• La ZÉOLITHE SURFINE, roche cristalline ionisée des Balkans

    Cette roche cristalline de formation volcanique a les mêmes propriétés que l’argile, mais elle est beaucoup plus efficace. Proposée en poudre sous une forme micronisée, elle a une capacité d’absorption étonnante et une grande disposition aux échanges ioniques.
    La zéolithe clinoptilolite, extraite dans les Balkans a les propriétés thérapeutiques les meilleures.

    https://www.youtube.com/watch?v=cOW2DctEfoY
    La ZÉOLITHE SURFINE, roche cristalline ionisée des Balkans Cette roche cristalline de formation volcanique a les mêmes propriétés que l’argile, mais elle est beaucoup plus efficace. Proposée en poudre sous une forme micronisée, elle a une capacité d’absorption étonnante et une grande disposition aux échanges ioniques. La zéolithe clinoptilolite, extraite dans les Balkans a les propriétés thérapeutiques les meilleures. https://www.youtube.com/watch?v=cOW2DctEfoY
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  • "N'arrivant pas a dormir, je vais essayer de résumer la situation.
    Donc depuis près d'un siècle (note de moi : ça fait des millénaires en fait), le monde occidental est mené en bateau, quand je parle de monde, je fais allusion a toute la population du monde occidentalisé. on fait des guerres a tour de bras pour des raisons financières qui ne profitent qu'à une infime minorité.⬇️⬇️
    Des guerres sous faux prétextes, généralement les preuves de la supercherie nous parviennent beaucoup plus tard. Je ne vais citer par exemple que la guerre en Irak, uniquement faîte sur demande d'un petit pays du Moyen Orient. ⬇️⬇️
    Nous avons des agences de renseignement qui ont créé des groupuscules terroristes (Al-Qaïda pour les Balkans, Isis suivant les aveux Clinton, etc..) afin de leur servir d'armée quand ils en ont besoin. Ils se servent ensuite d'eux contre nous même pour attiser notre haine (le coup du passeport intact ne passe pas en ce qui me concerne) et de justifier toutes ces guerres dans les pays aux ressources énergétiques telles qu'elles devraient les placer au sommet de l'échelle de la gouvernance mondiale. ⬇️⬇️
    Nous avons de l'autre côté une alliance de pays (BRICS) qui refuse de se soumettre à cette hégémonie et allez que je te provoque une nouvelle guerre frontale et de propagande pour tuer cette insoumission dans l'œuf. Et oui la Russie est méchante a mesure où les BRICS prennent de l'ampleur..🤷 ⬇️⬇️
    D'un autre côté, on a un petit pays (dont même sur X on ne peut écrire le nom sous peine de se voir censurer et de se prendre des seaux de merde sur la gueule) qui se permet des atrocités sans noms sur plusieurs peuples (truc totalement impossible dans n'importe quelle autre région du monde sans intervention immédiate de la communauté internationale qui laisse actuellement même ses propres soldats se faire déglinguer) en toute impunité. ⬇️⬇️
    On a des affaires de drogues, de traites d'humains, de satanismes, de virus, de trafics en tout genre, Epstein, P Diddy, etc.... Vous pouvez être sûrs que les agences de renseignement (les mêmes que pour les guerres) sont derrière tout ce merdier. Des preuves ? Vous croyez sincèrement qu'ils n'étaient pas au courant crédule que vous êtes ??
    ⬇️⬇️⬇️
    Et nous on est au milieu de se merdier et on va morfler comme jamais, l'histoire se répète inlassablement avec le consentement muet de nous tous.

    Pour finir, on a une petite minorité de connards qui manipule une autre minorité de connards en les tenants par les nouilles ⬇️⬇️
    A cause de leur p*tains de déviances. Et cette minorité nous manipule à son tour et nous pousse à la haine des uns et des autres (l'immigration massive n'est pas la par hasard, réfléchissez un peu).
    Maintenant posez vous cette simple question, qui peut se permettre tout et n'importe quoi sans jamais n'avoir aucune sanction ?? Quand vous aurez la réponse a cette question, vous connaîtrez les véritables ennemis.
    Perso j'ai la réponse et je n'ai plus qu'un espoir, que les BRICS détruisent ce gang de connards mondial.
    A bon entendeur 🖕🖕
    Les haineux, trolls et bots en tout genre, faites vous plaisir tas de glands, moi je vous emmerde. Continuez donc a vous faire baiser je m'en bat les nouilles mais ce sera sans moi.
    Signé un citoyen lambda avec un mal de cul aux proportions biblique."

    Espe

    https://x.com/Unseulverdict/status/1849667837113032796
    ou
    https://threadreaderapp.com/thread/1849667837113032796.html
    "N'arrivant pas a dormir, je vais essayer de résumer la situation. Donc depuis près d'un siècle (note de moi : ça fait des millénaires en fait), le monde occidental est mené en bateau, quand je parle de monde, je fais allusion a toute la population du monde occidentalisé. on fait des guerres a tour de bras pour des raisons financières qui ne profitent qu'à une infime minorité.⬇️⬇️ Des guerres sous faux prétextes, généralement les preuves de la supercherie nous parviennent beaucoup plus tard. Je ne vais citer par exemple que la guerre en Irak, uniquement faîte sur demande d'un petit pays du Moyen Orient. ⬇️⬇️ Nous avons des agences de renseignement qui ont créé des groupuscules terroristes (Al-Qaïda pour les Balkans, Isis suivant les aveux Clinton, etc..) afin de leur servir d'armée quand ils en ont besoin. Ils se servent ensuite d'eux contre nous même pour attiser notre haine (le coup du passeport intact ne passe pas en ce qui me concerne) et de justifier toutes ces guerres dans les pays aux ressources énergétiques telles qu'elles devraient les placer au sommet de l'échelle de la gouvernance mondiale. ⬇️⬇️ Nous avons de l'autre côté une alliance de pays (BRICS) qui refuse de se soumettre à cette hégémonie et allez que je te provoque une nouvelle guerre frontale et de propagande pour tuer cette insoumission dans l'œuf. Et oui la Russie est méchante a mesure où les BRICS prennent de l'ampleur..🤷 ⬇️⬇️ D'un autre côté, on a un petit pays (dont même sur X on ne peut écrire le nom sous peine de se voir censurer et de se prendre des seaux de merde sur la gueule) qui se permet des atrocités sans noms sur plusieurs peuples (truc totalement impossible dans n'importe quelle autre région du monde sans intervention immédiate de la communauté internationale qui laisse actuellement même ses propres soldats se faire déglinguer) en toute impunité. ⬇️⬇️ On a des affaires de drogues, de traites d'humains, de satanismes, de virus, de trafics en tout genre, Epstein, P Diddy, etc.... Vous pouvez être sûrs que les agences de renseignement (les mêmes que pour les guerres) sont derrière tout ce merdier. Des preuves ? Vous croyez sincèrement qu'ils n'étaient pas au courant crédule que vous êtes ?? ⬇️⬇️⬇️ Et nous on est au milieu de se merdier et on va morfler comme jamais, l'histoire se répète inlassablement avec le consentement muet de nous tous. Pour finir, on a une petite minorité de connards qui manipule une autre minorité de connards en les tenants par les nouilles ⬇️⬇️ A cause de leur p*tains de déviances. Et cette minorité nous manipule à son tour et nous pousse à la haine des uns et des autres (l'immigration massive n'est pas la par hasard, réfléchissez un peu). Maintenant posez vous cette simple question, qui peut se permettre tout et n'importe quoi sans jamais n'avoir aucune sanction ?? Quand vous aurez la réponse a cette question, vous connaîtrez les véritables ennemis. Perso j'ai la réponse et je n'ai plus qu'un espoir, que les BRICS détruisent ce gang de connards mondial. A bon entendeur 🖕🖕 Les haineux, trolls et bots en tout genre, faites vous plaisir tas de glands, moi je vous emmerde. Continuez donc a vous faire baiser je m'en bat les nouilles mais ce sera sans moi. Signé un citoyen lambda avec un mal de cul aux proportions biblique." Espe https://x.com/Unseulverdict/status/1849667837113032796 ou https://threadreaderapp.com/thread/1849667837113032796.html
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  • 🔴 Emmanuel Todd : « Si la Russie est vaincue en Ukraine, la soumission européenne aux Américains sera prolongée d’un siècle. Si, comme je le crois, les États-Unis sont vaincus, l’OTAN se désintégrera et l’Europe sera libre »

    Le livre « La Défaite de l’Occident a déclenché une série de critiques à l'encontre de l'anthropologue français, accusé depuis une décennie d'avoir des positions pro-Poutiniennes.

    Professor Todd, en France, il a été écrit que vous souhaitez « faire passer vos rêves pour réalité » et que ce que vous affirmez n'a pas de bases scientifiques. Que répondez-vous ?

    « La question n'est pas de savoir ce que la presse française écrit sur moi, mais de connaître les faits que l'histoire actuelle révèle. Le fait est que les États-Unis n'ont pas été capables de produire l'équipement militaire dont les Ukrainiens ont besoin, car il est un fait que le pouvoir de leur industrie a été asséché par la financiarisation. Il est un fait que l'armée ukrainienne est en retraite et qu'elle a du mal à recruter des soldats. Il est un fait que les sanctions économiques occidentales ont causé plus de dommages à l'économie européenne qu'à l'économie russe, et il est également un fait que la stabilité politique de la France est aujourd'hui plus menacée que celle de la Russie. La restructuration de l'économie russe a été rendue possible parce que ce pays produit plus d'ingénieurs que les États-Unis et parce que les pays qui ne sont pas alliés ou soumis aux États-
    Unis ont continué à commercer avec la Russie. Les commentaires d'une grande partie de la presse française sur mes rêves — « Le Monde », « Libération », « L’Express », etc. — suggèrent que c'est elle qui vit dans un rêve. Le succès de mon livre en France suggère également que cette presse n'est pas toujours prise au sérieux par les Français. »

    Cependant, le volume se base sur vos théories sur le nihilisme et la décadence religieuse en Europe. Pouvez-vous nous présenter leur signification ?

    « Les dernières traces de l'édifice social et moral d'origine religieuse ont disparu. L'état zéro de la religion a été atteint. L'absence de croyances, de normes et d'habitudes d'ordre ou d'origine religieuse laisse cependant l'angoisse d'être un homme, mortel, et de ne pas savoir ce qu'il fait sur terre. La réaction la plus banale à ce vide est la divinisation du vide : le nihilisme, qui entraîne l'impulsion de détruire les choses, les personnes et la réalité. Un symptôme central de cela pour moi est l'idéologie transgender qui pousse nos classes moyennes et supérieures à vouloir croire qu'un homme peut devenir une femme et une femme un homme. C'est une affirmation du faux. La biologie du code génétique nous dit que c'est impossible. Je parle ici en tant qu'anthropologue, en tant qu'étudiant, et non en tant que moraliste. Nous devons protéger les individus qui pensent appartenir à un genre différent du leur. En ce qui concerne la partie LGB de l'idéologie LGBT (lesbianisme, homosexualité masculine et bisexualité), ce sont des préférences sexuelles qui ont ma bénédiction. Il est également surprenant mais significatif qu'en acceptant l'inflexibilité du code génétique, la science et l'Église soient aujourd'hui du même côté. Contre l'affirmation nihiliste du faux. »

    Vous soutenez que l'Europe a délégué la représentation de l'Occident aux États-Unis et en paie maintenant les conséquences. Comment pensez-vous que cette tendance peut changer ?

    « Dans l'état actuel des choses, nous ne pouvons rien faire d'autre. Une guerre a commencé. C'est l'issue de cette guerre qui décidera du destin de l'Europe. Si la Russie était vaincue en Ukraine, la soumission européenne aux Américains se prolongerait pour un siècle. Si, comme je le crois, les États-Unis sont vaincus, l'OTAN se désintégrera et l'Europe sera laissée libre. Plus important qu'une victoire russe sera l'arrêt de l'armée russe sur le Dniepr et l'absence de volonté du régime de Poutine d'attaquer militairement l'Europe de l'Ouest. Avec 144 millions d'habitants, une population en déclin et 17 millions de km², l'État russe a déjà du mal à occuper son territoire. La Russie n'aura ni les moyens ni le désir de s'étendre, une fois que les frontières de la Russie pré-communiste seront reconstituées. L'hystérie russophobe occidentale, qui fantasme sur le désir d'expansion russe en Europe, est simplement ridicule pour un historien sérieux. Le choc psychologique qui attend les Européens sera de comprendre que l'OTAN n'existe pas pour nous protéger mais pour nous contrôler. »

    Pensez-vous que l'Europe ait fait le dernier pas vers cette subordination lors des conflits dans les Balkans, et surtout avec la question du Kosovo ?

    « Non, tout a commencé en Ukraine. Pendant la guerre en Irak, après le Kosovo, Poutine, Schröder et Chirac ont tenu des conférences de presse conjointes. Cela terrifiait Washington. Il semblait que l'Amérique pouvait être expulsée du continent européen. La séparation de la Russie et de l'Allemagne est donc devenue une priorité pour les stratèges américains. Aggraver la situation en Ukraine a servi cet objectif. Forcer les Russes à entrer en guerre pour empêcher l'intégration de fait de l'Ukraine dans l'OTAN a été, au départ, un grand succès diplomatique pour Washington. Le choc de la guerre a paralysé l'Allemagne et a permis aux Américains, dans la confusion générale, de faire sauter le gazoduc Nordstream, symbole de l'entente économique entre l'Allemagne et la Russie. Évidemment, dans une seconde phase, celle de la défaite américaine, le contrôle américain sur l'Europe sera pulvérisé. L'Allemagne et la Russie se rencontreront à nouveau. Ce conflit est, en un sens, artificiel. La chose naturelle, dans une Europe à faible fertilité, avec sa population vieillissante, est la complémentarité entre l'industrie allemande et les ressources énergétiques et minières russes. »

    Pourquoi adoptez-vous une position pro-russe concernant la guerre en Ukraine et voyez-vous ce conflit comme un exemple de la fin de l'Occident ?

    « Je suis un historien objectif. Je veux comprendre pourquoi nous, les Occidentaux, avons provoqué cette guerre et pourquoi nous l'avons perdue, et avec cette défaite, nous avons également perdu notre emprise sur le monde. Je ne suis pas pro-russe. Mais je lis les textes de Poutine et de Lavrov et je pense comprendre leurs objectifs et leur logique. Si nos dirigeants avaient pris plus au sérieux des chercheurs comme moi et quelques autres, ils ne nous auraient pas conduits à un tel désastre. Un intelligent Poutinophobe pourrait utiliser mon livre pour combattre la Russie. D'autre part, lorsque des journaux comme « Le Monde » cachent à leurs lecteurs – les élites françaises – la reprise économique et sociale de la Russie, comme ils l'ont fait, ils désinforment nos dirigeants sur la stabilité et le pouvoir russes et servent Poutine. »

    Vous introduisez les concepts d'« oligarchie libérale » pour de nombreux États européens et de « démocratie autoritaire » pour la Russie. Dans quel système préféreriez-vous vivre ?

    « L'oligarchie libérale ne représente pas pour moi un problème pratique. N'oubliez pas que je suis né dans l'establishment intellectuel français. Mon grand-père, Paul Nizan, publiait avec Gallimard avant la guerre et avait Raymond Aron comme témoin de mariage. Sa femme, ma grand-mère Henriette, était la cousine de Claude Lévi-Strauss. Mon père, Olivier Todd, était un grand journaliste du “Nouvel Observateur”.

    Fondamentalement, je suis juste un membre dissident de l'oligarchie intellectuelle. De plus, j'aime passionnément mon pays, la France, et j'y vivrai tant que le régime ne sera pas fasciste ou raciste, et que je n'aurai pas à devenir un réfugié politique. Si je devenais un réfugié politique, je n'irais pas aux États-Unis comme c'était la tradition dans ma famille, car ils plongent dans quelque chose de pire que l'oligarchie libérale, le nihilisme. Je n'ai pas de goût pour la barbarie, je suis trop culturellement conformiste, trop éduqué, comme on dit en français. Je pense que j'irais en Italie, car tout y est beau, ou en Suisse parce qu'une partie du pays parle français. Que ferais-je en Russie ? »

    8 oct. 2024

    Via Péonia

    Liens du thread :
    https://threadreaderapp.com/thread/1843684848940040445.html
    ou
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    🔴 Emmanuel Todd : « Si la Russie est vaincue en Ukraine, la soumission européenne aux Américains sera prolongée d’un siècle. Si, comme je le crois, les États-Unis sont vaincus, l’OTAN se désintégrera et l’Europe sera libre » Le livre « La Défaite de l’Occident a déclenché une série de critiques à l'encontre de l'anthropologue français, accusé depuis une décennie d'avoir des positions pro-Poutiniennes. Professor Todd, en France, il a été écrit que vous souhaitez « faire passer vos rêves pour réalité » et que ce que vous affirmez n'a pas de bases scientifiques. Que répondez-vous ? « La question n'est pas de savoir ce que la presse française écrit sur moi, mais de connaître les faits que l'histoire actuelle révèle. Le fait est que les États-Unis n'ont pas été capables de produire l'équipement militaire dont les Ukrainiens ont besoin, car il est un fait que le pouvoir de leur industrie a été asséché par la financiarisation. Il est un fait que l'armée ukrainienne est en retraite et qu'elle a du mal à recruter des soldats. Il est un fait que les sanctions économiques occidentales ont causé plus de dommages à l'économie européenne qu'à l'économie russe, et il est également un fait que la stabilité politique de la France est aujourd'hui plus menacée que celle de la Russie. La restructuration de l'économie russe a été rendue possible parce que ce pays produit plus d'ingénieurs que les États-Unis et parce que les pays qui ne sont pas alliés ou soumis aux États- Unis ont continué à commercer avec la Russie. Les commentaires d'une grande partie de la presse française sur mes rêves — « Le Monde », « Libération », « L’Express », etc. — suggèrent que c'est elle qui vit dans un rêve. Le succès de mon livre en France suggère également que cette presse n'est pas toujours prise au sérieux par les Français. » Cependant, le volume se base sur vos théories sur le nihilisme et la décadence religieuse en Europe. Pouvez-vous nous présenter leur signification ? « Les dernières traces de l'édifice social et moral d'origine religieuse ont disparu. L'état zéro de la religion a été atteint. L'absence de croyances, de normes et d'habitudes d'ordre ou d'origine religieuse laisse cependant l'angoisse d'être un homme, mortel, et de ne pas savoir ce qu'il fait sur terre. La réaction la plus banale à ce vide est la divinisation du vide : le nihilisme, qui entraîne l'impulsion de détruire les choses, les personnes et la réalité. Un symptôme central de cela pour moi est l'idéologie transgender qui pousse nos classes moyennes et supérieures à vouloir croire qu'un homme peut devenir une femme et une femme un homme. C'est une affirmation du faux. La biologie du code génétique nous dit que c'est impossible. Je parle ici en tant qu'anthropologue, en tant qu'étudiant, et non en tant que moraliste. Nous devons protéger les individus qui pensent appartenir à un genre différent du leur. En ce qui concerne la partie LGB de l'idéologie LGBT (lesbianisme, homosexualité masculine et bisexualité), ce sont des préférences sexuelles qui ont ma bénédiction. Il est également surprenant mais significatif qu'en acceptant l'inflexibilité du code génétique, la science et l'Église soient aujourd'hui du même côté. Contre l'affirmation nihiliste du faux. » Vous soutenez que l'Europe a délégué la représentation de l'Occident aux États-Unis et en paie maintenant les conséquences. Comment pensez-vous que cette tendance peut changer ? « Dans l'état actuel des choses, nous ne pouvons rien faire d'autre. Une guerre a commencé. C'est l'issue de cette guerre qui décidera du destin de l'Europe. Si la Russie était vaincue en Ukraine, la soumission européenne aux Américains se prolongerait pour un siècle. Si, comme je le crois, les États-Unis sont vaincus, l'OTAN se désintégrera et l'Europe sera laissée libre. Plus important qu'une victoire russe sera l'arrêt de l'armée russe sur le Dniepr et l'absence de volonté du régime de Poutine d'attaquer militairement l'Europe de l'Ouest. Avec 144 millions d'habitants, une population en déclin et 17 millions de km², l'État russe a déjà du mal à occuper son territoire. La Russie n'aura ni les moyens ni le désir de s'étendre, une fois que les frontières de la Russie pré-communiste seront reconstituées. L'hystérie russophobe occidentale, qui fantasme sur le désir d'expansion russe en Europe, est simplement ridicule pour un historien sérieux. Le choc psychologique qui attend les Européens sera de comprendre que l'OTAN n'existe pas pour nous protéger mais pour nous contrôler. » Pensez-vous que l'Europe ait fait le dernier pas vers cette subordination lors des conflits dans les Balkans, et surtout avec la question du Kosovo ? « Non, tout a commencé en Ukraine. Pendant la guerre en Irak, après le Kosovo, Poutine, Schröder et Chirac ont tenu des conférences de presse conjointes. Cela terrifiait Washington. Il semblait que l'Amérique pouvait être expulsée du continent européen. La séparation de la Russie et de l'Allemagne est donc devenue une priorité pour les stratèges américains. Aggraver la situation en Ukraine a servi cet objectif. Forcer les Russes à entrer en guerre pour empêcher l'intégration de fait de l'Ukraine dans l'OTAN a été, au départ, un grand succès diplomatique pour Washington. Le choc de la guerre a paralysé l'Allemagne et a permis aux Américains, dans la confusion générale, de faire sauter le gazoduc Nordstream, symbole de l'entente économique entre l'Allemagne et la Russie. Évidemment, dans une seconde phase, celle de la défaite américaine, le contrôle américain sur l'Europe sera pulvérisé. L'Allemagne et la Russie se rencontreront à nouveau. Ce conflit est, en un sens, artificiel. La chose naturelle, dans une Europe à faible fertilité, avec sa population vieillissante, est la complémentarité entre l'industrie allemande et les ressources énergétiques et minières russes. » Pourquoi adoptez-vous une position pro-russe concernant la guerre en Ukraine et voyez-vous ce conflit comme un exemple de la fin de l'Occident ? « Je suis un historien objectif. Je veux comprendre pourquoi nous, les Occidentaux, avons provoqué cette guerre et pourquoi nous l'avons perdue, et avec cette défaite, nous avons également perdu notre emprise sur le monde. Je ne suis pas pro-russe. Mais je lis les textes de Poutine et de Lavrov et je pense comprendre leurs objectifs et leur logique. Si nos dirigeants avaient pris plus au sérieux des chercheurs comme moi et quelques autres, ils ne nous auraient pas conduits à un tel désastre. Un intelligent Poutinophobe pourrait utiliser mon livre pour combattre la Russie. D'autre part, lorsque des journaux comme « Le Monde » cachent à leurs lecteurs – les élites françaises – la reprise économique et sociale de la Russie, comme ils l'ont fait, ils désinforment nos dirigeants sur la stabilité et le pouvoir russes et servent Poutine. » Vous introduisez les concepts d'« oligarchie libérale » pour de nombreux États européens et de « démocratie autoritaire » pour la Russie. Dans quel système préféreriez-vous vivre ? « L'oligarchie libérale ne représente pas pour moi un problème pratique. N'oubliez pas que je suis né dans l'establishment intellectuel français. Mon grand-père, Paul Nizan, publiait avec Gallimard avant la guerre et avait Raymond Aron comme témoin de mariage. Sa femme, ma grand-mère Henriette, était la cousine de Claude Lévi-Strauss. Mon père, Olivier Todd, était un grand journaliste du “Nouvel Observateur”. Fondamentalement, je suis juste un membre dissident de l'oligarchie intellectuelle. De plus, j'aime passionnément mon pays, la France, et j'y vivrai tant que le régime ne sera pas fasciste ou raciste, et que je n'aurai pas à devenir un réfugié politique. Si je devenais un réfugié politique, je n'irais pas aux États-Unis comme c'était la tradition dans ma famille, car ils plongent dans quelque chose de pire que l'oligarchie libérale, le nihilisme. Je n'ai pas de goût pour la barbarie, je suis trop culturellement conformiste, trop éduqué, comme on dit en français. Je pense que j'irais en Italie, car tout y est beau, ou en Suisse parce qu'une partie du pays parle français. Que ferais-je en Russie ? » 8 oct. 2024 Via Péonia Liens du thread : https://threadreaderapp.com/thread/1843684848940040445.html ou https://x.com/Galadriell__/status/1843684848940040445
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  • Les États-Unis pourraient déclencher une guerre dans les Balkans pour déstabiliser l'Europe, a écrit l'expert militaire chinois et commentateur de télévision Song Zhongping
    Les États-Unis pourraient déclencher une guerre dans les Balkans pour déstabiliser l'Europe, a écrit l'expert militaire chinois et commentateur de télévision Song Zhongping
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  • LE CHOIX DU PEUPLE SERBE : LA RUSSIE !
    ▶️ https://youtu.be/pCm3YYRcaeY

    Depuis la disparition de la Yougoslavie, l'Union européenne tente d'intégrer la totalité des Balkans. Mais la Serbie est très proche de la Russie et conserve de vifs sentiments anti-OTAN. Dans ce contexte de tensions, quelle direction prendra-t-elle ? « Comment peut-on imposer des sanctions contre la Fédération de Russie, le seul pays qui n’a pas imposé de sanctions contre le République serbe dans les années 1990 et jusqu’à maintenant ? » Ces propos sont ceux du président serbe Aleksandar Vucic, qui a à nouveau remporté les élections présidentielles au printemps 2022.

    La plupart des Serbes sont pro-russes et les électeurs ont vu d'un bon œil le fait que Vucic résiste aux pressions européennes et refuse d’imposer des sanctions contre la Russie. Néanmoins, le mécontentement est apparu après les élections, la Serbie ayant soudainement voté pour suspendre la Russie du Conseil des droits de l’homme des Nations unies. Vucic s’est excusé, invoquant des pressions. Mais les Serbes se sont indignés et sont descendus dans les rues. La campagne était intitulée « Pas en mon nom ». Le peuple n’a pas voté contre la Russie. Témoignages de politiques, activistes et artistes serbes.
    LE CHOIX DU PEUPLE SERBE : LA RUSSIE ! ▶️ https://youtu.be/pCm3YYRcaeY Depuis la disparition de la Yougoslavie, l'Union européenne tente d'intégrer la totalité des Balkans. Mais la Serbie est très proche de la Russie et conserve de vifs sentiments anti-OTAN. Dans ce contexte de tensions, quelle direction prendra-t-elle ? « Comment peut-on imposer des sanctions contre la Fédération de Russie, le seul pays qui n’a pas imposé de sanctions contre le République serbe dans les années 1990 et jusqu’à maintenant ? » Ces propos sont ceux du président serbe Aleksandar Vucic, qui a à nouveau remporté les élections présidentielles au printemps 2022. La plupart des Serbes sont pro-russes et les électeurs ont vu d'un bon œil le fait que Vucic résiste aux pressions européennes et refuse d’imposer des sanctions contre la Russie. Néanmoins, le mécontentement est apparu après les élections, la Serbie ayant soudainement voté pour suspendre la Russie du Conseil des droits de l’homme des Nations unies. Vucic s’est excusé, invoquant des pressions. Mais les Serbes se sont indignés et sont descendus dans les rues. La campagne était intitulée « Pas en mon nom ». Le peuple n’a pas voté contre la Russie. Témoignages de politiques, activistes et artistes serbes.
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  • Situé entre #Balkan #Beat #Box, #Herbaliser, #Mahala #Rai #Banda et #Socalled, #Pad_Brapad #mélange #musique #Tzigane des #Balkans, #Hip_Hop, #Rock et #Electro et met en avant les côtés #évolutifs, #progressifs et #festifs de ces #musiques pour réaliser une #fusion #explosive « #groove #balkanique », un #son #Urban Tzigan unique dans le #paysage #musical #français.
    #PadBrapad allie l' #énergie de l' #Est aux #beats de l' #Ouest pour une #ambiance #chaude et #festive... Un #live #volcanique qui vous emmène loin !
    http://www.padbrapad.com/Home.html/Home.html
    Situé entre #Balkan #Beat #Box, #Herbaliser, #Mahala #Rai #Banda et #Socalled, #Pad_Brapad #mélange #musique #Tzigane des #Balkans, #Hip_Hop, #Rock et #Electro et met en avant les côtés #évolutifs, #progressifs et #festifs de ces #musiques pour réaliser une #fusion #explosive « #groove #balkanique », un #son #Urban Tzigan unique dans le #paysage #musical #français. #PadBrapad allie l' #énergie de l' #Est aux #beats de l' #Ouest pour une #ambiance #chaude et #festive... Un #live #volcanique qui vous emmène loin ! http://www.padbrapad.com/Home.html/Home.html
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  • Des sirènes de raid aérien résonnent au Kosovo.

    - Le Président de la Serbie, Aleksandar Vučić, affirme que le Kosovo prépare une opération militaire contre les Serbes vivant dans le nord de la région et que celle-ci commencera à minuit.

    - Vladimir Đukanović, membre de l'Assemblée Nationale de Serbie, a déclaré sur Twitter : « Tout semble montrer que la Serbie va être contrainte de commencer la dénazification des Balkans. J'aimerais me tromper. »

    https://twitter.com/adv_djukanovic/status/1553675476123762690

    - Dans un communiqué de presse, la Russie accuse l'Union Européenne et les États-Unis d'être derrière les tensions en cours entre le Kosovo et la Serbie. Le Ministre des affaires étrangères russe appelle à cesser immédiatement les provocations et à respecter les droits des Serbes au Kosovo.

    - Le Premier ministre espagnol a quitté en urgence Belgrade où il était en visite. Son départ était initialement prévu pour demain. Des troupes de l’OTAN serait en train de se déployer.

    🙏 Merci Quoi2News
    Des sirènes de raid aérien résonnent au Kosovo. - Le Président de la Serbie, Aleksandar Vučić, affirme que le Kosovo prépare une opération militaire contre les Serbes vivant dans le nord de la région et que celle-ci commencera à minuit. - Vladimir Đukanović, membre de l'Assemblée Nationale de Serbie, a déclaré sur Twitter : « Tout semble montrer que la Serbie va être contrainte de commencer la dénazification des Balkans. J'aimerais me tromper. » https://twitter.com/adv_djukanovic/status/1553675476123762690 - Dans un communiqué de presse, la Russie accuse l'Union Européenne et les États-Unis d'être derrière les tensions en cours entre le Kosovo et la Serbie. Le Ministre des affaires étrangères russe appelle à cesser immédiatement les provocations et à respecter les droits des Serbes au Kosovo. - Le Premier ministre espagnol a quitté en urgence Belgrade où il était en visite. Son départ était initialement prévu pour demain. Des troupes de l’OTAN serait en train de se déployer. 🙏 Merci Quoi2News
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  • ✍️ Article du ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie Sergueï Lavrov pour le Centre d'information multimédia Izvestia "Sur les mises en scène en tant que méthode de la politique occidentale"

    1487-18-07-2022

    Les forces armées russes et les milices des Républiques populaires de Donetsk (RPD) et de Lougansk (RPL) remplissent sûrement leurs missions dans le cadre de l'opération militaire spéciale en faisant cesser la discrimination scandaleuse et le génocide des Russes et éradiquant les menaces directes à la sécurité de la Fédération de Russie créées pendant des années par les États-Unis et leurs satellites sur le territoire de l'Ukraine. Essuyant une défaite sur le champ de bataille, le régime de Kiev et ses parrains occidentaux n'hésitent pas à organiser des mises en scène "sur le sang" afin de diaboliser notre pays dans l'opinion publique internationale. Il y a déjà eu Boutcha, Marioupol, Kramatorsk, Krementchoug. Le ministère russe de la Défense avertit régulièrement avec des faits de la préparation de nouvelles mises en scène.

    Les mises en scène provocatrices organisées par l'Occident et ses suppôts ont une signature qu'on reconnaît. Et elles ont commencé bien avant l'Ukraine.

    1999, région serbe du Kosovo-et-Métochie, village de Racak. Un groupe d'inspecteurs de l'OSCE arrive sur le lieu de découverte de plusieurs dizaines de corps portant des vêtements civils. Le chef de la mission annonce immédiatement, sans mener d'enquête, un acte de génocide, alors que des conclusions de ce genre ne relèvent pas du mandat du fonctionnaire international. L'Otan entame tout de suite une agression armée contre la Yougoslavie en détruisant sciemment le centre télévisuel, des ponts, des trains de passagers et d'autres sites civils. Par la suite, il s'avère qu'il ne s'agissait pas de corps de civils, mais de combattants de l'Armée de libération du Kosovo déguisés en civils. Cependant, la mise en scène avait déjà servi de prétexte pour le premier usage de la force contre un État membre de l'OSCE depuis la signature en 1975 de l'Acte final d'Helsinki. À noter que c'est l'Américain William Walker qui était chef de la mission de l'OSCE dont la déclaration a servi de "détente" pour déclencher les bombardements. L'agression a eu pour résultat principal le détachement forcé du Kosovo de la Serbie et l'installation de la plus grande base américaine Bondsteel dans les Balkans.

    2003, la prestation tristement célèbre du secrétaire d'État Colin Powell au Conseil de sécurité des Nations unies avec une fiole contenant une poudre blanche qu'il avait présenté comme des spores d'anthrax soi-disant fabriqué en Irak. Et une nouvelle fois la mise en scène avait porté ses fruits: les Anglo-Saxons et leurs alliés ont bombardé l'Irak, qui n'arrive toujours pas à rétablir sa structure étatique. Le fake a été rapidement percé à jour: tout le monde a reconnu qu'il n'y avait pas d'armes biologiques ni de destruction massive en Irak. Par la suite, l'un des instigateurs de l'agression, le premier ministre britannique Tony Blair, a reconnu le fake en disant que c'était une erreur, cela peut arriver à tout le monde. Alors que Colin Powell se justifiait plus tard en disant qu'il avait été trahi par les renseignements. Quoi qu'il en soit, une nouvelle provocation avait servi de prétexte pour mettre en œuvre leur plan de destruction d'un pays souverain.

    2011, la Libye. Il y avait une dramaturgie spécifique. Cela n'est pas allé jusqu'à un mensonge direct, comme au Kosovo ou en Irak, mais l'Otan avait grossièrement déformé une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies. Cette résolution établissait une zone d'exclusion aérienne en Libye pour maintenir au sol l'aviation militaire de Mouammar Kadhafi. Et elle ne décollait pas. Cependant, l'Otan a commencé à simplement bombarder les unités de l'armée libyenne qui luttaient contre les terroristes. Mouammar Kadhafi a été cruellement tué, il n'en reste rien de la Libye, on tente à ce jour de la recoller, sachant que ce processus est supervisé une nouvelle fois par une représentante américaine nommée par une décision personnelle du Secrétaire général de l'ONU sans aucune consultation avec le Conseil de sécurité. Dans le cadre de ce processus, les collègues occidentaux ont mis en scène plusieurs fois des accords interlibyens sur des élections qui ne menaient à rien. La Libye demeure un territoire où sévissent des groupes armés illégaux. La plupart d'entre eux collaborent étroitement avec l'Occident.

    Février 2014, l'Ukraine. L'Occident en la personne des ministres des Affaires étrangères de l'Allemagne, de la France et de la Pologne forcent le président Viktor Ianoukovitch à signer avec l'opposition un accord pour cesser la confrontation et régler pacifiquement la crise ukrainienne en créant un gouvernement intérimaire d'union nationale et en organisant en l'espace de quelques mois des élections anticipées. Mais c'était une mise en scène: le lendemain matin l'opposition a organisé un coup d'État sous des slogans russophobes et racistes, les garants occidentaux des accords n'avaient même pas tenté de les raisonner. Plus encore, ils ont immédiatement commencé à encourager les putschistes dans leur politique antirusse, le déclenchement d'une guerre contre leur propre population, le bombardement des villes du Donbass seulement parce que sa population avait refusé de reconnaître le coup d'État anticonstitutionnel. Les habitants du Donbass ont été proclamé pour cela "terroristes", encore une fois avec l'encouragement de l'Occident.

    Il est à noter que l'assassinat de manifestants sur le Maïdan, dont l'Occident accusait tantôt les forces de l'ordre loyales envers Viktor Ianoukovitch, tantôt les renseignements russes, était également une mise en scène. En réalité, la provocation a été organisée par des radicaux de l'opposition qui collaboraient étroitement avec les renseignements occidentaux. Les faits ont rapidement fait surface, mais la mise en scène avait déjà rempli son rôle.

    Lorsque la guerre dans le Donbass a été stoppée, les efforts de la Russie, de l'Allemagne et de la France ont permis de signer en février 2015 entre Kiev, Donetsk et Lougansk les Accords de Minsk, sachant que cette fois également Berlin et Paris étaient actifs en se proclamant fièrement garants de ces accords. Cependant, pendant les sept longues années qui ont suivi ils n'ont pas bougé le petit doigt pour forcer Kiev, comme l'exigeaient directement les Accords de Minsk approuvés à l'unanimité par le Conseil de sécurité des Nations unies, à entamer un dialogue direct avec les représentants du Donbass pour se mettre d'accord sur le statut particulier, l'amnistie, le rétablissement des liens économiques et l'organisation des élections. Les dirigeants occidentaux gardaient également le silence quand, sous la présidence de Piotr Porochenko et Vladimir Zelenski, Kiev entreprenait des démarches directement contraires aux Accords de Minsk. De plus, les Allemands et les Français déclaraient que le dialogue direct entre Kiev et les républiques du Donbass était impossible, rejetant toute la responsabilité sur la Russie, alors qu'elle n'est jamais mentionnée dans les documents de Minsk et toutes ces années elle était la seule à insister sur leur mise en œuvre.

    Si quelqu'un doutait que les Accords de Minsk était une nouvelle mise en scène, ces doutes ont été dissipés par Piotr Porochenko, qui a déclaré le 17 juin 2022: "Les Accords de Minsk ne signifiaient rien pour nous, nous n'avions pas l'intention de les appliquer… notre objectif était d'écarter la menace… de gagner du temps pour relancer l'économie et développer la puissance de l'armée ukrainienne. L'objectif a été atteint. Les Accords de Minsk ont rempli leur objectif." Le peuple ukrainien continue de payer le prix de cette mise en scène, lequel l'Occident forçait pendant des années à se résigner à une vie sous le joug d'un régime néonazi russophobe. Et quand aujourd'hui Olaf Scholz exige de forcer la Russie à accepter un accord sur des garanties d'intégrité territoriale et de sécurité pour l'Ukraine, ses efforts sont vains. Un tel accord existe déjà, ce sont les Accords de Minsk que Berlin et Paris ont précisément enterrés en défendant Kiev qui a ouvertement renoncé à les remplir. Par conséquent, la mise en scène est terminée, "finita la commedia".

    D'ailleurs, Vladimir Zelenski est un digne héritier de Piotr Porochenko, devant lequel pendant un rassemblement de campagne début 2019 il était prêt de manière théâtrale à se mettre à genoux pour faire cesser la guerre.

    En décembre de la même année, il avait l'opportunité de mettre en œuvre les Accords de Minsk: un sommet au format Normandie s'est tenu à Paris où il s'est engagé dans une déclaration au plus haut niveau à régler les questions relatives au statut particulier du Donbass. Bien évidemment, il n'a rien fait, alors que Berlin et Paris ont une nouvelle fois pris sa défense. Ce nouveau document médiatisé n'était rien de plus qu'une mise en scène ukraino-occidentale, selon la même logique que Piotr Porochenko, afin de gagner du temps pour alimenter en armes le régime de Kiev.

    Il y a eu aussi la Syrie. Après la réalisation d'un accord intermédiaire de 2013 sur la destruction des armes chimiques syriennes confirmée par l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), ce qui lui a valu le prix Nobel de la paix, des provocations scandaleuses ont été organisées par des mises en scène d'utilisation d'armes chimiques à Khan-Cheikhoun et à Douma, banlieue de Damas. Des vidéos ont été diffusées avec des gens se faisant appeler "casques blancs" (se proclamant organisation humanitaire mais qui n'ont jamais fait leur apparition sur le territoire contrôlé par le gouvernement syrien) apportant une aide aux habitants soi-disant empoisonnés, sachant que personne ne porte de combinaison ni utilise des moyens de protection. Toutes les tentatives de forcer le Secrétariat technique à remplir ses fonctions et à assurer, conformément à la Convention sur l'interdiction des armes chimiques (CIAC), une enquête transparente sur les incidents ont échoué. Ce qui n'est pas étonnant: cela fait longtemps que le Secrétariat technique est "privatisé" par les pays occidentaux dont les représentants y occupent des postes clés. Ce sont eux qui ont prêté main forte à l'organisation des mises en scène mentionnées pour les utiliser comme un prétexte afin que les États-Unis, le Royaume-Uni et la France lancent des frappes contre la Syrie, et ce à la veille de l'arrivée, à notre exigence, d'un groupe d'inspecteurs de l'OIAC pour enquêter sur les incidents, à l'envoi desquels l'Occident s'opposait désespérément.

    Les capacités de l'Occident et du Secrétariat technique de l'OIAC jouant le rôle de sbire d'organiser des mises en scène se sont également manifestées dans les "empoisonnements" des Skripal et d'Alexeï Navalny. Dans les deux cas, de nombreuses requêtes officielles de la Russie envoyées à La Haye, à Londres, à Berlin, à Paris et à Stockholm restent sans réponse, alors que ces requêtes sont formulées en parfaite conformité avec les exigences de la CIAC et il faut y répondre.

    De la même manière qu'il faut répondre aux questions relatives à l'activité cachée menée en Ukraine par le Pentagone (via son Agence pour la réduction des menaces DTRA). Les "découvertes" faites par les forces de l'opération militaire spéciale dans les laboratoires biologiques militaires sur les territoires libérés du Donbass et attenants témoignent clairement des violations directes de la Convention sur l'interdiction des armes biologiques (CABT). Nous avons présenté ces documents à Washington et au Conseil de sécurité des Nations unies. La procédure d'obtention des explications en conformité avec la CABT a commencé. Malgré les faits, l'administration américaine tente de se justifier en déclarant que toutes les recherches biologiques en Ukraine étaient purement pacifiques et civiles. Sans aucune preuve de cela.

    Sur un plan plus large, l'activité biologique militaire du Pentagone à travers le monde, notamment dans l'espace postsoviétique, nécessite une attention particulière au vu des faits décuplés d'organisation d'expériences criminelles avec des pathogènes très dangereux afin de créer une arme biologique en les faisant passer pour des expériences "pacifiques".

    Les mises en scène des "crimes" de la milice du Donbass et des forces armées russes ont déjà été mentionnées. Un simple fait témoigne du prix de ces accusations: en montrant au monde entier la "tragédie de Boutcha" début avril 2022 (on soupçonne que les Anglo-Saxons sont impliqués dans la décoration de la mise en scène), l'Occident et Kiev ne répondent toujours pas aux questions élémentaires pour savoir si les noms des victimes ont été établis et quels sont les résultats des autopsies. Comme dans les cas des Skripal et de Navalny décrit ci-dessus, la "première" propagandiste de la mise en scène a déjà eu lieu dans les médias occidentaux, et maintenant ils noient le poisson et refusent de répondre parce qu'il n'y a rien à dire.

    C'est tout le sens de l'algorithme de la politique occidentale: concocter une infox, attiser son ampleur jusqu'à une catastrophe planétaire pendant deux ou trois jours, en bloquant l'accès de la population aux informations et avis alternatifs, et quand les faits font surface, ils sont simplement ignorés, dans le meilleur des cas ils sont mentionnés dans les derniers fils d'actualité en caractères réduits. Il faut savoir que ce ne sont pas jouets inoffensifs dans une guerre médiatique, car de telles mises en scène servent directement de prétexte pour des actions tout à fait matérielles: punir les pays "accusés" par des sanctions, commettre contre eux des agressions barbares avec des centaines de milliers de victimes civiles, comme ce fut le cas notamment en Irak et en Libye. Ou, comme dans le cas de l'Ukraine, pour l'utiliser comme un consommable dans la guerre de l'Occident contre la Russie. Sachant que les instructeurs et les pointeurs de l'Otan, de toute évidence, dirigent déjà les actions de l'armée ukrainienne et des bataillons nationalistes directement sur le terrain. J'espère que parmi les Européens il reste encore des politiques responsables qui ont conscience des conséquences que cela pourrait provoquer. À cet égard, à noter que personne dans l'Otan ou l'UE n'a remis à sa place le commandant de l'armée de l'air allemande, un certain Ingo Gerhartz, qui a parlé de la nécessité de se préparer à l'usage de l'arme nucléaire en ajoutant: "Poutine, ne nous provoque pas." Le silence de l'Europe fait penser qu'elle oublie avec complaisance le rôle de l'Allemagne dans son histoire.

    En regardant les évènements actuels à travers le prisme historique, toute la crise ukrainienne se présente comme un "grand jeu" selon un scénario promu à une époque par Zbigniew Brzezinski. Les discussions sur les bonnes relations, sur la disposition de l'Occident à tenir compte des droits et des intérêts des Russes qui se sont retrouvés après l'effondrement de l'URSS en Ukraine indépendante et dans d'autres pays postsoviétiques n'étaient rien d'autre qu'une mise en scène. Au début des années 2000 déjà, Washington et l'UE ont commencé à exiger ouvertement de Kiev de décider s'il était avec l'Occident ou avec la Russie.

    Depuis 2014, l'Occident dirige inconditionnellement le régime russophobe qu'il a mené au pouvoir par un coup d'État. La sortie de Vladimir Zelenski sur l'avant-scène de tout forum international fait également partie de la mise en scène. Il prononce des discours pathétiques, mais quand il propose soudainement quelque chose de raisonnable, il se fait taper sur les doigts, comme ce fut le cas après les négociations russo-ukrainiennes à Istanbul: fin mars, on semblait voir une lueur dans le dialogue, mais Kiev a été forcé à faire marche arrière en utilisant la mise en scène flagrante de Boutcha. Washington, Londres et Bruxelles ont commencé à exiger de Kiev de ne pas entamer des négociations avec la Russie tant que l'Ukraine n'obtiendrait pas un avantage militaire total (avec un effort particulier de l'ancien premier ministre britannique Boris Johnson, et avec lui d'autres politiques occidentaux encore au pouvoir mais qui ont déjà fait preuve d'une telle inadéquation).

    Alors que la déclaration du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell que le conflit doit se terminer par une "victoire de Kiev sur le champ de bataille" prête à penser que l'instrument tel que la diplomatie perd son sens dans le "jeu de scène" de l'UE.

    Dans un sens plus large, il est intéressant de voir que l'Europe "déployée" par Washington sur le front antirusse souffre plus que les autres des sanctions irréfléchies, épuise ses arsenaux en livrant des armes à Kiev (sans demander de rendre des comptes pour savoir qui les contrôlent et où elles vont), en libérant son marché pour acheter des armes américaines et du GNL américain coûteux au lieu du gaz russe abordable. De telles tendances couplées à la fusion pratique de l'UE avec l'Otan font des discussions sur "l'autonomie stratégique" de l'UE rien d'autre qu'un spectacle. Tout le monde a déjà compris: la politique étrangère de l'Occident collectif, c'est un "one-man show". Sachant qu'elle conduit systématiquement à la recherche de nouveaux théâtres d'opérations.

    L'octroi à l'Ukraine et à la Moldavie (à laquelle on réserve également un sort peu enviable) du statut de pays candidat éternel à l'UE fait également partie du gambit géopolitique contre la Russie. Pour l'instant, on fait la publicité de la "communauté politique européenne" initiée par le Président français Emmanuel Macron, où il n'y aura aucun bienfait financier et économique particulier, en revanche on exigera une solidarité totale avec l'UE dans ses actions antirusses. Ce n'est plus le principe de "l'un ou l'autre", mais "qui n'est pas avec nous est contre nous". Emmanuel Macron a expliqué quelle était cette "communauté": l'UE invitera tous les pays européens "de l'Islande à l'Ukraine" à la rejoindre, mais pas la Russie. Je tiens à préciser tout de suite que nous n'y aspirons pas, mais la déclaration en soi est révélatrice en dévoilant le fond de cette nouvelle initiative préalablement conflictuelle orientée sur la division.

    L'Ukraine, la Moldavie et d'autres pays courtisés actuellement par l'UE sont voués à rester figurants dans les jeux de l'Occident. Les États-Unis en tant que réalisateur en chef de ces mises en scène commandent la musique et le sujet pour écrire le scénario antirusse en Europe. Les acteurs sont prêts, ils ont des compétences acquises encore au studio Kvartal 95, ils pourront lire des textes pathétiques tout aussi bien que Greta Thunberg, un peu oubliée, et même jouer d'un instrument de musique s'il le faut. Les acteurs sont bons: souvenez-vous la conviction avec laquelle Vladimir Zelenski a joué le démocrate dans la série Serviteur du peuple, un combattant contre la corruption, contre la discrimination des Russes et dans l'ensemble pour "tout le meilleur". Souvenez-vous et comparez sa transformation immédiate au poste de président: l'interdiction de la langue, de l'éducation, des médias et de la culture russes. "Si vous vous sentez Russes, alors pour le bien de vos enfants et petits-enfants partez vivre en Russie." Un bon conseil. Il a qualifié les habitants du Donbass non pas d'individus mais de "spécimens". Quant au bataillon nazi Azov, il a déclaré: "Ils sont tels qu'ils sont. Nous en avons beaucoup comme eux." Même CNN n'a pas osé laisser cette phrase dans son interview.

    D'où la question: quel sera le dénouement de toutes ces lignes du sujet. Car en réalité les mises en scène sur le sang et la douleur des gens est loin d'être un amusement, mais la manifestation d'une politique cynique de création d'une nouvelle réalité où l'on cherche à remplacer tous les principes de la Charte de l'ONU et les normes du droit international par un "ordre" fondé sur ses propres "règles" dans l'aspiration à préserver la domination dans les affaires mondiales qui échappe.

    Les conséquences les plus destructrices pour les relations internationales contemporaines ont été causées par les jeux organisés par l'Occident à l'OSCE à la suite de la fin de la guerre froide où il s'est considéré comme vainqueur. En transgressant rapidement ses promesses faites à l'URSS et à la Russie sur la non-expansion de l'Otan vers l'est, les États-Unis et leurs alliés déclaraient néanmoins leur attachement à la construction d'un espace commun de sécurité et de coopération dans la région euro-atlantique et avec tous les membres de l'OSCE ils se sont solennellement engagés au sommet, en 1999 et en 2010, à garantir une sécurité égale et indivisible où personne ne renforcera sa sécurité au détriment de celle des autres et aucune organisation ne revendiquera un rôle dominant en Europe. Il s'est rapidement avéré que l'Otan ne tient pas sa parole en mettant le cap sur la domination de l'Alliance. Mais nous avions quand même poursuivi des efforts diplomatiques leur proposant de consigner le fameux principe de sécurité égale et indivisible cette fois dans un traité juridiquement contraignant. Nous l'avons proposé plusieurs fois, la dernière étant en décembre 2021. La réponse fut un refus catégorique. Ils ont dit ouvertement: il n'y aura aucune garantie juridique en dehors de l'Otan. Autrement dit, le soutien par l'Occident de documents politiques adoptés aux sommets de l'OSCE n'était qu'une mise en scène. Et à présent l'Otan menée par les États-Unis est allée encore plus loin: elle exige la soumission non seulement dans la région euro-atlantique, mais également dans toute la région Asie-Pacifique. L'Otan ne cache pas qui est principalement visé par ses menaces, et le gouvernement chinois a déjà condamné de telles ambitions néocoloniales. Pékin y a opposé le principe mentionné d'indivisibilité de la sécurité, se prononçant pour son application cette fois au niveau mondial pour que personne au monde ne revendique son exclusivité. Cette approche coïncide parfaitement avec la position de la Russie. Nous la défendrons systématiquement avec nos alliés, partenaires stratégiques et bien d'autres partisans des mêmes idées.

    L'Occident collectif devrait revenir sur terre du monde d'illusions. Les mises en scène ne fonctionneront pas, autant qu'elles ne durent. Il est temps de jouer honnêtement en s'appuyant sur le droit international. Plus tôt tout le monde comprendra l'absence d'alternatives aux processus historiques objectifs de formation d'un monde multipolaire basé sur le respect du principe de l'égalité souveraine des États, qui est fondamental pour la Charte de l'ONU et tout l'ordre mondial, mieux ce sera.

    Et si les membres de l'alliance occidentale ne savent pas vivre selon ce principe, s'ils ne sont pas prêts à construire une architecture véritablement universelle de sécurité égale et de coopération, alors qu'ils laissent les autres en paix, qu'ils cessent de pousser par la force dans leur camp avec des menaces et du chantage ceux qui veulent vivre de leur propre gré, qu'ils reconnaissent en action le droit à la liberté de choisir pour les pays autonomes qui se respectent. C'est ça la démocratie en réalité et non jouée sur des planches politiques tordues.

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    https://mid.ru/fr/foreign_policy/news/1822333/
    ✍️ Article du ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie Sergueï Lavrov pour le Centre d'information multimédia Izvestia "Sur les mises en scène en tant que méthode de la politique occidentale" 1487-18-07-2022 Les forces armées russes et les milices des Républiques populaires de Donetsk (RPD) et de Lougansk (RPL) remplissent sûrement leurs missions dans le cadre de l'opération militaire spéciale en faisant cesser la discrimination scandaleuse et le génocide des Russes et éradiquant les menaces directes à la sécurité de la Fédération de Russie créées pendant des années par les États-Unis et leurs satellites sur le territoire de l'Ukraine. Essuyant une défaite sur le champ de bataille, le régime de Kiev et ses parrains occidentaux n'hésitent pas à organiser des mises en scène "sur le sang" afin de diaboliser notre pays dans l'opinion publique internationale. Il y a déjà eu Boutcha, Marioupol, Kramatorsk, Krementchoug. Le ministère russe de la Défense avertit régulièrement avec des faits de la préparation de nouvelles mises en scène. Les mises en scène provocatrices organisées par l'Occident et ses suppôts ont une signature qu'on reconnaît. Et elles ont commencé bien avant l'Ukraine. 1999, région serbe du Kosovo-et-Métochie, village de Racak. Un groupe d'inspecteurs de l'OSCE arrive sur le lieu de découverte de plusieurs dizaines de corps portant des vêtements civils. Le chef de la mission annonce immédiatement, sans mener d'enquête, un acte de génocide, alors que des conclusions de ce genre ne relèvent pas du mandat du fonctionnaire international. L'Otan entame tout de suite une agression armée contre la Yougoslavie en détruisant sciemment le centre télévisuel, des ponts, des trains de passagers et d'autres sites civils. Par la suite, il s'avère qu'il ne s'agissait pas de corps de civils, mais de combattants de l'Armée de libération du Kosovo déguisés en civils. Cependant, la mise en scène avait déjà servi de prétexte pour le premier usage de la force contre un État membre de l'OSCE depuis la signature en 1975 de l'Acte final d'Helsinki. À noter que c'est l'Américain William Walker qui était chef de la mission de l'OSCE dont la déclaration a servi de "détente" pour déclencher les bombardements. L'agression a eu pour résultat principal le détachement forcé du Kosovo de la Serbie et l'installation de la plus grande base américaine Bondsteel dans les Balkans. 2003, la prestation tristement célèbre du secrétaire d'État Colin Powell au Conseil de sécurité des Nations unies avec une fiole contenant une poudre blanche qu'il avait présenté comme des spores d'anthrax soi-disant fabriqué en Irak. Et une nouvelle fois la mise en scène avait porté ses fruits: les Anglo-Saxons et leurs alliés ont bombardé l'Irak, qui n'arrive toujours pas à rétablir sa structure étatique. Le fake a été rapidement percé à jour: tout le monde a reconnu qu'il n'y avait pas d'armes biologiques ni de destruction massive en Irak. Par la suite, l'un des instigateurs de l'agression, le premier ministre britannique Tony Blair, a reconnu le fake en disant que c'était une erreur, cela peut arriver à tout le monde. Alors que Colin Powell se justifiait plus tard en disant qu'il avait été trahi par les renseignements. Quoi qu'il en soit, une nouvelle provocation avait servi de prétexte pour mettre en œuvre leur plan de destruction d'un pays souverain. 2011, la Libye. Il y avait une dramaturgie spécifique. Cela n'est pas allé jusqu'à un mensonge direct, comme au Kosovo ou en Irak, mais l'Otan avait grossièrement déformé une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies. Cette résolution établissait une zone d'exclusion aérienne en Libye pour maintenir au sol l'aviation militaire de Mouammar Kadhafi. Et elle ne décollait pas. Cependant, l'Otan a commencé à simplement bombarder les unités de l'armée libyenne qui luttaient contre les terroristes. Mouammar Kadhafi a été cruellement tué, il n'en reste rien de la Libye, on tente à ce jour de la recoller, sachant que ce processus est supervisé une nouvelle fois par une représentante américaine nommée par une décision personnelle du Secrétaire général de l'ONU sans aucune consultation avec le Conseil de sécurité. Dans le cadre de ce processus, les collègues occidentaux ont mis en scène plusieurs fois des accords interlibyens sur des élections qui ne menaient à rien. La Libye demeure un territoire où sévissent des groupes armés illégaux. La plupart d'entre eux collaborent étroitement avec l'Occident. Février 2014, l'Ukraine. L'Occident en la personne des ministres des Affaires étrangères de l'Allemagne, de la France et de la Pologne forcent le président Viktor Ianoukovitch à signer avec l'opposition un accord pour cesser la confrontation et régler pacifiquement la crise ukrainienne en créant un gouvernement intérimaire d'union nationale et en organisant en l'espace de quelques mois des élections anticipées. Mais c'était une mise en scène: le lendemain matin l'opposition a organisé un coup d'État sous des slogans russophobes et racistes, les garants occidentaux des accords n'avaient même pas tenté de les raisonner. Plus encore, ils ont immédiatement commencé à encourager les putschistes dans leur politique antirusse, le déclenchement d'une guerre contre leur propre population, le bombardement des villes du Donbass seulement parce que sa population avait refusé de reconnaître le coup d'État anticonstitutionnel. Les habitants du Donbass ont été proclamé pour cela "terroristes", encore une fois avec l'encouragement de l'Occident. Il est à noter que l'assassinat de manifestants sur le Maïdan, dont l'Occident accusait tantôt les forces de l'ordre loyales envers Viktor Ianoukovitch, tantôt les renseignements russes, était également une mise en scène. En réalité, la provocation a été organisée par des radicaux de l'opposition qui collaboraient étroitement avec les renseignements occidentaux. Les faits ont rapidement fait surface, mais la mise en scène avait déjà rempli son rôle. Lorsque la guerre dans le Donbass a été stoppée, les efforts de la Russie, de l'Allemagne et de la France ont permis de signer en février 2015 entre Kiev, Donetsk et Lougansk les Accords de Minsk, sachant que cette fois également Berlin et Paris étaient actifs en se proclamant fièrement garants de ces accords. Cependant, pendant les sept longues années qui ont suivi ils n'ont pas bougé le petit doigt pour forcer Kiev, comme l'exigeaient directement les Accords de Minsk approuvés à l'unanimité par le Conseil de sécurité des Nations unies, à entamer un dialogue direct avec les représentants du Donbass pour se mettre d'accord sur le statut particulier, l'amnistie, le rétablissement des liens économiques et l'organisation des élections. Les dirigeants occidentaux gardaient également le silence quand, sous la présidence de Piotr Porochenko et Vladimir Zelenski, Kiev entreprenait des démarches directement contraires aux Accords de Minsk. De plus, les Allemands et les Français déclaraient que le dialogue direct entre Kiev et les républiques du Donbass était impossible, rejetant toute la responsabilité sur la Russie, alors qu'elle n'est jamais mentionnée dans les documents de Minsk et toutes ces années elle était la seule à insister sur leur mise en œuvre. Si quelqu'un doutait que les Accords de Minsk était une nouvelle mise en scène, ces doutes ont été dissipés par Piotr Porochenko, qui a déclaré le 17 juin 2022: "Les Accords de Minsk ne signifiaient rien pour nous, nous n'avions pas l'intention de les appliquer… notre objectif était d'écarter la menace… de gagner du temps pour relancer l'économie et développer la puissance de l'armée ukrainienne. L'objectif a été atteint. Les Accords de Minsk ont rempli leur objectif." Le peuple ukrainien continue de payer le prix de cette mise en scène, lequel l'Occident forçait pendant des années à se résigner à une vie sous le joug d'un régime néonazi russophobe. Et quand aujourd'hui Olaf Scholz exige de forcer la Russie à accepter un accord sur des garanties d'intégrité territoriale et de sécurité pour l'Ukraine, ses efforts sont vains. Un tel accord existe déjà, ce sont les Accords de Minsk que Berlin et Paris ont précisément enterrés en défendant Kiev qui a ouvertement renoncé à les remplir. Par conséquent, la mise en scène est terminée, "finita la commedia". D'ailleurs, Vladimir Zelenski est un digne héritier de Piotr Porochenko, devant lequel pendant un rassemblement de campagne début 2019 il était prêt de manière théâtrale à se mettre à genoux pour faire cesser la guerre. En décembre de la même année, il avait l'opportunité de mettre en œuvre les Accords de Minsk: un sommet au format Normandie s'est tenu à Paris où il s'est engagé dans une déclaration au plus haut niveau à régler les questions relatives au statut particulier du Donbass. Bien évidemment, il n'a rien fait, alors que Berlin et Paris ont une nouvelle fois pris sa défense. Ce nouveau document médiatisé n'était rien de plus qu'une mise en scène ukraino-occidentale, selon la même logique que Piotr Porochenko, afin de gagner du temps pour alimenter en armes le régime de Kiev. Il y a eu aussi la Syrie. Après la réalisation d'un accord intermédiaire de 2013 sur la destruction des armes chimiques syriennes confirmée par l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), ce qui lui a valu le prix Nobel de la paix, des provocations scandaleuses ont été organisées par des mises en scène d'utilisation d'armes chimiques à Khan-Cheikhoun et à Douma, banlieue de Damas. Des vidéos ont été diffusées avec des gens se faisant appeler "casques blancs" (se proclamant organisation humanitaire mais qui n'ont jamais fait leur apparition sur le territoire contrôlé par le gouvernement syrien) apportant une aide aux habitants soi-disant empoisonnés, sachant que personne ne porte de combinaison ni utilise des moyens de protection. Toutes les tentatives de forcer le Secrétariat technique à remplir ses fonctions et à assurer, conformément à la Convention sur l'interdiction des armes chimiques (CIAC), une enquête transparente sur les incidents ont échoué. Ce qui n'est pas étonnant: cela fait longtemps que le Secrétariat technique est "privatisé" par les pays occidentaux dont les représentants y occupent des postes clés. Ce sont eux qui ont prêté main forte à l'organisation des mises en scène mentionnées pour les utiliser comme un prétexte afin que les États-Unis, le Royaume-Uni et la France lancent des frappes contre la Syrie, et ce à la veille de l'arrivée, à notre exigence, d'un groupe d'inspecteurs de l'OIAC pour enquêter sur les incidents, à l'envoi desquels l'Occident s'opposait désespérément. Les capacités de l'Occident et du Secrétariat technique de l'OIAC jouant le rôle de sbire d'organiser des mises en scène se sont également manifestées dans les "empoisonnements" des Skripal et d'Alexeï Navalny. Dans les deux cas, de nombreuses requêtes officielles de la Russie envoyées à La Haye, à Londres, à Berlin, à Paris et à Stockholm restent sans réponse, alors que ces requêtes sont formulées en parfaite conformité avec les exigences de la CIAC et il faut y répondre. De la même manière qu'il faut répondre aux questions relatives à l'activité cachée menée en Ukraine par le Pentagone (via son Agence pour la réduction des menaces DTRA). Les "découvertes" faites par les forces de l'opération militaire spéciale dans les laboratoires biologiques militaires sur les territoires libérés du Donbass et attenants témoignent clairement des violations directes de la Convention sur l'interdiction des armes biologiques (CABT). Nous avons présenté ces documents à Washington et au Conseil de sécurité des Nations unies. La procédure d'obtention des explications en conformité avec la CABT a commencé. Malgré les faits, l'administration américaine tente de se justifier en déclarant que toutes les recherches biologiques en Ukraine étaient purement pacifiques et civiles. Sans aucune preuve de cela. Sur un plan plus large, l'activité biologique militaire du Pentagone à travers le monde, notamment dans l'espace postsoviétique, nécessite une attention particulière au vu des faits décuplés d'organisation d'expériences criminelles avec des pathogènes très dangereux afin de créer une arme biologique en les faisant passer pour des expériences "pacifiques". Les mises en scène des "crimes" de la milice du Donbass et des forces armées russes ont déjà été mentionnées. Un simple fait témoigne du prix de ces accusations: en montrant au monde entier la "tragédie de Boutcha" début avril 2022 (on soupçonne que les Anglo-Saxons sont impliqués dans la décoration de la mise en scène), l'Occident et Kiev ne répondent toujours pas aux questions élémentaires pour savoir si les noms des victimes ont été établis et quels sont les résultats des autopsies. Comme dans les cas des Skripal et de Navalny décrit ci-dessus, la "première" propagandiste de la mise en scène a déjà eu lieu dans les médias occidentaux, et maintenant ils noient le poisson et refusent de répondre parce qu'il n'y a rien à dire. C'est tout le sens de l'algorithme de la politique occidentale: concocter une infox, attiser son ampleur jusqu'à une catastrophe planétaire pendant deux ou trois jours, en bloquant l'accès de la population aux informations et avis alternatifs, et quand les faits font surface, ils sont simplement ignorés, dans le meilleur des cas ils sont mentionnés dans les derniers fils d'actualité en caractères réduits. Il faut savoir que ce ne sont pas jouets inoffensifs dans une guerre médiatique, car de telles mises en scène servent directement de prétexte pour des actions tout à fait matérielles: punir les pays "accusés" par des sanctions, commettre contre eux des agressions barbares avec des centaines de milliers de victimes civiles, comme ce fut le cas notamment en Irak et en Libye. Ou, comme dans le cas de l'Ukraine, pour l'utiliser comme un consommable dans la guerre de l'Occident contre la Russie. Sachant que les instructeurs et les pointeurs de l'Otan, de toute évidence, dirigent déjà les actions de l'armée ukrainienne et des bataillons nationalistes directement sur le terrain. J'espère que parmi les Européens il reste encore des politiques responsables qui ont conscience des conséquences que cela pourrait provoquer. À cet égard, à noter que personne dans l'Otan ou l'UE n'a remis à sa place le commandant de l'armée de l'air allemande, un certain Ingo Gerhartz, qui a parlé de la nécessité de se préparer à l'usage de l'arme nucléaire en ajoutant: "Poutine, ne nous provoque pas." Le silence de l'Europe fait penser qu'elle oublie avec complaisance le rôle de l'Allemagne dans son histoire. En regardant les évènements actuels à travers le prisme historique, toute la crise ukrainienne se présente comme un "grand jeu" selon un scénario promu à une époque par Zbigniew Brzezinski. Les discussions sur les bonnes relations, sur la disposition de l'Occident à tenir compte des droits et des intérêts des Russes qui se sont retrouvés après l'effondrement de l'URSS en Ukraine indépendante et dans d'autres pays postsoviétiques n'étaient rien d'autre qu'une mise en scène. Au début des années 2000 déjà, Washington et l'UE ont commencé à exiger ouvertement de Kiev de décider s'il était avec l'Occident ou avec la Russie. Depuis 2014, l'Occident dirige inconditionnellement le régime russophobe qu'il a mené au pouvoir par un coup d'État. La sortie de Vladimir Zelenski sur l'avant-scène de tout forum international fait également partie de la mise en scène. Il prononce des discours pathétiques, mais quand il propose soudainement quelque chose de raisonnable, il se fait taper sur les doigts, comme ce fut le cas après les négociations russo-ukrainiennes à Istanbul: fin mars, on semblait voir une lueur dans le dialogue, mais Kiev a été forcé à faire marche arrière en utilisant la mise en scène flagrante de Boutcha. Washington, Londres et Bruxelles ont commencé à exiger de Kiev de ne pas entamer des négociations avec la Russie tant que l'Ukraine n'obtiendrait pas un avantage militaire total (avec un effort particulier de l'ancien premier ministre britannique Boris Johnson, et avec lui d'autres politiques occidentaux encore au pouvoir mais qui ont déjà fait preuve d'une telle inadéquation). Alors que la déclaration du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell que le conflit doit se terminer par une "victoire de Kiev sur le champ de bataille" prête à penser que l'instrument tel que la diplomatie perd son sens dans le "jeu de scène" de l'UE. Dans un sens plus large, il est intéressant de voir que l'Europe "déployée" par Washington sur le front antirusse souffre plus que les autres des sanctions irréfléchies, épuise ses arsenaux en livrant des armes à Kiev (sans demander de rendre des comptes pour savoir qui les contrôlent et où elles vont), en libérant son marché pour acheter des armes américaines et du GNL américain coûteux au lieu du gaz russe abordable. De telles tendances couplées à la fusion pratique de l'UE avec l'Otan font des discussions sur "l'autonomie stratégique" de l'UE rien d'autre qu'un spectacle. Tout le monde a déjà compris: la politique étrangère de l'Occident collectif, c'est un "one-man show". Sachant qu'elle conduit systématiquement à la recherche de nouveaux théâtres d'opérations. L'octroi à l'Ukraine et à la Moldavie (à laquelle on réserve également un sort peu enviable) du statut de pays candidat éternel à l'UE fait également partie du gambit géopolitique contre la Russie. Pour l'instant, on fait la publicité de la "communauté politique européenne" initiée par le Président français Emmanuel Macron, où il n'y aura aucun bienfait financier et économique particulier, en revanche on exigera une solidarité totale avec l'UE dans ses actions antirusses. Ce n'est plus le principe de "l'un ou l'autre", mais "qui n'est pas avec nous est contre nous". Emmanuel Macron a expliqué quelle était cette "communauté": l'UE invitera tous les pays européens "de l'Islande à l'Ukraine" à la rejoindre, mais pas la Russie. Je tiens à préciser tout de suite que nous n'y aspirons pas, mais la déclaration en soi est révélatrice en dévoilant le fond de cette nouvelle initiative préalablement conflictuelle orientée sur la division. L'Ukraine, la Moldavie et d'autres pays courtisés actuellement par l'UE sont voués à rester figurants dans les jeux de l'Occident. Les États-Unis en tant que réalisateur en chef de ces mises en scène commandent la musique et le sujet pour écrire le scénario antirusse en Europe. Les acteurs sont prêts, ils ont des compétences acquises encore au studio Kvartal 95, ils pourront lire des textes pathétiques tout aussi bien que Greta Thunberg, un peu oubliée, et même jouer d'un instrument de musique s'il le faut. Les acteurs sont bons: souvenez-vous la conviction avec laquelle Vladimir Zelenski a joué le démocrate dans la série Serviteur du peuple, un combattant contre la corruption, contre la discrimination des Russes et dans l'ensemble pour "tout le meilleur". Souvenez-vous et comparez sa transformation immédiate au poste de président: l'interdiction de la langue, de l'éducation, des médias et de la culture russes. "Si vous vous sentez Russes, alors pour le bien de vos enfants et petits-enfants partez vivre en Russie." Un bon conseil. Il a qualifié les habitants du Donbass non pas d'individus mais de "spécimens". Quant au bataillon nazi Azov, il a déclaré: "Ils sont tels qu'ils sont. Nous en avons beaucoup comme eux." Même CNN n'a pas osé laisser cette phrase dans son interview. D'où la question: quel sera le dénouement de toutes ces lignes du sujet. Car en réalité les mises en scène sur le sang et la douleur des gens est loin d'être un amusement, mais la manifestation d'une politique cynique de création d'une nouvelle réalité où l'on cherche à remplacer tous les principes de la Charte de l'ONU et les normes du droit international par un "ordre" fondé sur ses propres "règles" dans l'aspiration à préserver la domination dans les affaires mondiales qui échappe. Les conséquences les plus destructrices pour les relations internationales contemporaines ont été causées par les jeux organisés par l'Occident à l'OSCE à la suite de la fin de la guerre froide où il s'est considéré comme vainqueur. En transgressant rapidement ses promesses faites à l'URSS et à la Russie sur la non-expansion de l'Otan vers l'est, les États-Unis et leurs alliés déclaraient néanmoins leur attachement à la construction d'un espace commun de sécurité et de coopération dans la région euro-atlantique et avec tous les membres de l'OSCE ils se sont solennellement engagés au sommet, en 1999 et en 2010, à garantir une sécurité égale et indivisible où personne ne renforcera sa sécurité au détriment de celle des autres et aucune organisation ne revendiquera un rôle dominant en Europe. Il s'est rapidement avéré que l'Otan ne tient pas sa parole en mettant le cap sur la domination de l'Alliance. Mais nous avions quand même poursuivi des efforts diplomatiques leur proposant de consigner le fameux principe de sécurité égale et indivisible cette fois dans un traité juridiquement contraignant. Nous l'avons proposé plusieurs fois, la dernière étant en décembre 2021. La réponse fut un refus catégorique. Ils ont dit ouvertement: il n'y aura aucune garantie juridique en dehors de l'Otan. Autrement dit, le soutien par l'Occident de documents politiques adoptés aux sommets de l'OSCE n'était qu'une mise en scène. Et à présent l'Otan menée par les États-Unis est allée encore plus loin: elle exige la soumission non seulement dans la région euro-atlantique, mais également dans toute la région Asie-Pacifique. L'Otan ne cache pas qui est principalement visé par ses menaces, et le gouvernement chinois a déjà condamné de telles ambitions néocoloniales. Pékin y a opposé le principe mentionné d'indivisibilité de la sécurité, se prononçant pour son application cette fois au niveau mondial pour que personne au monde ne revendique son exclusivité. Cette approche coïncide parfaitement avec la position de la Russie. Nous la défendrons systématiquement avec nos alliés, partenaires stratégiques et bien d'autres partisans des mêmes idées. L'Occident collectif devrait revenir sur terre du monde d'illusions. Les mises en scène ne fonctionneront pas, autant qu'elles ne durent. Il est temps de jouer honnêtement en s'appuyant sur le droit international. Plus tôt tout le monde comprendra l'absence d'alternatives aux processus historiques objectifs de formation d'un monde multipolaire basé sur le respect du principe de l'égalité souveraine des États, qui est fondamental pour la Charte de l'ONU et tout l'ordre mondial, mieux ce sera. Et si les membres de l'alliance occidentale ne savent pas vivre selon ce principe, s'ils ne sont pas prêts à construire une architecture véritablement universelle de sécurité égale et de coopération, alors qu'ils laissent les autres en paix, qu'ils cessent de pousser par la force dans leur camp avec des menaces et du chantage ceux qui veulent vivre de leur propre gré, qu'ils reconnaissent en action le droit à la liberté de choisir pour les pays autonomes qui se respectent. C'est ça la démocratie en réalité et non jouée sur des planches politiques tordues. 🔎 https://mid.ru/fr/foreign_policy/news/1822333/
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  • L’Europe ensommeillée et en pause estivale, comme en 1914 …
    vendredi 24 juin 2022

    Alors que l’Occident pense que la crise ukrainienne se transforme en quelque chose de similaire à la guerre froide, les circonstances historiques et matérielles disent tout autre chose : le monde est à la veille d’un événement de l’ampleur de la Première Guerre mondiale.

    ***

    Par Alastair Crooke pour Al Mayadeen via Le Saker Francophone


    Le récit courant est que l’Occident est entré dans une guerre froide similaire à celle menée contre l’Union soviétique ; et que, comme pour cette lutte antérieure, son issue doit être la réaffirmation primordiale du modèle économique, politique et civilisationnel américain.

    Une bien meilleure analogie serait toutefois de considérer une époque antérieure qui s’est terminée non pas par le triomphe de la guerre froide, mais plutôt par un tsunami de guerre chaude qui a désemparé le monde entier. Il s’agissait d’une période où les décideurs politiques (et les marchés) n’ont pas su apprécier le danger croissant qui s’accumulait pendant la période de sommeil estival qui s’est écoulée entre l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand fin juin 1914 et le déclenchement de la guerre, cinq semaines plus tard.

    Il est vrai que l’on avait alors le sentiment que deux alliances lourdement armées étaient sur une trajectoire de collision potentielle. Mais il y avait déjà eu des épisodes de guerre d’usure auparavant, et c’est le fait que ces épisodes n’aient pas abouti qui a donné le sentiment que le statu quo pouvait, et allait, se prolonger indéfiniment. L’opinion de l’époque avait été influencée par le best-seller de Norman Angell, The Great Illusion, paru en 1909, qui affirmait que la guerre était devenue impossible parce que le commerce mondial et les flux de capitaux étaient trop étroitement liés.

    Ce qui n’a pas été pleinement apprécié à ce moment-là, c’est que la Grande-Bretagne avait furtivement observé avec une colère indignée la menace imminente pour son empire que représentait l’ambition naissante de l’Allemagne d’acquérir son propre empire rival. La Grande-Bretagne se préparait depuis un certain temps à supprimer cette « chutzpah » allemande. La guerre des Boers de 1899-1902 visait principalement à permettre à la Grande-Bretagne d’acquérir les richesses financières de l’Afrique du Sud afin de financer son réarmement.

    Les circonstances du milieu de l’année 1914 (le moment de Sarajevo) semblaient si propices, à la fois pour l’Allemagne qui aspirait à un empire et pour la Grande-Bretagne qui croyait que c’était l’occasion de l’écraser complètement. Tout comme l’Ukraine est aujourd’hui considérée par Moscou comme la charnière d’une architecture mondiale différente, Washington voit un bourbier ukrainien comme une occasion inespérée de concrétiser son désir d’écraser les aspirations russes et chinoises qui menacent maintenant de déloger l’empire américain « fondé sur des règles » .

    La guerre des Balkans, au début du XXe siècle, a entraîné l’Autriche-Hongrie, alliée inconstante de l’Allemagne, dans la lutte contre la Russie. Tout comme aujourd’hui, la guerre d’Ukraine de Biden a réussi à enfermer l’Europe (inconstante) dans l’objectif américain de neutraliser la Russie.

    Le conflit ukrainien, qui semble maintenant aboutir à une victoire russe de plus en plus probable, est métaphoriquement parlant le « moment Sarajevo » d’aujourd’hui. Nous sommes pris dans l’interrègne de l’illusion car les dirigeants européens complaisants ont fait le pari que Biden allait sûrement gagner et que la « normalité » serait rétablie.

    Rappelons que la Grande-Bretagne a lancé son opération de mise en coupe réglée de l’Allemagne au début du vingtième siècle en tentant de démanteler ses lignes d’approvisionnement mondiales, en préservant les siennes, et d’interdire à l’Allemagne l’accès à ses liens extérieurs. Dans le cadre de cette opération, la Grande-Bretagne a mis en place un blocus naval qui a eu pour effet involontaire de canaliser les ambitions allemandes renaissantes vers l’est, à travers la plaine de l’Europe, et finalement vers la Russie.

    Nous savons tous que cette concaténation d’événements a abouti à deux guerres mondiales et à la dévastation économique de l’Europe qui s’en est suivie, ouvrant ainsi la voie au siècle américain.

    Comment expliquer le deuxième accès contemporain de somnolence et d’insouciance de l’élite politique de l’Europe en cent ans ? Eh bien, l’outil de la Grande-Bretagne pour préparer l’espace de combat contre l’Allemagne au siècle dernier relevait de la diplomatie à l’ancienne. La Grande-Bretagne a mis en place une alliance diplomatique contre l’Allemagne. Mais les États-Unis ont apporté un nouvel outil pour préparer l’espace de bataille européen : leur inversion de la thèse d’Antonio Gramsci selon laquelle la sphère culturelle est l’arène la plus productive de la lutte politique.

    Ainsi, au lieu que la culture soit le lieu de l’action révolutionnaire contre une élite (selon Gramsci), les plateformes sociales et les médias de masse américains et européens, débarrassés de leurs rivaux non occidentaux, sont devenus précisément le lieu où le « système » , l’élite, peut se réaffirmer, en neutralisant la possibilité de résistance politique par la domination de la sphère culturelle : l’algorithme des grandes plateformes et la diabolisation de la Chine et de la Russie par les médias.

    Ce sont les moyens par lesquels une Europe largement réticente à la guerre peut être retournée contre la Chine et la Russie, avec les euro-élites qui s’y soumettent, au nom de la promotion de leurs valeurs libérales « universelles » .

    Ce qui est différent aujourd’hui est aussi le plus troublant. L’hypothèse initiale semble avoir été que l’utilisation de la puissance financière et commerciale des États-Unis pour faire s’effondrer l’économie de la Russie, contenir la Chine et tordre le cou à l’Europe pour la vassaliser sur le plan technologique, tant que l’Amérique reste prédominante, serait en soi suffisante pour contenir le risque de guerre chaude.

    Mais c’est l’inverse qui se produit. L’échec embarrassant de la guerre des sanctions a forcé Biden à se lancer dans un tourbillon de distractions pour couvrir cet échec, un échec qui non seulement n’a pas réussi à faire tomber la Russie, mais qui risque maintenant de faire s’effondrer l’économie européenne, posant ainsi un grand risque collatéral pour le système financier américain lui-même.

    Ainsi, Biden a déclaré que les États-Unis interviendraient à Taïwan si la Chine l’attaquait, verrouillant ainsi l’axe Chine-Russie. En Ukraine, les États-Unis et l’OTAN se rapprochent de plus en plus d’un affrontement direct avec les forces militaires russes. En ce qui concerne l’Ukraine, la CIA allume une série de feux de brousse dans la périphérie ukrainienne, de la Moldavie au Kazakhstan (ce qui ravive de vieilles tensions). Biden ferme les yeux sur la tentative de la Pologne d’annexer en douceur ses anciennes revendications territoriales en Ukraine occidentale, ou bien il est de connivence avec elle (ce qui menace d’ouvrir une multitude d’anciennes blessures en Europe de l’Est).

    En Asie de l’Est, les États-Unis ont allumé des feux au Pakistan ; ils tentent de le faire en Afghanistan ; et avec les Kurdes ; et plus important encore, ils s’exercent conjointement avec Israël à pratiquer une attaque militaire conjointe contre l’Iran.

    L’Europe observe avec une inquiétude croissante l’administration Biden contribuer à ce que l’Allemagne se lance dans une nouvelle tentative de transition, ce qui fait écho aux aspirations antérieures de la « Grande Allemagne » et renvoie précisément au contexte européen d’avant la Première Guerre mondiale, avec ses élites qui, une fois de plus, visent la Russie. Une militarisation complète de la société allemande est, une fois de plus, en cours. L’Allemagne et les États-Unis collaborent déjà étroitement sur l’Ukraine et sur les actions de l’OTAN contre la Russie.

    La gravité de ce changement peut être considérée comme la note de bas de page ésotérique d’une déclaration diplomatique ; en fait, c’est tout le contraire. Dans la déclaration conjointe russo-chinoise de septembre 2020, un sujet clé portait sur la « vérité historique » concernant la Seconde Guerre mondiale. En termes simples, les deux États affirment que, dans le cadre d’une campagne occidentale apparemment inoffensive, les faits historiques sont systématiquement falsifiés (dans des pays tels que la Pologne et les États baltes), souvent avec l’encouragement subtil des États-Unis. Le récit se métamorphose pour présenter la Seconde Guerre mondiale comme celle où la « famille européenne » s’est unie pour combattre la Russie.

    L’objectif est clair. Son importation (une Allemagne militarisée dominante) est explosive pour l’Europe. (Est-ce là l’objectif secondaire de Washington ?) Ce qui semble si pervers, c’est que tout ce jeu avec le feu est censé aider Biden à ne pas échouer trop lourdement lors des élections de novembre.

    Une pyromanie pour soutenir une cause perdue ?

    Alastair Crooke

    Traduit par Zineb, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

    Ukraine SitRep. Le Chaudron de Lysichansk. Moral en baisse. Plus de provocations
    Sitrep Opération Z : Chaudrons et Fatigue
    Encore une loi étasunienne qui va nuire aux consommateurs
    Le rêve des Néocons : Décoloniser la Russie, recoloniser la Chine

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    https://lesmoutonsenrages.fr/2022/06/24/leurope-ensommeillee-et-en-pause-estivale-comme-en-1914/
    L’Europe ensommeillée et en pause estivale, comme en 1914 … vendredi 24 juin 2022 Alors que l’Occident pense que la crise ukrainienne se transforme en quelque chose de similaire à la guerre froide, les circonstances historiques et matérielles disent tout autre chose : le monde est à la veille d’un événement de l’ampleur de la Première Guerre mondiale. *** Par Alastair Crooke pour Al Mayadeen via Le Saker Francophone Le récit courant est que l’Occident est entré dans une guerre froide similaire à celle menée contre l’Union soviétique ; et que, comme pour cette lutte antérieure, son issue doit être la réaffirmation primordiale du modèle économique, politique et civilisationnel américain. Une bien meilleure analogie serait toutefois de considérer une époque antérieure qui s’est terminée non pas par le triomphe de la guerre froide, mais plutôt par un tsunami de guerre chaude qui a désemparé le monde entier. Il s’agissait d’une période où les décideurs politiques (et les marchés) n’ont pas su apprécier le danger croissant qui s’accumulait pendant la période de sommeil estival qui s’est écoulée entre l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand fin juin 1914 et le déclenchement de la guerre, cinq semaines plus tard. Il est vrai que l’on avait alors le sentiment que deux alliances lourdement armées étaient sur une trajectoire de collision potentielle. Mais il y avait déjà eu des épisodes de guerre d’usure auparavant, et c’est le fait que ces épisodes n’aient pas abouti qui a donné le sentiment que le statu quo pouvait, et allait, se prolonger indéfiniment. L’opinion de l’époque avait été influencée par le best-seller de Norman Angell, The Great Illusion, paru en 1909, qui affirmait que la guerre était devenue impossible parce que le commerce mondial et les flux de capitaux étaient trop étroitement liés. Ce qui n’a pas été pleinement apprécié à ce moment-là, c’est que la Grande-Bretagne avait furtivement observé avec une colère indignée la menace imminente pour son empire que représentait l’ambition naissante de l’Allemagne d’acquérir son propre empire rival. La Grande-Bretagne se préparait depuis un certain temps à supprimer cette « chutzpah » allemande. La guerre des Boers de 1899-1902 visait principalement à permettre à la Grande-Bretagne d’acquérir les richesses financières de l’Afrique du Sud afin de financer son réarmement. Les circonstances du milieu de l’année 1914 (le moment de Sarajevo) semblaient si propices, à la fois pour l’Allemagne qui aspirait à un empire et pour la Grande-Bretagne qui croyait que c’était l’occasion de l’écraser complètement. Tout comme l’Ukraine est aujourd’hui considérée par Moscou comme la charnière d’une architecture mondiale différente, Washington voit un bourbier ukrainien comme une occasion inespérée de concrétiser son désir d’écraser les aspirations russes et chinoises qui menacent maintenant de déloger l’empire américain « fondé sur des règles » . La guerre des Balkans, au début du XXe siècle, a entraîné l’Autriche-Hongrie, alliée inconstante de l’Allemagne, dans la lutte contre la Russie. Tout comme aujourd’hui, la guerre d’Ukraine de Biden a réussi à enfermer l’Europe (inconstante) dans l’objectif américain de neutraliser la Russie. Le conflit ukrainien, qui semble maintenant aboutir à une victoire russe de plus en plus probable, est métaphoriquement parlant le « moment Sarajevo » d’aujourd’hui. Nous sommes pris dans l’interrègne de l’illusion car les dirigeants européens complaisants ont fait le pari que Biden allait sûrement gagner et que la « normalité » serait rétablie. Rappelons que la Grande-Bretagne a lancé son opération de mise en coupe réglée de l’Allemagne au début du vingtième siècle en tentant de démanteler ses lignes d’approvisionnement mondiales, en préservant les siennes, et d’interdire à l’Allemagne l’accès à ses liens extérieurs. Dans le cadre de cette opération, la Grande-Bretagne a mis en place un blocus naval qui a eu pour effet involontaire de canaliser les ambitions allemandes renaissantes vers l’est, à travers la plaine de l’Europe, et finalement vers la Russie. Nous savons tous que cette concaténation d’événements a abouti à deux guerres mondiales et à la dévastation économique de l’Europe qui s’en est suivie, ouvrant ainsi la voie au siècle américain. Comment expliquer le deuxième accès contemporain de somnolence et d’insouciance de l’élite politique de l’Europe en cent ans ? Eh bien, l’outil de la Grande-Bretagne pour préparer l’espace de combat contre l’Allemagne au siècle dernier relevait de la diplomatie à l’ancienne. La Grande-Bretagne a mis en place une alliance diplomatique contre l’Allemagne. Mais les États-Unis ont apporté un nouvel outil pour préparer l’espace de bataille européen : leur inversion de la thèse d’Antonio Gramsci selon laquelle la sphère culturelle est l’arène la plus productive de la lutte politique. Ainsi, au lieu que la culture soit le lieu de l’action révolutionnaire contre une élite (selon Gramsci), les plateformes sociales et les médias de masse américains et européens, débarrassés de leurs rivaux non occidentaux, sont devenus précisément le lieu où le « système » , l’élite, peut se réaffirmer, en neutralisant la possibilité de résistance politique par la domination de la sphère culturelle : l’algorithme des grandes plateformes et la diabolisation de la Chine et de la Russie par les médias. Ce sont les moyens par lesquels une Europe largement réticente à la guerre peut être retournée contre la Chine et la Russie, avec les euro-élites qui s’y soumettent, au nom de la promotion de leurs valeurs libérales « universelles » . Ce qui est différent aujourd’hui est aussi le plus troublant. L’hypothèse initiale semble avoir été que l’utilisation de la puissance financière et commerciale des États-Unis pour faire s’effondrer l’économie de la Russie, contenir la Chine et tordre le cou à l’Europe pour la vassaliser sur le plan technologique, tant que l’Amérique reste prédominante, serait en soi suffisante pour contenir le risque de guerre chaude. Mais c’est l’inverse qui se produit. L’échec embarrassant de la guerre des sanctions a forcé Biden à se lancer dans un tourbillon de distractions pour couvrir cet échec, un échec qui non seulement n’a pas réussi à faire tomber la Russie, mais qui risque maintenant de faire s’effondrer l’économie européenne, posant ainsi un grand risque collatéral pour le système financier américain lui-même. Ainsi, Biden a déclaré que les États-Unis interviendraient à Taïwan si la Chine l’attaquait, verrouillant ainsi l’axe Chine-Russie. En Ukraine, les États-Unis et l’OTAN se rapprochent de plus en plus d’un affrontement direct avec les forces militaires russes. En ce qui concerne l’Ukraine, la CIA allume une série de feux de brousse dans la périphérie ukrainienne, de la Moldavie au Kazakhstan (ce qui ravive de vieilles tensions). Biden ferme les yeux sur la tentative de la Pologne d’annexer en douceur ses anciennes revendications territoriales en Ukraine occidentale, ou bien il est de connivence avec elle (ce qui menace d’ouvrir une multitude d’anciennes blessures en Europe de l’Est). En Asie de l’Est, les États-Unis ont allumé des feux au Pakistan ; ils tentent de le faire en Afghanistan ; et avec les Kurdes ; et plus important encore, ils s’exercent conjointement avec Israël à pratiquer une attaque militaire conjointe contre l’Iran. L’Europe observe avec une inquiétude croissante l’administration Biden contribuer à ce que l’Allemagne se lance dans une nouvelle tentative de transition, ce qui fait écho aux aspirations antérieures de la « Grande Allemagne » et renvoie précisément au contexte européen d’avant la Première Guerre mondiale, avec ses élites qui, une fois de plus, visent la Russie. Une militarisation complète de la société allemande est, une fois de plus, en cours. L’Allemagne et les États-Unis collaborent déjà étroitement sur l’Ukraine et sur les actions de l’OTAN contre la Russie. La gravité de ce changement peut être considérée comme la note de bas de page ésotérique d’une déclaration diplomatique ; en fait, c’est tout le contraire. Dans la déclaration conjointe russo-chinoise de septembre 2020, un sujet clé portait sur la « vérité historique » concernant la Seconde Guerre mondiale. En termes simples, les deux États affirment que, dans le cadre d’une campagne occidentale apparemment inoffensive, les faits historiques sont systématiquement falsifiés (dans des pays tels que la Pologne et les États baltes), souvent avec l’encouragement subtil des États-Unis. Le récit se métamorphose pour présenter la Seconde Guerre mondiale comme celle où la « famille européenne » s’est unie pour combattre la Russie. L’objectif est clair. Son importation (une Allemagne militarisée dominante) est explosive pour l’Europe. (Est-ce là l’objectif secondaire de Washington ?) Ce qui semble si pervers, c’est que tout ce jeu avec le feu est censé aider Biden à ne pas échouer trop lourdement lors des élections de novembre. Une pyromanie pour soutenir une cause perdue ? Alastair Crooke Traduit par Zineb, relu par Wayan, pour le Saker Francophone Ukraine SitRep. Le Chaudron de Lysichansk. Moral en baisse. Plus de provocations Sitrep Opération Z : Chaudrons et Fatigue Encore une loi étasunienne qui va nuire aux consommateurs Le rêve des Néocons : Décoloniser la Russie, recoloniser la Chine Tous les articles, la tribune libre et commentaires sont sous la responsabilité de leurs auteurs. Les Moutons Enragés ne sauraient être tenus responsables de leur orientation. https://lesmoutonsenrages.fr/2022/06/24/leurope-ensommeillee-et-en-pause-estivale-comme-en-1914/
    LESMOUTONSENRAGES.FR
    L’Europe ensommeillée et en pause estivale, comme en 1914 …
    Alors que l’Occident pense que la crise ukrainienne se transforme en quelque chose de similaire à la guerre froide, les circonstances historiques et matérielles disent tout autre chose : le monde e…
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  • 😂😂😂😂😂
    ⚡️L'Agence européenne de police (Europol) craint que les armes fournies à l'Ukraine par les pays de l'UE ne tombent finalement entre de mauvaises mains
    — Catherine de Boll, directrice d'Europol

    ❝La guerre se terminera un jour. Nous voulons éviter que la situation ne se reproduise comme il y a 30 ans, pendant la guerre des Balkans. Les armes de cette époque sont encore utilisées aujourd'hui par des groupes criminels❞
    😂😂😂😂😂 ⚡️L'Agence européenne de police (Europol) craint que les armes fournies à l'Ukraine par les pays de l'UE ne tombent finalement entre de mauvaises mains — Catherine de Boll, directrice d'Europol ❝La guerre se terminera un jour. Nous voulons éviter que la situation ne se reproduise comme il y a 30 ans, pendant la guerre des Balkans. Les armes de cette époque sont encore utilisées aujourd'hui par des groupes criminels❞
    GRRR
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  • Via Péonia
    🔴 🧵
    DIX GUERRES = DIX MENSONGES MÉDIATIQUES
    Toute guerre est précédée d'un mensonge savamment propagé par les médias.
    Rappelons-nous combien de fois, les mêmes États-Unis, et par les mêmes moyens, nous ont manipulés.
    Chaque guerre majeure était "justifiée" par un fait abominable, qui plus tard (beaucoup trop tard) s'est avéré être une désinformation délibérée.
    Voici un petit inventaire :

    1. Viêt Nam (1964-1975)
    Mensonge médiatique : Les 2 et 3 août 1964, les forces militaires nord-vietnamiennes ont attaqué deux destroyers américains dans le golfe du Tonkin.
    Ce qui a été découvert plus tard :
    Cette attaque n'a jamais eu lieu. C'était une invention de la Maison Blanche.(Voir la fausse annonce du président Lyndon Johnson ici :
    But : Empêcher le Vietnam d'accéder à l'indépendance et de maintenir la domination américaine dans la région.
    Conséquences : Des millions de victimes, des malformations génétiques (Agent Orange) d'énormes problèmes sociaux.

    2. Grenade (1983)
    Mensonge des médias : une petite île des Caraïbes accusée d'avoir construit une base militaire soviétique et d'avoir mis en danger la vie de médecins américains. Ce qui a été découvert plus tard :
    Certainement pas! Le président américain Reagan a inventé ces prétextes.
    Obstacle à la mise en œuvre des réformes sociales et démocratiques du Premier ministre Bishop (plus tard assassiné).
    Reagan a dit : "Nous ne pouvons pas permettre aux Apaches communistes d'infiltrer notre jardin..."
    Conséquences:
    Répression brutale par les Marines et restauration du contrôle de Washington.

    3. Panamá (1989)
    Mensonge médiatique : l'invasion des Marines a été menée dans le but d'arrêter le président Noriega, accusé de trafic de drogue. Ce qui a été découvert plus tard :
    Noriega, qui avait auparavant travaillé avec la CIA, avait exigé les pleins droits sur le canal de Panama pour le pays dans lequel il se trouvait, et la cessation du droit de libre usage des Américains, ce qui était intolérable pour les États-Unis.
    Objectif : Maintenir le contrôle américain sur les routes maritimes stratégiques
    Conséquences : les bombardements américains ont tué entre 2 000 et 4 000 civils, un fait ignoré par les médias.

    4. Irak (1991)
    Mensonge des médias : les Irakiens détruisent les incubateurs des maternités koweïtiennes.
    Ce qui a été découvert plus tard : Nouvelles inventées par l'agence de publicité Hill & Knowlton, payée par l'émir du Koweït.
    But : anéantir l'opposition du Moyen-Orient à Israël et lui accorder l'indépendance des États-Unis.
    Conséquences:
    D'innombrables victimes de la guerre, après un long embargo, qui a également interdit l'importation de médicaments.

    5. Somalie (1993)
    Mensonge médiatique :
    Bernard Kouchner apparaît en héros d'une campagne humanitaire en Somalie.
    Ce qui a été découvert plus tard :
    Quatre sociétés américaines ont acheté des droits miniers sur un quart du pétrole somalien.
    But : contrôle militaire d'une région stratégique.
    Conséquences : Incapable de contrôler la région, Washington la maintient dans un chaos total.

    6. Bosnie (1992-1995)
    Mensonge médiatique : Ruder Finn et Bernard Kouchner révèlent l'existence de "camps de la mort" en Serbie. Ce qui a été découvert plus Finn et Kouchner ont menti.
    Les camps respectifs comprenaient des prisonniers de guerre, détenus là pour de nouveaux échanges. Le président musulman bosniaque Itenenegovic lui-même l'a reconnu.
    But:
    La destruction de la Yougoslavie socialiste, la dernière restante sur la liste, et de son système de sécurité sociale, afin d'établir, à la place, le contrôle de la région par des sociétés multinationales, qui pourraient librement utiliser des routes commerciales stratégiques, telles que le Danube et la Balkans.
    Conséquences:
    Quatre ans d'horribles massacres pour toutes les nationalités (Bosniaques, Serbes et Croates).
    Guerre provoquée par Berlin et prolongée par Washington.

    7. Yougoslavie (1999)
    Mensonge médiatique :
    Les Serbes ont commis un génocide contre les Albanais du Kosovo.
    (Voir ici le documentaire "Yougoslav Death Camp Scam":
    But:
    Création d'une base militaire au Kosovo; placer les Balkans sous le contrôle de l'OTAN et transformer cette organisation en une force de police mondialement discrétionnaire.
    Conséquences:
    2 000 victimes des bombardements de l'OTAN. Nettoyage ethnique au Kosovo, mis en œuvre par l'UCK (Armée de libération du Kosovo) et légitimé par l'OTAN.

    8. Afghanistan (2001)
    Mensonge médiatique :
    Bush voulait venger les attentats du 11 septembre 2001 et capturer Ben Laden.
    Ce qui a été découvert plus tard :
    Les talibans avaient proposé d'extrader Ben Laden, les américains n’ont pas accepté cette proposition.
    But : contrôle militaire de l'Asie centrale, considérée comme une région stratégique, pour construire un oléoduc à travers l'Afghanistan afin de contrôler les réserves de pétrole de l'Asie du Sud.
    Conséquences:
    Emploi à long terme et énorme augmentation de la production et du trafic d'opium.

    9. Irak (2003)
    Mensonge médiatique :
    Saddam possède de dangereuses armes de destruction massive.
    Déclaration faite par Colin Powell aux Nations Unies, avec présentation de preuves.
    Ce qui a été découvert plus tard :
    La Maison Blanche a ordonné aux agences de renseignement de falsifier ces rapports (voir les affaires de Libby) ou simplement de les fabriquer.
    But : contrôler toutes les ressources pétrolières et faire chanter ses rivaux : Europe, Japon, Chine...
    Conséquences:
    L'Irak a été plongé dans le chaos et la barbarie, et les femmes irakiennes ont été contraintes de retourner à leur ancien état de soumission totale et obscure.

    10. Venezuela - Equateur (2008-)
    Mensonge médiatique :
    Chavez soutient le terrorisme, importe des armes, est un dictateur (la raison finale n'a pas encore été établie). Ce que nous avons appris jusqu'à présent :
    Plusieurs ballons médiatiques ont déjà été brisés.
    Parmi ceux-ci:
    Chavez tire sur son propre peuple, Chavez antisémite, Chavez militariste...
    Les tentatives de diabolisation se sont poursuivies jusqu'à sa mort (5 mars 2013).
    Son successeur, Nicolas Maduro, a exprimé le souhait d'ouvrir une enquête sur la mort de Chavez.
    Avant même sa mort, Maduro avait laissé entendre que les "ennemis historiques" du pays avaient également causé le cancer du dirigeant.
    But : les multinationales américaines veulent garder le contrôle sur le pétrole et les autres ressources sud-américaines, craignant la libération sociale et démocratique de l'Amérique latine.
    Conséquences:
    Washington mène une guerre généralisée sur le continent sud-américain : coups d'État, sabotage économique, chantage, placement de bases militaires à proximité des ressources naturelles...

    https://twitter.com/CalliFanciulla/status/1510989992511873034
    Via Péonia 🔴 🧵 DIX GUERRES = DIX MENSONGES MÉDIATIQUES Toute guerre est précédée d'un mensonge savamment propagé par les médias. Rappelons-nous combien de fois, les mêmes États-Unis, et par les mêmes moyens, nous ont manipulés. Chaque guerre majeure était "justifiée" par un fait abominable, qui plus tard (beaucoup trop tard) s'est avéré être une désinformation délibérée. Voici un petit inventaire : 1. Viêt Nam (1964-1975) Mensonge médiatique : Les 2 et 3 août 1964, les forces militaires nord-vietnamiennes ont attaqué deux destroyers américains dans le golfe du Tonkin. Ce qui a été découvert plus tard : Cette attaque n'a jamais eu lieu. C'était une invention de la Maison Blanche.(Voir la fausse annonce du président Lyndon Johnson ici : But : Empêcher le Vietnam d'accéder à l'indépendance et de maintenir la domination américaine dans la région. Conséquences : Des millions de victimes, des malformations génétiques (Agent Orange) d'énormes problèmes sociaux. 2. Grenade (1983) Mensonge des médias : une petite île des Caraïbes accusée d'avoir construit une base militaire soviétique et d'avoir mis en danger la vie de médecins américains. Ce qui a été découvert plus tard : Certainement pas! Le président américain Reagan a inventé ces prétextes. Obstacle à la mise en œuvre des réformes sociales et démocratiques du Premier ministre Bishop (plus tard assassiné). Reagan a dit : "Nous ne pouvons pas permettre aux Apaches communistes d'infiltrer notre jardin..." Conséquences: Répression brutale par les Marines et restauration du contrôle de Washington. 3. Panamá (1989) Mensonge médiatique : l'invasion des Marines a été menée dans le but d'arrêter le président Noriega, accusé de trafic de drogue. Ce qui a été découvert plus tard : Noriega, qui avait auparavant travaillé avec la CIA, avait exigé les pleins droits sur le canal de Panama pour le pays dans lequel il se trouvait, et la cessation du droit de libre usage des Américains, ce qui était intolérable pour les États-Unis. Objectif : Maintenir le contrôle américain sur les routes maritimes stratégiques Conséquences : les bombardements américains ont tué entre 2 000 et 4 000 civils, un fait ignoré par les médias. 4. Irak (1991) Mensonge des médias : les Irakiens détruisent les incubateurs des maternités koweïtiennes. Ce qui a été découvert plus tard : Nouvelles inventées par l'agence de publicité Hill & Knowlton, payée par l'émir du Koweït. But : anéantir l'opposition du Moyen-Orient à Israël et lui accorder l'indépendance des États-Unis. Conséquences: D'innombrables victimes de la guerre, après un long embargo, qui a également interdit l'importation de médicaments. 5. Somalie (1993) Mensonge médiatique : Bernard Kouchner apparaît en héros d'une campagne humanitaire en Somalie. Ce qui a été découvert plus tard : Quatre sociétés américaines ont acheté des droits miniers sur un quart du pétrole somalien. But : contrôle militaire d'une région stratégique. Conséquences : Incapable de contrôler la région, Washington la maintient dans un chaos total. 6. Bosnie (1992-1995) Mensonge médiatique : Ruder Finn et Bernard Kouchner révèlent l'existence de "camps de la mort" en Serbie. Ce qui a été découvert plus Finn et Kouchner ont menti. Les camps respectifs comprenaient des prisonniers de guerre, détenus là pour de nouveaux échanges. Le président musulman bosniaque Itenenegovic lui-même l'a reconnu. But: La destruction de la Yougoslavie socialiste, la dernière restante sur la liste, et de son système de sécurité sociale, afin d'établir, à la place, le contrôle de la région par des sociétés multinationales, qui pourraient librement utiliser des routes commerciales stratégiques, telles que le Danube et la Balkans. Conséquences: Quatre ans d'horribles massacres pour toutes les nationalités (Bosniaques, Serbes et Croates). Guerre provoquée par Berlin et prolongée par Washington. 7. Yougoslavie (1999) Mensonge médiatique : Les Serbes ont commis un génocide contre les Albanais du Kosovo. (Voir ici le documentaire "Yougoslav Death Camp Scam": But: Création d'une base militaire au Kosovo; placer les Balkans sous le contrôle de l'OTAN et transformer cette organisation en une force de police mondialement discrétionnaire. Conséquences: 2 000 victimes des bombardements de l'OTAN. Nettoyage ethnique au Kosovo, mis en œuvre par l'UCK (Armée de libération du Kosovo) et légitimé par l'OTAN. 8. Afghanistan (2001) Mensonge médiatique : Bush voulait venger les attentats du 11 septembre 2001 et capturer Ben Laden. Ce qui a été découvert plus tard : Les talibans avaient proposé d'extrader Ben Laden, les américains n’ont pas accepté cette proposition. But : contrôle militaire de l'Asie centrale, considérée comme une région stratégique, pour construire un oléoduc à travers l'Afghanistan afin de contrôler les réserves de pétrole de l'Asie du Sud. Conséquences: Emploi à long terme et énorme augmentation de la production et du trafic d'opium. 9. Irak (2003) Mensonge médiatique : Saddam possède de dangereuses armes de destruction massive. Déclaration faite par Colin Powell aux Nations Unies, avec présentation de preuves. Ce qui a été découvert plus tard : La Maison Blanche a ordonné aux agences de renseignement de falsifier ces rapports (voir les affaires de Libby) ou simplement de les fabriquer. But : contrôler toutes les ressources pétrolières et faire chanter ses rivaux : Europe, Japon, Chine... Conséquences: L'Irak a été plongé dans le chaos et la barbarie, et les femmes irakiennes ont été contraintes de retourner à leur ancien état de soumission totale et obscure. 10. Venezuela - Equateur (2008-) Mensonge médiatique : Chavez soutient le terrorisme, importe des armes, est un dictateur (la raison finale n'a pas encore été établie). Ce que nous avons appris jusqu'à présent : Plusieurs ballons médiatiques ont déjà été brisés. Parmi ceux-ci: Chavez tire sur son propre peuple, Chavez antisémite, Chavez militariste... Les tentatives de diabolisation se sont poursuivies jusqu'à sa mort (5 mars 2013). Son successeur, Nicolas Maduro, a exprimé le souhait d'ouvrir une enquête sur la mort de Chavez. Avant même sa mort, Maduro avait laissé entendre que les "ennemis historiques" du pays avaient également causé le cancer du dirigeant. But : les multinationales américaines veulent garder le contrôle sur le pétrole et les autres ressources sud-américaines, craignant la libération sociale et démocratique de l'Amérique latine. Conséquences: Washington mène une guerre généralisée sur le continent sud-américain : coups d'État, sabotage économique, chantage, placement de bases militaires à proximité des ressources naturelles... https://twitter.com/CalliFanciulla/status/1510989992511873034
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