• Via Chloé Frammery

    https://www.facebook.com/photo/?fbid=122265334160082507

    Étonnant !
    UNE PUBLICATION DE FRANCE CULTURE SUR LE LIVRE DE GEORGE ORWELL : 1984
    Qui semble faire un rapprochement avec le monde actuel ...
    11.03.26

    Chez France Culture, on cultive un peu mais pas trop er pas trop vite surtout.
    Il ne s'agirait pas que le petit peuple se rende trop compte qu'il a servi de cobaye et d'esclave consentant toute sa vie.

    France Culture écrit :
    "Paru en 1949, "1984" reste l’un des textes les plus influents du XXᵉ siècle. George Orwell y explore les ressorts d’un régime totalitaire fondé sur la surveillance, la propagande et le contrôle du langage."

    Pour faire la promotion de ce film :
    "Dans son film "Orwell: 2+2=5", Raoul Peck retrace les derniers mois de l’écrivain et interroge la puissance visionnaire de son œuvre, dont les échos semblent aujourd’hui plus actuels que jamais.
    https://l.franceculture.fr/g3o"

    👉 Source : France Culture (11.03.26)
    https://www.facebook.com/share/p/18KhDnjsTu/
    Via Chloé Frammery https://www.facebook.com/photo/?fbid=122265334160082507 Étonnant ! UNE PUBLICATION DE FRANCE CULTURE SUR LE LIVRE DE GEORGE ORWELL : 1984 Qui semble faire un rapprochement avec le monde actuel ... 11.03.26 Chez France Culture, on cultive un peu mais pas trop er pas trop vite surtout. Il ne s'agirait pas que le petit peuple se rende trop compte qu'il a servi de cobaye et d'esclave consentant toute sa vie. France Culture écrit : "Paru en 1949, "1984" reste l’un des textes les plus influents du XXᵉ siècle. George Orwell y explore les ressorts d’un régime totalitaire fondé sur la surveillance, la propagande et le contrôle du langage." Pour faire la promotion de ce film : "Dans son film "Orwell: 2+2=5", Raoul Peck retrace les derniers mois de l’écrivain et interroge la puissance visionnaire de son œuvre, dont les échos semblent aujourd’hui plus actuels que jamais. https://l.franceculture.fr/g3o" 👉 Source : France Culture (11.03.26) https://www.facebook.com/share/p/18KhDnjsTu/
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  • George Orwell n’écrivait pas des avertissements, il lançait des signaux lumineux vers l’avenir. Et en 1945, juste quelques mois après la fin de la Seconde Guerre mondiale, il a écrit quelque chose qui résonne encore plus fort que toute fiction dystopique qu’il ait créée :
    « Nous créons une génération qui ne sait pas apprendre. »
    Pour Orwell, ce n’était pas une insulte. C’était un diagnostic. Une prédiction glaçante. Et comme tout ce qu’il écrivait, cela venait de l’observation d’un monde qui se reconstruisait tout en répétant silencieusement les mêmes erreurs.
    Il venait de vivre une guerre alimentée par la propagande, l’obéissance aveugle et la manipulation de populations entières. Ce qui le terrifiait, ce n’était pas seulement les bombes ou les dictateurs. C’était la prise de conscience que des millions de personnes pouvaient être enseignées sur quoi penser, mais jamais sur comment penser.
    « Les gens qui ont été formés à obéir uniquement », écrivait-il, « ne peuvent rien apprendre de véritablement nouveau. »
    Orwell croyait que l’éducation devenait mécanique—des faits mémorisés sans signification, des idées acceptées sans questionnement, et des jeunes esprits façonnés pour s’adapter aux systèmes au lieu de les remettre en question. Pour lui, "unteachable" ne signifiait pas stupide, mais incapable de pensée indépendante.
    Il voyait trois dangers de façon claire :
    Apprendre aux enfants à craindre les erreurs.
    Orwell affirmait que cela tuait la curiosité. « Les erreurs », disait-il, « sont les portes de la découverte. » Mais une société obsédée par la punition produit des adultes trop effrayés pour se demander pourquoi.
    Nourrir les élèves de réponses plutôt que de questions.
    Il croyait que si les étudiants n’apprennent jamais à douter, à analyser ou à débattre, ils deviennent—sans le savoir—des citoyens obéissants dans l’histoire de quelqu’un d’autre.
    Remplacer la compréhension par des slogans.
    Orwell observait l’ascension des régimes par des phrases accrocheuses et des déclencheurs émotionnels. « Une fois que vous ne pouvez parler qu’en phrases toutes faites », avertissait-il, « votre capacité à penser réellement s’effondre. »
    Lorsqu’il écrivait « une génération qui ne sait pas apprendre », il craignait une génération incapable de distinguer la vérité du bruit, les faits de la propagande, ou l’éducation de l’endoctrinement. Une génération incapable de remettre en question l’autorité parce que personne ne lui avait jamais appris comment faire.
    Et voici la partie qui frappe le plus aujourd’hui :
    Orwell prédisait que la véritable bataille de l’avenir ne serait pas livrée avec des armes—elle se jouerait dans les salles de classe, les journaux, les écrans et, finalement, dans les appareils lumineux dans nos mains.
    « Contrôlez l’esprit », écrivait-il, « et vous n’avez pas besoin de contrôler le corps. »
    Huit décennies plus tard, avec une information infinie à portée de main, l’avertissement d’Orwell est encore plus inquiétant. Nous sommes entourés de titres, d’algorithmes et de voix qui cherchent à façonner nos pensées. Et à chaque défilement, chaque glissement, chaque croyance non examinée, nous nous rapprochons de ce qu’il redoutait :
    Un monde plein de gens instruits, mais qui ne peuvent plus penser par eux-mêmes.
    Orwell ne critiquait pas les étudiants.
    Il mettait en garde le reste d’entre nous.
    « Nous devons enseigner aux jeunes », écrivait-il, « à détecter le non-sens… même quand il vient de l’autorité. »
    En fin de compte, son message est douloureusement simple :
    Une société qui oublie comment penser devient une société qui peut être contrôlée.
    Et Orwell avait déjà rencontré cet avenir—il espérait juste que nous ne le ferions pas.
    Sources :
    The Guardian ("George Orwell’s prescient warning about the future of education")
    1984 de George Orwell

    https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=pfbid02uXfBTPCmDKTd4DtSMHyfNsQgSCNLnnbdGt5NRJmf3cMdVZMAMuQQs4hfbZQbXQxSl&id=100081214345564
    George Orwell n’écrivait pas des avertissements, il lançait des signaux lumineux vers l’avenir. Et en 1945, juste quelques mois après la fin de la Seconde Guerre mondiale, il a écrit quelque chose qui résonne encore plus fort que toute fiction dystopique qu’il ait créée : « Nous créons une génération qui ne sait pas apprendre. » Pour Orwell, ce n’était pas une insulte. C’était un diagnostic. Une prédiction glaçante. Et comme tout ce qu’il écrivait, cela venait de l’observation d’un monde qui se reconstruisait tout en répétant silencieusement les mêmes erreurs. Il venait de vivre une guerre alimentée par la propagande, l’obéissance aveugle et la manipulation de populations entières. Ce qui le terrifiait, ce n’était pas seulement les bombes ou les dictateurs. C’était la prise de conscience que des millions de personnes pouvaient être enseignées sur quoi penser, mais jamais sur comment penser. « Les gens qui ont été formés à obéir uniquement », écrivait-il, « ne peuvent rien apprendre de véritablement nouveau. » Orwell croyait que l’éducation devenait mécanique—des faits mémorisés sans signification, des idées acceptées sans questionnement, et des jeunes esprits façonnés pour s’adapter aux systèmes au lieu de les remettre en question. Pour lui, "unteachable" ne signifiait pas stupide, mais incapable de pensée indépendante. Il voyait trois dangers de façon claire : Apprendre aux enfants à craindre les erreurs. Orwell affirmait que cela tuait la curiosité. « Les erreurs », disait-il, « sont les portes de la découverte. » Mais une société obsédée par la punition produit des adultes trop effrayés pour se demander pourquoi. Nourrir les élèves de réponses plutôt que de questions. Il croyait que si les étudiants n’apprennent jamais à douter, à analyser ou à débattre, ils deviennent—sans le savoir—des citoyens obéissants dans l’histoire de quelqu’un d’autre. Remplacer la compréhension par des slogans. Orwell observait l’ascension des régimes par des phrases accrocheuses et des déclencheurs émotionnels. « Une fois que vous ne pouvez parler qu’en phrases toutes faites », avertissait-il, « votre capacité à penser réellement s’effondre. » Lorsqu’il écrivait « une génération qui ne sait pas apprendre », il craignait une génération incapable de distinguer la vérité du bruit, les faits de la propagande, ou l’éducation de l’endoctrinement. Une génération incapable de remettre en question l’autorité parce que personne ne lui avait jamais appris comment faire. Et voici la partie qui frappe le plus aujourd’hui : Orwell prédisait que la véritable bataille de l’avenir ne serait pas livrée avec des armes—elle se jouerait dans les salles de classe, les journaux, les écrans et, finalement, dans les appareils lumineux dans nos mains. « Contrôlez l’esprit », écrivait-il, « et vous n’avez pas besoin de contrôler le corps. » Huit décennies plus tard, avec une information infinie à portée de main, l’avertissement d’Orwell est encore plus inquiétant. Nous sommes entourés de titres, d’algorithmes et de voix qui cherchent à façonner nos pensées. Et à chaque défilement, chaque glissement, chaque croyance non examinée, nous nous rapprochons de ce qu’il redoutait : Un monde plein de gens instruits, mais qui ne peuvent plus penser par eux-mêmes. Orwell ne critiquait pas les étudiants. Il mettait en garde le reste d’entre nous. « Nous devons enseigner aux jeunes », écrivait-il, « à détecter le non-sens… même quand il vient de l’autorité. » En fin de compte, son message est douloureusement simple : Une société qui oublie comment penser devient une société qui peut être contrôlée. Et Orwell avait déjà rencontré cet avenir—il espérait juste que nous ne le ferions pas. Sources : The Guardian ("George Orwell’s prescient warning about the future of education") 1984 de George Orwell https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=pfbid02uXfBTPCmDKTd4DtSMHyfNsQgSCNLnnbdGt5NRJmf3cMdVZMAMuQQs4hfbZQbXQxSl&id=100081214345564
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  • Lune double, bio-ingénierie invisible, géométries du Brésil : Les 3 anomalies troublantes !!
    ____
    Cette semaine, trois phénomènes inquiétants s’emboîtent : une Lune qui s’incline de travers, des insectes capables de reprogrammer notre alimentation, et de nouveaux crop circles impossibles au Brésil. Rien n’est censé être lié… mais l’ensemble dessine un motif qui dérange.

    Cette semaine, trois histoires qui n’auraient jamais dû se croiser finissent par dessiner quelque chose de plus large.
    Une Lune qui change d’orientation et semble se dédoubler.
    Des moustiques et des tiques qui reprogramment silencieusement notre alimentation.
    Des crop circles au Brésil qui reviennent chaque année comme si quelqu’un — ou quelque chose — refusait de laisser l’affaire mourir.

    On nous dit que tout est normal.
    On nous dit que rien n’est lié.
    On nous dit que nous voyons mal, que nous exagérons, que nous faisons des rapprochements inutiles.

    Pourtant, quand le ciel, la biologie et la terre se mettent à raconter la même histoire, le doute devient une forme de lucidité.

    Bienvenue dans les 3 actus insolites de la semaine.

    #lune #mystère #cropcircles #moustiques #insectes #phénomènes #ufologie #anomalies #actualités #terre #cosmos #bioethique #enigmes #mazikeen #3actusinsolites

    https://youtu.be/QaoqF38tHQo
    Lune double, bio-ingénierie invisible, géométries du Brésil : Les 3 anomalies troublantes !! ____ Cette semaine, trois phénomènes inquiétants s’emboîtent : une Lune qui s’incline de travers, des insectes capables de reprogrammer notre alimentation, et de nouveaux crop circles impossibles au Brésil. Rien n’est censé être lié… mais l’ensemble dessine un motif qui dérange. Cette semaine, trois histoires qui n’auraient jamais dû se croiser finissent par dessiner quelque chose de plus large. Une Lune qui change d’orientation et semble se dédoubler. Des moustiques et des tiques qui reprogramment silencieusement notre alimentation. Des crop circles au Brésil qui reviennent chaque année comme si quelqu’un — ou quelque chose — refusait de laisser l’affaire mourir. On nous dit que tout est normal. On nous dit que rien n’est lié. On nous dit que nous voyons mal, que nous exagérons, que nous faisons des rapprochements inutiles. Pourtant, quand le ciel, la biologie et la terre se mettent à raconter la même histoire, le doute devient une forme de lucidité. Bienvenue dans les 3 actus insolites de la semaine. #lune #mystère #cropcircles #moustiques #insectes #phénomènes #ufologie #anomalies #actualités #terre #cosmos #bioethique #enigmes #mazikeen #3actusinsolites https://youtu.be/QaoqF38tHQo
    J'adore
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  • Alexis Haupt Philosophie
    @AlexisPhilo

    Le plus grand ennemi de Jésus n’a pas été ceux qui l’ont crucifié, mais ceux qui ont assisté à sa crucifixion sans réagir, ceux qui ont suivi l’opinion majoritaire, ceux qui ont obéi aveuglément, ceux qui ne l’ont pas défendu.
    Jésus incarne un message adressé à l’humanité. Ce message est intemporel, il s’adresse aux êtres humains de toutes religions, y compris aux athées.
    Ce message est le suivant : n’obéis pas aveuglément, ne répète pas sans réfléchir, et privilégie toujours la voix qui résonne au plus profond de toi à celle de la doxa. Désobéis si cette voix te l’ordonne. Cette voix, c’est ta conscience, celle qui est capable de discerner ce qui est juste de ce qui ne l’est pas. Cette voix sait mieux que les savants, les philosophes ou les prophètes ce qui est juste. Cultive cette voix intérieure et suis-la.
    Tu marcheras peut-être à contre-courant des lois humaines, mais tu te rapprocheras du beau, du juste et du vrai, qui sont infiniment plus élevés.

    9:59 AM · 15 août 2025

    https://x.com/AlexisPhilo/status/1956264592885060065
    Alexis Haupt Philosophie @AlexisPhilo Le plus grand ennemi de Jésus n’a pas été ceux qui l’ont crucifié, mais ceux qui ont assisté à sa crucifixion sans réagir, ceux qui ont suivi l’opinion majoritaire, ceux qui ont obéi aveuglément, ceux qui ne l’ont pas défendu. Jésus incarne un message adressé à l’humanité. Ce message est intemporel, il s’adresse aux êtres humains de toutes religions, y compris aux athées. Ce message est le suivant : n’obéis pas aveuglément, ne répète pas sans réfléchir, et privilégie toujours la voix qui résonne au plus profond de toi à celle de la doxa. Désobéis si cette voix te l’ordonne. Cette voix, c’est ta conscience, celle qui est capable de discerner ce qui est juste de ce qui ne l’est pas. Cette voix sait mieux que les savants, les philosophes ou les prophètes ce qui est juste. Cultive cette voix intérieure et suis-la. Tu marcheras peut-être à contre-courant des lois humaines, mais tu te rapprocheras du beau, du juste et du vrai, qui sont infiniment plus élevés. 9:59 AM · 15 août 2025 https://x.com/AlexisPhilo/status/1956264592885060065
    D'accord
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  • 🔴 L'autodestruction de l'Europe
    par Thomas Fazi

    📍Comment comprendre la posture apparemment autodestructrice de l'Europe ? Quatre dimensions interdépendantes peuvent expliquer la position de ses dirigeants : psychologique, politique, stratégique et transatlantique.

    Pour les étrangers, la politique européenne peut s'avérer difficile à déchiffrer de nos jours – et cela est particulièrement évident dans la réaction du continent face à l'évolution de la situation en Ukraine. Depuis le retour en force de Donald Trump et son initiative de négocier la fin du conflit russo-ukrainien, les dirigeants européens ont agi d'une manière qui semble défier la logique fondamentale des relations internationales – notamment le réalisme, qui postule que les États agissent avant tout pour promouvoir leurs propres intérêts stratégiques.

    Plutôt que de soutenir les efforts diplomatiques visant à mettre fin à la guerre, les dirigeants européens semblent déterminés à faire échouer les propositions de paix de Trump, à compromettre les négociations et à prolonger le conflit. Du point de vue des intérêts fondamentaux de l'Europe, cette situation est non seulement déroutante, mais aussi irrationnelle. La guerre en Ukraine, mieux décrite comme un conflit par procuration entre l'OTAN et la Russie, a infligé d'immenses dommages économiques aux industries et aux ménages européens, tout en aggravant considérablement les risques sécuritaires sur tout le continent. On pourrait bien sûr arguer que l'engagement de l'Europe dans la guerre était malavisé dès le départ, fruit d'un orgueil démesuré et d'une erreur de calcul stratégique, notamment la croyance erronée que la Russie subirait un effondrement économique et une défaite militaire rapides.

    Cependant, quelle que soit la logique de la réaction initiale de l'Europe à la guerre, on pourrait s'attendre, compte tenu de ses conséquences, à ce que les dirigeants européens saisissent avec empressement toute voie viable vers la paix – et, partant, l'occasion de rétablir les relations diplomatiques et la coopération économique avec la Russie. Au lieu de cela, ils ont réagi avec inquiétude face à la « menace » de paix. Loin de se réjouir de cette opportunité, ils ont doublé la mise : ils ont promis un soutien financier et militaire illimité à l'Ukraine et ont annoncé un plan de réarmement sans précédent, qui suggère que l'Europe se prépare à un affrontement militarisé à long terme avec la Russie, même en cas de règlement négocié.

    Comment interpréter cette posture apparemment autodestructrice ? Ce comportement peut sembler irrationnel à la lumière des intérêts généraux ou objectifs de l'Europe, mais il devient plus intelligible à travers le prisme des intérêts de ses dirigeants. Quatre dimensions interdépendantes peuvent contribuer à expliquer leur position : psychologique, politique, stratégique et transatlantique.

    D'un point de vue psychologique, les dirigeants européens se sont de plus en plus éloignés de la réalité. L'écart grandissant entre leurs attentes initiales et la trajectoire réelle de la guerre a créé une sorte de dissonance cognitive, les poussant à adopter des récits de plus en plus illusoires, notamment des appels alarmistes à se préparer à une guerre ouverte avec la Russie. Ce décalage n'est pas seulement rhétorique ; il révèle un malaise plus profond, leur vision du monde se heurtant à des réalités inconfortables sur le terrain.

    La psychologie offre également un éclairage sur la réaction de l'Europe face à Trump. Dans la mesure où Washington a toujours considéré l'OTAN comme un moyen d'assurer la subordination stratégique de l'Europe, la menace du président de réduire les engagements américains envers l'alliance pourrait offrir à l'Europe l'opportunité de se redéfinir comme un acteur autonome. Le problème est que l'Europe est enfermée dans une relation de dépendance à l'Amérique depuis si longtemps que, maintenant que Trump menace de déstabiliser sa dépendance historique en matière de sécurité 🔽
    Image
    2.
    l’Europe est incapable de saisir cette opportunité ; au contraire, elle tente de reproduire la politique étrangère agressive des États-Unis – de « devenir » inconsciemment l'Amérique.

    C'est pourquoi, après avoir volontairement sacrifié leurs propres intérêts sur l'autel de l'hégémonie américaine, ils se posent désormais en ultimes défenseurs des politiques mêmes qui les ont rendus inutiles. Il s'agit moins d'une démonstration de conviction réelle que d'un réflexe psychologique – une faible tentative de masquer l'humiliation d'être démasqués par leur patron comme de simples vassaux, une vaine mascarade d'« autonomie ».

    Au-delà des aspects psychologiques et symboliques, des calculs plus pragmatiques sont également en jeu. Pour la génération actuelle de dirigeants européens, admettre l'échec en Ukraine équivaudrait à un suicide politique, surtout compte tenu des coûts économiques immenses supportés par leurs propres populations. La guerre est devenue une sorte de justification existentielle de leur règne. Sans elle, leurs échecs seraient révélés au grand jour. À l'heure où les partis politiques établis subissent une pression croissante de la part des mouvements et partis « populistes », c'est une vulnérabilité qu'ils ne peuvent se permettre. Mettre fin à la guerre nécessiterait également de reconnaître que le mépris de l'OTAN pour les préoccupations sécuritaires russes a contribué à déclencher le conflit – une démarche qui remettrait en cause le discours dominant sur l'agression russe et mettrait en lumière les propres erreurs stratégiques de l'Europe.

    Face à ces dilemmes, les dirigeants européens ont choisi de camper sur leurs positions. La poursuite du conflit – et le maintien d'une attitude hostile envers la Russie – leur offre non seulement une bouée de sauvetage politique à court terme, mais aussi un prétexte pour consolider leur pouvoir intérieur, réprimer la dissidence et anticiper les futurs défis politiques. Ce qui peut apparaître comme une incohérence stratégique à première vue reflète, à y regarder de plus près, une tentative désespérée de gérer la dégradation interne en projetant sa force à l'étranger.

    Tout au long de l'histoire, les gouvernements ont souvent exagéré, gonflé ou carrément fabriqué les menaces extérieures à des fins de politique intérieure – une stratégie qui sert de multiples objectifs, allant de l'unification de la population et de la réduction au silence de la dissidence à la justification de l'augmentation des dépenses militaires et de l'expansion du pouvoir de l'État. Cela s'applique certainement à la situation actuelle en Europe. Sur le plan économique, on espère qu'une production de défense accrue contribuera à relancer les économies européennes anémiques – une forme grossière de keynésianisme militaire. Il n'est guère surprenant, à cet égard, que le pays menant la charge de remilitarisation soit l'Allemagne, dont l'économie a été la plus durement touchée par la guerre en Ukraine.

    Les plans de remilitarisation de l'Europe seront sans aucun doute une aubaine pour le complexe militaro-industriel du continent, qui enregistre déjà des gains records, mais il est peu probable qu'ils profitent aux Européens ordinaires, d'autant plus que l'augmentation des dépenses de défense entraînera inévitablement des coupes dans d'autres domaines, tels que les retraites, la santé et les systèmes de sécurité sociale. Janan Ganesh, chroniqueur au Financial Times, a exprimé la logique sous-jacente : « L'Europe doit réduire son État-providence pour construire un État guerrier. » 🔽
    3.
    Cela dit, si les facteurs économiques jouent certainement un rôle, les véritables objectifs du programme de réarmement européen ne sont sans doute pas économiques, mais politiques. Au cours des quinze dernières années, l'Union européenne s'est transformée en un édifice de plus en plus autoritaire et antidémocratique. Sous la présidence d'Ursula von der Leyen, la Commission européenne a exploité crise après crise pour accroître son influence sur des domaines de compétence jusque-là considérés comme relevant des gouvernements nationaux – des budgets et de la politique de santé aux affaires étrangères et à la défense – au détriment du contrôle démocratique et de la responsabilité.

    Au cours des trois dernières années, l'Europe s'est militarisée de plus en plus. Ursula von der Leyen a profité de la crise ukrainienne pour se placer à la tête de la réponse du bloc, transformant ainsi la Commission, et l'UE dans son ensemble, en un bras étendu de l'OTAN. Aujourd'hui, sous couvert de « menace russe », Ursula von der Leyen entend accélérer considérablement ce processus de centralisation de la politique du bloc. Elle a déjà proposé, par exemple, d'acheter collectivement des armes au nom des États membres de l'UE, suivant le même modèle « j'achète, vous payez » utilisé pour l'approvisionnement en vaccins contre la Covid-19. Cela donnerait de fait à la Commission le contrôle de l'ensemble du complexe militaro-industriel des pays de l'UE, le dernier d'une longue série de coups d'État institutionnels orchestrés par Bruxelles.

    Il ne s'agit pas seulement d'intensifier la production d'armes. Bruxelles poursuit une militarisation globale de la société. Cette ambition se reflète dans l'application de plus en plus stricte de la politique étrangère de l'UE et de l'OTAN – depuis les menaces et les pressions exercées pour contraindre des dirigeants non alignés comme Viktor Orbán en Hongrie et Roberto Fico en Slovaquie à se conformer à leurs engagements jusqu'à l'exclusion pure et simple des candidats politiques critiques envers l'UE et l'OTAN, comme en Roumanie.

    Dans les années à venir, cette approche militarisée est appelée à devenir le paradigme dominant en Europe, car toutes les sphères de la vie – politique, économique, sociale, culturelle et scientifique – seront subordonnées au prétendu objectif de sécurité nationale, ou plutôt supranationale. Cela servira à justifier des politiques de plus en plus répressives et autoritaires, la menace d'« ingérence russe » étant invoquée comme prétexte fourre-tout pour tout, de la censure en ligne à la suspension des libertés civiles fondamentales – ainsi que, bien sûr, à la centralisation et à la verticalisation accrues de l'autorité de l'UE – surtout compte tenu des inévitabilités réactions négatives que ces politiques ne manqueront pas de susciter. Autrement dit, la « menace russe » constituera un ultime recours pour sauver le projet européen.

    Enfin, il y a la dimension transatlantique. Ce serait une erreur de considérer le clivage transatlantique actuel uniquement à travers le prisme des intérêts divergents des dirigeants européens et américains. Au-delà de ces divergences, des dynamiques plus profondes pourraient être à l'œuvre. Il n'est pas déraisonnable de supposer que les Européens pourraient, à un certain niveau, se coordonner avec l'establishment démocrate américain et la faction libérale-mondialiste de l'État permanent américain – le réseau d'intérêts bien ancrés qui englobe la bureaucratie, l'État sécuritaire et le complexe militaro-industriel américains. Ces réseaux, toujours actifs malgré la « guerre contre l'État profond » déclarée par Trump, ont un intérêt commun à faire dérailler les pourparlers de paix et à perturber la présidence de Trump.

    En d'autres termes, ce qui apparaît à première vue comme un affrontement entre l'Europe et les États-Unis pourrait en réalité être, plus fondamentalement, une lutte entre différentes factions de l'empire américain – et, dans une large mesure 🔽
    4.
    au sein même de l'establishment américain – menée par l'intermédiaire de mandataires européens. Après tout, nombre des dirigeants européens actuels entretiennent des liens étroits avec ces réseaux.

    Les États-Unis ont, bien sûr, une longue histoire d'influence politique en Europe. Au fil des décennies, ils ont tissé des liens institutionnels solides avec les appareils d'État des pays d'Europe occidentale, notamment au sein de leurs services de défense et de renseignement. De plus, l'establishment américain exerce une influence considérable sur le discours public européen par le biais des principaux médias anglophones et des groupes de réflexion. Ces groupes de réflexion, tels que le German Marshall Fund, le National Endowment for Democracy, le Council on Foreign Relations et l'Atlantic Council, contribuent à façonner les discours politiques qui dominent la société européenne – et sont aujourd'hui à l'avant-garde de la promotion de l'idée selon laquelle « l'absence d'accord vaut mieux qu'un mauvais accord ».

    Ses origines remontent à la Guerre froide, où les États-Unis promouvaient activement l'intégration européenne comme rempart contre l'Union soviétique. Autrement dit, l'UE, notamment à travers ses premières moutures, a toujours été attachée à l'atlantisme, et ce sentiment n'a fait que s'intensifier après la Guerre froide. C'est pourquoi l'establishment technocratique de l'UE – et plus particulièrement la Commission européenne – a toujours été davantage aligné sur les États-Unis que sur les gouvernements nationaux européens. Ursula von der Leyen, surnommée « la présidente américaine de l'Europe », illustre parfaitement cet alignement, œuvrant sans relâche pour maintenir l'engagement de l'UE envers la stratégie géopolitique agressive des États-Unis, notamment à l'égard de la Russie et de l'Ukraine.

    L'OTAN a toujours été un outil essentiel de cette alliance, jouant aujourd'hui un rôle crucial pour contrer les efforts de Trump visant à modifier l'approche américaine envers la Russie. Dans ce contexte, la position de l'Europe, bien qu'apparemment dirigée contre Trump, découle du constat que certains membres de la classe dirigeante américaine s'opposent fermement aux ouvertures de Trump à Poutine, nourrissent une profonde animosité envers la Russie et perçoivent les menaces du président de se désengager de l'OTAN et de saper d'autres piliers de l'ordre d'après-guerre comme un défi stratégique aux systèmes qui ont soutenu l'hégémonie américaine pendant des décennies.

    Ce lien pourrait expliquer les politiques « irrationnelles » de certains dirigeants européens, du moins du point de vue des intérêts objectifs de l'Europe – d'abord leur soutien aveugle à la guerre par procuration menée par les États-Unis en Ukraine, puis leur insistance à poursuivre la guerre à tout prix. Selon ce récit, les objectifs de l'establishment transatlantique semblent clairs : diaboliser Trump, le présenter comme un « partisan de la complaisance envers Poutine » ; et attiser les inquiétudes européennes quant à leur vulnérabilité militaire, notamment en exagérant la menace russe, afin de pousser l'opinion publique à accepter une augmentation des dépenses de défense et la poursuite de la guerre aussi longtemps que possible.

    Dans cette guerre civile transatlantique, aucun des deux camps n'a véritablement à cœur les intérêts de l'Europe. La faction trumpienne considère l'Europe comme une rivale économique, Trump lui-même critiquant à maintes reprises l'UE, la qualifiant d'« atrocité » visant à « escroquer » l'Amérique – et envisage désormais d'imposer de lourds droits de douane à l'Europe. De son côté, la faction libérale-mondialiste considère l'Europe comme un front crucial dans la guerre par procuration contre la Russie.

    Dans ce contexte, un scénario où les Européens prolongeraient la guerre en Ukraine – du moins à court terme – pourrait être perçu comme un compromis entre les deux factions. Les États-Unis pourraient se sortir du bourbier ukrainien 🔽
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    tout en poursuivant leur rapprochement avec la Russie et en se concentrant sur la Chine et la région Asie-Pacifique, tout en imputant la responsabilité de l'échec de la paix à Zelensky et aux Européens.

    Parallèlement, l'engagement continu de l'Europe dans la guerre renforce sa séparation économique et géopolitique avec la Russie et sa dépendance économique envers les États-Unis, notamment dans le contexte de la hausse de ses dépenses de défense, dont une grande partie profiterait au complexe militaro-industriel américain. Parallèlement, les représentants européens de l'establishment libéral-mondialiste continueraient d'utiliser la menace russe pour asseoir leur pouvoir. Globalement, cet arrangement pourrait être jugé acceptable par les deux parties. Autrement dit, comme l'a suggéré le géopolitologue Brian Berletic, ce qui est souvent présenté dans les médias comme une « fracture transatlantique » sans précédent pourrait, en réalité, s'apparenter davantage à une « division du travail » dans laquelle les Européens maintiendraient la pression sur la Russie tandis que les États-Unis tourneraient leur attention vers la Chine.

    Il ressort de cette analyse le portrait d'une classe politique européenne en proie à une profonde crise de légitimité, coincée entre pressions extérieures et déclin interne. Loin d'agir dans l'intérêt rationnel et stratégique de leurs nations, les dirigeants européens semblent de plus en plus dépendants des structures de pouvoir transatlantiques, des impératifs politiques nationaux et des réflexes psychologiques façonnés par des décennies de dépendance et de déni. Leur réponse à la guerre en Ukraine – et à la présence renouvelée de Trump sur la scène internationale – reflète moins une stratégie géopolitique cohérente qu'une tentative effrénée de préserver par tous les moyens un ordre mondial en déclin.

    Dans ce contexte, les actions de l'Europe ne sont pas simplement malavisées ; elles sont symptomatiques d'un dysfonctionnement plus profond au cœur même du projet européen. La militarisation de la société, l'érosion des normes démocratiques, la consolidation du pouvoir technocratique et la répression de la dissidence ne sont pas des mesures de guerre temporaires : elles dessinent les contours d'un nouveau paradigme politique, né de la peur, de la dépendance et de l'inertie institutionnelle. Sous couvert de discours sécuritaires et de valeurs, les dirigeants européens ne défendent pas le continent ; ils renforcent sa subordination, à la fois à l'hégémonie déclinante de Washington et à leurs propres régimes défaillants.

    Thomas Fazi

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    🔴 L'autodestruction de l'Europe par Thomas Fazi 📍Comment comprendre la posture apparemment autodestructrice de l'Europe ? Quatre dimensions interdépendantes peuvent expliquer la position de ses dirigeants : psychologique, politique, stratégique et transatlantique. Pour les étrangers, la politique européenne peut s'avérer difficile à déchiffrer de nos jours – et cela est particulièrement évident dans la réaction du continent face à l'évolution de la situation en Ukraine. Depuis le retour en force de Donald Trump et son initiative de négocier la fin du conflit russo-ukrainien, les dirigeants européens ont agi d'une manière qui semble défier la logique fondamentale des relations internationales – notamment le réalisme, qui postule que les États agissent avant tout pour promouvoir leurs propres intérêts stratégiques. Plutôt que de soutenir les efforts diplomatiques visant à mettre fin à la guerre, les dirigeants européens semblent déterminés à faire échouer les propositions de paix de Trump, à compromettre les négociations et à prolonger le conflit. Du point de vue des intérêts fondamentaux de l'Europe, cette situation est non seulement déroutante, mais aussi irrationnelle. La guerre en Ukraine, mieux décrite comme un conflit par procuration entre l'OTAN et la Russie, a infligé d'immenses dommages économiques aux industries et aux ménages européens, tout en aggravant considérablement les risques sécuritaires sur tout le continent. On pourrait bien sûr arguer que l'engagement de l'Europe dans la guerre était malavisé dès le départ, fruit d'un orgueil démesuré et d'une erreur de calcul stratégique, notamment la croyance erronée que la Russie subirait un effondrement économique et une défaite militaire rapides. Cependant, quelle que soit la logique de la réaction initiale de l'Europe à la guerre, on pourrait s'attendre, compte tenu de ses conséquences, à ce que les dirigeants européens saisissent avec empressement toute voie viable vers la paix – et, partant, l'occasion de rétablir les relations diplomatiques et la coopération économique avec la Russie. Au lieu de cela, ils ont réagi avec inquiétude face à la « menace » de paix. Loin de se réjouir de cette opportunité, ils ont doublé la mise : ils ont promis un soutien financier et militaire illimité à l'Ukraine et ont annoncé un plan de réarmement sans précédent, qui suggère que l'Europe se prépare à un affrontement militarisé à long terme avec la Russie, même en cas de règlement négocié. Comment interpréter cette posture apparemment autodestructrice ? Ce comportement peut sembler irrationnel à la lumière des intérêts généraux ou objectifs de l'Europe, mais il devient plus intelligible à travers le prisme des intérêts de ses dirigeants. Quatre dimensions interdépendantes peuvent contribuer à expliquer leur position : psychologique, politique, stratégique et transatlantique. D'un point de vue psychologique, les dirigeants européens se sont de plus en plus éloignés de la réalité. L'écart grandissant entre leurs attentes initiales et la trajectoire réelle de la guerre a créé une sorte de dissonance cognitive, les poussant à adopter des récits de plus en plus illusoires, notamment des appels alarmistes à se préparer à une guerre ouverte avec la Russie. Ce décalage n'est pas seulement rhétorique ; il révèle un malaise plus profond, leur vision du monde se heurtant à des réalités inconfortables sur le terrain. La psychologie offre également un éclairage sur la réaction de l'Europe face à Trump. Dans la mesure où Washington a toujours considéré l'OTAN comme un moyen d'assurer la subordination stratégique de l'Europe, la menace du président de réduire les engagements américains envers l'alliance pourrait offrir à l'Europe l'opportunité de se redéfinir comme un acteur autonome. Le problème est que l'Europe est enfermée dans une relation de dépendance à l'Amérique depuis si longtemps que, maintenant que Trump menace de déstabiliser sa dépendance historique en matière de sécurité 🔽 Image 2. l’Europe est incapable de saisir cette opportunité ; au contraire, elle tente de reproduire la politique étrangère agressive des États-Unis – de « devenir » inconsciemment l'Amérique. C'est pourquoi, après avoir volontairement sacrifié leurs propres intérêts sur l'autel de l'hégémonie américaine, ils se posent désormais en ultimes défenseurs des politiques mêmes qui les ont rendus inutiles. Il s'agit moins d'une démonstration de conviction réelle que d'un réflexe psychologique – une faible tentative de masquer l'humiliation d'être démasqués par leur patron comme de simples vassaux, une vaine mascarade d'« autonomie ». Au-delà des aspects psychologiques et symboliques, des calculs plus pragmatiques sont également en jeu. Pour la génération actuelle de dirigeants européens, admettre l'échec en Ukraine équivaudrait à un suicide politique, surtout compte tenu des coûts économiques immenses supportés par leurs propres populations. La guerre est devenue une sorte de justification existentielle de leur règne. Sans elle, leurs échecs seraient révélés au grand jour. À l'heure où les partis politiques établis subissent une pression croissante de la part des mouvements et partis « populistes », c'est une vulnérabilité qu'ils ne peuvent se permettre. Mettre fin à la guerre nécessiterait également de reconnaître que le mépris de l'OTAN pour les préoccupations sécuritaires russes a contribué à déclencher le conflit – une démarche qui remettrait en cause le discours dominant sur l'agression russe et mettrait en lumière les propres erreurs stratégiques de l'Europe. Face à ces dilemmes, les dirigeants européens ont choisi de camper sur leurs positions. La poursuite du conflit – et le maintien d'une attitude hostile envers la Russie – leur offre non seulement une bouée de sauvetage politique à court terme, mais aussi un prétexte pour consolider leur pouvoir intérieur, réprimer la dissidence et anticiper les futurs défis politiques. Ce qui peut apparaître comme une incohérence stratégique à première vue reflète, à y regarder de plus près, une tentative désespérée de gérer la dégradation interne en projetant sa force à l'étranger. Tout au long de l'histoire, les gouvernements ont souvent exagéré, gonflé ou carrément fabriqué les menaces extérieures à des fins de politique intérieure – une stratégie qui sert de multiples objectifs, allant de l'unification de la population et de la réduction au silence de la dissidence à la justification de l'augmentation des dépenses militaires et de l'expansion du pouvoir de l'État. Cela s'applique certainement à la situation actuelle en Europe. Sur le plan économique, on espère qu'une production de défense accrue contribuera à relancer les économies européennes anémiques – une forme grossière de keynésianisme militaire. Il n'est guère surprenant, à cet égard, que le pays menant la charge de remilitarisation soit l'Allemagne, dont l'économie a été la plus durement touchée par la guerre en Ukraine. Les plans de remilitarisation de l'Europe seront sans aucun doute une aubaine pour le complexe militaro-industriel du continent, qui enregistre déjà des gains records, mais il est peu probable qu'ils profitent aux Européens ordinaires, d'autant plus que l'augmentation des dépenses de défense entraînera inévitablement des coupes dans d'autres domaines, tels que les retraites, la santé et les systèmes de sécurité sociale. Janan Ganesh, chroniqueur au Financial Times, a exprimé la logique sous-jacente : « L'Europe doit réduire son État-providence pour construire un État guerrier. » 🔽 3. Cela dit, si les facteurs économiques jouent certainement un rôle, les véritables objectifs du programme de réarmement européen ne sont sans doute pas économiques, mais politiques. Au cours des quinze dernières années, l'Union européenne s'est transformée en un édifice de plus en plus autoritaire et antidémocratique. Sous la présidence d'Ursula von der Leyen, la Commission européenne a exploité crise après crise pour accroître son influence sur des domaines de compétence jusque-là considérés comme relevant des gouvernements nationaux – des budgets et de la politique de santé aux affaires étrangères et à la défense – au détriment du contrôle démocratique et de la responsabilité. Au cours des trois dernières années, l'Europe s'est militarisée de plus en plus. Ursula von der Leyen a profité de la crise ukrainienne pour se placer à la tête de la réponse du bloc, transformant ainsi la Commission, et l'UE dans son ensemble, en un bras étendu de l'OTAN. Aujourd'hui, sous couvert de « menace russe », Ursula von der Leyen entend accélérer considérablement ce processus de centralisation de la politique du bloc. Elle a déjà proposé, par exemple, d'acheter collectivement des armes au nom des États membres de l'UE, suivant le même modèle « j'achète, vous payez » utilisé pour l'approvisionnement en vaccins contre la Covid-19. Cela donnerait de fait à la Commission le contrôle de l'ensemble du complexe militaro-industriel des pays de l'UE, le dernier d'une longue série de coups d'État institutionnels orchestrés par Bruxelles. Il ne s'agit pas seulement d'intensifier la production d'armes. Bruxelles poursuit une militarisation globale de la société. Cette ambition se reflète dans l'application de plus en plus stricte de la politique étrangère de l'UE et de l'OTAN – depuis les menaces et les pressions exercées pour contraindre des dirigeants non alignés comme Viktor Orbán en Hongrie et Roberto Fico en Slovaquie à se conformer à leurs engagements jusqu'à l'exclusion pure et simple des candidats politiques critiques envers l'UE et l'OTAN, comme en Roumanie. Dans les années à venir, cette approche militarisée est appelée à devenir le paradigme dominant en Europe, car toutes les sphères de la vie – politique, économique, sociale, culturelle et scientifique – seront subordonnées au prétendu objectif de sécurité nationale, ou plutôt supranationale. Cela servira à justifier des politiques de plus en plus répressives et autoritaires, la menace d'« ingérence russe » étant invoquée comme prétexte fourre-tout pour tout, de la censure en ligne à la suspension des libertés civiles fondamentales – ainsi que, bien sûr, à la centralisation et à la verticalisation accrues de l'autorité de l'UE – surtout compte tenu des inévitabilités réactions négatives que ces politiques ne manqueront pas de susciter. Autrement dit, la « menace russe » constituera un ultime recours pour sauver le projet européen. Enfin, il y a la dimension transatlantique. Ce serait une erreur de considérer le clivage transatlantique actuel uniquement à travers le prisme des intérêts divergents des dirigeants européens et américains. Au-delà de ces divergences, des dynamiques plus profondes pourraient être à l'œuvre. Il n'est pas déraisonnable de supposer que les Européens pourraient, à un certain niveau, se coordonner avec l'establishment démocrate américain et la faction libérale-mondialiste de l'État permanent américain – le réseau d'intérêts bien ancrés qui englobe la bureaucratie, l'État sécuritaire et le complexe militaro-industriel américains. Ces réseaux, toujours actifs malgré la « guerre contre l'État profond » déclarée par Trump, ont un intérêt commun à faire dérailler les pourparlers de paix et à perturber la présidence de Trump. En d'autres termes, ce qui apparaît à première vue comme un affrontement entre l'Europe et les États-Unis pourrait en réalité être, plus fondamentalement, une lutte entre différentes factions de l'empire américain – et, dans une large mesure 🔽 4. au sein même de l'establishment américain – menée par l'intermédiaire de mandataires européens. Après tout, nombre des dirigeants européens actuels entretiennent des liens étroits avec ces réseaux. Les États-Unis ont, bien sûr, une longue histoire d'influence politique en Europe. Au fil des décennies, ils ont tissé des liens institutionnels solides avec les appareils d'État des pays d'Europe occidentale, notamment au sein de leurs services de défense et de renseignement. De plus, l'establishment américain exerce une influence considérable sur le discours public européen par le biais des principaux médias anglophones et des groupes de réflexion. Ces groupes de réflexion, tels que le German Marshall Fund, le National Endowment for Democracy, le Council on Foreign Relations et l'Atlantic Council, contribuent à façonner les discours politiques qui dominent la société européenne – et sont aujourd'hui à l'avant-garde de la promotion de l'idée selon laquelle « l'absence d'accord vaut mieux qu'un mauvais accord ». Ses origines remontent à la Guerre froide, où les États-Unis promouvaient activement l'intégration européenne comme rempart contre l'Union soviétique. Autrement dit, l'UE, notamment à travers ses premières moutures, a toujours été attachée à l'atlantisme, et ce sentiment n'a fait que s'intensifier après la Guerre froide. C'est pourquoi l'establishment technocratique de l'UE – et plus particulièrement la Commission européenne – a toujours été davantage aligné sur les États-Unis que sur les gouvernements nationaux européens. Ursula von der Leyen, surnommée « la présidente américaine de l'Europe », illustre parfaitement cet alignement, œuvrant sans relâche pour maintenir l'engagement de l'UE envers la stratégie géopolitique agressive des États-Unis, notamment à l'égard de la Russie et de l'Ukraine. L'OTAN a toujours été un outil essentiel de cette alliance, jouant aujourd'hui un rôle crucial pour contrer les efforts de Trump visant à modifier l'approche américaine envers la Russie. Dans ce contexte, la position de l'Europe, bien qu'apparemment dirigée contre Trump, découle du constat que certains membres de la classe dirigeante américaine s'opposent fermement aux ouvertures de Trump à Poutine, nourrissent une profonde animosité envers la Russie et perçoivent les menaces du président de se désengager de l'OTAN et de saper d'autres piliers de l'ordre d'après-guerre comme un défi stratégique aux systèmes qui ont soutenu l'hégémonie américaine pendant des décennies. Ce lien pourrait expliquer les politiques « irrationnelles » de certains dirigeants européens, du moins du point de vue des intérêts objectifs de l'Europe – d'abord leur soutien aveugle à la guerre par procuration menée par les États-Unis en Ukraine, puis leur insistance à poursuivre la guerre à tout prix. Selon ce récit, les objectifs de l'establishment transatlantique semblent clairs : diaboliser Trump, le présenter comme un « partisan de la complaisance envers Poutine » ; et attiser les inquiétudes européennes quant à leur vulnérabilité militaire, notamment en exagérant la menace russe, afin de pousser l'opinion publique à accepter une augmentation des dépenses de défense et la poursuite de la guerre aussi longtemps que possible. Dans cette guerre civile transatlantique, aucun des deux camps n'a véritablement à cœur les intérêts de l'Europe. La faction trumpienne considère l'Europe comme une rivale économique, Trump lui-même critiquant à maintes reprises l'UE, la qualifiant d'« atrocité » visant à « escroquer » l'Amérique – et envisage désormais d'imposer de lourds droits de douane à l'Europe. De son côté, la faction libérale-mondialiste considère l'Europe comme un front crucial dans la guerre par procuration contre la Russie. Dans ce contexte, un scénario où les Européens prolongeraient la guerre en Ukraine – du moins à court terme – pourrait être perçu comme un compromis entre les deux factions. Les États-Unis pourraient se sortir du bourbier ukrainien 🔽 5/5 tout en poursuivant leur rapprochement avec la Russie et en se concentrant sur la Chine et la région Asie-Pacifique, tout en imputant la responsabilité de l'échec de la paix à Zelensky et aux Européens. Parallèlement, l'engagement continu de l'Europe dans la guerre renforce sa séparation économique et géopolitique avec la Russie et sa dépendance économique envers les États-Unis, notamment dans le contexte de la hausse de ses dépenses de défense, dont une grande partie profiterait au complexe militaro-industriel américain. Parallèlement, les représentants européens de l'establishment libéral-mondialiste continueraient d'utiliser la menace russe pour asseoir leur pouvoir. Globalement, cet arrangement pourrait être jugé acceptable par les deux parties. Autrement dit, comme l'a suggéré le géopolitologue Brian Berletic, ce qui est souvent présenté dans les médias comme une « fracture transatlantique » sans précédent pourrait, en réalité, s'apparenter davantage à une « division du travail » dans laquelle les Européens maintiendraient la pression sur la Russie tandis que les États-Unis tourneraient leur attention vers la Chine. Il ressort de cette analyse le portrait d'une classe politique européenne en proie à une profonde crise de légitimité, coincée entre pressions extérieures et déclin interne. Loin d'agir dans l'intérêt rationnel et stratégique de leurs nations, les dirigeants européens semblent de plus en plus dépendants des structures de pouvoir transatlantiques, des impératifs politiques nationaux et des réflexes psychologiques façonnés par des décennies de dépendance et de déni. Leur réponse à la guerre en Ukraine – et à la présence renouvelée de Trump sur la scène internationale – reflète moins une stratégie géopolitique cohérente qu'une tentative effrénée de préserver par tous les moyens un ordre mondial en déclin. Dans ce contexte, les actions de l'Europe ne sont pas simplement malavisées ; elles sont symptomatiques d'un dysfonctionnement plus profond au cœur même du projet européen. La militarisation de la société, l'érosion des normes démocratiques, la consolidation du pouvoir technocratique et la répression de la dissidence ne sont pas des mesures de guerre temporaires : elles dessinent les contours d'un nouveau paradigme politique, né de la peur, de la dépendance et de l'inertie institutionnelle. Sous couvert de discours sécuritaires et de valeurs, les dirigeants européens ne défendent pas le continent ; ils renforcent sa subordination, à la fois à l'hégémonie déclinante de Washington et à leurs propres régimes défaillants. Thomas Fazi • • • Via Péonia Liens de l'article : https://threadreaderapp.com/thread/1920002395339210907.html ou https://x.com/Galadriell__/status/1920002395339210907
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  • "Nous vivons quand même dans un pays où des gens se mobilisent partout pour que l'on puisse être tué par un médecin ('primum non nocere") à chaque moment de la vie, de la période prénatale à la maladie ou la vieillesse. Pour ne pas parler du malade mental qui le dirige et qui nous fait passer d'un "nous sommes en guerre" à l'autre depuis 8 ans. Ce pays pue la mort et la plupart de ses voisins aussi."

    Laurent Ozon

    Réponse d'un neuneu :
    "On parle du droit à l'avortement, pas de sa promotion. Personne n'est obligé ou incité à se faire avorter."

    Réponse de Laurent Ozon :

    "Oui on connaît l'argument. C'est faux. Personne ne pousse les au suicide, on neur donne la liberté de se faire tuer légalement. Personne ne pousse les gens à l'overdose, on donne la liberté de se droguer légalement, etc. Quand tu fabriques les conditions sociales pour que les gens n'aient plus d'autres issues, tu les pousses à se détruire. Quand ceux qui sont en partie responsables de ce désespoir de vivre sont les promoteurs de "la liberté" d'en finir, c'est le meurtre parfait. L'argument "c'est leur liberté " est l'argument des darwinistes sociaux déguisés en progressistes depuis des décennies. Le Canada de Trudeau a créé, étape par étape, une institution d'État réalisant et promouvant l'euthanasie pour raisons sociales et psychologiques ( sentiments de solitude, d'ennui, pauvreté, impuissance, chômage ou dépression). Les gens ont "la liberté" d'en finir. La réalité c'est que le meurtre parfait c'est le suicide de celui que tu veux détruire. La ruse du meurtrier c'est d'empêcher que l'on rapproche la fabrication méthodique du désespoir social et la libéralisation du droit à se tuer ou à tuer. Car le rapprochement entre ces deux, signe l'intention meurtrière."


    https://x.com/LaurentOzon/status/1918774652995821932
    "Nous vivons quand même dans un pays où des gens se mobilisent partout pour que l'on puisse être tué par un médecin ('primum non nocere") à chaque moment de la vie, de la période prénatale à la maladie ou la vieillesse. Pour ne pas parler du malade mental qui le dirige et qui nous fait passer d'un "nous sommes en guerre" à l'autre depuis 8 ans. Ce pays pue la mort et la plupart de ses voisins aussi." Laurent Ozon Réponse d'un neuneu : "On parle du droit à l'avortement, pas de sa promotion. Personne n'est obligé ou incité à se faire avorter." Réponse de Laurent Ozon : "Oui on connaît l'argument. C'est faux. Personne ne pousse les au suicide, on neur donne la liberté de se faire tuer légalement. Personne ne pousse les gens à l'overdose, on donne la liberté de se droguer légalement, etc. Quand tu fabriques les conditions sociales pour que les gens n'aient plus d'autres issues, tu les pousses à se détruire. Quand ceux qui sont en partie responsables de ce désespoir de vivre sont les promoteurs de "la liberté" d'en finir, c'est le meurtre parfait. L'argument "c'est leur liberté " est l'argument des darwinistes sociaux déguisés en progressistes depuis des décennies. Le Canada de Trudeau a créé, étape par étape, une institution d'État réalisant et promouvant l'euthanasie pour raisons sociales et psychologiques ( sentiments de solitude, d'ennui, pauvreté, impuissance, chômage ou dépression). Les gens ont "la liberté" d'en finir. La réalité c'est que le meurtre parfait c'est le suicide de celui que tu veux détruire. La ruse du meurtrier c'est d'empêcher que l'on rapproche la fabrication méthodique du désespoir social et la libéralisation du droit à se tuer ou à tuer. Car le rapprochement entre ces deux, signe l'intention meurtrière." https://x.com/LaurentOzon/status/1918774652995821932
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  • Alexis Haupt Philosophie
    @AlexisPhilo

    "Le plus grand ennemi de Jésus, ça n'a pas été ceux qui l'ont crucifié mais ceux qui ont regardé sa Crucifixion sans broncher, ceux qui ont suivi l'opinion de la majorité, ceux qui ont obéi, ceux qui ne l'ont pas défendu.

    Jésus est un message adressé à l'humanité. Ce message est intemporel, il concerne les humains de toute religion, et même les athées.

    Ce message le voici : n'obéis pas aveuglément, ne répète pas aveuglément et prefère toujours la voix qui est au plus profond de toi à celle de la doxa. Désobéis si cette voix te l'ordonne. Cette voix, c'est ta conscience. Celle-là même qui est capable de se demander si une chose est juste ou non. Cette voix sait mieux que les sachants, les philosophes et les prophètes ce qui est juste ou non. Fais grandir cette voix qui est en toi et obéis-lui. Tu marcheras alors peut-être à contre-courant de la loi des Hommes mais tu te rapprocheras du beau, du juste et du vrai. Ce qui est incommensurablement plus élevé."

    11:05 PM · 17 févr. 2025 · 3 786 vues

    https://x.com/AlexisPhilo/status/1891610050415693870
    Alexis Haupt Philosophie @AlexisPhilo "Le plus grand ennemi de Jésus, ça n'a pas été ceux qui l'ont crucifié mais ceux qui ont regardé sa Crucifixion sans broncher, ceux qui ont suivi l'opinion de la majorité, ceux qui ont obéi, ceux qui ne l'ont pas défendu. Jésus est un message adressé à l'humanité. Ce message est intemporel, il concerne les humains de toute religion, et même les athées. Ce message le voici : n'obéis pas aveuglément, ne répète pas aveuglément et prefère toujours la voix qui est au plus profond de toi à celle de la doxa. Désobéis si cette voix te l'ordonne. Cette voix, c'est ta conscience. Celle-là même qui est capable de se demander si une chose est juste ou non. Cette voix sait mieux que les sachants, les philosophes et les prophètes ce qui est juste ou non. Fais grandir cette voix qui est en toi et obéis-lui. Tu marcheras alors peut-être à contre-courant de la loi des Hommes mais tu te rapprocheras du beau, du juste et du vrai. Ce qui est incommensurablement plus élevé." 11:05 PM · 17 févr. 2025 · 3 786 vues https://x.com/AlexisPhilo/status/1891610050415693870
    D'accord
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  • #Faut_qu_ça_guinche plaide pour une #chanson vivante et débarque sur #scène pour un #concert #festif et #poétique. Le #groupe offre généreusement à voir et à entendre, à réfléchir et à rire, et donne rapidement envie de se rapprocher et de danser avec eux jusqu’au bout de la nuit. Entre #Rock #guinguette et #Swing festif, le Guinche’N’Roll est une marque de fabrique qu’ils ont affiné pendant plus de 900 #concerts.
    https://www.youtube.com/watch?v=GbxUJp1EWgM
    #Faut_qu_ça_guinche plaide pour une #chanson vivante et débarque sur #scène pour un #concert #festif et #poétique. Le #groupe offre généreusement à voir et à entendre, à réfléchir et à rire, et donne rapidement envie de se rapprocher et de danser avec eux jusqu’au bout de la nuit. Entre #Rock #guinguette et #Swing festif, le Guinche’N’Roll est une marque de fabrique qu’ils ont affiné pendant plus de 900 #concerts. https://www.youtube.com/watch?v=GbxUJp1EWgM
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  • Les Dangers Méconnus de l'Empathie + Comprendre les 2 Types d'Empathie

    Découvrez une plongée profonde dans la compréhension de l'empathie à travers une perspective inédite et transformatrice. Cette vidéo vous invite à explorer et à comprendre les dangers potentiels qui se cachent derrière ce que nous croyons être une vertu. Loin des clichés, ce contenu vous emmène au cœur de l'expérience humaine universelle, là où les différences culturelles, religieuses ou géographiques s'estompent devant des douleurs et des joies partagées par tous, quelles que soient les circonstances.

    En sortant des opinions personnelles pour embrasser une réalité collective, cette vidéo vous propose de transcender l'empathie d'eau, émotionnelle et subjective, pour accéder à une empathie éclairée, celle qui voit les choses telles qu'elles sont, sans ombre.
    C'est une invitation à dépasser les ressentis individuels pour entrer dans l'amitié avec les expériences de vie, à accueillir la souffrance sans la haïr, et à reconnaître la beauté du monde, même dans ses aspects les plus sombres.
    Un voyage intérieur qui pourrait bien changer votre vision du monde et de vous-même, tout en vous rapprochant des vérités universelles partagées par toute l'humanité.

    Guilhem Cayzac - Regard Essénien

    https://youtu.be/q1QgHC95864
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  • Juan Branco ✊
    @anatolium
    J'ai vu dix mille personnes arrêtées en moins d'un an parce qu'ils manifestaient.

    J'ai vu des gens mutilés, éborgnés, violentés. Parce qu'ils manifestaient.

    J'ai senti semaine après semaine, dans tout le pays, l'odeur des lacrymogènes, entendu, vu, reçu, les coups de matraque, les tirs de LBD.

    J'ai senti les odeurs de pisse et de merde dans les dépôts, dans les commissariats bondés.

    J'ai vu des gamins de dix-huit ans voir leur vie brisée.

    Des victimes de violences conjugales et sexuelles voir leurs procédures reportées, parfois de plusieurs mois, parce qu'Emmanuel et Brigitte Macron avaient décidé de poursuivre de simples citoyens français.

    J’ai vu des magistrats se plier en quatre pour leur donner la priorité.

    J'ai vu des militants pacifistes arrêtés, poursuivis et envoyés en détention provisoire sur le fondement de législations antiterroristes.

    Des candidats aux élections convoqués au commissariat. Diffamés, menacés, intimidé.

    Coupables d'avoir parlé et pensé.

    J'ai vu des gamins, à six heures du matin, se faire lever par le GIGN pour organiser des procès spectacle qui plairaient au pouvoir et à leurs affidés. Parce qu'ils avaient tweeté.

    J'ai assisté au dévoiement de la justice, au service d'une clique, de « ministres » comme Marlène Schiappa, des « préfets » comme Didier Lallement.

    J’ai vu
    @booba
    menacé d'arrestation parce qu’il avait révélé les escroqueries de Magali Berdah, proche de Brigitte Macron.

    J'ai vu la médiocrité et la psychopathologie s'installer au pouvoir, en toute impunité.

    Des générations entières ne plus pouvoir se loger, tandis que les villes se vidaient, repliées, enfermées chez elles, tandis que tout un pays se confinait.

    J'ai assisté des citoyens le crâne fracassé, agglutinés en des commissariats, parce qu’ils avaient réclamé qu’on leur rende leur liberté.

    J'ai défendu un homme, Français, à qui le gouvernement avait décidé de retirer la nationalité parce qu'il était noir, qu’il avait des « origines », et qu’il avait le tort d’être l’un des plus puissants intellectuels panafricanistes, et de s’opposer à la guerre que M. Macron préparait au Niger.

    J’ai accompagné un homme, Christophe Dettinger, emprisonné, ruiné, dévasté, à qui on faisait fermer ses cagnottes, après des mois de harcèlement, dans le seul but de venger un gouvernement humilié.

    J'ai vu, à l’inverse, un conseiller de l'Elysée se déguiser en policier et, pour se distraire, fracasser des manifestants un premier mai. Sans jamais le payer.

    Je l’ai vu s’afficher un glock à la main, sans port d’armes, utiliser des passeports diplomatiques auxquels il ne devait d’être accès, faire des affaires avec des oligarques russes en toute impunité.

    Je l'ai vu demeurer jouir des palaces parisiens dans les mois qui ont suivi, sans avoir passé un jour en détention, fier de ce qu’il avait fait, faisant négoce de sa proximité avec le pouvoir, écumant au quotidien les palaces. En toute impunité.

    J’ai vu son coffre « disparaître » par la grâce de Ludovic Chaker, qui se pointerait à mes fenêtres quelques mois plus tard pour me menacer.

    J’ai vu ce même Ludovic Chaker, une fois exposé, exfiltré de l’Elysée, puis chargé de superviser le commerce d’armes au ministère des armées.

    J’ai vu un président envoyer notre porte-avions à l’autre bout de la planète pour « impressionner » la Chine, sans se sentir ridiculisé.

    Tenter de résoudre le changement climatique, la situation politique au Liban, nommer une anglophone à l’OIF, se rapprocher de Poutine, laisser Wagner provoquer des putchs partout en Afrique, soutenir des dictateurs jusqu’à ce qu’ils menacent de tout massacrer, faire prendre en otage son propre Ambassadeur au Niger, s’allier avec Haftar, tenter mille politiques migratoires, parler de la « fertilité » des Africains, soutenir un putchiste au Venezuela, faire des selfies rieurs avec le meurtrier de Kashoggi, se soumettre à Al Sissi, criser avec l’Algérie, le Maroc, le Brésil, le Sahel tout entier, multiplier les querelles virilistes avec Erdogan, se muer en émissaire de la paix en Ukraine, et tout échouer.

    J’ai vu des hommes et des femmes sans diplôme ni expérience professionnelle se laisser promouvoir au plus hautes fonction de l’Etat, fabriquant, mentant pour voir nommés.

    J'ai vu un ancien proxénète devenir le plus puissant oligarque de la République, et la trafiquante de stupéfiants qui le conseillait poser avec le V de la victoire dans le bureau du Président à l'Elysée.

    J'ai vu des hommes - que des hommes - prendre le pouvoir sur la presse et les médias, nous voler la parole, y placer leurs affidés pour servir et se servir au grès de leurs intérêts.

    J'ai vu ces êtres se goinfrer de mensonges, d'injures, de calomnies, et être grassement payés de ce fait.

    J'ai vu Marc-Olivier Fogiel devenir le principal dirigeant de la plus puissante chaine d'information du pays, et un ancien commentateur sportif le principal animateur du pays.

    J’ai vu des ministres et politiciens s’humilier et se dégrader chez Hanouna, dans l’espoir de gratter quelques points de popularité.

    J'ai vu des policiers, des magistrats, falsifier des PV, tordre le droit, détruire sur commande parce que cela le leur était demandé.

    D'autres tenir. Rongés par la solitude et le remords.

    J’ai vu le Président utiliser un gamin, joueur de football, pour tenter de redevenir populaire, faisant du sport et du PSG un instrument d’influence, au détriment de toute décence.

    J'ai vu des gamins sans casier passer Noël en détention parce qu'ils avaient participé à une manifestation contre le pass sanitaire, après avoir passé des mois confinés.

    Parce qu'il fallait faire un exemple. Parce qu'il fallait intimider.

    J'ai vu enfin le pays, au milieu de toute cette orgie de n’importe quoi, s'effondrer. Le pillage, se généraliser. Les intermédiaires et gatekeepers, pulluler en toute impunité.

    Cent policiers mobilisés pour perquisitionner le principal parti d'opposition, et déstabiliser son dirigeant, alors que les gilets jaunes approchaient.

    Les mêmes méthodes utilisées contre tous les autres, sauf ceux que le pouvoir protégeait.

    Les boucles Telegram de « conseillers du pouvoir » qui se partageaient des documents d’informations judiciaires couvertes par le secret, les disséminaient et les partageaient, pour détruire ou protéger.

    J’ai vu le fondateur d’En Marche, Laurent Bigorgne, protégé par la préfecture, la magistrature, après avoir tenté de droguer et de violer sa belle soeur et son employée.

    J’ai vu un garde du corps d’Emmanuel Macron monter un réseau de prostitution qui remontait jusqu’au préfet de Paris en toute impunité, sans que jamais personne ne daigne s’y intéresser.

    J'ai, à l’inverse, dû défendre des gilets jaunes poursuivis, perquisitionnés, arrêtés, pour s'être baignés devant le fort de Brégançon avec un homard gonflable.

    Pour un commentaire ironique sur un post Facebook d'un groupe privé.

    Pour une chanson postée sur youtube, qui sur un ministre ironisait.

    J’ai vu les conséquences sur notre société, toujours plus violente, toujours plus hystérisée.

    J’ai vu la sécurité s’effondrer, le trafic de drogues, d’êtres humains, se généraliser.

    J’ai vu l’école détruite par des apprentis sorciers. La laïcité, éviscérée. Les hôpitaux, dévastés.

    J’ai vu la recherche et les universités se vider de tout talent. Des docteurs se voir proposer des premiers postes à 1500 euros par mois, et se retrouver à 50, 100, 200, à candidater, présentant des dossiers de centaines de pages, des années de recherche, expédiés en quelques minutes.

    J’ai vu la France sombrer entre bureaucratie et prélèvements toujours plus compliqués, qui à chaque fois moins des services publics finançaient.

    Et j’ai vu tous ceux qui se battaient pour l’éviter brisés, dévastés, humiliés et isolés, tandis qu’une République représentative, saturée de financement, les ignorait et les oubliait.

    J’ai vu l’exigence, la littérature, les arts, devenir commerces insignifiants. La France cesser de rayonner, sans plus d’exigence, du fait de la corruption de sa presse, de ses intermédiaires, des coteries qui la gangrénaient.

    Je les ai palpés, les drames que tout cela a suscité, la haine que cela a généré, la peur et la dévastation, parce que c'est ce qui arrive, lorsque vous avez la charge de représenter et de défendre.

    J'ai vu comment, paniqué, le pouvoir ne cessait de fabriquer des fake news, des récits, romantisant sa geste, stipendiant des intellectuels, journalistes, artistes, pour tenter de masquer notre chute.

    J’ai vu l’obsession de la censure, de la clôture des comptes, le financement de trolls par le parti majoritaire, les accords de censure avec Snapchat & cie, tandis que ces mêmes êtres beuglaient:

    Démocratie.

    Tout cela est prouvé, acté, enregistré.

    Enfoui pour qu’il sombre dans l’oubli.
    Mais le réel cogne. Et les corps une mémoire qui manque à l’esprit.

    Et lorsque, trois ans après avoir été enfermés, des êtres demeurent détenus pour avoir simplement réclamé liberté, ce réel ne peut plus être contourné.

    Nous sommes à la veille de la guerre, d’une guerre qui nous emportera nous, en nos terres, et les mondes qui nous ont fécondés.

    Ceux qui la veulent nous ont offert une opportunité unique, inespérée, de l’éviter.

    C’est la seule urgence. Cela doit être notre seule priorité

    Juan Branco

    https://x.com/anatolium/status/1803097150420582739
    Juan Branco ✊ @anatolium J'ai vu dix mille personnes arrêtées en moins d'un an parce qu'ils manifestaient. J'ai vu des gens mutilés, éborgnés, violentés. Parce qu'ils manifestaient. J'ai senti semaine après semaine, dans tout le pays, l'odeur des lacrymogènes, entendu, vu, reçu, les coups de matraque, les tirs de LBD. J'ai senti les odeurs de pisse et de merde dans les dépôts, dans les commissariats bondés. J'ai vu des gamins de dix-huit ans voir leur vie brisée. Des victimes de violences conjugales et sexuelles voir leurs procédures reportées, parfois de plusieurs mois, parce qu'Emmanuel et Brigitte Macron avaient décidé de poursuivre de simples citoyens français. J’ai vu des magistrats se plier en quatre pour leur donner la priorité. J'ai vu des militants pacifistes arrêtés, poursuivis et envoyés en détention provisoire sur le fondement de législations antiterroristes. Des candidats aux élections convoqués au commissariat. Diffamés, menacés, intimidé. Coupables d'avoir parlé et pensé. J'ai vu des gamins, à six heures du matin, se faire lever par le GIGN pour organiser des procès spectacle qui plairaient au pouvoir et à leurs affidés. Parce qu'ils avaient tweeté. J'ai assisté au dévoiement de la justice, au service d'une clique, de « ministres » comme Marlène Schiappa, des « préfets » comme Didier Lallement. J’ai vu @booba menacé d'arrestation parce qu’il avait révélé les escroqueries de Magali Berdah, proche de Brigitte Macron. J'ai vu la médiocrité et la psychopathologie s'installer au pouvoir, en toute impunité. Des générations entières ne plus pouvoir se loger, tandis que les villes se vidaient, repliées, enfermées chez elles, tandis que tout un pays se confinait. J'ai assisté des citoyens le crâne fracassé, agglutinés en des commissariats, parce qu’ils avaient réclamé qu’on leur rende leur liberté. J'ai défendu un homme, Français, à qui le gouvernement avait décidé de retirer la nationalité parce qu'il était noir, qu’il avait des « origines », et qu’il avait le tort d’être l’un des plus puissants intellectuels panafricanistes, et de s’opposer à la guerre que M. Macron préparait au Niger. J’ai accompagné un homme, Christophe Dettinger, emprisonné, ruiné, dévasté, à qui on faisait fermer ses cagnottes, après des mois de harcèlement, dans le seul but de venger un gouvernement humilié. J'ai vu, à l’inverse, un conseiller de l'Elysée se déguiser en policier et, pour se distraire, fracasser des manifestants un premier mai. Sans jamais le payer. Je l’ai vu s’afficher un glock à la main, sans port d’armes, utiliser des passeports diplomatiques auxquels il ne devait d’être accès, faire des affaires avec des oligarques russes en toute impunité. Je l'ai vu demeurer jouir des palaces parisiens dans les mois qui ont suivi, sans avoir passé un jour en détention, fier de ce qu’il avait fait, faisant négoce de sa proximité avec le pouvoir, écumant au quotidien les palaces. En toute impunité. J’ai vu son coffre « disparaître » par la grâce de Ludovic Chaker, qui se pointerait à mes fenêtres quelques mois plus tard pour me menacer. J’ai vu ce même Ludovic Chaker, une fois exposé, exfiltré de l’Elysée, puis chargé de superviser le commerce d’armes au ministère des armées. J’ai vu un président envoyer notre porte-avions à l’autre bout de la planète pour « impressionner » la Chine, sans se sentir ridiculisé. Tenter de résoudre le changement climatique, la situation politique au Liban, nommer une anglophone à l’OIF, se rapprocher de Poutine, laisser Wagner provoquer des putchs partout en Afrique, soutenir des dictateurs jusqu’à ce qu’ils menacent de tout massacrer, faire prendre en otage son propre Ambassadeur au Niger, s’allier avec Haftar, tenter mille politiques migratoires, parler de la « fertilité » des Africains, soutenir un putchiste au Venezuela, faire des selfies rieurs avec le meurtrier de Kashoggi, se soumettre à Al Sissi, criser avec l’Algérie, le Maroc, le Brésil, le Sahel tout entier, multiplier les querelles virilistes avec Erdogan, se muer en émissaire de la paix en Ukraine, et tout échouer. J’ai vu des hommes et des femmes sans diplôme ni expérience professionnelle se laisser promouvoir au plus hautes fonction de l’Etat, fabriquant, mentant pour voir nommés. J'ai vu un ancien proxénète devenir le plus puissant oligarque de la République, et la trafiquante de stupéfiants qui le conseillait poser avec le V de la victoire dans le bureau du Président à l'Elysée. J'ai vu des hommes - que des hommes - prendre le pouvoir sur la presse et les médias, nous voler la parole, y placer leurs affidés pour servir et se servir au grès de leurs intérêts. J'ai vu ces êtres se goinfrer de mensonges, d'injures, de calomnies, et être grassement payés de ce fait. J'ai vu Marc-Olivier Fogiel devenir le principal dirigeant de la plus puissante chaine d'information du pays, et un ancien commentateur sportif le principal animateur du pays. J’ai vu des ministres et politiciens s’humilier et se dégrader chez Hanouna, dans l’espoir de gratter quelques points de popularité. J'ai vu des policiers, des magistrats, falsifier des PV, tordre le droit, détruire sur commande parce que cela le leur était demandé. D'autres tenir. Rongés par la solitude et le remords. J’ai vu le Président utiliser un gamin, joueur de football, pour tenter de redevenir populaire, faisant du sport et du PSG un instrument d’influence, au détriment de toute décence. J'ai vu des gamins sans casier passer Noël en détention parce qu'ils avaient participé à une manifestation contre le pass sanitaire, après avoir passé des mois confinés. Parce qu'il fallait faire un exemple. Parce qu'il fallait intimider. J'ai vu enfin le pays, au milieu de toute cette orgie de n’importe quoi, s'effondrer. Le pillage, se généraliser. Les intermédiaires et gatekeepers, pulluler en toute impunité. Cent policiers mobilisés pour perquisitionner le principal parti d'opposition, et déstabiliser son dirigeant, alors que les gilets jaunes approchaient. Les mêmes méthodes utilisées contre tous les autres, sauf ceux que le pouvoir protégeait. Les boucles Telegram de « conseillers du pouvoir » qui se partageaient des documents d’informations judiciaires couvertes par le secret, les disséminaient et les partageaient, pour détruire ou protéger. J’ai vu le fondateur d’En Marche, Laurent Bigorgne, protégé par la préfecture, la magistrature, après avoir tenté de droguer et de violer sa belle soeur et son employée. J’ai vu un garde du corps d’Emmanuel Macron monter un réseau de prostitution qui remontait jusqu’au préfet de Paris en toute impunité, sans que jamais personne ne daigne s’y intéresser. J'ai, à l’inverse, dû défendre des gilets jaunes poursuivis, perquisitionnés, arrêtés, pour s'être baignés devant le fort de Brégançon avec un homard gonflable. Pour un commentaire ironique sur un post Facebook d'un groupe privé. Pour une chanson postée sur youtube, qui sur un ministre ironisait. J’ai vu les conséquences sur notre société, toujours plus violente, toujours plus hystérisée. J’ai vu la sécurité s’effondrer, le trafic de drogues, d’êtres humains, se généraliser. J’ai vu l’école détruite par des apprentis sorciers. La laïcité, éviscérée. Les hôpitaux, dévastés. J’ai vu la recherche et les universités se vider de tout talent. Des docteurs se voir proposer des premiers postes à 1500 euros par mois, et se retrouver à 50, 100, 200, à candidater, présentant des dossiers de centaines de pages, des années de recherche, expédiés en quelques minutes. J’ai vu la France sombrer entre bureaucratie et prélèvements toujours plus compliqués, qui à chaque fois moins des services publics finançaient. Et j’ai vu tous ceux qui se battaient pour l’éviter brisés, dévastés, humiliés et isolés, tandis qu’une République représentative, saturée de financement, les ignorait et les oubliait. J’ai vu l’exigence, la littérature, les arts, devenir commerces insignifiants. La France cesser de rayonner, sans plus d’exigence, du fait de la corruption de sa presse, de ses intermédiaires, des coteries qui la gangrénaient. Je les ai palpés, les drames que tout cela a suscité, la haine que cela a généré, la peur et la dévastation, parce que c'est ce qui arrive, lorsque vous avez la charge de représenter et de défendre. J'ai vu comment, paniqué, le pouvoir ne cessait de fabriquer des fake news, des récits, romantisant sa geste, stipendiant des intellectuels, journalistes, artistes, pour tenter de masquer notre chute. J’ai vu l’obsession de la censure, de la clôture des comptes, le financement de trolls par le parti majoritaire, les accords de censure avec Snapchat & cie, tandis que ces mêmes êtres beuglaient: Démocratie. Tout cela est prouvé, acté, enregistré. Enfoui pour qu’il sombre dans l’oubli. Mais le réel cogne. Et les corps une mémoire qui manque à l’esprit. Et lorsque, trois ans après avoir été enfermés, des êtres demeurent détenus pour avoir simplement réclamé liberté, ce réel ne peut plus être contourné. Nous sommes à la veille de la guerre, d’une guerre qui nous emportera nous, en nos terres, et les mondes qui nous ont fécondés. Ceux qui la veulent nous ont offert une opportunité unique, inespérée, de l’éviter. C’est la seule urgence. Cela doit être notre seule priorité Juan Branco https://x.com/anatolium/status/1803097150420582739
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  • Alexis Haupt Philosophie
    @AlexisPhilo

    "Le plus grand ennemi de Jésus, ça n'a pas été ceux qui l'ont crucifié mais ceux qui ont regardé sa Crucifixion sans broncher, ceux qui ont suivi l'opinion de la majorité, ceux qui ont obéi, ceux qui ne l'ont pas défendu.

    Jésus est un message adressé à l'humanité. Ce message est intemporel, il concerne les humains de toute religion, et même les athées.

    Ce message le voici : n'obéis pas aveuglément, ne répète pas aveuglément et prefère toujours la voix qui est au plus profond de toi à celle de la doxa. Désobéis si cette voix te l'ordonne. Cette voix, c'est ta conscience. Celle-là même qui est capable de se demander si une chose est juste ou non. Cette voix sait mieux que les sachants, les philosophes et les prophètes ce qui est juste ou non. Fais grandir cette voix qui est en toi et obéis-lui. Tu marcheras alors peut-être à contre-courant de la loi des Hommes mais tu te rapprocheras du beau, du juste et du vrai. Ce qui est incommensurablement plus élevé."

    7:57 PM · 19 mai 2024 · 15,1 k vues

    https://x.com/AlexisPhilo/status/1792253258871734599
    Alexis Haupt Philosophie @AlexisPhilo "Le plus grand ennemi de Jésus, ça n'a pas été ceux qui l'ont crucifié mais ceux qui ont regardé sa Crucifixion sans broncher, ceux qui ont suivi l'opinion de la majorité, ceux qui ont obéi, ceux qui ne l'ont pas défendu. Jésus est un message adressé à l'humanité. Ce message est intemporel, il concerne les humains de toute religion, et même les athées. Ce message le voici : n'obéis pas aveuglément, ne répète pas aveuglément et prefère toujours la voix qui est au plus profond de toi à celle de la doxa. Désobéis si cette voix te l'ordonne. Cette voix, c'est ta conscience. Celle-là même qui est capable de se demander si une chose est juste ou non. Cette voix sait mieux que les sachants, les philosophes et les prophètes ce qui est juste ou non. Fais grandir cette voix qui est en toi et obéis-lui. Tu marcheras alors peut-être à contre-courant de la loi des Hommes mais tu te rapprocheras du beau, du juste et du vrai. Ce qui est incommensurablement plus élevé." 7:57 PM · 19 mai 2024 · 15,1 k vues https://x.com/AlexisPhilo/status/1792253258871734599
    D'accord
    1
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  • Les 5 accords toltèques

    Les cinq accords Toltèques sont en quelque sorte un « code de conduite » qui permet d’appréhender le monde sereinement, et de façon plus saine. Ce sont des mantras pleins de bon sens, mais surtout d’une très grande puissance.

    Le premier accord toltèque est : « Que votre parole soit impeccable »
    Le deuxième accord toltèque est : « N’en faites pas une affaire personnelle »
    Le troisième accord est : « Ne faites pas de suppositions »
    Le quatrième accord toltèque est : « Faites toujours de votre mieux »
    Le cinquième accord toltèque est : « Soyez sceptique mais apprenez à écouter »
    Le premier accord toltèque est : « Que votre parole soit impeccable »
    La parole est omniprésente dans la vie de chacun de nous. Dès que nous sommes en communauté nous nous sentons obligé de parler, sans cela le silence s’installe et laisse place à un certain malaise. D’ailleurs que nous soyons en compagnie de quelqu’un ou non, la parole est constamment présente avec nous. La plupart des gens n’arrêtent jamais de penser. Or la pensée s’exprime sous la forme d’un dialogue interne.

    Étant sans arrêt en train d’utiliser cette arme à double tranchant qu’est la parole, on voit bien l’importance d’apprendre à en faire bon usage. Malheureusement la plupart du temps nous ne maîtrisons pas nos pensées, et par conséquent les mots qui sortent de notre esprit et passent le seuil de notre bouche. C’est très dommageable et cela a pour conséquence d’empoisonner notre environnement mental et social.

    En effet si une parole réussit à capter notre attention, elle peut changer nos croyances et notre façon de percevoir le monde. Or, au cours de notre socialisation nous avons émis des tas opinions sur les autres et les autres aussi en ont émis sur nous. Ainsi, si un jour un professeur de mathématiques dit à un enfant : « Tu es bête, tu ne comprends rien ! » L’enfant va peut-être croire ces paroles et grandir avec le sentiment d’être mauvais en mathématiques, voir même en milieu scolaire, indépendamment du fait qu’il le soit ou non. Il perdra confiance en lui et ainsi rentrera dans un cercle vicieux qui ne fera que reproduire ce que l’on attend de lui, à savoir « être mauvais », et ainsi il y croira de plus en plus.

    Si vous avez peur de chanter devant des gens par exemple, c’est probablement parce que quelqu’un vous a dit que vous chantiez mal, ou quelque chose s’en rapprochant, et que vous y avez cru. Vous avez donc cessé de chanter même si c’est une chose que vous aimiez beaucoup faire, pour préserver votre estime personnelle et votre sentiment de compétence. Alors qu’en vous entraînant un minimum vous auriez pu être très doué, et prendre du plaisir à cela.

    Prendre conscience que votre parole a une importance capitale aura donc des effets surpuissants, surtout si vous l’utilisez de la bonne façon.

    Faites attention aux interactions que les gens ont entre eux. Elles sont remplies de jugements, qui sont le plus souvent négatifs. La médisance est partout, nous avons appris à l’utiliser et en sommes devenue esclave. Sans y faire attention nous jugeons constamment les autres, sans même parfois les connaître, par envie, jalousie, haine… C’est commun, c’est simple, on aime médire des autres, comme ça on a l’impression de se sentir nous-mêmes un peu mieux.

    Nous médisons même sur les personnes qui nous sont les plus chères. Mais finalement, médire sur quelqu’un n’est pas seulement néfaste pour la personne qui reçoit ce jugement, cela l’est aussi pour la personne qui l’émet. En effet, en jugeant et en comparant sans cesse, c’est finalement notre propre mental qui est sous le joug de la négativité et du poison émotionnel.

    La parole que vous entretenez avec vous-même est aussi importante. Car si l’on peut être horrible avec les autres, c’est souvent envers nous-mêmes que nous sommes les pires juges. « Je me trouve trop gros », « je suis trop petit », « je suis un imbécile »… sont autant de paroles que l’on peut facilement avoir envers soi, et qui ont un effet dévastateur.

    Essayez donc pendant une journée entière de vous concentrer sur ce que vous vous dites à vous-même. Vous allez probablement vous rendre compte que durant cette journée vous vous serez auto-jugé des dizaines de fois, et que vous aurez ressassé un nombre considérable d’idées négatives ne vous apportant rien de constructif.

    Après avoir conscientisé ce fait il devient évident de faire attention à notre dialogue interne et aux idées qu’il en ressort. Pourquoi vouloir continuer à mal utiliser son mental après en avoir pris conscience et que changer cela ne demande qu’un simple effort de volonté ? Apprenez à ne plus juger à tout va pour n’importe quoi, à être plus indulgent envers vous-même et envers les autres ! Juger c’est en quelque sorte agir contre soi-même.

    Pour conclure ce premier accord toltèque, voici une citation de don Miguel Ruiz qui vous permettra d’évaluer facilement la qualité de votre parole :

    « Vous pouvez évaluer le degré auquel votre parole est impeccable à l’aulne de l’amour que vous avez pour vous-même. L’intensité de votre amour-propre et les sentiments que vous nourrissez envers vous sont directement proportionnels à la qualité et à l’intégrité de votre parole. Lorsque celle-ci est impeccable, vous vous sentez bien ; vous êtes heureux et en paix. »

    Le deuxième accord toltèque est : « Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle »
    Si vous respectez le premier accord toltèque, vous aurez déjà fait la moitié du chemin. Les trois autres accords sont en quelque sorte des précisions du premier, ils en découlent. Ainsi, avec le premier accord vous avez compris que vous deviez faire attention à votre parole, afin qu’elle devienne impeccable. Pour faire simple, vous avez appris à freiner vos jugements personnels.

    Nous allons maintenant voir en quoi consiste le deuxième accord Toltèque, et comment il est possible de le mettre en œuvre.

    Le deuxième accord toltèque est : « Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle ». Pour prendre un exemple simple, si quelqu’un vous insulte il ne faut pas prendre ce que cette personne vous dit de façon personnelle. Une personne qui vous insulte vous envoie du poison. En ne prenant pas personnellement ce qu’elle vous dit, vous vous immunisez contre ce poison.

    Nous avons tous des représentations mentales différentes, nous percevons le monde de différentes manières. Cela vient de notre éducation, de nos expériences, de nos croyances… Si bien que quand une personne vous dit quelque chose de mal, elle vous transmet ses propres croyances, ses propres insécurités.

    Lorsque l’on vous insulte, vous n’êtes finalement pas tellement concerné. Si je vous dis que vous êtes incompétent, je vous transmets ma vision du monde. Cela n’a donc aucun intérêt pour vous puisque ce n’est pas la vérité dans l’absolu. Ce n’est que ma vérité, ou ce que j’ai envie de vous dire pour vous faire du mal.

    Cependant, d’après Don Miguel Ruiz nous avons besoin de prendre tout ce qui nous arrive de façon personnelle. Ainsi, on renforce notre sentiment « d’importance personnelle », autrement dit l’importance que l’on s’accorde à soi-même. On aime se sentir important, se prendre au sérieux, cela flatte notre orgueil, et on finit par se dire que tout ce qui arrive nous concerne. Malheureusement, cela a pour conséquence de nous apporter de la souffrance.

    Cet accord vous apprend à vous détacher de votre sentiment d’importance personnelle. Et grâce à cela, tous les événements qui vous arrivent au quotidien n’auront plus d’emprise sur vous. On gagne énormément en liberté quand le regard extérieur nous importe peu. Si l’on a conscience que chacun a ses propres filtres pour percevoir le monde, et que quoique que l’on fasse les autres nous jugerons, alors on comprend que prendre personnellement tous ce qui nous arrive est une grave erreur. Dans l’absolu, même si la Terre entière médisait de vous cela ne devrait pas vous atteindre.

    Quand le jugement des autres ne vous atteint plus, vous pouvez prendre vos propres décisions sans avoir peur d’être ridicule, ou de ne pas être accepté. Vous pouvez aborder qui vous voulez sans aucune crainte. Chacun est responsable de ses décisions, mais pas de celles des autres. Il faut donc prendre confiance en soi et en ses décisions, pour ne plus être dépendant des autres.

    Concrètement, pour mettre en œuvre cet accord, il faut d’abord prendre conscience du fait que nous avons souvent tendance à prendre les choses qui nous arrivent, ou ce que les gens nous disent, de façon personnelle. Ensuite, et ce sera la même chose pour tous les accords, vous devrez vous exercez à changer la perception que vous avez de votre environnement en vous référant à ces mantras.
    Prenez par exemple un jour par semaine pour chaque accord toltèque, disons le lundi pour le premier, le mardi pour le deuxième, etc. et lors de ce jour vous devrez faire très attention à appliquer le plus possible cet accord. Avec le temps et la répétition vous changerez votre façon de percevoir le monde et ces accords deviendront une seconde nature.

    Pour résumer et conclure le deuxième accord toltèque, voici une citation de Don Miguel Ruiz :

    « Ce que vous pensez, ce que vous ressentez, c’est votre problème, pas le mien. C’est votre façon de voir le monde. Cela ne me touche pas personnellement, parce que vous n’êtes confronté qu’à vous-mêmes, pas à moi. D’autres auront une opinion différente, selon leur système de croyances.»

    Le troisième accord est : « Ne faites pas de suppositions »
    Le troisième accord toltèque porte sur une forte tendance que chacun de nous, à savoir : faire des suppositions. Les suppositions sont du même ordre que la médisance. On pourrait même dire que dans la plupart des cas la médisance prend racine dans nos suppositions. Nous en faisons sans arrêt, sans y faire attention tant l’habitude d’en faire est ancrée en nous, et pourtant elles sont à l’origine de beaucoup de peine :

    « Cette femme a dix ans de moins que lui, elle n’est intéressée que par son argent »

    « Il a oublié mon anniversaire, il n’en a rien à faire de moi »

    « Cette fille/ce garçon est trop bien pour moi, je n’ai aucune chance ! »

    Le problème c’est qu’à force faire des suppositions nous finissons par les croire. En faisant des suppositions nous interprétons des événements en leur donnant le sens que nous pensons qu’ils ont. Ensuite, nous nous convainquons que ces interprétations sont le reflet de la réalité. Au final, nous prêtons des intentions aux autres sur la seule base de suppositions, souvent erronées, auxquels nous nous sommes convaincu de croire.

    Une des suppositions les plus communes est de croire que les autres pensent de la même manière que nous. Nous oublions souvent que chacun à sa propre perception du monde, que chacun réagit différemment à des situations semblables. Nous en arrivons à croire que tout le monde juge, pense et agit de la même façon que nous. Et c’est souvent à partir de cela que nous créons des scénarios factices à propos des gens qui nous entourent.

    Les personnes sur lesquelles nous faisons le plus de suppositions sont les personnes avec qui nous sommes les plus proche. En effet, lorsque nous sommes avec un(e) ami(e) proche, voir avec notre partenaire, nous nous disons que cette personne nous connaît vraiment bien. Elle sait quels sont nos besoins si bien que nous ne sentons plus la nécessité de les exprimer parfois. On se dit que l’autre sait ce que l’on veut, il n’est donc pas utile de le rappeler. Ainsi, quand cette personne ne fait pas ce que nous attendions d’elle nous nous sentons blessé : « Tu aurais dû le savoir ».

    Prenons un exemple concret : lorsque l’on veut séduire une fille ou un garçon qui nous plaît. C’est probablement un des moments où l’on fait le plus de suppositions. On croit trouver des sous-entendus dans tous les sms que l’on échange avec elle ou lui. Si elle ou il ne répond pas directement à notre appel c’est qu’elle ou il n’est pas intéressé(e). Si on persévère quand même et que l’on arrive à obtenir une date, on va continuer d’interpréter tous ses faits et gestes.

    Un jour elle ou il nous fait une réflexion négative, c’est qu’elle ou il ne nous apprécie pas. Le jour d’après elle ou il nous complimente, c’est donc qu’elle ou il veut se marier, avoir trois enfants et emménager avec nous dans le petit village dont on avait parlé avec elle ou lui.

    Cet exemple, bien que caricatural, illustre l’impact de cette mauvaise habitude reste très important sur notre quotidien. C’est une perte de temps et d’énergie. Cela peut même vous amenez à laisser passer des occasions qui auraient finalement pu se concrétiser. Le paradoxe avec les suppositions c’est que souvent on en veut aux autres pour des choses qu’ils n’ont pas faites. Au lieu de cela, osez poser des questions. Vous vous éviterez ainsi de nombreux problèmes inutiles.

    Pour résumer et conclure le troisième accord toltèque, voici une citation de Don Miguel Ruiz :

    « Voilà donc quel est le troisième accord toltèque : ne faites aucune supposition. Formulé ainsi, cela semble facile, mais je suis conscient combien c’est difficile à mettre en œuvre. La difficulté provient de ce qu’on fait généralement l’inverse. On a tous des habitudes dont on n’est même pas conscient. Les amener à la conscience et comprendre l’importance de cet accord est donc le premier pas à franchir.

    Mais la compréhension n’est pas suffisante. Une information ou une idée ne sont que des graines dans notre esprit. Ce qui va vraiment faire la différence, c’est l’action. Le fait de mettre une chose en pratique, jour après jour, renforce votre volonté, nourrit la graine et établit des fondements solides pour que se développe une nouvelle habitude. »

    Le quatrième accord toltèque est : « Faites toujours de votre mieux ».
    Le quatrième et dernier accord toltèque est le pilier de votre changement. C’est celui qui vous permettra d’agir de façon durable en respectant les trois autres accords, d’en faire des habitudes de chaque instant.

    Comme vous avez pu le voir, les accords toltèques sont des mantras très simples à comprendre. Malgré cela, pour que vous puissiez en tirer de réels bénéfices il est nécessaire que vous suiviez le quatrième accord et que vous fassiez toujours de votre mieux.

    Faire de son mieux, c’est faire que chaque tâche que vous réalisez, vous la réalisiez en donnant le meilleur de vous-même. C’est être concentré sur le présent, être totalement absorbé par ce que vous faîtes, et le faire bien. Attention, votre « mieux » est variable d’un jour à l’autre, d’une minute à l’autre. Si vous êtes malade vous ne serez pas capable de faire les mêmes choses que si vous êtes au top de votre forme. De même, si vous êtes fatigué, si vous apprenez une mauvaise nouvelle, etc. Votre mieux fluctue constamment.

    Il faut donc faire de son mieux, ni plus ni moins. Si vous vous acharnez à vouloir faire toujours mieux que ce que vous pouvez, vous vous épuiserez et prendrez finalement plus de temps à atteindre vos objectifs. Si vous faites moins que ce dont vous êtes capable vous ne progresserez pas, ou peu. La progression devient optimale lorsque vous faites de votre mieux, ni plus ni moins. Il faut cependant être attentif à ne pas émettre de jugement envers soi-même.

    Vous l’avez compris vous ne serez pas toujours au top. Même les athlètes de très haut niveau ont des baisses de performance. La progression passe toujours par des phases de récession, il est important d’être indulgent envers cela et envers vous-même, surtout dans les phases de moins bien. Concrètement, pour faire de votre mieux il vous faudra agir. L’action est primordiale. L’inertie est votre grande ennemie sur la voie du développement personnel.

    Albert Einstein disait : « Le savoir passe par l’expérience, le reste ne sont que des connaissances ».

    Dans le cadre des quatre accords Toltèques, si vous vous contentez de les lires et de vous dire « Oui, c’est vrai que ça à l’air bien tout ça ! », pour ensuite les laisser aux oubliettes le jour qui suit, je vous conseille de cliquer dès maintenant sur la petite croix rouge en haut à droite de votre écran. Passer à l’action peut parfois être difficile, mais c’est le seul moyen pour progresser, et accomplir les choses qui sont importantes à vos yeux.

    Un autre point important est que chaque action que vous entreprenez est à entreprendre pour le plaisir. Le plaisir d’agir sans attendre quelque chose en retour vous fera apprécier chacune de vos expériences. Et si vous passez à l’action, et que chaque action entreprise l’est dans le plaisir, alors il vous sera bien plus simple de faire de votre mieux. Cette attitude vous permet de profiter pleinement de la vie, sans aucun regret.

    Avant de partir : sachez qu’il existe un 5ème accord toltèque… « Soyez sceptique mais apprenez à écouter »
    Ne vous croyez pas vous même, ni personne d’autre. Utilisez la force du doute pour remettre en question tout ce que vous entendez : est ce vraiment la vérité? Ecoutez l’intention qui sous-tend les mots et vous comprendrez le véritable message.

    Pour prendre un autre exemple que les quatre accords Toltèques, si vous effectuez un travail qui vous ennuie, il est très difficile de donner de son mieux. En revanche lorsque vous travaillez sur un projet qui vous tient à cœur et qui vous procure un certain plaisir à réaliser, là vous donnez le meilleur de ce que vous avez, et ce sans aucune difficulté.

    Laissons le mot de la fin à Don Miguel Ruiz :

    « Ne vous attendez pas à vous exprimer toujours avec une parole impeccable. Vos habitudes sont trop fortes et trop bien ancrées dans votre esprit. Mais vous pouvez faire de votre mieux. […] En faisant de votre mieux, l’habitude de mal utiliser votre parole, celle de faire une affaire personnelle de tout ce qui vous arrive et celle de faire des suppositions vont s’affaiblir et se manifester de moins en moins souvent.

    Vous n’avez pas à vous juger, à vous sentir coupable ou à vous punir, si vous n’arrivez pas à respecter ces quatre accords toltèques. Si vous faites de votre mieux, vous vous sentirez bien même en faisant encore des suppositions, même s’il vous arrive encore de réagir de façon personnelle, même si votre parole n’est pas tout le temps impeccable. »

    https://www.service-sens.com/les-4-accords-tolteques-sont-en-fait-5-regles-pour-apprehender-le-monde-plus-sereinement/

    https://www.psychologies.com/Therapies/Developpement-personnel/Epanouissement/Articles-et-Dossiers/Accords-tolteques-les-4-regles-pour-mieux-se-connaitre
    Les 5 accords toltèques Les cinq accords Toltèques sont en quelque sorte un « code de conduite » qui permet d’appréhender le monde sereinement, et de façon plus saine. Ce sont des mantras pleins de bon sens, mais surtout d’une très grande puissance. Le premier accord toltèque est : « Que votre parole soit impeccable » Le deuxième accord toltèque est : « N’en faites pas une affaire personnelle » Le troisième accord est : « Ne faites pas de suppositions » Le quatrième accord toltèque est : « Faites toujours de votre mieux » Le cinquième accord toltèque est : « Soyez sceptique mais apprenez à écouter » Le premier accord toltèque est : « Que votre parole soit impeccable » La parole est omniprésente dans la vie de chacun de nous. Dès que nous sommes en communauté nous nous sentons obligé de parler, sans cela le silence s’installe et laisse place à un certain malaise. D’ailleurs que nous soyons en compagnie de quelqu’un ou non, la parole est constamment présente avec nous. La plupart des gens n’arrêtent jamais de penser. Or la pensée s’exprime sous la forme d’un dialogue interne. Étant sans arrêt en train d’utiliser cette arme à double tranchant qu’est la parole, on voit bien l’importance d’apprendre à en faire bon usage. Malheureusement la plupart du temps nous ne maîtrisons pas nos pensées, et par conséquent les mots qui sortent de notre esprit et passent le seuil de notre bouche. C’est très dommageable et cela a pour conséquence d’empoisonner notre environnement mental et social. En effet si une parole réussit à capter notre attention, elle peut changer nos croyances et notre façon de percevoir le monde. Or, au cours de notre socialisation nous avons émis des tas opinions sur les autres et les autres aussi en ont émis sur nous. Ainsi, si un jour un professeur de mathématiques dit à un enfant : « Tu es bête, tu ne comprends rien ! » L’enfant va peut-être croire ces paroles et grandir avec le sentiment d’être mauvais en mathématiques, voir même en milieu scolaire, indépendamment du fait qu’il le soit ou non. Il perdra confiance en lui et ainsi rentrera dans un cercle vicieux qui ne fera que reproduire ce que l’on attend de lui, à savoir « être mauvais », et ainsi il y croira de plus en plus. Si vous avez peur de chanter devant des gens par exemple, c’est probablement parce que quelqu’un vous a dit que vous chantiez mal, ou quelque chose s’en rapprochant, et que vous y avez cru. Vous avez donc cessé de chanter même si c’est une chose que vous aimiez beaucoup faire, pour préserver votre estime personnelle et votre sentiment de compétence. Alors qu’en vous entraînant un minimum vous auriez pu être très doué, et prendre du plaisir à cela. Prendre conscience que votre parole a une importance capitale aura donc des effets surpuissants, surtout si vous l’utilisez de la bonne façon. Faites attention aux interactions que les gens ont entre eux. Elles sont remplies de jugements, qui sont le plus souvent négatifs. La médisance est partout, nous avons appris à l’utiliser et en sommes devenue esclave. Sans y faire attention nous jugeons constamment les autres, sans même parfois les connaître, par envie, jalousie, haine… C’est commun, c’est simple, on aime médire des autres, comme ça on a l’impression de se sentir nous-mêmes un peu mieux. Nous médisons même sur les personnes qui nous sont les plus chères. Mais finalement, médire sur quelqu’un n’est pas seulement néfaste pour la personne qui reçoit ce jugement, cela l’est aussi pour la personne qui l’émet. En effet, en jugeant et en comparant sans cesse, c’est finalement notre propre mental qui est sous le joug de la négativité et du poison émotionnel. La parole que vous entretenez avec vous-même est aussi importante. Car si l’on peut être horrible avec les autres, c’est souvent envers nous-mêmes que nous sommes les pires juges. « Je me trouve trop gros », « je suis trop petit », « je suis un imbécile »… sont autant de paroles que l’on peut facilement avoir envers soi, et qui ont un effet dévastateur. Essayez donc pendant une journée entière de vous concentrer sur ce que vous vous dites à vous-même. Vous allez probablement vous rendre compte que durant cette journée vous vous serez auto-jugé des dizaines de fois, et que vous aurez ressassé un nombre considérable d’idées négatives ne vous apportant rien de constructif. Après avoir conscientisé ce fait il devient évident de faire attention à notre dialogue interne et aux idées qu’il en ressort. Pourquoi vouloir continuer à mal utiliser son mental après en avoir pris conscience et que changer cela ne demande qu’un simple effort de volonté ? Apprenez à ne plus juger à tout va pour n’importe quoi, à être plus indulgent envers vous-même et envers les autres ! Juger c’est en quelque sorte agir contre soi-même. Pour conclure ce premier accord toltèque, voici une citation de don Miguel Ruiz qui vous permettra d’évaluer facilement la qualité de votre parole : « Vous pouvez évaluer le degré auquel votre parole est impeccable à l’aulne de l’amour que vous avez pour vous-même. L’intensité de votre amour-propre et les sentiments que vous nourrissez envers vous sont directement proportionnels à la qualité et à l’intégrité de votre parole. Lorsque celle-ci est impeccable, vous vous sentez bien ; vous êtes heureux et en paix. » Le deuxième accord toltèque est : « Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle » Si vous respectez le premier accord toltèque, vous aurez déjà fait la moitié du chemin. Les trois autres accords sont en quelque sorte des précisions du premier, ils en découlent. Ainsi, avec le premier accord vous avez compris que vous deviez faire attention à votre parole, afin qu’elle devienne impeccable. Pour faire simple, vous avez appris à freiner vos jugements personnels. Nous allons maintenant voir en quoi consiste le deuxième accord Toltèque, et comment il est possible de le mettre en œuvre. Le deuxième accord toltèque est : « Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle ». Pour prendre un exemple simple, si quelqu’un vous insulte il ne faut pas prendre ce que cette personne vous dit de façon personnelle. Une personne qui vous insulte vous envoie du poison. En ne prenant pas personnellement ce qu’elle vous dit, vous vous immunisez contre ce poison. Nous avons tous des représentations mentales différentes, nous percevons le monde de différentes manières. Cela vient de notre éducation, de nos expériences, de nos croyances… Si bien que quand une personne vous dit quelque chose de mal, elle vous transmet ses propres croyances, ses propres insécurités. Lorsque l’on vous insulte, vous n’êtes finalement pas tellement concerné. Si je vous dis que vous êtes incompétent, je vous transmets ma vision du monde. Cela n’a donc aucun intérêt pour vous puisque ce n’est pas la vérité dans l’absolu. Ce n’est que ma vérité, ou ce que j’ai envie de vous dire pour vous faire du mal. Cependant, d’après Don Miguel Ruiz nous avons besoin de prendre tout ce qui nous arrive de façon personnelle. Ainsi, on renforce notre sentiment « d’importance personnelle », autrement dit l’importance que l’on s’accorde à soi-même. On aime se sentir important, se prendre au sérieux, cela flatte notre orgueil, et on finit par se dire que tout ce qui arrive nous concerne. Malheureusement, cela a pour conséquence de nous apporter de la souffrance. Cet accord vous apprend à vous détacher de votre sentiment d’importance personnelle. Et grâce à cela, tous les événements qui vous arrivent au quotidien n’auront plus d’emprise sur vous. On gagne énormément en liberté quand le regard extérieur nous importe peu. Si l’on a conscience que chacun a ses propres filtres pour percevoir le monde, et que quoique que l’on fasse les autres nous jugerons, alors on comprend que prendre personnellement tous ce qui nous arrive est une grave erreur. Dans l’absolu, même si la Terre entière médisait de vous cela ne devrait pas vous atteindre. Quand le jugement des autres ne vous atteint plus, vous pouvez prendre vos propres décisions sans avoir peur d’être ridicule, ou de ne pas être accepté. Vous pouvez aborder qui vous voulez sans aucune crainte. Chacun est responsable de ses décisions, mais pas de celles des autres. Il faut donc prendre confiance en soi et en ses décisions, pour ne plus être dépendant des autres. Concrètement, pour mettre en œuvre cet accord, il faut d’abord prendre conscience du fait que nous avons souvent tendance à prendre les choses qui nous arrivent, ou ce que les gens nous disent, de façon personnelle. Ensuite, et ce sera la même chose pour tous les accords, vous devrez vous exercez à changer la perception que vous avez de votre environnement en vous référant à ces mantras. Prenez par exemple un jour par semaine pour chaque accord toltèque, disons le lundi pour le premier, le mardi pour le deuxième, etc. et lors de ce jour vous devrez faire très attention à appliquer le plus possible cet accord. Avec le temps et la répétition vous changerez votre façon de percevoir le monde et ces accords deviendront une seconde nature. Pour résumer et conclure le deuxième accord toltèque, voici une citation de Don Miguel Ruiz : « Ce que vous pensez, ce que vous ressentez, c’est votre problème, pas le mien. C’est votre façon de voir le monde. Cela ne me touche pas personnellement, parce que vous n’êtes confronté qu’à vous-mêmes, pas à moi. D’autres auront une opinion différente, selon leur système de croyances.» Le troisième accord est : « Ne faites pas de suppositions » Le troisième accord toltèque porte sur une forte tendance que chacun de nous, à savoir : faire des suppositions. Les suppositions sont du même ordre que la médisance. On pourrait même dire que dans la plupart des cas la médisance prend racine dans nos suppositions. Nous en faisons sans arrêt, sans y faire attention tant l’habitude d’en faire est ancrée en nous, et pourtant elles sont à l’origine de beaucoup de peine : « Cette femme a dix ans de moins que lui, elle n’est intéressée que par son argent » « Il a oublié mon anniversaire, il n’en a rien à faire de moi » « Cette fille/ce garçon est trop bien pour moi, je n’ai aucune chance ! » Le problème c’est qu’à force faire des suppositions nous finissons par les croire. En faisant des suppositions nous interprétons des événements en leur donnant le sens que nous pensons qu’ils ont. Ensuite, nous nous convainquons que ces interprétations sont le reflet de la réalité. Au final, nous prêtons des intentions aux autres sur la seule base de suppositions, souvent erronées, auxquels nous nous sommes convaincu de croire. Une des suppositions les plus communes est de croire que les autres pensent de la même manière que nous. Nous oublions souvent que chacun à sa propre perception du monde, que chacun réagit différemment à des situations semblables. Nous en arrivons à croire que tout le monde juge, pense et agit de la même façon que nous. Et c’est souvent à partir de cela que nous créons des scénarios factices à propos des gens qui nous entourent. Les personnes sur lesquelles nous faisons le plus de suppositions sont les personnes avec qui nous sommes les plus proche. En effet, lorsque nous sommes avec un(e) ami(e) proche, voir avec notre partenaire, nous nous disons que cette personne nous connaît vraiment bien. Elle sait quels sont nos besoins si bien que nous ne sentons plus la nécessité de les exprimer parfois. On se dit que l’autre sait ce que l’on veut, il n’est donc pas utile de le rappeler. Ainsi, quand cette personne ne fait pas ce que nous attendions d’elle nous nous sentons blessé : « Tu aurais dû le savoir ». Prenons un exemple concret : lorsque l’on veut séduire une fille ou un garçon qui nous plaît. C’est probablement un des moments où l’on fait le plus de suppositions. On croit trouver des sous-entendus dans tous les sms que l’on échange avec elle ou lui. Si elle ou il ne répond pas directement à notre appel c’est qu’elle ou il n’est pas intéressé(e). Si on persévère quand même et que l’on arrive à obtenir une date, on va continuer d’interpréter tous ses faits et gestes. Un jour elle ou il nous fait une réflexion négative, c’est qu’elle ou il ne nous apprécie pas. Le jour d’après elle ou il nous complimente, c’est donc qu’elle ou il veut se marier, avoir trois enfants et emménager avec nous dans le petit village dont on avait parlé avec elle ou lui. Cet exemple, bien que caricatural, illustre l’impact de cette mauvaise habitude reste très important sur notre quotidien. C’est une perte de temps et d’énergie. Cela peut même vous amenez à laisser passer des occasions qui auraient finalement pu se concrétiser. Le paradoxe avec les suppositions c’est que souvent on en veut aux autres pour des choses qu’ils n’ont pas faites. Au lieu de cela, osez poser des questions. Vous vous éviterez ainsi de nombreux problèmes inutiles. Pour résumer et conclure le troisième accord toltèque, voici une citation de Don Miguel Ruiz : « Voilà donc quel est le troisième accord toltèque : ne faites aucune supposition. Formulé ainsi, cela semble facile, mais je suis conscient combien c’est difficile à mettre en œuvre. La difficulté provient de ce qu’on fait généralement l’inverse. On a tous des habitudes dont on n’est même pas conscient. Les amener à la conscience et comprendre l’importance de cet accord est donc le premier pas à franchir. Mais la compréhension n’est pas suffisante. Une information ou une idée ne sont que des graines dans notre esprit. Ce qui va vraiment faire la différence, c’est l’action. Le fait de mettre une chose en pratique, jour après jour, renforce votre volonté, nourrit la graine et établit des fondements solides pour que se développe une nouvelle habitude. » Le quatrième accord toltèque est : « Faites toujours de votre mieux ». Le quatrième et dernier accord toltèque est le pilier de votre changement. C’est celui qui vous permettra d’agir de façon durable en respectant les trois autres accords, d’en faire des habitudes de chaque instant. Comme vous avez pu le voir, les accords toltèques sont des mantras très simples à comprendre. Malgré cela, pour que vous puissiez en tirer de réels bénéfices il est nécessaire que vous suiviez le quatrième accord et que vous fassiez toujours de votre mieux. Faire de son mieux, c’est faire que chaque tâche que vous réalisez, vous la réalisiez en donnant le meilleur de vous-même. C’est être concentré sur le présent, être totalement absorbé par ce que vous faîtes, et le faire bien. Attention, votre « mieux » est variable d’un jour à l’autre, d’une minute à l’autre. Si vous êtes malade vous ne serez pas capable de faire les mêmes choses que si vous êtes au top de votre forme. De même, si vous êtes fatigué, si vous apprenez une mauvaise nouvelle, etc. Votre mieux fluctue constamment. Il faut donc faire de son mieux, ni plus ni moins. Si vous vous acharnez à vouloir faire toujours mieux que ce que vous pouvez, vous vous épuiserez et prendrez finalement plus de temps à atteindre vos objectifs. Si vous faites moins que ce dont vous êtes capable vous ne progresserez pas, ou peu. La progression devient optimale lorsque vous faites de votre mieux, ni plus ni moins. Il faut cependant être attentif à ne pas émettre de jugement envers soi-même. Vous l’avez compris vous ne serez pas toujours au top. Même les athlètes de très haut niveau ont des baisses de performance. La progression passe toujours par des phases de récession, il est important d’être indulgent envers cela et envers vous-même, surtout dans les phases de moins bien. Concrètement, pour faire de votre mieux il vous faudra agir. L’action est primordiale. L’inertie est votre grande ennemie sur la voie du développement personnel. Albert Einstein disait : « Le savoir passe par l’expérience, le reste ne sont que des connaissances ». Dans le cadre des quatre accords Toltèques, si vous vous contentez de les lires et de vous dire « Oui, c’est vrai que ça à l’air bien tout ça ! », pour ensuite les laisser aux oubliettes le jour qui suit, je vous conseille de cliquer dès maintenant sur la petite croix rouge en haut à droite de votre écran. Passer à l’action peut parfois être difficile, mais c’est le seul moyen pour progresser, et accomplir les choses qui sont importantes à vos yeux. Un autre point important est que chaque action que vous entreprenez est à entreprendre pour le plaisir. Le plaisir d’agir sans attendre quelque chose en retour vous fera apprécier chacune de vos expériences. Et si vous passez à l’action, et que chaque action entreprise l’est dans le plaisir, alors il vous sera bien plus simple de faire de votre mieux. Cette attitude vous permet de profiter pleinement de la vie, sans aucun regret. Avant de partir : sachez qu’il existe un 5ème accord toltèque… « Soyez sceptique mais apprenez à écouter » Ne vous croyez pas vous même, ni personne d’autre. Utilisez la force du doute pour remettre en question tout ce que vous entendez : est ce vraiment la vérité? Ecoutez l’intention qui sous-tend les mots et vous comprendrez le véritable message. Pour prendre un autre exemple que les quatre accords Toltèques, si vous effectuez un travail qui vous ennuie, il est très difficile de donner de son mieux. En revanche lorsque vous travaillez sur un projet qui vous tient à cœur et qui vous procure un certain plaisir à réaliser, là vous donnez le meilleur de ce que vous avez, et ce sans aucune difficulté. Laissons le mot de la fin à Don Miguel Ruiz : « Ne vous attendez pas à vous exprimer toujours avec une parole impeccable. Vos habitudes sont trop fortes et trop bien ancrées dans votre esprit. Mais vous pouvez faire de votre mieux. […] En faisant de votre mieux, l’habitude de mal utiliser votre parole, celle de faire une affaire personnelle de tout ce qui vous arrive et celle de faire des suppositions vont s’affaiblir et se manifester de moins en moins souvent. Vous n’avez pas à vous juger, à vous sentir coupable ou à vous punir, si vous n’arrivez pas à respecter ces quatre accords toltèques. Si vous faites de votre mieux, vous vous sentirez bien même en faisant encore des suppositions, même s’il vous arrive encore de réagir de façon personnelle, même si votre parole n’est pas tout le temps impeccable. » https://www.service-sens.com/les-4-accords-tolteques-sont-en-fait-5-regles-pour-apprehender-le-monde-plus-sereinement/ https://www.psychologies.com/Therapies/Developpement-personnel/Epanouissement/Articles-et-Dossiers/Accords-tolteques-les-4-regles-pour-mieux-se-connaitre
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