• 🇷🇺 Dmitri Medvedev (21 Juin 2024).
    Les Américains continuent de traiter tout le monde comme de parfaits idiots.
    Imaginez si l'Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale se tournait vers l'URSS avec une proposition visant à inclure dans une voie de négociation distincte la question des restrictions sur la production de toutes armes (chars, avions ou BM-13 Katyusha). Par exemple, limitons leur libération. Absurdité, folie, délire de fou ?
    Mais les États-Unis proposent très sérieusement que nous négociions un nouveau traité sur la réduction des armes stratégiques offensives. Nous, disent-ils, fournirons aux néo-nazis tous types d’armes, y compris des missiles à longue portée et des avions, et discuterons avec vous du nouveau traité START.
    Quelles créatures grossières et cyniques ! Non, cela n’est possible qu’après avoir refusé de fournir des armes au régime de Bandera et bloqué son admission à l’OTAN.
    Sinon, tout devrait évoluer selon un tout autre scénario. Si bien que, comme dans les années 50 et 60 du XXe siècle, une psychose totale s'installe aux Etats-Unis avec la construction de bunkers de bombes et de missiles russes sur tout le territoire. Que toute leur élite s’inquiète ! Laissez-les trembler et trembler, lentes ! Et laissez l'un d'eux sauter par la fenêtre avec les mots : « Les Russes arrivent ! Comme l’a fait l’ancien secrétaire américain à la Défense James Forrestal le 22 mai 1949, alors qu’il était dans un hôpital psychiatrique.

    https://x.com/Pascal_Laurent_/status/1804093419289026801

    🔹 http://t.me/mondepourtous

    12:06 PM · 21 juin 2024
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    🇷🇺 Dmitri Medvedev (21 Juin 2024). Les Américains continuent de traiter tout le monde comme de parfaits idiots. Imaginez si l'Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale se tournait vers l'URSS avec une proposition visant à inclure dans une voie de négociation distincte la question des restrictions sur la production de toutes armes (chars, avions ou BM-13 Katyusha). Par exemple, limitons leur libération. Absurdité, folie, délire de fou ? Mais les États-Unis proposent très sérieusement que nous négociions un nouveau traité sur la réduction des armes stratégiques offensives. Nous, disent-ils, fournirons aux néo-nazis tous types d’armes, y compris des missiles à longue portée et des avions, et discuterons avec vous du nouveau traité START. Quelles créatures grossières et cyniques ! Non, cela n’est possible qu’après avoir refusé de fournir des armes au régime de Bandera et bloqué son admission à l’OTAN. Sinon, tout devrait évoluer selon un tout autre scénario. Si bien que, comme dans les années 50 et 60 du XXe siècle, une psychose totale s'installe aux Etats-Unis avec la construction de bunkers de bombes et de missiles russes sur tout le territoire. Que toute leur élite s’inquiète ! Laissez-les trembler et trembler, lentes ! Et laissez l'un d'eux sauter par la fenêtre avec les mots : « Les Russes arrivent ! Comme l’a fait l’ancien secrétaire américain à la Défense James Forrestal le 22 mai 1949, alors qu’il était dans un hôpital psychiatrique. https://x.com/Pascal_Laurent_/status/1804093419289026801 🔹 http://t.me/mondepourtous 12:06 PM · 21 juin 2024 · 2 861 vues
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  • Six ans en Macronie : 18 condamnations, 8 mises en examen et 13 enquêtes en cours
    10 juillet 2023 | Loïc Le Clerc | Justice -

    On vous aurait bien fait un top 10 des macronistes confrontés à la justice, mais ils sont déjà une trentaine…

    Il voulait introduire de la « moralisation » dans la vie publique, il promettait une « République exemplaire ». Au final, la « grande » loi portée par le Garde des Sceaux François Bayrou n’aura été qu’une réponse à l’affaire Fillon. Un fait divers, une loi.

    La suite de la « morale » macronienne, on la connaît. À se croire dans l’Ancien Monde. Déjà six ans qu’Emmanuel Macron est Président et la liste des déboires de la Macronie ne cesse de s’allonger.

    18 condamnations

    Laetitia Avia
    Depuis l’été 2020, la députée-vice-présidente-du-bureau-exécutif-porte-parole de LREM est visée par une enquête pour « harcèlement moral ». Cinq de ses anciens assistants parlementaires l’accusent, dans un article publié par Mediapart, d’humiliations, harcèlements et abus de pouvoir. Le 5 juillet 2023, la désormais ex-députée a été condamnée à six mois de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité pour harcèlement moral.

    Anne-Christine Lang
    Le 9 mai 2023, l’ex-députée LREM Anne-Christine Lang a été condamnée à 3 ans d’inéligibilité et 60 000€ d’amende pour détournement de fonds publics, apprend-on dans Le Monde. On lit : « Mme Lang a reconnu avoir utilisé une partie de son indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) à des fins personnelles. Des « dépenses non conformes » à hauteur de 44 650 euros, comme l’a rappelé le président du tribunal, citant comme exemple des consultations médicales, l’achat de jouets et de vêtements pour enfants, le paiement de cotisations à un parti politique ou encore des chèques en faveur de personnes ou de sociétés « sans lien avec le mandat de député ». »

    François Pupponi
    Ancien maire de Sarcelles et député MoDem, François Pupponi a été condamné à 5000 euros d’amende et 29 000 euros de dommages et intérêts, en janvier 2022, pour abus de biens sociaux et faux et usage de faux par le tribunal correctionnel de Pontoise. L’élu a fait appel de cette décision, lit-on sur Mediapart.

    Alain Griset
    Ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, chargé des Petites et Moyennes Entreprises, Alain Griset n’est peut-être pas le plus médiatique des membres du gouvernement, mais il est plutôt bien connu de la justice. Ainsi lit-on sur Le Monde ce mercredi 8 décembre 2021 qu’il a été « condamné à six mois de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité avec sursis pour déclaration incomplète de son patrimoine ». Une « maladresse » qui s’élève à 171.000 euros. Sitôt condamné, Alain Griset a fait appel de cette décision et démissionné du gouvernement. En appel, l’ex-ministre a été condamné à quatre mois de prison avec sursis.

    Sira Sylla
    Harcèlement moral, non-paiement d’heures supplémentaires et de journées de repos, manquement à l’obligation de sécurité. Voilà le beau palmarès de Sira Sylla, députée LREM de 2017 à 2022. Le 6 septembre 2022, elle a été reconnue coupable de ces faits par le conseil des prud’hommes de Rouen. Ainsi lit-on sur le site de France 3 Normandie : « L’ancienne parlementaire investie par la majorité devra verser un total de près de 80.000€ à la victime dont près de 20.000€ d’heures supplémentaires impayées, 20.000€ pour les faits de harcèlement moral et près de 21.000€ de dommages et intérêts pour le licenciement. » Au moins trois de ses anciens assistants parlementaires avaient saisi la justice. À l’époque, Bruno Roger-Petit, conseiller d’Emmanuel Macron, avait publiquement exprimé sa solidarité envers Sira Sylla. Sur Mediapart, on apprenait alors qu’un de ses collaborateurs avait ainsi « été « forcé à ne pas respecter le couvre-feu » pour lui apporter du champagne, tandis qu’un autre salarié a expliqué qu’avant son licenciement, la députée lui avait souhaité par téléphone « une bonne mort » à son grand-père, alors hospitalisé. »

    Jacques Krabal
    Député de 2012 à 2022, d’abord sous l’étiquette du PRG puis celle de LREM, Jacques Krabal a été condamné en novembre 2021 par la cour d’appel de Paris à la suite d’une plainte pour travail dissimulé et harcèlement moral de son ancien directeur de cabinet.

    Pierre Cabaré
    En septembre 2021, le député LREM est condamné aux prud’hommes pour « licenciement sans cause réelle et sérieuse » d’un collaborateur, informe Le Monde.

    De plus, en septembre 2019, France 3 dévoile que Pierre Cabaré fait l’objet d’une enquête préliminaire du service régional de police judiciaire de Toulouse pour harcèlement sexuel et moral. La plaignante, sa suppléante et assistante parlementaire, a également porté plainte pour agression sexuelle. Pierre Cabaré est depuis longtemps connu des services : en 2003, il avait été condamné à un an d’inéligibilité par le Conseil constitutionnel pour la gestion de son compte de campagne lorsqu’il était candidat divers droite aux législatives de 2002.

    Sandrine Josso
    En février 2021, la députée Sandrine Josso MoDem a été condamnée à un an d’inéligibilité pour n’avoir pas présenté ses comptes de campagne de l’élection municipale dans les temps. Une peine qui ne l’empêchait pas d’être candidate à sa réélection en 2022.

    Parallèlement, le 10 octobre 2021, Mediapart publiait l’information suivante : « En 2018, la députée de Loire-Atlantique Sandrine Josso a demandé à son assistante de lui prêter 10 000 euros en contractant un crédit à la consommation. Elle ne l’a pas remboursée. La justice a ouvert une enquête pour « abus de confiance ». »

    Benoit Simian
    Ce député membre du groupe Libertés et Territoires à l’Assemblée (mais élu LREM) fait l’objet d’une enquête « pour harcèlement moral par conjoint […] dans le cadre d’une « séparation houleuse » assortie de « plaintes croisées » pour violences », lit-on dans Sud Ouest. Déjà interdit d’approcher du domicile conjugal, une demande de levée d’immunité a été formulée auprès du bureau de l’Assemblée, lequel, début décembre 2020, l’a… rejetée.

    En juin 2022, Benoît Simian est condamné à huit mois de prison avec sursis. Il doit également verser 5000 euros à son ex-compagne et a interdiction de s’approcher d’elle pendant un an. Toutefois, il échappe à une peine d’inéligibilité. À noter que l’imminence de cette condamnation ne l’avait pas empêché d’être candidat à sa réélection aux législatives.

    Benoît Simian fait parallèlement l’objet d’une enquête judiciaire pour harcèlement à l’encontre d’une collaboratrice.

    M’Jid El Guerrab
    Le 31 août 2017, M’Jid El Guerrab, alors député LREM, frappe violemment à coups de casque Boris Faure, un cadre du PS. Deux coups qui causeront un traumatisme crânien au socialiste. Pour sa défense, il accuse Boris Faure d’« insultes racistes ».

    Depuis, M’Jid El Guerrab a exclu du groupe LREM à l’Assemblée nationale. Il a aussi été mis en examen pour violences volontaires avec arme.

    Le 12 mai 2022, Boris Faure tweete : « Mon agresseur est reconnu coupable pleinement. 3 ans de prison dont 2 avec sursis et 2 ans d’inéligibilité. »

    Jean-Paul Delevoye
    Lu dans Le Parisien, le 2 décembre 2021 : « L’ancien haut-commissaire aux retraites a écopé de quatre mois de prison avec sursis et 15.000 euros d’amende pour ne pas avoir déclaré plusieurs mandats à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. »

    Stéphanie Kerbarh
    Députée LREM lors du premier mandat d’Emmanuel Macron, Stéphanie Kerbarh a été condamnée en décembre 2019 par le conseil des prud’hommes du Havre pour un licenciement sans cause réelle et sérieuse de son assistant

    Alexandre Benalla et Vincent Crase
    Faut-il encore présenter le feuilleton de l’été ? Alors qu’Emmanuel Macron profitait de sa piscine à 34.000 euros à Brégançon, une vidéo montrant son homme de main élyséen molestant des manifestants le 1er-Mai venait assombrir le ciel estival macroniste.

    Alexandre Benalla n’est pas seulement un barbouze. Il intervient comme bon lui semble, en marge des manifestations, brassard « police » autour du bras. La loi, c’est lui. Le jeune homme de 26 ans dispose aussi d’une voiture (avec chauffeur) équipée de gyrophares, d’un badge lui permettant de se rendre dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale et et de porter des armes à feu. À ce propos, ces armes étaient conservées dans un coffre-fort au domicile de Benalla. Depuis que la justice s’est saisie de l’affaire, le coffre-fort a disparu. Le 5 novembre, une information judiciaire a été ouverte contre X (coucou Alexandre Benalla) par le parquet de Paris pour « soustraction de documents ou objets concernant un crime ou un délit en vue de faire obstacle à la manifestation de la vérité ».

    Pour la première fois du quinquennat, Emmanuel Macron est pris de court. Sa communication s’avère catastrophique. Lui et ses sbires accusent les journalistes de ne pas chercher la « vérité ». Même les plus conservateurs des syndicats de police s’offusqueront de voir Benalla invité du JT de TF1. Eux n’ont pas droit à autant de considération.

    L’Assemblée et le Sénat tenteront de jouer leur rôle de contre-pouvoir face à un super-Président. Le Palais-Bourbon, aux mains de LREM, abdiquera rapidement, se félicitant d’avoir fait la lumière sur cette affaire, alors que le ministre de l’Intérieur, le préfet de police ou encore Patrick Strzoda, directeur de cabinet du président de la République, ont menti sous serment.

    Un scandale d’Etat que les marcheurs qualifieront de « tempête dans un verre d’eau ». L’Elysée aurait mis à pied Benalla 15 jours, après le 1er mai, avant de le licencier une fois l’affaire rendue public. Un « fait-divers » qui poussera Macron à réorganiser l’Elysée.

    Alexandre Benalla a été mis en examen le 22 juillet pour violences volontaires, immixtion dans l’exercice d’une fonction publique, port public et sans droit d’insignes réglementés, recel de détournement d’images issues d’un système de vidéo-protection et recel de violation du secret professionnel. Vincent Crase, un gendarme réserviste salarié du parti LREM, a lui aussi été mis en examen pour les mêmes faits.

    De plus, Mediapart révèle que Ismaël Emelien, conseiller spécial d’Emmanuel Macron, devrait se voir lui aussi inquiété dans cette affaire. Il est accusé d’avoir détenu le CD montrant les images volées de la vidéosurveillance des violences du 1er mai.

    Le 29 novembre 2018, Alexandre Benalla a également été mis en examen pour violences volontaires, des faits commis au Jardin des plantes, toujours le 1er mai. De plus, une enquête préliminaire a été ouverte à son encontre pour la non-restitution de deux passeports diplomatiques qu’il a continué à utiliser malgré son licenciement de l’Élysée.

    Le 5 novembre 2021, Alexandre Benalla a été condamné à trois ans de prison, dont un an ferme. Et, comme on peut le lire sur franceinfo, « l’ancien collaborateur de l’Élysée n’ira toutefois pas en prison. S’il ne fait pas appel, il devra porter un bracelet électronique en Normandie, au domicile de sa mère. »

    En parallèle, Vincent Crase a été condamné à deux ans d’emprisonnement avec sursis, 500 euros d’amende, l’interdiction de port d’arme de dix ans et la confiscation de celles qui détient pour notamment « violence en réunion », « port d’arme prohibé » et « suppression de données » dans l’affaire des violences du 1er mai 2018 à Paris. Toujours sur franceinfo : « Enfin, deux policiers de la préfecture de police de Paris, Maxence Creusat et Laurent Simonin, jugés pour avoir transmis des images de vidéosurveillance à Alexandre Benalla, ont respectivement été condamnés à 500 euros amende et à trois mois de prison avec sursis, sans inscription pour les deux au casier judiciaire. »

    « Tout va bien », pourrait commenter le Président.


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    Jérôme Peyrat
    En septembre 2020, ce conseiller d’Emmanuel Macron quitte son poste élyséen. Et pour cause : il vient d’être condamné pour violences envers son ex-compagne à 3000 euros d’amende avec sursis. Fidèle à l’idée macronnienne de faire des violences faites aux femmes la « grande cause du quinquennat », il sera nommé conseiller politique auprès de Stanislas Guérini, la patron du parti…Par la suite, LREM fera de Jérôme Peyrat sa tête de liste en Dordogne pour les élections régionales.

    Stéphane Trompille
    Lu sur Mediapart en mai 2020 : « Stéphane Trompille a été condamné par le conseil des prud’hommes de Bourg-en-Bresse pour « harcèlement sexuel » envers une ex-collaboratrice. Il va faire appel. Après moult hésitations, son groupe parlementaire lui a demandé de « se mettre en retrait ». » Il doit être jugé en appel en juin 2023.

    Mustapha Laabid
    Le 6 août 2019, le député LREM Mustapha Laabid a été condamné à six mois de prison avec sursis, trois ans d’inéligibilité et 10.000 euros d’amende pour abus de confiance. Il avait utilisé l’argent d’une association qu’il présidait à des fins personnelles. Le montant du préjudice est de 21.930,54 euros. L’élu a fait appel et la cour d’appel de Rennes a renvoyé le procès au 1er avril 2020.

    Claire O’Petit
    L’affaire remonte au mois d’octobre 2017. La députée LREM a été condamnée par la Cour d’appel de Paris pour « des fautes de gestion » lorsqu’elle était la représentante légale de l’Agence de développement et de proximité (ADCP), lit-on dans Le Parisien. Conséquence : elle n’a plus le droit de « diriger, gérer, administrer ou contrôler directement ou indirectement toute entreprise commerciale ou artisanale […] pour une durée de cinq ans ». Une condamnation qui, visiblement, n’a pas perturbé la parlementaire, laquelle s’est félicitée de ne pas avoir été condamnée ni pour détournement, ni pour enrichissement. On l’applaudie bien fort !

    8 mises en examen

    Je l’aime bien celle-ci. Elle a un peu vieilli, mais je l’aime bien.

    — Ellen Salvi (@ellensalvi) October 3, 2022
    François Bayrou et Sylvie Goulard
    Mai 2017. Emmanuel Macron commence tout juste son mandat. Trois membres du MoDem font partie du gouvernement, à des postes majeurs : François Bayrou à la Justice, Marielle de Sarnez aux Affaires européennes et Sylvie Goulard aux Armées. François Bayrou aura tout juste le temps de porter sa « grande » réforme de « moralisation ».

    En juillet 2017, le parquet de Paris ouvre une information judiciaire pour abus de confiance, recel d’abus de confiance et escroqueries concernant des soupçons d’emplois fictifs d’assistants au Parlement européen.

    Les trois démissionneront dès juin 2017.

    Première et éphémère ministre des Armées d’Emmanuel Macron, Sylvie Goulard a été mise en examen le 29 novembre 2019 par la juge chargée de l’enquête sur les emplois présumés fictifs des assistants de députés européens. Le 4 décembre 2019, Marielle de Sarnez est mise en examen pour « détournement de fonds publics ». Le 6 décembre 2019, c’est François Bayrou qui est mis en examen à son tour. « Au total, une douzaine de responsables du Modem ont été mis en examen dans cette affaire », peut-on lire dans Les Échos. Par fair-play, nous n’intégrons dans la Macronie que les capitaines de l’équipe.

    Le 13 janvier 2021, François Bayrou annonce le décès de Marielle de Sarnez.

    Le 31 janvier 2023, le parquet de Paris demande le renvoi du parti et d’une douzaine de ses responsables devant le tribunal correctionnel pour « détournement de fonds publics ».

    Alexis Kohler
    Outre son rôle dans l’affaire Benalla – Alexis Kohler, secrétaire général de l’Élysée, avait eu connaissance des agissements violents dès le mois de mai et n’a rien fait savoir à la justice, à l’instar de l’Intérieur et de l’Élysée – ce très proche d’Emmanuel Macron est embourbé dans une affaire de conflit d’intérêts.

    Alexis Kohler a été directeur financier d’août 2016 à mai 2017 de l’armateur italo-suisse MSC, fondé par des membres de sa famille. Or, depuis 2010, il a aussi représenté l’Agence des participations de l’Etat auprès des Chantiers de l’Atlantique/STX France, dont MSC est client. Il siégeait également au conseil de surveillance du Grand Port maritime du Havre.

    Selon Mediapart, avec cette double (triple !) casquette, Alexis Kohler a ainsi pu conclure en 2011 des contrats entre MSC et le port du Havre. Le beurre, l’argent du beurre et la crémière.

    Anticor a porté plainte pour « prise illégale d’intérêt », « corruption passive » et « trafic d’influence ». Début juin 2018, le parquet national financier (PNF) a ouvert une enquête à l’encontre du secrétaire général de l’Elysée.

    En juin 2020, on apprend via Mediapart que « Emmanuel Macron a écrit au PNF à l’été 2019 pour disculper Alexis Kohler, au lendemain d’un rapport de police l’accablant. À la suite de cette lettre, un second rapport d’enquête a été écrit, aboutissant à des conclusions inverses. Un mois plus tard, l’enquête sera classée sans suite. »

    Rebondissement le 3 octobre 2022, où l’on apprend de franceinfo que « le secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler, a été mis en examen le 23 septembre dernier pour « prise illégale d’interêts » […] une information confirmée ensuite par le parquet national financier. Alexis Kohler a par ailleurs été placé sous le statut de témoin assisté pour « trafic d’influence ». » Du côté du président de la République, on ne tortille pas : Alexis Kohler est et restera à son poste. Coûte que coûte.

    Le 13 mars 2023, France 2 révèle que deux anciens supérieurs de l’actuel secrétaire général de l’Élysée sont également mis en examen pour « complicité de prise illégale d’intérêts ».

    Thierry Solère
    Au tout début de l’actuelle législature, en juin 2017, le député « constructif » Thierry Solère avait magouillé avec la majorité pour obtenir le poste de questeur (celui qui gère les finances de l’Assemblée nationale), traditionnellement réservé à l’opposition. Depuis, il a rejoint les rangs de LREM et laissé ce poste prestigieux à Eric Ciotti. Mais les magouilles n’ont pas l’air de s’arrêter.

    Début février 2019, le tribunal de grande instance de Nanterre a ouvert une information judiciaire contre le parlementaire pour des soupçons de « fraude fiscale, manquements aux obligations déclaratives à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, détournement de fonds publics par dépositaire de l’autorité publique et recel, recel de violation du secret professionnel, trafic d’influence et recel […] abus de biens sociaux et recel, abus de confiance et recel, financement illicite de dépenses électorales, détournement de la finalité de fichiers nominatifs, portant sur une période comprise entre 2005 et 2017 ». Rien que ça.

    Le 11 octobre 2019, Thierry Solère est mis en examen pour fraude fiscale, détournement de fonds publics et trafic d’influence.

    En février 2022, on apprend que Thierry Solère est « mis en examen pour cinq nouvelles infractions ». Voici ce que l’on peut alors lire sur Libération : « L’élu LREM des Hauts-de-Seine, déjà visé par sept mises en examen […] a été mis en examen pour cinq nouvelles infractions. Thierry Solère est notamment soupçonné d’avoir utilisé à des fins personnelles une partie de ses frais de mandat entre 2012 et 2019. Il est mis en examen pour « détournement de fonds publics », « trafic d’influence passif » dans le but de faire « obtenir des marchés » à des sociétés immobilières et à une société de conseil, et pour manquements aux obligations déclaratives à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. »

    Éric Dupond-Moretti
    Lu sur franceinfo, le 16 juillet 2021 : « Le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, a été mis en examen pour « prise illégale d’intérêts » par les magistrats de la Cour de la justice de la République (CJR) chargés d’enquêter sur de possibles conflits d’intérêts avec ses anciennes activités de pénaliste, ont annoncé ses avocats. […] Dans cette affaire, l’ancien ténor du barreau est soupçonné d’avoir profité de sa fonction de ministre pour régler ses comptes avec des magistrats avec lesquels il avait eu maille à partir quand il était avocat, ce qu’il réfute. »

    Le directeur financier et le trésorier du Modem
    Alors que le parti allié d’Emmanuel Macron est déjà visé par une information judiciaire concernant des soupçons d’emplois fictifs d’assistants au Parlement européen, le 16 novembre 2019, l’étau se resserre. Son directeur financier Alexandre Nardella – « premier responsable du parti centriste à être entendu par les juges d’instruction chargés de l’enquête », peut-on lire dans Le Monde – est mis en examen pour « complicité de détournement de fonds publics » et « recel de détournement de fonds publics ». Quelques jours plus tard, c’est Michel Mercier, ancien ministre de la Justice et trésorier du Modem, qui est mis en examen pour « complicité de détournement de fonds publics ».

    Richard Ferrand
    Au printemps 2017, Richard Ferrand fut, l’espace d’un mois, ministre de la Cohésion des territoires. En juin 2017, le parquet de Brest a ouvert une enquête préliminaire sur son passé à la tête des Mutuelles de Bretagne de 1998 à 2012. Le ministre fut alors remercié et devint président du groupe LREM puis président de l’Assemblée nationale.

    En 2011, Richard Ferrand a favorisé la société immobilière de sa compagne Sandrine Doucen pour l’obtention d’un marché lors de la location d’un local commercial par les Mutuelles de Bretagne.

    Après avoir été classée sans suite en octobre 2017, l’affaire est relancée en janvier 2018 avec l’ouverture par le PNF d’une information judiciaire pour prise illégale d’intérêts. La Cour de Cassation a ordonné en juillet 2018 le dépaysement à Lille de l’information judiciaire ouverte à Paris. Fin septembre 2018, trois juges d’instruction ont été désignés à Lille.

    Le 11 septembre 2019, Richard Ferrand est mis en examen pour prise illégale d’intérêts. Une première pour un président de l’Assemblée.

    13 enquêtes en cours

    Bruno Le Maire
    Le 12 juin 2023, on apprend via l’AFP que le micro-parti « Avec BLM » est visée par la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) de la police judiciaire parisienne. Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur le financement de la campagne pour la primaire de la droite de 2016. À cette nouvelle, le ministre de l’Économie s’est dit « surpris ». Tu m’étonnes !

    Marlène Schiappa
    Le 4 mai 2023, on apprend via France Inter que le parquet national financier a ouvert une information judiciaire pour « détournement de fonds publics par négligence », « abus de confiance » et « prise illégale d’intérêts » dans l’affaire du fonds Marianne. Ce fonds de 2,5 millions d’euros, créé par Marlène Schiappa en 2021 suite à l’assassinat de Samuel Paty, était destiné à des associations dans le but de promouvoir les valeurs de la République et de lutter contre le séparatisme. Or, après les révélations de Marianne et de France 2 fin mars 2023, il semblerait que l’argent alloué ait surtout à des proches de la secrétaire d’État, à des fins de propagandes politiques en pleine élection présidentielle.

    Caroline Cayeux
    Lu dans Le Monde, le 29 novembre 2022 : « La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) a annoncé saisir la justice concernant la déclaration de patrimoine de la désormais ex-ministre déléguée aux collectivités territoriales, Caroline Cayeux, suspectant de possibles « évaluation mensongère de son patrimoine » et « fraude fiscale ». » Démissionnaire, la maire LR de Beauvais n’aura été ministre déléguée chargée des Collectivités territoriales que quatre mois.

    Le 7 mars 2023, on apprend dans Le Monde que l’ex-ministre est visée par une enquête préliminaire du parquet de Paris pour « déclaration de patrimoine incomplète ou mensongère auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique et de blanchiment de fraude fiscale ».

    Damien Abad
    Ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées du 20 mai au 4 juillet 2022, Damien Abad est l’objet d’une enquête pour tentative de viol depuis le mois de juin 2022. Le 4 juillet, alors qu’une quatrième femme l’accuse de viol, le député sera écarté du gouvernement.

    Chrysoula Zacharopoulou
    Un mois et un jour. Voilà le temps qu’il aura fallu pour qu’un membre du gouvernement Borne soit visé par une plainte. Il s’agit de Chrysoula Zacharopoulou, secrétaire d’État chargée du Développement, de la Francophonie et des Partenariats internationaux. Voilà ce qu’on apprend sur marianne.net en juin 2022 : « Chrysoula Zacharopoulou […] fait l’objet de deux plaintes pour viol. Les faits reprochés auraient été commis dans le cadre de ses fonctions de gynécologue. Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris. »

    Nathalie Elimas
    En janvier 2022, alors secrétaire d’État chargée de l’Éducation prioritaire, Nathalie Elimas est visée par une enquête administrative sur des accusations de harcèlement et de maltraitance au sein de son cabinet. « Une demi-douzaine de personnes en seraient victimes », lit-on dans Le Monde. Nathalie Elimas quitte le gouvernement en mars 2022.

    Sébastien Lecornu
    C’est ainsi que la Macronie fait sa rentrée en 2021 : une enquête préliminaire pour une éventuelle prise illégale d’intérêts est en cours au Parquet national financier (PNF) à l’encontre du ministre des Outre-Mer. On apprend la nouvelle via Libération. Le quotidien précise : « Les faits remontent à l’époque où il cumulait les fonctions de président du conseil départemental de l’Eure et un poste d’administrateur de la Société des autoroutes Paris-Normandie ».

    Olivier Dussopt
    11 juin 2020, Mediapart révèle que « le parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire pour « corruption » et « prise illégale d’intérêts » […] Le secrétaire d’État s’était fait offrir en 2017 des œuvres d’art par un dirigeant de la Saur, en affaires avec la municipalité qu’il dirigeait alors. » L’ancien socialiste sera perquisitionné le 18 août 2020.

    Le 4 février 2023, on lit sur Mediapart : « le ministre du travail, en première ligne politique et médiatique avec la réforme des retraites, a reçu ces derniers jours un rapport d’enquête accablant du Parquet national financier (PNF), qui le soupçonne d’un délit de favoritisme sur un marché truqué avec l’un des géants français de l’eau, le groupe Saur. »

    Le « dircab » de Richard Ferrand
    Le 24 octobre 2019, on lit sur Le Point que le Parquet national financier a ouvert une enquête à l’encontre du directeur de cabinet de Richard Ferrand, Jean-Marie Girier (qui fut aussi directeur de la campagne d’Emmanuel Macron). Il aurait travaillé à une stratégie pour « siphonner les élus du Parti socialiste et créer un « Agir » de gauche ».

    Jean-Jacques Bridey
    Le 27 septembre 2018, Mediapart publie un article sur ce député LREM. Jean-Jacques Bridey, un des premiers « marcheurs », actuel président de la commission de la défense à l’Assemblée nationale, est « visé par une enquête préliminaire pour concussion », peut-on lire.

    Concrètement, Jean-Jacques Bridey est soupçonné d’avoir dépassé les plafonds d’indemnités concernant le cumul de mandats. Coût de l’opération : 100.000 euros.

    En septembre 2019, Le Monde révèle qu’une autre enquête est ouverte par le Parquet national financier à l’encontre de Jean-Jacques Bridey. Cette fois-ci, le député est soupçonné de « détournement de fonds publics, liés à un usage illicite de ses indemnités représentatives de frais de mandat (IRFM) de député, lors de la précédente législature », peut-on lire dans le quotidien du soir. Plus tôt en septembre, Mediapart assurait que Jean-Jacques Bridey se faisait également rembourser deux fois ses notes de frais, des frais de bouche exorbitants alors qu’il était maire de Fresnes.

    Laura Flessel
    Le 4 septembre, quelques heures avant le remaniement post-Hulot, la ministre des Sports Laura Flessel annonce sa démission pour des « raisons personnelles ». Il n’aura pas fallu 24 heures pour que Mediapart révèle ces « raisons » : « Le fisc a récemment saisi la Commission des infractions fiscales (CIF) de Bercy, en vue d’une possible plainte pénale pour fraude, après avoir découvert des manquements déclaratifs de la ministre concernant une société de droit à l’image », peut-on lire. Plusieurs dizaines de milliers d’euros d’impôt seraient en jeu.

    À peine nommée, la nouvelle ministre des Sports, Roxana Maracineanu, est épinglée dans la presse parce que, depuis 2012, elle occupe un logement social.

    Françoise Nyssen
    Avant d’être nommée ministre de la Culture, Françoise Nyssen dirigeait la maison d’édition Actes Sud. C’est à la tête de cette dernière qu’elle s’est permis quelques écarts avec les règles élémentaires d’urbanisme. En 1997, lors de l’agrandissement des locaux parisiens – un immeuble classé – , Françoise Nyssen avait fait réaliser les travaux « sans autorisation », ni « déclaration au fisc », écrit Le Canard enchaîné. Le journal satirique révèle également d’autres « irrégularités » dans des travaux au siège d’Actes Sud, dans le centre classé d’Arles, effectués en 2011. Une « négligence », tente d’expliquer la ministre.

    Le parquet de Paris a ouvert jeudi 23 août une enquête préliminaire.

    Le 16 octobre 2018, à l’occasion du remaniement post-démissions de Nicolas Hulot et de Gérard Collomb, Françoise Nyssen n’est pas reconduite à la Culture.

    Muriel Pénicaud
    22 mai 2018, la ministre du Travail est entendue comme témoin assisté par le pôle financier du Tribunal de Paris. La justice enquête sur le rôle de Business France – société qui eut pour directrice générale Muriel Pénicaud – dans l’organisation d’une soirée à Las Vegas en janvier 2016 pour le candidat Macron.

    Une information judiciaire a été ouverte pour des soupçons de favoritisme en juillet 2017, mois au cours duquel Muriel Pénicaud a déclaré qu’elle n’avait « rien à se reprocher ».

    Deux affaires classées sans suite

    Gérald Darmanin
    Fin 2017, le ministre des Comptes publics est accusé de viol et d’abus de faiblesse par deux femmes. En février et mai 2018, les affaires sont classées sans suite.

    Le 31 août 2018, Gérald Darmanin a obtenu un non-lieu définitif pour une de ces affaires, au motif que « le défaut de consentement ne suffit pas à caractériser le viol. Encore faut-il que le mis en cause ait eu conscience d’imposer un acte sexuel par violence, menace, contrainte ou surprise », a expliqué le juge. La plaignante a fait appel. L’avocat du ministre a, quant à lui, annoncé l’intention de ce dernier de porter plainte pour « dénonciation calomnieuse ».

    Mi-novembre 2019, on apprend via l’AFP que la justice va réexaminer le non-lieu dont a bénéficié Gérald Darmanin. Le 11 juin 2020, on lit dans Le Monde que « la cour d’appel de Paris a en effet ordonné la reprise des investigations visant le ministre concernant une accusation de viol, harcèlement sexuel et abus de confiance ». Le 14 décembre 2020, il a été entendu par les juges qui l’ont placé sous le statut de témoin assisté.

    Le 13 septembre 2021, la juge d’instruction en charge de l’enquête prononce la fin des investigations, sans mettre en examen le ministre de l’Intérieur, nous apprend l’AFP. Le non-lieu est ordonné le 11 juillet 2022.

    En parallèle, les accusations de « trafic d’influence » ont été classées sans suite.

    Nicolas Hulot
    En 2008, une plainte pour viol a été déposée à l’encontre de Nicolas Hulot. Plainte classée sans suite la même année, mais dévoilée en 2018 par le journal Ebdo.

    Bonus

    Agnès Buzyn
    La ministre de la Santé a frôlé le conflit d’intérêts, ce dont son secteur d’activité n’a pas besoin pour être au centre de moultes théories du complot.

    À peine nommée, elle s’est vu privée de la tutelle sur l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), car celui-ci est dirigé par son mari, Yves Lévy, depuis juin 2014. Visiblement peu perturbé par la perspective d’un conflit d’intérêts, ce dernier laissait planer le doute, encore en juin dernier, qu’il pourrait briguer un nouveau mandat à la tête de l’institut.

    Il aura fallu attendre juillet 2018 et l’indignation de la communauté scientifique pour qu’Yves Lévy abandonne l’idée.

    Le 10 octobre, Yves Lévy a été nommé « conseiller d’Etat en service extraordinaire ». Ou comment un médecin devient expert en droit public auprès du gouvernement.

    Loïc Le Clerc

    https://regards.fr/six-ans-en-macronie/
    Six ans en Macronie : 18 condamnations, 8 mises en examen et 13 enquêtes en cours 10 juillet 2023 | Loïc Le Clerc | Justice - On vous aurait bien fait un top 10 des macronistes confrontés à la justice, mais ils sont déjà une trentaine… Il voulait introduire de la « moralisation » dans la vie publique, il promettait une « République exemplaire ». Au final, la « grande » loi portée par le Garde des Sceaux François Bayrou n’aura été qu’une réponse à l’affaire Fillon. Un fait divers, une loi. La suite de la « morale » macronienne, on la connaît. À se croire dans l’Ancien Monde. Déjà six ans qu’Emmanuel Macron est Président et la liste des déboires de la Macronie ne cesse de s’allonger. 18 condamnations Laetitia Avia Depuis l’été 2020, la députée-vice-présidente-du-bureau-exécutif-porte-parole de LREM est visée par une enquête pour « harcèlement moral ». Cinq de ses anciens assistants parlementaires l’accusent, dans un article publié par Mediapart, d’humiliations, harcèlements et abus de pouvoir. Le 5 juillet 2023, la désormais ex-députée a été condamnée à six mois de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité pour harcèlement moral. Anne-Christine Lang Le 9 mai 2023, l’ex-députée LREM Anne-Christine Lang a été condamnée à 3 ans d’inéligibilité et 60 000€ d’amende pour détournement de fonds publics, apprend-on dans Le Monde. On lit : « Mme Lang a reconnu avoir utilisé une partie de son indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) à des fins personnelles. Des « dépenses non conformes » à hauteur de 44 650 euros, comme l’a rappelé le président du tribunal, citant comme exemple des consultations médicales, l’achat de jouets et de vêtements pour enfants, le paiement de cotisations à un parti politique ou encore des chèques en faveur de personnes ou de sociétés « sans lien avec le mandat de député ». » François Pupponi Ancien maire de Sarcelles et député MoDem, François Pupponi a été condamné à 5000 euros d’amende et 29 000 euros de dommages et intérêts, en janvier 2022, pour abus de biens sociaux et faux et usage de faux par le tribunal correctionnel de Pontoise. L’élu a fait appel de cette décision, lit-on sur Mediapart. Alain Griset Ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, chargé des Petites et Moyennes Entreprises, Alain Griset n’est peut-être pas le plus médiatique des membres du gouvernement, mais il est plutôt bien connu de la justice. Ainsi lit-on sur Le Monde ce mercredi 8 décembre 2021 qu’il a été « condamné à six mois de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité avec sursis pour déclaration incomplète de son patrimoine ». Une « maladresse » qui s’élève à 171.000 euros. Sitôt condamné, Alain Griset a fait appel de cette décision et démissionné du gouvernement. En appel, l’ex-ministre a été condamné à quatre mois de prison avec sursis. Sira Sylla Harcèlement moral, non-paiement d’heures supplémentaires et de journées de repos, manquement à l’obligation de sécurité. Voilà le beau palmarès de Sira Sylla, députée LREM de 2017 à 2022. Le 6 septembre 2022, elle a été reconnue coupable de ces faits par le conseil des prud’hommes de Rouen. Ainsi lit-on sur le site de France 3 Normandie : « L’ancienne parlementaire investie par la majorité devra verser un total de près de 80.000€ à la victime dont près de 20.000€ d’heures supplémentaires impayées, 20.000€ pour les faits de harcèlement moral et près de 21.000€ de dommages et intérêts pour le licenciement. » Au moins trois de ses anciens assistants parlementaires avaient saisi la justice. À l’époque, Bruno Roger-Petit, conseiller d’Emmanuel Macron, avait publiquement exprimé sa solidarité envers Sira Sylla. Sur Mediapart, on apprenait alors qu’un de ses collaborateurs avait ainsi « été « forcé à ne pas respecter le couvre-feu » pour lui apporter du champagne, tandis qu’un autre salarié a expliqué qu’avant son licenciement, la députée lui avait souhaité par téléphone « une bonne mort » à son grand-père, alors hospitalisé. » Jacques Krabal Député de 2012 à 2022, d’abord sous l’étiquette du PRG puis celle de LREM, Jacques Krabal a été condamné en novembre 2021 par la cour d’appel de Paris à la suite d’une plainte pour travail dissimulé et harcèlement moral de son ancien directeur de cabinet. Pierre Cabaré En septembre 2021, le député LREM est condamné aux prud’hommes pour « licenciement sans cause réelle et sérieuse » d’un collaborateur, informe Le Monde. De plus, en septembre 2019, France 3 dévoile que Pierre Cabaré fait l’objet d’une enquête préliminaire du service régional de police judiciaire de Toulouse pour harcèlement sexuel et moral. La plaignante, sa suppléante et assistante parlementaire, a également porté plainte pour agression sexuelle. Pierre Cabaré est depuis longtemps connu des services : en 2003, il avait été condamné à un an d’inéligibilité par le Conseil constitutionnel pour la gestion de son compte de campagne lorsqu’il était candidat divers droite aux législatives de 2002. Sandrine Josso En février 2021, la députée Sandrine Josso MoDem a été condamnée à un an d’inéligibilité pour n’avoir pas présenté ses comptes de campagne de l’élection municipale dans les temps. Une peine qui ne l’empêchait pas d’être candidate à sa réélection en 2022. Parallèlement, le 10 octobre 2021, Mediapart publiait l’information suivante : « En 2018, la députée de Loire-Atlantique Sandrine Josso a demandé à son assistante de lui prêter 10 000 euros en contractant un crédit à la consommation. Elle ne l’a pas remboursée. La justice a ouvert une enquête pour « abus de confiance ». » Benoit Simian Ce député membre du groupe Libertés et Territoires à l’Assemblée (mais élu LREM) fait l’objet d’une enquête « pour harcèlement moral par conjoint […] dans le cadre d’une « séparation houleuse » assortie de « plaintes croisées » pour violences », lit-on dans Sud Ouest. Déjà interdit d’approcher du domicile conjugal, une demande de levée d’immunité a été formulée auprès du bureau de l’Assemblée, lequel, début décembre 2020, l’a… rejetée. En juin 2022, Benoît Simian est condamné à huit mois de prison avec sursis. Il doit également verser 5000 euros à son ex-compagne et a interdiction de s’approcher d’elle pendant un an. Toutefois, il échappe à une peine d’inéligibilité. À noter que l’imminence de cette condamnation ne l’avait pas empêché d’être candidat à sa réélection aux législatives. Benoît Simian fait parallèlement l’objet d’une enquête judiciaire pour harcèlement à l’encontre d’une collaboratrice. M’Jid El Guerrab Le 31 août 2017, M’Jid El Guerrab, alors député LREM, frappe violemment à coups de casque Boris Faure, un cadre du PS. Deux coups qui causeront un traumatisme crânien au socialiste. Pour sa défense, il accuse Boris Faure d’« insultes racistes ». Depuis, M’Jid El Guerrab a exclu du groupe LREM à l’Assemblée nationale. Il a aussi été mis en examen pour violences volontaires avec arme. Le 12 mai 2022, Boris Faure tweete : « Mon agresseur est reconnu coupable pleinement. 3 ans de prison dont 2 avec sursis et 2 ans d’inéligibilité. » Jean-Paul Delevoye Lu dans Le Parisien, le 2 décembre 2021 : « L’ancien haut-commissaire aux retraites a écopé de quatre mois de prison avec sursis et 15.000 euros d’amende pour ne pas avoir déclaré plusieurs mandats à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. » Stéphanie Kerbarh Députée LREM lors du premier mandat d’Emmanuel Macron, Stéphanie Kerbarh a été condamnée en décembre 2019 par le conseil des prud’hommes du Havre pour un licenciement sans cause réelle et sérieuse de son assistant Alexandre Benalla et Vincent Crase Faut-il encore présenter le feuilleton de l’été ? Alors qu’Emmanuel Macron profitait de sa piscine à 34.000 euros à Brégançon, une vidéo montrant son homme de main élyséen molestant des manifestants le 1er-Mai venait assombrir le ciel estival macroniste. Alexandre Benalla n’est pas seulement un barbouze. Il intervient comme bon lui semble, en marge des manifestations, brassard « police » autour du bras. La loi, c’est lui. Le jeune homme de 26 ans dispose aussi d’une voiture (avec chauffeur) équipée de gyrophares, d’un badge lui permettant de se rendre dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale et et de porter des armes à feu. À ce propos, ces armes étaient conservées dans un coffre-fort au domicile de Benalla. Depuis que la justice s’est saisie de l’affaire, le coffre-fort a disparu. Le 5 novembre, une information judiciaire a été ouverte contre X (coucou Alexandre Benalla) par le parquet de Paris pour « soustraction de documents ou objets concernant un crime ou un délit en vue de faire obstacle à la manifestation de la vérité ». Pour la première fois du quinquennat, Emmanuel Macron est pris de court. Sa communication s’avère catastrophique. Lui et ses sbires accusent les journalistes de ne pas chercher la « vérité ». Même les plus conservateurs des syndicats de police s’offusqueront de voir Benalla invité du JT de TF1. Eux n’ont pas droit à autant de considération. L’Assemblée et le Sénat tenteront de jouer leur rôle de contre-pouvoir face à un super-Président. Le Palais-Bourbon, aux mains de LREM, abdiquera rapidement, se félicitant d’avoir fait la lumière sur cette affaire, alors que le ministre de l’Intérieur, le préfet de police ou encore Patrick Strzoda, directeur de cabinet du président de la République, ont menti sous serment. Un scandale d’Etat que les marcheurs qualifieront de « tempête dans un verre d’eau ». L’Elysée aurait mis à pied Benalla 15 jours, après le 1er mai, avant de le licencier une fois l’affaire rendue public. Un « fait-divers » qui poussera Macron à réorganiser l’Elysée. Alexandre Benalla a été mis en examen le 22 juillet pour violences volontaires, immixtion dans l’exercice d’une fonction publique, port public et sans droit d’insignes réglementés, recel de détournement d’images issues d’un système de vidéo-protection et recel de violation du secret professionnel. Vincent Crase, un gendarme réserviste salarié du parti LREM, a lui aussi été mis en examen pour les mêmes faits. De plus, Mediapart révèle que Ismaël Emelien, conseiller spécial d’Emmanuel Macron, devrait se voir lui aussi inquiété dans cette affaire. Il est accusé d’avoir détenu le CD montrant les images volées de la vidéosurveillance des violences du 1er mai. Le 29 novembre 2018, Alexandre Benalla a également été mis en examen pour violences volontaires, des faits commis au Jardin des plantes, toujours le 1er mai. De plus, une enquête préliminaire a été ouverte à son encontre pour la non-restitution de deux passeports diplomatiques qu’il a continué à utiliser malgré son licenciement de l’Élysée. Le 5 novembre 2021, Alexandre Benalla a été condamné à trois ans de prison, dont un an ferme. Et, comme on peut le lire sur franceinfo, « l’ancien collaborateur de l’Élysée n’ira toutefois pas en prison. S’il ne fait pas appel, il devra porter un bracelet électronique en Normandie, au domicile de sa mère. » En parallèle, Vincent Crase a été condamné à deux ans d’emprisonnement avec sursis, 500 euros d’amende, l’interdiction de port d’arme de dix ans et la confiscation de celles qui détient pour notamment « violence en réunion », « port d’arme prohibé » et « suppression de données » dans l’affaire des violences du 1er mai 2018 à Paris. Toujours sur franceinfo : « Enfin, deux policiers de la préfecture de police de Paris, Maxence Creusat et Laurent Simonin, jugés pour avoir transmis des images de vidéosurveillance à Alexandre Benalla, ont respectivement été condamnés à 500 euros amende et à trois mois de prison avec sursis, sans inscription pour les deux au casier judiciaire. » « Tout va bien », pourrait commenter le Président. via GIPHY Jérôme Peyrat En septembre 2020, ce conseiller d’Emmanuel Macron quitte son poste élyséen. Et pour cause : il vient d’être condamné pour violences envers son ex-compagne à 3000 euros d’amende avec sursis. Fidèle à l’idée macronnienne de faire des violences faites aux femmes la « grande cause du quinquennat », il sera nommé conseiller politique auprès de Stanislas Guérini, la patron du parti…Par la suite, LREM fera de Jérôme Peyrat sa tête de liste en Dordogne pour les élections régionales. Stéphane Trompille Lu sur Mediapart en mai 2020 : « Stéphane Trompille a été condamné par le conseil des prud’hommes de Bourg-en-Bresse pour « harcèlement sexuel » envers une ex-collaboratrice. Il va faire appel. Après moult hésitations, son groupe parlementaire lui a demandé de « se mettre en retrait ». » Il doit être jugé en appel en juin 2023. Mustapha Laabid Le 6 août 2019, le député LREM Mustapha Laabid a été condamné à six mois de prison avec sursis, trois ans d’inéligibilité et 10.000 euros d’amende pour abus de confiance. Il avait utilisé l’argent d’une association qu’il présidait à des fins personnelles. Le montant du préjudice est de 21.930,54 euros. L’élu a fait appel et la cour d’appel de Rennes a renvoyé le procès au 1er avril 2020. Claire O’Petit L’affaire remonte au mois d’octobre 2017. La députée LREM a été condamnée par la Cour d’appel de Paris pour « des fautes de gestion » lorsqu’elle était la représentante légale de l’Agence de développement et de proximité (ADCP), lit-on dans Le Parisien. Conséquence : elle n’a plus le droit de « diriger, gérer, administrer ou contrôler directement ou indirectement toute entreprise commerciale ou artisanale […] pour une durée de cinq ans ». Une condamnation qui, visiblement, n’a pas perturbé la parlementaire, laquelle s’est félicitée de ne pas avoir été condamnée ni pour détournement, ni pour enrichissement. On l’applaudie bien fort ! 8 mises en examen Je l’aime bien celle-ci. Elle a un peu vieilli, mais je l’aime bien. — Ellen Salvi (@ellensalvi) October 3, 2022 François Bayrou et Sylvie Goulard Mai 2017. Emmanuel Macron commence tout juste son mandat. Trois membres du MoDem font partie du gouvernement, à des postes majeurs : François Bayrou à la Justice, Marielle de Sarnez aux Affaires européennes et Sylvie Goulard aux Armées. François Bayrou aura tout juste le temps de porter sa « grande » réforme de « moralisation ». En juillet 2017, le parquet de Paris ouvre une information judiciaire pour abus de confiance, recel d’abus de confiance et escroqueries concernant des soupçons d’emplois fictifs d’assistants au Parlement européen. Les trois démissionneront dès juin 2017. Première et éphémère ministre des Armées d’Emmanuel Macron, Sylvie Goulard a été mise en examen le 29 novembre 2019 par la juge chargée de l’enquête sur les emplois présumés fictifs des assistants de députés européens. Le 4 décembre 2019, Marielle de Sarnez est mise en examen pour « détournement de fonds publics ». Le 6 décembre 2019, c’est François Bayrou qui est mis en examen à son tour. « Au total, une douzaine de responsables du Modem ont été mis en examen dans cette affaire », peut-on lire dans Les Échos. Par fair-play, nous n’intégrons dans la Macronie que les capitaines de l’équipe. Le 13 janvier 2021, François Bayrou annonce le décès de Marielle de Sarnez. Le 31 janvier 2023, le parquet de Paris demande le renvoi du parti et d’une douzaine de ses responsables devant le tribunal correctionnel pour « détournement de fonds publics ». Alexis Kohler Outre son rôle dans l’affaire Benalla – Alexis Kohler, secrétaire général de l’Élysée, avait eu connaissance des agissements violents dès le mois de mai et n’a rien fait savoir à la justice, à l’instar de l’Intérieur et de l’Élysée – ce très proche d’Emmanuel Macron est embourbé dans une affaire de conflit d’intérêts. Alexis Kohler a été directeur financier d’août 2016 à mai 2017 de l’armateur italo-suisse MSC, fondé par des membres de sa famille. Or, depuis 2010, il a aussi représenté l’Agence des participations de l’Etat auprès des Chantiers de l’Atlantique/STX France, dont MSC est client. Il siégeait également au conseil de surveillance du Grand Port maritime du Havre. Selon Mediapart, avec cette double (triple !) casquette, Alexis Kohler a ainsi pu conclure en 2011 des contrats entre MSC et le port du Havre. Le beurre, l’argent du beurre et la crémière. Anticor a porté plainte pour « prise illégale d’intérêt », « corruption passive » et « trafic d’influence ». Début juin 2018, le parquet national financier (PNF) a ouvert une enquête à l’encontre du secrétaire général de l’Elysée. En juin 2020, on apprend via Mediapart que « Emmanuel Macron a écrit au PNF à l’été 2019 pour disculper Alexis Kohler, au lendemain d’un rapport de police l’accablant. À la suite de cette lettre, un second rapport d’enquête a été écrit, aboutissant à des conclusions inverses. Un mois plus tard, l’enquête sera classée sans suite. » Rebondissement le 3 octobre 2022, où l’on apprend de franceinfo que « le secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler, a été mis en examen le 23 septembre dernier pour « prise illégale d’interêts » […] une information confirmée ensuite par le parquet national financier. Alexis Kohler a par ailleurs été placé sous le statut de témoin assisté pour « trafic d’influence ». » Du côté du président de la République, on ne tortille pas : Alexis Kohler est et restera à son poste. Coûte que coûte. Le 13 mars 2023, France 2 révèle que deux anciens supérieurs de l’actuel secrétaire général de l’Élysée sont également mis en examen pour « complicité de prise illégale d’intérêts ». Thierry Solère Au tout début de l’actuelle législature, en juin 2017, le député « constructif » Thierry Solère avait magouillé avec la majorité pour obtenir le poste de questeur (celui qui gère les finances de l’Assemblée nationale), traditionnellement réservé à l’opposition. Depuis, il a rejoint les rangs de LREM et laissé ce poste prestigieux à Eric Ciotti. Mais les magouilles n’ont pas l’air de s’arrêter. Début février 2019, le tribunal de grande instance de Nanterre a ouvert une information judiciaire contre le parlementaire pour des soupçons de « fraude fiscale, manquements aux obligations déclaratives à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, détournement de fonds publics par dépositaire de l’autorité publique et recel, recel de violation du secret professionnel, trafic d’influence et recel […] abus de biens sociaux et recel, abus de confiance et recel, financement illicite de dépenses électorales, détournement de la finalité de fichiers nominatifs, portant sur une période comprise entre 2005 et 2017 ». Rien que ça. Le 11 octobre 2019, Thierry Solère est mis en examen pour fraude fiscale, détournement de fonds publics et trafic d’influence. En février 2022, on apprend que Thierry Solère est « mis en examen pour cinq nouvelles infractions ». Voici ce que l’on peut alors lire sur Libération : « L’élu LREM des Hauts-de-Seine, déjà visé par sept mises en examen […] a été mis en examen pour cinq nouvelles infractions. Thierry Solère est notamment soupçonné d’avoir utilisé à des fins personnelles une partie de ses frais de mandat entre 2012 et 2019. Il est mis en examen pour « détournement de fonds publics », « trafic d’influence passif » dans le but de faire « obtenir des marchés » à des sociétés immobilières et à une société de conseil, et pour manquements aux obligations déclaratives à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. » Éric Dupond-Moretti Lu sur franceinfo, le 16 juillet 2021 : « Le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, a été mis en examen pour « prise illégale d’intérêts » par les magistrats de la Cour de la justice de la République (CJR) chargés d’enquêter sur de possibles conflits d’intérêts avec ses anciennes activités de pénaliste, ont annoncé ses avocats. […] Dans cette affaire, l’ancien ténor du barreau est soupçonné d’avoir profité de sa fonction de ministre pour régler ses comptes avec des magistrats avec lesquels il avait eu maille à partir quand il était avocat, ce qu’il réfute. » Le directeur financier et le trésorier du Modem Alors que le parti allié d’Emmanuel Macron est déjà visé par une information judiciaire concernant des soupçons d’emplois fictifs d’assistants au Parlement européen, le 16 novembre 2019, l’étau se resserre. Son directeur financier Alexandre Nardella – « premier responsable du parti centriste à être entendu par les juges d’instruction chargés de l’enquête », peut-on lire dans Le Monde – est mis en examen pour « complicité de détournement de fonds publics » et « recel de détournement de fonds publics ». Quelques jours plus tard, c’est Michel Mercier, ancien ministre de la Justice et trésorier du Modem, qui est mis en examen pour « complicité de détournement de fonds publics ». Richard Ferrand Au printemps 2017, Richard Ferrand fut, l’espace d’un mois, ministre de la Cohésion des territoires. En juin 2017, le parquet de Brest a ouvert une enquête préliminaire sur son passé à la tête des Mutuelles de Bretagne de 1998 à 2012. Le ministre fut alors remercié et devint président du groupe LREM puis président de l’Assemblée nationale. En 2011, Richard Ferrand a favorisé la société immobilière de sa compagne Sandrine Doucen pour l’obtention d’un marché lors de la location d’un local commercial par les Mutuelles de Bretagne. Après avoir été classée sans suite en octobre 2017, l’affaire est relancée en janvier 2018 avec l’ouverture par le PNF d’une information judiciaire pour prise illégale d’intérêts. La Cour de Cassation a ordonné en juillet 2018 le dépaysement à Lille de l’information judiciaire ouverte à Paris. Fin septembre 2018, trois juges d’instruction ont été désignés à Lille. Le 11 septembre 2019, Richard Ferrand est mis en examen pour prise illégale d’intérêts. Une première pour un président de l’Assemblée. 13 enquêtes en cours Bruno Le Maire Le 12 juin 2023, on apprend via l’AFP que le micro-parti « Avec BLM » est visée par la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) de la police judiciaire parisienne. Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur le financement de la campagne pour la primaire de la droite de 2016. À cette nouvelle, le ministre de l’Économie s’est dit « surpris ». Tu m’étonnes ! Marlène Schiappa Le 4 mai 2023, on apprend via France Inter que le parquet national financier a ouvert une information judiciaire pour « détournement de fonds publics par négligence », « abus de confiance » et « prise illégale d’intérêts » dans l’affaire du fonds Marianne. Ce fonds de 2,5 millions d’euros, créé par Marlène Schiappa en 2021 suite à l’assassinat de Samuel Paty, était destiné à des associations dans le but de promouvoir les valeurs de la République et de lutter contre le séparatisme. Or, après les révélations de Marianne et de France 2 fin mars 2023, il semblerait que l’argent alloué ait surtout à des proches de la secrétaire d’État, à des fins de propagandes politiques en pleine élection présidentielle. Caroline Cayeux Lu dans Le Monde, le 29 novembre 2022 : « La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) a annoncé saisir la justice concernant la déclaration de patrimoine de la désormais ex-ministre déléguée aux collectivités territoriales, Caroline Cayeux, suspectant de possibles « évaluation mensongère de son patrimoine » et « fraude fiscale ». » Démissionnaire, la maire LR de Beauvais n’aura été ministre déléguée chargée des Collectivités territoriales que quatre mois. Le 7 mars 2023, on apprend dans Le Monde que l’ex-ministre est visée par une enquête préliminaire du parquet de Paris pour « déclaration de patrimoine incomplète ou mensongère auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique et de blanchiment de fraude fiscale ». Damien Abad Ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées du 20 mai au 4 juillet 2022, Damien Abad est l’objet d’une enquête pour tentative de viol depuis le mois de juin 2022. Le 4 juillet, alors qu’une quatrième femme l’accuse de viol, le député sera écarté du gouvernement. Chrysoula Zacharopoulou Un mois et un jour. Voilà le temps qu’il aura fallu pour qu’un membre du gouvernement Borne soit visé par une plainte. Il s’agit de Chrysoula Zacharopoulou, secrétaire d’État chargée du Développement, de la Francophonie et des Partenariats internationaux. Voilà ce qu’on apprend sur marianne.net en juin 2022 : « Chrysoula Zacharopoulou […] fait l’objet de deux plaintes pour viol. Les faits reprochés auraient été commis dans le cadre de ses fonctions de gynécologue. Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris. » Nathalie Elimas En janvier 2022, alors secrétaire d’État chargée de l’Éducation prioritaire, Nathalie Elimas est visée par une enquête administrative sur des accusations de harcèlement et de maltraitance au sein de son cabinet. « Une demi-douzaine de personnes en seraient victimes », lit-on dans Le Monde. Nathalie Elimas quitte le gouvernement en mars 2022. Sébastien Lecornu C’est ainsi que la Macronie fait sa rentrée en 2021 : une enquête préliminaire pour une éventuelle prise illégale d’intérêts est en cours au Parquet national financier (PNF) à l’encontre du ministre des Outre-Mer. On apprend la nouvelle via Libération. Le quotidien précise : « Les faits remontent à l’époque où il cumulait les fonctions de président du conseil départemental de l’Eure et un poste d’administrateur de la Société des autoroutes Paris-Normandie ». Olivier Dussopt 11 juin 2020, Mediapart révèle que « le parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire pour « corruption » et « prise illégale d’intérêts » […] Le secrétaire d’État s’était fait offrir en 2017 des œuvres d’art par un dirigeant de la Saur, en affaires avec la municipalité qu’il dirigeait alors. » L’ancien socialiste sera perquisitionné le 18 août 2020. Le 4 février 2023, on lit sur Mediapart : « le ministre du travail, en première ligne politique et médiatique avec la réforme des retraites, a reçu ces derniers jours un rapport d’enquête accablant du Parquet national financier (PNF), qui le soupçonne d’un délit de favoritisme sur un marché truqué avec l’un des géants français de l’eau, le groupe Saur. » Le « dircab » de Richard Ferrand Le 24 octobre 2019, on lit sur Le Point que le Parquet national financier a ouvert une enquête à l’encontre du directeur de cabinet de Richard Ferrand, Jean-Marie Girier (qui fut aussi directeur de la campagne d’Emmanuel Macron). Il aurait travaillé à une stratégie pour « siphonner les élus du Parti socialiste et créer un « Agir » de gauche ». Jean-Jacques Bridey Le 27 septembre 2018, Mediapart publie un article sur ce député LREM. Jean-Jacques Bridey, un des premiers « marcheurs », actuel président de la commission de la défense à l’Assemblée nationale, est « visé par une enquête préliminaire pour concussion », peut-on lire. Concrètement, Jean-Jacques Bridey est soupçonné d’avoir dépassé les plafonds d’indemnités concernant le cumul de mandats. Coût de l’opération : 100.000 euros. En septembre 2019, Le Monde révèle qu’une autre enquête est ouverte par le Parquet national financier à l’encontre de Jean-Jacques Bridey. Cette fois-ci, le député est soupçonné de « détournement de fonds publics, liés à un usage illicite de ses indemnités représentatives de frais de mandat (IRFM) de député, lors de la précédente législature », peut-on lire dans le quotidien du soir. Plus tôt en septembre, Mediapart assurait que Jean-Jacques Bridey se faisait également rembourser deux fois ses notes de frais, des frais de bouche exorbitants alors qu’il était maire de Fresnes. Laura Flessel Le 4 septembre, quelques heures avant le remaniement post-Hulot, la ministre des Sports Laura Flessel annonce sa démission pour des « raisons personnelles ». Il n’aura pas fallu 24 heures pour que Mediapart révèle ces « raisons » : « Le fisc a récemment saisi la Commission des infractions fiscales (CIF) de Bercy, en vue d’une possible plainte pénale pour fraude, après avoir découvert des manquements déclaratifs de la ministre concernant une société de droit à l’image », peut-on lire. Plusieurs dizaines de milliers d’euros d’impôt seraient en jeu. À peine nommée, la nouvelle ministre des Sports, Roxana Maracineanu, est épinglée dans la presse parce que, depuis 2012, elle occupe un logement social. Françoise Nyssen Avant d’être nommée ministre de la Culture, Françoise Nyssen dirigeait la maison d’édition Actes Sud. C’est à la tête de cette dernière qu’elle s’est permis quelques écarts avec les règles élémentaires d’urbanisme. En 1997, lors de l’agrandissement des locaux parisiens – un immeuble classé – , Françoise Nyssen avait fait réaliser les travaux « sans autorisation », ni « déclaration au fisc », écrit Le Canard enchaîné. Le journal satirique révèle également d’autres « irrégularités » dans des travaux au siège d’Actes Sud, dans le centre classé d’Arles, effectués en 2011. Une « négligence », tente d’expliquer la ministre. Le parquet de Paris a ouvert jeudi 23 août une enquête préliminaire. Le 16 octobre 2018, à l’occasion du remaniement post-démissions de Nicolas Hulot et de Gérard Collomb, Françoise Nyssen n’est pas reconduite à la Culture. Muriel Pénicaud 22 mai 2018, la ministre du Travail est entendue comme témoin assisté par le pôle financier du Tribunal de Paris. La justice enquête sur le rôle de Business France – société qui eut pour directrice générale Muriel Pénicaud – dans l’organisation d’une soirée à Las Vegas en janvier 2016 pour le candidat Macron. Une information judiciaire a été ouverte pour des soupçons de favoritisme en juillet 2017, mois au cours duquel Muriel Pénicaud a déclaré qu’elle n’avait « rien à se reprocher ». Deux affaires classées sans suite Gérald Darmanin Fin 2017, le ministre des Comptes publics est accusé de viol et d’abus de faiblesse par deux femmes. En février et mai 2018, les affaires sont classées sans suite. Le 31 août 2018, Gérald Darmanin a obtenu un non-lieu définitif pour une de ces affaires, au motif que « le défaut de consentement ne suffit pas à caractériser le viol. Encore faut-il que le mis en cause ait eu conscience d’imposer un acte sexuel par violence, menace, contrainte ou surprise », a expliqué le juge. La plaignante a fait appel. L’avocat du ministre a, quant à lui, annoncé l’intention de ce dernier de porter plainte pour « dénonciation calomnieuse ». Mi-novembre 2019, on apprend via l’AFP que la justice va réexaminer le non-lieu dont a bénéficié Gérald Darmanin. Le 11 juin 2020, on lit dans Le Monde que « la cour d’appel de Paris a en effet ordonné la reprise des investigations visant le ministre concernant une accusation de viol, harcèlement sexuel et abus de confiance ». Le 14 décembre 2020, il a été entendu par les juges qui l’ont placé sous le statut de témoin assisté. Le 13 septembre 2021, la juge d’instruction en charge de l’enquête prononce la fin des investigations, sans mettre en examen le ministre de l’Intérieur, nous apprend l’AFP. Le non-lieu est ordonné le 11 juillet 2022. En parallèle, les accusations de « trafic d’influence » ont été classées sans suite. Nicolas Hulot En 2008, une plainte pour viol a été déposée à l’encontre de Nicolas Hulot. Plainte classée sans suite la même année, mais dévoilée en 2018 par le journal Ebdo. Bonus Agnès Buzyn La ministre de la Santé a frôlé le conflit d’intérêts, ce dont son secteur d’activité n’a pas besoin pour être au centre de moultes théories du complot. À peine nommée, elle s’est vu privée de la tutelle sur l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), car celui-ci est dirigé par son mari, Yves Lévy, depuis juin 2014. Visiblement peu perturbé par la perspective d’un conflit d’intérêts, ce dernier laissait planer le doute, encore en juin dernier, qu’il pourrait briguer un nouveau mandat à la tête de l’institut. Il aura fallu attendre juillet 2018 et l’indignation de la communauté scientifique pour qu’Yves Lévy abandonne l’idée. Le 10 octobre, Yves Lévy a été nommé « conseiller d’Etat en service extraordinaire ». Ou comment un médecin devient expert en droit public auprès du gouvernement. Loïc Le Clerc https://regards.fr/six-ans-en-macronie/
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    Six ans en Macronie : 18 condamnations, 8 mises en examen et 13 enquêtes en cours - Regards.fr
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  • Article du Financial Times sur les manifs en France :

    La France est-elle sur la route d'une sixième République?
    Alors que la rage de la réforme des retraites déborde dans les rues, il est peut-être temps pour le pays de repenser sa présidence toute-puissante

    Les manifestants de la place de la République à Paris chantaient, étrangement, en italien: “Siamo tutti antifascisti,” — “ Nous sommes tous des antifascistes. ” En français, ils ont ciblé leur principal ennemi, le président: “ Nous sommes ici, même si Macron n'en veut pas. ”

    Les regardant étaient des rangs de policiers anti-émeute massifs qui, dans la tradition policière française, ne faisaient aucun effort pour se mêler à la foule et désamorcer les ennuis, mais au lieu de cela, j'attendais le moment de libérer leurs gaz lacrymogènes et leurs matraques. La foule l'attendait aussi. “ ACAB, ” ils ont scandé, l'abréviation anglaise de “ Tous les flics sont des bâtards ”. “A-ca-buh”, il est sorti en français.

    Puis quelqu'un a mis le feu à une poubelle — l'image Instagram parfaite — et d'autres manifestants ont commencé à la filmer. Ils savaient qu'ils prenaient leur place dans une tradition parisienne glamour, s'étendant de 1789 à 1944 et 1968. Enfin, la police a avancé et les gens ont commencé à jeter des bouteilles.

    La France était en ébullition avant même la décision unilatérale d'Emmanuel Macron la semaine dernière de relever l'âge minimum de la retraite générale de 62 à 64 ans, après qu'il n'ait pas pu le faire voter au Parlement. À Paris, après un hiver de grèves, le métro devient un concept théorique, tandis que les rats ramassent des tas de déchets non collectés. Le pic de Paris a sans doute été atteint samedi dernier, avec une démonstration pour les rats. “ NON, les rats ne sont pas responsables de tout ce qui ne va pas en France! ” a déclaré le groupe d'organisation, Paris Animaux Zoopolis.

    La colère française transcende les pensions et la neutralité de Macron. Il y a une rage généralisée et à long terme contre l'État et son incarnation, le président. Après 20 ans de vie ici, je me suis habitué à la présomption française que celui qui a élu président est un méchant débile, et que l'État, au lieu d'être leur émanation collective, est leur oppresseur. Mais le passage impopulaire de Macron à un âge de la retraite plus élevé sans vote augmente le risque que les Français suivent les Américains, les Britanniques et les Italiens et votent populiste: le président Marine Le Pen en 2027. Le vote d’extrême droite lors des seconds présidentiels a progressivement augmenté ce siècle, à 41% l’année dernière.

    La France ne peut pas continuer comme ça. Il est temps de mettre fin à la Ve République, avec sa présidence toute-puissante — la chose la plus proche du monde développé d'un dictateur élu — et d'inaugurer une sixième République moins autocratique. Macron pourrait bien être la personne pour le faire.

    La Ve République a été déclarée en 1958, au milieu du chaos de la guerre d'Algérie et des craintes d'un coup d'État militaire. La constitution a été écrite pour et en partie par Charles de Gaulle, le héros de guerre de 6 pieds 5 pouces, l'homme de providence “ dont le nom même faisait de lui l'incarnation de la France antique. Il a consenti à revenir en tant que leader si la France muselait les partis politiques et les parlementaires. ( Il n'aimait même pas son propre parti, le FPR, le Rassemblement du peuple français. )

    La constitution a donc créé un exécutif fort, bien qu'il ne soit pas centré sur le président. L'article 49.3 autorisait l'exécutif à outrepasser le Parlement et à adopter des lois sans vote. Déclencher le 49.3 permet aux partis d'opposition de déposer une requête en censure. Si la motion échoue, la loi est considérée comme adoptée. La manœuvre des pensions était la 11e fois qu’Élisabeth Borne, la première ministre de Macron, invoquait 49,3 en 10 mois au pouvoir.

    Dans la constitution de 1958, le président était encore un chiffre relativement modeste, élu par environ 80 000 fonctionnaires. Mais en 1962, de Gaulle renforce le statut du président: il sera élu au suffrage universel. Comme de Gaulle l'a expliqué plus tard: “ L'autorité indivisible de l'État est entièrement confiée au président. ”

    La philosophie de gouvernement de la Ve République est devenue une sorte de domination franco-confucéenne par les garçons les plus intelligents de la classe, arrachés à tous les rangs de la population. Le père du Premier ministre Pierre Mendès France a vendu des vêtements pour femmes abordables, le président Georges Pompidou était un instituteur de petite ville et le président François Mitterrand est le chef de gare d'Angoulême. En règle générale, lors des sommets du G7, le leader ayant le QI le plus élevé et l'arrière-pays le plus large au-delà de la politique est le président français.

    Les technocrates de la république ont progressivement étendu leur bref aux villages les plus isolés. Presque tout ce qui s'est déplacé dans le plus grand pays d'Europe occidentale a été administré à quelques kilomètres carrés de Paris. Les différentes vagues de “ décentralisation ” depuis 1982 ne sont jamais arrivées. La croyance directrice des technocrates parisiens, dit l'écrivain libéral Gaspard Koenig, est “ étatisme ”, l'étatisme. Il note qu'ils sont généralement décrits comme des “ serviteurs de l'État ”, plutôt que du peuple.

    L'accord est devenu que les Français remettraient une grande partie de leurs revenus à l'État et navigueraient dans une bureaucratie souvent cauchemardesque, en échange d'une éducation gratuite, des soins de santé, les pensions et souvent même les vacances subventionnées.

    Dans les années 1990, le système fonctionnait plus ou moins. La France a connu son “Trente Glorieuses” — 30 années glorieuses de croissance économique, de 1945 à 1975. Il a construit les trains les plus rapides d'Europe, les TGV; co-créé l'avion de passagers le plus rapide au monde, Concorde; il a ensuite inventé le proto-internet, Minitel, que les Français avaient l'habitude de réserver des courts de tennis et de faire l'amour avec le téléphone; cela a poussé l'Allemagne à créer l'euro; et est devenu un acteur indépendant dans les affaires mondiales. La présidence toute-puissante a renforcé la position internationale de la France: l’administration a parlé d’une seule voix, et les dirigeants étrangers ont toujours su quel numéro français appeler.

    Le moment où la Ve République perdu son éclat était peut-être le choc pétrolier de 1973, depuis que l'économie a principalement stagné. Ou peut-être était-ce le 21 avril 2002, lorsque le leader d'extrême droite Jean-Marie Le Pen a atteint le second tour des élections présidentielles. Il a perdu contre Jacques Chirac, mais à partir de là, stimulé par l'inquiétude des Français à l'égard de l'immigration et du chômage, il y avait une menace crédible pour la république.

    Le désenchantement envers le président a montré des notes d'approbation. Mitterrand ( président de 1981 à 1995 ) et Chirac ( 1995-2007 ) avaient généralement des notes comprises entre 40 et 60%, selon les sondeurs Kantar Sofres. Mais les trois derniers présidents, Nicolas Sarkozy, François Hollande et Macron, ont généralement varié entre 20 et 40. La note de Hollande dans un sondage a atteint 4% ( pas une faute de frappe ). Ces chiffres de l’époque post-héroïque étaient trop petits pour le travail de de Gaulle. Peu d'électeurs s'attendent maintenant à ce que le prochain président soit le sauveur national. Bien que Marine Le Pen puisse devenir présidente, elle aussi a perdu sa magie après des années de scandales. Il est difficile de lui attacher des fantasmes aujourd'hui.

    Mais les technocrates ont aussi l'air ternis, d'autant plus qu'ils se sont figés dans une caste auto-entretenue. La classe dirigeante d'aujourd'hui est composée de manière disproportionnée de fils blancs de la haute bourgeoisie propriétaire d'un livre, qui ont voyagé ensemble de l'école maternelle parisienne de la rive gauche à la rive gauche école préparatoire, où ils se sont entassés pour les examens du grandes écoles, avant d'acquérir leur propre appartement à gauche. S'ils ne venaient pas de Paris, ils s'y sont généralement installés à l'adolescence, comme Hollande, le fils d'un riche médecin normand, ou Macron, le fils d'un neurologue de Picardie.

    C’est comme le sociologue Pierre Bourdieu, fils d’un facteur du sud-ouest, l’avait averti des décennies plus tôt: l’élite française se reproduisait. ( Et personne ne maîtrisait mieux l'auto-reproduction d'élite que Bourdieu lui-même: ses trois fils le suivaient au plus intellectuel grande école, l'École Normale Supérieure de la Rive Gauche, qui forme des spécialistes des sciences sociales. )

    Les technocrates français passent leur vie professionnelle dans quelques arrondissements à l'intérieur du Périphérique, le périphérique qui entoure la cour parisienne comme un fossé. Ils traitent le reste de la France presque comme une colonie, habitée par des paysans malodorants qui n'ont pas réussi à absorber la culture parisienne qui leur avait été enseignée à l'école, et qui votent à l'extrême droite ou à l'extrême gauche.

    Les faits fondamentaux de la vie en dehors de Paris échappent à de nombreux décideurs. Jean-Pierre Jouyet, École Nationale d ’ Administration ( ENA ) camarade de classe et bras droit de Hollande, s'est rendu compte que de grandes étendues de la campagne n'avaient pas d'Internet haut débit uniquement parce qu'il a souffert de l'expérience dans sa résidence secondaire ( ses parents ’ maison ancienne ) en Normandie. Il n'a jamais réussi à alerter Hollande. “ Pour ma défense, ” note-t-il dans ses mémoires L’Envers du décor, “ personne au gouvernement n'était intéressé par le sujet. ” Lorsque Macron a décidé d'ajouter quelques centimes à la taxe sur les carburants en 2018, il ne savait pas que cela déclencherait un soulèvement national de plusieurs mois par le gilets jaunes, les gilets jaunes “ ”, parce que lui et les technocrates qui l'entouraient n'avaient pas compris à quel point les gens au-delà du Périphérique comptaient sur leurs voitures.

    En 60 ans, le président français est passé de ‘ homme de providence ’ à ‘ pas le diable ’

    Quand les choses tournent mal, les Français blâment les technocrates — et surtout le président, qui décide sans les consulter. La vie des gens ordinaires se sent déterminée, jusqu'au jour où ils peuvent prendre leur retraite, par une prétendue méritocratie parisienne dont ils ont été exclus à la naissance. Les trois quarts des personnes qui s'identifient comme appartenant à des classes populaires “ ” se disent l'objet de mépris social et de manque de reconnaissance, rapporte Luc Rouban, expert en politique à Sciences Po, une université élite parisienne. Ceci est particulièrement exaspérant, compte tenu de la promesse du pays, proclamée des façades de chaque bureau de poste et école primaire: “Liberté, égalité, fraternité”. La France n'est ni le Royaume-Uni ni les États-Unis, où le pouvoir de la classe sociale ou de l'argent est franc.

    Alors que la population française défie les technocrates, les technocrates défient la population, diagnostique Chantal Jouanno, qui vient de servir cinq ans à la tête de la Commission nationale du débat public. Les décideurs français “ ” décrivent souvent la société comme “ conflictuelle, incontrôlable, irréformable ”, a-t-elle déclaré au Monde. Peut-être pensait-elle au jibe de Macron sur les “ Gaulois réfractaires ”. Mercredi, il a déploré “ Nous n'avons pas réussi à partager. . . la nécessité de procéder à cette réforme, ” comme si le problème était l’incapacité du public à comprendre la réalité.

    Depuis que Macron est devenu président en 2017, la colère populaire l'a ciblé. Il a été dit du président américain George HW Bush qu'il rappelait à chaque femme son premier mari. Macron rappelle à chaque Français son patron: un connaisseur instruit qui méprise son personnel. Il comprenait que Hollande manquait de grandeur présidentielle et se présentait comme “ Jupiterian ”; mais la plupart des électeurs viennent de voir un petit ex-banquier sauté se déguiser en roi. Même beaucoup de ceux qui ont voté pour lui ne l'ont jamais aimé, ni ont estimé qu'ils approuvaient sa plate-forme, avec sa promesse de relever l'âge de la retraite. Lors des seconds de 2017 et 2022, l'autre choix était Marine Le Pen. Le président français est passé en 60 ans de “ homme de providence ” à “ pas diable ”.

    Le bref emploi de Macron à Rothschild a inévitablement généré des théories du complot antisémite parmi les personnes qui confondent la banque d'investissement parisienne d'aujourd'hui avec le géant de l'Europe du XIXe siècle. Un jibe commun est que Macron est “ néolibéral ” ou pire, “ ultralibéral ”: occupé à démanteler le filet de sécurité sociale français au profit des forces louches du capital mondial.

    L'accusation est ridicule: la France reste à peu près l'endroit le moins néolibéral de la Terre. Les dépenses publiques en 2021 représentaient 59% du PIB, le plus élevé de l'OCDE, le club des pays riches. La peur pérenne des Français de perdre des droits — surtout, leurs retraites de 25 ans — trahissent la qualité de leur vie. À la baisse, les gens paient tellement à l'État que beaucoup manquent d'argent à la fin proverbiale “ du mois ”. Le revenu médian net français — € 22 732 en 2021 — est inférieur à celui des pays d'Europe du Nord que la France aime voir comme ses pairs.

    Surtout après le gilets jaunes, Macron a tenté de restreindre les privilèges de l'élite. Sarkozy et son ancien Premier ministre François Fillon ont tous deux été condamnés pour corruption, bien que ni l'un ni l'autre ne soit encore allé en prison et les deux font appel. Une nouvelle sobriété a été imposée au Parlement: il est révolu le temps où les députés prenaient de jolis stagiaires pour des déjeuners alimentés par Château Lafite sur des dépenses non réglementées.

    Les ministres de Macron ont été retirés des dossiers où ils ont des conflits d'intérêts —, ce qui a mis en évidence le nombre considérable de ces conflits au sein de la petite caste dirigeante parisienne: Marlène Schiappa, ministre d'État à l'économie sociale, a dû remettre une grande partie de son portefeuille après avoir secoué le patron d'un grand fournisseur d'assurance maladie mutuelle. La ministre de la transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, ne peut pas toucher aux questions concernant la compagnie pétrolière Perenco, que son père dirigeait, ni traiter avec la société d'énergie Engie, où son ex-mari est directeur principal. Et Jean-Noël Barrot, ministre délégué à l'économie numérique, ne peut pas gérer les affaires impliquant Uber, où sa sœur est chef des communications.

    Ces concessions n’ont pas apaisé la population. La fusion du fléau français du chômage de longue date non plus. Il est maintenant à 7,2%, son plus bas depuis 2008, sans que Macron ne soit remercié. Telle est la colère de traverser le nouvel âge de la retraite sans vote qu'il pourrait avoir du mal à adopter des lois ces quatre prochaines années, à moins qu'il n'ose recourir à nouveau à les faire passer sans vote.

    Les fruits de la Ve République ne sont pas si mal. Mais le système lui-même est devenu obsolète, explique Catherine Fieschi, fondatrice du groupe de réflexion Counterpoint. La nature autocratique de l'État aide à expliquer pourquoi les Français sont si en colère malgré leur vie relativement bien. Vous pourriez décrire le fonctionnement de la république sans mentionner le parlement presque hors de propos. La France compte aujourd'hui trois branches de gouvernement: la présidence, le pouvoir judiciaire et la rue. Si le président décide de faire quelque chose, seule la rue peut l'arrêter — en arrêtant le pays par des protestations et des grèves. Street et le président cherchent rarement un compromis. On gagne, on perd.

    Historiquement, les syndicats contrôlent la rue. Mais comme ils perdent eux aussi leur pertinence — Macron les a à peine consultés sur les pensions — la rue est devenue de plus en plus violente et non dirigée, de la part des sans-le-le-le-le-le-le-chef gilets jaunes aux poubelles brûlantes d'aujourd'hui. Ma fille lycée est bloqué par intermittence par des élèves agitant des bannières avec des slogans tels que “ Against Capital ”. Dans une école voisine, un groupe d'élèves et d'enseignants conspirent pour transformer leur propre blocus en une occupation d'une semaine, une soirée pyjama avec des activités amusantes, notamment la conception de bannières et la repeinture de bâtiments. L'ami de ma fille prévoit de participer jusqu'à samedi: “ Ensuite, je prendrai mon week-end. ”

    Ce n'est pas un moyen de diriger un pays. Lors des élections présidentielles de l’année dernière, le candidat d’extrême gauche Jean-Luc Mélenchon a fait campagne sur la promesse d’une “ Sixième République ”. Il voulait une nouvelle constitution qui a réduit les pouvoirs du président monarque “ ”.

    Mais la personne la mieux placée pour inaugurer la Sixième République est Macron lui-même. C'est un politicien qui chasse le gros gibier, note Fieschi. Il a déjà tenté de charmer Donald Trump et Vladimir Poutine, et de refaire le marché du travail français, la défense européenne et l'UE. Ses projets fondent généralement, mais au moins il vise haut. Une sixième République est une idée à l'échelle macronienne. Cela pourrait être son héritage, suggère Fieschi. Cela pourrait bien remettre le train français sur les rails.

    Lundi, son parti, actuellement appelé Renaissance, a envoyé un courriel aux membres en tête d'affiche, “ Sur la réforme des institutions ”. Les députés ont été invités à donner leur avis sur les élections au Parlement, l'utilisation ou non des référendums et des pouvoirs locaux. Il y avait une question ouverte: “ En quelques mots, sur quel sujet ( s ) pensez-vous qu'il serait utile d'organiser une convention citoyenne? ”

    C’est une force de la France qu’elle peut se mettre à jour en révisant sa constitution — comme elle l’a fait 24 fois en Ve République. À quoi pourrait ressembler une sixième République, ou du moins une cinquième réformée? Koenig recommande de mettre fin à l'innovation de Gaulle d'un président élu. Cela dégonflerait le rôle et renforcerait le statut du Parlement. Koenig privilégie également la dévolution des pouvoirs aux 35 000 Français communes: en effet, les autorités locales. Les enquêtes montrent à plusieurs reprises que les Français ont beaucoup plus de confiance dans leurs représentants locaux que dans les représentants nationaux.

    Koenig a fait une course symbolique pour le président l'année dernière sur une plate-forme libérale d'une présidence réduite. En voyageant à travers le pays, il était enthousiasmé: de nombreux Français vivent dans de beaux endroits, à proximité des montagnes ou des plages ou des prairies de moutons. Ils sont raisonnablement aisés, mangent bien et ont le temps de développer des passions en dehors du travail.

    Ils pourraient fonctionner encore mieux sans qu'un gars à Paris ne gère leur vie.

    https://www.ft.com/content/b78f2a89-1062-4423-a4ba-fb4cdc56c683
    Article du Financial Times sur les manifs en France : La France est-elle sur la route d'une sixième République? Alors que la rage de la réforme des retraites déborde dans les rues, il est peut-être temps pour le pays de repenser sa présidence toute-puissante Les manifestants de la place de la République à Paris chantaient, étrangement, en italien: “Siamo tutti antifascisti,” — “ Nous sommes tous des antifascistes. ” En français, ils ont ciblé leur principal ennemi, le président: “ Nous sommes ici, même si Macron n'en veut pas. ” Les regardant étaient des rangs de policiers anti-émeute massifs qui, dans la tradition policière française, ne faisaient aucun effort pour se mêler à la foule et désamorcer les ennuis, mais au lieu de cela, j'attendais le moment de libérer leurs gaz lacrymogènes et leurs matraques. La foule l'attendait aussi. “ ACAB, ” ils ont scandé, l'abréviation anglaise de “ Tous les flics sont des bâtards ”. “A-ca-buh”, il est sorti en français. Puis quelqu'un a mis le feu à une poubelle — l'image Instagram parfaite — et d'autres manifestants ont commencé à la filmer. Ils savaient qu'ils prenaient leur place dans une tradition parisienne glamour, s'étendant de 1789 à 1944 et 1968. Enfin, la police a avancé et les gens ont commencé à jeter des bouteilles. La France était en ébullition avant même la décision unilatérale d'Emmanuel Macron la semaine dernière de relever l'âge minimum de la retraite générale de 62 à 64 ans, après qu'il n'ait pas pu le faire voter au Parlement. À Paris, après un hiver de grèves, le métro devient un concept théorique, tandis que les rats ramassent des tas de déchets non collectés. Le pic de Paris a sans doute été atteint samedi dernier, avec une démonstration pour les rats. “ NON, les rats ne sont pas responsables de tout ce qui ne va pas en France! ” a déclaré le groupe d'organisation, Paris Animaux Zoopolis. La colère française transcende les pensions et la neutralité de Macron. Il y a une rage généralisée et à long terme contre l'État et son incarnation, le président. Après 20 ans de vie ici, je me suis habitué à la présomption française que celui qui a élu président est un méchant débile, et que l'État, au lieu d'être leur émanation collective, est leur oppresseur. Mais le passage impopulaire de Macron à un âge de la retraite plus élevé sans vote augmente le risque que les Français suivent les Américains, les Britanniques et les Italiens et votent populiste: le président Marine Le Pen en 2027. Le vote d’extrême droite lors des seconds présidentiels a progressivement augmenté ce siècle, à 41% l’année dernière. La France ne peut pas continuer comme ça. Il est temps de mettre fin à la Ve République, avec sa présidence toute-puissante — la chose la plus proche du monde développé d'un dictateur élu — et d'inaugurer une sixième République moins autocratique. Macron pourrait bien être la personne pour le faire. La Ve République a été déclarée en 1958, au milieu du chaos de la guerre d'Algérie et des craintes d'un coup d'État militaire. La constitution a été écrite pour et en partie par Charles de Gaulle, le héros de guerre de 6 pieds 5 pouces, l'homme de providence “ dont le nom même faisait de lui l'incarnation de la France antique. Il a consenti à revenir en tant que leader si la France muselait les partis politiques et les parlementaires. ( Il n'aimait même pas son propre parti, le FPR, le Rassemblement du peuple français. ) La constitution a donc créé un exécutif fort, bien qu'il ne soit pas centré sur le président. L'article 49.3 autorisait l'exécutif à outrepasser le Parlement et à adopter des lois sans vote. Déclencher le 49.3 permet aux partis d'opposition de déposer une requête en censure. Si la motion échoue, la loi est considérée comme adoptée. La manœuvre des pensions était la 11e fois qu’Élisabeth Borne, la première ministre de Macron, invoquait 49,3 en 10 mois au pouvoir. Dans la constitution de 1958, le président était encore un chiffre relativement modeste, élu par environ 80 000 fonctionnaires. Mais en 1962, de Gaulle renforce le statut du président: il sera élu au suffrage universel. Comme de Gaulle l'a expliqué plus tard: “ L'autorité indivisible de l'État est entièrement confiée au président. ” La philosophie de gouvernement de la Ve République est devenue une sorte de domination franco-confucéenne par les garçons les plus intelligents de la classe, arrachés à tous les rangs de la population. Le père du Premier ministre Pierre Mendès France a vendu des vêtements pour femmes abordables, le président Georges Pompidou était un instituteur de petite ville et le président François Mitterrand est le chef de gare d'Angoulême. En règle générale, lors des sommets du G7, le leader ayant le QI le plus élevé et l'arrière-pays le plus large au-delà de la politique est le président français. Les technocrates de la république ont progressivement étendu leur bref aux villages les plus isolés. Presque tout ce qui s'est déplacé dans le plus grand pays d'Europe occidentale a été administré à quelques kilomètres carrés de Paris. Les différentes vagues de “ décentralisation ” depuis 1982 ne sont jamais arrivées. La croyance directrice des technocrates parisiens, dit l'écrivain libéral Gaspard Koenig, est “ étatisme ”, l'étatisme. Il note qu'ils sont généralement décrits comme des “ serviteurs de l'État ”, plutôt que du peuple. L'accord est devenu que les Français remettraient une grande partie de leurs revenus à l'État et navigueraient dans une bureaucratie souvent cauchemardesque, en échange d'une éducation gratuite, des soins de santé, les pensions et souvent même les vacances subventionnées. Dans les années 1990, le système fonctionnait plus ou moins. La France a connu son “Trente Glorieuses” — 30 années glorieuses de croissance économique, de 1945 à 1975. Il a construit les trains les plus rapides d'Europe, les TGV; co-créé l'avion de passagers le plus rapide au monde, Concorde; il a ensuite inventé le proto-internet, Minitel, que les Français avaient l'habitude de réserver des courts de tennis et de faire l'amour avec le téléphone; cela a poussé l'Allemagne à créer l'euro; et est devenu un acteur indépendant dans les affaires mondiales. La présidence toute-puissante a renforcé la position internationale de la France: l’administration a parlé d’une seule voix, et les dirigeants étrangers ont toujours su quel numéro français appeler. Le moment où la Ve République perdu son éclat était peut-être le choc pétrolier de 1973, depuis que l'économie a principalement stagné. Ou peut-être était-ce le 21 avril 2002, lorsque le leader d'extrême droite Jean-Marie Le Pen a atteint le second tour des élections présidentielles. Il a perdu contre Jacques Chirac, mais à partir de là, stimulé par l'inquiétude des Français à l'égard de l'immigration et du chômage, il y avait une menace crédible pour la république. Le désenchantement envers le président a montré des notes d'approbation. Mitterrand ( président de 1981 à 1995 ) et Chirac ( 1995-2007 ) avaient généralement des notes comprises entre 40 et 60%, selon les sondeurs Kantar Sofres. Mais les trois derniers présidents, Nicolas Sarkozy, François Hollande et Macron, ont généralement varié entre 20 et 40. La note de Hollande dans un sondage a atteint 4% ( pas une faute de frappe ). Ces chiffres de l’époque post-héroïque étaient trop petits pour le travail de de Gaulle. Peu d'électeurs s'attendent maintenant à ce que le prochain président soit le sauveur national. Bien que Marine Le Pen puisse devenir présidente, elle aussi a perdu sa magie après des années de scandales. Il est difficile de lui attacher des fantasmes aujourd'hui. Mais les technocrates ont aussi l'air ternis, d'autant plus qu'ils se sont figés dans une caste auto-entretenue. La classe dirigeante d'aujourd'hui est composée de manière disproportionnée de fils blancs de la haute bourgeoisie propriétaire d'un livre, qui ont voyagé ensemble de l'école maternelle parisienne de la rive gauche à la rive gauche école préparatoire, où ils se sont entassés pour les examens du grandes écoles, avant d'acquérir leur propre appartement à gauche. S'ils ne venaient pas de Paris, ils s'y sont généralement installés à l'adolescence, comme Hollande, le fils d'un riche médecin normand, ou Macron, le fils d'un neurologue de Picardie. C’est comme le sociologue Pierre Bourdieu, fils d’un facteur du sud-ouest, l’avait averti des décennies plus tôt: l’élite française se reproduisait. ( Et personne ne maîtrisait mieux l'auto-reproduction d'élite que Bourdieu lui-même: ses trois fils le suivaient au plus intellectuel grande école, l'École Normale Supérieure de la Rive Gauche, qui forme des spécialistes des sciences sociales. ) Les technocrates français passent leur vie professionnelle dans quelques arrondissements à l'intérieur du Périphérique, le périphérique qui entoure la cour parisienne comme un fossé. Ils traitent le reste de la France presque comme une colonie, habitée par des paysans malodorants qui n'ont pas réussi à absorber la culture parisienne qui leur avait été enseignée à l'école, et qui votent à l'extrême droite ou à l'extrême gauche. Les faits fondamentaux de la vie en dehors de Paris échappent à de nombreux décideurs. Jean-Pierre Jouyet, École Nationale d ’ Administration ( ENA ) camarade de classe et bras droit de Hollande, s'est rendu compte que de grandes étendues de la campagne n'avaient pas d'Internet haut débit uniquement parce qu'il a souffert de l'expérience dans sa résidence secondaire ( ses parents ’ maison ancienne ) en Normandie. Il n'a jamais réussi à alerter Hollande. “ Pour ma défense, ” note-t-il dans ses mémoires L’Envers du décor, “ personne au gouvernement n'était intéressé par le sujet. ” Lorsque Macron a décidé d'ajouter quelques centimes à la taxe sur les carburants en 2018, il ne savait pas que cela déclencherait un soulèvement national de plusieurs mois par le gilets jaunes, les gilets jaunes “ ”, parce que lui et les technocrates qui l'entouraient n'avaient pas compris à quel point les gens au-delà du Périphérique comptaient sur leurs voitures. En 60 ans, le président français est passé de ‘ homme de providence ’ à ‘ pas le diable ’ Quand les choses tournent mal, les Français blâment les technocrates — et surtout le président, qui décide sans les consulter. La vie des gens ordinaires se sent déterminée, jusqu'au jour où ils peuvent prendre leur retraite, par une prétendue méritocratie parisienne dont ils ont été exclus à la naissance. Les trois quarts des personnes qui s'identifient comme appartenant à des classes populaires “ ” se disent l'objet de mépris social et de manque de reconnaissance, rapporte Luc Rouban, expert en politique à Sciences Po, une université élite parisienne. Ceci est particulièrement exaspérant, compte tenu de la promesse du pays, proclamée des façades de chaque bureau de poste et école primaire: “Liberté, égalité, fraternité”. La France n'est ni le Royaume-Uni ni les États-Unis, où le pouvoir de la classe sociale ou de l'argent est franc. Alors que la population française défie les technocrates, les technocrates défient la population, diagnostique Chantal Jouanno, qui vient de servir cinq ans à la tête de la Commission nationale du débat public. Les décideurs français “ ” décrivent souvent la société comme “ conflictuelle, incontrôlable, irréformable ”, a-t-elle déclaré au Monde. Peut-être pensait-elle au jibe de Macron sur les “ Gaulois réfractaires ”. Mercredi, il a déploré “ Nous n'avons pas réussi à partager. . . la nécessité de procéder à cette réforme, ” comme si le problème était l’incapacité du public à comprendre la réalité. Depuis que Macron est devenu président en 2017, la colère populaire l'a ciblé. Il a été dit du président américain George HW Bush qu'il rappelait à chaque femme son premier mari. Macron rappelle à chaque Français son patron: un connaisseur instruit qui méprise son personnel. Il comprenait que Hollande manquait de grandeur présidentielle et se présentait comme “ Jupiterian ”; mais la plupart des électeurs viennent de voir un petit ex-banquier sauté se déguiser en roi. Même beaucoup de ceux qui ont voté pour lui ne l'ont jamais aimé, ni ont estimé qu'ils approuvaient sa plate-forme, avec sa promesse de relever l'âge de la retraite. Lors des seconds de 2017 et 2022, l'autre choix était Marine Le Pen. Le président français est passé en 60 ans de “ homme de providence ” à “ pas diable ”. Le bref emploi de Macron à Rothschild a inévitablement généré des théories du complot antisémite parmi les personnes qui confondent la banque d'investissement parisienne d'aujourd'hui avec le géant de l'Europe du XIXe siècle. Un jibe commun est que Macron est “ néolibéral ” ou pire, “ ultralibéral ”: occupé à démanteler le filet de sécurité sociale français au profit des forces louches du capital mondial. L'accusation est ridicule: la France reste à peu près l'endroit le moins néolibéral de la Terre. Les dépenses publiques en 2021 représentaient 59% du PIB, le plus élevé de l'OCDE, le club des pays riches. La peur pérenne des Français de perdre des droits — surtout, leurs retraites de 25 ans — trahissent la qualité de leur vie. À la baisse, les gens paient tellement à l'État que beaucoup manquent d'argent à la fin proverbiale “ du mois ”. Le revenu médian net français — € 22 732 en 2021 — est inférieur à celui des pays d'Europe du Nord que la France aime voir comme ses pairs. Surtout après le gilets jaunes, Macron a tenté de restreindre les privilèges de l'élite. Sarkozy et son ancien Premier ministre François Fillon ont tous deux été condamnés pour corruption, bien que ni l'un ni l'autre ne soit encore allé en prison et les deux font appel. Une nouvelle sobriété a été imposée au Parlement: il est révolu le temps où les députés prenaient de jolis stagiaires pour des déjeuners alimentés par Château Lafite sur des dépenses non réglementées. Les ministres de Macron ont été retirés des dossiers où ils ont des conflits d'intérêts —, ce qui a mis en évidence le nombre considérable de ces conflits au sein de la petite caste dirigeante parisienne: Marlène Schiappa, ministre d'État à l'économie sociale, a dû remettre une grande partie de son portefeuille après avoir secoué le patron d'un grand fournisseur d'assurance maladie mutuelle. La ministre de la transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, ne peut pas toucher aux questions concernant la compagnie pétrolière Perenco, que son père dirigeait, ni traiter avec la société d'énergie Engie, où son ex-mari est directeur principal. Et Jean-Noël Barrot, ministre délégué à l'économie numérique, ne peut pas gérer les affaires impliquant Uber, où sa sœur est chef des communications. Ces concessions n’ont pas apaisé la population. La fusion du fléau français du chômage de longue date non plus. Il est maintenant à 7,2%, son plus bas depuis 2008, sans que Macron ne soit remercié. Telle est la colère de traverser le nouvel âge de la retraite sans vote qu'il pourrait avoir du mal à adopter des lois ces quatre prochaines années, à moins qu'il n'ose recourir à nouveau à les faire passer sans vote. Les fruits de la Ve République ne sont pas si mal. Mais le système lui-même est devenu obsolète, explique Catherine Fieschi, fondatrice du groupe de réflexion Counterpoint. La nature autocratique de l'État aide à expliquer pourquoi les Français sont si en colère malgré leur vie relativement bien. Vous pourriez décrire le fonctionnement de la république sans mentionner le parlement presque hors de propos. La France compte aujourd'hui trois branches de gouvernement: la présidence, le pouvoir judiciaire et la rue. Si le président décide de faire quelque chose, seule la rue peut l'arrêter — en arrêtant le pays par des protestations et des grèves. Street et le président cherchent rarement un compromis. On gagne, on perd. Historiquement, les syndicats contrôlent la rue. Mais comme ils perdent eux aussi leur pertinence — Macron les a à peine consultés sur les pensions — la rue est devenue de plus en plus violente et non dirigée, de la part des sans-le-le-le-le-le-le-chef gilets jaunes aux poubelles brûlantes d'aujourd'hui. Ma fille lycée est bloqué par intermittence par des élèves agitant des bannières avec des slogans tels que “ Against Capital ”. Dans une école voisine, un groupe d'élèves et d'enseignants conspirent pour transformer leur propre blocus en une occupation d'une semaine, une soirée pyjama avec des activités amusantes, notamment la conception de bannières et la repeinture de bâtiments. L'ami de ma fille prévoit de participer jusqu'à samedi: “ Ensuite, je prendrai mon week-end. ” Ce n'est pas un moyen de diriger un pays. Lors des élections présidentielles de l’année dernière, le candidat d’extrême gauche Jean-Luc Mélenchon a fait campagne sur la promesse d’une “ Sixième République ”. Il voulait une nouvelle constitution qui a réduit les pouvoirs du président monarque “ ”. Mais la personne la mieux placée pour inaugurer la Sixième République est Macron lui-même. C'est un politicien qui chasse le gros gibier, note Fieschi. Il a déjà tenté de charmer Donald Trump et Vladimir Poutine, et de refaire le marché du travail français, la défense européenne et l'UE. Ses projets fondent généralement, mais au moins il vise haut. Une sixième République est une idée à l'échelle macronienne. Cela pourrait être son héritage, suggère Fieschi. Cela pourrait bien remettre le train français sur les rails. Lundi, son parti, actuellement appelé Renaissance, a envoyé un courriel aux membres en tête d'affiche, “ Sur la réforme des institutions ”. Les députés ont été invités à donner leur avis sur les élections au Parlement, l'utilisation ou non des référendums et des pouvoirs locaux. Il y avait une question ouverte: “ En quelques mots, sur quel sujet ( s ) pensez-vous qu'il serait utile d'organiser une convention citoyenne? ” C’est une force de la France qu’elle peut se mettre à jour en révisant sa constitution — comme elle l’a fait 24 fois en Ve République. À quoi pourrait ressembler une sixième République, ou du moins une cinquième réformée? Koenig recommande de mettre fin à l'innovation de Gaulle d'un président élu. Cela dégonflerait le rôle et renforcerait le statut du Parlement. Koenig privilégie également la dévolution des pouvoirs aux 35 000 Français communes: en effet, les autorités locales. Les enquêtes montrent à plusieurs reprises que les Français ont beaucoup plus de confiance dans leurs représentants locaux que dans les représentants nationaux. Koenig a fait une course symbolique pour le président l'année dernière sur une plate-forme libérale d'une présidence réduite. En voyageant à travers le pays, il était enthousiasmé: de nombreux Français vivent dans de beaux endroits, à proximité des montagnes ou des plages ou des prairies de moutons. Ils sont raisonnablement aisés, mangent bien et ont le temps de développer des passions en dehors du travail. Ils pourraient fonctionner encore mieux sans qu'un gars à Paris ne gère leur vie. https://www.ft.com/content/b78f2a89-1062-4423-a4ba-fb4cdc56c683
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  • Huile de coco… et Alzheimer

    Diabète sucré, une étrange liaison

    On distingue trois types de diabète sucré :

    Le diabète type 1 : le pancréas ne produit plus l’insuline et le glucagon indispensables non seulement pour limiter le taux adéquat de glucose dans le sang, mais aussi autoriser son absorption au niveau des parois cellulaires ; celles-ci, privées de ce carburant essentiel, ne peuvent continuer à fonctionner. Le sang devient très acide, et c’est l’acidose.
    Dans ce cas, les cellules graisseuses commencent à libérer des quantités considérables d’acides gras, qui sont ensuite convertis par le foie en cétones. Les taux de cétones deviennent excessivement élevés. C’est la cétoacidose diabétique et le malade mourra si de l’insuline ne lui est pas administrée. On appelle ce syndrome le diabète juvénile étant donné qu’il commence très souvent dans la prime enfance. 1 enfant sur 400 est atteint de diabète type 1 aux USA.

    Le diabète type 2 : le pancréas est encore en mesure de produire de l’insuline, mais pas assez pour gérer la quantité de glucose en circulation. De plus, certaines cellules ont leurs récepteurs d’insuline défectueux. C’est l’insulino-résistance. Quand l’énergie de la cellule est épuisée, elle meurt. C’est le diabète de l’adulte. Il y a environ 9 personnes en diabète type 2 pour 1 personne en diabète type 1.
    Nota : Il n’est pas donné d’explication à la cause de cette insulino-résistance ; or j’ai parlé dans un article antécédent de la curieuse présence d’aluminium dans le cerveau des malades Alzheimer décédés, ainsi que de la faculté (découverte en laboratoire) de la silice de piéger cet aluminium et de l’éliminer (voir plus de détails sur le site /la-silice-de-prele-article-6-48-108.html)

    Le diabète type 3, qui a fait l’objet d’une découverte capitale : le cerveau peut produire sa propre insuline. L’équipe de chercheurs de Suzanne de la Monte a apporté des preuves de confirmation que l’insulino-résistance et l’insulino-déficience dans le cerveau sont responsables de la maladie d’Alzheimer et de la déficience cognitive. On a appelé cela “le diabète type 3”. Cela signifie que certaines cellules cérébrales n’acceptent plus l’insuline, et que le cerveau ne produit pas assez d’insuline pour compenser. Du coup, les mitochondries intracellulaires qui sont des microcentrales d’énergie générant l’ATP (adénosine triphosphate) et qui sont des fabriques de protéines spécifiques indispensables, tombent en panne.

    Maladies présentant une carence de glucose dans le cerveau
    Ataxie de Friedrich.

    Dystrophie musculaire.
    Myasthénie gravis.
    Myopathies mitochondriales.
    Troubles de la mémoire liés au vieillissement.
    Sclérose latérale amyotrophique (SLA).
    Asphyxie à la naissance.
    Maladie de Cushing.
    Maladie de Huntington (Chorée).
    Légers troubles cognitifs.
    Sclérose en plaque.
    Autisme (certains types).
    Accident vasculaire cérébral (AVC).
    Privation soudaine d’oxygène.
    Lésions traumatiques cérébrales.

    Les cétones : carburant alternatif du cerveau

    Ce fait a été découvert en 1967 dans un article (en anglais) de la revue d’investigation clinique intitulé “Métabolisme du cerveau durant le jeûne”. Le docteur Olivier E. OWEN y explique pourquoi des êtres humains sont parvenu à survivre 60 jours et plus sans nourriture ; leur cerveau obtenait des corps cétoniques, la plupart de ses besoins en énergie, un carburant issu, nous l’avons vu, des acides gras.

    En fait, il y a quatre moyens d’amener des cétones à l’organisme :

    Le jeune prolongé (plus de 3 jours),

    L’exercice physique soutenu. Mais attention, trop de cétones est toxique (ex : crise d’acétonémie des hépatiques ou pire cétoacidose des diabétiques),
    La consommation quotidienne d’huile de coco, que le foie va convertir en cétones – c’est la méthode la plus simple surtout au long cours.
    Le régime cétogène qui est aussi une manière de produire des cétones en consommant 80% d’aliments riches en graisses et les 20% restants avec des glucides et des protéines combinées.

    Nota : Suivre un régime cétogénique classique présente un net avantage : celui de produire des taux de corps cétoniques considérablement plus élevés, dix fois plus dans certains cas et même davantage, que les taux produits par les huiles contenant des acides gras à chaîne moyenne.

    Le régime cétogène dans l’épilepsie
    Au début des années 1990, Jim Abrahams, un réalisateur d’Hollywood, a découvert le régime cétogénique au cours des recherches qu’il avait entreprises, afin de trouver un traitement potentiel pour son fils de 23 mois souffrant d’épilepsie sévère. Le petit Charly était sujet à de nombreuses crises, jusqu’à 100 par jour, malgré le traitement avec des anticonvulsifs puissants. Il n’y a pas eu d’amélioration, même après une opération du cerveau.

    La famille a décidé d’entreprendre le régime cétogène malgré la grande réticence des 5 pédiatres neurologues que Charly avait vus. En quelques jours, les crises ont complètement cessé. Alors, Jim Abrahams s’est mis en colère en constatant que les docteurs n’avaient jamais informé sa famille de l’existence du régime cétogénique. Il apprit ensuite que des centaines de milliers d’enfants traités pour l’épilepsie n’ont jamais eu accès à ce traitement en raison du blocage de l’information sur cette option. Il s’est alors chargé de la mission d’informer parents, médecins, hôpitaux, diététiciens, infirmières, des résultats avec ce régime. De fait, il est notable que les enfants épileptiques qui suivent ce régime peuvent réduire la fréquence des crises et même s’en libérer avec le temps. Mais il faut tenir compte que ces enfants qui sont en pleine construction ne doivent pas être alignés strictement à la restriction protéinique du protocole.

    Huile de coco, l’exception des huiles saturées
    Il y a au sein du corps médical une polémique accusant l’huile de coco de faire partie des huiles saturées, dangereuse pour le système vasculaire (artériosclérose). Mais c’est sans tenir compte que l’huile de coco contient entre 57 et 60% d’acides gras à chaîne moyenne (qui contiennent moins de 15 atomes de carbone), contrairement aux autres graisses saturées animales qui sont des acides gras à longue chaîne (avec plus de 15 atomes de carbone). L’huile de coco ne contient aucun cholestérol ni acide gras TRANS (à condition de n’avoir pas été hydrogénée).

    Un avantage des graisses saturées, c’est qu’il n’y a nulle part sur la molécule où s’accrocher pour les radicaux libres ou les oxydants. Seulement 6% de l’huile de coco est constituée de graisses mono-insaturées (une seule valence libre – nombre de crochets libres d’un atome pour se lier avec un autre atome ou ion) et de 2% de graisses polyinsaturées (plusieurs valences libres pour accrocher des ions étrangers). Cette huile contient également une petite quantité de phytostérols, servant à réduire le cholestérol.

    NOTA : Les huiles riches en graisses saturées, comme l’huile de coco, sont plus stables que les autres à température ambiante et résistent souvent plusieurs années au rancissement. De plus, réchauffer l’huile de coco à feu moyen (jusqu’à 180°) n’altère pas sa structure.

    Qui devrait essayer l’huile de coco ?
    Les deux sources alimentaires de loin les plus riches en acides gras à chaîne moyenne sont l’huile de coco (8.3g/15ml) et l’huile de palmiste (7.5g/15ml) plus rare à trouver.
    Toutes les personnes atteintes d’une maladie dégénérative ont automatiquement une assimilation réduite du glucose dans les neurones. Ces maladies incluent en plus de l’Alzheimer et autres démences, le Parkinson, la maladie de Charcot (SLA), la sclérose en plaque, la dystrophie musculaire de Duchenne, le syndrome de Down et la chorée de Huntington. Par ailleurs, l’huile de coco peut être bénéfique aussi dans les maladies intestinales inflammatoires, les syndromes de mal absorption et même la maladie de Crohn.

    Noter qu’il faut un minimum de trois heures pour que l’huile soit convertie en cétones et atteigne le cerveau.

    Les consommations recommandées
    Le problème commun que rencontrent les gens au début avec l’huile de coco, ce sont les troubles intestinaux (diarrhée ou embarras digestif). Il est donc recommandé de commencer par petites doses dans les aliments (ex : 1 cuillère à café à chaque repas) un jour ou mieux un week-end où l’on n’a pas à sortir. Augmenter les doses progressivement tous les jours ou tous les deux jours tant que la tolérance est OK. En cas de diarrhée, revenir en arrière quelques jours avant d’augmenter à nouveau. L’objectif est d’atteindre 4 à 6 cuillères par jour (réparties sur les repas), selon la tolérance de chacun, pour pouvoir constater dans les 15 jours qui suivent une régression sensible des troubles.

    Pour les enfants, il suffit de faire une règle de trois pondérale – La règle générale est ½ cuillère à café pour 9 kg de poids à 3 repas.
    Des essais ont été réalisés sur des vieux chiens gravement atteints de sénilité ; en quelques semaines, ils ont récupérés leurs repères et ont repris leurs petites promenades.
    Concernant les personnes âgées, un ami vétérinaire, m’a rapporté d’un de ses clients, que son père atteint d’un Alzheimer n’était plus capable de reconnaître sa voiture. Après une cure de 15 jours d’huile de coco, à raison de 1 cuillère à soupe aux 3 repas, il a subitement été capable de retrouver sa voiture garée le long du trottoir, et s’est remis à parler à table.

    NOTA : Il va sans dire que l’huile de coco à consommer doit être impérativement BIO, vierge, d’extraction à froid, et exempte d’hydrogénation.

    Pour en savoir plus, lire :
    MALADIE D’ALZHEIMER – Les molécules de l’espoir
    Dr Mary T. Newport – Ed. Josette Lyon – 388 pages

    MICHELDOGNA

    https://micheldogna.fr/huile-de-coco/
    Huile de coco… et Alzheimer Diabète sucré, une étrange liaison On distingue trois types de diabète sucré : Le diabète type 1 : le pancréas ne produit plus l’insuline et le glucagon indispensables non seulement pour limiter le taux adéquat de glucose dans le sang, mais aussi autoriser son absorption au niveau des parois cellulaires ; celles-ci, privées de ce carburant essentiel, ne peuvent continuer à fonctionner. Le sang devient très acide, et c’est l’acidose. Dans ce cas, les cellules graisseuses commencent à libérer des quantités considérables d’acides gras, qui sont ensuite convertis par le foie en cétones. Les taux de cétones deviennent excessivement élevés. C’est la cétoacidose diabétique et le malade mourra si de l’insuline ne lui est pas administrée. On appelle ce syndrome le diabète juvénile étant donné qu’il commence très souvent dans la prime enfance. 1 enfant sur 400 est atteint de diabète type 1 aux USA. Le diabète type 2 : le pancréas est encore en mesure de produire de l’insuline, mais pas assez pour gérer la quantité de glucose en circulation. De plus, certaines cellules ont leurs récepteurs d’insuline défectueux. C’est l’insulino-résistance. Quand l’énergie de la cellule est épuisée, elle meurt. C’est le diabète de l’adulte. Il y a environ 9 personnes en diabète type 2 pour 1 personne en diabète type 1. Nota : Il n’est pas donné d’explication à la cause de cette insulino-résistance ; or j’ai parlé dans un article antécédent de la curieuse présence d’aluminium dans le cerveau des malades Alzheimer décédés, ainsi que de la faculté (découverte en laboratoire) de la silice de piéger cet aluminium et de l’éliminer (voir plus de détails sur le site /la-silice-de-prele-article-6-48-108.html) Le diabète type 3, qui a fait l’objet d’une découverte capitale : le cerveau peut produire sa propre insuline. L’équipe de chercheurs de Suzanne de la Monte a apporté des preuves de confirmation que l’insulino-résistance et l’insulino-déficience dans le cerveau sont responsables de la maladie d’Alzheimer et de la déficience cognitive. On a appelé cela “le diabète type 3”. Cela signifie que certaines cellules cérébrales n’acceptent plus l’insuline, et que le cerveau ne produit pas assez d’insuline pour compenser. Du coup, les mitochondries intracellulaires qui sont des microcentrales d’énergie générant l’ATP (adénosine triphosphate) et qui sont des fabriques de protéines spécifiques indispensables, tombent en panne. Maladies présentant une carence de glucose dans le cerveau Ataxie de Friedrich. Dystrophie musculaire. Myasthénie gravis. Myopathies mitochondriales. Troubles de la mémoire liés au vieillissement. Sclérose latérale amyotrophique (SLA). Asphyxie à la naissance. Maladie de Cushing. Maladie de Huntington (Chorée). Légers troubles cognitifs. Sclérose en plaque. Autisme (certains types). Accident vasculaire cérébral (AVC). Privation soudaine d’oxygène. Lésions traumatiques cérébrales. Les cétones : carburant alternatif du cerveau Ce fait a été découvert en 1967 dans un article (en anglais) de la revue d’investigation clinique intitulé “Métabolisme du cerveau durant le jeûne”. Le docteur Olivier E. OWEN y explique pourquoi des êtres humains sont parvenu à survivre 60 jours et plus sans nourriture ; leur cerveau obtenait des corps cétoniques, la plupart de ses besoins en énergie, un carburant issu, nous l’avons vu, des acides gras. En fait, il y a quatre moyens d’amener des cétones à l’organisme : Le jeune prolongé (plus de 3 jours), L’exercice physique soutenu. Mais attention, trop de cétones est toxique (ex : crise d’acétonémie des hépatiques ou pire cétoacidose des diabétiques), La consommation quotidienne d’huile de coco, que le foie va convertir en cétones – c’est la méthode la plus simple surtout au long cours. Le régime cétogène qui est aussi une manière de produire des cétones en consommant 80% d’aliments riches en graisses et les 20% restants avec des glucides et des protéines combinées. Nota : Suivre un régime cétogénique classique présente un net avantage : celui de produire des taux de corps cétoniques considérablement plus élevés, dix fois plus dans certains cas et même davantage, que les taux produits par les huiles contenant des acides gras à chaîne moyenne. Le régime cétogène dans l’épilepsie Au début des années 1990, Jim Abrahams, un réalisateur d’Hollywood, a découvert le régime cétogénique au cours des recherches qu’il avait entreprises, afin de trouver un traitement potentiel pour son fils de 23 mois souffrant d’épilepsie sévère. Le petit Charly était sujet à de nombreuses crises, jusqu’à 100 par jour, malgré le traitement avec des anticonvulsifs puissants. Il n’y a pas eu d’amélioration, même après une opération du cerveau. La famille a décidé d’entreprendre le régime cétogène malgré la grande réticence des 5 pédiatres neurologues que Charly avait vus. En quelques jours, les crises ont complètement cessé. Alors, Jim Abrahams s’est mis en colère en constatant que les docteurs n’avaient jamais informé sa famille de l’existence du régime cétogénique. Il apprit ensuite que des centaines de milliers d’enfants traités pour l’épilepsie n’ont jamais eu accès à ce traitement en raison du blocage de l’information sur cette option. Il s’est alors chargé de la mission d’informer parents, médecins, hôpitaux, diététiciens, infirmières, des résultats avec ce régime. De fait, il est notable que les enfants épileptiques qui suivent ce régime peuvent réduire la fréquence des crises et même s’en libérer avec le temps. Mais il faut tenir compte que ces enfants qui sont en pleine construction ne doivent pas être alignés strictement à la restriction protéinique du protocole. Huile de coco, l’exception des huiles saturées Il y a au sein du corps médical une polémique accusant l’huile de coco de faire partie des huiles saturées, dangereuse pour le système vasculaire (artériosclérose). Mais c’est sans tenir compte que l’huile de coco contient entre 57 et 60% d’acides gras à chaîne moyenne (qui contiennent moins de 15 atomes de carbone), contrairement aux autres graisses saturées animales qui sont des acides gras à longue chaîne (avec plus de 15 atomes de carbone). L’huile de coco ne contient aucun cholestérol ni acide gras TRANS (à condition de n’avoir pas été hydrogénée). Un avantage des graisses saturées, c’est qu’il n’y a nulle part sur la molécule où s’accrocher pour les radicaux libres ou les oxydants. Seulement 6% de l’huile de coco est constituée de graisses mono-insaturées (une seule valence libre – nombre de crochets libres d’un atome pour se lier avec un autre atome ou ion) et de 2% de graisses polyinsaturées (plusieurs valences libres pour accrocher des ions étrangers). Cette huile contient également une petite quantité de phytostérols, servant à réduire le cholestérol. NOTA : Les huiles riches en graisses saturées, comme l’huile de coco, sont plus stables que les autres à température ambiante et résistent souvent plusieurs années au rancissement. De plus, réchauffer l’huile de coco à feu moyen (jusqu’à 180°) n’altère pas sa structure. Qui devrait essayer l’huile de coco ? Les deux sources alimentaires de loin les plus riches en acides gras à chaîne moyenne sont l’huile de coco (8.3g/15ml) et l’huile de palmiste (7.5g/15ml) plus rare à trouver. Toutes les personnes atteintes d’une maladie dégénérative ont automatiquement une assimilation réduite du glucose dans les neurones. Ces maladies incluent en plus de l’Alzheimer et autres démences, le Parkinson, la maladie de Charcot (SLA), la sclérose en plaque, la dystrophie musculaire de Duchenne, le syndrome de Down et la chorée de Huntington. Par ailleurs, l’huile de coco peut être bénéfique aussi dans les maladies intestinales inflammatoires, les syndromes de mal absorption et même la maladie de Crohn. Noter qu’il faut un minimum de trois heures pour que l’huile soit convertie en cétones et atteigne le cerveau. Les consommations recommandées Le problème commun que rencontrent les gens au début avec l’huile de coco, ce sont les troubles intestinaux (diarrhée ou embarras digestif). Il est donc recommandé de commencer par petites doses dans les aliments (ex : 1 cuillère à café à chaque repas) un jour ou mieux un week-end où l’on n’a pas à sortir. Augmenter les doses progressivement tous les jours ou tous les deux jours tant que la tolérance est OK. En cas de diarrhée, revenir en arrière quelques jours avant d’augmenter à nouveau. L’objectif est d’atteindre 4 à 6 cuillères par jour (réparties sur les repas), selon la tolérance de chacun, pour pouvoir constater dans les 15 jours qui suivent une régression sensible des troubles. Pour les enfants, il suffit de faire une règle de trois pondérale – La règle générale est ½ cuillère à café pour 9 kg de poids à 3 repas. Des essais ont été réalisés sur des vieux chiens gravement atteints de sénilité ; en quelques semaines, ils ont récupérés leurs repères et ont repris leurs petites promenades. Concernant les personnes âgées, un ami vétérinaire, m’a rapporté d’un de ses clients, que son père atteint d’un Alzheimer n’était plus capable de reconnaître sa voiture. Après une cure de 15 jours d’huile de coco, à raison de 1 cuillère à soupe aux 3 repas, il a subitement été capable de retrouver sa voiture garée le long du trottoir, et s’est remis à parler à table. NOTA : Il va sans dire que l’huile de coco à consommer doit être impérativement BIO, vierge, d’extraction à froid, et exempte d’hydrogénation. Pour en savoir plus, lire : MALADIE D’ALZHEIMER – Les molécules de l’espoir Dr Mary T. Newport – Ed. Josette Lyon – 388 pages MICHELDOGNA https://micheldogna.fr/huile-de-coco/
    D'accord
    2
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  • Uber, 550 femmes portent plainte pour agression sexuelle.
    La plainte, déposée devant un tribunal de San Francisco, accuse principalement le géant de la mobilité numérique de ne pas avoir levé le petit doigt alors qu'il était au courant de la gravité de l'affaire depuis 2014. Le cabinet d'avocats Slater Slater Schulman, qui parraine l'action en justice, affirme que l'inaction d'Uber a entraîné une augmentation significative du harcèlement, des agressions, des enlèvements et des viols. À ce jour, 550 femmes se sont jointes au recours collectif, mais des sources du cabinet d'avocats affirment qu'il y en a au moins 150 autres qui sont prêtes à s'y joindre et qui peuvent documenter les agressions qu'elles ont subies.
    Aucun commentaire de la part de l'entreprise
    Uber a jusqu'à présent préféré ne pas faire de commentaire, se retranchant derrière un strict silence, mais a toutefois confirmé que le recours collectif a débuté en février dernier. Il faut dire que tout récemment, le géant de la mobilité a publié les résultats de ses recherches internes montrant que pour la seule année 2019-2020, 3824 plaintes ont été déposées contre ses conducteurs.
    Ce n'est pas la première fois
    Ce n'est pas le premier maxi-suit auquel Uber est confronté. En 2018 déjà, l'appli avait conclu un accord à l'amiable avec deux femmes qui avaient porté plainte. L'entreprise, pour sa part, assure qu'elle aborde le problème avec le plus grand sérieux et la plus grande rigueur et qu'elle a mis en place une série de mesures visant à lutter contre ces attaques. Cependant, les avocats qui ont maintenant déposé le recours collectif ne sont pas d'accord et estiment qu'Uber devrait, par exemple, installer des caméras vidéo dans les véhicules afin de documenter ce qui se passe à l'intérieur, vérifier si ses chauffeurs ont un casier judiciaire et prévoir un système d'alarme à activer en cas d'agression.
    Source: L'informateur.

    PRÈS DE 500 VIOLS ET 6000 AGRESSIONS SEXUELLES ENREGISTRÉS DANS LES UBER AUX ÉTATS-UNIS EN 2017 ET EN 2018
    https://www.radiofrance.fr/franceinter/pres-de-500-viols-et-6000-agressions-sexuelles-enregistres-dans-les-uber-aux-etats-unis-en-2017-et-en-2018-9131346

    "UBER M'A VIOLÉE": LES LOCAUX DE L'ENTREPRISE TAGUÉS PARTOUT EN FRANCE
    Les militantes accusent notamment l'entreprise d'avoir tenté d'étouffer les scandales d'agressions sexuelles commis par des chauffeurs sur des victimes.
    https://www.lexpress.fr/actualite/societe/uber-m-a-violee-les-locaux-de-l-entrepris-tagues-partout-en-france_2110814.html

    UBER ADMET 6000 VIOLS ET AGRESSIONS SEXUELLES EN DEUX ANS AUX ETATS-UNIS
    Le géant du VTC a publié jeudi un rapport détaillé sur la sécurité dans ses véhicules, à partir des témoignages d’utilisateurs et de chauffeurs.
    https://www.leparisien.fr/societe/uber-admet-6000-viols-et-agressions-sexuelles-en-deux-ans-aux-etats-unis-06-12-2019-8210955.php

    3 045 AGRESSIONS SEXUELLES, 9 MEURTRES : UBER REND PUBLIC UN BILAN TERRIFIANT
    https://www.numerama.com/politique/577842-3-045-agressions-sexuelles-9-meurtres-uber-rend-public-un-bilan-terrifiant.html
    Uber, 550 femmes portent plainte pour agression sexuelle. La plainte, déposée devant un tribunal de San Francisco, accuse principalement le géant de la mobilité numérique de ne pas avoir levé le petit doigt alors qu'il était au courant de la gravité de l'affaire depuis 2014. Le cabinet d'avocats Slater Slater Schulman, qui parraine l'action en justice, affirme que l'inaction d'Uber a entraîné une augmentation significative du harcèlement, des agressions, des enlèvements et des viols. À ce jour, 550 femmes se sont jointes au recours collectif, mais des sources du cabinet d'avocats affirment qu'il y en a au moins 150 autres qui sont prêtes à s'y joindre et qui peuvent documenter les agressions qu'elles ont subies. Aucun commentaire de la part de l'entreprise Uber a jusqu'à présent préféré ne pas faire de commentaire, se retranchant derrière un strict silence, mais a toutefois confirmé que le recours collectif a débuté en février dernier. Il faut dire que tout récemment, le géant de la mobilité a publié les résultats de ses recherches internes montrant que pour la seule année 2019-2020, 3824 plaintes ont été déposées contre ses conducteurs. Ce n'est pas la première fois Ce n'est pas le premier maxi-suit auquel Uber est confronté. En 2018 déjà, l'appli avait conclu un accord à l'amiable avec deux femmes qui avaient porté plainte. L'entreprise, pour sa part, assure qu'elle aborde le problème avec le plus grand sérieux et la plus grande rigueur et qu'elle a mis en place une série de mesures visant à lutter contre ces attaques. Cependant, les avocats qui ont maintenant déposé le recours collectif ne sont pas d'accord et estiment qu'Uber devrait, par exemple, installer des caméras vidéo dans les véhicules afin de documenter ce qui se passe à l'intérieur, vérifier si ses chauffeurs ont un casier judiciaire et prévoir un système d'alarme à activer en cas d'agression. Source: L'informateur. PRÈS DE 500 VIOLS ET 6000 AGRESSIONS SEXUELLES ENREGISTRÉS DANS LES UBER AUX ÉTATS-UNIS EN 2017 ET EN 2018 https://www.radiofrance.fr/franceinter/pres-de-500-viols-et-6000-agressions-sexuelles-enregistres-dans-les-uber-aux-etats-unis-en-2017-et-en-2018-9131346 "UBER M'A VIOLÉE": LES LOCAUX DE L'ENTREPRISE TAGUÉS PARTOUT EN FRANCE Les militantes accusent notamment l'entreprise d'avoir tenté d'étouffer les scandales d'agressions sexuelles commis par des chauffeurs sur des victimes. https://www.lexpress.fr/actualite/societe/uber-m-a-violee-les-locaux-de-l-entrepris-tagues-partout-en-france_2110814.html UBER ADMET 6000 VIOLS ET AGRESSIONS SEXUELLES EN DEUX ANS AUX ETATS-UNIS Le géant du VTC a publié jeudi un rapport détaillé sur la sécurité dans ses véhicules, à partir des témoignages d’utilisateurs et de chauffeurs. https://www.leparisien.fr/societe/uber-admet-6000-viols-et-agressions-sexuelles-en-deux-ans-aux-etats-unis-06-12-2019-8210955.php 3 045 AGRESSIONS SEXUELLES, 9 MEURTRES : UBER REND PUBLIC UN BILAN TERRIFIANT https://www.numerama.com/politique/577842-3-045-agressions-sexuelles-9-meurtres-uber-rend-public-un-bilan-terrifiant.html
    WWW.RADIOFRANCE.FR
    Près de 500 viols et 6000 agressions sexuelles enregistrés dans les Uber aux États-Unis en 2017 et en 2018
    Le groupe américain a publié jeudi 5 décembre pour la première fois un rapport sur la sécurité à bord de ses VTC aux États-Unis. En France, des centaines de témoignages rapportant des agressions sexuelles lors de voyages Uber ont été publiés sur Twitter avec le hashtag #UberCestOver.
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  • ⚠️ "FACE AUX CHUTES DE LIVRAISON DE GAZ RUSSE, L'ALLEMAGNE PANIQUÉE
    [1] COMMENCE LES RATIONNEMENTS
    La Russie 🇷🇺 a fermé Nord Stream1, son principal gazoduc vers l'Allemagne 🇩🇪, officiellement «pour 10 jours de maintenance programmée».
    Mais Berlin craint qu'il ne rouvre jamais.
    https://ft.com/content/d0c5815f-f0a2-49ad-8772-f4b0fbbd2c94

    [2]
    Le ministre allemand 🇩🇪 de l'Économie a activé la 2e étape du plan d'urgence gazier du pays en déclarant
    ⚠️«La situation sur le marché du gaz est tendue et nous ne pouvons malheureusement pas garantir qu'elle n'empirera pas. NOUS DEVONS ÊTRE PRÊTS À CE QUE LA SITUATION DEVIENNE CRITIQUE»

    [3]
    Le ministre :
    - affirme qu'il prend désormais des douches plus courtes
    (article ci-dessous)
    - appelle la population à économiser de l'énergie
    ⚠️ Suite à cet appel, de nombreuses municipalités et des sociétés propriétaires de logements locatifs ont commencé les rationnements.

    [4] ▪️Vonovia, le plus grand propriétaire de logements locatifs du pays, vient d'ores et déjà d'annoncer qu'il
    ⚠️ABAISSERA LA TEMPÉRATURE du chauffage central au gaz DE SES LOCATAIRES À 17°C ENTRE 23h00 ET 6h00, pour économiser 8% des coûts de chauffage.

    Tagesschau :
    Vonovia drosselt nachts die Heiztemperatur in Wohnungen
    Wegen des drohenden Gaslieferstopps will Deutschlands größter Wohnungsvermieter Vonovia nachts die Heiztemperatur begrenzen. Zum "Schutz" der Mieter vor drohenden Kosten, wie es heißt. Der Mieterbund...

    [5] ▪️Une société de logements de la ville saxonne de Dippoldiswalde va plus loin en annonçant qu'elle va RATIONNER L'APPROVISIONNEMENT EN EAU CHAUDE DES LOCATAIRES.
    ⚠️Désormais, ils ne peuvent prendre des douches chaudes qu'entre
    4h-8h
    11h-13h
    et 17h-21h.

    Der Spiegel :
    Wegen hoher Energiepreise: Wohnungsgenossenschaft schränkt Warmwasserversorgung ein
    In Sachsen hat eine Wohnungsgenossenschaft wegen der hohen Preise die Versorgung von rund 300 Wohnungen mit Warmwasser verringert. Selbst Wolfgang Kubicki empfiehlt inzwischen, kalt zu duschen.

    [6]
    De telles mesures pourraient se généraliser dans les semaines à venir.
    Selon le Président de l'Association des villes, «L'ENSEMBLE DE LA SOCIÉTÉ ALLEMANDE 🇩🇪 DOIT DÉSORMAIS RÉDUIRE SA CONSOMMATION D'ÉNERGIE, en économisant en été afin que nous ayons des appartements chauds en hiver.»

    [7]
    Il appelle tous les conseils municipaux allemands 🇩🇪 à prendre des mesures d'urgence, par exemple:
    ⚠️éteindre les feux de circulation la nuit
    ⚠️couper l'eau chaude dans bâtiments municipaux, musées et centres sportifs
    ⚠️baisser les climatiseurs
    ⚠️ne plus illuminer les bâtiments historiques

    [8]
    ▪️Les collectivités locales suivent ces directives avec discipline
    ⚠️Lahn-Dill, près de Francfort, coupera l'eau chaude dans ses 86 écoles et 60 gymnases à partir de la mi-septembre (économie de 100 000 € prévue)
    ⚠️Düsseldorf a fermé Münster-Therme, grand complexe de piscines

    [9]
    ⚠️Berlin a baissé de 2°C la température de l'eau des piscines en plein air
    ⚠️Cologne a réduit son éclairage public à 70 % de sa puissance maxi dès 23h00
    ⚠️Les locataires réactivent poêles cheminées à bois. Les ventes de bois de chauffage, granulés de bois et charbon explosent.

    [10]
    🚨Le Président de la Fédération des entreprises allemandes 🇩🇪 de logement GdW estime que :
    ▪️l'embargo sur le gaz russe 🇷🇺 va faire grimper les prix de l'énergie pour les particuliers de +71 à +200 % !
    ▪️«la SITUATION EST PLUS QUE DRAMATIQUE et la PAIX SOCIALE de l'Allemagne est EN GRAND DANGER.»

    [11]
    🚨Il ne fait aucun doute que les Français vont se retrouver à l'automne et l'hiver dans une situation assez similaire à celle des Allemands même si ce qui reste de notre parc électro-nucléaire peut atténuer nos difficultés et l'ampleur des rationnements.

    [12 - FIN]
    ⚠️ C'est un spectacle affreux mais fascinant de voir avec quel empressement les dirigeants nationaux de l'UE 🇪🇺 acceptent de saccager leurs économies et l'intérêt de leurs peuples respectifs au claquement de doigts de l'oligarchie américaine 🇺🇸🇪🇺, pour une cause Ukrainienne 🇺🇦 qui n'est pas la leur ! "

    François Asselineau

    Lien du thread :
    https://twitter.com/UPR_Asselineau/status/1545651567654838272
    ⚠️ "FACE AUX CHUTES DE LIVRAISON DE GAZ RUSSE, L'ALLEMAGNE PANIQUÉE [1] COMMENCE LES RATIONNEMENTS La Russie 🇷🇺 a fermé Nord Stream1, son principal gazoduc vers l'Allemagne 🇩🇪, officiellement «pour 10 jours de maintenance programmée». Mais Berlin craint qu'il ne rouvre jamais. https://ft.com/content/d0c5815f-f0a2-49ad-8772-f4b0fbbd2c94 [2] Le ministre allemand 🇩🇪 de l'Économie a activé la 2e étape du plan d'urgence gazier du pays en déclarant ⚠️«La situation sur le marché du gaz est tendue et nous ne pouvons malheureusement pas garantir qu'elle n'empirera pas. NOUS DEVONS ÊTRE PRÊTS À CE QUE LA SITUATION DEVIENNE CRITIQUE» [3] Le ministre : - affirme qu'il prend désormais des douches plus courtes (article ci-dessous) - appelle la population à économiser de l'énergie ⚠️ Suite à cet appel, de nombreuses municipalités et des sociétés propriétaires de logements locatifs ont commencé les rationnements. [4] ▪️Vonovia, le plus grand propriétaire de logements locatifs du pays, vient d'ores et déjà d'annoncer qu'il ⚠️ABAISSERA LA TEMPÉRATURE du chauffage central au gaz DE SES LOCATAIRES À 17°C ENTRE 23h00 ET 6h00, pour économiser 8% des coûts de chauffage. Tagesschau : Vonovia drosselt nachts die Heiztemperatur in Wohnungen Wegen des drohenden Gaslieferstopps will Deutschlands größter Wohnungsvermieter Vonovia nachts die Heiztemperatur begrenzen. Zum "Schutz" der Mieter vor drohenden Kosten, wie es heißt. Der Mieterbund... [5] ▪️Une société de logements de la ville saxonne de Dippoldiswalde va plus loin en annonçant qu'elle va RATIONNER L'APPROVISIONNEMENT EN EAU CHAUDE DES LOCATAIRES. ⚠️Désormais, ils ne peuvent prendre des douches chaudes qu'entre 4h-8h 11h-13h et 17h-21h. Der Spiegel : Wegen hoher Energiepreise: Wohnungsgenossenschaft schränkt Warmwasserversorgung ein In Sachsen hat eine Wohnungsgenossenschaft wegen der hohen Preise die Versorgung von rund 300 Wohnungen mit Warmwasser verringert. Selbst Wolfgang Kubicki empfiehlt inzwischen, kalt zu duschen. [6] De telles mesures pourraient se généraliser dans les semaines à venir. Selon le Président de l'Association des villes, «L'ENSEMBLE DE LA SOCIÉTÉ ALLEMANDE 🇩🇪 DOIT DÉSORMAIS RÉDUIRE SA CONSOMMATION D'ÉNERGIE, en économisant en été afin que nous ayons des appartements chauds en hiver.» [7] Il appelle tous les conseils municipaux allemands 🇩🇪 à prendre des mesures d'urgence, par exemple: ⚠️éteindre les feux de circulation la nuit ⚠️couper l'eau chaude dans bâtiments municipaux, musées et centres sportifs ⚠️baisser les climatiseurs ⚠️ne plus illuminer les bâtiments historiques [8] ▪️Les collectivités locales suivent ces directives avec discipline ⚠️Lahn-Dill, près de Francfort, coupera l'eau chaude dans ses 86 écoles et 60 gymnases à partir de la mi-septembre (économie de 100 000 € prévue) ⚠️Düsseldorf a fermé Münster-Therme, grand complexe de piscines [9] ⚠️Berlin a baissé de 2°C la température de l'eau des piscines en plein air ⚠️Cologne a réduit son éclairage public à 70 % de sa puissance maxi dès 23h00 ⚠️Les locataires réactivent poêles cheminées à bois. Les ventes de bois de chauffage, granulés de bois et charbon explosent. [10] 🚨Le Président de la Fédération des entreprises allemandes 🇩🇪 de logement GdW estime que : ▪️l'embargo sur le gaz russe 🇷🇺 va faire grimper les prix de l'énergie pour les particuliers de +71 à +200 % ! ▪️«la SITUATION EST PLUS QUE DRAMATIQUE et la PAIX SOCIALE de l'Allemagne est EN GRAND DANGER.» [11] 🚨Il ne fait aucun doute que les Français vont se retrouver à l'automne et l'hiver dans une situation assez similaire à celle des Allemands même si ce qui reste de notre parc électro-nucléaire peut atténuer nos difficultés et l'ampleur des rationnements. [12 - FIN] ⚠️ C'est un spectacle affreux mais fascinant de voir avec quel empressement les dirigeants nationaux de l'UE 🇪🇺 acceptent de saccager leurs économies et l'intérêt de leurs peuples respectifs au claquement de doigts de l'oligarchie américaine 🇺🇸🇪🇺, pour une cause Ukrainienne 🇺🇦 qui n'est pas la leur ! " François Asselineau Lien du thread : https://twitter.com/UPR_Asselineau/status/1545651567654838272
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  • USA - Devant le Sénateur Ron Johnson, le Procureur Thomas Renz révèlent des chiffres choquants par rapport aux déclarations sous serment de 3 médecins lanceurs d'alerte du Département de la Défense.
    Résumé français :
    - Les fausses couches et les cancers ont augmenté de 300% par rapport à la moyenne des 5 dernières années.
    - Les problèmes neurologiques ont augmenté de plus de 1000% sur la même base de référence : on est passé de 82.000 cas par an en moyenne, à 863.000 cas en une seule année.
    - Des expériences sont menées sur nos soldats, des effets secondaires sont constatés, et il y a possiblement des morts.
    - Contrairement aux déclarations du Dr Fauci, et d'après les données du Project Salus qui dépend du DoD, 71% des nouveaux cas sont entièrement vaccinés, et 60% des hospitalisations concernent des personnes entièrement vaccinées.
    C'est de la corruption au plus haut niveau !

    Extrait vidéo :
    https://rumble.com/vt7f7z-attorney-thomas-renz-statement-on-dod-whistleblowers-findings.html

    Traduction par JDLM : https://twitter.com/i/status/1485716975242383364
    USA - Devant le Sénateur Ron Johnson, le Procureur Thomas Renz révèlent des chiffres choquants par rapport aux déclarations sous serment de 3 médecins lanceurs d'alerte du Département de la Défense. Résumé français : - Les fausses couches et les cancers ont augmenté de 300% par rapport à la moyenne des 5 dernières années. - Les problèmes neurologiques ont augmenté de plus de 1000% sur la même base de référence : on est passé de 82.000 cas par an en moyenne, à 863.000 cas en une seule année. - Des expériences sont menées sur nos soldats, des effets secondaires sont constatés, et il y a possiblement des morts. - Contrairement aux déclarations du Dr Fauci, et d'après les données du Project Salus qui dépend du DoD, 71% des nouveaux cas sont entièrement vaccinés, et 60% des hospitalisations concernent des personnes entièrement vaccinées. C'est de la corruption au plus haut niveau ! Extrait vidéo : https://rumble.com/vt7f7z-attorney-thomas-renz-statement-on-dod-whistleblowers-findings.html Traduction par JDLM : https://twitter.com/i/status/1485716975242383364
    D'accord
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