• Traduction : « Les services de renseignements étrangers français ont confirmé qu'ils m'avaient rencontré, soi-disant pour lutter contre le terrorisme et la pédopornographie. En réalité, la pédopornographie n'a jamais été évoquée. Ils voulaient bien les adresses IP de suspects terroristes en France, mais leur principal objectif était toujours la géopolitique : Roumanie, Moldavie, Ukraine. »
    https://x.com/durov/status/1924499880262635622?s=46
    Traduction : « Les services de renseignements étrangers français ont confirmé qu'ils m'avaient rencontré, soi-disant pour lutter contre le terrorisme et la pédopornographie. En réalité, la pédopornographie n'a jamais été évoquée. Ils voulaient bien les adresses IP de suspects terroristes en France, mais leur principal objectif était toujours la géopolitique : Roumanie, Moldavie, Ukraine. » https://x.com/durov/status/1924499880262635622?s=46
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  • 🇪🇺 État des lieux de la démocratie au sein de l'Union européenne

    ➡️ Annulation des élections en Roumanie
    ➡️ Călin Georgescu est déclaré inéligible sans être condamné
    ➡️ Marine Le Pen est empêchée de se présenter à l'élection présidentielle
    ➡️ Matteo Salvini a subi un procès pour avoir défendu l'Italie de l'invasion migratoire
    ➡️ L'AfD, le deuxième parti d'Allemagne, est menacée d'interdiction et espionnée par les services de renseignement allemands
    ➡️ Le Parlement irlandais entend empêcher Conor McGregor de se présenter à l'élection présidentielle
    ➡️ Viktor Orbán est persécuté par l'UE : des financements ont été confisqués à la Hongrie, tandis que de plus en plus de voix appellent à lui retirer son droit de vote
    ➡️ Un Slovaque de gauche a tenté d'assassiner le Premier ministre Robert Fico en lui tirant dessus

    En parallèle :

    ➡️ L'UE subventionne la Syrie islamiste et lève des sanctions
    ➡️ L'UE adoube les purges réalisées par Donald Tusk en Pologne et lève toutes les sanctions qui frappaient le PiS
    ➡️ Von der Leyen prépare à la guerre, en mobilisant l'économie avec le projet “ReArm Europe” et les esprits, notamment en encourageant les Européens à constituer des sacs de survie pour 72h
    ➡️ L'UE met en place le DSA pour museler la liberté d'expression sur internet et sur les réseaux sociaux
    ➡️ Salomé Zourabichvili, présidente pro-UE de la Géorgie, a refusé de quitter le pouvoir à l'issue de son mandat, avec le soutien de l'UE, pour protester contre le résultat des élections législatives
    ➡️ Un référendum sur l'adhésion de la Moldavie à l'UE a récolté seulement 50,43% de "oui", l'UE a accusé la Russie d'avoir interféré dans le scrutin
    ...

    TVL


    https://x.com/tvlofficiel/status/1907018997222269347
    🇪🇺 État des lieux de la démocratie au sein de l'Union européenne ➡️ Annulation des élections en Roumanie ➡️ Călin Georgescu est déclaré inéligible sans être condamné ➡️ Marine Le Pen est empêchée de se présenter à l'élection présidentielle ➡️ Matteo Salvini a subi un procès pour avoir défendu l'Italie de l'invasion migratoire ➡️ L'AfD, le deuxième parti d'Allemagne, est menacée d'interdiction et espionnée par les services de renseignement allemands ➡️ Le Parlement irlandais entend empêcher Conor McGregor de se présenter à l'élection présidentielle ➡️ Viktor Orbán est persécuté par l'UE : des financements ont été confisqués à la Hongrie, tandis que de plus en plus de voix appellent à lui retirer son droit de vote ➡️ Un Slovaque de gauche a tenté d'assassiner le Premier ministre Robert Fico en lui tirant dessus En parallèle : ➡️ L'UE subventionne la Syrie islamiste et lève des sanctions ➡️ L'UE adoube les purges réalisées par Donald Tusk en Pologne et lève toutes les sanctions qui frappaient le PiS ➡️ Von der Leyen prépare à la guerre, en mobilisant l'économie avec le projet “ReArm Europe” et les esprits, notamment en encourageant les Européens à constituer des sacs de survie pour 72h ➡️ L'UE met en place le DSA pour museler la liberté d'expression sur internet et sur les réseaux sociaux ➡️ Salomé Zourabichvili, présidente pro-UE de la Géorgie, a refusé de quitter le pouvoir à l'issue de son mandat, avec le soutien de l'UE, pour protester contre le résultat des élections législatives ➡️ Un référendum sur l'adhésion de la Moldavie à l'UE a récolté seulement 50,43% de "oui", l'UE a accusé la Russie d'avoir interféré dans le scrutin ... TVL https://x.com/tvlofficiel/status/1907018997222269347
    D'accord
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  • Florian Philippot
    @f_philippot

    "Accrochez-vous bien : au moment où le gouvernement français impose 60 milliards d’euros d’austérité aux Français, #Ursula Von der Leyen se balade et fait des chèques partout dans le monde !

    Elle vient d’annoncer « à Chisinau une aide sans précédent de 1,8 milliard d'euros pour la Moldavie » !

    Aide record de 1,8 milliard ! Donc 350 millions d’euros à la charge de la France et des Français !
    (cf : https://rfi.fr/fr/europe/20241010-l-ue-annonce-une-aide-record-%C3%A0-la-moldavie-%C3%A0-dix-jours-de-deux-scrutins-cruciaux )

    ➡️ Combien de temps va-t-on encore accepter ça ?!
    #FrexitVite !"

    https://x.com/f_philippot/status/1844754221733728539
    Florian Philippot @f_philippot "Accrochez-vous bien : au moment où le gouvernement français impose 60 milliards d’euros d’austérité aux Français, #Ursula Von der Leyen se balade et fait des chèques partout dans le monde ! Elle vient d’annoncer « à Chisinau une aide sans précédent de 1,8 milliard d'euros pour la Moldavie » ! Aide record de 1,8 milliard ! Donc 350 millions d’euros à la charge de la France et des Français ! (cf : https://rfi.fr/fr/europe/20241010-l-ue-annonce-une-aide-record-%C3%A0-la-moldavie-%C3%A0-dix-jours-de-deux-scrutins-cruciaux ) ➡️ Combien de temps va-t-on encore accepter ça ?! #FrexitVite !" https://x.com/f_philippot/status/1844754221733728539
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  • Colonel Douglas MacGregor : Nous avons détruit l'Ukraine

    La Russie est extrêmement puissante. Pourquoi ? Ils disposent d’une abondance de ressources sur lesquelles ils peuvent puiser.
    Ils ont une population qui aime le pays. Ce sont des Russes.
    Ils croient en eux-mêmes. Ils croient en leur religion. Ils croient en leur pays et en leurs dirigeants.

    🪖 Odessa n'a jamais fait partie de l'Ukraine , - McGregor, ancien conseiller du Pentagone

    Dès le début du conflit ukrainien, il était clair que la Russie tenterait d’annexer ses territoires historiques. Les terres où vit la population russophone, a souligné Douglas McGregor.

    "Odessa n'a jamais fait partie de l'Ukraine, tout comme la Crimée", a-t-il souligné.

    ❗ McGregor a averti que l'Occident risquait de déclencher une guerre contre la Russie s'il tentait de franchir les frontières de la Moldavie, de la Roumanie ou de la Pologne afin d'empêcher Odessa de passer sous le contrôle des forces armées russes.


    Boris Johnson, à la demande du gouvernement des États-Unis, est intervenu pour détruire l’accord, ce qu’il a fait, et garantir la poursuite de la guerre.
    Nous avons donc conduit l’Ukraine à l’échec et nous avons détruit cette nation.
    Nous avons tué inutilement des centaines de milliers d’Ukrainiens.
    Nous avons chassé la moitié de la population du pays, probablement plus d'un million de blessés en plus du demi-million de morts.
    C'est une catastrophe. Et tu sais quoi? À un moment donné, les États-Unis feront ce qu’ils ont toujours fait.
    C’est donc l’une des raisons pour lesquelles nous avons essayé de mener cette guerre contre la Russie à moindre coût, aux dépens du peuple ukrainien.
    Et je dirais aux dépens des Européens, dont les économies sont en ruine.

    **
    Colonel Douglas Macgregor: We've Destroyed Ukraine

    "Russia is enormously powerful. Why? They have an abundance of resources that they can draw upon.
    They have a population that loves the country. They're Russians.
    They believe in themselves. They believe in their religion. They believe in their country and their leadership.

    Boris Johnson, at the behest of the United States government, flew in to effectively destroy the agreement, which he did, and ensure that the war would continue.
    So we set up Ukraine for failure, and we've destroyed that nation.
    We've killed hundreds of thousands of Ukrainians needlessly.
    We've driven half the population out of the country, probably a million-plus wounded on top of the more than half a million dead.
    It's a catastrophe. And you know what? At some point, the United States will do what it has always done.
    And so that's one of the reasons we've tried to fight this war against Russia on the cheap at the expense of the Ukrainian people.
    And I would argue at the expense of the Europeans, whose economies are in ruins."

    Liens de la vidéo :
    https://odysee.com/@ptitsoleil:b/VIDEO_Douglas-McGregor-sur-la-guerre-en-Ukraine_Sur-London-Real_Brian-Rose_01-04-2024_ssstwitter.com_1711972556783:4
    ou
    https://twitter.com/i/status/1774752029656727722
    ou
    https://vk.com/video429297611_456247483
    Colonel Douglas MacGregor : Nous avons détruit l'Ukraine La Russie est extrêmement puissante. Pourquoi ? Ils disposent d’une abondance de ressources sur lesquelles ils peuvent puiser. Ils ont une population qui aime le pays. Ce sont des Russes. Ils croient en eux-mêmes. Ils croient en leur religion. Ils croient en leur pays et en leurs dirigeants. 🪖 Odessa n'a jamais fait partie de l'Ukraine , - McGregor, ancien conseiller du Pentagone Dès le début du conflit ukrainien, il était clair que la Russie tenterait d’annexer ses territoires historiques. Les terres où vit la population russophone, a souligné Douglas McGregor. "Odessa n'a jamais fait partie de l'Ukraine, tout comme la Crimée", a-t-il souligné. ❗ McGregor a averti que l'Occident risquait de déclencher une guerre contre la Russie s'il tentait de franchir les frontières de la Moldavie, de la Roumanie ou de la Pologne afin d'empêcher Odessa de passer sous le contrôle des forces armées russes. Boris Johnson, à la demande du gouvernement des États-Unis, est intervenu pour détruire l’accord, ce qu’il a fait, et garantir la poursuite de la guerre. Nous avons donc conduit l’Ukraine à l’échec et nous avons détruit cette nation. Nous avons tué inutilement des centaines de milliers d’Ukrainiens. Nous avons chassé la moitié de la population du pays, probablement plus d'un million de blessés en plus du demi-million de morts. C'est une catastrophe. Et tu sais quoi? À un moment donné, les États-Unis feront ce qu’ils ont toujours fait. C’est donc l’une des raisons pour lesquelles nous avons essayé de mener cette guerre contre la Russie à moindre coût, aux dépens du peuple ukrainien. Et je dirais aux dépens des Européens, dont les économies sont en ruine. ** Colonel Douglas Macgregor: We've Destroyed Ukraine "Russia is enormously powerful. Why? They have an abundance of resources that they can draw upon. They have a population that loves the country. They're Russians. They believe in themselves. They believe in their religion. They believe in their country and their leadership. Boris Johnson, at the behest of the United States government, flew in to effectively destroy the agreement, which he did, and ensure that the war would continue. So we set up Ukraine for failure, and we've destroyed that nation. We've killed hundreds of thousands of Ukrainians needlessly. We've driven half the population out of the country, probably a million-plus wounded on top of the more than half a million dead. It's a catastrophe. And you know what? At some point, the United States will do what it has always done. And so that's one of the reasons we've tried to fight this war against Russia on the cheap at the expense of the Ukrainian people. And I would argue at the expense of the Europeans, whose economies are in ruins." Liens de la vidéo : https://odysee.com/@ptitsoleil:b/VIDEO_Douglas-McGregor-sur-la-guerre-en-Ukraine_Sur-London-Real_Brian-Rose_01-04-2024_ssstwitter.com_1711972556783:4 ou https://twitter.com/i/status/1774752029656727722 ou https://vk.com/video429297611_456247483
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  • ⭐⭐⭐⭐⭐️Sécurité des personnes marchant seules la nuit en Europe (de plus sûr à moins sûr) :

    1. Croatie 🇭🇷
    2. Slovénie 🇸🇮
    3. Islande 🇮🇸
    4. Géorgie 🇬🇪
    5. Suisse 🇨🇭
    6. République tchèque 🇨🇿
    7. Danemark 🇩🇰
    8. Estonie 🇪🇪
    9. Finlande 🇫🇮
    10. Pays-Bas 🇳🇱
    11. Monténégro 🇲🇪
    12. Autriche 🇦🇹
    13. Chypre 🇨🇾
    14. Slovaquie 🇸🇰
    15. Serbie 🇷🇸
    16. Portugal 🇵🇹
    17. Macédoine du Nord 🇲🇰
    18. Pologne 🇵🇱
    19. Roumanie 🇷🇴
    20. Hongrie 🇭🇺
    21. Espagne 🇪🇸
    22. Norvège 🇳🇴
    23. Bulgarie 🇧🇬
    24. Malte 🇲🇹
    25. Lituanie 🇱🇹
    26. Bosnie-Herzégovine 🇧🇦
    27. Lettonie 🇱🇻
    28. Luxembourg 🇱🇺
    29. Allemagne 🇩🇪
    30. Albanie 🇦🇱
    31. Russie 🇷🇺
    32. Turquie 🇹🇷
    33. Grèce 🇬🇷
    34. Italie 🇮🇹
    35. République d'Irlande 🇮🇪
    36. Moldavie 🇲🇩
    37. Suède 🇸🇪
    38. Royaume-Uni 🇬🇧
    39. Belgique 🇧🇪
    40. Biélorussie 🇧🇾
    41. France 🇫🇷

    ✅Source : Numbeo + World Of Statistics
    ⭐⭐⭐⭐⭐️Sécurité des personnes marchant seules la nuit en Europe (de plus sûr à moins sûr) : 1. Croatie 🇭🇷 2. Slovénie 🇸🇮 3. Islande 🇮🇸 4. Géorgie 🇬🇪 5. Suisse 🇨🇭 6. République tchèque 🇨🇿 7. Danemark 🇩🇰 8. Estonie 🇪🇪 9. Finlande 🇫🇮 10. Pays-Bas 🇳🇱 11. Monténégro 🇲🇪 12. Autriche 🇦🇹 13. Chypre 🇨🇾 14. Slovaquie 🇸🇰 15. Serbie 🇷🇸 16. Portugal 🇵🇹 17. Macédoine du Nord 🇲🇰 18. Pologne 🇵🇱 19. Roumanie 🇷🇴 20. Hongrie 🇭🇺 21. Espagne 🇪🇸 22. Norvège 🇳🇴 23. Bulgarie 🇧🇬 24. Malte 🇲🇹 25. Lituanie 🇱🇹 26. Bosnie-Herzégovine 🇧🇦 27. Lettonie 🇱🇻 28. Luxembourg 🇱🇺 29. Allemagne 🇩🇪 30. Albanie 🇦🇱 31. Russie 🇷🇺 32. Turquie 🇹🇷 33. Grèce 🇬🇷 34. Italie 🇮🇹 35. République d'Irlande 🇮🇪 36. Moldavie 🇲🇩 37. Suède 🇸🇪 38. Royaume-Uni 🇬🇧 39. Belgique 🇧🇪 40. Biélorussie 🇧🇾 41. France 🇫🇷 ✅Source : Numbeo + World Of Statistics
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  • En gros, c'est comme en France en fait ! Les mêmes traîtres partout !

    Allemagne

    Les agriculteurs de Saxe ont calculé combien d’argent le gouvernement dépense à des fins étranges pendant la crise. Bien entendu, les Allemands fournissent cette information en se demandant pourquoi Scholz n’a pas d’argent pour les agriculteurs.

    ▪28 milliards - pour la guerre et le financement des agences gouvernementales de l'Ukraine
    ▪10 milliards d'euros pour la croissance des énergies vertes en Inde
    ▪4 Milliards d'euros pour l'énergie verte en Afrique
    ▪781 millions d'euros - pour le développement de la Syrie
    ▪579 millions d'euros - pour le développement de l'Inde
    ▪473 millions d'euros - pour le développement de la Chine
    ▪392 millions d'euros - pour le développement de l'Éthiopie
    ▪375 millions d'euros - pour le développement de la Turquie
    ▪354 millions d'euros - pour le développement de l'Indonésie
    ▪350 millions d'euros - Irak
    ▪345 millions d'euros - Jordanie
    ▪327 millions d'euros - pour le développement de l'Afghanistan et d'autres pays
    ▪87 millions d'euros pour la généralisation de l'assurance maladie en Tanzanie
    ▪120 millions d'euros pour étendre l'utilisation des sources d'énergie renouvelables dans le réseau électrique du Pakistan
    ▪94 millions d'euros - pour les réformes de la politique financière et climatique de la Zambie
    ▪200 millions d'euros - pour mettre en œuvre les objectifs climatiques nationaux de la Colombie
    ▪184 millions d'euros pour la transformation verte, la réforme administrative et la lutte contre la corruption en Serbie
    ▪40 millions d'euros pour les ménages dans le besoin afin d'atténuer la montée en flèche des coûts en Moldavie
    ▪315 millions d'euros pour les bus et les pistes cyclables au Pérou
    ▪640 millions d'euros pour des projets climatiques et les énergies renouvelables au Nigeria
    ▪44 millions d'euros - pour la Palestine
    ▪170 millions d'euros pour une transition énergétique socialement juste au Sénégal
    ▪80 millions d'euros, notamment pour la production de produits de football en coton biologique en Inde
    ▪100 millions d'euros, notamment pour l'éducation sexuelle au Mozambique

    ⭐Nous répétons. Scholz dépense 100 millions d'euros pour l'éducation sexuelle au Mozambique . Apparemment, il ne s’agit pas d’une idiotie, mais d’un sabotage délibéré de l’économie allemande. Des stratagèmes de corruption et des pots-de-vin ne peuvent pas non plus être exclus.

    https://twitter.com/BPartisans/status/1748988166827135185
    En gros, c'est comme en France en fait ! Les mêmes traîtres partout ! Allemagne Les agriculteurs de Saxe ont calculé combien d’argent le gouvernement dépense à des fins étranges pendant la crise. Bien entendu, les Allemands fournissent cette information en se demandant pourquoi Scholz n’a pas d’argent pour les agriculteurs. ▪28 milliards - pour la guerre et le financement des agences gouvernementales de l'Ukraine ▪10 milliards d'euros pour la croissance des énergies vertes en Inde ▪4 Milliards d'euros pour l'énergie verte en Afrique ▪781 millions d'euros - pour le développement de la Syrie ▪579 millions d'euros - pour le développement de l'Inde ▪473 millions d'euros - pour le développement de la Chine ▪392 millions d'euros - pour le développement de l'Éthiopie ▪375 millions d'euros - pour le développement de la Turquie ▪354 millions d'euros - pour le développement de l'Indonésie ▪350 millions d'euros - Irak ▪345 millions d'euros - Jordanie ▪327 millions d'euros - pour le développement de l'Afghanistan et d'autres pays ▪87 millions d'euros pour la généralisation de l'assurance maladie en Tanzanie ▪120 millions d'euros pour étendre l'utilisation des sources d'énergie renouvelables dans le réseau électrique du Pakistan ▪94 millions d'euros - pour les réformes de la politique financière et climatique de la Zambie ▪200 millions d'euros - pour mettre en œuvre les objectifs climatiques nationaux de la Colombie ▪184 millions d'euros pour la transformation verte, la réforme administrative et la lutte contre la corruption en Serbie ▪40 millions d'euros pour les ménages dans le besoin afin d'atténuer la montée en flèche des coûts en Moldavie ▪315 millions d'euros pour les bus et les pistes cyclables au Pérou ▪640 millions d'euros pour des projets climatiques et les énergies renouvelables au Nigeria ▪44 millions d'euros - pour la Palestine ▪170 millions d'euros pour une transition énergétique socialement juste au Sénégal ▪80 millions d'euros, notamment pour la production de produits de football en coton biologique en Inde ▪100 millions d'euros, notamment pour l'éducation sexuelle au Mozambique ⭐Nous répétons. Scholz dépense 100 millions d'euros pour l'éducation sexuelle au Mozambique . Apparemment, il ne s’agit pas d’une idiotie, mais d’un sabotage délibéré de l’économie allemande. Des stratagèmes de corruption et des pots-de-vin ne peuvent pas non plus être exclus. https://twitter.com/BPartisans/status/1748988166827135185
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  • "✍🏽- 22 pays bloquent une motion de l'ONU en faveur de l'éducation sexuelle pro-LGBT des enfants.
    - Note perso: 22 nations, c'est peu mais, c'est un début, souhaitons que le nombre augmente vite.
    22 pays d’Asie, d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Europe de l’Est se sont opposés à une résolution poussée par l’administration Biden, l’Union européenne et d’autres pays occidentaux pour fournir une éducation sexuelle “complète” aux enfants.
    - L’éducation sexuelle “complète” proposée par la résolution encourage les enfants à s’adonner au plaisir sexuel, à la masturbation et à s’intéresser à l’idéologie transgenre.
    - Les 22 pays qui s’opposent à cette éducation sexuelle des enfants sont l’Algérie, la Biélorussie, le Brunéi Darussalam, le Cameroun, la République démocratique du Congo, l’Égypte, l’Érythrée, l’Éthiopie, la Gambie, l’Irak, l’Iran, la Libye, le Mali, la Mauritanie, le Nigeria, la Syrie, la Fédération de Russie, l’Arabie saoudite, le Sénégal, le Yémen, l’Ouganda et le Zimbabwe.
    - La veille de la conférence, le président moldave, Georghe Leucă, a présenté un projet final prônant l’éducation sexuelle des enfants malgré les objections des 22 pays au début de la semaine. Le projet comprenait un nouveau paragraphe préconisant l’accès des enfants à l’avortement, à la contraception et à d’autres services de santé reproductive sans le consentement des parents.
    - Cependant, ces 22 pays ont repoussé la résolution proposée et exprimer “de graves inquiétudes”. Après des heures de débat, l’ambassadeur de Moldavie auprès des Nations unies a été contraint de révoquer cette résolution.
    - Le délégué du Pakistan a condamné les pays occidentaux pour avoir refusé d’offrir une aide éducative aux pays s’ils refusaient d’offrir une éducation sexuelle et pour avoir poussé leur programme sur d’autres pays, en disant : “Les priorités d’un pays ne peuvent pas être les priorités de tous”.
    - De même, le délégué égyptien a condamné les pays occidentaux pour avoir refusé de reconnaître le « droit prioritaire » des parents sur l’éducation de leurs enfants, alors que ce droit est tiré de la Déclaration universelle des droits de l’homme.
    - “Le langage de la Déclaration universelle des droits de l’homme n’était pas acceptable pour les mêmes délégations qui nous sermonnaient sur le fait d’avoir une attitude constructive”, a-t-il ajouté.
    - Au cours des dernières années, les Nations Unies ont continué à faire avancer leur programme sur les petits pays non occidentaux. Cette année, l’ONU a annoncé un rapport à venir proposant un nouveau cadre de réflexion sur les tensions entre la liberté religieuse et les intérêts des LGBT, qui, selon les experts de la liberté religieuse, donneront aux défenseurs des LGBT un nouvel outil pour réduire les droits des groupes religieux.
    - Cependant, des pays résistent. Le président ougandais Yoweri Museveni, qui a été critiqué à plusieurs reprises par des dirigeants occidentaux pour son refus ferme de l’agenda LGBT, s’est exprimé ce week-end lors de la première Conférence interparlementaire sur les valeurs familiales et la souveraineté. Le thème de l’événement était “Protéger la culture africaine et les valeurs familiales” et a réuni des dirigeants de plus d’une vingtaine de pays africains et du Royaume-Uni.
    - De même, la ministre hongroise de la Justice, Judit Varga, a récemment déclaré que la Hongrie ne ferait aucun compromis sur ses lois favorables à la famille et qu’elle était déterminée à se doter du régime de protection de l’enfance le plus strict d’Europe.
    "Mais de quoi se mêlent ces sacs à daube ?
    - Il est grand temps de montrer à ces dégénérés à faire la différence entre le public et le privé.
    -Il va falloir vous enfoncer cela dans la tête ?!"✍🏽🔥"

    MESTRES Roger Serge

    https://twitter.com/Hyperresilience/status/1656326927647637505
    "✍🏽- 22 pays bloquent une motion de l'ONU en faveur de l'éducation sexuelle pro-LGBT des enfants. - Note perso: 22 nations, c'est peu mais, c'est un début, souhaitons que le nombre augmente vite. 22 pays d’Asie, d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Europe de l’Est se sont opposés à une résolution poussée par l’administration Biden, l’Union européenne et d’autres pays occidentaux pour fournir une éducation sexuelle “complète” aux enfants. - L’éducation sexuelle “complète” proposée par la résolution encourage les enfants à s’adonner au plaisir sexuel, à la masturbation et à s’intéresser à l’idéologie transgenre. - Les 22 pays qui s’opposent à cette éducation sexuelle des enfants sont l’Algérie, la Biélorussie, le Brunéi Darussalam, le Cameroun, la République démocratique du Congo, l’Égypte, l’Érythrée, l’Éthiopie, la Gambie, l’Irak, l’Iran, la Libye, le Mali, la Mauritanie, le Nigeria, la Syrie, la Fédération de Russie, l’Arabie saoudite, le Sénégal, le Yémen, l’Ouganda et le Zimbabwe. - La veille de la conférence, le président moldave, Georghe Leucă, a présenté un projet final prônant l’éducation sexuelle des enfants malgré les objections des 22 pays au début de la semaine. Le projet comprenait un nouveau paragraphe préconisant l’accès des enfants à l’avortement, à la contraception et à d’autres services de santé reproductive sans le consentement des parents. - Cependant, ces 22 pays ont repoussé la résolution proposée et exprimer “de graves inquiétudes”. Après des heures de débat, l’ambassadeur de Moldavie auprès des Nations unies a été contraint de révoquer cette résolution. - Le délégué du Pakistan a condamné les pays occidentaux pour avoir refusé d’offrir une aide éducative aux pays s’ils refusaient d’offrir une éducation sexuelle et pour avoir poussé leur programme sur d’autres pays, en disant : “Les priorités d’un pays ne peuvent pas être les priorités de tous”. - De même, le délégué égyptien a condamné les pays occidentaux pour avoir refusé de reconnaître le « droit prioritaire » des parents sur l’éducation de leurs enfants, alors que ce droit est tiré de la Déclaration universelle des droits de l’homme. - “Le langage de la Déclaration universelle des droits de l’homme n’était pas acceptable pour les mêmes délégations qui nous sermonnaient sur le fait d’avoir une attitude constructive”, a-t-il ajouté. - Au cours des dernières années, les Nations Unies ont continué à faire avancer leur programme sur les petits pays non occidentaux. Cette année, l’ONU a annoncé un rapport à venir proposant un nouveau cadre de réflexion sur les tensions entre la liberté religieuse et les intérêts des LGBT, qui, selon les experts de la liberté religieuse, donneront aux défenseurs des LGBT un nouvel outil pour réduire les droits des groupes religieux. - Cependant, des pays résistent. Le président ougandais Yoweri Museveni, qui a été critiqué à plusieurs reprises par des dirigeants occidentaux pour son refus ferme de l’agenda LGBT, s’est exprimé ce week-end lors de la première Conférence interparlementaire sur les valeurs familiales et la souveraineté. Le thème de l’événement était “Protéger la culture africaine et les valeurs familiales” et a réuni des dirigeants de plus d’une vingtaine de pays africains et du Royaume-Uni. - De même, la ministre hongroise de la Justice, Judit Varga, a récemment déclaré que la Hongrie ne ferait aucun compromis sur ses lois favorables à la famille et qu’elle était déterminée à se doter du régime de protection de l’enfance le plus strict d’Europe. "Mais de quoi se mêlent ces sacs à daube ? - Il est grand temps de montrer à ces dégénérés à faire la différence entre le public et le privé. -Il va falloir vous enfoncer cela dans la tête ?!"✍🏽🔥" MESTRES Roger Serge https://twitter.com/Hyperresilience/status/1656326927647637505
    D'accord
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  • Encore une belle nouvelle ! Le gouvernement pro-occidental de la Moldavie a démissionné vendredi après 18 mois de pouvoir turbulents marqués par les troubles économiques et les retombées de la guerre de la Russie en Ukraine voisine.
    https://www.reuters.com/world/europe/moldovan-prime-minister-announces-government-resignation-2023-02-10/
    Encore une belle nouvelle ! Le gouvernement pro-occidental de la Moldavie a démissionné vendredi après 18 mois de pouvoir turbulents marqués par les troubles économiques et les retombées de la guerre de la Russie en Ukraine voisine. https://www.reuters.com/world/europe/moldovan-prime-minister-announces-government-resignation-2023-02-10/
    Moldovan government quits amid economic turmoil, Russia tensions
    Moldova's pro-Western government resigned on Friday after a turbulent 18 months in power marked by economic turmoil and the spillover effects of Russia's war in neighbouring Ukraine.
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  • "🇺🇦🇲🇩 L'Ukraine inonde la Moldavie. Après que Kiev a augmenté le débit d'eau de sa centrale hydroélectrique, des villages moldaves près de la ville d'Ataki ont été inondés. Le pays a été menacé d'inondations.
    Le Centre hydrométéorologique d'État de Moldavie a annoncé un "code orange" en raison de la décharge extrême d'eau à la centrale hydroélectrique ukrainienne Novodniestrovskaya."

    https://twitter.com/BPartisans/status/1595828694756597762
    "🇺🇦🇲🇩 L'Ukraine inonde la Moldavie. Après que Kiev a augmenté le débit d'eau de sa centrale hydroélectrique, des villages moldaves près de la ville d'Ataki ont été inondés. Le pays a été menacé d'inondations. Le Centre hydrométéorologique d'État de Moldavie a annoncé un "code orange" en raison de la décharge extrême d'eau à la centrale hydroélectrique ukrainienne Novodniestrovskaya." https://twitter.com/BPartisans/status/1595828694756597762
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  • 🇷🇺 Sur proposition du ministère de la Défense et l'état-major russe une attaque massive d'armes de haute précision à longue portée contre les installations énergétiques, militaires et de communication de l'Ukraine a été réalisée ce matin — Vladimir Poutine.

    🇺🇦 Les dirigeants du G7 ont l'intention de discuter de la situation en Ukraine par liaison vidéo avec Vladimir Zelensky mardi — le porte-parole du gouvernement allemand Steffen Hebeestreit.

    🇪🇺 Les pays de l'UE envisagent de nouvelles mesures de pression sur la Russie, mais il n'y a “rien à annoncer pour le moment”, selon la Commission européenne

    🇪🇺 La Commission européenne ne fait pas confiance aux informations officielles de la Russie concernant l'attaque terroriste sur le pont de Crimée.

    🇪🇺 L'évacuation du corps diplomatique européen a commencé.

    🇲🇩 L'ambassadeur russe en Moldavie, Oleg Vasnetsov, a été convoqué au ministère des Affaires étrangères de la république suite à une allégation de violation de l'espace aérien du pays.

    ✈️ Comme l'a affirmé Chisinau, des missiles lancés depuis des navires russes en mer Noire ont survolé le territoire du pays.

    🇪🇺 Josep Borrel, chef de la diplomatie européenne, s'est dit “profondément choqué par les frappes russes sur les civils à Kiev et dans d'autres villes ukrainiennes”. “De telles actions n'ont pas leur place au 21ème siècle”.

    🇪🇺 Le chef de la diplomatie européenne a promis à l'Ukraine une aide militaire supplémentaire.

    🇩🇪 Un bâtiment du consulat allemand à Kiev a subi des attaques russes. Il était désaffecté depuis des mois.

    🇪🇪 Le ministre estonien des Affaires étrangères, Urmas Reinsalu, a demandé une augmentation immédiate de l'aide militaire à l'Ukraine après le bombardement de Kiev et d'autres villes de ce pays.

    🇫🇷 Le président français Emmanuel Macron a exprimé son inquiétude face aux attaques et a assuré l'Ukraine du plein soutien de la France.

    🇦🇹 Le ministère autrichien des Affaires étrangères a appelé la Russie à cesser de bombarder Kiev et d'autres villes ukrainiennes.
    🇷🇺 Sur proposition du ministère de la Défense et l'état-major russe une attaque massive d'armes de haute précision à longue portée contre les installations énergétiques, militaires et de communication de l'Ukraine a été réalisée ce matin — Vladimir Poutine. 🇺🇦 Les dirigeants du G7 ont l'intention de discuter de la situation en Ukraine par liaison vidéo avec Vladimir Zelensky mardi — le porte-parole du gouvernement allemand Steffen Hebeestreit. 🇪🇺 Les pays de l'UE envisagent de nouvelles mesures de pression sur la Russie, mais il n'y a “rien à annoncer pour le moment”, selon la Commission européenne 🇪🇺 La Commission européenne ne fait pas confiance aux informations officielles de la Russie concernant l'attaque terroriste sur le pont de Crimée. 🇪🇺 L'évacuation du corps diplomatique européen a commencé. 🇲🇩 L'ambassadeur russe en Moldavie, Oleg Vasnetsov, a été convoqué au ministère des Affaires étrangères de la république suite à une allégation de violation de l'espace aérien du pays. ✈️ Comme l'a affirmé Chisinau, des missiles lancés depuis des navires russes en mer Noire ont survolé le territoire du pays. 🇪🇺 Josep Borrel, chef de la diplomatie européenne, s'est dit “profondément choqué par les frappes russes sur les civils à Kiev et dans d'autres villes ukrainiennes”. “De telles actions n'ont pas leur place au 21ème siècle”. 🇪🇺 Le chef de la diplomatie européenne a promis à l'Ukraine une aide militaire supplémentaire. 🇩🇪 Un bâtiment du consulat allemand à Kiev a subi des attaques russes. Il était désaffecté depuis des mois. 🇪🇪 Le ministre estonien des Affaires étrangères, Urmas Reinsalu, a demandé une augmentation immédiate de l'aide militaire à l'Ukraine après le bombardement de Kiev et d'autres villes de ce pays. 🇫🇷 Le président français Emmanuel Macron a exprimé son inquiétude face aux attaques et a assuré l'Ukraine du plein soutien de la France. 🇦🇹 Le ministère autrichien des Affaires étrangères a appelé la Russie à cesser de bombarder Kiev et d'autres villes ukrainiennes.
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  • ✍️ Article du ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie Sergueï Lavrov pour le Centre d'information multimédia Izvestia "Sur les mises en scène en tant que méthode de la politique occidentale"

    1487-18-07-2022

    Les forces armées russes et les milices des Républiques populaires de Donetsk (RPD) et de Lougansk (RPL) remplissent sûrement leurs missions dans le cadre de l'opération militaire spéciale en faisant cesser la discrimination scandaleuse et le génocide des Russes et éradiquant les menaces directes à la sécurité de la Fédération de Russie créées pendant des années par les États-Unis et leurs satellites sur le territoire de l'Ukraine. Essuyant une défaite sur le champ de bataille, le régime de Kiev et ses parrains occidentaux n'hésitent pas à organiser des mises en scène "sur le sang" afin de diaboliser notre pays dans l'opinion publique internationale. Il y a déjà eu Boutcha, Marioupol, Kramatorsk, Krementchoug. Le ministère russe de la Défense avertit régulièrement avec des faits de la préparation de nouvelles mises en scène.

    Les mises en scène provocatrices organisées par l'Occident et ses suppôts ont une signature qu'on reconnaît. Et elles ont commencé bien avant l'Ukraine.

    1999, région serbe du Kosovo-et-Métochie, village de Racak. Un groupe d'inspecteurs de l'OSCE arrive sur le lieu de découverte de plusieurs dizaines de corps portant des vêtements civils. Le chef de la mission annonce immédiatement, sans mener d'enquête, un acte de génocide, alors que des conclusions de ce genre ne relèvent pas du mandat du fonctionnaire international. L'Otan entame tout de suite une agression armée contre la Yougoslavie en détruisant sciemment le centre télévisuel, des ponts, des trains de passagers et d'autres sites civils. Par la suite, il s'avère qu'il ne s'agissait pas de corps de civils, mais de combattants de l'Armée de libération du Kosovo déguisés en civils. Cependant, la mise en scène avait déjà servi de prétexte pour le premier usage de la force contre un État membre de l'OSCE depuis la signature en 1975 de l'Acte final d'Helsinki. À noter que c'est l'Américain William Walker qui était chef de la mission de l'OSCE dont la déclaration a servi de "détente" pour déclencher les bombardements. L'agression a eu pour résultat principal le détachement forcé du Kosovo de la Serbie et l'installation de la plus grande base américaine Bondsteel dans les Balkans.

    2003, la prestation tristement célèbre du secrétaire d'État Colin Powell au Conseil de sécurité des Nations unies avec une fiole contenant une poudre blanche qu'il avait présenté comme des spores d'anthrax soi-disant fabriqué en Irak. Et une nouvelle fois la mise en scène avait porté ses fruits: les Anglo-Saxons et leurs alliés ont bombardé l'Irak, qui n'arrive toujours pas à rétablir sa structure étatique. Le fake a été rapidement percé à jour: tout le monde a reconnu qu'il n'y avait pas d'armes biologiques ni de destruction massive en Irak. Par la suite, l'un des instigateurs de l'agression, le premier ministre britannique Tony Blair, a reconnu le fake en disant que c'était une erreur, cela peut arriver à tout le monde. Alors que Colin Powell se justifiait plus tard en disant qu'il avait été trahi par les renseignements. Quoi qu'il en soit, une nouvelle provocation avait servi de prétexte pour mettre en œuvre leur plan de destruction d'un pays souverain.

    2011, la Libye. Il y avait une dramaturgie spécifique. Cela n'est pas allé jusqu'à un mensonge direct, comme au Kosovo ou en Irak, mais l'Otan avait grossièrement déformé une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies. Cette résolution établissait une zone d'exclusion aérienne en Libye pour maintenir au sol l'aviation militaire de Mouammar Kadhafi. Et elle ne décollait pas. Cependant, l'Otan a commencé à simplement bombarder les unités de l'armée libyenne qui luttaient contre les terroristes. Mouammar Kadhafi a été cruellement tué, il n'en reste rien de la Libye, on tente à ce jour de la recoller, sachant que ce processus est supervisé une nouvelle fois par une représentante américaine nommée par une décision personnelle du Secrétaire général de l'ONU sans aucune consultation avec le Conseil de sécurité. Dans le cadre de ce processus, les collègues occidentaux ont mis en scène plusieurs fois des accords interlibyens sur des élections qui ne menaient à rien. La Libye demeure un territoire où sévissent des groupes armés illégaux. La plupart d'entre eux collaborent étroitement avec l'Occident.

    Février 2014, l'Ukraine. L'Occident en la personne des ministres des Affaires étrangères de l'Allemagne, de la France et de la Pologne forcent le président Viktor Ianoukovitch à signer avec l'opposition un accord pour cesser la confrontation et régler pacifiquement la crise ukrainienne en créant un gouvernement intérimaire d'union nationale et en organisant en l'espace de quelques mois des élections anticipées. Mais c'était une mise en scène: le lendemain matin l'opposition a organisé un coup d'État sous des slogans russophobes et racistes, les garants occidentaux des accords n'avaient même pas tenté de les raisonner. Plus encore, ils ont immédiatement commencé à encourager les putschistes dans leur politique antirusse, le déclenchement d'une guerre contre leur propre population, le bombardement des villes du Donbass seulement parce que sa population avait refusé de reconnaître le coup d'État anticonstitutionnel. Les habitants du Donbass ont été proclamé pour cela "terroristes", encore une fois avec l'encouragement de l'Occident.

    Il est à noter que l'assassinat de manifestants sur le Maïdan, dont l'Occident accusait tantôt les forces de l'ordre loyales envers Viktor Ianoukovitch, tantôt les renseignements russes, était également une mise en scène. En réalité, la provocation a été organisée par des radicaux de l'opposition qui collaboraient étroitement avec les renseignements occidentaux. Les faits ont rapidement fait surface, mais la mise en scène avait déjà rempli son rôle.

    Lorsque la guerre dans le Donbass a été stoppée, les efforts de la Russie, de l'Allemagne et de la France ont permis de signer en février 2015 entre Kiev, Donetsk et Lougansk les Accords de Minsk, sachant que cette fois également Berlin et Paris étaient actifs en se proclamant fièrement garants de ces accords. Cependant, pendant les sept longues années qui ont suivi ils n'ont pas bougé le petit doigt pour forcer Kiev, comme l'exigeaient directement les Accords de Minsk approuvés à l'unanimité par le Conseil de sécurité des Nations unies, à entamer un dialogue direct avec les représentants du Donbass pour se mettre d'accord sur le statut particulier, l'amnistie, le rétablissement des liens économiques et l'organisation des élections. Les dirigeants occidentaux gardaient également le silence quand, sous la présidence de Piotr Porochenko et Vladimir Zelenski, Kiev entreprenait des démarches directement contraires aux Accords de Minsk. De plus, les Allemands et les Français déclaraient que le dialogue direct entre Kiev et les républiques du Donbass était impossible, rejetant toute la responsabilité sur la Russie, alors qu'elle n'est jamais mentionnée dans les documents de Minsk et toutes ces années elle était la seule à insister sur leur mise en œuvre.

    Si quelqu'un doutait que les Accords de Minsk était une nouvelle mise en scène, ces doutes ont été dissipés par Piotr Porochenko, qui a déclaré le 17 juin 2022: "Les Accords de Minsk ne signifiaient rien pour nous, nous n'avions pas l'intention de les appliquer… notre objectif était d'écarter la menace… de gagner du temps pour relancer l'économie et développer la puissance de l'armée ukrainienne. L'objectif a été atteint. Les Accords de Minsk ont rempli leur objectif." Le peuple ukrainien continue de payer le prix de cette mise en scène, lequel l'Occident forçait pendant des années à se résigner à une vie sous le joug d'un régime néonazi russophobe. Et quand aujourd'hui Olaf Scholz exige de forcer la Russie à accepter un accord sur des garanties d'intégrité territoriale et de sécurité pour l'Ukraine, ses efforts sont vains. Un tel accord existe déjà, ce sont les Accords de Minsk que Berlin et Paris ont précisément enterrés en défendant Kiev qui a ouvertement renoncé à les remplir. Par conséquent, la mise en scène est terminée, "finita la commedia".

    D'ailleurs, Vladimir Zelenski est un digne héritier de Piotr Porochenko, devant lequel pendant un rassemblement de campagne début 2019 il était prêt de manière théâtrale à se mettre à genoux pour faire cesser la guerre.

    En décembre de la même année, il avait l'opportunité de mettre en œuvre les Accords de Minsk: un sommet au format Normandie s'est tenu à Paris où il s'est engagé dans une déclaration au plus haut niveau à régler les questions relatives au statut particulier du Donbass. Bien évidemment, il n'a rien fait, alors que Berlin et Paris ont une nouvelle fois pris sa défense. Ce nouveau document médiatisé n'était rien de plus qu'une mise en scène ukraino-occidentale, selon la même logique que Piotr Porochenko, afin de gagner du temps pour alimenter en armes le régime de Kiev.

    Il y a eu aussi la Syrie. Après la réalisation d'un accord intermédiaire de 2013 sur la destruction des armes chimiques syriennes confirmée par l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), ce qui lui a valu le prix Nobel de la paix, des provocations scandaleuses ont été organisées par des mises en scène d'utilisation d'armes chimiques à Khan-Cheikhoun et à Douma, banlieue de Damas. Des vidéos ont été diffusées avec des gens se faisant appeler "casques blancs" (se proclamant organisation humanitaire mais qui n'ont jamais fait leur apparition sur le territoire contrôlé par le gouvernement syrien) apportant une aide aux habitants soi-disant empoisonnés, sachant que personne ne porte de combinaison ni utilise des moyens de protection. Toutes les tentatives de forcer le Secrétariat technique à remplir ses fonctions et à assurer, conformément à la Convention sur l'interdiction des armes chimiques (CIAC), une enquête transparente sur les incidents ont échoué. Ce qui n'est pas étonnant: cela fait longtemps que le Secrétariat technique est "privatisé" par les pays occidentaux dont les représentants y occupent des postes clés. Ce sont eux qui ont prêté main forte à l'organisation des mises en scène mentionnées pour les utiliser comme un prétexte afin que les États-Unis, le Royaume-Uni et la France lancent des frappes contre la Syrie, et ce à la veille de l'arrivée, à notre exigence, d'un groupe d'inspecteurs de l'OIAC pour enquêter sur les incidents, à l'envoi desquels l'Occident s'opposait désespérément.

    Les capacités de l'Occident et du Secrétariat technique de l'OIAC jouant le rôle de sbire d'organiser des mises en scène se sont également manifestées dans les "empoisonnements" des Skripal et d'Alexeï Navalny. Dans les deux cas, de nombreuses requêtes officielles de la Russie envoyées à La Haye, à Londres, à Berlin, à Paris et à Stockholm restent sans réponse, alors que ces requêtes sont formulées en parfaite conformité avec les exigences de la CIAC et il faut y répondre.

    De la même manière qu'il faut répondre aux questions relatives à l'activité cachée menée en Ukraine par le Pentagone (via son Agence pour la réduction des menaces DTRA). Les "découvertes" faites par les forces de l'opération militaire spéciale dans les laboratoires biologiques militaires sur les territoires libérés du Donbass et attenants témoignent clairement des violations directes de la Convention sur l'interdiction des armes biologiques (CABT). Nous avons présenté ces documents à Washington et au Conseil de sécurité des Nations unies. La procédure d'obtention des explications en conformité avec la CABT a commencé. Malgré les faits, l'administration américaine tente de se justifier en déclarant que toutes les recherches biologiques en Ukraine étaient purement pacifiques et civiles. Sans aucune preuve de cela.

    Sur un plan plus large, l'activité biologique militaire du Pentagone à travers le monde, notamment dans l'espace postsoviétique, nécessite une attention particulière au vu des faits décuplés d'organisation d'expériences criminelles avec des pathogènes très dangereux afin de créer une arme biologique en les faisant passer pour des expériences "pacifiques".

    Les mises en scène des "crimes" de la milice du Donbass et des forces armées russes ont déjà été mentionnées. Un simple fait témoigne du prix de ces accusations: en montrant au monde entier la "tragédie de Boutcha" début avril 2022 (on soupçonne que les Anglo-Saxons sont impliqués dans la décoration de la mise en scène), l'Occident et Kiev ne répondent toujours pas aux questions élémentaires pour savoir si les noms des victimes ont été établis et quels sont les résultats des autopsies. Comme dans les cas des Skripal et de Navalny décrit ci-dessus, la "première" propagandiste de la mise en scène a déjà eu lieu dans les médias occidentaux, et maintenant ils noient le poisson et refusent de répondre parce qu'il n'y a rien à dire.

    C'est tout le sens de l'algorithme de la politique occidentale: concocter une infox, attiser son ampleur jusqu'à une catastrophe planétaire pendant deux ou trois jours, en bloquant l'accès de la population aux informations et avis alternatifs, et quand les faits font surface, ils sont simplement ignorés, dans le meilleur des cas ils sont mentionnés dans les derniers fils d'actualité en caractères réduits. Il faut savoir que ce ne sont pas jouets inoffensifs dans une guerre médiatique, car de telles mises en scène servent directement de prétexte pour des actions tout à fait matérielles: punir les pays "accusés" par des sanctions, commettre contre eux des agressions barbares avec des centaines de milliers de victimes civiles, comme ce fut le cas notamment en Irak et en Libye. Ou, comme dans le cas de l'Ukraine, pour l'utiliser comme un consommable dans la guerre de l'Occident contre la Russie. Sachant que les instructeurs et les pointeurs de l'Otan, de toute évidence, dirigent déjà les actions de l'armée ukrainienne et des bataillons nationalistes directement sur le terrain. J'espère que parmi les Européens il reste encore des politiques responsables qui ont conscience des conséquences que cela pourrait provoquer. À cet égard, à noter que personne dans l'Otan ou l'UE n'a remis à sa place le commandant de l'armée de l'air allemande, un certain Ingo Gerhartz, qui a parlé de la nécessité de se préparer à l'usage de l'arme nucléaire en ajoutant: "Poutine, ne nous provoque pas." Le silence de l'Europe fait penser qu'elle oublie avec complaisance le rôle de l'Allemagne dans son histoire.

    En regardant les évènements actuels à travers le prisme historique, toute la crise ukrainienne se présente comme un "grand jeu" selon un scénario promu à une époque par Zbigniew Brzezinski. Les discussions sur les bonnes relations, sur la disposition de l'Occident à tenir compte des droits et des intérêts des Russes qui se sont retrouvés après l'effondrement de l'URSS en Ukraine indépendante et dans d'autres pays postsoviétiques n'étaient rien d'autre qu'une mise en scène. Au début des années 2000 déjà, Washington et l'UE ont commencé à exiger ouvertement de Kiev de décider s'il était avec l'Occident ou avec la Russie.

    Depuis 2014, l'Occident dirige inconditionnellement le régime russophobe qu'il a mené au pouvoir par un coup d'État. La sortie de Vladimir Zelenski sur l'avant-scène de tout forum international fait également partie de la mise en scène. Il prononce des discours pathétiques, mais quand il propose soudainement quelque chose de raisonnable, il se fait taper sur les doigts, comme ce fut le cas après les négociations russo-ukrainiennes à Istanbul: fin mars, on semblait voir une lueur dans le dialogue, mais Kiev a été forcé à faire marche arrière en utilisant la mise en scène flagrante de Boutcha. Washington, Londres et Bruxelles ont commencé à exiger de Kiev de ne pas entamer des négociations avec la Russie tant que l'Ukraine n'obtiendrait pas un avantage militaire total (avec un effort particulier de l'ancien premier ministre britannique Boris Johnson, et avec lui d'autres politiques occidentaux encore au pouvoir mais qui ont déjà fait preuve d'une telle inadéquation).

    Alors que la déclaration du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell que le conflit doit se terminer par une "victoire de Kiev sur le champ de bataille" prête à penser que l'instrument tel que la diplomatie perd son sens dans le "jeu de scène" de l'UE.

    Dans un sens plus large, il est intéressant de voir que l'Europe "déployée" par Washington sur le front antirusse souffre plus que les autres des sanctions irréfléchies, épuise ses arsenaux en livrant des armes à Kiev (sans demander de rendre des comptes pour savoir qui les contrôlent et où elles vont), en libérant son marché pour acheter des armes américaines et du GNL américain coûteux au lieu du gaz russe abordable. De telles tendances couplées à la fusion pratique de l'UE avec l'Otan font des discussions sur "l'autonomie stratégique" de l'UE rien d'autre qu'un spectacle. Tout le monde a déjà compris: la politique étrangère de l'Occident collectif, c'est un "one-man show". Sachant qu'elle conduit systématiquement à la recherche de nouveaux théâtres d'opérations.

    L'octroi à l'Ukraine et à la Moldavie (à laquelle on réserve également un sort peu enviable) du statut de pays candidat éternel à l'UE fait également partie du gambit géopolitique contre la Russie. Pour l'instant, on fait la publicité de la "communauté politique européenne" initiée par le Président français Emmanuel Macron, où il n'y aura aucun bienfait financier et économique particulier, en revanche on exigera une solidarité totale avec l'UE dans ses actions antirusses. Ce n'est plus le principe de "l'un ou l'autre", mais "qui n'est pas avec nous est contre nous". Emmanuel Macron a expliqué quelle était cette "communauté": l'UE invitera tous les pays européens "de l'Islande à l'Ukraine" à la rejoindre, mais pas la Russie. Je tiens à préciser tout de suite que nous n'y aspirons pas, mais la déclaration en soi est révélatrice en dévoilant le fond de cette nouvelle initiative préalablement conflictuelle orientée sur la division.

    L'Ukraine, la Moldavie et d'autres pays courtisés actuellement par l'UE sont voués à rester figurants dans les jeux de l'Occident. Les États-Unis en tant que réalisateur en chef de ces mises en scène commandent la musique et le sujet pour écrire le scénario antirusse en Europe. Les acteurs sont prêts, ils ont des compétences acquises encore au studio Kvartal 95, ils pourront lire des textes pathétiques tout aussi bien que Greta Thunberg, un peu oubliée, et même jouer d'un instrument de musique s'il le faut. Les acteurs sont bons: souvenez-vous la conviction avec laquelle Vladimir Zelenski a joué le démocrate dans la série Serviteur du peuple, un combattant contre la corruption, contre la discrimination des Russes et dans l'ensemble pour "tout le meilleur". Souvenez-vous et comparez sa transformation immédiate au poste de président: l'interdiction de la langue, de l'éducation, des médias et de la culture russes. "Si vous vous sentez Russes, alors pour le bien de vos enfants et petits-enfants partez vivre en Russie." Un bon conseil. Il a qualifié les habitants du Donbass non pas d'individus mais de "spécimens". Quant au bataillon nazi Azov, il a déclaré: "Ils sont tels qu'ils sont. Nous en avons beaucoup comme eux." Même CNN n'a pas osé laisser cette phrase dans son interview.

    D'où la question: quel sera le dénouement de toutes ces lignes du sujet. Car en réalité les mises en scène sur le sang et la douleur des gens est loin d'être un amusement, mais la manifestation d'une politique cynique de création d'une nouvelle réalité où l'on cherche à remplacer tous les principes de la Charte de l'ONU et les normes du droit international par un "ordre" fondé sur ses propres "règles" dans l'aspiration à préserver la domination dans les affaires mondiales qui échappe.

    Les conséquences les plus destructrices pour les relations internationales contemporaines ont été causées par les jeux organisés par l'Occident à l'OSCE à la suite de la fin de la guerre froide où il s'est considéré comme vainqueur. En transgressant rapidement ses promesses faites à l'URSS et à la Russie sur la non-expansion de l'Otan vers l'est, les États-Unis et leurs alliés déclaraient néanmoins leur attachement à la construction d'un espace commun de sécurité et de coopération dans la région euro-atlantique et avec tous les membres de l'OSCE ils se sont solennellement engagés au sommet, en 1999 et en 2010, à garantir une sécurité égale et indivisible où personne ne renforcera sa sécurité au détriment de celle des autres et aucune organisation ne revendiquera un rôle dominant en Europe. Il s'est rapidement avéré que l'Otan ne tient pas sa parole en mettant le cap sur la domination de l'Alliance. Mais nous avions quand même poursuivi des efforts diplomatiques leur proposant de consigner le fameux principe de sécurité égale et indivisible cette fois dans un traité juridiquement contraignant. Nous l'avons proposé plusieurs fois, la dernière étant en décembre 2021. La réponse fut un refus catégorique. Ils ont dit ouvertement: il n'y aura aucune garantie juridique en dehors de l'Otan. Autrement dit, le soutien par l'Occident de documents politiques adoptés aux sommets de l'OSCE n'était qu'une mise en scène. Et à présent l'Otan menée par les États-Unis est allée encore plus loin: elle exige la soumission non seulement dans la région euro-atlantique, mais également dans toute la région Asie-Pacifique. L'Otan ne cache pas qui est principalement visé par ses menaces, et le gouvernement chinois a déjà condamné de telles ambitions néocoloniales. Pékin y a opposé le principe mentionné d'indivisibilité de la sécurité, se prononçant pour son application cette fois au niveau mondial pour que personne au monde ne revendique son exclusivité. Cette approche coïncide parfaitement avec la position de la Russie. Nous la défendrons systématiquement avec nos alliés, partenaires stratégiques et bien d'autres partisans des mêmes idées.

    L'Occident collectif devrait revenir sur terre du monde d'illusions. Les mises en scène ne fonctionneront pas, autant qu'elles ne durent. Il est temps de jouer honnêtement en s'appuyant sur le droit international. Plus tôt tout le monde comprendra l'absence d'alternatives aux processus historiques objectifs de formation d'un monde multipolaire basé sur le respect du principe de l'égalité souveraine des États, qui est fondamental pour la Charte de l'ONU et tout l'ordre mondial, mieux ce sera.

    Et si les membres de l'alliance occidentale ne savent pas vivre selon ce principe, s'ils ne sont pas prêts à construire une architecture véritablement universelle de sécurité égale et de coopération, alors qu'ils laissent les autres en paix, qu'ils cessent de pousser par la force dans leur camp avec des menaces et du chantage ceux qui veulent vivre de leur propre gré, qu'ils reconnaissent en action le droit à la liberté de choisir pour les pays autonomes qui se respectent. C'est ça la démocratie en réalité et non jouée sur des planches politiques tordues.

    🔎
    https://mid.ru/fr/foreign_policy/news/1822333/
    ✍️ Article du ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie Sergueï Lavrov pour le Centre d'information multimédia Izvestia "Sur les mises en scène en tant que méthode de la politique occidentale" 1487-18-07-2022 Les forces armées russes et les milices des Républiques populaires de Donetsk (RPD) et de Lougansk (RPL) remplissent sûrement leurs missions dans le cadre de l'opération militaire spéciale en faisant cesser la discrimination scandaleuse et le génocide des Russes et éradiquant les menaces directes à la sécurité de la Fédération de Russie créées pendant des années par les États-Unis et leurs satellites sur le territoire de l'Ukraine. Essuyant une défaite sur le champ de bataille, le régime de Kiev et ses parrains occidentaux n'hésitent pas à organiser des mises en scène "sur le sang" afin de diaboliser notre pays dans l'opinion publique internationale. Il y a déjà eu Boutcha, Marioupol, Kramatorsk, Krementchoug. Le ministère russe de la Défense avertit régulièrement avec des faits de la préparation de nouvelles mises en scène. Les mises en scène provocatrices organisées par l'Occident et ses suppôts ont une signature qu'on reconnaît. Et elles ont commencé bien avant l'Ukraine. 1999, région serbe du Kosovo-et-Métochie, village de Racak. Un groupe d'inspecteurs de l'OSCE arrive sur le lieu de découverte de plusieurs dizaines de corps portant des vêtements civils. Le chef de la mission annonce immédiatement, sans mener d'enquête, un acte de génocide, alors que des conclusions de ce genre ne relèvent pas du mandat du fonctionnaire international. L'Otan entame tout de suite une agression armée contre la Yougoslavie en détruisant sciemment le centre télévisuel, des ponts, des trains de passagers et d'autres sites civils. Par la suite, il s'avère qu'il ne s'agissait pas de corps de civils, mais de combattants de l'Armée de libération du Kosovo déguisés en civils. Cependant, la mise en scène avait déjà servi de prétexte pour le premier usage de la force contre un État membre de l'OSCE depuis la signature en 1975 de l'Acte final d'Helsinki. À noter que c'est l'Américain William Walker qui était chef de la mission de l'OSCE dont la déclaration a servi de "détente" pour déclencher les bombardements. L'agression a eu pour résultat principal le détachement forcé du Kosovo de la Serbie et l'installation de la plus grande base américaine Bondsteel dans les Balkans. 2003, la prestation tristement célèbre du secrétaire d'État Colin Powell au Conseil de sécurité des Nations unies avec une fiole contenant une poudre blanche qu'il avait présenté comme des spores d'anthrax soi-disant fabriqué en Irak. Et une nouvelle fois la mise en scène avait porté ses fruits: les Anglo-Saxons et leurs alliés ont bombardé l'Irak, qui n'arrive toujours pas à rétablir sa structure étatique. Le fake a été rapidement percé à jour: tout le monde a reconnu qu'il n'y avait pas d'armes biologiques ni de destruction massive en Irak. Par la suite, l'un des instigateurs de l'agression, le premier ministre britannique Tony Blair, a reconnu le fake en disant que c'était une erreur, cela peut arriver à tout le monde. Alors que Colin Powell se justifiait plus tard en disant qu'il avait été trahi par les renseignements. Quoi qu'il en soit, une nouvelle provocation avait servi de prétexte pour mettre en œuvre leur plan de destruction d'un pays souverain. 2011, la Libye. Il y avait une dramaturgie spécifique. Cela n'est pas allé jusqu'à un mensonge direct, comme au Kosovo ou en Irak, mais l'Otan avait grossièrement déformé une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies. Cette résolution établissait une zone d'exclusion aérienne en Libye pour maintenir au sol l'aviation militaire de Mouammar Kadhafi. Et elle ne décollait pas. Cependant, l'Otan a commencé à simplement bombarder les unités de l'armée libyenne qui luttaient contre les terroristes. Mouammar Kadhafi a été cruellement tué, il n'en reste rien de la Libye, on tente à ce jour de la recoller, sachant que ce processus est supervisé une nouvelle fois par une représentante américaine nommée par une décision personnelle du Secrétaire général de l'ONU sans aucune consultation avec le Conseil de sécurité. Dans le cadre de ce processus, les collègues occidentaux ont mis en scène plusieurs fois des accords interlibyens sur des élections qui ne menaient à rien. La Libye demeure un territoire où sévissent des groupes armés illégaux. La plupart d'entre eux collaborent étroitement avec l'Occident. Février 2014, l'Ukraine. L'Occident en la personne des ministres des Affaires étrangères de l'Allemagne, de la France et de la Pologne forcent le président Viktor Ianoukovitch à signer avec l'opposition un accord pour cesser la confrontation et régler pacifiquement la crise ukrainienne en créant un gouvernement intérimaire d'union nationale et en organisant en l'espace de quelques mois des élections anticipées. Mais c'était une mise en scène: le lendemain matin l'opposition a organisé un coup d'État sous des slogans russophobes et racistes, les garants occidentaux des accords n'avaient même pas tenté de les raisonner. Plus encore, ils ont immédiatement commencé à encourager les putschistes dans leur politique antirusse, le déclenchement d'une guerre contre leur propre population, le bombardement des villes du Donbass seulement parce que sa population avait refusé de reconnaître le coup d'État anticonstitutionnel. Les habitants du Donbass ont été proclamé pour cela "terroristes", encore une fois avec l'encouragement de l'Occident. Il est à noter que l'assassinat de manifestants sur le Maïdan, dont l'Occident accusait tantôt les forces de l'ordre loyales envers Viktor Ianoukovitch, tantôt les renseignements russes, était également une mise en scène. En réalité, la provocation a été organisée par des radicaux de l'opposition qui collaboraient étroitement avec les renseignements occidentaux. Les faits ont rapidement fait surface, mais la mise en scène avait déjà rempli son rôle. Lorsque la guerre dans le Donbass a été stoppée, les efforts de la Russie, de l'Allemagne et de la France ont permis de signer en février 2015 entre Kiev, Donetsk et Lougansk les Accords de Minsk, sachant que cette fois également Berlin et Paris étaient actifs en se proclamant fièrement garants de ces accords. Cependant, pendant les sept longues années qui ont suivi ils n'ont pas bougé le petit doigt pour forcer Kiev, comme l'exigeaient directement les Accords de Minsk approuvés à l'unanimité par le Conseil de sécurité des Nations unies, à entamer un dialogue direct avec les représentants du Donbass pour se mettre d'accord sur le statut particulier, l'amnistie, le rétablissement des liens économiques et l'organisation des élections. Les dirigeants occidentaux gardaient également le silence quand, sous la présidence de Piotr Porochenko et Vladimir Zelenski, Kiev entreprenait des démarches directement contraires aux Accords de Minsk. De plus, les Allemands et les Français déclaraient que le dialogue direct entre Kiev et les républiques du Donbass était impossible, rejetant toute la responsabilité sur la Russie, alors qu'elle n'est jamais mentionnée dans les documents de Minsk et toutes ces années elle était la seule à insister sur leur mise en œuvre. Si quelqu'un doutait que les Accords de Minsk était une nouvelle mise en scène, ces doutes ont été dissipés par Piotr Porochenko, qui a déclaré le 17 juin 2022: "Les Accords de Minsk ne signifiaient rien pour nous, nous n'avions pas l'intention de les appliquer… notre objectif était d'écarter la menace… de gagner du temps pour relancer l'économie et développer la puissance de l'armée ukrainienne. L'objectif a été atteint. Les Accords de Minsk ont rempli leur objectif." Le peuple ukrainien continue de payer le prix de cette mise en scène, lequel l'Occident forçait pendant des années à se résigner à une vie sous le joug d'un régime néonazi russophobe. Et quand aujourd'hui Olaf Scholz exige de forcer la Russie à accepter un accord sur des garanties d'intégrité territoriale et de sécurité pour l'Ukraine, ses efforts sont vains. Un tel accord existe déjà, ce sont les Accords de Minsk que Berlin et Paris ont précisément enterrés en défendant Kiev qui a ouvertement renoncé à les remplir. Par conséquent, la mise en scène est terminée, "finita la commedia". D'ailleurs, Vladimir Zelenski est un digne héritier de Piotr Porochenko, devant lequel pendant un rassemblement de campagne début 2019 il était prêt de manière théâtrale à se mettre à genoux pour faire cesser la guerre. En décembre de la même année, il avait l'opportunité de mettre en œuvre les Accords de Minsk: un sommet au format Normandie s'est tenu à Paris où il s'est engagé dans une déclaration au plus haut niveau à régler les questions relatives au statut particulier du Donbass. Bien évidemment, il n'a rien fait, alors que Berlin et Paris ont une nouvelle fois pris sa défense. Ce nouveau document médiatisé n'était rien de plus qu'une mise en scène ukraino-occidentale, selon la même logique que Piotr Porochenko, afin de gagner du temps pour alimenter en armes le régime de Kiev. Il y a eu aussi la Syrie. Après la réalisation d'un accord intermédiaire de 2013 sur la destruction des armes chimiques syriennes confirmée par l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), ce qui lui a valu le prix Nobel de la paix, des provocations scandaleuses ont été organisées par des mises en scène d'utilisation d'armes chimiques à Khan-Cheikhoun et à Douma, banlieue de Damas. Des vidéos ont été diffusées avec des gens se faisant appeler "casques blancs" (se proclamant organisation humanitaire mais qui n'ont jamais fait leur apparition sur le territoire contrôlé par le gouvernement syrien) apportant une aide aux habitants soi-disant empoisonnés, sachant que personne ne porte de combinaison ni utilise des moyens de protection. Toutes les tentatives de forcer le Secrétariat technique à remplir ses fonctions et à assurer, conformément à la Convention sur l'interdiction des armes chimiques (CIAC), une enquête transparente sur les incidents ont échoué. Ce qui n'est pas étonnant: cela fait longtemps que le Secrétariat technique est "privatisé" par les pays occidentaux dont les représentants y occupent des postes clés. Ce sont eux qui ont prêté main forte à l'organisation des mises en scène mentionnées pour les utiliser comme un prétexte afin que les États-Unis, le Royaume-Uni et la France lancent des frappes contre la Syrie, et ce à la veille de l'arrivée, à notre exigence, d'un groupe d'inspecteurs de l'OIAC pour enquêter sur les incidents, à l'envoi desquels l'Occident s'opposait désespérément. Les capacités de l'Occident et du Secrétariat technique de l'OIAC jouant le rôle de sbire d'organiser des mises en scène se sont également manifestées dans les "empoisonnements" des Skripal et d'Alexeï Navalny. Dans les deux cas, de nombreuses requêtes officielles de la Russie envoyées à La Haye, à Londres, à Berlin, à Paris et à Stockholm restent sans réponse, alors que ces requêtes sont formulées en parfaite conformité avec les exigences de la CIAC et il faut y répondre. De la même manière qu'il faut répondre aux questions relatives à l'activité cachée menée en Ukraine par le Pentagone (via son Agence pour la réduction des menaces DTRA). Les "découvertes" faites par les forces de l'opération militaire spéciale dans les laboratoires biologiques militaires sur les territoires libérés du Donbass et attenants témoignent clairement des violations directes de la Convention sur l'interdiction des armes biologiques (CABT). Nous avons présenté ces documents à Washington et au Conseil de sécurité des Nations unies. La procédure d'obtention des explications en conformité avec la CABT a commencé. Malgré les faits, l'administration américaine tente de se justifier en déclarant que toutes les recherches biologiques en Ukraine étaient purement pacifiques et civiles. Sans aucune preuve de cela. Sur un plan plus large, l'activité biologique militaire du Pentagone à travers le monde, notamment dans l'espace postsoviétique, nécessite une attention particulière au vu des faits décuplés d'organisation d'expériences criminelles avec des pathogènes très dangereux afin de créer une arme biologique en les faisant passer pour des expériences "pacifiques". Les mises en scène des "crimes" de la milice du Donbass et des forces armées russes ont déjà été mentionnées. Un simple fait témoigne du prix de ces accusations: en montrant au monde entier la "tragédie de Boutcha" début avril 2022 (on soupçonne que les Anglo-Saxons sont impliqués dans la décoration de la mise en scène), l'Occident et Kiev ne répondent toujours pas aux questions élémentaires pour savoir si les noms des victimes ont été établis et quels sont les résultats des autopsies. Comme dans les cas des Skripal et de Navalny décrit ci-dessus, la "première" propagandiste de la mise en scène a déjà eu lieu dans les médias occidentaux, et maintenant ils noient le poisson et refusent de répondre parce qu'il n'y a rien à dire. C'est tout le sens de l'algorithme de la politique occidentale: concocter une infox, attiser son ampleur jusqu'à une catastrophe planétaire pendant deux ou trois jours, en bloquant l'accès de la population aux informations et avis alternatifs, et quand les faits font surface, ils sont simplement ignorés, dans le meilleur des cas ils sont mentionnés dans les derniers fils d'actualité en caractères réduits. Il faut savoir que ce ne sont pas jouets inoffensifs dans une guerre médiatique, car de telles mises en scène servent directement de prétexte pour des actions tout à fait matérielles: punir les pays "accusés" par des sanctions, commettre contre eux des agressions barbares avec des centaines de milliers de victimes civiles, comme ce fut le cas notamment en Irak et en Libye. Ou, comme dans le cas de l'Ukraine, pour l'utiliser comme un consommable dans la guerre de l'Occident contre la Russie. Sachant que les instructeurs et les pointeurs de l'Otan, de toute évidence, dirigent déjà les actions de l'armée ukrainienne et des bataillons nationalistes directement sur le terrain. J'espère que parmi les Européens il reste encore des politiques responsables qui ont conscience des conséquences que cela pourrait provoquer. À cet égard, à noter que personne dans l'Otan ou l'UE n'a remis à sa place le commandant de l'armée de l'air allemande, un certain Ingo Gerhartz, qui a parlé de la nécessité de se préparer à l'usage de l'arme nucléaire en ajoutant: "Poutine, ne nous provoque pas." Le silence de l'Europe fait penser qu'elle oublie avec complaisance le rôle de l'Allemagne dans son histoire. En regardant les évènements actuels à travers le prisme historique, toute la crise ukrainienne se présente comme un "grand jeu" selon un scénario promu à une époque par Zbigniew Brzezinski. Les discussions sur les bonnes relations, sur la disposition de l'Occident à tenir compte des droits et des intérêts des Russes qui se sont retrouvés après l'effondrement de l'URSS en Ukraine indépendante et dans d'autres pays postsoviétiques n'étaient rien d'autre qu'une mise en scène. Au début des années 2000 déjà, Washington et l'UE ont commencé à exiger ouvertement de Kiev de décider s'il était avec l'Occident ou avec la Russie. Depuis 2014, l'Occident dirige inconditionnellement le régime russophobe qu'il a mené au pouvoir par un coup d'État. La sortie de Vladimir Zelenski sur l'avant-scène de tout forum international fait également partie de la mise en scène. Il prononce des discours pathétiques, mais quand il propose soudainement quelque chose de raisonnable, il se fait taper sur les doigts, comme ce fut le cas après les négociations russo-ukrainiennes à Istanbul: fin mars, on semblait voir une lueur dans le dialogue, mais Kiev a été forcé à faire marche arrière en utilisant la mise en scène flagrante de Boutcha. Washington, Londres et Bruxelles ont commencé à exiger de Kiev de ne pas entamer des négociations avec la Russie tant que l'Ukraine n'obtiendrait pas un avantage militaire total (avec un effort particulier de l'ancien premier ministre britannique Boris Johnson, et avec lui d'autres politiques occidentaux encore au pouvoir mais qui ont déjà fait preuve d'une telle inadéquation). Alors que la déclaration du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell que le conflit doit se terminer par une "victoire de Kiev sur le champ de bataille" prête à penser que l'instrument tel que la diplomatie perd son sens dans le "jeu de scène" de l'UE. Dans un sens plus large, il est intéressant de voir que l'Europe "déployée" par Washington sur le front antirusse souffre plus que les autres des sanctions irréfléchies, épuise ses arsenaux en livrant des armes à Kiev (sans demander de rendre des comptes pour savoir qui les contrôlent et où elles vont), en libérant son marché pour acheter des armes américaines et du GNL américain coûteux au lieu du gaz russe abordable. De telles tendances couplées à la fusion pratique de l'UE avec l'Otan font des discussions sur "l'autonomie stratégique" de l'UE rien d'autre qu'un spectacle. Tout le monde a déjà compris: la politique étrangère de l'Occident collectif, c'est un "one-man show". Sachant qu'elle conduit systématiquement à la recherche de nouveaux théâtres d'opérations. L'octroi à l'Ukraine et à la Moldavie (à laquelle on réserve également un sort peu enviable) du statut de pays candidat éternel à l'UE fait également partie du gambit géopolitique contre la Russie. Pour l'instant, on fait la publicité de la "communauté politique européenne" initiée par le Président français Emmanuel Macron, où il n'y aura aucun bienfait financier et économique particulier, en revanche on exigera une solidarité totale avec l'UE dans ses actions antirusses. Ce n'est plus le principe de "l'un ou l'autre", mais "qui n'est pas avec nous est contre nous". Emmanuel Macron a expliqué quelle était cette "communauté": l'UE invitera tous les pays européens "de l'Islande à l'Ukraine" à la rejoindre, mais pas la Russie. Je tiens à préciser tout de suite que nous n'y aspirons pas, mais la déclaration en soi est révélatrice en dévoilant le fond de cette nouvelle initiative préalablement conflictuelle orientée sur la division. L'Ukraine, la Moldavie et d'autres pays courtisés actuellement par l'UE sont voués à rester figurants dans les jeux de l'Occident. Les États-Unis en tant que réalisateur en chef de ces mises en scène commandent la musique et le sujet pour écrire le scénario antirusse en Europe. Les acteurs sont prêts, ils ont des compétences acquises encore au studio Kvartal 95, ils pourront lire des textes pathétiques tout aussi bien que Greta Thunberg, un peu oubliée, et même jouer d'un instrument de musique s'il le faut. Les acteurs sont bons: souvenez-vous la conviction avec laquelle Vladimir Zelenski a joué le démocrate dans la série Serviteur du peuple, un combattant contre la corruption, contre la discrimination des Russes et dans l'ensemble pour "tout le meilleur". Souvenez-vous et comparez sa transformation immédiate au poste de président: l'interdiction de la langue, de l'éducation, des médias et de la culture russes. "Si vous vous sentez Russes, alors pour le bien de vos enfants et petits-enfants partez vivre en Russie." Un bon conseil. Il a qualifié les habitants du Donbass non pas d'individus mais de "spécimens". Quant au bataillon nazi Azov, il a déclaré: "Ils sont tels qu'ils sont. Nous en avons beaucoup comme eux." Même CNN n'a pas osé laisser cette phrase dans son interview. D'où la question: quel sera le dénouement de toutes ces lignes du sujet. Car en réalité les mises en scène sur le sang et la douleur des gens est loin d'être un amusement, mais la manifestation d'une politique cynique de création d'une nouvelle réalité où l'on cherche à remplacer tous les principes de la Charte de l'ONU et les normes du droit international par un "ordre" fondé sur ses propres "règles" dans l'aspiration à préserver la domination dans les affaires mondiales qui échappe. Les conséquences les plus destructrices pour les relations internationales contemporaines ont été causées par les jeux organisés par l'Occident à l'OSCE à la suite de la fin de la guerre froide où il s'est considéré comme vainqueur. En transgressant rapidement ses promesses faites à l'URSS et à la Russie sur la non-expansion de l'Otan vers l'est, les États-Unis et leurs alliés déclaraient néanmoins leur attachement à la construction d'un espace commun de sécurité et de coopération dans la région euro-atlantique et avec tous les membres de l'OSCE ils se sont solennellement engagés au sommet, en 1999 et en 2010, à garantir une sécurité égale et indivisible où personne ne renforcera sa sécurité au détriment de celle des autres et aucune organisation ne revendiquera un rôle dominant en Europe. Il s'est rapidement avéré que l'Otan ne tient pas sa parole en mettant le cap sur la domination de l'Alliance. Mais nous avions quand même poursuivi des efforts diplomatiques leur proposant de consigner le fameux principe de sécurité égale et indivisible cette fois dans un traité juridiquement contraignant. Nous l'avons proposé plusieurs fois, la dernière étant en décembre 2021. La réponse fut un refus catégorique. Ils ont dit ouvertement: il n'y aura aucune garantie juridique en dehors de l'Otan. Autrement dit, le soutien par l'Occident de documents politiques adoptés aux sommets de l'OSCE n'était qu'une mise en scène. Et à présent l'Otan menée par les États-Unis est allée encore plus loin: elle exige la soumission non seulement dans la région euro-atlantique, mais également dans toute la région Asie-Pacifique. L'Otan ne cache pas qui est principalement visé par ses menaces, et le gouvernement chinois a déjà condamné de telles ambitions néocoloniales. Pékin y a opposé le principe mentionné d'indivisibilité de la sécurité, se prononçant pour son application cette fois au niveau mondial pour que personne au monde ne revendique son exclusivité. Cette approche coïncide parfaitement avec la position de la Russie. Nous la défendrons systématiquement avec nos alliés, partenaires stratégiques et bien d'autres partisans des mêmes idées. L'Occident collectif devrait revenir sur terre du monde d'illusions. Les mises en scène ne fonctionneront pas, autant qu'elles ne durent. Il est temps de jouer honnêtement en s'appuyant sur le droit international. Plus tôt tout le monde comprendra l'absence d'alternatives aux processus historiques objectifs de formation d'un monde multipolaire basé sur le respect du principe de l'égalité souveraine des États, qui est fondamental pour la Charte de l'ONU et tout l'ordre mondial, mieux ce sera. Et si les membres de l'alliance occidentale ne savent pas vivre selon ce principe, s'ils ne sont pas prêts à construire une architecture véritablement universelle de sécurité égale et de coopération, alors qu'ils laissent les autres en paix, qu'ils cessent de pousser par la force dans leur camp avec des menaces et du chantage ceux qui veulent vivre de leur propre gré, qu'ils reconnaissent en action le droit à la liberté de choisir pour les pays autonomes qui se respectent. C'est ça la démocratie en réalité et non jouée sur des planches politiques tordues. 🔎 https://mid.ru/fr/foreign_policy/news/1822333/
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  • L’Europe ensommeillée et en pause estivale, comme en 1914 …
    vendredi 24 juin 2022

    Alors que l’Occident pense que la crise ukrainienne se transforme en quelque chose de similaire à la guerre froide, les circonstances historiques et matérielles disent tout autre chose : le monde est à la veille d’un événement de l’ampleur de la Première Guerre mondiale.

    ***

    Par Alastair Crooke pour Al Mayadeen via Le Saker Francophone


    Le récit courant est que l’Occident est entré dans une guerre froide similaire à celle menée contre l’Union soviétique ; et que, comme pour cette lutte antérieure, son issue doit être la réaffirmation primordiale du modèle économique, politique et civilisationnel américain.

    Une bien meilleure analogie serait toutefois de considérer une époque antérieure qui s’est terminée non pas par le triomphe de la guerre froide, mais plutôt par un tsunami de guerre chaude qui a désemparé le monde entier. Il s’agissait d’une période où les décideurs politiques (et les marchés) n’ont pas su apprécier le danger croissant qui s’accumulait pendant la période de sommeil estival qui s’est écoulée entre l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand fin juin 1914 et le déclenchement de la guerre, cinq semaines plus tard.

    Il est vrai que l’on avait alors le sentiment que deux alliances lourdement armées étaient sur une trajectoire de collision potentielle. Mais il y avait déjà eu des épisodes de guerre d’usure auparavant, et c’est le fait que ces épisodes n’aient pas abouti qui a donné le sentiment que le statu quo pouvait, et allait, se prolonger indéfiniment. L’opinion de l’époque avait été influencée par le best-seller de Norman Angell, The Great Illusion, paru en 1909, qui affirmait que la guerre était devenue impossible parce que le commerce mondial et les flux de capitaux étaient trop étroitement liés.

    Ce qui n’a pas été pleinement apprécié à ce moment-là, c’est que la Grande-Bretagne avait furtivement observé avec une colère indignée la menace imminente pour son empire que représentait l’ambition naissante de l’Allemagne d’acquérir son propre empire rival. La Grande-Bretagne se préparait depuis un certain temps à supprimer cette « chutzpah » allemande. La guerre des Boers de 1899-1902 visait principalement à permettre à la Grande-Bretagne d’acquérir les richesses financières de l’Afrique du Sud afin de financer son réarmement.

    Les circonstances du milieu de l’année 1914 (le moment de Sarajevo) semblaient si propices, à la fois pour l’Allemagne qui aspirait à un empire et pour la Grande-Bretagne qui croyait que c’était l’occasion de l’écraser complètement. Tout comme l’Ukraine est aujourd’hui considérée par Moscou comme la charnière d’une architecture mondiale différente, Washington voit un bourbier ukrainien comme une occasion inespérée de concrétiser son désir d’écraser les aspirations russes et chinoises qui menacent maintenant de déloger l’empire américain « fondé sur des règles » .

    La guerre des Balkans, au début du XXe siècle, a entraîné l’Autriche-Hongrie, alliée inconstante de l’Allemagne, dans la lutte contre la Russie. Tout comme aujourd’hui, la guerre d’Ukraine de Biden a réussi à enfermer l’Europe (inconstante) dans l’objectif américain de neutraliser la Russie.

    Le conflit ukrainien, qui semble maintenant aboutir à une victoire russe de plus en plus probable, est métaphoriquement parlant le « moment Sarajevo » d’aujourd’hui. Nous sommes pris dans l’interrègne de l’illusion car les dirigeants européens complaisants ont fait le pari que Biden allait sûrement gagner et que la « normalité » serait rétablie.

    Rappelons que la Grande-Bretagne a lancé son opération de mise en coupe réglée de l’Allemagne au début du vingtième siècle en tentant de démanteler ses lignes d’approvisionnement mondiales, en préservant les siennes, et d’interdire à l’Allemagne l’accès à ses liens extérieurs. Dans le cadre de cette opération, la Grande-Bretagne a mis en place un blocus naval qui a eu pour effet involontaire de canaliser les ambitions allemandes renaissantes vers l’est, à travers la plaine de l’Europe, et finalement vers la Russie.

    Nous savons tous que cette concaténation d’événements a abouti à deux guerres mondiales et à la dévastation économique de l’Europe qui s’en est suivie, ouvrant ainsi la voie au siècle américain.

    Comment expliquer le deuxième accès contemporain de somnolence et d’insouciance de l’élite politique de l’Europe en cent ans ? Eh bien, l’outil de la Grande-Bretagne pour préparer l’espace de combat contre l’Allemagne au siècle dernier relevait de la diplomatie à l’ancienne. La Grande-Bretagne a mis en place une alliance diplomatique contre l’Allemagne. Mais les États-Unis ont apporté un nouvel outil pour préparer l’espace de bataille européen : leur inversion de la thèse d’Antonio Gramsci selon laquelle la sphère culturelle est l’arène la plus productive de la lutte politique.

    Ainsi, au lieu que la culture soit le lieu de l’action révolutionnaire contre une élite (selon Gramsci), les plateformes sociales et les médias de masse américains et européens, débarrassés de leurs rivaux non occidentaux, sont devenus précisément le lieu où le « système » , l’élite, peut se réaffirmer, en neutralisant la possibilité de résistance politique par la domination de la sphère culturelle : l’algorithme des grandes plateformes et la diabolisation de la Chine et de la Russie par les médias.

    Ce sont les moyens par lesquels une Europe largement réticente à la guerre peut être retournée contre la Chine et la Russie, avec les euro-élites qui s’y soumettent, au nom de la promotion de leurs valeurs libérales « universelles » .

    Ce qui est différent aujourd’hui est aussi le plus troublant. L’hypothèse initiale semble avoir été que l’utilisation de la puissance financière et commerciale des États-Unis pour faire s’effondrer l’économie de la Russie, contenir la Chine et tordre le cou à l’Europe pour la vassaliser sur le plan technologique, tant que l’Amérique reste prédominante, serait en soi suffisante pour contenir le risque de guerre chaude.

    Mais c’est l’inverse qui se produit. L’échec embarrassant de la guerre des sanctions a forcé Biden à se lancer dans un tourbillon de distractions pour couvrir cet échec, un échec qui non seulement n’a pas réussi à faire tomber la Russie, mais qui risque maintenant de faire s’effondrer l’économie européenne, posant ainsi un grand risque collatéral pour le système financier américain lui-même.

    Ainsi, Biden a déclaré que les États-Unis interviendraient à Taïwan si la Chine l’attaquait, verrouillant ainsi l’axe Chine-Russie. En Ukraine, les États-Unis et l’OTAN se rapprochent de plus en plus d’un affrontement direct avec les forces militaires russes. En ce qui concerne l’Ukraine, la CIA allume une série de feux de brousse dans la périphérie ukrainienne, de la Moldavie au Kazakhstan (ce qui ravive de vieilles tensions). Biden ferme les yeux sur la tentative de la Pologne d’annexer en douceur ses anciennes revendications territoriales en Ukraine occidentale, ou bien il est de connivence avec elle (ce qui menace d’ouvrir une multitude d’anciennes blessures en Europe de l’Est).

    En Asie de l’Est, les États-Unis ont allumé des feux au Pakistan ; ils tentent de le faire en Afghanistan ; et avec les Kurdes ; et plus important encore, ils s’exercent conjointement avec Israël à pratiquer une attaque militaire conjointe contre l’Iran.

    L’Europe observe avec une inquiétude croissante l’administration Biden contribuer à ce que l’Allemagne se lance dans une nouvelle tentative de transition, ce qui fait écho aux aspirations antérieures de la « Grande Allemagne » et renvoie précisément au contexte européen d’avant la Première Guerre mondiale, avec ses élites qui, une fois de plus, visent la Russie. Une militarisation complète de la société allemande est, une fois de plus, en cours. L’Allemagne et les États-Unis collaborent déjà étroitement sur l’Ukraine et sur les actions de l’OTAN contre la Russie.

    La gravité de ce changement peut être considérée comme la note de bas de page ésotérique d’une déclaration diplomatique ; en fait, c’est tout le contraire. Dans la déclaration conjointe russo-chinoise de septembre 2020, un sujet clé portait sur la « vérité historique » concernant la Seconde Guerre mondiale. En termes simples, les deux États affirment que, dans le cadre d’une campagne occidentale apparemment inoffensive, les faits historiques sont systématiquement falsifiés (dans des pays tels que la Pologne et les États baltes), souvent avec l’encouragement subtil des États-Unis. Le récit se métamorphose pour présenter la Seconde Guerre mondiale comme celle où la « famille européenne » s’est unie pour combattre la Russie.

    L’objectif est clair. Son importation (une Allemagne militarisée dominante) est explosive pour l’Europe. (Est-ce là l’objectif secondaire de Washington ?) Ce qui semble si pervers, c’est que tout ce jeu avec le feu est censé aider Biden à ne pas échouer trop lourdement lors des élections de novembre.

    Une pyromanie pour soutenir une cause perdue ?

    Alastair Crooke

    Traduit par Zineb, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

    Ukraine SitRep. Le Chaudron de Lysichansk. Moral en baisse. Plus de provocations
    Sitrep Opération Z : Chaudrons et Fatigue
    Encore une loi étasunienne qui va nuire aux consommateurs
    Le rêve des Néocons : Décoloniser la Russie, recoloniser la Chine

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    https://lesmoutonsenrages.fr/2022/06/24/leurope-ensommeillee-et-en-pause-estivale-comme-en-1914/
    L’Europe ensommeillée et en pause estivale, comme en 1914 … vendredi 24 juin 2022 Alors que l’Occident pense que la crise ukrainienne se transforme en quelque chose de similaire à la guerre froide, les circonstances historiques et matérielles disent tout autre chose : le monde est à la veille d’un événement de l’ampleur de la Première Guerre mondiale. *** Par Alastair Crooke pour Al Mayadeen via Le Saker Francophone Le récit courant est que l’Occident est entré dans une guerre froide similaire à celle menée contre l’Union soviétique ; et que, comme pour cette lutte antérieure, son issue doit être la réaffirmation primordiale du modèle économique, politique et civilisationnel américain. Une bien meilleure analogie serait toutefois de considérer une époque antérieure qui s’est terminée non pas par le triomphe de la guerre froide, mais plutôt par un tsunami de guerre chaude qui a désemparé le monde entier. Il s’agissait d’une période où les décideurs politiques (et les marchés) n’ont pas su apprécier le danger croissant qui s’accumulait pendant la période de sommeil estival qui s’est écoulée entre l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand fin juin 1914 et le déclenchement de la guerre, cinq semaines plus tard. Il est vrai que l’on avait alors le sentiment que deux alliances lourdement armées étaient sur une trajectoire de collision potentielle. Mais il y avait déjà eu des épisodes de guerre d’usure auparavant, et c’est le fait que ces épisodes n’aient pas abouti qui a donné le sentiment que le statu quo pouvait, et allait, se prolonger indéfiniment. L’opinion de l’époque avait été influencée par le best-seller de Norman Angell, The Great Illusion, paru en 1909, qui affirmait que la guerre était devenue impossible parce que le commerce mondial et les flux de capitaux étaient trop étroitement liés. Ce qui n’a pas été pleinement apprécié à ce moment-là, c’est que la Grande-Bretagne avait furtivement observé avec une colère indignée la menace imminente pour son empire que représentait l’ambition naissante de l’Allemagne d’acquérir son propre empire rival. La Grande-Bretagne se préparait depuis un certain temps à supprimer cette « chutzpah » allemande. La guerre des Boers de 1899-1902 visait principalement à permettre à la Grande-Bretagne d’acquérir les richesses financières de l’Afrique du Sud afin de financer son réarmement. Les circonstances du milieu de l’année 1914 (le moment de Sarajevo) semblaient si propices, à la fois pour l’Allemagne qui aspirait à un empire et pour la Grande-Bretagne qui croyait que c’était l’occasion de l’écraser complètement. Tout comme l’Ukraine est aujourd’hui considérée par Moscou comme la charnière d’une architecture mondiale différente, Washington voit un bourbier ukrainien comme une occasion inespérée de concrétiser son désir d’écraser les aspirations russes et chinoises qui menacent maintenant de déloger l’empire américain « fondé sur des règles » . La guerre des Balkans, au début du XXe siècle, a entraîné l’Autriche-Hongrie, alliée inconstante de l’Allemagne, dans la lutte contre la Russie. Tout comme aujourd’hui, la guerre d’Ukraine de Biden a réussi à enfermer l’Europe (inconstante) dans l’objectif américain de neutraliser la Russie. Le conflit ukrainien, qui semble maintenant aboutir à une victoire russe de plus en plus probable, est métaphoriquement parlant le « moment Sarajevo » d’aujourd’hui. Nous sommes pris dans l’interrègne de l’illusion car les dirigeants européens complaisants ont fait le pari que Biden allait sûrement gagner et que la « normalité » serait rétablie. Rappelons que la Grande-Bretagne a lancé son opération de mise en coupe réglée de l’Allemagne au début du vingtième siècle en tentant de démanteler ses lignes d’approvisionnement mondiales, en préservant les siennes, et d’interdire à l’Allemagne l’accès à ses liens extérieurs. Dans le cadre de cette opération, la Grande-Bretagne a mis en place un blocus naval qui a eu pour effet involontaire de canaliser les ambitions allemandes renaissantes vers l’est, à travers la plaine de l’Europe, et finalement vers la Russie. Nous savons tous que cette concaténation d’événements a abouti à deux guerres mondiales et à la dévastation économique de l’Europe qui s’en est suivie, ouvrant ainsi la voie au siècle américain. Comment expliquer le deuxième accès contemporain de somnolence et d’insouciance de l’élite politique de l’Europe en cent ans ? Eh bien, l’outil de la Grande-Bretagne pour préparer l’espace de combat contre l’Allemagne au siècle dernier relevait de la diplomatie à l’ancienne. La Grande-Bretagne a mis en place une alliance diplomatique contre l’Allemagne. Mais les États-Unis ont apporté un nouvel outil pour préparer l’espace de bataille européen : leur inversion de la thèse d’Antonio Gramsci selon laquelle la sphère culturelle est l’arène la plus productive de la lutte politique. Ainsi, au lieu que la culture soit le lieu de l’action révolutionnaire contre une élite (selon Gramsci), les plateformes sociales et les médias de masse américains et européens, débarrassés de leurs rivaux non occidentaux, sont devenus précisément le lieu où le « système » , l’élite, peut se réaffirmer, en neutralisant la possibilité de résistance politique par la domination de la sphère culturelle : l’algorithme des grandes plateformes et la diabolisation de la Chine et de la Russie par les médias. Ce sont les moyens par lesquels une Europe largement réticente à la guerre peut être retournée contre la Chine et la Russie, avec les euro-élites qui s’y soumettent, au nom de la promotion de leurs valeurs libérales « universelles » . Ce qui est différent aujourd’hui est aussi le plus troublant. L’hypothèse initiale semble avoir été que l’utilisation de la puissance financière et commerciale des États-Unis pour faire s’effondrer l’économie de la Russie, contenir la Chine et tordre le cou à l’Europe pour la vassaliser sur le plan technologique, tant que l’Amérique reste prédominante, serait en soi suffisante pour contenir le risque de guerre chaude. Mais c’est l’inverse qui se produit. L’échec embarrassant de la guerre des sanctions a forcé Biden à se lancer dans un tourbillon de distractions pour couvrir cet échec, un échec qui non seulement n’a pas réussi à faire tomber la Russie, mais qui risque maintenant de faire s’effondrer l’économie européenne, posant ainsi un grand risque collatéral pour le système financier américain lui-même. Ainsi, Biden a déclaré que les États-Unis interviendraient à Taïwan si la Chine l’attaquait, verrouillant ainsi l’axe Chine-Russie. En Ukraine, les États-Unis et l’OTAN se rapprochent de plus en plus d’un affrontement direct avec les forces militaires russes. En ce qui concerne l’Ukraine, la CIA allume une série de feux de brousse dans la périphérie ukrainienne, de la Moldavie au Kazakhstan (ce qui ravive de vieilles tensions). Biden ferme les yeux sur la tentative de la Pologne d’annexer en douceur ses anciennes revendications territoriales en Ukraine occidentale, ou bien il est de connivence avec elle (ce qui menace d’ouvrir une multitude d’anciennes blessures en Europe de l’Est). En Asie de l’Est, les États-Unis ont allumé des feux au Pakistan ; ils tentent de le faire en Afghanistan ; et avec les Kurdes ; et plus important encore, ils s’exercent conjointement avec Israël à pratiquer une attaque militaire conjointe contre l’Iran. L’Europe observe avec une inquiétude croissante l’administration Biden contribuer à ce que l’Allemagne se lance dans une nouvelle tentative de transition, ce qui fait écho aux aspirations antérieures de la « Grande Allemagne » et renvoie précisément au contexte européen d’avant la Première Guerre mondiale, avec ses élites qui, une fois de plus, visent la Russie. Une militarisation complète de la société allemande est, une fois de plus, en cours. L’Allemagne et les États-Unis collaborent déjà étroitement sur l’Ukraine et sur les actions de l’OTAN contre la Russie. La gravité de ce changement peut être considérée comme la note de bas de page ésotérique d’une déclaration diplomatique ; en fait, c’est tout le contraire. Dans la déclaration conjointe russo-chinoise de septembre 2020, un sujet clé portait sur la « vérité historique » concernant la Seconde Guerre mondiale. En termes simples, les deux États affirment que, dans le cadre d’une campagne occidentale apparemment inoffensive, les faits historiques sont systématiquement falsifiés (dans des pays tels que la Pologne et les États baltes), souvent avec l’encouragement subtil des États-Unis. Le récit se métamorphose pour présenter la Seconde Guerre mondiale comme celle où la « famille européenne » s’est unie pour combattre la Russie. L’objectif est clair. Son importation (une Allemagne militarisée dominante) est explosive pour l’Europe. (Est-ce là l’objectif secondaire de Washington ?) Ce qui semble si pervers, c’est que tout ce jeu avec le feu est censé aider Biden à ne pas échouer trop lourdement lors des élections de novembre. Une pyromanie pour soutenir une cause perdue ? Alastair Crooke Traduit par Zineb, relu par Wayan, pour le Saker Francophone Ukraine SitRep. Le Chaudron de Lysichansk. Moral en baisse. Plus de provocations Sitrep Opération Z : Chaudrons et Fatigue Encore une loi étasunienne qui va nuire aux consommateurs Le rêve des Néocons : Décoloniser la Russie, recoloniser la Chine Tous les articles, la tribune libre et commentaires sont sous la responsabilité de leurs auteurs. Les Moutons Enragés ne sauraient être tenus responsables de leur orientation. https://lesmoutonsenrages.fr/2022/06/24/leurope-ensommeillee-et-en-pause-estivale-comme-en-1914/
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    L’Europe ensommeillée et en pause estivale, comme en 1914 …
    Alors que l’Occident pense que la crise ukrainienne se transforme en quelque chose de similaire à la guerre froide, les circonstances historiques et matérielles disent tout autre chose : le monde e…
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