Si des centaines, des milliers de cas remontent et sont recoupés, peut-être que des études seront commandées et menées » estiment-ils.
Pour l’heure, un autre problème se présente à eux : la perte, ou plutôt l’absence de revenus liée à leur situation subie. « Hilaire ne touche pas de pension d’invalidité, on est sur le minimum qui existe. On a dû quitter la ferme et on habite provisoirement dans un camping de la Michaille. »
L'association Aresaj
L’Aresaj est une association qui vient de se créer, en juillet 2023, à Cranves-Sales. Elle a pour objectif de recenser parmi la population, les gens de tous les âges qui estiment avoir eu des effets secondaires. Aresaj leur propose de les rencontrer, les réunir et les mobiliser afin qu’ils se sentent déjà moins isolés et rendre compte de leurs maux.
En accord avec les victimes, l’association les aidera à signaler leurs effets secondaires auprès des plateformes officielles, mais aussi se défendre et obtenir des réparations financières ou des prises en charges gratuites de moyens appropriés. Aresaj fera des appels aux dons, au-delà des abonnements et cotisations, et sollicitera des subventions de collectivités, État ou privés.
Aresaj souhaite s’organiser en sections locales, couvrant au maximum les communes d’un canton administratif.
La marraine de l’association est le Dr Astrid Stuckelberger, scientifique, chercheuse et enseignante d’Université en Suisse. Elle a publié dix livres traduits et plus de 170 articles scientifiques, rapports politiques, rapports gouvernementaux, de la Commission européenne ou de l’ONU.
Contact : Aresaj74@proton.me
https://c.ledauphine.com/sante/2023/07/21/apres-leur-vaccin-contre-le-covid-ces-agriculteurs-ont-du-stopper-leur-metier
Murielle et Hilaire Pelloux, couple d’agriculteurs, ont dû renoncer à leur ferme et à leur métier suite à de graves problèmes de santé survenus dans la foulée de leur vaccination contre le virus du Covid. « Si rien n’est encore prouvé », disent-ils, ils veulent néanmoins inciter les gens à faire comme eux : signaler officiellement les effets secondaires. Une association s’est créée dans ce sens à Annemasse.
Catherine Mellier - 21 juil. 2023
Murielle et Hilaire Pelloux, agriculteurs, ont été contraints de stopper leur activité pour problème de santé. Ils rattachent le début de leur souci à leurs vaccinations respectives contre le Covid. Photo Le DL/Catherine MELLIER
On les voyait sur les marchés de l’agglo annemassienne depuis des années. Mais cela fait plusieurs mois que Murielle et Hilaire Pelloux sont aux abonnés absents. Ce couple d’agriculteurs, qui faisait de la volaille et de l’élevage de vaches, une cinquantaine, dans leur petite exploitation près d’Évire, n’est plus en capacité physique de travailler.
La vie d’agriculteur est physique, exigeante, parfois laborieuse. Et Murielle et Hilaire n’ont plus la santé pour poursuivre cette aventure-là. Ils ont été obligés de stopper leur activité brutalement, et à regret. Le couple rattache ce coup de boutoir à leur vaccination contre le Covid en 2021, à l’un comme à l’autre.
« Trois mois après l’injection, Hilaire a fait une embolie pulmonaire et a perdu pratiquement un poumon. Il ne supportait plus la poussière, alors dans une ferme… » raconte Murielle. « Comme nous étions sur une petite exploitation, pas forcément mécanisée, ce n’était plus tenable. » Aujourd’hui, Hilaire a développé en plus des problèmes oculaires, il n’a plus que 4/10e à un œil. Ce qui le rend fortement handicapé.
Contraints de vivre au camping
Et Murielle de poursuivre : « De mon côté, beaucoup de problèmes sont apparus au niveau des articulations dans les semaines après le vaccin. Une pyélonéphrite m’a conduit à l’hopital où je suis restée une semaine, sans compter les bleus qui sortent partout sur l’ensemble du corps. Comme une femme battue ! »
Pour ce couple, ça fait plusieurs pathologies qui s’enchaînent en l’espace de deux ans. Murielle et Hilaire estiment qu’il y a eu un avant et un après leur vaccin contre le Covid. Ils ont aussi l’impression que leur témoignage est celui de beaucoup d’autres. C’est pour cela qu’ils veulent tirer la sonnette d’alarme et inciter les gens qui traversent des calvaires, ou des errances médicales soudaines, comme eux, à se signaler. Et ce, en faisant remonter, sur les plateformes gouvernementales idoines, les effets secondaires. Ils ont rejoint pour cela la néo association Aresaj de recensement et d’actions juridiques sur les effets secondaires et leurs conséquences.
« Si des centaines, des milliers de cas remontent et sont recoupés, peut-être que des études seront commandées et menées » estiment-ils.
Pour l’heure, un autre problème se présente à eux : la perte, ou plutôt l’absence de revenus liée à leur situation subie. « Hilaire ne touche pas de pension d’invalidité, on est sur le minimum qui existe. On a dû quitter la ferme et on habite provisoirement dans un camping de la Michaille. »
L'association Aresaj
L’Aresaj est une association qui vient de se créer, en juillet 2023, à Cranves-Sales. Elle a pour objectif de recenser parmi la population, les gens de tous les âges qui estiment avoir eu des effets secondaires. Aresaj leur propose de les rencontrer, les réunir et les mobiliser afin qu’ils se sentent déjà moins isolés et rendre compte de leurs maux.
En accord avec les victimes, l’association les aidera à signaler leurs effets secondaires auprès des plateformes officielles, mais aussi se défendre et obtenir des réparations financières ou des prises en charges gratuites de moyens appropriés. Aresaj fera des appels aux dons, au-delà des abonnements et cotisations, et sollicitera des subventions de collectivités, État ou privés.
Aresaj souhaite s’organiser en sections locales, couvrant au maximum les communes d’un canton administratif.
La marraine de l’association est le Dr Astrid Stuckelberger, scientifique, chercheuse et enseignante d’Université en Suisse. Elle a publié dix livres traduits et plus de 170 articles scientifiques, rapports politiques, rapports gouvernementaux, de la Commission européenne ou de l’ONU.
Contact : Aresaj74@proton.me
https://c.ledauphine.com/sante/2023/07/21/apres-leur-vaccin-contre-le-covid-ces-agriculteurs-ont-du-stopper-leur-metier
Après leur vaccin contre le Covid, ces agriculteurs ont dû stopper leur activité
Murielle et Hilaire Pelloux, couple d’agriculteurs, ont dû renoncer à leur ferme et à leur métier suite à de graves problèmes de santé survenus dans la foulée de leur vaccination contre le virus du Covid. « Si rien n’est encore prouvé », disent-ils, ils veulent néanmoins inciter les gens à faire comme eux : signaler officiellement les effets secondaires. Une association s’est créée dans ce sens à Annemasse.
Catherine Mellier - 21 juil. 2023
Murielle et Hilaire Pelloux, agriculteurs, ont été contraints de stopper leur activité pour problème de santé. Ils rattachent le début de leur souci à leurs vaccinations respectives contre le Covid. Photo Le DL/Catherine MELLIER
On les voyait sur les marchés de l’agglo annemassienne depuis des années. Mais cela fait plusieurs mois que Murielle et Hilaire Pelloux sont aux abonnés absents. Ce couple d’agriculteurs, qui faisait de la volaille et de l’élevage de vaches, une cinquantaine, dans leur petite exploitation près d’Évire, n’est plus en capacité physique de travailler.
La vie d’agriculteur est physique, exigeante, parfois laborieuse. Et Murielle et Hilaire n’ont plus la santé pour poursuivre cette aventure-là. Ils ont été obligés de stopper leur activité brutalement, et à regret. Le couple rattache ce coup de boutoir à leur vaccination contre le Covid en 2021, à l’un comme à l’autre.
« Trois mois après l’injection, Hilaire a fait une embolie pulmonaire et a perdu pratiquement un poumon. Il ne supportait plus la poussière, alors dans une ferme… » raconte Murielle. « Comme nous étions sur une petite exploitation, pas forcément mécanisée, ce n’était plus tenable. » Aujourd’hui, Hilaire a développé en plus des problèmes oculaires, il n’a plus que 4/10e à un œil. Ce qui le rend fortement handicapé.
Contraints de vivre au camping
Et Murielle de poursuivre : « De mon côté, beaucoup de problèmes sont apparus au niveau des articulations dans les semaines après le vaccin. Une pyélonéphrite m’a conduit à l’hopital où je suis restée une semaine, sans compter les bleus qui sortent partout sur l’ensemble du corps. Comme une femme battue ! »
Pour ce couple, ça fait plusieurs pathologies qui s’enchaînent en l’espace de deux ans. Murielle et Hilaire estiment qu’il y a eu un avant et un après leur vaccin contre le Covid. Ils ont aussi l’impression que leur témoignage est celui de beaucoup d’autres. C’est pour cela qu’ils veulent tirer la sonnette d’alarme et inciter les gens qui traversent des calvaires, ou des errances médicales soudaines, comme eux, à se signaler. Et ce, en faisant remonter, sur les plateformes gouvernementales idoines, les effets secondaires. Ils ont rejoint pour cela la néo association Aresaj de recensement et d’actions juridiques sur les effets secondaires et leurs conséquences.
« Si des centaines, des milliers de cas remontent et sont recoupés, peut-être que des études seront commandées et menées » estiment-ils.
Pour l’heure, un autre problème se présente à eux : la perte, ou plutôt l’absence de revenus liée à leur situation subie. « Hilaire ne touche pas de pension d’invalidité, on est sur le minimum qui existe. On a dû quitter la ferme et on habite provisoirement dans un camping de la Michaille. »
L'association Aresaj
L’Aresaj est une association qui vient de se créer, en juillet 2023, à Cranves-Sales. Elle a pour objectif de recenser parmi la population, les gens de tous les âges qui estiment avoir eu des effets secondaires. Aresaj leur propose de les rencontrer, les réunir et les mobiliser afin qu’ils se sentent déjà moins isolés et rendre compte de leurs maux.
En accord avec les victimes, l’association les aidera à signaler leurs effets secondaires auprès des plateformes officielles, mais aussi se défendre et obtenir des réparations financières ou des prises en charges gratuites de moyens appropriés. Aresaj fera des appels aux dons, au-delà des abonnements et cotisations, et sollicitera des subventions de collectivités, État ou privés.
Aresaj souhaite s’organiser en sections locales, couvrant au maximum les communes d’un canton administratif.
La marraine de l’association est le Dr Astrid Stuckelberger, scientifique, chercheuse et enseignante d’Université en Suisse. Elle a publié dix livres traduits et plus de 170 articles scientifiques, rapports politiques, rapports gouvernementaux, de la Commission européenne ou de l’ONU.
Contact : Aresaj74@proton.me
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