Energie et climat: une start-up helvétique mise sur la centrale au thorium.
"La solution de Transmutex consiste à remplacer l’uranium par le thorium et de combiner le réacteur avec un accélérateur de particules. Le thorium est un métal faiblement radioactif présent en abondance dans les roches de quasiment toute la croûte terrestre. «Il est beaucoup plus démocratique que l’uranium», lance Federico Carminati. L’essentiel de l’uranium employé comme combustible nucléaire est en effet extrait des seules mines kazakhes, australiennes et canadiennes.
Dans la solution de la start-up, le thorium est fissionné à l’intérieur d’un réacteur maintenu en état sous-critique et alimenté en neutrons par un accélérateur de particules. Ce qui signifie que contrairement aux installations conventionnelles, la centrale interdit toute réaction en chaîne. Au moment où le flux de neutrons est stoppé, le réacteur s’arrête immédiatement. Une fonction qui aurait permis d'éviter la catastrophe de Tchernobyl en 1986.
Les avantages d’un réacteur au thorium doublé d’un accélérateur de particules sont nombreux, affirme Federico Carminati. Les périodes de désintégration radioactive des sous-produits du thorium sont beaucoup plus courtes que pour une centrale à l’uranium – 300 ans contre 300'000 ans – et les volumes de déchets dangereux considérablement réduits. «Nous parlons de quelques kilos au lieu de tonnes», explique le physicien nucléaire.
Le cycle du thorium aurait aussi l’avantage de prévenir la prolifération nucléaire. Selon Federico Carminati, les sous-produits de sa fission sont inutilisables pour fabriquer une bombe atomique.
Federico Carminati est spécialiste de la simulation informatique des systèmes nucléaires. Transmutex
Ce n’est pas tout. Un réacteur au thorium pourrait aussi être alimenté par les déchets des centrales nucléaires existantes. Le flux de particules ultra-rapides est à même de brûler ces déchets et de produire de l’énergie. Suite à ce processus de «transmutation» (d’où Transmutex), une partie des déchets radioactifs à courte durée de vie pourraient être convertis en éléments stables. «Ce qui permettrait de résoudre le problème de l’accumulation et du stockage des déchets hautement radioactifs», note Federico Carminati."
https://swissinfo.ch/fre/economie/une-start-up-suisse-s-ing%C3%A9nie-%C3%A0-r%C3%A9inventer-l-%C3%A9nergie-nucl%C3%A9aire/47302640
"La solution de Transmutex consiste à remplacer l’uranium par le thorium et de combiner le réacteur avec un accélérateur de particules. Le thorium est un métal faiblement radioactif présent en abondance dans les roches de quasiment toute la croûte terrestre. «Il est beaucoup plus démocratique que l’uranium», lance Federico Carminati. L’essentiel de l’uranium employé comme combustible nucléaire est en effet extrait des seules mines kazakhes, australiennes et canadiennes.
Dans la solution de la start-up, le thorium est fissionné à l’intérieur d’un réacteur maintenu en état sous-critique et alimenté en neutrons par un accélérateur de particules. Ce qui signifie que contrairement aux installations conventionnelles, la centrale interdit toute réaction en chaîne. Au moment où le flux de neutrons est stoppé, le réacteur s’arrête immédiatement. Une fonction qui aurait permis d'éviter la catastrophe de Tchernobyl en 1986.
Les avantages d’un réacteur au thorium doublé d’un accélérateur de particules sont nombreux, affirme Federico Carminati. Les périodes de désintégration radioactive des sous-produits du thorium sont beaucoup plus courtes que pour une centrale à l’uranium – 300 ans contre 300'000 ans – et les volumes de déchets dangereux considérablement réduits. «Nous parlons de quelques kilos au lieu de tonnes», explique le physicien nucléaire.
Le cycle du thorium aurait aussi l’avantage de prévenir la prolifération nucléaire. Selon Federico Carminati, les sous-produits de sa fission sont inutilisables pour fabriquer une bombe atomique.
Federico Carminati est spécialiste de la simulation informatique des systèmes nucléaires. Transmutex
Ce n’est pas tout. Un réacteur au thorium pourrait aussi être alimenté par les déchets des centrales nucléaires existantes. Le flux de particules ultra-rapides est à même de brûler ces déchets et de produire de l’énergie. Suite à ce processus de «transmutation» (d’où Transmutex), une partie des déchets radioactifs à courte durée de vie pourraient être convertis en éléments stables. «Ce qui permettrait de résoudre le problème de l’accumulation et du stockage des déchets hautement radioactifs», note Federico Carminati."
https://swissinfo.ch/fre/economie/une-start-up-suisse-s-ing%C3%A9nie-%C3%A0-r%C3%A9inventer-l-%C3%A9nergie-nucl%C3%A9aire/47302640
Energie et climat: une start-up helvétique mise sur la centrale au thorium.
"La solution de Transmutex consiste à remplacer l’uranium par le thorium et de combiner le réacteur avec un accélérateur de particules. Le thorium est un métal faiblement radioactif présent en abondance dans les roches de quasiment toute la croûte terrestre. «Il est beaucoup plus démocratique que l’uranium», lance Federico Carminati. L’essentiel de l’uranium employé comme combustible nucléaire est en effet extrait des seules mines kazakhes, australiennes et canadiennes.
Dans la solution de la start-up, le thorium est fissionné à l’intérieur d’un réacteur maintenu en état sous-critique et alimenté en neutrons par un accélérateur de particules. Ce qui signifie que contrairement aux installations conventionnelles, la centrale interdit toute réaction en chaîne. Au moment où le flux de neutrons est stoppé, le réacteur s’arrête immédiatement. Une fonction qui aurait permis d'éviter la catastrophe de Tchernobyl en 1986.
Les avantages d’un réacteur au thorium doublé d’un accélérateur de particules sont nombreux, affirme Federico Carminati. Les périodes de désintégration radioactive des sous-produits du thorium sont beaucoup plus courtes que pour une centrale à l’uranium – 300 ans contre 300'000 ans – et les volumes de déchets dangereux considérablement réduits. «Nous parlons de quelques kilos au lieu de tonnes», explique le physicien nucléaire.
Le cycle du thorium aurait aussi l’avantage de prévenir la prolifération nucléaire. Selon Federico Carminati, les sous-produits de sa fission sont inutilisables pour fabriquer une bombe atomique.
Federico Carminati est spécialiste de la simulation informatique des systèmes nucléaires. Transmutex
Ce n’est pas tout. Un réacteur au thorium pourrait aussi être alimenté par les déchets des centrales nucléaires existantes. Le flux de particules ultra-rapides est à même de brûler ces déchets et de produire de l’énergie. Suite à ce processus de «transmutation» (d’où Transmutex), une partie des déchets radioactifs à courte durée de vie pourraient être convertis en éléments stables. «Ce qui permettrait de résoudre le problème de l’accumulation et du stockage des déchets hautement radioactifs», note Federico Carminati."
https://swissinfo.ch/fre/economie/une-start-up-suisse-s-ing%C3%A9nie-%C3%A0-r%C3%A9inventer-l-%C3%A9nergie-nucl%C3%A9aire/47302640