VIDEO. Affaire Philippine : « The Sorority » : quelle est cette application qui peut sauver la vie des femmes en danger ?
Utilisée pour diffuser l’avis de recherche de Philippine, l’étudiante retrouvée morte dans le bois de Boulogne, l’application The Sorority vient au secours des femmes en danger. Décryptage de l’appli qui peut vous sauver la vie
https://youtu.be/NmIoX9BU0ow
Au milieu du tragique fait divers dont a été victime Philippine, 19 ans, le rôle de l’application The Sorority n’est pas passé inaperçu. La jeune fille n’était pas utilisatrice mais une de ses proches, inquiète, a alerté la fondatrice de l’application, Priscilla Routier-Trillard, qui a relayé un avis de recherche.
Meurtre de Philippine : souvent prononcée, rarement appliquée, qu’est-ce qu’une OQTF ?
À chaque fait divers mettant en cause un étranger en situation irrégulière sur le territoire, la question de l’exécution des OQTF revient sur le devant de la scène. De quoi parle-t-on exactement ?
Malheureusement, c’était trop tard pour l’étudiante, mais l’application a aussi permis de rassembler des volontaires pour participer aux battues et retrouver le corps dans le bois de Boulogne. « Le samedi, dès 14 heures, on a diffusé l’avis de disparition à nos 110000 utilisatrices », expose la fondatrice. Ce qui a permis de sensibiliser près d’un million d’internautes si l’on comptabilise les relais sur les réseaux sociaux, les e-mails et les partages.
Priscillia Routier Trillard a elle-même vécu plusieurs situations d’insécurité. Un médecin lui a tendu la main avec ces mots : « je vous crois, vous n’êtes pas seule ».
L’entraide entre « sœurs »
La disparition de Philippine a suscité une vive émotion, un phénomène d’identification et par ricochet, un regain d’intérêt pour l’application The Sorority. Née en 2021, l’application internationale gratuite et sécurisée et disponible en treize langues repose sur l’entraide entre femmes. Elle est suffisamment fiable pour être validée par le Ministère de l’Intérieur, la police et la gendarmerie.
Objectif : soutenir, et apporter du secours aux utilisatrices qui se sentent en danger, où qu’elles soient, dans la rue, les transports en commun, à la maison (en cas de violences intra familiales). L’association appuie sa raison d’être sur de sombres statistiques : 100 % des femmes françaises ont été victimes de harcèlement dans les transports, une Française sur deux déclare avoir été confrontée à une situation de sexisme ou harcèlement au travail ; une femme sur trois au monde est ou sera survivante de violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie ; une Française est morte tous les trois jours sous les coups de son conjoint en 2023.
« Plus jamais seules »
« Quand on ouvre l’alerte, on voit toutes les personnes qui sont autour de nous, dans les grandes villes, mais aussi dans les zones rurales », décrypte Priscilla Routier-Trillard. En cas de situation d’insécurité, on peut lancer l’alerte en appuyant deux secondes sur le bouton principal, qui va calculer notre position et la position des 50 premières personnes autour de nous, qui seront tenues informées, peuvent nous appeler, envoyer un message, nous rejoindre, faire semblant de nous connaître, ou contacter les autorités. En moyenne, en une minute, on a 10 à 15 prises de contact, ça va très vite. Avec l’appli, on sait qu’on n’est jamais seule », appuie la fondatrice. Sachant que différents modes d’alertes sont à la disposition des utilisatrices selon si elles sont connectées ou pas, si elles ont besoin de rester discrètes.
Post Facebook de l’équipe de « The Sorority »
« Chaque jour, des dizaines d’utilisatrices sont aidées ou secourues grâce à The Sorority », conclut Priscilla Routier-Trillard qui a eu l’idée de lancer le dispositif après avoir été confrontée personnellement à des situations d’insécurité et d’isolement. Chaque profil d’utilisatrice est vérifié à la main. « Notre association aurait besoin de financements institutionnels. », lance la présidente.
Utilisée pour diffuser l’avis de recherche de Philippine, l’étudiante retrouvée morte dans le bois de Boulogne, l’application The Sorority vient au secours des femmes en danger. Décryptage de l’appli qui peut vous sauver la vie
https://youtu.be/NmIoX9BU0ow
Au milieu du tragique fait divers dont a été victime Philippine, 19 ans, le rôle de l’application The Sorority n’est pas passé inaperçu. La jeune fille n’était pas utilisatrice mais une de ses proches, inquiète, a alerté la fondatrice de l’application, Priscilla Routier-Trillard, qui a relayé un avis de recherche.
Meurtre de Philippine : souvent prononcée, rarement appliquée, qu’est-ce qu’une OQTF ?
À chaque fait divers mettant en cause un étranger en situation irrégulière sur le territoire, la question de l’exécution des OQTF revient sur le devant de la scène. De quoi parle-t-on exactement ?
Malheureusement, c’était trop tard pour l’étudiante, mais l’application a aussi permis de rassembler des volontaires pour participer aux battues et retrouver le corps dans le bois de Boulogne. « Le samedi, dès 14 heures, on a diffusé l’avis de disparition à nos 110000 utilisatrices », expose la fondatrice. Ce qui a permis de sensibiliser près d’un million d’internautes si l’on comptabilise les relais sur les réseaux sociaux, les e-mails et les partages.
Priscillia Routier Trillard a elle-même vécu plusieurs situations d’insécurité. Un médecin lui a tendu la main avec ces mots : « je vous crois, vous n’êtes pas seule ».
L’entraide entre « sœurs »
La disparition de Philippine a suscité une vive émotion, un phénomène d’identification et par ricochet, un regain d’intérêt pour l’application The Sorority. Née en 2021, l’application internationale gratuite et sécurisée et disponible en treize langues repose sur l’entraide entre femmes. Elle est suffisamment fiable pour être validée par le Ministère de l’Intérieur, la police et la gendarmerie.
Objectif : soutenir, et apporter du secours aux utilisatrices qui se sentent en danger, où qu’elles soient, dans la rue, les transports en commun, à la maison (en cas de violences intra familiales). L’association appuie sa raison d’être sur de sombres statistiques : 100 % des femmes françaises ont été victimes de harcèlement dans les transports, une Française sur deux déclare avoir été confrontée à une situation de sexisme ou harcèlement au travail ; une femme sur trois au monde est ou sera survivante de violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie ; une Française est morte tous les trois jours sous les coups de son conjoint en 2023.
« Plus jamais seules »
« Quand on ouvre l’alerte, on voit toutes les personnes qui sont autour de nous, dans les grandes villes, mais aussi dans les zones rurales », décrypte Priscilla Routier-Trillard. En cas de situation d’insécurité, on peut lancer l’alerte en appuyant deux secondes sur le bouton principal, qui va calculer notre position et la position des 50 premières personnes autour de nous, qui seront tenues informées, peuvent nous appeler, envoyer un message, nous rejoindre, faire semblant de nous connaître, ou contacter les autorités. En moyenne, en une minute, on a 10 à 15 prises de contact, ça va très vite. Avec l’appli, on sait qu’on n’est jamais seule », appuie la fondatrice. Sachant que différents modes d’alertes sont à la disposition des utilisatrices selon si elles sont connectées ou pas, si elles ont besoin de rester discrètes.
Post Facebook de l’équipe de « The Sorority »
« Chaque jour, des dizaines d’utilisatrices sont aidées ou secourues grâce à The Sorority », conclut Priscilla Routier-Trillard qui a eu l’idée de lancer le dispositif après avoir été confrontée personnellement à des situations d’insécurité et d’isolement. Chaque profil d’utilisatrice est vérifié à la main. « Notre association aurait besoin de financements institutionnels. », lance la présidente.
VIDEO. Affaire Philippine : « The Sorority » : quelle est cette application qui peut sauver la vie des femmes en danger ?
Utilisée pour diffuser l’avis de recherche de Philippine, l’étudiante retrouvée morte dans le bois de Boulogne, l’application The Sorority vient au secours des femmes en danger. Décryptage de l’appli qui peut vous sauver la vie
https://youtu.be/NmIoX9BU0ow
Au milieu du tragique fait divers dont a été victime Philippine, 19 ans, le rôle de l’application The Sorority n’est pas passé inaperçu. La jeune fille n’était pas utilisatrice mais une de ses proches, inquiète, a alerté la fondatrice de l’application, Priscilla Routier-Trillard, qui a relayé un avis de recherche.
Meurtre de Philippine : souvent prononcée, rarement appliquée, qu’est-ce qu’une OQTF ?
À chaque fait divers mettant en cause un étranger en situation irrégulière sur le territoire, la question de l’exécution des OQTF revient sur le devant de la scène. De quoi parle-t-on exactement ?
Malheureusement, c’était trop tard pour l’étudiante, mais l’application a aussi permis de rassembler des volontaires pour participer aux battues et retrouver le corps dans le bois de Boulogne. « Le samedi, dès 14 heures, on a diffusé l’avis de disparition à nos 110000 utilisatrices », expose la fondatrice. Ce qui a permis de sensibiliser près d’un million d’internautes si l’on comptabilise les relais sur les réseaux sociaux, les e-mails et les partages.
Priscillia Routier Trillard a elle-même vécu plusieurs situations d’insécurité. Un médecin lui a tendu la main avec ces mots : « je vous crois, vous n’êtes pas seule ».
L’entraide entre « sœurs »
La disparition de Philippine a suscité une vive émotion, un phénomène d’identification et par ricochet, un regain d’intérêt pour l’application The Sorority. Née en 2021, l’application internationale gratuite et sécurisée et disponible en treize langues repose sur l’entraide entre femmes. Elle est suffisamment fiable pour être validée par le Ministère de l’Intérieur, la police et la gendarmerie.
Objectif : soutenir, et apporter du secours aux utilisatrices qui se sentent en danger, où qu’elles soient, dans la rue, les transports en commun, à la maison (en cas de violences intra familiales). L’association appuie sa raison d’être sur de sombres statistiques : 100 % des femmes françaises ont été victimes de harcèlement dans les transports, une Française sur deux déclare avoir été confrontée à une situation de sexisme ou harcèlement au travail ; une femme sur trois au monde est ou sera survivante de violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie ; une Française est morte tous les trois jours sous les coups de son conjoint en 2023.
« Plus jamais seules »
« Quand on ouvre l’alerte, on voit toutes les personnes qui sont autour de nous, dans les grandes villes, mais aussi dans les zones rurales », décrypte Priscilla Routier-Trillard. En cas de situation d’insécurité, on peut lancer l’alerte en appuyant deux secondes sur le bouton principal, qui va calculer notre position et la position des 50 premières personnes autour de nous, qui seront tenues informées, peuvent nous appeler, envoyer un message, nous rejoindre, faire semblant de nous connaître, ou contacter les autorités. En moyenne, en une minute, on a 10 à 15 prises de contact, ça va très vite. Avec l’appli, on sait qu’on n’est jamais seule », appuie la fondatrice. Sachant que différents modes d’alertes sont à la disposition des utilisatrices selon si elles sont connectées ou pas, si elles ont besoin de rester discrètes.
Post Facebook de l’équipe de « The Sorority »
« Chaque jour, des dizaines d’utilisatrices sont aidées ou secourues grâce à The Sorority », conclut Priscilla Routier-Trillard qui a eu l’idée de lancer le dispositif après avoir été confrontée personnellement à des situations d’insécurité et d’isolement. Chaque profil d’utilisatrice est vérifié à la main. « Notre association aurait besoin de financements institutionnels. », lance la présidente.
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