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  • Par Alain Patenaude
    @AlainPatenaude7

    Lettre à tous ceux que j’ai rayés de ma vie.

    Je m’adresse à tous ceux qui m’ont rejeté en 2020, parce que j’ai osé dire que j’avais des appréhensions face à toute cette histoire de plandémie. Je m’adresse à vous ici, pour la première et dernière fois. Pendant cette période, vous étiez inquiets pour vos vies. Je pouvais comprendre votre peur, sachant très bien qu’elle était alimentée par les médias propagandistes que vous suivez tous, comme nos parents le faisaient, en allant à la messe à tous les dimanches.

    J’ai essayé de vous avertir d’arrêter d’écouter cette propagande de peur constante, mais, au lieu de cela, vous m’avez traité de complotiste.

    Vous m’avez pris pour un vrai illuminé qui croit toutes sortes de théories invraisemblables et qui s’amusait simplement à défier les restrictions de Trudeau et Legault. Vous m’avez demandé d’être docile et obéissant comme vous l’étiez et j’ai refusé. Vous avez décidé d'être des rats de laboratoire et moi pas.

    Vous m’avez expulsé de vos vies en souhaitant presque ma mort dans d’horribles souffrances, histoire de me faire payer mon refus de prendre l’injection.

    Vous avez dénoncé vos voisins qui défiaient les restrictions anti charte des droits qui ne représentait plus rien pour vous. ‘’La peur, la peur, la peur’’. Il fallait avoir peur. Vous êtes descendus très bas dans votre humanité. J’espère que vous en avez retrouvé une parcelle, depuis la fin de ce cauchemar.

    Vous avez refusé de me recevoir chez vous, croyant que je pouvais être un danger pour votre vie, parce que non injecté. Vous m’avez dit de rester chez moi.

    Par la suite, vous ne vous êtes jamais renseignés à savoir si j’étais encore en vie. Vous m’avez éliminé de vos vies parce que des énergumènes comme Mario Dumont ou d’autres chroniqueurs propagandistes vous l’ont suggéré. Ne pensez pas que vous reviendrez éventuellement dans ma vie. Vous n’en faites plus partis.

    Dans la vie, pour rétablir les choses, ça prend un ‘’mea culpa’’ pour pouvoir passer à autre chose. Comme vous n’avez pas l’intention d’en faire un, je vous ai rayé de ma vie, sachant que, de toute façon, je ne représente rien pour vous. Cinq ans plus tard, nous voilà séparés pour de bon.

    Ce genre de décision est plus facile à prendre, quand tu sais que tu ne vaux pas grand-chose aux yeux de ces gens. Ça fait mal sur le coup, mais ça finit par passer. La vie est ainsi faite. C’est comme le constat de la mort d’un être cher. Le deuil nous permet de passer au travers parce que nous réagissons physiquement et psychologiquement à cette perte. J’ai fait mon deuil de vous. Comment pourrais-je m’ennuyer de gens qui m’ont prouvé que je ne représentais rien à leurs yeux?

    Je me suis construit un nouveau monde avec de nouveaux amis qui, eux, se préoccupent de moi et dont je me préoccupe. Mes nouvelles relations sont saines comme elles devraient toujours l’être. Nous ne sommes pas d’accord sur tout, mais nous n’excluons personne pour penser différent de nous.

    Vous vous souvenez quand le gouvernement a instauré un passeport sanitaire et que vous étiez assis dans un resto pendant que moi je ne pouvais pas entrer? Vous me regardiez dehors indifférents, en vous disant : ‘’ Il n’avait qu’à prendre l’injection’’. Je me souviens de vos visages devenus laids d’indifférence. J’ai compris que les liens que nous avions, étaient terminés.

    Je ne vous déteste pas. Je suis devenu indifférent à vous, par la force des choses. Vous ne représentez plus rien à mes yeux. Avant, je pensais à vous en me préoccupant de votre bien-être.

    Aujourd’hui, je prends la peine de vous écrire, mais en réalité, je ne ressens plus rien pour vous, tout comme je ne représentais plus rien pour vous pendant 5 ans. Pour ceux qui pensent que je suis en détresse psychologique, soyez sans crainte, je ne suis pas dans cet état. Ce n’est pas parce qu’on écrit une lettre d’adieu qu’on est en détresse. Je suis juste conscient que l’amour inconditionnel est une hérésie tout comme le cas vide l’a été et qu’il faut quand même mettre les points sur les I de temps en temps, en remettant les pendules à l’heure."

    Alain Patenaude

    4:54 PM · 18 mai 2025 · 45,2 k vues

    https://x.com/AlainPatenaude7/status/1924116397224784047
    Par Alain Patenaude @AlainPatenaude7 Lettre à tous ceux que j’ai rayés de ma vie. Je m’adresse à tous ceux qui m’ont rejeté en 2020, parce que j’ai osé dire que j’avais des appréhensions face à toute cette histoire de plandémie. Je m’adresse à vous ici, pour la première et dernière fois. Pendant cette période, vous étiez inquiets pour vos vies. Je pouvais comprendre votre peur, sachant très bien qu’elle était alimentée par les médias propagandistes que vous suivez tous, comme nos parents le faisaient, en allant à la messe à tous les dimanches. J’ai essayé de vous avertir d’arrêter d’écouter cette propagande de peur constante, mais, au lieu de cela, vous m’avez traité de complotiste. Vous m’avez pris pour un vrai illuminé qui croit toutes sortes de théories invraisemblables et qui s’amusait simplement à défier les restrictions de Trudeau et Legault. Vous m’avez demandé d’être docile et obéissant comme vous l’étiez et j’ai refusé. Vous avez décidé d'être des rats de laboratoire et moi pas. Vous m’avez expulsé de vos vies en souhaitant presque ma mort dans d’horribles souffrances, histoire de me faire payer mon refus de prendre l’injection. Vous avez dénoncé vos voisins qui défiaient les restrictions anti charte des droits qui ne représentait plus rien pour vous. ‘’La peur, la peur, la peur’’. Il fallait avoir peur. Vous êtes descendus très bas dans votre humanité. J’espère que vous en avez retrouvé une parcelle, depuis la fin de ce cauchemar. Vous avez refusé de me recevoir chez vous, croyant que je pouvais être un danger pour votre vie, parce que non injecté. Vous m’avez dit de rester chez moi. Par la suite, vous ne vous êtes jamais renseignés à savoir si j’étais encore en vie. Vous m’avez éliminé de vos vies parce que des énergumènes comme Mario Dumont ou d’autres chroniqueurs propagandistes vous l’ont suggéré. Ne pensez pas que vous reviendrez éventuellement dans ma vie. Vous n’en faites plus partis. Dans la vie, pour rétablir les choses, ça prend un ‘’mea culpa’’ pour pouvoir passer à autre chose. Comme vous n’avez pas l’intention d’en faire un, je vous ai rayé de ma vie, sachant que, de toute façon, je ne représente rien pour vous. Cinq ans plus tard, nous voilà séparés pour de bon. Ce genre de décision est plus facile à prendre, quand tu sais que tu ne vaux pas grand-chose aux yeux de ces gens. Ça fait mal sur le coup, mais ça finit par passer. La vie est ainsi faite. C’est comme le constat de la mort d’un être cher. Le deuil nous permet de passer au travers parce que nous réagissons physiquement et psychologiquement à cette perte. J’ai fait mon deuil de vous. Comment pourrais-je m’ennuyer de gens qui m’ont prouvé que je ne représentais rien à leurs yeux? Je me suis construit un nouveau monde avec de nouveaux amis qui, eux, se préoccupent de moi et dont je me préoccupe. Mes nouvelles relations sont saines comme elles devraient toujours l’être. Nous ne sommes pas d’accord sur tout, mais nous n’excluons personne pour penser différent de nous. Vous vous souvenez quand le gouvernement a instauré un passeport sanitaire et que vous étiez assis dans un resto pendant que moi je ne pouvais pas entrer? Vous me regardiez dehors indifférents, en vous disant : ‘’ Il n’avait qu’à prendre l’injection’’. Je me souviens de vos visages devenus laids d’indifférence. J’ai compris que les liens que nous avions, étaient terminés. Je ne vous déteste pas. Je suis devenu indifférent à vous, par la force des choses. Vous ne représentez plus rien à mes yeux. Avant, je pensais à vous en me préoccupant de votre bien-être. Aujourd’hui, je prends la peine de vous écrire, mais en réalité, je ne ressens plus rien pour vous, tout comme je ne représentais plus rien pour vous pendant 5 ans. Pour ceux qui pensent que je suis en détresse psychologique, soyez sans crainte, je ne suis pas dans cet état. Ce n’est pas parce qu’on écrit une lettre d’adieu qu’on est en détresse. Je suis juste conscient que l’amour inconditionnel est une hérésie tout comme le cas vide l’a été et qu’il faut quand même mettre les points sur les I de temps en temps, en remettant les pendules à l’heure." Alain Patenaude 4:54 PM · 18 mai 2025 · 45,2 k vues https://x.com/AlainPatenaude7/status/1924116397224784047
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  • 🔴 L'autodestruction de l'Europe
    par Thomas Fazi

    📍Comment comprendre la posture apparemment autodestructrice de l'Europe ? Quatre dimensions interdépendantes peuvent expliquer la position de ses dirigeants : psychologique, politique, stratégique et transatlantique.

    Pour les étrangers, la politique européenne peut s'avérer difficile à déchiffrer de nos jours – et cela est particulièrement évident dans la réaction du continent face à l'évolution de la situation en Ukraine. Depuis le retour en force de Donald Trump et son initiative de négocier la fin du conflit russo-ukrainien, les dirigeants européens ont agi d'une manière qui semble défier la logique fondamentale des relations internationales – notamment le réalisme, qui postule que les États agissent avant tout pour promouvoir leurs propres intérêts stratégiques.

    Plutôt que de soutenir les efforts diplomatiques visant à mettre fin à la guerre, les dirigeants européens semblent déterminés à faire échouer les propositions de paix de Trump, à compromettre les négociations et à prolonger le conflit. Du point de vue des intérêts fondamentaux de l'Europe, cette situation est non seulement déroutante, mais aussi irrationnelle. La guerre en Ukraine, mieux décrite comme un conflit par procuration entre l'OTAN et la Russie, a infligé d'immenses dommages économiques aux industries et aux ménages européens, tout en aggravant considérablement les risques sécuritaires sur tout le continent. On pourrait bien sûr arguer que l'engagement de l'Europe dans la guerre était malavisé dès le départ, fruit d'un orgueil démesuré et d'une erreur de calcul stratégique, notamment la croyance erronée que la Russie subirait un effondrement économique et une défaite militaire rapides.

    Cependant, quelle que soit la logique de la réaction initiale de l'Europe à la guerre, on pourrait s'attendre, compte tenu de ses conséquences, à ce que les dirigeants européens saisissent avec empressement toute voie viable vers la paix – et, partant, l'occasion de rétablir les relations diplomatiques et la coopération économique avec la Russie. Au lieu de cela, ils ont réagi avec inquiétude face à la « menace » de paix. Loin de se réjouir de cette opportunité, ils ont doublé la mise : ils ont promis un soutien financier et militaire illimité à l'Ukraine et ont annoncé un plan de réarmement sans précédent, qui suggère que l'Europe se prépare à un affrontement militarisé à long terme avec la Russie, même en cas de règlement négocié.

    Comment interpréter cette posture apparemment autodestructrice ? Ce comportement peut sembler irrationnel à la lumière des intérêts généraux ou objectifs de l'Europe, mais il devient plus intelligible à travers le prisme des intérêts de ses dirigeants. Quatre dimensions interdépendantes peuvent contribuer à expliquer leur position : psychologique, politique, stratégique et transatlantique.

    D'un point de vue psychologique, les dirigeants européens se sont de plus en plus éloignés de la réalité. L'écart grandissant entre leurs attentes initiales et la trajectoire réelle de la guerre a créé une sorte de dissonance cognitive, les poussant à adopter des récits de plus en plus illusoires, notamment des appels alarmistes à se préparer à une guerre ouverte avec la Russie. Ce décalage n'est pas seulement rhétorique ; il révèle un malaise plus profond, leur vision du monde se heurtant à des réalités inconfortables sur le terrain.

    La psychologie offre également un éclairage sur la réaction de l'Europe face à Trump. Dans la mesure où Washington a toujours considéré l'OTAN comme un moyen d'assurer la subordination stratégique de l'Europe, la menace du président de réduire les engagements américains envers l'alliance pourrait offrir à l'Europe l'opportunité de se redéfinir comme un acteur autonome. Le problème est que l'Europe est enfermée dans une relation de dépendance à l'Amérique depuis si longtemps que, maintenant que Trump menace de déstabiliser sa dépendance historique en matière de sécurité 🔽
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    l’Europe est incapable de saisir cette opportunité ; au contraire, elle tente de reproduire la politique étrangère agressive des États-Unis – de « devenir » inconsciemment l'Amérique.

    C'est pourquoi, après avoir volontairement sacrifié leurs propres intérêts sur l'autel de l'hégémonie américaine, ils se posent désormais en ultimes défenseurs des politiques mêmes qui les ont rendus inutiles. Il s'agit moins d'une démonstration de conviction réelle que d'un réflexe psychologique – une faible tentative de masquer l'humiliation d'être démasqués par leur patron comme de simples vassaux, une vaine mascarade d'« autonomie ».

    Au-delà des aspects psychologiques et symboliques, des calculs plus pragmatiques sont également en jeu. Pour la génération actuelle de dirigeants européens, admettre l'échec en Ukraine équivaudrait à un suicide politique, surtout compte tenu des coûts économiques immenses supportés par leurs propres populations. La guerre est devenue une sorte de justification existentielle de leur règne. Sans elle, leurs échecs seraient révélés au grand jour. À l'heure où les partis politiques établis subissent une pression croissante de la part des mouvements et partis « populistes », c'est une vulnérabilité qu'ils ne peuvent se permettre. Mettre fin à la guerre nécessiterait également de reconnaître que le mépris de l'OTAN pour les préoccupations sécuritaires russes a contribué à déclencher le conflit – une démarche qui remettrait en cause le discours dominant sur l'agression russe et mettrait en lumière les propres erreurs stratégiques de l'Europe.

    Face à ces dilemmes, les dirigeants européens ont choisi de camper sur leurs positions. La poursuite du conflit – et le maintien d'une attitude hostile envers la Russie – leur offre non seulement une bouée de sauvetage politique à court terme, mais aussi un prétexte pour consolider leur pouvoir intérieur, réprimer la dissidence et anticiper les futurs défis politiques. Ce qui peut apparaître comme une incohérence stratégique à première vue reflète, à y regarder de plus près, une tentative désespérée de gérer la dégradation interne en projetant sa force à l'étranger.

    Tout au long de l'histoire, les gouvernements ont souvent exagéré, gonflé ou carrément fabriqué les menaces extérieures à des fins de politique intérieure – une stratégie qui sert de multiples objectifs, allant de l'unification de la population et de la réduction au silence de la dissidence à la justification de l'augmentation des dépenses militaires et de l'expansion du pouvoir de l'État. Cela s'applique certainement à la situation actuelle en Europe. Sur le plan économique, on espère qu'une production de défense accrue contribuera à relancer les économies européennes anémiques – une forme grossière de keynésianisme militaire. Il n'est guère surprenant, à cet égard, que le pays menant la charge de remilitarisation soit l'Allemagne, dont l'économie a été la plus durement touchée par la guerre en Ukraine.

    Les plans de remilitarisation de l'Europe seront sans aucun doute une aubaine pour le complexe militaro-industriel du continent, qui enregistre déjà des gains records, mais il est peu probable qu'ils profitent aux Européens ordinaires, d'autant plus que l'augmentation des dépenses de défense entraînera inévitablement des coupes dans d'autres domaines, tels que les retraites, la santé et les systèmes de sécurité sociale. Janan Ganesh, chroniqueur au Financial Times, a exprimé la logique sous-jacente : « L'Europe doit réduire son État-providence pour construire un État guerrier. » 🔽
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    Cela dit, si les facteurs économiques jouent certainement un rôle, les véritables objectifs du programme de réarmement européen ne sont sans doute pas économiques, mais politiques. Au cours des quinze dernières années, l'Union européenne s'est transformée en un édifice de plus en plus autoritaire et antidémocratique. Sous la présidence d'Ursula von der Leyen, la Commission européenne a exploité crise après crise pour accroître son influence sur des domaines de compétence jusque-là considérés comme relevant des gouvernements nationaux – des budgets et de la politique de santé aux affaires étrangères et à la défense – au détriment du contrôle démocratique et de la responsabilité.

    Au cours des trois dernières années, l'Europe s'est militarisée de plus en plus. Ursula von der Leyen a profité de la crise ukrainienne pour se placer à la tête de la réponse du bloc, transformant ainsi la Commission, et l'UE dans son ensemble, en un bras étendu de l'OTAN. Aujourd'hui, sous couvert de « menace russe », Ursula von der Leyen entend accélérer considérablement ce processus de centralisation de la politique du bloc. Elle a déjà proposé, par exemple, d'acheter collectivement des armes au nom des États membres de l'UE, suivant le même modèle « j'achète, vous payez » utilisé pour l'approvisionnement en vaccins contre la Covid-19. Cela donnerait de fait à la Commission le contrôle de l'ensemble du complexe militaro-industriel des pays de l'UE, le dernier d'une longue série de coups d'État institutionnels orchestrés par Bruxelles.

    Il ne s'agit pas seulement d'intensifier la production d'armes. Bruxelles poursuit une militarisation globale de la société. Cette ambition se reflète dans l'application de plus en plus stricte de la politique étrangère de l'UE et de l'OTAN – depuis les menaces et les pressions exercées pour contraindre des dirigeants non alignés comme Viktor Orbán en Hongrie et Roberto Fico en Slovaquie à se conformer à leurs engagements jusqu'à l'exclusion pure et simple des candidats politiques critiques envers l'UE et l'OTAN, comme en Roumanie.

    Dans les années à venir, cette approche militarisée est appelée à devenir le paradigme dominant en Europe, car toutes les sphères de la vie – politique, économique, sociale, culturelle et scientifique – seront subordonnées au prétendu objectif de sécurité nationale, ou plutôt supranationale. Cela servira à justifier des politiques de plus en plus répressives et autoritaires, la menace d'« ingérence russe » étant invoquée comme prétexte fourre-tout pour tout, de la censure en ligne à la suspension des libertés civiles fondamentales – ainsi que, bien sûr, à la centralisation et à la verticalisation accrues de l'autorité de l'UE – surtout compte tenu des inévitabilités réactions négatives que ces politiques ne manqueront pas de susciter. Autrement dit, la « menace russe » constituera un ultime recours pour sauver le projet européen.

    Enfin, il y a la dimension transatlantique. Ce serait une erreur de considérer le clivage transatlantique actuel uniquement à travers le prisme des intérêts divergents des dirigeants européens et américains. Au-delà de ces divergences, des dynamiques plus profondes pourraient être à l'œuvre. Il n'est pas déraisonnable de supposer que les Européens pourraient, à un certain niveau, se coordonner avec l'establishment démocrate américain et la faction libérale-mondialiste de l'État permanent américain – le réseau d'intérêts bien ancrés qui englobe la bureaucratie, l'État sécuritaire et le complexe militaro-industriel américains. Ces réseaux, toujours actifs malgré la « guerre contre l'État profond » déclarée par Trump, ont un intérêt commun à faire dérailler les pourparlers de paix et à perturber la présidence de Trump.

    En d'autres termes, ce qui apparaît à première vue comme un affrontement entre l'Europe et les États-Unis pourrait en réalité être, plus fondamentalement, une lutte entre différentes factions de l'empire américain – et, dans une large mesure 🔽
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    au sein même de l'establishment américain – menée par l'intermédiaire de mandataires européens. Après tout, nombre des dirigeants européens actuels entretiennent des liens étroits avec ces réseaux.

    Les États-Unis ont, bien sûr, une longue histoire d'influence politique en Europe. Au fil des décennies, ils ont tissé des liens institutionnels solides avec les appareils d'État des pays d'Europe occidentale, notamment au sein de leurs services de défense et de renseignement. De plus, l'establishment américain exerce une influence considérable sur le discours public européen par le biais des principaux médias anglophones et des groupes de réflexion. Ces groupes de réflexion, tels que le German Marshall Fund, le National Endowment for Democracy, le Council on Foreign Relations et l'Atlantic Council, contribuent à façonner les discours politiques qui dominent la société européenne – et sont aujourd'hui à l'avant-garde de la promotion de l'idée selon laquelle « l'absence d'accord vaut mieux qu'un mauvais accord ».

    Ses origines remontent à la Guerre froide, où les États-Unis promouvaient activement l'intégration européenne comme rempart contre l'Union soviétique. Autrement dit, l'UE, notamment à travers ses premières moutures, a toujours été attachée à l'atlantisme, et ce sentiment n'a fait que s'intensifier après la Guerre froide. C'est pourquoi l'establishment technocratique de l'UE – et plus particulièrement la Commission européenne – a toujours été davantage aligné sur les États-Unis que sur les gouvernements nationaux européens. Ursula von der Leyen, surnommée « la présidente américaine de l'Europe », illustre parfaitement cet alignement, œuvrant sans relâche pour maintenir l'engagement de l'UE envers la stratégie géopolitique agressive des États-Unis, notamment à l'égard de la Russie et de l'Ukraine.

    L'OTAN a toujours été un outil essentiel de cette alliance, jouant aujourd'hui un rôle crucial pour contrer les efforts de Trump visant à modifier l'approche américaine envers la Russie. Dans ce contexte, la position de l'Europe, bien qu'apparemment dirigée contre Trump, découle du constat que certains membres de la classe dirigeante américaine s'opposent fermement aux ouvertures de Trump à Poutine, nourrissent une profonde animosité envers la Russie et perçoivent les menaces du président de se désengager de l'OTAN et de saper d'autres piliers de l'ordre d'après-guerre comme un défi stratégique aux systèmes qui ont soutenu l'hégémonie américaine pendant des décennies.

    Ce lien pourrait expliquer les politiques « irrationnelles » de certains dirigeants européens, du moins du point de vue des intérêts objectifs de l'Europe – d'abord leur soutien aveugle à la guerre par procuration menée par les États-Unis en Ukraine, puis leur insistance à poursuivre la guerre à tout prix. Selon ce récit, les objectifs de l'establishment transatlantique semblent clairs : diaboliser Trump, le présenter comme un « partisan de la complaisance envers Poutine » ; et attiser les inquiétudes européennes quant à leur vulnérabilité militaire, notamment en exagérant la menace russe, afin de pousser l'opinion publique à accepter une augmentation des dépenses de défense et la poursuite de la guerre aussi longtemps que possible.

    Dans cette guerre civile transatlantique, aucun des deux camps n'a véritablement à cœur les intérêts de l'Europe. La faction trumpienne considère l'Europe comme une rivale économique, Trump lui-même critiquant à maintes reprises l'UE, la qualifiant d'« atrocité » visant à « escroquer » l'Amérique – et envisage désormais d'imposer de lourds droits de douane à l'Europe. De son côté, la faction libérale-mondialiste considère l'Europe comme un front crucial dans la guerre par procuration contre la Russie.

    Dans ce contexte, un scénario où les Européens prolongeraient la guerre en Ukraine – du moins à court terme – pourrait être perçu comme un compromis entre les deux factions. Les États-Unis pourraient se sortir du bourbier ukrainien 🔽
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    tout en poursuivant leur rapprochement avec la Russie et en se concentrant sur la Chine et la région Asie-Pacifique, tout en imputant la responsabilité de l'échec de la paix à Zelensky et aux Européens.

    Parallèlement, l'engagement continu de l'Europe dans la guerre renforce sa séparation économique et géopolitique avec la Russie et sa dépendance économique envers les États-Unis, notamment dans le contexte de la hausse de ses dépenses de défense, dont une grande partie profiterait au complexe militaro-industriel américain. Parallèlement, les représentants européens de l'establishment libéral-mondialiste continueraient d'utiliser la menace russe pour asseoir leur pouvoir. Globalement, cet arrangement pourrait être jugé acceptable par les deux parties. Autrement dit, comme l'a suggéré le géopolitologue Brian Berletic, ce qui est souvent présenté dans les médias comme une « fracture transatlantique » sans précédent pourrait, en réalité, s'apparenter davantage à une « division du travail » dans laquelle les Européens maintiendraient la pression sur la Russie tandis que les États-Unis tourneraient leur attention vers la Chine.

    Il ressort de cette analyse le portrait d'une classe politique européenne en proie à une profonde crise de légitimité, coincée entre pressions extérieures et déclin interne. Loin d'agir dans l'intérêt rationnel et stratégique de leurs nations, les dirigeants européens semblent de plus en plus dépendants des structures de pouvoir transatlantiques, des impératifs politiques nationaux et des réflexes psychologiques façonnés par des décennies de dépendance et de déni. Leur réponse à la guerre en Ukraine – et à la présence renouvelée de Trump sur la scène internationale – reflète moins une stratégie géopolitique cohérente qu'une tentative effrénée de préserver par tous les moyens un ordre mondial en déclin.

    Dans ce contexte, les actions de l'Europe ne sont pas simplement malavisées ; elles sont symptomatiques d'un dysfonctionnement plus profond au cœur même du projet européen. La militarisation de la société, l'érosion des normes démocratiques, la consolidation du pouvoir technocratique et la répression de la dissidence ne sont pas des mesures de guerre temporaires : elles dessinent les contours d'un nouveau paradigme politique, né de la peur, de la dépendance et de l'inertie institutionnelle. Sous couvert de discours sécuritaires et de valeurs, les dirigeants européens ne défendent pas le continent ; ils renforcent sa subordination, à la fois à l'hégémonie déclinante de Washington et à leurs propres régimes défaillants.

    Thomas Fazi

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    Via Péonia

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    🔴 L'autodestruction de l'Europe par Thomas Fazi 📍Comment comprendre la posture apparemment autodestructrice de l'Europe ? Quatre dimensions interdépendantes peuvent expliquer la position de ses dirigeants : psychologique, politique, stratégique et transatlantique. Pour les étrangers, la politique européenne peut s'avérer difficile à déchiffrer de nos jours – et cela est particulièrement évident dans la réaction du continent face à l'évolution de la situation en Ukraine. Depuis le retour en force de Donald Trump et son initiative de négocier la fin du conflit russo-ukrainien, les dirigeants européens ont agi d'une manière qui semble défier la logique fondamentale des relations internationales – notamment le réalisme, qui postule que les États agissent avant tout pour promouvoir leurs propres intérêts stratégiques. Plutôt que de soutenir les efforts diplomatiques visant à mettre fin à la guerre, les dirigeants européens semblent déterminés à faire échouer les propositions de paix de Trump, à compromettre les négociations et à prolonger le conflit. Du point de vue des intérêts fondamentaux de l'Europe, cette situation est non seulement déroutante, mais aussi irrationnelle. La guerre en Ukraine, mieux décrite comme un conflit par procuration entre l'OTAN et la Russie, a infligé d'immenses dommages économiques aux industries et aux ménages européens, tout en aggravant considérablement les risques sécuritaires sur tout le continent. On pourrait bien sûr arguer que l'engagement de l'Europe dans la guerre était malavisé dès le départ, fruit d'un orgueil démesuré et d'une erreur de calcul stratégique, notamment la croyance erronée que la Russie subirait un effondrement économique et une défaite militaire rapides. Cependant, quelle que soit la logique de la réaction initiale de l'Europe à la guerre, on pourrait s'attendre, compte tenu de ses conséquences, à ce que les dirigeants européens saisissent avec empressement toute voie viable vers la paix – et, partant, l'occasion de rétablir les relations diplomatiques et la coopération économique avec la Russie. Au lieu de cela, ils ont réagi avec inquiétude face à la « menace » de paix. Loin de se réjouir de cette opportunité, ils ont doublé la mise : ils ont promis un soutien financier et militaire illimité à l'Ukraine et ont annoncé un plan de réarmement sans précédent, qui suggère que l'Europe se prépare à un affrontement militarisé à long terme avec la Russie, même en cas de règlement négocié. Comment interpréter cette posture apparemment autodestructrice ? Ce comportement peut sembler irrationnel à la lumière des intérêts généraux ou objectifs de l'Europe, mais il devient plus intelligible à travers le prisme des intérêts de ses dirigeants. Quatre dimensions interdépendantes peuvent contribuer à expliquer leur position : psychologique, politique, stratégique et transatlantique. D'un point de vue psychologique, les dirigeants européens se sont de plus en plus éloignés de la réalité. L'écart grandissant entre leurs attentes initiales et la trajectoire réelle de la guerre a créé une sorte de dissonance cognitive, les poussant à adopter des récits de plus en plus illusoires, notamment des appels alarmistes à se préparer à une guerre ouverte avec la Russie. Ce décalage n'est pas seulement rhétorique ; il révèle un malaise plus profond, leur vision du monde se heurtant à des réalités inconfortables sur le terrain. La psychologie offre également un éclairage sur la réaction de l'Europe face à Trump. Dans la mesure où Washington a toujours considéré l'OTAN comme un moyen d'assurer la subordination stratégique de l'Europe, la menace du président de réduire les engagements américains envers l'alliance pourrait offrir à l'Europe l'opportunité de se redéfinir comme un acteur autonome. Le problème est que l'Europe est enfermée dans une relation de dépendance à l'Amérique depuis si longtemps que, maintenant que Trump menace de déstabiliser sa dépendance historique en matière de sécurité 🔽 Image 2. l’Europe est incapable de saisir cette opportunité ; au contraire, elle tente de reproduire la politique étrangère agressive des États-Unis – de « devenir » inconsciemment l'Amérique. C'est pourquoi, après avoir volontairement sacrifié leurs propres intérêts sur l'autel de l'hégémonie américaine, ils se posent désormais en ultimes défenseurs des politiques mêmes qui les ont rendus inutiles. Il s'agit moins d'une démonstration de conviction réelle que d'un réflexe psychologique – une faible tentative de masquer l'humiliation d'être démasqués par leur patron comme de simples vassaux, une vaine mascarade d'« autonomie ». Au-delà des aspects psychologiques et symboliques, des calculs plus pragmatiques sont également en jeu. Pour la génération actuelle de dirigeants européens, admettre l'échec en Ukraine équivaudrait à un suicide politique, surtout compte tenu des coûts économiques immenses supportés par leurs propres populations. La guerre est devenue une sorte de justification existentielle de leur règne. Sans elle, leurs échecs seraient révélés au grand jour. À l'heure où les partis politiques établis subissent une pression croissante de la part des mouvements et partis « populistes », c'est une vulnérabilité qu'ils ne peuvent se permettre. Mettre fin à la guerre nécessiterait également de reconnaître que le mépris de l'OTAN pour les préoccupations sécuritaires russes a contribué à déclencher le conflit – une démarche qui remettrait en cause le discours dominant sur l'agression russe et mettrait en lumière les propres erreurs stratégiques de l'Europe. Face à ces dilemmes, les dirigeants européens ont choisi de camper sur leurs positions. La poursuite du conflit – et le maintien d'une attitude hostile envers la Russie – leur offre non seulement une bouée de sauvetage politique à court terme, mais aussi un prétexte pour consolider leur pouvoir intérieur, réprimer la dissidence et anticiper les futurs défis politiques. Ce qui peut apparaître comme une incohérence stratégique à première vue reflète, à y regarder de plus près, une tentative désespérée de gérer la dégradation interne en projetant sa force à l'étranger. Tout au long de l'histoire, les gouvernements ont souvent exagéré, gonflé ou carrément fabriqué les menaces extérieures à des fins de politique intérieure – une stratégie qui sert de multiples objectifs, allant de l'unification de la population et de la réduction au silence de la dissidence à la justification de l'augmentation des dépenses militaires et de l'expansion du pouvoir de l'État. Cela s'applique certainement à la situation actuelle en Europe. Sur le plan économique, on espère qu'une production de défense accrue contribuera à relancer les économies européennes anémiques – une forme grossière de keynésianisme militaire. Il n'est guère surprenant, à cet égard, que le pays menant la charge de remilitarisation soit l'Allemagne, dont l'économie a été la plus durement touchée par la guerre en Ukraine. Les plans de remilitarisation de l'Europe seront sans aucun doute une aubaine pour le complexe militaro-industriel du continent, qui enregistre déjà des gains records, mais il est peu probable qu'ils profitent aux Européens ordinaires, d'autant plus que l'augmentation des dépenses de défense entraînera inévitablement des coupes dans d'autres domaines, tels que les retraites, la santé et les systèmes de sécurité sociale. Janan Ganesh, chroniqueur au Financial Times, a exprimé la logique sous-jacente : « L'Europe doit réduire son État-providence pour construire un État guerrier. » 🔽 3. Cela dit, si les facteurs économiques jouent certainement un rôle, les véritables objectifs du programme de réarmement européen ne sont sans doute pas économiques, mais politiques. Au cours des quinze dernières années, l'Union européenne s'est transformée en un édifice de plus en plus autoritaire et antidémocratique. Sous la présidence d'Ursula von der Leyen, la Commission européenne a exploité crise après crise pour accroître son influence sur des domaines de compétence jusque-là considérés comme relevant des gouvernements nationaux – des budgets et de la politique de santé aux affaires étrangères et à la défense – au détriment du contrôle démocratique et de la responsabilité. Au cours des trois dernières années, l'Europe s'est militarisée de plus en plus. Ursula von der Leyen a profité de la crise ukrainienne pour se placer à la tête de la réponse du bloc, transformant ainsi la Commission, et l'UE dans son ensemble, en un bras étendu de l'OTAN. Aujourd'hui, sous couvert de « menace russe », Ursula von der Leyen entend accélérer considérablement ce processus de centralisation de la politique du bloc. Elle a déjà proposé, par exemple, d'acheter collectivement des armes au nom des États membres de l'UE, suivant le même modèle « j'achète, vous payez » utilisé pour l'approvisionnement en vaccins contre la Covid-19. Cela donnerait de fait à la Commission le contrôle de l'ensemble du complexe militaro-industriel des pays de l'UE, le dernier d'une longue série de coups d'État institutionnels orchestrés par Bruxelles. Il ne s'agit pas seulement d'intensifier la production d'armes. Bruxelles poursuit une militarisation globale de la société. Cette ambition se reflète dans l'application de plus en plus stricte de la politique étrangère de l'UE et de l'OTAN – depuis les menaces et les pressions exercées pour contraindre des dirigeants non alignés comme Viktor Orbán en Hongrie et Roberto Fico en Slovaquie à se conformer à leurs engagements jusqu'à l'exclusion pure et simple des candidats politiques critiques envers l'UE et l'OTAN, comme en Roumanie. Dans les années à venir, cette approche militarisée est appelée à devenir le paradigme dominant en Europe, car toutes les sphères de la vie – politique, économique, sociale, culturelle et scientifique – seront subordonnées au prétendu objectif de sécurité nationale, ou plutôt supranationale. Cela servira à justifier des politiques de plus en plus répressives et autoritaires, la menace d'« ingérence russe » étant invoquée comme prétexte fourre-tout pour tout, de la censure en ligne à la suspension des libertés civiles fondamentales – ainsi que, bien sûr, à la centralisation et à la verticalisation accrues de l'autorité de l'UE – surtout compte tenu des inévitabilités réactions négatives que ces politiques ne manqueront pas de susciter. Autrement dit, la « menace russe » constituera un ultime recours pour sauver le projet européen. Enfin, il y a la dimension transatlantique. Ce serait une erreur de considérer le clivage transatlantique actuel uniquement à travers le prisme des intérêts divergents des dirigeants européens et américains. Au-delà de ces divergences, des dynamiques plus profondes pourraient être à l'œuvre. Il n'est pas déraisonnable de supposer que les Européens pourraient, à un certain niveau, se coordonner avec l'establishment démocrate américain et la faction libérale-mondialiste de l'État permanent américain – le réseau d'intérêts bien ancrés qui englobe la bureaucratie, l'État sécuritaire et le complexe militaro-industriel américains. Ces réseaux, toujours actifs malgré la « guerre contre l'État profond » déclarée par Trump, ont un intérêt commun à faire dérailler les pourparlers de paix et à perturber la présidence de Trump. En d'autres termes, ce qui apparaît à première vue comme un affrontement entre l'Europe et les États-Unis pourrait en réalité être, plus fondamentalement, une lutte entre différentes factions de l'empire américain – et, dans une large mesure 🔽 4. au sein même de l'establishment américain – menée par l'intermédiaire de mandataires européens. Après tout, nombre des dirigeants européens actuels entretiennent des liens étroits avec ces réseaux. Les États-Unis ont, bien sûr, une longue histoire d'influence politique en Europe. Au fil des décennies, ils ont tissé des liens institutionnels solides avec les appareils d'État des pays d'Europe occidentale, notamment au sein de leurs services de défense et de renseignement. De plus, l'establishment américain exerce une influence considérable sur le discours public européen par le biais des principaux médias anglophones et des groupes de réflexion. Ces groupes de réflexion, tels que le German Marshall Fund, le National Endowment for Democracy, le Council on Foreign Relations et l'Atlantic Council, contribuent à façonner les discours politiques qui dominent la société européenne – et sont aujourd'hui à l'avant-garde de la promotion de l'idée selon laquelle « l'absence d'accord vaut mieux qu'un mauvais accord ». Ses origines remontent à la Guerre froide, où les États-Unis promouvaient activement l'intégration européenne comme rempart contre l'Union soviétique. Autrement dit, l'UE, notamment à travers ses premières moutures, a toujours été attachée à l'atlantisme, et ce sentiment n'a fait que s'intensifier après la Guerre froide. C'est pourquoi l'establishment technocratique de l'UE – et plus particulièrement la Commission européenne – a toujours été davantage aligné sur les États-Unis que sur les gouvernements nationaux européens. Ursula von der Leyen, surnommée « la présidente américaine de l'Europe », illustre parfaitement cet alignement, œuvrant sans relâche pour maintenir l'engagement de l'UE envers la stratégie géopolitique agressive des États-Unis, notamment à l'égard de la Russie et de l'Ukraine. L'OTAN a toujours été un outil essentiel de cette alliance, jouant aujourd'hui un rôle crucial pour contrer les efforts de Trump visant à modifier l'approche américaine envers la Russie. Dans ce contexte, la position de l'Europe, bien qu'apparemment dirigée contre Trump, découle du constat que certains membres de la classe dirigeante américaine s'opposent fermement aux ouvertures de Trump à Poutine, nourrissent une profonde animosité envers la Russie et perçoivent les menaces du président de se désengager de l'OTAN et de saper d'autres piliers de l'ordre d'après-guerre comme un défi stratégique aux systèmes qui ont soutenu l'hégémonie américaine pendant des décennies. Ce lien pourrait expliquer les politiques « irrationnelles » de certains dirigeants européens, du moins du point de vue des intérêts objectifs de l'Europe – d'abord leur soutien aveugle à la guerre par procuration menée par les États-Unis en Ukraine, puis leur insistance à poursuivre la guerre à tout prix. Selon ce récit, les objectifs de l'establishment transatlantique semblent clairs : diaboliser Trump, le présenter comme un « partisan de la complaisance envers Poutine » ; et attiser les inquiétudes européennes quant à leur vulnérabilité militaire, notamment en exagérant la menace russe, afin de pousser l'opinion publique à accepter une augmentation des dépenses de défense et la poursuite de la guerre aussi longtemps que possible. Dans cette guerre civile transatlantique, aucun des deux camps n'a véritablement à cœur les intérêts de l'Europe. La faction trumpienne considère l'Europe comme une rivale économique, Trump lui-même critiquant à maintes reprises l'UE, la qualifiant d'« atrocité » visant à « escroquer » l'Amérique – et envisage désormais d'imposer de lourds droits de douane à l'Europe. De son côté, la faction libérale-mondialiste considère l'Europe comme un front crucial dans la guerre par procuration contre la Russie. Dans ce contexte, un scénario où les Européens prolongeraient la guerre en Ukraine – du moins à court terme – pourrait être perçu comme un compromis entre les deux factions. Les États-Unis pourraient se sortir du bourbier ukrainien 🔽 5/5 tout en poursuivant leur rapprochement avec la Russie et en se concentrant sur la Chine et la région Asie-Pacifique, tout en imputant la responsabilité de l'échec de la paix à Zelensky et aux Européens. Parallèlement, l'engagement continu de l'Europe dans la guerre renforce sa séparation économique et géopolitique avec la Russie et sa dépendance économique envers les États-Unis, notamment dans le contexte de la hausse de ses dépenses de défense, dont une grande partie profiterait au complexe militaro-industriel américain. Parallèlement, les représentants européens de l'establishment libéral-mondialiste continueraient d'utiliser la menace russe pour asseoir leur pouvoir. Globalement, cet arrangement pourrait être jugé acceptable par les deux parties. Autrement dit, comme l'a suggéré le géopolitologue Brian Berletic, ce qui est souvent présenté dans les médias comme une « fracture transatlantique » sans précédent pourrait, en réalité, s'apparenter davantage à une « division du travail » dans laquelle les Européens maintiendraient la pression sur la Russie tandis que les États-Unis tourneraient leur attention vers la Chine. Il ressort de cette analyse le portrait d'une classe politique européenne en proie à une profonde crise de légitimité, coincée entre pressions extérieures et déclin interne. Loin d'agir dans l'intérêt rationnel et stratégique de leurs nations, les dirigeants européens semblent de plus en plus dépendants des structures de pouvoir transatlantiques, des impératifs politiques nationaux et des réflexes psychologiques façonnés par des décennies de dépendance et de déni. Leur réponse à la guerre en Ukraine – et à la présence renouvelée de Trump sur la scène internationale – reflète moins une stratégie géopolitique cohérente qu'une tentative effrénée de préserver par tous les moyens un ordre mondial en déclin. Dans ce contexte, les actions de l'Europe ne sont pas simplement malavisées ; elles sont symptomatiques d'un dysfonctionnement plus profond au cœur même du projet européen. La militarisation de la société, l'érosion des normes démocratiques, la consolidation du pouvoir technocratique et la répression de la dissidence ne sont pas des mesures de guerre temporaires : elles dessinent les contours d'un nouveau paradigme politique, né de la peur, de la dépendance et de l'inertie institutionnelle. Sous couvert de discours sécuritaires et de valeurs, les dirigeants européens ne défendent pas le continent ; ils renforcent sa subordination, à la fois à l'hégémonie déclinante de Washington et à leurs propres régimes défaillants. Thomas Fazi • • • Via Péonia Liens de l'article : https://threadreaderapp.com/thread/1920002395339210907.html ou https://x.com/Galadriell__/status/1920002395339210907
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  • "Aux chroniqueurs, que tous ceux qui ont voté oui à l'Ukraine donnent leur salaire !"
    Maître Fabrice Di VIzio sur le plateau de TPMP

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  • "Sache, lecteur, qu’il existe divers moyens d’empêcher une personne d’exprimer ses pensées : soit on la censure franchement, c’est-à-dire on la met au « cachot des idées » : on ne lui donne jamais la parole, on l’élimine de la scène publique, soit au contraire on l’invite pour mieux la ridiculiser, la déstabiliser devant un parterre de persifleurs fustigeurs. Cela dans l’unique but de la décrédibiliser. La diabolisation, la moquerie, la diffamation, sont des armes mortelles aux mains de la « bien-pensance » soutenue par les chaînes audiovisuelles. Combien de philosophes, de chroniqueurs, d’artistes ou de scientifiques de renom, après être tombés dans des traquenards médiatico-sophistes, passent pour des charlatans, des illuminés, des séniles, bref de dangereux personnages qu’il faut chasser ? Le but de ces guets-apens médiatiques est de les mettre à mort socialement pour que les questions qu’ils soulèvent et qui dérangent la doxa soient étouffées et cela afin que cette doxa ou, ce qui est pareil, le récit des puissants, poursuive tranquillement son but !"

    Le Printemps humain : de l'éveil des consciences naîtra la démocratie. Essai


    Alexis Haupt Philosophie
    @AlexisPhilo

    11:10 AM · 21 oct. 2024 · 3 797 vues

    https://x.com/AlexisPhilo/status/1848290859332059520
    "Sache, lecteur, qu’il existe divers moyens d’empêcher une personne d’exprimer ses pensées : soit on la censure franchement, c’est-à-dire on la met au « cachot des idées » : on ne lui donne jamais la parole, on l’élimine de la scène publique, soit au contraire on l’invite pour mieux la ridiculiser, la déstabiliser devant un parterre de persifleurs fustigeurs. Cela dans l’unique but de la décrédibiliser. La diabolisation, la moquerie, la diffamation, sont des armes mortelles aux mains de la « bien-pensance » soutenue par les chaînes audiovisuelles. Combien de philosophes, de chroniqueurs, d’artistes ou de scientifiques de renom, après être tombés dans des traquenards médiatico-sophistes, passent pour des charlatans, des illuminés, des séniles, bref de dangereux personnages qu’il faut chasser ? Le but de ces guets-apens médiatiques est de les mettre à mort socialement pour que les questions qu’ils soulèvent et qui dérangent la doxa soient étouffées et cela afin que cette doxa ou, ce qui est pareil, le récit des puissants, poursuive tranquillement son but !" Le Printemps humain : de l'éveil des consciences naîtra la démocratie. Essai Alexis Haupt Philosophie @AlexisPhilo 11:10 AM · 21 oct. 2024 · 3 797 vues https://x.com/AlexisPhilo/status/1848290859332059520
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  • Alexis Haupt Philosophie
    @AlexisPhilo

    "N’empêche, je crois que l'on sous-estime une chose : l'état d'esprit des gens qui ont été ostracisés pendant le Covid. Ostracisés pour avoir prôné la pharmacovigilance, ostracisés pour avoir eu raison avant tout le monde, ostracisés pour avoir défendu le droit de disposer de leurs corps, ostracisés pour s'être opposés à un État totalitaire. En effet, une véritable cassure s'est produite dans l'esprit de ces personnes. Une cassure qui se réparera petit à petit avec le temps mais qui ne disparaîtra jamais totalement. A nouveau, je crois que les personnes qui ne se sont pas opposées au totalitarisme ne mesurent pas à quel point le propos que je soulève ici est réel et sérieux. À titre d'exemple, pour ma part, en plein Covid, c'est-à-dire en pleine dérive totalitaire et en plein délire collectif, je m’étais préparé. Préparé au pire. En effet, après m'avoir interdit de m'asseoir aux terrasses de café ou d'entrer dans les restaurants avec les "gens normaux" au motif que j'étais un "pestiféré", après m'avoir interdit de prendre les transports en commun pour la même raison, de visiter des proches à l’hôpital pour la même raison, de rentrer dans certaines galeries marchandes ou grandes surfaces pour la même raison, etc. , et en entendant le discours de haine de certaines personnes - politiques, chroniqueurs ou journalistes - vis-à-vis des non-vaccinés (rappelons-nous qu'on voulait nous "emmerder", venir nous chercher à notre domicile, nous laisser mourir dans notre coin si nous avions besoin de soins urgents ou d'être opérés, nous mettre dans des camps...), eh bien après tout cela disais-je, je m'étais préparé au pire. À un moment, j'avais intériorisé l'idée : "eh bien soit, si après m'avoir retiré tous mes droits et libertés fondamentales, ils veulent me mettre en prison, qu'ils m'y mettent".
    Je ne sais pas si les gens mesurent la gravité de ce que je j'explique ici. Je suis en train de dire que je m'étais préparé psychologiquement à ce que l'on m'incarcère éventuellement. Bref, tout cela pour dire que l'on ne revient pas d'une telle période comme si de rien n'était. Aujourd'hui, les personnes non-vaccinées portent en elles des blessures que les autres n'ont pas connues et ne comprendront par conséquent jamais. De ce point de vue là, le Covid ne terminera jamais. Cette période est inscrite dans la chair de nombre d'êtres humains et je suis heureux de faire partie de ceux qui ont tenté et qui tentent encore aujourd’hui de mettre des mots sur ce qu'ont vécu ces humains qui ont été de véritables boucs émissaires. Que ce soit pour les aider à aller mieux ou pour leur rendre justice. Ce que nous avons vécu nous autres les "non-vaccinés" est d'une extrême gravité, mais cela nous donne un avantage certain sur la majorité de la population, laquelle vit encore dans le "déni de tyrannie*" ou dans le Médiavers** : nous savons ce dont sont capables nos dirigeants, nos médias et l’élite ploutocratique qui les pilote. Nous connaissons leurs intentions et leur degré de malveillance. C'est là un avantage certain ! Eh oui, tout compte fait, il y a bien une choses contre laquelle nous sommes vaccinés nous autres les "complotistes" : leur propagande, leur manipulation et leurs mensonges."

    Alexis Haupt

    7:51 AM · 30 juil. 2024 · 79,2 k vues

    https://x.com/AlexisPhilo/status/1818162590029115536
    Alexis Haupt Philosophie @AlexisPhilo "N’empêche, je crois que l'on sous-estime une chose : l'état d'esprit des gens qui ont été ostracisés pendant le Covid. Ostracisés pour avoir prôné la pharmacovigilance, ostracisés pour avoir eu raison avant tout le monde, ostracisés pour avoir défendu le droit de disposer de leurs corps, ostracisés pour s'être opposés à un État totalitaire. En effet, une véritable cassure s'est produite dans l'esprit de ces personnes. Une cassure qui se réparera petit à petit avec le temps mais qui ne disparaîtra jamais totalement. A nouveau, je crois que les personnes qui ne se sont pas opposées au totalitarisme ne mesurent pas à quel point le propos que je soulève ici est réel et sérieux. À titre d'exemple, pour ma part, en plein Covid, c'est-à-dire en pleine dérive totalitaire et en plein délire collectif, je m’étais préparé. Préparé au pire. En effet, après m'avoir interdit de m'asseoir aux terrasses de café ou d'entrer dans les restaurants avec les "gens normaux" au motif que j'étais un "pestiféré", après m'avoir interdit de prendre les transports en commun pour la même raison, de visiter des proches à l’hôpital pour la même raison, de rentrer dans certaines galeries marchandes ou grandes surfaces pour la même raison, etc. , et en entendant le discours de haine de certaines personnes - politiques, chroniqueurs ou journalistes - vis-à-vis des non-vaccinés (rappelons-nous qu'on voulait nous "emmerder", venir nous chercher à notre domicile, nous laisser mourir dans notre coin si nous avions besoin de soins urgents ou d'être opérés, nous mettre dans des camps...), eh bien après tout cela disais-je, je m'étais préparé au pire. À un moment, j'avais intériorisé l'idée : "eh bien soit, si après m'avoir retiré tous mes droits et libertés fondamentales, ils veulent me mettre en prison, qu'ils m'y mettent". Je ne sais pas si les gens mesurent la gravité de ce que je j'explique ici. Je suis en train de dire que je m'étais préparé psychologiquement à ce que l'on m'incarcère éventuellement. Bref, tout cela pour dire que l'on ne revient pas d'une telle période comme si de rien n'était. Aujourd'hui, les personnes non-vaccinées portent en elles des blessures que les autres n'ont pas connues et ne comprendront par conséquent jamais. De ce point de vue là, le Covid ne terminera jamais. Cette période est inscrite dans la chair de nombre d'êtres humains et je suis heureux de faire partie de ceux qui ont tenté et qui tentent encore aujourd’hui de mettre des mots sur ce qu'ont vécu ces humains qui ont été de véritables boucs émissaires. Que ce soit pour les aider à aller mieux ou pour leur rendre justice. Ce que nous avons vécu nous autres les "non-vaccinés" est d'une extrême gravité, mais cela nous donne un avantage certain sur la majorité de la population, laquelle vit encore dans le "déni de tyrannie*" ou dans le Médiavers** : nous savons ce dont sont capables nos dirigeants, nos médias et l’élite ploutocratique qui les pilote. Nous connaissons leurs intentions et leur degré de malveillance. C'est là un avantage certain ! Eh oui, tout compte fait, il y a bien une choses contre laquelle nous sommes vaccinés nous autres les "complotistes" : leur propagande, leur manipulation et leurs mensonges." Alexis Haupt 7:51 AM · 30 juil. 2024 · 79,2 k vues https://x.com/AlexisPhilo/status/1818162590029115536
    D'accord
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  • Le 15 juillet dernier, ce chroniqueur, ex-parlementaire anglais, écrivait dans le très sérieux "The Telegraph" que c'est fini pour Poutine et que la Russie va s'effondrer...

    Le 9 décembre, il écrit que l'Europe tremble et que la Russie gagne.
    Comment voulez-vous encore croire en ces médias ?

    Silvano Trotta
    Le 15 juillet dernier, ce chroniqueur, ex-parlementaire anglais, écrivait dans le très sérieux "The Telegraph" que c'est fini pour Poutine et que la Russie va s'effondrer... Le 9 décembre, il écrit que l'Europe tremble et que la Russie gagne. Comment voulez-vous encore croire en ces médias ? Silvano Trotta
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  • L’humoriste et chroniqueur à France Inter Guillaume Meurice est accusé d’antisémitisme suite à sa chronique où il qualifie le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou de
    nazi sans prépuce.

    👉 https://t.me/quoi2news
    L’humoriste et chroniqueur à France Inter Guillaume Meurice est accusé d’antisémitisme suite à sa chronique où il qualifie le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou de nazi sans prépuce. 👉 https://t.me/quoi2news
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  • "De la fabrique du consentement

    L'oligarque Kretinsky maintient depuis des années sous assistance respiratoire des organes de "presse" toujours plus avariés comme Libération, Marianne ou Franc Tireur.

    Il le fait en pure perte, et les finance dans le seul but de s'en servir en tant que relais d'influence au sein du pouvoir français, en s'alliant ponctuellement à Xavier Niel ou Patrick Drahi pour ce faire.

    Via leurs hommes de main, ils y contrôlent les désignations, recrutements, lignes éditoriales, de façon discrète et invisible pour les rédactions.

    Ils désignent les cibles, donnent les ordres qui seront répercutés et appliqués par leurs subordonnés - directeurs de la rédaction, rédacteurs en chef etc - sans que les journalistes ne soient informés de l'origine des instructions données, ni des intentions qui y présidaient.

    Ils forment par ailleurs peu à peu des ensembles d'hommes et de femmes choisis avec attention pour, notamment, leur absence d'esprit critique et d'initiative, hommes et femmes qui se mueront en leurs instruments inconscients, sans avoir à être dirigés ou censurés.

    C'est la parabole de la laisse et du chien contée par Chomsky. Celui-ci rencontrait un jour un journaliste qui lui assurait n'avoir jamais reçu d'instructions dans son métier. Chomsky lui répondait: "c'est bien parce qu'ils savaient qu'ils n'auraient jamais à vous en donner qu'ils vous ont recruté. Le chien qui ne cherche jamais à s'enfuir ne sait pas qu'il est tenu en laisse".

    Des organes de presse autrefois honorables et réfléchis se voient ainsi transformés en havres de médiocrité, ce qui suscite le rejet de la société et, les fragilisant, les place en situation de dépendance croissante à leur égard.

    Voilà nos rédactions transformées en des instruments aveugles où la bêtise règne, car déliées de toute exigence intellectuelle ou de lectorat, mues par la servilité et l'obéissance. Des plumes serves oui et instrumentales, qui suscitent une détestation grandissante, les poussant toujours plus dans les jupes du scandale, alternant entre arrogance, suffisance et néant de l'âme et de la pensée.

    Nous voilà qui pénétrons en le règne de la médiocrité.

    Ceux qui ne sont plus désormais journalistes mais employés d'oligarques se voient tendanciellement transformés en machines à détruire les réputations des honnêtes hommes, ces dissidents, intellectuels et opposants, non sur ordre, mais par ressentiment. Les voilà honnis pour leur liberté, leur capacité à faire et à penser.

    Voilà donc que s'organise une guerre de tranchées, entre être libres et serfs avariés, nourris et engorgés par des oligarques qui, ce faisant, se constituent naturellement des alliés.

    Au sein de ce monde, il y a les hiérarchies. Les maîtres, comme Denis Olivennes, qui auront récolté des millions au cours de leur carrière, pillant les ressources de l'Etat pour en arracher d'autant plus au privé, se vendant à l'intérêt du petit monde après avoir été pour celui du plus grand nombre formés. Comme lui, Arnaud de Puyfontaine, Arthur Dreyfuss, Nicolas Bazire, Louis Dreyfus... gèrent dans l'ombre les parcelles d'empires de leurs oligarques contre des millions d'euros accumulés.

    Les chefs qui leurs sont délégués, comme Natacha Polony, Raphaël Enthoven, Dov Alfon, Alexis Brezet et Vincent Tremolet, Jérôme Fénoglio et Caroline Monnot, Etienne Gernelle, Geoffroy Lejeune, Bruno Jeudy, Marc-Olivier Fogiel, Rodolphe Belmer et Ari Aprikian, Serge Nedjar et Franck Appietto, Constance Benqué et Jérome Béglé... sont chèrement payés pour servir de relais, offrir une couverture à double face, interfaces entre les maîtres et les rédactions. Chevaux de Troie chargés d'apporter le vernis qu'exige la profession, ils sont alternativement gestionnaires, intellectuels ou figures incarnantes, toujours à la fois dominants et dominés, toujours inquiets et inquiétés.

    Les chroniqueurs stars et les signatures, caprices des rois, aristocrates payés des fortunes ou bénéficiant de larges disponibilités pour distraire la foule et peaufiner une parole dont on valorise l'identité. De BHL à Zemmour en passant par Davet et Lhomme, Bacqué et Chemin, Praud et Mabrouk, Schneider et Cabana, El Krief et Salamé, et sous d'autres formes, Barthès et Hanouna, leurs destins sont plus ou moins durables, plus ou moins brillants, et peuvent adopter plusieurs formes: "enquêteurs" chevronnés, commentateurs avariés, mondains avinés... Parfois, comme Fogiel, Enthoven, Robert, Polony ou Jeudy, ont-ils joui de cette liberté encadrée et chèrement payée avant de se voir acheter pour, notoriété aidant, à des postes d'encadrement s'installer.

    Les petits chefs, comme l'infinité d'adjoints, rédacteurs en chef, chefs de service... absorbés par le miroir aux alouettes de primes, statuts, abattant un travail conséquent, regardant avec envie ce petit monde, pris entre contraintes paradoxales, à la fois obéissant et ordonnant, véritables machines à blanchir et rouages essentiels de la machine à aplanir, formater et accoupler.

    Les "simples journalistes", au revenu stable mais souvent à peine confortable, à la liberté rare et plus rarement encore explorée, prêts à tout pour se faire bien voir et se distinguer, réduits cependant à un formatage confinant à l'esclavage.

    Les pigistes enfin, les plus corvéables, précaires, prolétarisés, véritable armée de réserve, aussi vite utilisés que substitués.

    Tous ont pour fonction de saturer l'espace public "d'informations", fausses polémiques, "révélations" et compromissions diverses où se recyclent les règlements de comptes de tous les pouvoirs, où s'éliminent les libres pensées.

    Ce système assure aux classes dominantes son emprise sur notre "démocratie" électorale, qui présente aux français candidats et débats toujours plus dégoûtants et éloignés de leurs intérêts.

    Elle effondre le niveau moyen de nos sociétés, où les membres les plus visibles se voient sélectionnés toujours plus pour leur capacité à se compromettre et leur compatibilité avec des mondes toujours plus stérilisés.

    Trafiquer l'information, devenir oligarque, c'est devenir être de pouvoir, en se donnant la possibilité d'abattre ou de protéger. Servir un oligarque, c'est s'assurer de bénéficier des ressources que l'oligarque aura arraché, et de la protection qu'il aura fécondé.

    C'est par ailleurs, en se montrant en capacité d'influencer l'opinion, de valoriser ou détruire telle ou telle personnalité, contrôler le pouvoir politique, qui en un système électif, dépend du vote des citoyens, c'est-à-dire des opinions, c'est-à-dire de l'information qui seront véhiculées, et des sentiments d'identification qui se verront amoindris ou renforcés à l'égard des personnalités qui auront été par ce biais exposées.

    Et contrôler le pouvoir politique, c'est non seulement s'assurer la tranquillité et l'impunité, mais également, à travers l'Etat, la principale machine à capter des ressources - via la taxe et l'impôt - et les concentrer avant de les redistribuer.

    C'est-à-dire s'assurer de sa capacité à piller et exploiter.

    Toute participation en ces conditions à une quelconque forme d'élection, à une quelconque forme de publicisation, à une quelconque forme de compromission avec ces êtres relève, volontairement ou non, de la prostitution."

    Juan Branco

    https://twitter.com/anatolium/status/1717045512468136166
    "De la fabrique du consentement L'oligarque Kretinsky maintient depuis des années sous assistance respiratoire des organes de "presse" toujours plus avariés comme Libération, Marianne ou Franc Tireur. Il le fait en pure perte, et les finance dans le seul but de s'en servir en tant que relais d'influence au sein du pouvoir français, en s'alliant ponctuellement à Xavier Niel ou Patrick Drahi pour ce faire. Via leurs hommes de main, ils y contrôlent les désignations, recrutements, lignes éditoriales, de façon discrète et invisible pour les rédactions. Ils désignent les cibles, donnent les ordres qui seront répercutés et appliqués par leurs subordonnés - directeurs de la rédaction, rédacteurs en chef etc - sans que les journalistes ne soient informés de l'origine des instructions données, ni des intentions qui y présidaient. Ils forment par ailleurs peu à peu des ensembles d'hommes et de femmes choisis avec attention pour, notamment, leur absence d'esprit critique et d'initiative, hommes et femmes qui se mueront en leurs instruments inconscients, sans avoir à être dirigés ou censurés. C'est la parabole de la laisse et du chien contée par Chomsky. Celui-ci rencontrait un jour un journaliste qui lui assurait n'avoir jamais reçu d'instructions dans son métier. Chomsky lui répondait: "c'est bien parce qu'ils savaient qu'ils n'auraient jamais à vous en donner qu'ils vous ont recruté. Le chien qui ne cherche jamais à s'enfuir ne sait pas qu'il est tenu en laisse". Des organes de presse autrefois honorables et réfléchis se voient ainsi transformés en havres de médiocrité, ce qui suscite le rejet de la société et, les fragilisant, les place en situation de dépendance croissante à leur égard. Voilà nos rédactions transformées en des instruments aveugles où la bêtise règne, car déliées de toute exigence intellectuelle ou de lectorat, mues par la servilité et l'obéissance. Des plumes serves oui et instrumentales, qui suscitent une détestation grandissante, les poussant toujours plus dans les jupes du scandale, alternant entre arrogance, suffisance et néant de l'âme et de la pensée. Nous voilà qui pénétrons en le règne de la médiocrité. Ceux qui ne sont plus désormais journalistes mais employés d'oligarques se voient tendanciellement transformés en machines à détruire les réputations des honnêtes hommes, ces dissidents, intellectuels et opposants, non sur ordre, mais par ressentiment. Les voilà honnis pour leur liberté, leur capacité à faire et à penser. Voilà donc que s'organise une guerre de tranchées, entre être libres et serfs avariés, nourris et engorgés par des oligarques qui, ce faisant, se constituent naturellement des alliés. Au sein de ce monde, il y a les hiérarchies. Les maîtres, comme Denis Olivennes, qui auront récolté des millions au cours de leur carrière, pillant les ressources de l'Etat pour en arracher d'autant plus au privé, se vendant à l'intérêt du petit monde après avoir été pour celui du plus grand nombre formés. Comme lui, Arnaud de Puyfontaine, Arthur Dreyfuss, Nicolas Bazire, Louis Dreyfus... gèrent dans l'ombre les parcelles d'empires de leurs oligarques contre des millions d'euros accumulés. Les chefs qui leurs sont délégués, comme Natacha Polony, Raphaël Enthoven, Dov Alfon, Alexis Brezet et Vincent Tremolet, Jérôme Fénoglio et Caroline Monnot, Etienne Gernelle, Geoffroy Lejeune, Bruno Jeudy, Marc-Olivier Fogiel, Rodolphe Belmer et Ari Aprikian, Serge Nedjar et Franck Appietto, Constance Benqué et Jérome Béglé... sont chèrement payés pour servir de relais, offrir une couverture à double face, interfaces entre les maîtres et les rédactions. Chevaux de Troie chargés d'apporter le vernis qu'exige la profession, ils sont alternativement gestionnaires, intellectuels ou figures incarnantes, toujours à la fois dominants et dominés, toujours inquiets et inquiétés. Les chroniqueurs stars et les signatures, caprices des rois, aristocrates payés des fortunes ou bénéficiant de larges disponibilités pour distraire la foule et peaufiner une parole dont on valorise l'identité. De BHL à Zemmour en passant par Davet et Lhomme, Bacqué et Chemin, Praud et Mabrouk, Schneider et Cabana, El Krief et Salamé, et sous d'autres formes, Barthès et Hanouna, leurs destins sont plus ou moins durables, plus ou moins brillants, et peuvent adopter plusieurs formes: "enquêteurs" chevronnés, commentateurs avariés, mondains avinés... Parfois, comme Fogiel, Enthoven, Robert, Polony ou Jeudy, ont-ils joui de cette liberté encadrée et chèrement payée avant de se voir acheter pour, notoriété aidant, à des postes d'encadrement s'installer. Les petits chefs, comme l'infinité d'adjoints, rédacteurs en chef, chefs de service... absorbés par le miroir aux alouettes de primes, statuts, abattant un travail conséquent, regardant avec envie ce petit monde, pris entre contraintes paradoxales, à la fois obéissant et ordonnant, véritables machines à blanchir et rouages essentiels de la machine à aplanir, formater et accoupler. Les "simples journalistes", au revenu stable mais souvent à peine confortable, à la liberté rare et plus rarement encore explorée, prêts à tout pour se faire bien voir et se distinguer, réduits cependant à un formatage confinant à l'esclavage. Les pigistes enfin, les plus corvéables, précaires, prolétarisés, véritable armée de réserve, aussi vite utilisés que substitués. Tous ont pour fonction de saturer l'espace public "d'informations", fausses polémiques, "révélations" et compromissions diverses où se recyclent les règlements de comptes de tous les pouvoirs, où s'éliminent les libres pensées. Ce système assure aux classes dominantes son emprise sur notre "démocratie" électorale, qui présente aux français candidats et débats toujours plus dégoûtants et éloignés de leurs intérêts. Elle effondre le niveau moyen de nos sociétés, où les membres les plus visibles se voient sélectionnés toujours plus pour leur capacité à se compromettre et leur compatibilité avec des mondes toujours plus stérilisés. Trafiquer l'information, devenir oligarque, c'est devenir être de pouvoir, en se donnant la possibilité d'abattre ou de protéger. Servir un oligarque, c'est s'assurer de bénéficier des ressources que l'oligarque aura arraché, et de la protection qu'il aura fécondé. C'est par ailleurs, en se montrant en capacité d'influencer l'opinion, de valoriser ou détruire telle ou telle personnalité, contrôler le pouvoir politique, qui en un système électif, dépend du vote des citoyens, c'est-à-dire des opinions, c'est-à-dire de l'information qui seront véhiculées, et des sentiments d'identification qui se verront amoindris ou renforcés à l'égard des personnalités qui auront été par ce biais exposées. Et contrôler le pouvoir politique, c'est non seulement s'assurer la tranquillité et l'impunité, mais également, à travers l'Etat, la principale machine à capter des ressources - via la taxe et l'impôt - et les concentrer avant de les redistribuer. C'est-à-dire s'assurer de sa capacité à piller et exploiter. Toute participation en ces conditions à une quelconque forme d'élection, à une quelconque forme de publicisation, à une quelconque forme de compromission avec ces êtres relève, volontairement ou non, de la prostitution." Juan Branco https://twitter.com/anatolium/status/1717045512468136166
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  • Il y’a marqué « DESTITUTION » et pas « Macron Destitution »… TPMP toujours à l’ouest. Ils ont quand même respecté les résultats du sondage sur ❎ (Twitter)
    https://www.lelibrepenseur.org/les-chroniqueurs-macronistes-de-tpm-en-total-dephasage-avec-le-peuple/
    Il y’a marqué « DESTITUTION » et pas « Macron Destitution »… TPMP toujours à l’ouest. Ils ont quand même respecté les résultats du sondage sur ❎ (Twitter) https://www.lelibrepenseur.org/les-chroniqueurs-macronistes-de-tpm-en-total-dephasage-avec-le-peuple/
    WWW.LELIBREPENSEUR.ORG
    Les chroniqueurs macronistes de TPMP en total déphasage avec le peuple !
    Voici encore la démonstration du complet décalage entre les chroniqueurs télé de C8, plus spécifiquement de TPMP, avec la population.
    J'adore
    1
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  • "La vidéo a été supprimée, car elle ne correspondait pas au standard de la communauté...c'est quoi les standards ?" Extrait du Débriefing du 8 septembre 2023 avec les journaliste et chroniqueur, Nicolas Vidal et Remy Juste Milieu.
    Article : https://www.francesoir.fr/videos-les-debriefings/entretien-nicolas-vidal-et-remy-watremez
    "La vidéo a été supprimée, car elle ne correspondait pas au standard de la communauté...c'est quoi les standards ?" Extrait du Débriefing du 8 septembre 2023 avec les journaliste et chroniqueur, Nicolas Vidal et Remy Juste Milieu. Article : https://www.francesoir.fr/videos-les-debriefings/entretien-nicolas-vidal-et-remy-watremez
    WoW
    2
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  • "À relayer svp : le journal The Spectator publie une analyse très fouillée qui montre comment la presse occidentale fait monter le concept de « confinement climatique » et pousse les gouvernements à s’en emparer !
    Être informé et défendre la liberté !"
    Florian Philippot
    ➡️

    Pourquoi les médias poussent à des délires de confinements climatiques

    Ils créent les conditions pour que nos politiciens les mettent en œuvre.

    25 juillet 2023 | 4:16 pm

    En février 2021, j'ai écrit un article ici, au Spectator, intitulé "Êtes-vous prêts pour les confinements climatiques ?" Cet article portait sur la prévisibilité de la direction prise par le mouvement alarmiste sur le climat et sur son empressement à envisager d'utiliser le modèle des confinements Covid en Europe et aux États-Unis pour traiter les questions environnementales. Depuis, le mouvement s'est rapproché de cette idée. Aujourd'hui, alors que des vagues de chaleur s'abattent sur la planète pendant les mois les plus chauds de l'été, les médias ne sont plus aussi subtils sur cette idée, pas plus que l'administration Biden.

    Le type de fermeture auquel je fais référence, et auquel les hackers soucieux du climat font allusion, n'est pas (encore) le fait d'une action gouvernementale directe, mais plutôt la forte suggestion de "rester à la maison et de se protéger". Une autre idée qui fait son chemin est que les coupures totales d'électricité dans les grandes métropoles, et pas seulement les coupures tournantes, pourraient jouer un rôle dans la lutte contre le changement climatique.

    Au Los Angeles Times, par exemple, Sammy Roth a publié le week-end dernier un article intitulé "Une panne d'électricité occasionnelle aiderait-elle à résoudre le problème du changement climatique ?". Dans cet article, M. Roth plaide également en faveur de "dizaines de millions de véhicules électriques sur les routes et de dizaines de millions de pompes à chaleur électriques dans les foyers". Soit Roth ne se rend pas compte du dilemme que représente l'électrification de l'environnement, soit il n'est pas conscient de l'importance d'un tel projet. Soit Roth ne se rend pas compte du dilemme que représente l'électrification de tous les appareils ménagers, y compris les thermostats, les réservoirs d'eau et les cuisinières, tout en préconisant d'importantes coupures du réseau électrique - soit, ce qui est pire, il s'en rend compte.

    Dans le New York Times, Alisha Haridasani Gupta a porté à un autre niveau l'habituel discours alarmiste sur les journées chaudes en posant directement la question "Is It Safe to Go Outside ? Comment naviguer dans cet été cruel". Gupta hyperventile face à "un été de températures extrêmes aux États-Unis, au cours duquel sortir peut s'avérer périlleux".

    Cette semaine, à l'université du Colorado à Boulder, les visites du campus ont été annulées alors que les températures dépassaient à peine les 90 degrés. Dans un avis adressé aux participants, l'université a écrit : "À la suite de votre séance d'information, nous n'effectuerons pas la visite du campus pour votre sécurité, celle de nos invités et celle de nos guides étudiants ambassadeurs." CU-Boulder a remplacé les visites par un panel d'écoute.

    Il faut s'attendre à ce que cette tendance prenne de l'ampleur, avec davantage de panels et de réunions de type Zoom et des ordres de rester à la maison de la part d'institutions regorgeant de membres de la classe pyjama qui s'agrippent à leur couverture.

    Soulignez la tendance des médias à publier des articles suggérant un verrouillage climatique en douceur, et vous les verrez riposter selon leur mode habituel : en déclarant que toute reconnaissance de ces histoires est le résultat d'une théorie du complot, comme l'a prétendu NBC News au début de ce mois.

    Cela ne veut pas dire que l'administration Biden, le président ou son envoyé pour le climat et les responsables de la santé vont sortir demain et proposer une plateforme "quinze jours pour ralentir la chaleur", mais ils n'ont pas besoin de le faire. Ils savent que leurs alliés des grands médias ont adopté une stratégie consistant à effrayer les gens pour qu'ils n'essaient même pas de sortir pendant les chaudes journées d'été, tout en accusant les opposants politiques d'être responsables de la température. C'est exactement ce qu'a fait Hillary Clinton dans un tweet, en accusant les "Républicains MAGA" d'être responsables du temps qu'il fait. Son message a été publié peu de temps après que Paul Krugman, chroniqueur au New York Times, a écrit "Pourquoi nous devrions politiser le temps qu'il fait".

    Il suffit de prêter attention aux paroles et aux actions des alarmistes climatiques, et de regarder leurs alliés dans les médias les amplifier, afin de créer les conditions permettant à nos politiciens de les mettre en œuvre - puis dites-moi qui est le "théoricien de la conspiration".

    Par Stephen L. Miller



    Why the media is pushing climate lockdown fantasies

    They’re creating grounds for our politicians to enact them

    July 25, 2023 | 4:16 pm

    Back in February 2021, I wrote a piece here at The Spectator headlined “Are you ready for the climate lockdowns?” It concerned the predictability of where the climate alarmist movement was heading, and their eagerness to explore using the model for Covid lockdowns in Europe and the United States to address environmental issues. The movement has been inching its way toward the idea ever since. Now as heatwaves roll across the globe in the prime months of the summer season, news outlets aren’t being so subtle about the idea anymore — and neither is the Biden administration.

    The kind of lockdowns I’m referencing, and that climate-conscious hacks are hinting at, aren’t the action of direct government enforcement (yet), but rather the strong suggestion to “stay home and stay safe.” Another idea being given oxygen is that full blackouts in major metropolitan cities, not just rolling blackouts, could play a role in combatting climate change.

    At the Los Angeles Times for example, Sammy Roth offered a piece this past weekend titled “Would an occasional blackout help solve climate change?” In it, Roth also makes the case for “tens of millions of electric vehicles on the road, and tens of millions of electric heat pumps in people’s homes.” Roth either doesn’t realize the dilemma of electrifying every home appliance, including thermostats, water tanks and stoves, while also advocating for major electric power grid outages — or worse, he does.

    Over at the New York Times, Alisha Haridasani Gupta took the usual fear-mongering over hot days to another level by asking directly “Is It Safe to Go Outside? How to Navigate This Cruel Summer.” Gupta hyperventilates over “a summer of weather extremes in the United States, in which going outside can be riddled with perils.”

    This week at the University of Colorado at Boulder, campus tours were canceled with temperatures barely breaking 90 degrees. In a notice to attendees, the university wrote “Following your information session, we will not be conducting the campus tour for the safety of you, our guests and our student ambassador tour guides.” CU-Boulder replaced the tours with a listening panel.

    Expect this trend to catch on, with more Zoom-style panels and meetings and stay-at-home orders from institutions brimming with the blanket-snuggling members of the pajama class.

    Point out the media’s trend toward articles suggesting soft climate lockdowns, and you will see them pushing back in their usual fashion: by declaring that any acknowledgement of these stories is the result of a conspiracy theory, as NBC News claimed earlier this month.

    None of this is to suggest that the Biden administration, the president or his climate envoy and health officials are going to come out tomorrow and suggest a “fifteen days to slow the heat” platform, but they don’t need to. They know their allies in corporate media have taken on a strategy of scaring people from even attempting to go outside on hot summer days, while blaming political opponents for the temperature. That’s exactly what Hillary Clinton did in a tweet, blaming “MAGA Republicans” for the weather. Her post came shortly after New York Times columnist Paul Krugman wrote “Why we should politicize the weather.”

    Just pay attention to the words and actions of the climate alarmists, and watch as their allies in the media amplify them, to create the grounds for our politicians to enact them — then tell me who the “conspiracy theorist” is.

    By Stephen L. Miller

    https://thespectator.com/newsletter/why-the-media-is-pushing-climate-lockdown-fantasies-07-25-23-bad-press/
    "À relayer svp : le journal The Spectator publie une analyse très fouillée qui montre comment la presse occidentale fait monter le concept de « confinement climatique » et pousse les gouvernements à s’en emparer ! Être informé et défendre la liberté !" Florian Philippot ➡️ Pourquoi les médias poussent à des délires de confinements climatiques Ils créent les conditions pour que nos politiciens les mettent en œuvre. 25 juillet 2023 | 4:16 pm En février 2021, j'ai écrit un article ici, au Spectator, intitulé "Êtes-vous prêts pour les confinements climatiques ?" Cet article portait sur la prévisibilité de la direction prise par le mouvement alarmiste sur le climat et sur son empressement à envisager d'utiliser le modèle des confinements Covid en Europe et aux États-Unis pour traiter les questions environnementales. Depuis, le mouvement s'est rapproché de cette idée. Aujourd'hui, alors que des vagues de chaleur s'abattent sur la planète pendant les mois les plus chauds de l'été, les médias ne sont plus aussi subtils sur cette idée, pas plus que l'administration Biden. Le type de fermeture auquel je fais référence, et auquel les hackers soucieux du climat font allusion, n'est pas (encore) le fait d'une action gouvernementale directe, mais plutôt la forte suggestion de "rester à la maison et de se protéger". Une autre idée qui fait son chemin est que les coupures totales d'électricité dans les grandes métropoles, et pas seulement les coupures tournantes, pourraient jouer un rôle dans la lutte contre le changement climatique. Au Los Angeles Times, par exemple, Sammy Roth a publié le week-end dernier un article intitulé "Une panne d'électricité occasionnelle aiderait-elle à résoudre le problème du changement climatique ?". Dans cet article, M. Roth plaide également en faveur de "dizaines de millions de véhicules électriques sur les routes et de dizaines de millions de pompes à chaleur électriques dans les foyers". Soit Roth ne se rend pas compte du dilemme que représente l'électrification de l'environnement, soit il n'est pas conscient de l'importance d'un tel projet. Soit Roth ne se rend pas compte du dilemme que représente l'électrification de tous les appareils ménagers, y compris les thermostats, les réservoirs d'eau et les cuisinières, tout en préconisant d'importantes coupures du réseau électrique - soit, ce qui est pire, il s'en rend compte. Dans le New York Times, Alisha Haridasani Gupta a porté à un autre niveau l'habituel discours alarmiste sur les journées chaudes en posant directement la question "Is It Safe to Go Outside ? Comment naviguer dans cet été cruel". Gupta hyperventile face à "un été de températures extrêmes aux États-Unis, au cours duquel sortir peut s'avérer périlleux". Cette semaine, à l'université du Colorado à Boulder, les visites du campus ont été annulées alors que les températures dépassaient à peine les 90 degrés. Dans un avis adressé aux participants, l'université a écrit : "À la suite de votre séance d'information, nous n'effectuerons pas la visite du campus pour votre sécurité, celle de nos invités et celle de nos guides étudiants ambassadeurs." CU-Boulder a remplacé les visites par un panel d'écoute. Il faut s'attendre à ce que cette tendance prenne de l'ampleur, avec davantage de panels et de réunions de type Zoom et des ordres de rester à la maison de la part d'institutions regorgeant de membres de la classe pyjama qui s'agrippent à leur couverture. Soulignez la tendance des médias à publier des articles suggérant un verrouillage climatique en douceur, et vous les verrez riposter selon leur mode habituel : en déclarant que toute reconnaissance de ces histoires est le résultat d'une théorie du complot, comme l'a prétendu NBC News au début de ce mois. Cela ne veut pas dire que l'administration Biden, le président ou son envoyé pour le climat et les responsables de la santé vont sortir demain et proposer une plateforme "quinze jours pour ralentir la chaleur", mais ils n'ont pas besoin de le faire. Ils savent que leurs alliés des grands médias ont adopté une stratégie consistant à effrayer les gens pour qu'ils n'essaient même pas de sortir pendant les chaudes journées d'été, tout en accusant les opposants politiques d'être responsables de la température. C'est exactement ce qu'a fait Hillary Clinton dans un tweet, en accusant les "Républicains MAGA" d'être responsables du temps qu'il fait. Son message a été publié peu de temps après que Paul Krugman, chroniqueur au New York Times, a écrit "Pourquoi nous devrions politiser le temps qu'il fait". Il suffit de prêter attention aux paroles et aux actions des alarmistes climatiques, et de regarder leurs alliés dans les médias les amplifier, afin de créer les conditions permettant à nos politiciens de les mettre en œuvre - puis dites-moi qui est le "théoricien de la conspiration". Par Stephen L. Miller Why the media is pushing climate lockdown fantasies They’re creating grounds for our politicians to enact them July 25, 2023 | 4:16 pm Back in February 2021, I wrote a piece here at The Spectator headlined “Are you ready for the climate lockdowns?” It concerned the predictability of where the climate alarmist movement was heading, and their eagerness to explore using the model for Covid lockdowns in Europe and the United States to address environmental issues. The movement has been inching its way toward the idea ever since. Now as heatwaves roll across the globe in the prime months of the summer season, news outlets aren’t being so subtle about the idea anymore — and neither is the Biden administration. The kind of lockdowns I’m referencing, and that climate-conscious hacks are hinting at, aren’t the action of direct government enforcement (yet), but rather the strong suggestion to “stay home and stay safe.” Another idea being given oxygen is that full blackouts in major metropolitan cities, not just rolling blackouts, could play a role in combatting climate change. At the Los Angeles Times for example, Sammy Roth offered a piece this past weekend titled “Would an occasional blackout help solve climate change?” In it, Roth also makes the case for “tens of millions of electric vehicles on the road, and tens of millions of electric heat pumps in people’s homes.” Roth either doesn’t realize the dilemma of electrifying every home appliance, including thermostats, water tanks and stoves, while also advocating for major electric power grid outages — or worse, he does. Over at the New York Times, Alisha Haridasani Gupta took the usual fear-mongering over hot days to another level by asking directly “Is It Safe to Go Outside? How to Navigate This Cruel Summer.” Gupta hyperventilates over “a summer of weather extremes in the United States, in which going outside can be riddled with perils.” This week at the University of Colorado at Boulder, campus tours were canceled with temperatures barely breaking 90 degrees. In a notice to attendees, the university wrote “Following your information session, we will not be conducting the campus tour for the safety of you, our guests and our student ambassador tour guides.” CU-Boulder replaced the tours with a listening panel. Expect this trend to catch on, with more Zoom-style panels and meetings and stay-at-home orders from institutions brimming with the blanket-snuggling members of the pajama class. Point out the media’s trend toward articles suggesting soft climate lockdowns, and you will see them pushing back in their usual fashion: by declaring that any acknowledgement of these stories is the result of a conspiracy theory, as NBC News claimed earlier this month. None of this is to suggest that the Biden administration, the president or his climate envoy and health officials are going to come out tomorrow and suggest a “fifteen days to slow the heat” platform, but they don’t need to. They know their allies in corporate media have taken on a strategy of scaring people from even attempting to go outside on hot summer days, while blaming political opponents for the temperature. That’s exactly what Hillary Clinton did in a tweet, blaming “MAGA Republicans” for the weather. Her post came shortly after New York Times columnist Paul Krugman wrote “Why we should politicize the weather.” Just pay attention to the words and actions of the climate alarmists, and watch as their allies in the media amplify them, to create the grounds for our politicians to enact them — then tell me who the “conspiracy theorist” is. By Stephen L. Miller https://thespectator.com/newsletter/why-the-media-is-pushing-climate-lockdown-fantasies-07-25-23-bad-press/
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    Why the media is pushing climate lockdown fantasies
    Pay attention to the actions and words of the climate alarmists and the media amplifying them, then tell me who the ‘conspiracy theorist’ is
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