• Toutes les boîtes se font pirater et voler NOS données (Free, Bouygues, Pôle Emploi, Air France...), alors cet article peut vous être utile

    Fuite de données et vol de votre IBAN : comment vous protéger si vous êtes concerné ?
    08 août 2025


    https://www.cnil.fr/fr/fuite-de-donnees-sur-internet-et-vol-de-votre-iban-comment-vous-proteger-si-vous-etes-concerne
    Toutes les boîtes se font pirater et voler NOS données (Free, Bouygues, Pôle Emploi, Air France...), alors cet article peut vous être utile Fuite de données et vol de votre IBAN : comment vous protéger si vous êtes concerné ? 08 août 2025 https://www.cnil.fr/fr/fuite-de-donnees-sur-internet-et-vol-de-votre-iban-comment-vous-proteger-si-vous-etes-concerne
    Fuite de données et vol de votre IBAN : comment vous protéger si vous êtes concerné ?
    Qu’est-ce qu’une violation de données ? Les violations de données personnelles recouvrent notamment les fuites, vols ou pertes de données, que l’origine soit accidentelle ou malveillante. Ces données peuvent, dans certains cas, être revendues sur Internet ou encore être croisées avec celles issues d’autres fuites de données.
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  • 🚨🚸❌Hébergement des données françaises de santé par Microsoft : Des entreprises et associations françaises déposent un autre recours auprès du Conseil d’Etat

    Le choix de Microsoft pour héberger les données de santé des Français ne passe toujours pas. Des entreprises et des associations françaises ont déposé mardi 19 mars 2024 un recours devant le Conseil d’État, pour contester l’autorisation donnée par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) à la firme de Redmond.

    Il s’agit du second recours déposé auprès du Conseil d’Etat après celui de 2020. Les requérants ne voient pas d’un bon œil le stockage des données de santé des Français aux États-Unis, et encore moins les offrir en cadeau au renseignement américain.

    Lire la suite :
    https://www.relais-info.fr/2024/03/hebergement-des-donnees-francaises-de-sante-par-microsoft-des-entreprises-et-associations-francaises-deposent-un-autre-recours-aupres-du-conseil-detat/

    En complément :
    ▫️Haute trahison du ministère de la santé : il est l’otage de l’industrie pharmaceutique
    ▫️Un gang ultralibéral a infiltré la Santé publique française
    ▫️Comment l’Europe a abandonné vos données personnelles aux espions américains
    ▫️Coup de théâtre en France : Microsoft a touché 200 000 euros de l’Etat pour contrôler les données de santé de 67 millions de Français
    ▫️La CNIL valide Microsoft comme hébergeur de données de santé des Français, mais avec des regrets
    🚨🚸❌Hébergement des données françaises de santé par Microsoft : Des entreprises et associations françaises déposent un autre recours auprès du Conseil d’Etat Le choix de Microsoft pour héberger les données de santé des Français ne passe toujours pas. Des entreprises et des associations françaises ont déposé mardi 19 mars 2024 un recours devant le Conseil d’État, pour contester l’autorisation donnée par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) à la firme de Redmond. Il s’agit du second recours déposé auprès du Conseil d’Etat après celui de 2020. Les requérants ne voient pas d’un bon œil le stockage des données de santé des Français aux États-Unis, et encore moins les offrir en cadeau au renseignement américain. Lire la suite : https://www.relais-info.fr/2024/03/hebergement-des-donnees-francaises-de-sante-par-microsoft-des-entreprises-et-associations-francaises-deposent-un-autre-recours-aupres-du-conseil-detat/ En complément : ▫️Haute trahison du ministère de la santé : il est l’otage de l’industrie pharmaceutique ▫️Un gang ultralibéral a infiltré la Santé publique française ▫️Comment l’Europe a abandonné vos données personnelles aux espions américains ▫️Coup de théâtre en France : Microsoft a touché 200 000 euros de l’Etat pour contrôler les données de santé de 67 millions de Français ▫️La CNIL valide Microsoft comme hébergeur de données de santé des Français, mais avec des regrets
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  • 🚨 Des entreprises et associations françaises rejettent toujours le choix par la CNIL de #Microsoft pour l’hébergement des données de santé des Français. Un nouveau recours a été introduit au Conseil d’État pour annuler l’autorisation accordée à la firme de Redmond. 👇
    https://www.francesoir.fr/societe-science-tech/hebergement-des-donnees-francaises-de-sante-par-microsoft-des-entreprises-et
    🚨 Des entreprises et associations françaises rejettent toujours le choix par la CNIL de #Microsoft pour l’hébergement des données de santé des Français. Un nouveau recours a été introduit au Conseil d’État pour annuler l’autorisation accordée à la firme de Redmond. 👇 https://www.francesoir.fr/societe-science-tech/hebergement-des-donnees-francaises-de-sante-par-microsoft-des-entreprises-et
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    Hébergement des données françaises de santé par Microsoft: Des entreprises et associations françaises déposent un autre recours auprès du Conseil d’Etat | FranceSoir
    Le choix de Microsoft pour héberger les données de santé des Français ne passe toujours pas. Des entreprises et des associations françaises ont déposé mardi 19 mars 2024 un recours devant le Conseil d’État, pour contester l’autorisation donnée par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) à la firme de Redmond. Il s’agit du second recours déposé auprès du Conseil d'Etat après celui de 2020. Les requérants ne voient pas d’un bon œil le stockage des données de santé des Français aux États-Unis, et encore moins les offrir en cadeau au renseignement américain.
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  • 🚨 La #CNIL met en demeure des établissements de santé pour leur protection insuffisante des dossiers patients informatisés après la fuite de données personnelles de 33 millions de Français, consécutive à une cyberattaque de grande ampleur fin janvier.👇
    https://www.francesoir.fr/societe-science-tech/donnees-medicales-la-cnil-met-en-demeure-plusieurs-etablissements-de-sante
    🚨 La #CNIL met en demeure des établissements de santé pour leur protection insuffisante des dossiers patients informatisés après la fuite de données personnelles de 33 millions de Français, consécutive à une cyberattaque de grande ampleur fin janvier.👇 https://www.francesoir.fr/societe-science-tech/donnees-medicales-la-cnil-met-en-demeure-plusieurs-etablissements-de-sante
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    Données médicales : la CNIL met en demeure plusieurs établissements de santé | FranceSoir
    MONDE - Les données numériques des Français sont-elles suffisamment protégées ? Peu après la cyberattaque de grande ampleur qui a ciblé fin janvier les deux opérateurs de tiers payant, Viamedis et Almerys, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a annoncé avoir mis en demeure des établissements de santé pour leur protection insuffisante et “inadaptée” des dossiers patients informatisés (DPI).
    GRRR
    1
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  • "L'agence d'État Viginum, sous couvert de lutte contre les fake news et les ingérences numériques étrangères, surveille en France nos publications sur les réseaux sociaux. Elle est même "autorisée à mettre en œuvre un traitement informatisé et automatisé des données à caractère personnel".
    Une mise sous surveillance de toute la population.

    Déjà, dès 2021, les pouvoirs publics s'immisçaient dans Facebook, Instagram, Twitter ou Linkedin, mais aussi Ebay, Rakuten ou LeBonCoin en matière de fraude fiscale. À présent, "de telles collectes potentiellement très larges", piloté par le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), dépendant directement de Matignon, n'ont même pas nécessité de loi : un simple décret, avec l'aval du Conseil d'État,sans débat parlementaire, dont la mise en oeuvre fait appel à des prestataires privés (Sahar et Storyzy notamment).

    Or, sur quels critères juger que des allégations sont "manifestement inexactes ou trompeuses" ? Quand peut-on parler d' "atteinte aux intérêts fondamentaux de la nations"? Et ce, pendant combien de temps ? "Notamment durant les périodes électorales". Donc un flicage à durée indéterminée, qui ne concerne pas du reste que le diffuseur d’information, mais tous ceux avec lesquels il est en contact.

    La CNIL s’inquiète aussi de ce que "ces informations sont susceptibles de révéler des informations sur un nombre important d’aspects de la vie privée des personnes concernées, y compris des informations sensibles, telles que les opinions politiques, les convictions religieuses ou philosophiques ainsi que l’état de santé ou l’orientation sexuelle". Ainsi, celui qui qualifiera tel personnage de l’Etat de pédéraste, de dépravé sexuel, verra ses communications décortiquées jusqu’à la dernière avec beaucoup d’autres éléments jugés compromettant qui pourront être utilisé pour faire pression sur son auteur, le faire chanter.

    La preuve ? On la trouve dans ce qui suit : "la collecte automatisée d’un grand nombre de données à partir des plateformes concernées, selon certains paramètres déterminés par avance (au sein des fiches dites de "traçabilité", implique la collecte et le traitement de données non pertinentes au regard des finalités poursuivies". Cela signifie que l’on ne collectera pas seulement les données d’ordre politique mais toutes les autres, fichant ainsi tous les opposants, mieux que le faisait la Stasi ou le KGB.

    D’ailleurs, la CNR, n’est pas dupe et écrit : "certaines données à caractère personnel, présentes dans les notes d’analyse précédemment évoquées, seront adressées à de multiples services étatiques et administrations ainsi qu’à des homologues étrangers". En termes clairs ces collectes permettront des "notes d’analyse", c’est-à-dire de fiches de police constituées sur tout un chacun et utilisables par tout service de l’Etat qui le jugera utile à son action.

    Sachant que les infoxs sont avant tout tricolores, et non le résultat de puissances étrangères, on comprend aussi l'intérêt des autorités à accroître en interne la détection de toute dissidence, à des fins électorales, liberticides ou sécuritaires. D'autant que le problème est de savoir ce qu'est un message "trompeur", qui le signale, et dans quel but.

    La France peut aussi manipuler l'information. Et elle le fera d'autant mieux par le traitement du maximum de renseignements "hostiles" en amont. Attention donc au faux fact checking ou fausses fake news, surtout si cela est présenté avec toute la légitimité de l'autorité publique d'une agence d'État."

    Via MÉDIA LIBRE INVESTIGATION

    https://20minutes.fr/high-tech/3195071-20211211-ingerence-numerique-agence-viginum-autorisee-surveiller-publications-reseaux-sociaux
    + https://lefigaro.fr/medias/viginum-pourra-surveiller-nos-publications-sur-les-reseaux-sociaux-20211210
    + https://liberation.fr/politique/elections/cyberingerence-viginum-traque-les-contenus-pas-nets-20220202_Z534K2VNQBF6RMIOKGKBUJU5GA/
    + https://lecourrierdesstrateges.fr/2021/12/14/lagence-gouvernementale-viginum-pourra-surveiller-les-publications-des-francais-sur-les-reseaux-sociaux/
    + https://cnews.fr/vie-numerique/2020-03-11/attention-aux-faux-fact-checking-de-vraies-fake-news-935114
    + https://google.com/search?q=viginum+dissidence&oq=viginum+dissidence+&gs_lcrp=EgZjaHJvbWUyBggAEEUYOTIHCAEQIRigATIHCAIQIRigAdIBCDg1ODNqMGo3qAIAsAIA&client=ms-android-honor&sourceid=chrome-mobile&ie=UTF-8&chrome_dse_attribution=1#ip=1
    "L'agence d'État Viginum, sous couvert de lutte contre les fake news et les ingérences numériques étrangères, surveille en France nos publications sur les réseaux sociaux. Elle est même "autorisée à mettre en œuvre un traitement informatisé et automatisé des données à caractère personnel". Une mise sous surveillance de toute la population. Déjà, dès 2021, les pouvoirs publics s'immisçaient dans Facebook, Instagram, Twitter ou Linkedin, mais aussi Ebay, Rakuten ou LeBonCoin en matière de fraude fiscale. À présent, "de telles collectes potentiellement très larges", piloté par le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), dépendant directement de Matignon, n'ont même pas nécessité de loi : un simple décret, avec l'aval du Conseil d'État,sans débat parlementaire, dont la mise en oeuvre fait appel à des prestataires privés (Sahar et Storyzy notamment). Or, sur quels critères juger que des allégations sont "manifestement inexactes ou trompeuses" ? Quand peut-on parler d' "atteinte aux intérêts fondamentaux de la nations"? Et ce, pendant combien de temps ? "Notamment durant les périodes électorales". Donc un flicage à durée indéterminée, qui ne concerne pas du reste que le diffuseur d’information, mais tous ceux avec lesquels il est en contact. La CNIL s’inquiète aussi de ce que "ces informations sont susceptibles de révéler des informations sur un nombre important d’aspects de la vie privée des personnes concernées, y compris des informations sensibles, telles que les opinions politiques, les convictions religieuses ou philosophiques ainsi que l’état de santé ou l’orientation sexuelle". Ainsi, celui qui qualifiera tel personnage de l’Etat de pédéraste, de dépravé sexuel, verra ses communications décortiquées jusqu’à la dernière avec beaucoup d’autres éléments jugés compromettant qui pourront être utilisé pour faire pression sur son auteur, le faire chanter. La preuve ? On la trouve dans ce qui suit : "la collecte automatisée d’un grand nombre de données à partir des plateformes concernées, selon certains paramètres déterminés par avance (au sein des fiches dites de "traçabilité", implique la collecte et le traitement de données non pertinentes au regard des finalités poursuivies". Cela signifie que l’on ne collectera pas seulement les données d’ordre politique mais toutes les autres, fichant ainsi tous les opposants, mieux que le faisait la Stasi ou le KGB. D’ailleurs, la CNR, n’est pas dupe et écrit : "certaines données à caractère personnel, présentes dans les notes d’analyse précédemment évoquées, seront adressées à de multiples services étatiques et administrations ainsi qu’à des homologues étrangers". En termes clairs ces collectes permettront des "notes d’analyse", c’est-à-dire de fiches de police constituées sur tout un chacun et utilisables par tout service de l’Etat qui le jugera utile à son action. Sachant que les infoxs sont avant tout tricolores, et non le résultat de puissances étrangères, on comprend aussi l'intérêt des autorités à accroître en interne la détection de toute dissidence, à des fins électorales, liberticides ou sécuritaires. D'autant que le problème est de savoir ce qu'est un message "trompeur", qui le signale, et dans quel but. La France peut aussi manipuler l'information. Et elle le fera d'autant mieux par le traitement du maximum de renseignements "hostiles" en amont. Attention donc au faux fact checking ou fausses fake news, surtout si cela est présenté avec toute la légitimité de l'autorité publique d'une agence d'État." Via MÉDIA LIBRE INVESTIGATION https://20minutes.fr/high-tech/3195071-20211211-ingerence-numerique-agence-viginum-autorisee-surveiller-publications-reseaux-sociaux + https://lefigaro.fr/medias/viginum-pourra-surveiller-nos-publications-sur-les-reseaux-sociaux-20211210 + https://liberation.fr/politique/elections/cyberingerence-viginum-traque-les-contenus-pas-nets-20220202_Z534K2VNQBF6RMIOKGKBUJU5GA/ + https://lecourrierdesstrateges.fr/2021/12/14/lagence-gouvernementale-viginum-pourra-surveiller-les-publications-des-francais-sur-les-reseaux-sociaux/ + https://cnews.fr/vie-numerique/2020-03-11/attention-aux-faux-fact-checking-de-vraies-fake-news-935114 + https://google.com/search?q=viginum+dissidence&oq=viginum+dissidence+&gs_lcrp=EgZjaHJvbWUyBggAEEUYOTIHCAEQIRigATIHCAIQIRigAdIBCDg1ODNqMGo3qAIAsAIA&client=ms-android-honor&sourceid=chrome-mobile&ie=UTF-8&chrome_dse_attribution=1#ip=1
    Beuark
    GRRR
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  • Les données de santé européennes vont-elles être hébergées par #Microsoft ? Faute de meilleure solution et à regret, la CNIL a dit oui. La décision fait grincer des dents ; l'ONG Internet Society France a déposé un recours au Conseil d'Etat.👇
    https://francesoir.fr/societe-sante/la-cnil-autorise-l-hebergement-des-donnees-de-sante-francaises-par-microsoft
    Les données de santé européennes vont-elles être hébergées par #Microsoft ? Faute de meilleure solution et à regret, la CNIL a dit oui. La décision fait grincer des dents ; l'ONG Internet Society France a déposé un recours au Conseil d'Etat.👇 https://francesoir.fr/societe-sante/la-cnil-autorise-l-hebergement-des-donnees-de-sante-francaises-par-microsoft
    FRANCESOIR.FR
    La CNIL autorise l'hébergement des données de santé françaises par Microsoft | FranceSoir
    Le Health Data Hub, entité choisie par la Commission européenne pour piloter l’espace européen des données de santé, s'appuie sur les services de Microsoft Azure pour leur hébergement. Bien que cela ait fait grincer bien des dents, la CNIL a autorisé cette collaboration. L’ONG Internet Society France a déposé un recours devant le Conseil d’État.
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  • On est mal…
    https://www.lelibrepenseur.org/la-cnil-autorise-le-stockage-des-donnees-de-la-secu-chez-microsoft/
    On est mal… https://www.lelibrepenseur.org/la-cnil-autorise-le-stockage-des-donnees-de-la-secu-chez-microsoft/
    WWW.LELIBREPENSEUR.ORG
    La CNIL autorise le stockage des données de la Sécu chez Microsoft !
    La prise d'une telle décision démontre à quel point les autorités françaises sont corrompues et à quel point la France
    D'accord
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  • "La #Cnil autorise le stockage de données de l'Assurance maladie chez #Microsoft !

    Je l’avais dénoncé il y a 2 ans !"
    Virginie Joron

    =>
    Virginie Joron interpelle le secrétaire d'État au numérique Cédric O

    https://youtu.be/OKOXK4-hVYY?si=EFbGCUYcn8OY_BjL
    "La #Cnil autorise le stockage de données de l'Assurance maladie chez #Microsoft ! Je l’avais dénoncé il y a 2 ans !" Virginie Joron => Virginie Joron interpelle le secrétaire d'État au numérique Cédric O https://youtu.be/OKOXK4-hVYY?si=EFbGCUYcn8OY_BjL
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  • Les assistants vocaux nuisent au développement social et émotionnel des enfants
    Dans un article scientifique publié dans la revue Archives of Disease in Childhood, des universitaires dénoncent l’impact négatif des assistants vocaux sur les enfants qui y sont exposés. Leurs réponses automatiques souvent inappropriées pourraient notamment entraver le développement social et les opportunités d'apprentissage des enfants.

    Les appareils d’assistance vocale sont de plus en plus répandus dans les foyers
    L’assistance par commande vocale est maintenant proposée de manière systématique par les géants du Web pour réaliser les tâches du quotidien via les smartphones ou enceintes connectées. Commander à manger, éteindre la lumière, chercher une adresse ou appeler une personne, peut se faire en échangeant avec ces intelligences artificielles. Ces assistants s’appellent Google Home, Amazon Alexa ou Siri chez Apple, et ils sont de plus en plus présents au cœur des foyers, à tel point que de nombreux enfants y sont confrontés quotidiennement.

    En raison de cette explosion de leur usage, un groupe de chercheurs a voulu creuser la question des impacts psychologiques de ces technologies sur les utilisateurs, notamment les plus petits. Les enfants peuvent utiliser ces outils de différentes manières, et certains parents dépassent les limites, en exposant leurs enfants à des applications de lecture et à des jeux éducatifs via les assistants vocaux. Selon les chercheurs, cela pourrait "affecter négativement le développement cognitif et social des enfants".

    En attribuant des caractéristiques et un comportement humains aux appareils, les enfants deviennent moins empathiques
    Pour allumer ces appareils, les GAFAM proposent de s’adresser aux enceintes ou aux smartphones comme s’il s'agissait de vraies personnes. Or, selon les auteurs de l’article Ananya et Anmol Arora, de l'Université de Cambridge, cela crée un risque de sur-anthropomorphisme des appareils numériques, c'est-à-dire une tendance à attribuer des caractéristiques et un comportement humains à un appareil.

    Lors du stade crucial du développement social et émotionnel des enfants, interagir avec des appareils numériques comme avec des personnes de leur entourage pourrait avoir des conséquences à long terme sur l'empathie, la compassion et la pensée critique, explique la chercheuse Ananya Arora. En plus de cela, une enceinte connectée ne va pas demander à un enfant de dire “merci” ou “s’il vous plaît”, et n’accordera aucune importance au ton de la voix de l'utilisateur. Ce sont pourtant des modalités d’expression que les adultes qui entourent un enfant sont censés surveiller et guider en permanence, lorsqu’ils parlent avec des enfants. "Le manque de capacité à s'engager dans une communication non verbale fait de l'utilisation des appareils une mauvaise méthode d'apprentissage de l'interaction sociale", précisent les chercheurs.

    Les géants du Web conscients du succès des enceintes auprès des enfants proposent déjà des fonctionnalités dédiées. Alexa, par exemple, a mis en place une fonction pour renforcer l’utilisation du “mot magique”. Mais récemment, Amazon a également annoncé vouloir lancer une nouvelle fonctionnalité permettant d’imiter la voix de n'importe qui et permettre ainsi aux enfants d'écouter une histoire avec la voix de leurs parents, de quelqu’un de connu ou même de quelqu'un de décédé. Alors que certains se réjouissent de cette innovation, d’autres signalent les limites éthiques de la technologie et son caractère effrayant, capable de faire “parler les morts” et d’imiter des qualités humaines, avec des impacts négatifs méconnus, sur les enfants notamment.

    La recherche d'informations est une "expérience d'apprentissage importante"
    Laisser une intelligence artificielle chercher sur le web des informations à leur place n’est pas non plus bénéfique pour les enfants, qui devraient développer, en cherchant par eux-mêmes, la pensée critique et le raisonnement logique. Les chercheurs ont également mis en évidence certaines des réponses inappropriées données aux enfants, notamment un cas dans lequel Alexa a demandé à une fille de 10 ans d’introduire une pièce de monnaie dans une prise électrique.

    Des enceintes qui surveillent
    Les inquiétudes concernent également les problèmes de confidentialité : la CNIL rappelle que ces assistants vocaux ont directement accès à la vie privée des utilisateurs, car tout ce qui est dit à portée de micro est enregistré (et parfois écouté) dans le Cloud. Y compris à votre insu puisqu’un assistant est susceptible de participer à une conversation dès lors qu’il croit détecter son “mot-clé”, comme “Ok Google”, “Siri”, ou “Alexa”.

    https://www.francesoir.fr/culture-medias/les-assistants-vocaux-nuisent-au-developpement-social-et-emotionnel-des-enfants
    Les assistants vocaux nuisent au développement social et émotionnel des enfants Dans un article scientifique publié dans la revue Archives of Disease in Childhood, des universitaires dénoncent l’impact négatif des assistants vocaux sur les enfants qui y sont exposés. Leurs réponses automatiques souvent inappropriées pourraient notamment entraver le développement social et les opportunités d'apprentissage des enfants. Les appareils d’assistance vocale sont de plus en plus répandus dans les foyers L’assistance par commande vocale est maintenant proposée de manière systématique par les géants du Web pour réaliser les tâches du quotidien via les smartphones ou enceintes connectées. Commander à manger, éteindre la lumière, chercher une adresse ou appeler une personne, peut se faire en échangeant avec ces intelligences artificielles. Ces assistants s’appellent Google Home, Amazon Alexa ou Siri chez Apple, et ils sont de plus en plus présents au cœur des foyers, à tel point que de nombreux enfants y sont confrontés quotidiennement. En raison de cette explosion de leur usage, un groupe de chercheurs a voulu creuser la question des impacts psychologiques de ces technologies sur les utilisateurs, notamment les plus petits. Les enfants peuvent utiliser ces outils de différentes manières, et certains parents dépassent les limites, en exposant leurs enfants à des applications de lecture et à des jeux éducatifs via les assistants vocaux. Selon les chercheurs, cela pourrait "affecter négativement le développement cognitif et social des enfants". En attribuant des caractéristiques et un comportement humains aux appareils, les enfants deviennent moins empathiques Pour allumer ces appareils, les GAFAM proposent de s’adresser aux enceintes ou aux smartphones comme s’il s'agissait de vraies personnes. Or, selon les auteurs de l’article Ananya et Anmol Arora, de l'Université de Cambridge, cela crée un risque de sur-anthropomorphisme des appareils numériques, c'est-à-dire une tendance à attribuer des caractéristiques et un comportement humains à un appareil. Lors du stade crucial du développement social et émotionnel des enfants, interagir avec des appareils numériques comme avec des personnes de leur entourage pourrait avoir des conséquences à long terme sur l'empathie, la compassion et la pensée critique, explique la chercheuse Ananya Arora. En plus de cela, une enceinte connectée ne va pas demander à un enfant de dire “merci” ou “s’il vous plaît”, et n’accordera aucune importance au ton de la voix de l'utilisateur. Ce sont pourtant des modalités d’expression que les adultes qui entourent un enfant sont censés surveiller et guider en permanence, lorsqu’ils parlent avec des enfants. "Le manque de capacité à s'engager dans une communication non verbale fait de l'utilisation des appareils une mauvaise méthode d'apprentissage de l'interaction sociale", précisent les chercheurs. Les géants du Web conscients du succès des enceintes auprès des enfants proposent déjà des fonctionnalités dédiées. Alexa, par exemple, a mis en place une fonction pour renforcer l’utilisation du “mot magique”. Mais récemment, Amazon a également annoncé vouloir lancer une nouvelle fonctionnalité permettant d’imiter la voix de n'importe qui et permettre ainsi aux enfants d'écouter une histoire avec la voix de leurs parents, de quelqu’un de connu ou même de quelqu'un de décédé. Alors que certains se réjouissent de cette innovation, d’autres signalent les limites éthiques de la technologie et son caractère effrayant, capable de faire “parler les morts” et d’imiter des qualités humaines, avec des impacts négatifs méconnus, sur les enfants notamment. La recherche d'informations est une "expérience d'apprentissage importante" Laisser une intelligence artificielle chercher sur le web des informations à leur place n’est pas non plus bénéfique pour les enfants, qui devraient développer, en cherchant par eux-mêmes, la pensée critique et le raisonnement logique. Les chercheurs ont également mis en évidence certaines des réponses inappropriées données aux enfants, notamment un cas dans lequel Alexa a demandé à une fille de 10 ans d’introduire une pièce de monnaie dans une prise électrique. Des enceintes qui surveillent Les inquiétudes concernent également les problèmes de confidentialité : la CNIL rappelle que ces assistants vocaux ont directement accès à la vie privée des utilisateurs, car tout ce qui est dit à portée de micro est enregistré (et parfois écouté) dans le Cloud. Y compris à votre insu puisqu’un assistant est susceptible de participer à une conversation dès lors qu’il croit détecter son “mot-clé”, comme “Ok Google”, “Siri”, ou “Alexa”. https://www.francesoir.fr/culture-medias/les-assistants-vocaux-nuisent-au-developpement-social-et-emotionnel-des-enfants
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    Les assistants vocaux nuisent au développement social et émotionnel des enfants | FranceSoir
    Dans un article scientifique  publié dans la revue Archives of Disease in Childhood, des universitaires dénoncent l’impact négatif des assistants vocaux sur les enfants qui y sont exposés. Leurs réponses automatiques souvent inappropriées pourraient notamment entraver le développement social et les opportunités d'apprentissage des enfants.
    D'accord
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  • Facebook et Instagram risquent de ne plus fonctionner normalement en Europe
    Publié le 07 juillet 2022
    L'HORIZON S'ASSOMBRIT
    Source : Nino Barbey pour Numerama
    Un nouveau cadre européen pourrait exiger que Facebook cesse d’envoyer des données européennes aux Etats-Unis. En conséquence, l’accès à Facebook et Instagram pourrait être diminué, voire interrompu.
    Facebook et Instagram pourraient-ils devenir inaccessibles en Europe dès cet été ? C’est le scénario qui est en train de prendre forme, au moins partiellement, sur le Vieux Continent. En tout cas, si le réseau social américain ne prend pas très vite des mesures pour assurer le fonctionnement de son service sans avoir besoin de transférer les données des internautes européens aux Etats-Unis.
    Dans son édition du 7 juillet 2022, le journal Politico rapporte que l’équivalent irlandais de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a prévenu ses homologues en Europe qu’elle prévoit d’empêcher Meta, la maison mère de Facebook et d’Instagram, d’envoyer les données des utilisateurs de l’Europe vers les États-Unis.
    SUSPENSION DES ENVOIS DE DONNÉES VERS LES USA
    Résultat des courses, il pourrait ne plus y avoir aucun cadre légal autorisant ce type de transfert transatlantique. Dans ces conditions, sauf à enfreindre la décision de la DPC (Data Protection Commission) et s’exposer à des représailles judiciaires, il ne sera plus possible pour le site communautaire de proposer ses produits en Europe, en tout cas dans les conditions actuelles.
    Cela veut-il dire que Facebook et Instagram vont fermer ? En tout cas, ils pourraient ne plus opérer en Europe. C’est un scénario que le réseau social a déjà suggéré par le passé, pour mettre la pression sur le Vieux Continent. Déjà en février, l’entreprise américaine a suggéré qu’elle ne pourrait pas rester en Europe si les règles encadrant le transfert des données volaient en éclats
    Facebook pourrait se retrouver dans une situation compliquée pour fonctionner en Europe, si rien ne change. // Source : Nino Barbey pour Numerama
    Le rôle de la commission irlandaise dans ce dossier est de tout premier ordre, car c’est en Irlande que Facebook a installé son quartier général pour superviser ses affaires européennes. Elle agit en tant qu’autorité cheffe de file pour le compte des autres organismes de régulation, comme la Cnil en France, et leur rend compte des actions qu’elle mène.
    Et justement. Selon un porte-parole du DPC cité par Politico, le projet de décision de l’instance a été transmis aux autres autorités en charge de la protection de la vie privée afin qu’elles puissent adresser leurs commentaires. Celles-ci ont un mois pour partager leur point de vue. Sur cette base, le DPC pour actualiser son plan et le rendre effectif auprès de Meta.
    Ces dernières années, le cadre réglementaire qui fixe normalement ces transferts transatlantiques a volé en éclats. Le Safe Harbor a été invalidé, tout comme le Privacy Shield. Un troisième dispositif a été promis, mais il reste à concrétiser. Et rien ne dit qu’il ne subira pas à son tour un dynamitage des juridictions européennes. En tout cas, les Cnil européennes attendent de voir.
    Le seul lien qui demeure est un mécanisme appelé clauses contractuelles types, mais la Cour de Justice de l’Union a rendu plus difficile l’utilisation de ce dispositif dont profitent nombre d’entreprises américaines. Ces deux annulations (Safe Harbor et Privacy Shield) et ce serrage de vis sur les clauses sont le résultat des craintes autour des programmes de surveillance américains.
    Les activités américaines en matière de surveillance en ligne sont à l’origine des perturbations transatlantiques sur le transfert des données
    Ces programmes, dont l’existence a été mise en évidence par les révélations d’Edward Snowden en 2013, ont nourri la défiance l’égard des pratiques outre-Atlantique. Ils ont remis en cause le niveau de protection des données personnelles accordé aux Européens à travers les deux accords précédents conclus entre Bruxelles et Washington.
    Pour Facebook, la difficulté devient croissante de continuer comme si de rien n’était alors que le cadre juridique est en train d’évoluer rapidement. La décision de la DPC pourrait priver le réseau social des clauses contractuelles types. C’est pour cela que le site fait ponctuellement entendre une petite musique sur un risque de fermeture, pour que l’Europe mesure la portée de ses décisions.
    Le scénario le plus radical n’est toutefois pas certain de se produire. D’abord, parce qu’il y a encore quelques semaines de délai avant le verdict définitif du DPC, éclairé par les retours des autres instances européennes. Ensuite, parce que Meta fera sans doute en sorte de continuer à fournir Facebook et Instagram, en tenant compte de cette nouvelle juridique.
    Facebook a beau brandir un départ d’Europe, ce marché toutefois suffisamment gros pour réfréner certaines ardeurs — too big to leave, en quelque sorte, exactement de la même façon qu’il y a des banques trop grosses pour chuter. Too big to fail. Et puis, le réseau social n’ignore pas non plus l’accord politique entre l’Europe et les USA pour un troisième cadre, qui pourrait être son ultime filet de sécurisé.

    https://www.numerama.com/tech/1032762-facebook-et-instagram-risquent-de-ne-plus-fonctionner-normalement-en-europe.html
    Facebook et Instagram risquent de ne plus fonctionner normalement en Europe Publié le 07 juillet 2022 L'HORIZON S'ASSOMBRIT Source : Nino Barbey pour Numerama Un nouveau cadre européen pourrait exiger que Facebook cesse d’envoyer des données européennes aux Etats-Unis. En conséquence, l’accès à Facebook et Instagram pourrait être diminué, voire interrompu. Facebook et Instagram pourraient-ils devenir inaccessibles en Europe dès cet été ? C’est le scénario qui est en train de prendre forme, au moins partiellement, sur le Vieux Continent. En tout cas, si le réseau social américain ne prend pas très vite des mesures pour assurer le fonctionnement de son service sans avoir besoin de transférer les données des internautes européens aux Etats-Unis. Dans son édition du 7 juillet 2022, le journal Politico rapporte que l’équivalent irlandais de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a prévenu ses homologues en Europe qu’elle prévoit d’empêcher Meta, la maison mère de Facebook et d’Instagram, d’envoyer les données des utilisateurs de l’Europe vers les États-Unis. SUSPENSION DES ENVOIS DE DONNÉES VERS LES USA Résultat des courses, il pourrait ne plus y avoir aucun cadre légal autorisant ce type de transfert transatlantique. Dans ces conditions, sauf à enfreindre la décision de la DPC (Data Protection Commission) et s’exposer à des représailles judiciaires, il ne sera plus possible pour le site communautaire de proposer ses produits en Europe, en tout cas dans les conditions actuelles. Cela veut-il dire que Facebook et Instagram vont fermer ? En tout cas, ils pourraient ne plus opérer en Europe. C’est un scénario que le réseau social a déjà suggéré par le passé, pour mettre la pression sur le Vieux Continent. Déjà en février, l’entreprise américaine a suggéré qu’elle ne pourrait pas rester en Europe si les règles encadrant le transfert des données volaient en éclats Facebook pourrait se retrouver dans une situation compliquée pour fonctionner en Europe, si rien ne change. // Source : Nino Barbey pour Numerama Le rôle de la commission irlandaise dans ce dossier est de tout premier ordre, car c’est en Irlande que Facebook a installé son quartier général pour superviser ses affaires européennes. Elle agit en tant qu’autorité cheffe de file pour le compte des autres organismes de régulation, comme la Cnil en France, et leur rend compte des actions qu’elle mène. Et justement. Selon un porte-parole du DPC cité par Politico, le projet de décision de l’instance a été transmis aux autres autorités en charge de la protection de la vie privée afin qu’elles puissent adresser leurs commentaires. Celles-ci ont un mois pour partager leur point de vue. Sur cette base, le DPC pour actualiser son plan et le rendre effectif auprès de Meta. Ces dernières années, le cadre réglementaire qui fixe normalement ces transferts transatlantiques a volé en éclats. Le Safe Harbor a été invalidé, tout comme le Privacy Shield. Un troisième dispositif a été promis, mais il reste à concrétiser. Et rien ne dit qu’il ne subira pas à son tour un dynamitage des juridictions européennes. En tout cas, les Cnil européennes attendent de voir. Le seul lien qui demeure est un mécanisme appelé clauses contractuelles types, mais la Cour de Justice de l’Union a rendu plus difficile l’utilisation de ce dispositif dont profitent nombre d’entreprises américaines. Ces deux annulations (Safe Harbor et Privacy Shield) et ce serrage de vis sur les clauses sont le résultat des craintes autour des programmes de surveillance américains. Les activités américaines en matière de surveillance en ligne sont à l’origine des perturbations transatlantiques sur le transfert des données Ces programmes, dont l’existence a été mise en évidence par les révélations d’Edward Snowden en 2013, ont nourri la défiance l’égard des pratiques outre-Atlantique. Ils ont remis en cause le niveau de protection des données personnelles accordé aux Européens à travers les deux accords précédents conclus entre Bruxelles et Washington. Pour Facebook, la difficulté devient croissante de continuer comme si de rien n’était alors que le cadre juridique est en train d’évoluer rapidement. La décision de la DPC pourrait priver le réseau social des clauses contractuelles types. C’est pour cela que le site fait ponctuellement entendre une petite musique sur un risque de fermeture, pour que l’Europe mesure la portée de ses décisions. Le scénario le plus radical n’est toutefois pas certain de se produire. D’abord, parce qu’il y a encore quelques semaines de délai avant le verdict définitif du DPC, éclairé par les retours des autres instances européennes. Ensuite, parce que Meta fera sans doute en sorte de continuer à fournir Facebook et Instagram, en tenant compte de cette nouvelle juridique. Facebook a beau brandir un départ d’Europe, ce marché toutefois suffisamment gros pour réfréner certaines ardeurs — too big to leave, en quelque sorte, exactement de la même façon qu’il y a des banques trop grosses pour chuter. Too big to fail. Et puis, le réseau social n’ignore pas non plus l’accord politique entre l’Europe et les USA pour un troisième cadre, qui pourrait être son ultime filet de sécurisé. https://www.numerama.com/tech/1032762-facebook-et-instagram-risquent-de-ne-plus-fonctionner-normalement-en-europe.html
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    Facebook et Instagram risquent de ne plus fonctionner normalement en Europe
    Un nouveau cadre européen pourrait exiger que Facebook cesse d'envoyer des données européennes aux Etats-Unis. En conséquence, l'accès à Facebook et Instagram pourrait être diminué, voire interrompu. Facebook et Instagram pourraient-ils devenir inaccessibles en Europe dès cet été ? C'est le scénario qui est en train
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  • Atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation : nos gouvernants ont-ils trahi la France ?
    Publié le 22/03/2022 à 17:40

    Me Baheux représente des plaignants contre McKinsey et des décideurs publics qui y sont liés.
    Auteur(s): FranceSoir

    Le 22 mars 2022, une plainte a été déposée devant le Pôle financier du Tribunal judiciaire de Paris par plusieurs plaignants, parmi lesquels l’association BonSens org et le Collectif des Syndicats et Associations Professionnels Européens (CSAPE). Le fondement de la plainte est double. Les plaignants constatent, d’abord, que le contrôle de la validité des lois par le Conseil constitutionnel est, depuis le début de l’épidémie de covid-19 et du déferlement législatif qui l’a accompagnée, entaché de partialité et manque de probité. En cause, les liens entre, d’une part, le président du Conseil constitutionnel et son fils, ce dernier et un important cabinet de conseil, McKinsey France, d’autre part, et, enfin, entre ce cabinet et l’État, le ministère des Solidarités et de la santé spécialement. Un délit qualifié de prise illégale d’intérêts par le Code pénal qui le réprime de de cinq ans d'emprisonnement et d'une amende de 500 000 €.

    Plus grave, ce que révèlent les faits est un acte de trahison, dirigé contre les intérêts de la France et des Français, ce que la loi désigne comme l’atteinte aux intérêts supérieurs de la Nation, l’un des crimes les plus graves du code pénal qui le punit de dix ans d'emprisonnement et de 150 000 € d'amende. En l’occurrence, sont en cause des actes d’intelligences de responsables publics avec une puissance étrangère, la société McKinsey France, elle-même filiale de McKinsey Inc., une société américaine.

    La plainte vise, entre autres : Laurent Fabius, président du Conseil constitutionnel ; Jean Castex, Premier ministre ; Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la santé ; Amélie de Montchalin, ministre de la Transformation et de la fonction publique ; Victor Fabius, directeur associé chez McKinsey & Company France ; Karim Tadjeddine et Thomas London, directeurs associés chez McKinsey & Company France ; la SAS McKinsey & Company ; Mohamed Jalil Bensouda, président en exercice de McKinsey & Company France ; Clarisse Magnin, représentante en France de la société McKinsey & Company inc. ; Jérôme Salomon, directeur général de la santé ; Alain Fischer, coordonner la stratégie vaccinale de l’État contre la pandémie de covid-19 ; Laetitia Buffet, responsable de la task force interministérielle vaccination covid-19 ; Bernard Celli, responsable de la task force interministérielle vaccination covid-19. Charge à la justice d’éventuellement compléter la liste.

    Les plaignants sont représentés par Me Martine Baheux, avocate au barreau de Nice, qui nous en donne la teneur.

    Un fait de grande importance, intervenu récemment, doit être préalablement mentionné : la Commission sénatoriale d’enquête sur l’influence croissante des cabinets de conseil, qui a rendu ses conclusions le 17 mars dernier, a décidé de saisir le Procureur de la République, sur le fondement de l’article 40 du Code de procédure pénale, de faits de parjure à l’encontre du directeur associé du cabinet McKinsey France dont les déclarations sous serment devant la Commission relatives au paiement des impôts dus en France par la société McKinsey & Company ont été contredites par les vérifications faites auprès de la direction générale des Impôts, requise par la Commission.

    Voir aussi : McKinsey au Sénat : les conseillers peinent à repondre aux questions de la Commission
    et Cabinets de conseil : le rapport accablant de la commission d'enquête du Sénat

    FranceSoir : Commençons par le plus important, "l’atteinte aux intérêts supérieurs de la Nation". Pourquoi viser cette infraction d’une particulière gravité, rarement invoquée devant les tribunaux français ?

    Me Martine Bahieux : En effet, si l'on fait exception des atteintes aux personnes qui sont graves par nature, c’est probablement l’un des crimes les plus sérieux du droit français. L’atteinte aux intérêts supérieurs de la Nation vise à protéger celle-ci de toute forme d’actes menaçant un intérêt national ou la population française.

    L’atteinte aux intérêts de la Nation est une lointaine réminiscence du crime de lèse-majesté de l’Ancien régime, repris et modernisé par les révolutionnaires, puis par des lois successives, le plus souvent pendant des périodes troublées (décret-loi du 14 novembre 1918, décret-loi du 17 juin 1938 ou encore ordonnance du 4 juin 1960). Aujourd’hui, l’infraction concerne les atteintes à la sûreté extérieure de l’État, c’est-à-dire des atteintes aux relations de l’État français avec d’autres puissances, aussi bien que des atteintes à la sûreté intérieure, c’est-à-dire aux relations entre le peuple français et sa Nation, sa Constitution, en d’autres termes ses valeurs fondamentales.

    Les intérêts fondamentaux de la Nation, ce sont nos institutions et les valeurs que nous partageons en tant que Nation. Ils sont explicités par l’article 410-1 du Code pénal. Ce sont : l’indépendance et l'intégrité du territoire, sa sécurité, la forme républicaine des institutions, les moyens de sa défense et de sa diplomatie, la sauvegarde de sa population en France et à l'étranger, l'équilibre de son milieu naturel et de son environnement et les éléments essentiels de son potentiel scientifique, économique et de son patrimoine culturel. Tout acte qui y porte atteinte doit être qualifié d’acte de trahison par le Code pénal.

    Les applications devant les tribunaux ne sont pas fréquentes, et on les trouve essentiellement pendant les périodes troublées. Mais, ce sont des temps troublés aujourd’hui et la prétendue urgence sanitaire a conduit à balayer des pans entiers du droit humaniste et des valeurs issus des Lumières, ce qui a facilité la commission de crimes d’une telle gravité.

    Quels sont les intérêts fondamentaux de la Nation que les plaignants reprochent aux ministres et aux responsables publics visés ?

    Venons-en aux faits. Il est reproché aux personnes poursuivies d’avoir laissé des sociétés privées très puissantes, telle que le cabinet McKinsey, accéder au cœur même de l’État. Comme l’ont relevé les sénateurs au terme de la Commission d’enquête sénatoriale sur l’influence croissante des cabinets de conseil sur les politiques publiques, dont le rapport est sorti le 17 mars dernier, c’est un « phénomène tentaculaire », et l’enquête a montré que les cabinets privés ont désormais, au minimum, une « influence avérée sur la décision publique ».

    Les auditions au Sénat donnent une idée de l’ampleur des tâches confiées au cabinet McKinsey. Il est intervenu à tous les stades de la décision publique, aussi bien pour déterminer la méthode et l’agenda gouvernementaux en matière de vaccination, que pour préparer des réunions stratégiques au plus haut niveau, parfois sans que ses collaborateurs révèlent leur fonction aux autres membres présents. Des collaborateurs du cabinet ont été directement détachés dans les ministères et ont « rédigé des notes administratives sous le sceau de l’administration ». Une pratique inconnue jusqu'alors, qui pose de sérieuses questions sur l’indépendance de l’administration par rapport aux intérêts privés.

    Citons simplement le cas d’un document interne au ministère des Solidarités et de la santé, du 23 août 2021, sur le déploiement de la vaccination. Bien que constituant ce que l’on appelle en droit un document administratif, autrement dit un document qui, éventuellement, peut produire des effets juridiques, ce document porte la signature du cabinet McKinsey. Pire, ce même document a ensuite été transmis au conseil de défense sanitaire, le 23 août 2021, conseil dont on sait que les avis ont pesé lourd sur les choix en matière de politique sanitaire.

    Ceci est renforcé par des pratiques d’aller-retours de ses collaborateurs et dirigeants entre le secteur public et les cabinets, communément appelée « pantouflage », suscitant les légitimes inquiétudes « en matière de déontologie » de Didier Migaud, président la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). C’est pourquoi les sénateurs ne peuvent que constater qu’existe aujourd’hui une « relation de dépendance (…) entre l’administration et ses consultants ». Le rapport décrit également la stratégie générale d’influence, via des think-tank ou des publications du cabinet McKinsey.

    En fin de compte, en préparant, en élaborant et en « priorisant les scénarios » de politiques publiques, qu’ils proposent aux ministères, les cabinets parviennent à imposer leur manière de voir, soit la plus rentable pour eux. On est loin de la défense de l’intérêt général et de la protection des Français. La commission sénatoriale estime que McKinsey a reçu près de 13 millions d’euros pour ses prestations de conseil pendant la crise sanitaire. Tout cela se déroule dans une opacité importante, également dénoncée par les sénateurs.

    Or, ces cabinets ont de la sorte accès à une masse considérable d’informations et de renseignements sur le fonctionnement même de l’État dans ses moindres rouages dont, eu égard à l’absence de transparence de leur action, il est impossible de déterminer si certains n’ont pas un caractère confidentiel, voire relèvent du secret d’État ou du secret défense.

    En particulier, les responsables publics ont donné ou laissé l’accès au sein des ministères, des agences de santé et des établissements publics hospitaliers, entre autres, aux données personnelles de santé des Français qui, depuis la loi du 11 mai 2020 prorogeant l’état d’urgence sanitaire, peuvent être collectées sans le consentement des personnes concernées et abondent deux fichiers nationaux, SI-DEP et CONTACT COVID (article 11 de la loi).

    La conséquence est que de telles informations pourraient, le cabinet McKinsey France, étant une succursale sous le contrôle de McKinsey Inc., États-Unis, tomber entre des mains étrangères, société privée ou même gouvernement américain, ce qui est de nature à mettre en cause la souveraineté nationale. Le choix, très critiqué, par exemple, par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), du gouvernement d’héberger les données de santé des Français, stockées sur le Health Data Hub, sur une plateforme appartenant à la société Microsoft, en est un autre aspect. L’attribution des contrats, le parcours de ces données et leur utilisation sont loin d’être clairs, ce qui a suscité de légitimes interrogations et a entraîné le dépôt d’une plainte par l’association Anticor.

    C’est en considération du caractère hautement sensible de ces informations et de l’opacité qui entoure leur usage que l’on peut parler d’atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation et de trahison.

    Vous reprochez aussi aux ministres et responsables publics visés le délit de prise illégale d’intérêts ?

    En effet, le président de l’un des organes les plus essentiels au bon fonctionnement de l’État de droit (il contrôle la conformité des lois à la Constitution, avant leur entrée en vigueur), le Conseil constitutionnel, entretient, par l’intermédiaire de son fils, employé par le cabinet McKinsey France, des liens avec ce cabinet. Or, ce cabinet, au terme de nombreux contrats passés avec les services de l’État et constamment renouvelés depuis deux ans, est devenu, selon la commission sénatoriale, « la clef de voûte de la campagne vaccinale » et intervient de façon extrêmement poussée dans la politique sanitaire du gouvernement. Gouvernement qui élabore les lois (projets de loi, par opposition aux propositions de lois qui sont déposés par les parlementaires) qui sont ensuite soumise au contrôle du Conseil constitutionnel…

    De telles situations de conflits d’intérêts peuvent survenir. Elles imposent alors le respect de règles de déontologie strictes qui garantissent la probité, l’impartialité et la transparence de la décision publique, telle que, a minima, le fait de ne pas participer aux délibérations qui impliquent la personne avec qui le décideur public entretient des liens d’intérêts (ce que l’on appelle le déport). De telles obligations de transparence sont prévues par la loi pour l’ensemble des serviteurs de l’État. Le Conseil constitutionnel se trouve cependant dans la position particulière d’avoir le pouvoir de s’appliquer lui-même de telles règles de déontologie, sans aucun contrôle extérieur. Une situation qui ouvre la porte à toutes les dérives, comme nous l’observons actuellement.

    Soulignons que les délibérations auxquelles a participé Laurent Fabius, en dépit de la situation de conflits d’intérêts où il se trouvait, concernent de lois fondamentales pour les Français, puisqu’il s’agit de l’examen de la validité des lois de gestion de la crise sanitaire, dont le Conseil constitutionnel avait pour mission d’examiner la conformité à la Constitution, à la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789, au Préambule de la Constitution de 1946 et à la Charte de l’environnement de 2005 (couramment appelé « bloc de constitutionnalité »). En effet, le Conseil constitutionnel, saisi par 60 députés ou 60 sénateurs, peut déclarer inconstitutionnels les articles d’une loi qui violerait ces textes fondamentaux. Les articles sont alors supprimés et n'entrent pas en vigueur avec la loi promulguée.

    Or, on le sait, parmi les lois soumises depuis deux ans au contrôle du Conseil constitutionnel, celles relatives à la gestion de l’épidémie de covid-19 ont dramatiquement limité nos droits et nos libertés. On peut même affirmer que, subrepticement puisque les outils sont toujours en vigueur, nous sommes passés d’une société de liberté à une société d’autorisation. Cela n’a pas empêché le Conseil constitutionnel de les déclarer systématiquement conformes au « bloc de constitutionnalité », sans aucune nuance et sans exercer le contrôle de proportionnalité qui relève de sa mission, ceci de façon hautement contestable. On rappellera que ces lois ont privé de leur métier et de leurs moyens de subsistance de nombreux de nos concitoyens, au prétexte qu’ils refusaient de se faire injecter une substance génique expérimentale dont les effets délétères pour la santé de la population se font cependant toujours plus sentir.

    Pourtant, le président du Conseil constitutionnel ne s’est jamais déporté. En dépit du serment de probité et d’impartialité qu’il a prêté lors de sa prise de fonction en 2016, il est resté au cœur de la prise des décisions du Conseil au sujet de la constitutionnalité des lois dans l’élaboration desquelles l’employeur de son fils était impliqué. Ainsi, alors que tout serviteur de l’État est tenu par des obligations qui visent à prévenir les conflits d’intérêts et à garantir l’intégrité et la probité dans la décision publique, Laurent Fabius s’en est, lui, allègrement affranchi depuis deux ans.

    Peut-on parler de mélange des genres entre l’intérêt public et l’intérêt privé ?

    Les faits que je viens de rappeler interpellent, la juriste que je suis, aussi bien que la citoyenne, tout comme les plaignants. Mais, lorsqu’on regarde de plus près, on s’aperçoit que les choses ne s’arrêtent pas là.

    En effet, les travaux de la Commission d’enquête du sénat sur l’influence croissante des cabinets de conseils privés sur les politiques publiques, ont montré que les cabinets privés pèsent sur les politiques publiques de nombreux autres ministères, tels que le ministère de la Défense ou le ministère de l’Éducation nationale, ministères stratégiques, s’il en est. L’examen des faits révèle aussi une implication démesurée du cabinet, jusqu’à la participation à la rédaction de textes de lois (projet de loi, dit « Macron 2 », en 2016). Ceci est considérablement renforcé par les allers-retours et les liens multiples entre ces cabinets et les responsables publics, qui finissent par constituer un obstacle aux missions d’intérêt général de l’État.

    L’intervention de ce cabinet s’opère, de surcroît, dans une grande opacité quant aux sommes dépensées et quant aux missions confiées au cabinet dans le cadre de la gestion de l’épidémie de covid-19. Pourtant, les contrats passés par ce cabinet avec les services de l’État sont des marchés publics, financés par l’argent du contribuable. Ce constat a d’ailleurs incité les sénateurs à constituer la Commission d’enquête sur l’influence croissante des cabinets de conseils privés sur les politiques publiques.

    Beaucoup des faits révélés lors des auditions de la commission sénatoriale ont choqué les Français. Ils ont décidé les plaignants que je représente à agir pour défendre les intérêts des Français et les intérêts fondamentaux de la Nation.

    Il s’agit, par conséquent, d’une immixtion spécialement étendue et multiforme du cabinet McKinsey dans l’action de l’État. Il n’est pas excessif de parler de substitution de ses collaborateurs aux agents publics et aux organes de décision en matière de politique publique sanitaire.

    On parle donc de corruption au plus haut niveau. Que peut-on attendre de cette plainte, à l’heure où la justice semble vouloir valider toutes les initiatives gouvernementales ?

    Cette question est fondamentale aujourd’hui. Il n’est, en effet, pas inutile de rappeler que le rôle de la justice ne se limite pas à trancher des litiges entre les citoyens ou entre les citoyens et l’État. La justice constitue un contre-pouvoir au gouvernement et au Parlement. Elle est ce qu’il est convenu d’appeler le 3ème pouvoir dont la mission de protéger les droits et les libertés prévus par nos textes fondamentaux (le « bloc de constitutionnalité » cité plus haut) contre l’emprise de l’un ou l’autre des deux autres pouvoir (gouvernement et Parlement). C’est la théorie de la séparation des pouvoirs qui est un principe de niveau constitutionnel.

    Or, à l’heure actuelle, on ne peut que déplorer que les juridictions, spécialement les juridictions administratives, le Conseil d'État en tête, aient brutalement rejeté pour ainsi dire toutes les demandes des citoyens qui comptaient pourtant sur leur indépendance et leur impartialité pour procéder à un examen raisonnable et mesuré des limitations des droits et des libertés auxquelles a donné lieu la gestion de l’épidémie de covid-19, à la lumière des principes républicains de liberté, d’égalité et de solidarité.

    On assiste à un phénomène inédit dans l’histoire de la justice française. Des milliers de procédures ont été ouvertes devant toutes les juridictions (administratives, pénales, civiles, européennes (CEDH, CJUE), internationales (CPI). Elles ont, le plus souvent, été introduites spontanément par des citoyens, sans l’aide d’un avocat. Ils ont, spontanément, estimé indispensable de se saisir de leurs droits pour défendre l’ordre public (c’est-à-dire les lois, les traités et la Constitution en vigueur) et les intérêts fondamentaux des Français et de la France.

    La justice a choisi de n’en rien voir et de n’en rien entendre. Rien que pour 2020, le Conseil d'État a rendu 840 décisions en urgence sur des mesures covid-19. Pour les seules procédures en urgence, l’augmentation entre 2019 et 2020 est de 155% ! Ces décisions valident toutes, à peu de chose près, la stratégie sanitaire gouvernementale ! Quant à la Cour de justice de la République, qui est compétente pour juger les délits et les crimes des membres du gouvernement, elle s’est bornée à rejeter près de 20 000 plaintes ! Il s’agit, dans un cas pareil, de déni de justice, ce qui constitue d’ailleurs, en théorie, un délit pénal...

    Face à des faits aussi alarmants, les plaignants demandent la mise en œuvre immédiate de mesures conservatoires, autrement dit que le juge d’instruction saisisse, par exemple, l’ensemble des documents pertinents pour l’enquête ou qu’il effectue toutes les perquisitions nécessaires à la manifestation de la vérité, afin que la justice puisse se prononcer en toute connaissance de cause et qu’elle joue pleinement le rôle qui est le sien de contre-pouvoir au Parlement et, aujourd’hui, surtout au gouvernement. Un rôle qui conditionne l’existence même de toute démocratie. C’est ce qu’avaient compris les révolutionnaires de 1789, qui décidaient dans l’article 16 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen que « toute Société dans laquelle la garantie des Droits n'est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution », en d’autres termes une telle société n’est plus une démocratie.

    La plainte en intégralité : Plainte McKinsey (PDF)

    Auteur(s): FranceSoir

    https://www.francesoir.fr/opinions-entretiens/martine-baheux-mckinsey
    Atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation : nos gouvernants ont-ils trahi la France ? Publié le 22/03/2022 à 17:40 Me Baheux représente des plaignants contre McKinsey et des décideurs publics qui y sont liés. Auteur(s): FranceSoir Le 22 mars 2022, une plainte a été déposée devant le Pôle financier du Tribunal judiciaire de Paris par plusieurs plaignants, parmi lesquels l’association BonSens org et le Collectif des Syndicats et Associations Professionnels Européens (CSAPE). Le fondement de la plainte est double. Les plaignants constatent, d’abord, que le contrôle de la validité des lois par le Conseil constitutionnel est, depuis le début de l’épidémie de covid-19 et du déferlement législatif qui l’a accompagnée, entaché de partialité et manque de probité. En cause, les liens entre, d’une part, le président du Conseil constitutionnel et son fils, ce dernier et un important cabinet de conseil, McKinsey France, d’autre part, et, enfin, entre ce cabinet et l’État, le ministère des Solidarités et de la santé spécialement. Un délit qualifié de prise illégale d’intérêts par le Code pénal qui le réprime de de cinq ans d'emprisonnement et d'une amende de 500 000 €. Plus grave, ce que révèlent les faits est un acte de trahison, dirigé contre les intérêts de la France et des Français, ce que la loi désigne comme l’atteinte aux intérêts supérieurs de la Nation, l’un des crimes les plus graves du code pénal qui le punit de dix ans d'emprisonnement et de 150 000 € d'amende. En l’occurrence, sont en cause des actes d’intelligences de responsables publics avec une puissance étrangère, la société McKinsey France, elle-même filiale de McKinsey Inc., une société américaine. La plainte vise, entre autres : Laurent Fabius, président du Conseil constitutionnel ; Jean Castex, Premier ministre ; Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la santé ; Amélie de Montchalin, ministre de la Transformation et de la fonction publique ; Victor Fabius, directeur associé chez McKinsey & Company France ; Karim Tadjeddine et Thomas London, directeurs associés chez McKinsey & Company France ; la SAS McKinsey & Company ; Mohamed Jalil Bensouda, président en exercice de McKinsey & Company France ; Clarisse Magnin, représentante en France de la société McKinsey & Company inc. ; Jérôme Salomon, directeur général de la santé ; Alain Fischer, coordonner la stratégie vaccinale de l’État contre la pandémie de covid-19 ; Laetitia Buffet, responsable de la task force interministérielle vaccination covid-19 ; Bernard Celli, responsable de la task force interministérielle vaccination covid-19. Charge à la justice d’éventuellement compléter la liste. Les plaignants sont représentés par Me Martine Baheux, avocate au barreau de Nice, qui nous en donne la teneur. Un fait de grande importance, intervenu récemment, doit être préalablement mentionné : la Commission sénatoriale d’enquête sur l’influence croissante des cabinets de conseil, qui a rendu ses conclusions le 17 mars dernier, a décidé de saisir le Procureur de la République, sur le fondement de l’article 40 du Code de procédure pénale, de faits de parjure à l’encontre du directeur associé du cabinet McKinsey France dont les déclarations sous serment devant la Commission relatives au paiement des impôts dus en France par la société McKinsey & Company ont été contredites par les vérifications faites auprès de la direction générale des Impôts, requise par la Commission. Voir aussi : McKinsey au Sénat : les conseillers peinent à repondre aux questions de la Commission et Cabinets de conseil : le rapport accablant de la commission d'enquête du Sénat FranceSoir : Commençons par le plus important, "l’atteinte aux intérêts supérieurs de la Nation". Pourquoi viser cette infraction d’une particulière gravité, rarement invoquée devant les tribunaux français ? Me Martine Bahieux : En effet, si l'on fait exception des atteintes aux personnes qui sont graves par nature, c’est probablement l’un des crimes les plus sérieux du droit français. L’atteinte aux intérêts supérieurs de la Nation vise à protéger celle-ci de toute forme d’actes menaçant un intérêt national ou la population française. L’atteinte aux intérêts de la Nation est une lointaine réminiscence du crime de lèse-majesté de l’Ancien régime, repris et modernisé par les révolutionnaires, puis par des lois successives, le plus souvent pendant des périodes troublées (décret-loi du 14 novembre 1918, décret-loi du 17 juin 1938 ou encore ordonnance du 4 juin 1960). Aujourd’hui, l’infraction concerne les atteintes à la sûreté extérieure de l’État, c’est-à-dire des atteintes aux relations de l’État français avec d’autres puissances, aussi bien que des atteintes à la sûreté intérieure, c’est-à-dire aux relations entre le peuple français et sa Nation, sa Constitution, en d’autres termes ses valeurs fondamentales. Les intérêts fondamentaux de la Nation, ce sont nos institutions et les valeurs que nous partageons en tant que Nation. Ils sont explicités par l’article 410-1 du Code pénal. Ce sont : l’indépendance et l'intégrité du territoire, sa sécurité, la forme républicaine des institutions, les moyens de sa défense et de sa diplomatie, la sauvegarde de sa population en France et à l'étranger, l'équilibre de son milieu naturel et de son environnement et les éléments essentiels de son potentiel scientifique, économique et de son patrimoine culturel. Tout acte qui y porte atteinte doit être qualifié d’acte de trahison par le Code pénal. Les applications devant les tribunaux ne sont pas fréquentes, et on les trouve essentiellement pendant les périodes troublées. Mais, ce sont des temps troublés aujourd’hui et la prétendue urgence sanitaire a conduit à balayer des pans entiers du droit humaniste et des valeurs issus des Lumières, ce qui a facilité la commission de crimes d’une telle gravité. Quels sont les intérêts fondamentaux de la Nation que les plaignants reprochent aux ministres et aux responsables publics visés ? Venons-en aux faits. Il est reproché aux personnes poursuivies d’avoir laissé des sociétés privées très puissantes, telle que le cabinet McKinsey, accéder au cœur même de l’État. Comme l’ont relevé les sénateurs au terme de la Commission d’enquête sénatoriale sur l’influence croissante des cabinets de conseil sur les politiques publiques, dont le rapport est sorti le 17 mars dernier, c’est un « phénomène tentaculaire », et l’enquête a montré que les cabinets privés ont désormais, au minimum, une « influence avérée sur la décision publique ». Les auditions au Sénat donnent une idée de l’ampleur des tâches confiées au cabinet McKinsey. Il est intervenu à tous les stades de la décision publique, aussi bien pour déterminer la méthode et l’agenda gouvernementaux en matière de vaccination, que pour préparer des réunions stratégiques au plus haut niveau, parfois sans que ses collaborateurs révèlent leur fonction aux autres membres présents. Des collaborateurs du cabinet ont été directement détachés dans les ministères et ont « rédigé des notes administratives sous le sceau de l’administration ». Une pratique inconnue jusqu'alors, qui pose de sérieuses questions sur l’indépendance de l’administration par rapport aux intérêts privés. Citons simplement le cas d’un document interne au ministère des Solidarités et de la santé, du 23 août 2021, sur le déploiement de la vaccination. Bien que constituant ce que l’on appelle en droit un document administratif, autrement dit un document qui, éventuellement, peut produire des effets juridiques, ce document porte la signature du cabinet McKinsey. Pire, ce même document a ensuite été transmis au conseil de défense sanitaire, le 23 août 2021, conseil dont on sait que les avis ont pesé lourd sur les choix en matière de politique sanitaire. Ceci est renforcé par des pratiques d’aller-retours de ses collaborateurs et dirigeants entre le secteur public et les cabinets, communément appelée « pantouflage », suscitant les légitimes inquiétudes « en matière de déontologie » de Didier Migaud, président la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). C’est pourquoi les sénateurs ne peuvent que constater qu’existe aujourd’hui une « relation de dépendance (…) entre l’administration et ses consultants ». Le rapport décrit également la stratégie générale d’influence, via des think-tank ou des publications du cabinet McKinsey. En fin de compte, en préparant, en élaborant et en « priorisant les scénarios » de politiques publiques, qu’ils proposent aux ministères, les cabinets parviennent à imposer leur manière de voir, soit la plus rentable pour eux. On est loin de la défense de l’intérêt général et de la protection des Français. La commission sénatoriale estime que McKinsey a reçu près de 13 millions d’euros pour ses prestations de conseil pendant la crise sanitaire. Tout cela se déroule dans une opacité importante, également dénoncée par les sénateurs. Or, ces cabinets ont de la sorte accès à une masse considérable d’informations et de renseignements sur le fonctionnement même de l’État dans ses moindres rouages dont, eu égard à l’absence de transparence de leur action, il est impossible de déterminer si certains n’ont pas un caractère confidentiel, voire relèvent du secret d’État ou du secret défense. En particulier, les responsables publics ont donné ou laissé l’accès au sein des ministères, des agences de santé et des établissements publics hospitaliers, entre autres, aux données personnelles de santé des Français qui, depuis la loi du 11 mai 2020 prorogeant l’état d’urgence sanitaire, peuvent être collectées sans le consentement des personnes concernées et abondent deux fichiers nationaux, SI-DEP et CONTACT COVID (article 11 de la loi). La conséquence est que de telles informations pourraient, le cabinet McKinsey France, étant une succursale sous le contrôle de McKinsey Inc., États-Unis, tomber entre des mains étrangères, société privée ou même gouvernement américain, ce qui est de nature à mettre en cause la souveraineté nationale. Le choix, très critiqué, par exemple, par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), du gouvernement d’héberger les données de santé des Français, stockées sur le Health Data Hub, sur une plateforme appartenant à la société Microsoft, en est un autre aspect. L’attribution des contrats, le parcours de ces données et leur utilisation sont loin d’être clairs, ce qui a suscité de légitimes interrogations et a entraîné le dépôt d’une plainte par l’association Anticor. C’est en considération du caractère hautement sensible de ces informations et de l’opacité qui entoure leur usage que l’on peut parler d’atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation et de trahison. Vous reprochez aussi aux ministres et responsables publics visés le délit de prise illégale d’intérêts ? En effet, le président de l’un des organes les plus essentiels au bon fonctionnement de l’État de droit (il contrôle la conformité des lois à la Constitution, avant leur entrée en vigueur), le Conseil constitutionnel, entretient, par l’intermédiaire de son fils, employé par le cabinet McKinsey France, des liens avec ce cabinet. Or, ce cabinet, au terme de nombreux contrats passés avec les services de l’État et constamment renouvelés depuis deux ans, est devenu, selon la commission sénatoriale, « la clef de voûte de la campagne vaccinale » et intervient de façon extrêmement poussée dans la politique sanitaire du gouvernement. Gouvernement qui élabore les lois (projets de loi, par opposition aux propositions de lois qui sont déposés par les parlementaires) qui sont ensuite soumise au contrôle du Conseil constitutionnel… De telles situations de conflits d’intérêts peuvent survenir. Elles imposent alors le respect de règles de déontologie strictes qui garantissent la probité, l’impartialité et la transparence de la décision publique, telle que, a minima, le fait de ne pas participer aux délibérations qui impliquent la personne avec qui le décideur public entretient des liens d’intérêts (ce que l’on appelle le déport). De telles obligations de transparence sont prévues par la loi pour l’ensemble des serviteurs de l’État. Le Conseil constitutionnel se trouve cependant dans la position particulière d’avoir le pouvoir de s’appliquer lui-même de telles règles de déontologie, sans aucun contrôle extérieur. Une situation qui ouvre la porte à toutes les dérives, comme nous l’observons actuellement. Soulignons que les délibérations auxquelles a participé Laurent Fabius, en dépit de la situation de conflits d’intérêts où il se trouvait, concernent de lois fondamentales pour les Français, puisqu’il s’agit de l’examen de la validité des lois de gestion de la crise sanitaire, dont le Conseil constitutionnel avait pour mission d’examiner la conformité à la Constitution, à la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789, au Préambule de la Constitution de 1946 et à la Charte de l’environnement de 2005 (couramment appelé « bloc de constitutionnalité »). En effet, le Conseil constitutionnel, saisi par 60 députés ou 60 sénateurs, peut déclarer inconstitutionnels les articles d’une loi qui violerait ces textes fondamentaux. Les articles sont alors supprimés et n'entrent pas en vigueur avec la loi promulguée. Or, on le sait, parmi les lois soumises depuis deux ans au contrôle du Conseil constitutionnel, celles relatives à la gestion de l’épidémie de covid-19 ont dramatiquement limité nos droits et nos libertés. On peut même affirmer que, subrepticement puisque les outils sont toujours en vigueur, nous sommes passés d’une société de liberté à une société d’autorisation. Cela n’a pas empêché le Conseil constitutionnel de les déclarer systématiquement conformes au « bloc de constitutionnalité », sans aucune nuance et sans exercer le contrôle de proportionnalité qui relève de sa mission, ceci de façon hautement contestable. On rappellera que ces lois ont privé de leur métier et de leurs moyens de subsistance de nombreux de nos concitoyens, au prétexte qu’ils refusaient de se faire injecter une substance génique expérimentale dont les effets délétères pour la santé de la population se font cependant toujours plus sentir. Pourtant, le président du Conseil constitutionnel ne s’est jamais déporté. En dépit du serment de probité et d’impartialité qu’il a prêté lors de sa prise de fonction en 2016, il est resté au cœur de la prise des décisions du Conseil au sujet de la constitutionnalité des lois dans l’élaboration desquelles l’employeur de son fils était impliqué. Ainsi, alors que tout serviteur de l’État est tenu par des obligations qui visent à prévenir les conflits d’intérêts et à garantir l’intégrité et la probité dans la décision publique, Laurent Fabius s’en est, lui, allègrement affranchi depuis deux ans. Peut-on parler de mélange des genres entre l’intérêt public et l’intérêt privé ? Les faits que je viens de rappeler interpellent, la juriste que je suis, aussi bien que la citoyenne, tout comme les plaignants. Mais, lorsqu’on regarde de plus près, on s’aperçoit que les choses ne s’arrêtent pas là. En effet, les travaux de la Commission d’enquête du sénat sur l’influence croissante des cabinets de conseils privés sur les politiques publiques, ont montré que les cabinets privés pèsent sur les politiques publiques de nombreux autres ministères, tels que le ministère de la Défense ou le ministère de l’Éducation nationale, ministères stratégiques, s’il en est. L’examen des faits révèle aussi une implication démesurée du cabinet, jusqu’à la participation à la rédaction de textes de lois (projet de loi, dit « Macron 2 », en 2016). Ceci est considérablement renforcé par les allers-retours et les liens multiples entre ces cabinets et les responsables publics, qui finissent par constituer un obstacle aux missions d’intérêt général de l’État. L’intervention de ce cabinet s’opère, de surcroît, dans une grande opacité quant aux sommes dépensées et quant aux missions confiées au cabinet dans le cadre de la gestion de l’épidémie de covid-19. Pourtant, les contrats passés par ce cabinet avec les services de l’État sont des marchés publics, financés par l’argent du contribuable. Ce constat a d’ailleurs incité les sénateurs à constituer la Commission d’enquête sur l’influence croissante des cabinets de conseils privés sur les politiques publiques. Beaucoup des faits révélés lors des auditions de la commission sénatoriale ont choqué les Français. Ils ont décidé les plaignants que je représente à agir pour défendre les intérêts des Français et les intérêts fondamentaux de la Nation. Il s’agit, par conséquent, d’une immixtion spécialement étendue et multiforme du cabinet McKinsey dans l’action de l’État. Il n’est pas excessif de parler de substitution de ses collaborateurs aux agents publics et aux organes de décision en matière de politique publique sanitaire. On parle donc de corruption au plus haut niveau. Que peut-on attendre de cette plainte, à l’heure où la justice semble vouloir valider toutes les initiatives gouvernementales ? Cette question est fondamentale aujourd’hui. Il n’est, en effet, pas inutile de rappeler que le rôle de la justice ne se limite pas à trancher des litiges entre les citoyens ou entre les citoyens et l’État. La justice constitue un contre-pouvoir au gouvernement et au Parlement. Elle est ce qu’il est convenu d’appeler le 3ème pouvoir dont la mission de protéger les droits et les libertés prévus par nos textes fondamentaux (le « bloc de constitutionnalité » cité plus haut) contre l’emprise de l’un ou l’autre des deux autres pouvoir (gouvernement et Parlement). C’est la théorie de la séparation des pouvoirs qui est un principe de niveau constitutionnel. Or, à l’heure actuelle, on ne peut que déplorer que les juridictions, spécialement les juridictions administratives, le Conseil d'État en tête, aient brutalement rejeté pour ainsi dire toutes les demandes des citoyens qui comptaient pourtant sur leur indépendance et leur impartialité pour procéder à un examen raisonnable et mesuré des limitations des droits et des libertés auxquelles a donné lieu la gestion de l’épidémie de covid-19, à la lumière des principes républicains de liberté, d’égalité et de solidarité. On assiste à un phénomène inédit dans l’histoire de la justice française. Des milliers de procédures ont été ouvertes devant toutes les juridictions (administratives, pénales, civiles, européennes (CEDH, CJUE), internationales (CPI). Elles ont, le plus souvent, été introduites spontanément par des citoyens, sans l’aide d’un avocat. Ils ont, spontanément, estimé indispensable de se saisir de leurs droits pour défendre l’ordre public (c’est-à-dire les lois, les traités et la Constitution en vigueur) et les intérêts fondamentaux des Français et de la France. La justice a choisi de n’en rien voir et de n’en rien entendre. Rien que pour 2020, le Conseil d'État a rendu 840 décisions en urgence sur des mesures covid-19. Pour les seules procédures en urgence, l’augmentation entre 2019 et 2020 est de 155% ! Ces décisions valident toutes, à peu de chose près, la stratégie sanitaire gouvernementale ! Quant à la Cour de justice de la République, qui est compétente pour juger les délits et les crimes des membres du gouvernement, elle s’est bornée à rejeter près de 20 000 plaintes ! Il s’agit, dans un cas pareil, de déni de justice, ce qui constitue d’ailleurs, en théorie, un délit pénal... Face à des faits aussi alarmants, les plaignants demandent la mise en œuvre immédiate de mesures conservatoires, autrement dit que le juge d’instruction saisisse, par exemple, l’ensemble des documents pertinents pour l’enquête ou qu’il effectue toutes les perquisitions nécessaires à la manifestation de la vérité, afin que la justice puisse se prononcer en toute connaissance de cause et qu’elle joue pleinement le rôle qui est le sien de contre-pouvoir au Parlement et, aujourd’hui, surtout au gouvernement. Un rôle qui conditionne l’existence même de toute démocratie. C’est ce qu’avaient compris les révolutionnaires de 1789, qui décidaient dans l’article 16 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen que « toute Société dans laquelle la garantie des Droits n'est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution », en d’autres termes une telle société n’est plus une démocratie. La plainte en intégralité : Plainte McKinsey (PDF) Auteur(s): FranceSoir https://www.francesoir.fr/opinions-entretiens/martine-baheux-mckinsey
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    Atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation : nos gouvernants ont-ils trahi la France ?
    Le 22 mars 2022, une plainte a été déposée devant le Pôle financier du Tribunal judiciaire de Paris par plusieurs plaignants, parmi lesquels l’association BonSens.org et le Collectif des Syndicats et Associations Professionnels Européens (CSAPE). Le fondement de la plainte est double. Les plaignants constatent, d’abord, que le contrôle de la validité des lois par le Conseil constitutionnel est, depuis le début de l’épidémie de covid-19 et du déferlement législatif qui l’a accompagnée, entaché de partialité et manque de probité.
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  • 🧐 L'entreprise de reconnaissance faciale américaine Clearview, mise en demeure par la CNIL et condamnée par l'Italie pour non-respect des règles européennes, propose ses services gratuitement à l'#Ukraine dans le cadre du conflit contre la #Russie. 👇
    https://www.francesoir.fr/societe-science-tech/clearview-reconnaissance-faciale-ukraine
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    Clearview propose sa reconnaissance faciale gratuitement à l'Ukraine pour redorer son image
    Clearview, fournisseur de technologie de reconnaissance faciale, est accusé de ne pas respecter les règles européennes de protection de données personnelles, car il permet d’identifier des personnes à partir des données collectées des réseaux sociaux. En France, la CNIL a mis en demeure Clearview en décembre 2021, et l’Italie vient de lui infliger une amende de 20 millions d'euros. Pour tenter d’améliorer cette image négative, l’entreprise américaine vient de faire son entrée sur le champ de bataille ukrainien. L’objectif est de convaincre le pays des avantages de cette technologie.
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