Conclusion d’abord :

Pour qu’un Français mange une tarte à 20 €, son employeur a dû dépenser 53 €, lui n’en voit que 20, et l’État encaisse entre 40 et 50 €, selon les taxes annexes.
Oui : sur une tarte à 20 €, l’État gagne plus que tout le monde réuni. Et ce n’est pas une image : c’est un fait arithmétique.

La descente aux enfers fiscale française …

1- Avant même d’aller au magasin : le massacre commence

Pour que tu aies 20 € nets dans la poche : l’employeur dépense 53 €, le salarié reçoit 20 €, et 33 € partent en charges patronales, charges salariales, impôt sur le revenu.
➡️ Premier siphon : 33 €.
L’État n’a rien produit, mais il encaisse déjà plus que toi.

2- Tu vas acheter ta tarte : deuxième siphon

La tarte vaut 20 € TTC. Sur le gâteau lui-même, l’État récupère : 1 € de TVA, 3 € via les charges + impôts du distributeur, 1,5 € via les charges + impôts de l’industriel, 0,5 € via les taxes invisibles (transport, énergie).
➡️ Deuxième siphon : 6 €.
Nous sommes déjà à 39 €.

3- Et tu crois que c’est fini ? Non. On continue.

a) Les employés du distributeur et de l’industriel
Tous les salaires de la chaîne paient aussi impôt sur le revenu, charges salariales, charges patronales.
➡️ Troisième siphon : plusieurs euros supplémentaires (inclus indirectement dans les prix mais toujours pour l’État).

b) Les bénéfices des entreprises
Le distributeur et l’industriel paient l’impôt sur les sociétés (25 %), les taxes locales, diverses contributions.
➡️ Quatrième siphon.

c) Le trajet pour aller acheter la tarte
L’essence en France, c’est plus de 60 % de taxes + la TVA sur ces taxes.
➡️ Cinquième siphon.

d) La voiture pour s’y rendre
Tu la payes avec la TVA auto, la taxe sur les assurances, les péages, les contrôles techniques, les taxes sur les réparations.
➡️ Sixième siphon.

e) La maison dans laquelle tu manges la tarte
Elle est taxée via la taxe foncière, la TVA sur les travaux, les impôts locaux, l’assurance obligatoire taxée.
➡️ Septième siphon.

f) L’eau pour boire un verre avec la tarte
L’eau potable est taxée, redevancée, assainie via contribution obligatoire.
➡️ Huitième siphon.

g) Et si tu veux un verre de vin ?
Impossible ce mois-ci : tu n’as plus assez de “crédit social” énergétique, carbone, bancaire ou sanitaire — choisis le nom du collier.

Bilan final : le braquage parfait

Pour une tarte à 20 €, l’État encaisse — au total, en direct et en cascade — entre 40 et 50 €, selon tes déplacements, ton logement et ta consommation.
Tu payes. Ton employeur paye. Le distributeur paye. L’industriel paye. Les salariés de toute la filière payent.
Et partout, un seul bénéficiaire : l’État, qui se gave à chaque étage.

la question n’est même plus : “Pourquoi ça coûte si cher ?”
La vraie question est : “Comment est-il possible que tout cet argent parte… et que les services publics soient dans cet état ?”

Bertrand SCHOLLER
@55Bellechasse
·
Lettre complète ici :
https://open.substack.com/pub/bertrand55/p/la-france-devoree-chronique-dun-pays?r=1jifae&utm_campaign=post&utm_medium=web&showWelcomeOnShare=false

https://x.com/55Bellechasse/status/1993561413348933925
Conclusion d’abord : Pour qu’un Français mange une tarte à 20 €, son employeur a dû dépenser 53 €, lui n’en voit que 20, et l’État encaisse entre 40 et 50 €, selon les taxes annexes. Oui : sur une tarte à 20 €, l’État gagne plus que tout le monde réuni. Et ce n’est pas une image : c’est un fait arithmétique. La descente aux enfers fiscale française … 1- Avant même d’aller au magasin : le massacre commence Pour que tu aies 20 € nets dans la poche : l’employeur dépense 53 €, le salarié reçoit 20 €, et 33 € partent en charges patronales, charges salariales, impôt sur le revenu. ➡️ Premier siphon : 33 €. L’État n’a rien produit, mais il encaisse déjà plus que toi. 2- Tu vas acheter ta tarte : deuxième siphon La tarte vaut 20 € TTC. Sur le gâteau lui-même, l’État récupère : 1 € de TVA, 3 € via les charges + impôts du distributeur, 1,5 € via les charges + impôts de l’industriel, 0,5 € via les taxes invisibles (transport, énergie). ➡️ Deuxième siphon : 6 €. Nous sommes déjà à 39 €. 3- Et tu crois que c’est fini ? Non. On continue. a) Les employés du distributeur et de l’industriel Tous les salaires de la chaîne paient aussi impôt sur le revenu, charges salariales, charges patronales. ➡️ Troisième siphon : plusieurs euros supplémentaires (inclus indirectement dans les prix mais toujours pour l’État). b) Les bénéfices des entreprises Le distributeur et l’industriel paient l’impôt sur les sociétés (25 %), les taxes locales, diverses contributions. ➡️ Quatrième siphon. c) Le trajet pour aller acheter la tarte L’essence en France, c’est plus de 60 % de taxes + la TVA sur ces taxes. ➡️ Cinquième siphon. d) La voiture pour s’y rendre Tu la payes avec la TVA auto, la taxe sur les assurances, les péages, les contrôles techniques, les taxes sur les réparations. ➡️ Sixième siphon. e) La maison dans laquelle tu manges la tarte Elle est taxée via la taxe foncière, la TVA sur les travaux, les impôts locaux, l’assurance obligatoire taxée. ➡️ Septième siphon. f) L’eau pour boire un verre avec la tarte L’eau potable est taxée, redevancée, assainie via contribution obligatoire. ➡️ Huitième siphon. g) Et si tu veux un verre de vin ? Impossible ce mois-ci : tu n’as plus assez de “crédit social” énergétique, carbone, bancaire ou sanitaire — choisis le nom du collier. Bilan final : le braquage parfait Pour une tarte à 20 €, l’État encaisse — au total, en direct et en cascade — entre 40 et 50 €, selon tes déplacements, ton logement et ta consommation. Tu payes. Ton employeur paye. Le distributeur paye. L’industriel paye. Les salariés de toute la filière payent. Et partout, un seul bénéficiaire : l’État, qui se gave à chaque étage. la question n’est même plus : “Pourquoi ça coûte si cher ?” La vraie question est : “Comment est-il possible que tout cet argent parte… et que les services publics soient dans cet état ?” Bertrand SCHOLLER @55Bellechasse · Lettre complète ici : https://open.substack.com/pub/bertrand55/p/la-france-devoree-chronique-dun-pays?r=1jifae&utm_campaign=post&utm_medium=web&showWelcomeOnShare=false https://x.com/55Bellechasse/status/1993561413348933925
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LA FRANCE DÉVORÉE — chronique d’un pays livré, siphonné, dispersé
De la souveraineté des Trente Glorieuses au cannibalisme fiscal, industriel et spirituel.
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