• Allons, allons, il faut bien s’amuser dans la vie, lol… Mélenchon les torchons et les serviettes !
    https://x.com/corleone040480/status/1929067302810693952?s=46
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    Beuark
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  • (1/9)🔎 Macron est-il sous influence maçonnique ? Pourquoi la franc-maçonnerie est un poison pour la démocratie..⤵️ (je précise que je n'ai aucune envie suicidaire ;-)
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    (2/9) 📌 Le paysage maçonnique français:
    Avec 185 000 membres, la franc-maçonnerie française est un réseau puissant. Deux géants dominent :
    ➡️GODF (55 000 membres) : mixité depuis 2010, ancré à gauche.
    ➡️GLDF (33 000 membres) : exclusivement masculin, traditions spirituelles.
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    (3/9) 🤝 GODF vs GLDF :
    ➡️Le GODF, historiquement ancré à gauche, compte des figures comme Hollande ou Mélenchon parmi ses interlocuteurs.
    ➡️La GLDF, plus discrète, a des relais à droite.
    Les deux structures cultivent le secret… et les connexions.
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    (4/9) 🤝La fraternité sacrée : Au sein d’une obédience, la loyauté entre membres prime sur tout. Un élu, un patron, un magistrat initiés dans la même loge ? Leurs divergences publiques peuvent cacher des connivences invisibles. Problème : personne ne sait qui est lié à qui.
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    (5/9) ⚡️En 2017, le GODF et la GLDF appellent à voter Macron contre Le Pen. En retour, Macron leur offre une reconnaissance inédite :
    ➡️2017 : Mise en scène symbolique devant la pyramide du Louvre 🏛
    ➡️2023 : Visite au GODF
    ➡️2025 : Visite de la GLDF
    Les obédiences récompensées pour leur soutien.
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    (6/9) - ⚠️ Les obédiences se veulent des clubs philosophiques. Mais ce sont de puissants systèmes d’influence, où se nouent des alliances contre nature.
    Leur force ? L’ignorance du public. On ne combat pas ce qu’on ne voit pas.
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    (7/9) - La « fraternité » maçonnique n’est pas un mythe. C’est un serment. Quand un juge, un policier, un ministre ou un chef d’entreprise partagent la même obédience, leurs liens secrets brouillent la séparation des pouvoirs. Macron, demain à la GLDF, légitime-t-il ce système ?
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    (8/9) En caressant ces obédiences dans le sens du secret, Macron sacrifie la transparence sur l’autel des connivences.
    La « fraternité » maçonnique, si elle reste secrète, est un poison pour la démocratie.
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    (9/9) Suggestions de livres:
    -« Franc-maçonnerie et politique: Les liaisons dangereuses» (2023)

    -«Les réseaux secrets de la police: Loges, influence et corruption» (2023)

    • • •

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    ou
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    (1/9)🔎 Macron est-il sous influence maçonnique ? Pourquoi la franc-maçonnerie est un poison pour la démocratie..⤵️ (je précise que je n'ai aucune envie suicidaire ;-) Image (2/9) 📌 Le paysage maçonnique français: Avec 185 000 membres, la franc-maçonnerie française est un réseau puissant. Deux géants dominent : ➡️GODF (55 000 membres) : mixité depuis 2010, ancré à gauche. ➡️GLDF (33 000 membres) : exclusivement masculin, traditions spirituelles. Image (3/9) 🤝 GODF vs GLDF : ➡️Le GODF, historiquement ancré à gauche, compte des figures comme Hollande ou Mélenchon parmi ses interlocuteurs. ➡️La GLDF, plus discrète, a des relais à droite. Les deux structures cultivent le secret… et les connexions. Image (4/9) 🤝La fraternité sacrée : Au sein d’une obédience, la loyauté entre membres prime sur tout. Un élu, un patron, un magistrat initiés dans la même loge ? Leurs divergences publiques peuvent cacher des connivences invisibles. Problème : personne ne sait qui est lié à qui. Image (5/9) ⚡️En 2017, le GODF et la GLDF appellent à voter Macron contre Le Pen. En retour, Macron leur offre une reconnaissance inédite : ➡️2017 : Mise en scène symbolique devant la pyramide du Louvre 🏛 ➡️2023 : Visite au GODF ➡️2025 : Visite de la GLDF Les obédiences récompensées pour leur soutien. Image (6/9) - ⚠️ Les obédiences se veulent des clubs philosophiques. Mais ce sont de puissants systèmes d’influence, où se nouent des alliances contre nature. Leur force ? L’ignorance du public. On ne combat pas ce qu’on ne voit pas. Image (7/9) - La « fraternité » maçonnique n’est pas un mythe. C’est un serment. Quand un juge, un policier, un ministre ou un chef d’entreprise partagent la même obédience, leurs liens secrets brouillent la séparation des pouvoirs. Macron, demain à la GLDF, légitime-t-il ce système ? Image (8/9) En caressant ces obédiences dans le sens du secret, Macron sacrifie la transparence sur l’autel des connivences. La « fraternité » maçonnique, si elle reste secrète, est un poison pour la démocratie. Image (9/9) Suggestions de livres: -« Franc-maçonnerie et politique: Les liaisons dangereuses» (2023) -«Les réseaux secrets de la police: Loges, influence et corruption» (2023) • • • Liens du thread : https://threadreaderapp.com/thread/1918572683790352629.html ou https://x.com/ai_qube_fr/status/1918572683790352629
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  • Les organisateurs de la #cérémonie d’ouverture des #JO2024 ont fini par s’excuser auprès des spectateurs, se justifiant tant bien que mal… Il est beaucoup plus « facile » de se moquer des #chrétiens, seules « victimes faciles » de la liberté de blasphémer, car l’on sait que ces derniers n’ont aucun poids politique et ne représentent jamais une quelconque menace, jamais animés d’un esprit vengeur. Jamais le comité d’organisation des jeux ne se serait employé à ridiculiser l’#islam. Une énième provocation #wokiste au point que même #Mélenchon en fut outré.

    https://valeursactuelles.com/societe/jo-paris-2024-les-organisateurs-de-la-ceremonie-douverture-presentent-leurs-excuses-aux-spectateurs

    https://x.com/alexdelvalle3/status/1818007848938521038
    Les organisateurs de la #cérémonie d’ouverture des #JO2024 ont fini par s’excuser auprès des spectateurs, se justifiant tant bien que mal… Il est beaucoup plus « facile » de se moquer des #chrétiens, seules « victimes faciles » de la liberté de blasphémer, car l’on sait que ces derniers n’ont aucun poids politique et ne représentent jamais une quelconque menace, jamais animés d’un esprit vengeur. Jamais le comité d’organisation des jeux ne se serait employé à ridiculiser l’#islam. Une énième provocation #wokiste au point que même #Mélenchon en fut outré. https://valeursactuelles.com/societe/jo-paris-2024-les-organisateurs-de-la-ceremonie-douverture-presentent-leurs-excuses-aux-spectateurs https://x.com/alexdelvalle3/status/1818007848938521038
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  • "Pour ceux qui ont un peu de mal à comprendre pourquoi je parle de parti unique au pouvoir avec une aile gauche (LFI) et une aile droite (RN). Le navire oligarchique Macron-Rothschild a besoin de ces deux flotteurs pour ne pas couler."
    Youssef Hindi

    "▶️ « Jean-Luc Mélenchon n’est pas ton ennemi » expliquait Julien Dray à Emmanuel Macron avant le premier tour en 2017. Sept ans après, l’alliance objective éclate au grand jour au nom du Front républicain, avec, entre autres, le désistement de Noé Gauchard pour faire réélire Elisabeth Borne."
    Faits & Documents

    https://x.com/faitsetdocs/status/1807814180327600351

    https://x.com/Youssef_Hindi/status/1807816673317052813
    "Pour ceux qui ont un peu de mal à comprendre pourquoi je parle de parti unique au pouvoir avec une aile gauche (LFI) et une aile droite (RN). Le navire oligarchique Macron-Rothschild a besoin de ces deux flotteurs pour ne pas couler." Youssef Hindi "▶️ « Jean-Luc Mélenchon n’est pas ton ennemi » expliquait Julien Dray à Emmanuel Macron avant le premier tour en 2017. Sept ans après, l’alliance objective éclate au grand jour au nom du Front républicain, avec, entre autres, le désistement de Noé Gauchard pour faire réélire Elisabeth Borne." Faits & Documents https://x.com/faitsetdocs/status/1807814180327600351 https://x.com/Youssef_Hindi/status/1807816673317052813
    D'accord
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  • "Les oppositions ont passé leur campagne à s'étriper.

    Il est donc temps de rappeler que la bête immonde est à l'Elysée, et qu'il s'agit de la déloger.

    Notre souveraineté et notre liberté en dépendent. Notre dignité également, après sept ans de coups de fouet et de violences indignes, d'écrasements dévastateurs de tout ce qui nous constituait.

    Temps de rappeler le bilan catastrophique, accablant, d'un pouvoir qui a gouverné contre son peuple, afin de le piller et de le dévaster, en toute impunité.

    Qui a manipulé magistrats, policiers, fonctionnaires, pour se servir, et nous mépriser.

    Temps de rappeler que l'électoralisme parlementaire du plus bas niveau auquel nous avons assisté au cours de cette campagne ne doit pas nous faire oublier que notre survie en tant que peuple et en tant que nation est en jeu, et que nous devons utiliser cette échéance comme instrument, et en aucune façon comme fin.

    Nous ne devons placer nul espoir dans la chienlit qui vient, mais en faire le terreau de nos lendemains.

    Oubliez les débats, puériles et ridicules qui ont marqué cette campagne.

    Sur la double nationalité. Comme s'il n'était pas naturel et normal qu'un Etat souverain exige allégeance aux siens.

    Comme si le moindre fascisme, la moindre radicalité, la moindre discrimination venaient s'y loger.

    Délire victimaire dégradant pour qui s'en saisit, plus attaché à flatter des électorats qu'à défendre l'Etat.

    Je le dis en tant que binational, qui aurait trouvé naturel de se voir exiger de choisir entre ses nationalités et identités.

    On aura beau invoquer des origines datant de maintenant un siècle. Le RN n'est plus que la version délavée, copie carbonne, de la macronie qui nous dirige. C'est là dessus et là dessus seulement que la gauche aurait dû appuyer.

    Ce parti n'a rien fait pour s'opposer au pouvoir actuel, et ne fera rien pour nous en débarrasser.

    Ils gouverneront en bonne intelligence, ravis d'avoir été cooptés.

    Oubliez de même, les fixations obsessionnelles que la presse et le pouvoir auront cherché à générer sur le proche-orient, l'antisémitisme, les identités minoritaires, utilisées, instrumentalisées salement pour minorer et mettre à bas une force progressiste pourtant modérée que l'on se sera attachés à transformer en monstre pour le faire haïr.

    Une gauche que l'on aurait aimée mille fois plus radicale. Mille fois plus engagée pour le peuple français.

    Le Rassemblement national et la France insoumise porteront une responsabilité historique en cas de survie de la macronie.

    Parce qu'ils auront passés deux semaines, non à canarder ce pouvoir agonisant, mais à lui offrir toutes les opportunités pour se revitaliser.

    Pour renaître de ses cendres, 20 heures après 20 heures, débat après débat, comme s'il s'agissait d'une force politique civilisée.

    Comme si l'enjeu n'était pas de les dévaster.

    Comme s'ils avaient une quelconque légitimité à nous raisonner.

    La complicité entre Jordan Bardella et le bloc central, dont il a fait sienne toutes les thèses économiques, sociales et militaires en quelques semaines, est pitoyable.

    L'incapacité de la gauche de gouvernement à tolérer son infériorité à l'égard de Jean-Luc Mélenchon, et à proposer un programme qui remette au coeur de sa pensée les problématiques du petit peuple, à commencer par sa souveraineté, également.

    Mais qu'importe, à ce stade. Quelle utilité, que de s'étriper ?

    Il s'agit d'abattre ceux qui auront, en une hallucination cynique et débridée, fait usage de tous les instruments pour, sept ans durant, nous dévaster.

    Nous aurons bien le temps de nous confronter.

    Le RN porte la macronie en lui, sur tous les sujets. Il sera la grande déception du siècle pour ses électorats.

    Le NFP, compost incohérent manquant de pensée, aura, en deux semaines, manqué de convaincre de son désir de gouverner.

    Le spectacle qui nous sera offert à partir du 8 juillet sera pitoyable.

    Mais il ne sera rien au regard des monstruosités que ces dernières années nous ont infligé.

    Allez y. Déboulonnez les.

    Et ensuite, ensuite seulement, viendra le temps de se battre et se libérer.

    Pensées."

    Juan Branco ✊


    Dernière modification :
    1:00 PM · 29 juin 2024 · 140,2 k vues


    https://x.com/anatolium/status/1807006230918918302
    "Les oppositions ont passé leur campagne à s'étriper. Il est donc temps de rappeler que la bête immonde est à l'Elysée, et qu'il s'agit de la déloger. Notre souveraineté et notre liberté en dépendent. Notre dignité également, après sept ans de coups de fouet et de violences indignes, d'écrasements dévastateurs de tout ce qui nous constituait. Temps de rappeler le bilan catastrophique, accablant, d'un pouvoir qui a gouverné contre son peuple, afin de le piller et de le dévaster, en toute impunité. Qui a manipulé magistrats, policiers, fonctionnaires, pour se servir, et nous mépriser. Temps de rappeler que l'électoralisme parlementaire du plus bas niveau auquel nous avons assisté au cours de cette campagne ne doit pas nous faire oublier que notre survie en tant que peuple et en tant que nation est en jeu, et que nous devons utiliser cette échéance comme instrument, et en aucune façon comme fin. Nous ne devons placer nul espoir dans la chienlit qui vient, mais en faire le terreau de nos lendemains. Oubliez les débats, puériles et ridicules qui ont marqué cette campagne. Sur la double nationalité. Comme s'il n'était pas naturel et normal qu'un Etat souverain exige allégeance aux siens. Comme si le moindre fascisme, la moindre radicalité, la moindre discrimination venaient s'y loger. Délire victimaire dégradant pour qui s'en saisit, plus attaché à flatter des électorats qu'à défendre l'Etat. Je le dis en tant que binational, qui aurait trouvé naturel de se voir exiger de choisir entre ses nationalités et identités. On aura beau invoquer des origines datant de maintenant un siècle. Le RN n'est plus que la version délavée, copie carbonne, de la macronie qui nous dirige. C'est là dessus et là dessus seulement que la gauche aurait dû appuyer. Ce parti n'a rien fait pour s'opposer au pouvoir actuel, et ne fera rien pour nous en débarrasser. Ils gouverneront en bonne intelligence, ravis d'avoir été cooptés. Oubliez de même, les fixations obsessionnelles que la presse et le pouvoir auront cherché à générer sur le proche-orient, l'antisémitisme, les identités minoritaires, utilisées, instrumentalisées salement pour minorer et mettre à bas une force progressiste pourtant modérée que l'on se sera attachés à transformer en monstre pour le faire haïr. Une gauche que l'on aurait aimée mille fois plus radicale. Mille fois plus engagée pour le peuple français. Le Rassemblement national et la France insoumise porteront une responsabilité historique en cas de survie de la macronie. Parce qu'ils auront passés deux semaines, non à canarder ce pouvoir agonisant, mais à lui offrir toutes les opportunités pour se revitaliser. Pour renaître de ses cendres, 20 heures après 20 heures, débat après débat, comme s'il s'agissait d'une force politique civilisée. Comme si l'enjeu n'était pas de les dévaster. Comme s'ils avaient une quelconque légitimité à nous raisonner. La complicité entre Jordan Bardella et le bloc central, dont il a fait sienne toutes les thèses économiques, sociales et militaires en quelques semaines, est pitoyable. L'incapacité de la gauche de gouvernement à tolérer son infériorité à l'égard de Jean-Luc Mélenchon, et à proposer un programme qui remette au coeur de sa pensée les problématiques du petit peuple, à commencer par sa souveraineté, également. Mais qu'importe, à ce stade. Quelle utilité, que de s'étriper ? Il s'agit d'abattre ceux qui auront, en une hallucination cynique et débridée, fait usage de tous les instruments pour, sept ans durant, nous dévaster. Nous aurons bien le temps de nous confronter. Le RN porte la macronie en lui, sur tous les sujets. Il sera la grande déception du siècle pour ses électorats. Le NFP, compost incohérent manquant de pensée, aura, en deux semaines, manqué de convaincre de son désir de gouverner. Le spectacle qui nous sera offert à partir du 8 juillet sera pitoyable. Mais il ne sera rien au regard des monstruosités que ces dernières années nous ont infligé. Allez y. Déboulonnez les. Et ensuite, ensuite seulement, viendra le temps de se battre et se libérer. Pensées." Juan Branco ✊ Dernière modification : 1:00 PM · 29 juin 2024 · 140,2 k vues https://x.com/anatolium/status/1807006230918918302
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  • Mélenchon ou Bardella Premier Ministre ? | Idriss Aberkane reçoit Florian Philippot

    Macron a plongé la France en 1936. En jetant, comme il s'en est vanté récemment une "grenade dégoupillée" dans les pattes de son opposition il est parvenu à ressusciter à lui seul la NUPES sous le nom désormais de "Nouveau Front Populaire", tout en atomisant Les Républicains et, sublime du sublime, en y adjoignant spontanément Glucksmann et Hollande.

    Les Macronistes eux sont un peu moins enthousiastes, de Braun-Pivet qui ânonne à qui veut l'entendre que sa majorité fut celle (sic) de la responsabilité budgétaire, à Attal qui malgré un parachutage en grande douceur dans une circonscription gagnée d'avance digère mal d'avoir été écarté de Matignon dont les mauvaises langues disent déjà qu'il n'y était jamais réellement entré.

    "Plutôt Hitler que le Front Populaire", le slogan revient donc à la mode alors que l'impétueux Bardella, dont la formation se résume à un assidu Bac+ Call of Duty, pourrait bien occuper la rue de Varenne dans quelques semaines.

    Nous faisons le point avec Florian Philippot, Président des Patriotes, qui au delà de ses grandes compétences en analyse politique se trouve avoir décisivement contribué à "faire" Bardella et décryptera pour nous sa stratégie électorale dans la guerre des blocs qui s'annonce.

    #Dissolution #Bardella #Politique #Legislatives #RassemblementNational #NouveauFrontPopulaire #FlorianPhilippot #IdrissAberkane

    https://youtu.be/0jTWRmhXzqU
    Mélenchon ou Bardella Premier Ministre ? | Idriss Aberkane reçoit Florian Philippot Macron a plongé la France en 1936. En jetant, comme il s'en est vanté récemment une "grenade dégoupillée" dans les pattes de son opposition il est parvenu à ressusciter à lui seul la NUPES sous le nom désormais de "Nouveau Front Populaire", tout en atomisant Les Républicains et, sublime du sublime, en y adjoignant spontanément Glucksmann et Hollande. Les Macronistes eux sont un peu moins enthousiastes, de Braun-Pivet qui ânonne à qui veut l'entendre que sa majorité fut celle (sic) de la responsabilité budgétaire, à Attal qui malgré un parachutage en grande douceur dans une circonscription gagnée d'avance digère mal d'avoir été écarté de Matignon dont les mauvaises langues disent déjà qu'il n'y était jamais réellement entré. "Plutôt Hitler que le Front Populaire", le slogan revient donc à la mode alors que l'impétueux Bardella, dont la formation se résume à un assidu Bac+ Call of Duty, pourrait bien occuper la rue de Varenne dans quelques semaines. Nous faisons le point avec Florian Philippot, Président des Patriotes, qui au delà de ses grandes compétences en analyse politique se trouve avoir décisivement contribué à "faire" Bardella et décryptera pour nous sa stratégie électorale dans la guerre des blocs qui s'annonce. #Dissolution #Bardella #Politique #Legislatives #RassemblementNational #NouveauFrontPopulaire #FlorianPhilippot #IdrissAberkane https://youtu.be/0jTWRmhXzqU
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  • Par Juan Branco ✊

    Crépuscule

    Il y a cinq ans, dans le cadre d’une longue enquête, je dessinais le portrait d’un politicien aux dents de lait auquel personne encore ne s’intéressait.

    Un certain Gabriel Attal.

    Nous étions en 2018, et ce livre, intitulé Crépuscule, démontrait comment l’ascension d’Emmanuel Macron, loin du phénomène démocratique spontané, avait pris assise sur une fabrication oligarchique qui bientôt Attal propulserait.

    J’y décrivais, en miroir, leurs deux parcours. Nous étions en 2018, et cet ouvrage, qui offrait une plongée inédite dans la façon dont le pouvoir se construisait en France, ferait immédiatement scandale, se voyant violemment attaqué par une presse aux ordres que je connaissais intimement, et dont les propriétaires, paniqués des secrets que je révélais, après m’avoir adoré, se répandraient dans le tout Paris en prétendant que tout cela n’était que mensonge, ressentiment et tromperie.

    Cinq ans plus tard, tout est là. Gabriel Attal, qui n’était personne, un primodéputé de 28 ans pistonné par son amant, vient d’être nommé premier ministre. Et la confirmation de ce qui était annoncé devra interroger ceux qui, pendant toute cette période, auront benoîtement cru ce qu’on leur disait au sujet de ce texte, ou se seront tus par peur d’être ostracisés.

    La publication de l’ouvrage, en libre accès, fut un véritable phénomène de société. Sans aucun relais médiatique, un million de personnes le téléchargèrent. 500.000 en écoutèrent la version audio, puis, une fois édité en librairies, 170.000 l’achetèrent.

    Cette base immense, qui se voyait raconter comment la démocratie en France n’était qu’une illusion, suscita rapidement une inquiétude et une réaction effrénée de la part du pouvoir, mais surtout de ses relais, paniqué à l’idée que la vérité fut faite, non seulement sur ses êtes, mais sur la façon dont ils étaient propulsés. Rappelons-nous qu’Aurore Bergé alla jusqu’à au Procureur de la République, m’accusant d’avoir « armé les esprits ». On ne rit pas. La suite, on la connaît.

    Lorsque le livre paru - nous étions à l’automne 2018 - les gilets jaunes ne s'étaient pas encore élancés, et Paris roucoulait d’amour pour ce pouvoir que le reste de la France abhorrait. L’omerta était telle que l’ouvrage ne trouverait de longs mois aucun éditeur, circulant de main en main, sous la poche. Des signaux faibles pourtant émergeaient. Gérard Collomb, débordé par l’affaire Benalla, refusait de faire ce qu’on lui demandait, et discrètement, démissionnait d’un pouvoir qu’il avait fait naître. Pendant près de quinze jours, personne ne lui succéderait, révélant une crise de régime qui se verrait habilement masquée par les perquisitions de la France Insoumise et la réaction déplacée de Jean-Luc Mélenchon. Comme un enfant, pris la main dans le pot, ne croyant pas ce qu’il voyait, il se laisserait avoir par une opération d’intimidation spectaculaire dont le seul objet était de détourné l’attention de ce qui, au gouvernement, s’installait. Trop franc, trop innocent, il fut ce jour là, de la macronie, le parfait instrument.

    La crise politique était évitée, mais le peuple grondait. Car la France s’effondrait. Les premières pénuries de médicament accompagnaient un effondrement de l’école, de la santé et de la sécurité. Ce pouvoir sans légitimité ni provenance, n’avait d’autre choix que de piller, et multipliait les dispositifs fiscaux pour, d’un côté, récompenser ceux qui l’avaient fait, et de l’autre, le faire payer aux restes des français.

    Personne ne se reconnaissait en ces êtres qui étaient censés les représenter, menteurs patentés qui, prétendant financer la transition écologique, créaient une taxe carburant pour financer le CICE, une exemption d’impôts pour les plus argentés.
    Gabriel, qui n'était alors qu’un primodéputé pistonné par son amoureux, donc, Stéphane Séjourné, conseiller politique du Président, avait obtenu contre menues coucheries sa circonscription, et tentait de se frayer un chemin dans ce magma là. Il avait rencontré son compagnon après avoir été propulsé à 22 ans au cabinet de la ministre de la santé Marisol Touraine par les grâces de sa fille, aux côtés de son futur conjoint Olivier Véran et Benjamin Griveaux. 6000 euros par mois, chauffeur et secrétariat pour un jeune homme qui n’était pas encore diplômé - des privilèges qui lui seront désormais garantis à vie – voilà qui a de quoi séduire et exciter.

    Sans parcours professionnel ni titres à proposer, on l’avait entendu défendre laborieusement deux réformes, Parcoursup et le SNU à l’Assemblée nationale, alternant entre l’insignifiant et le catastrophique. Il bégayait légèrement, et comme à chaque fois qu’il craignait que son imposture fût révélée, ou que ses mensonges furent décelés, laissait un sourire en coin le dominer.

    Gabriel faisait des pieds et des mains, déjà, pour entrer au gouvernement, et ces articles, en macronie, constituaient de puissants arguments. La rumeur bruissait auprès de ses camarades députés. De puissantes forces l’accompagnaient. A peine élu, ses premiers pas étaient immortalisés dans Paris Match. Rien n’était dit sur celui qu’il était. Une photographie mi-allongé, coupe de vin à la main, le mettait en avant avantageusement, parlant de Fort Boyard et d’Orelsan, au soleil, en une pose lascive, chemise ouverte à la BHL, sur les quais de Paris devant la Seine et le Grand Palais. Paris Match, à 28 ans ? Ce sont des centaines de milliers de lecteurs chaque semaine. Chaque semaine, Gabriel, cet été, y serait montré.

    Comment faisait-il ? Paris bruissait et commençait à s’interroger. Gabriel, lui, fonçait. C’est qu’après avoir fait le siège de son amoureux versaillais, Séjourné lui avait arrangé une rencontre auprès de Brigitte qui au gouvernement, auprès de Blanquer l’avait promu, et de Mimi Marchand et quelques autres proxénètes et trafiquants, l’introduisait. C’était eux qui, à la manœuvre, avait fabriqué ces articles que Paris Match et Bruno Jeudy s’étaient contentés de publier.

    Les mois passèrent, et Gabriel Attal, comme en tous ses postes, n’y fit que concrétiser son ambition effrénée. Le SNU, dont il avait la charge, s’effondrait, mais le petit cabinet qu’il avait pu constituer lui organisait déjeuners et dîners avec le tout Paris. En frénésie.

    Gabriel avait compris que pour les êtres sans qualité, la solution était de courir, et de courir vite, sautant de maroquin en maroquin comme il irait de conjoint en conjoint, imitant Emmanuel Macron, c’est-à-dire recherchant ses promotions avant que le moindre résultat puisse lui être attribué. Avant que le moindre échec ne pût lui être imputé.

    Les postes passèrent, et les oligarques se rapprochèrent. Bernard Arnault donnait ses instructions au Parisien, tandis que Brigitte Macron appelait Marc-Olivier Fogiel pour lui dire de le couver. Les portraits flatteurs fleurissaient. Gabriel sautait à temps sur le porte-parolat du gouvernement que son nouveau conjoint quittait, tandis que Séjourné, à Bruxelles, se voyait exilé. Sentant les limites s’approcher, le voilà qui à nouveau s’enfuyait au ministère du budget.

    Comme partout, il en partirait sans bilan, avant même d’avoir présenté un budget. Ministre de l’éducation, il se verrait propulsé à Matignon avant qu’une année scolaire n’ait été achevé et que la moindre mesure qu’il ait annoncé n’ait été appliquée. Qu’importait que les réformes sur le harcèlement, le brevet, le bac, n’eussent été appliquées. Qu’aucune loi n’ait été votée.

    Agitation, mouvement et une importante équipe de communication - les seuls conseillers qui l’ont partout suivi traitent de ces questions: l’obsession, recouvrir l’imposture et se protéger de ses effets. Imiter le daron.

    De ce qui a suivi, des tournées américaines au Bildeberg hollandais, entre deux plans comm’ avec des influenceurs et des émissions confessions sur les plus grandes chaines de télévision, il n’est pas besoin de le rappeler. La connexion Marchand-Fogiel-Macron a permis, ces derniers mois, un bombardement sur BFM TV dont personne n’a parlé, et qui n’avait qu’une vocation: préparer l’opinion à l’ascension du fils prodige de l’Elysée, sur le modèle de Macron. Les dîners avec Crespo-Mara et Ardisson, sur 7 à 8, auront préparé le chemin à ce qui aujourd’hui est. Qu’importe que tout soit mensonger. Qu’importe que tout soit inventé. Aujourd’hui, Premier ministre, il l’est.

    La France, nous l’avons dit, n’est pas une démocratie. Elle est une oligarchie où le contrôle de l’image vaut politique et façon de l’opinion.

    Seuls ceux qui n’ont pas lu Crépuscule s’étonneront, a fortiori, se féliciteront, de ce parcours prodigieux que toute la presse va vous louer. Pour Gabriel Attal, c’est un soulagement. Le voilà à la tête de l’Etat, comme il en rêvait et l’annonçait depuis l’âge de 14 ans. Lui qui posait dans son yearbook de l’école alsacienne avec sa tête accolée à la photographie de Georges Pompidou, qui n’a jamais eu d’expérience professionnelle si ce n’est un stage pistonné à la Villa Médicis, a été incapable de compléter sa scolarité à SciencesPo, rit en privé des SDF et de l'école publique, qui n’a en lui la moindre once d’humanité, aura toujours su comment resquiller pour avancer. Alors même que son diplôme de Master a dû être arraché par la grâce d’une faveur de François-Antoine Mariani, bientôt conseiller d'Edouard Philippe, qui voulut lui éviter un humiliant redoublement, il est consacré.

    Cet homme, comme tant d’autres avant lui, est désormais celui qui aura à décider de notre politique nucléaire et étrangère, antiterroriste, éducative et industrielle.

    Cela doit nous amener à nous interroger, et nous interdire de nous étonner que l’on manque demain d’amoxicilline, de lits d’hôpitaux et d’enseignants, suite à des décisions prises par de tels gouvernements.

    Je ne rentrerai pas en des considérations personnelles, sur le caractère profondément pervers et fourbe d’un être qui aura, tout au long de sa vie, fait montre d’une grande capacité à la cruauté et à la violence, elles-mêmes fruits de blessures mal pensées.

    Il y a plus grave et plus dangereux, car ces êtres le sont, et prêts à tout pour asservir et dominer. Je vous raconterai la façon dont, se présentant en victime, ils auront, à de nombreuses reprises, tenté de dévaster ceux qui les menaçaient. Leur instrumentalisation de l’appareil judiciaire, de la police, pour semer la terreur en un pays que l’on rêve démocratique.

    Il y a plus important que ces méfaits qui toucheront à ceux qui s’y sont opposés. Car la violence est l’instrument de ceux qui sont sans pensée et sans idée, et pour lesquels la politique n’est qu’un rapport de force dont le peuple est le nutriment. A peine arrivé au pouvoir, il faudra à Gabriel rémunérer et récompenser tous ceux qui, comme son maître, l’auront jusqu’ici appuyé. Et ce n’est que le début, puisque d’ores et déjà, 2027 est annoncé. La course sera effrénée. Tandis que des notes, sondages et fiches Bristol préparées par des conseillers, vont se multiplier pour nourrir ses interventions au cours d’un dîner, d’une invitation télévisée, d’un débat parlementaire pour parler de sujets dont il n’ont aucune idée, le fond va se voir rapidement évacué.

    Car si vous pensez que ces êtres vous gouvernent dans l’ambition de faire quelque chose d’un pays qu’ils n’ont jamais pensé, vous vous trompez. Les avez-vous un jour entendus parler de ce qu’ils pensent, de ce que nous sommes et deviendrons ? Ce n’est pas un hasard.

    Être un politique aujourd’hui, c’est se vouer à décider chaque année, de la distribution des ressources de l’Etat, ces milliards que nous produisons chaque année, et qui sont chaque année collectées par nos bureaucrates avinés. C’est être la personne qui pourra trancher en faveur de telle ou telle puissance, nommer les hauts fonctionnaires, recevant les informations qui, collectées par les services de renseignement, remonteront incessamment pour détruire ou protéger, distribuer privilèges et faveurs, opprimer ou dévaster.

    Voilà le pouvoir, pour les êtres avinés. Alors qu’importe Gabriel, ses failles et ses blessures. Son intimité, et ses béances, explorées et exposées. Son absence d'intellectualité, de rapport au monde et d’expérience d’un quelconque réel, cette ambition sans bornes et sans scrupules qui le consume et le dévore depuis qu’il est enfant, l’empêchant à tout rapport à l’autre et à toute pensée. Tout cela est qualité en un monde où les vices sont toujours récompensés.

    Ce qui compte, c’est que ce qui vient sera d'une violence difficile à imaginer. Et nous en porterons tous une collective responsabilité.

    Je prédis, en un environnement médiatique parfaitement contrôlé qui va lui attribuer mille succès, un jeu de massacres. Une rupture anthropologique. Car nous atteignons avec ces êtres, de nouveaux sommets. Que même Gérald Darmanin et Bruno Lemaire se soient inquiétés de sa nomination dit beaucoup de ce qui s’apprête à nous être présenté.

    Il nous faudra l’assumer. Prévenus, passifs, silencieux et pour beaucoup égoïstes et sans solidarité nous l’aurons cherché.

    Notre société, qui ne sait plus s'exiger, prospère sur le pillage de pans entiers de l'humanité. Repue et confuse, médiocre, elle ne se plus donne aucune arme, ni pour protéger ceux qui cherchent à la féconder, ni pour abattre ceux qui n'ont pour objectif que de la piller. Voilà un jeune premier, millionnaire avant ses trente ans de ce que lui offrait la société, que nous nous sommes montrés prêts à consacrer. Sans résister. Cela doit, sur nous et non sur lui, nous interroger.

    La France est-elle une idée morte, au point que l’on accepte de la placer entre les mains d’êtres mortuaires et que la vie a depuis longtemps quitté ? N’est-elle plus qu’un système où la prédation, la dévastation, normalisées, justifient qu’à sa tête, des êtres sans beauté ni humanité soient propulsés ?

    Je prédis à Gaby, qui n'a, en trois ans au gouvernement et sept ans de carrière politique, jamais rien fait ni démontré, mais surtout rien apporté à la communauté, de grands succès. Et je vous prédis que vous aurez, encore à encore, à les payer pour en maquiller les insuffisances, de façon sonnante et trébuchante, comme nous l’aurons toujours fait.

    Un dernier point. Que cela ne nous fasse en rien envie. Gaby, comme tant de ceux qui nous dirigent, n'est qu'un symptôme, et non, en soi, la difficulté.

    Ce a quoi il a dû sacrifier pour devenir est difficile à concevoir. Je le connais, intimement. Je sais ce qu’il a a combler.

    Je sais qu’il se vengera de ce que j’ai écrit, de ce qui a été dit de lui, et de la violence qu’il considère avoir subi, parce que des personnes auront osé dire de lui sa vérité.

    Pronostiquez-moi des heures sombres, alors que tout un appareil d’État est à ses pieds. Mais prenez le d’abord en pitié. D'être ce qu'il est.

    Et prenons-nous en pitié, d’avoir accepté que nous dominent des hommes dont la médiocrité ne cesse de prospérer, et qui n’ont que la violence, à défaut d’âmes et d’idées, comme qualité à nous proposer.

    Juan Branco

    2:15 PM · 9 janv. 2024 · 3,2 M vues

    En livre audio:

    https://youtube.com/watch?v=0IXhr5p_BPE&t=2s

    En quatre langues, gratuitement disponible, en libre accès, comme tous nos livres. https://aurores.org/crepuscule/

    Et dans toutes les librairies indépendantes. Courage et pensées.

    https://twitter.com/anatolium/status/1744709390471418143
    Par Juan Branco ✊ Crépuscule Il y a cinq ans, dans le cadre d’une longue enquête, je dessinais le portrait d’un politicien aux dents de lait auquel personne encore ne s’intéressait. Un certain Gabriel Attal. Nous étions en 2018, et ce livre, intitulé Crépuscule, démontrait comment l’ascension d’Emmanuel Macron, loin du phénomène démocratique spontané, avait pris assise sur une fabrication oligarchique qui bientôt Attal propulserait. J’y décrivais, en miroir, leurs deux parcours. Nous étions en 2018, et cet ouvrage, qui offrait une plongée inédite dans la façon dont le pouvoir se construisait en France, ferait immédiatement scandale, se voyant violemment attaqué par une presse aux ordres que je connaissais intimement, et dont les propriétaires, paniqués des secrets que je révélais, après m’avoir adoré, se répandraient dans le tout Paris en prétendant que tout cela n’était que mensonge, ressentiment et tromperie. Cinq ans plus tard, tout est là. Gabriel Attal, qui n’était personne, un primodéputé de 28 ans pistonné par son amant, vient d’être nommé premier ministre. Et la confirmation de ce qui était annoncé devra interroger ceux qui, pendant toute cette période, auront benoîtement cru ce qu’on leur disait au sujet de ce texte, ou se seront tus par peur d’être ostracisés. La publication de l’ouvrage, en libre accès, fut un véritable phénomène de société. Sans aucun relais médiatique, un million de personnes le téléchargèrent. 500.000 en écoutèrent la version audio, puis, une fois édité en librairies, 170.000 l’achetèrent. Cette base immense, qui se voyait raconter comment la démocratie en France n’était qu’une illusion, suscita rapidement une inquiétude et une réaction effrénée de la part du pouvoir, mais surtout de ses relais, paniqué à l’idée que la vérité fut faite, non seulement sur ses êtes, mais sur la façon dont ils étaient propulsés. Rappelons-nous qu’Aurore Bergé alla jusqu’à au Procureur de la République, m’accusant d’avoir « armé les esprits ». On ne rit pas. La suite, on la connaît. Lorsque le livre paru - nous étions à l’automne 2018 - les gilets jaunes ne s'étaient pas encore élancés, et Paris roucoulait d’amour pour ce pouvoir que le reste de la France abhorrait. L’omerta était telle que l’ouvrage ne trouverait de longs mois aucun éditeur, circulant de main en main, sous la poche. Des signaux faibles pourtant émergeaient. Gérard Collomb, débordé par l’affaire Benalla, refusait de faire ce qu’on lui demandait, et discrètement, démissionnait d’un pouvoir qu’il avait fait naître. Pendant près de quinze jours, personne ne lui succéderait, révélant une crise de régime qui se verrait habilement masquée par les perquisitions de la France Insoumise et la réaction déplacée de Jean-Luc Mélenchon. Comme un enfant, pris la main dans le pot, ne croyant pas ce qu’il voyait, il se laisserait avoir par une opération d’intimidation spectaculaire dont le seul objet était de détourné l’attention de ce qui, au gouvernement, s’installait. Trop franc, trop innocent, il fut ce jour là, de la macronie, le parfait instrument. La crise politique était évitée, mais le peuple grondait. Car la France s’effondrait. Les premières pénuries de médicament accompagnaient un effondrement de l’école, de la santé et de la sécurité. Ce pouvoir sans légitimité ni provenance, n’avait d’autre choix que de piller, et multipliait les dispositifs fiscaux pour, d’un côté, récompenser ceux qui l’avaient fait, et de l’autre, le faire payer aux restes des français. Personne ne se reconnaissait en ces êtres qui étaient censés les représenter, menteurs patentés qui, prétendant financer la transition écologique, créaient une taxe carburant pour financer le CICE, une exemption d’impôts pour les plus argentés. Gabriel, qui n'était alors qu’un primodéputé pistonné par son amoureux, donc, Stéphane Séjourné, conseiller politique du Président, avait obtenu contre menues coucheries sa circonscription, et tentait de se frayer un chemin dans ce magma là. Il avait rencontré son compagnon après avoir été propulsé à 22 ans au cabinet de la ministre de la santé Marisol Touraine par les grâces de sa fille, aux côtés de son futur conjoint Olivier Véran et Benjamin Griveaux. 6000 euros par mois, chauffeur et secrétariat pour un jeune homme qui n’était pas encore diplômé - des privilèges qui lui seront désormais garantis à vie – voilà qui a de quoi séduire et exciter. Sans parcours professionnel ni titres à proposer, on l’avait entendu défendre laborieusement deux réformes, Parcoursup et le SNU à l’Assemblée nationale, alternant entre l’insignifiant et le catastrophique. Il bégayait légèrement, et comme à chaque fois qu’il craignait que son imposture fût révélée, ou que ses mensonges furent décelés, laissait un sourire en coin le dominer. Gabriel faisait des pieds et des mains, déjà, pour entrer au gouvernement, et ces articles, en macronie, constituaient de puissants arguments. La rumeur bruissait auprès de ses camarades députés. De puissantes forces l’accompagnaient. A peine élu, ses premiers pas étaient immortalisés dans Paris Match. Rien n’était dit sur celui qu’il était. Une photographie mi-allongé, coupe de vin à la main, le mettait en avant avantageusement, parlant de Fort Boyard et d’Orelsan, au soleil, en une pose lascive, chemise ouverte à la BHL, sur les quais de Paris devant la Seine et le Grand Palais. Paris Match, à 28 ans ? Ce sont des centaines de milliers de lecteurs chaque semaine. Chaque semaine, Gabriel, cet été, y serait montré. Comment faisait-il ? Paris bruissait et commençait à s’interroger. Gabriel, lui, fonçait. C’est qu’après avoir fait le siège de son amoureux versaillais, Séjourné lui avait arrangé une rencontre auprès de Brigitte qui au gouvernement, auprès de Blanquer l’avait promu, et de Mimi Marchand et quelques autres proxénètes et trafiquants, l’introduisait. C’était eux qui, à la manœuvre, avait fabriqué ces articles que Paris Match et Bruno Jeudy s’étaient contentés de publier. Les mois passèrent, et Gabriel Attal, comme en tous ses postes, n’y fit que concrétiser son ambition effrénée. Le SNU, dont il avait la charge, s’effondrait, mais le petit cabinet qu’il avait pu constituer lui organisait déjeuners et dîners avec le tout Paris. En frénésie. Gabriel avait compris que pour les êtres sans qualité, la solution était de courir, et de courir vite, sautant de maroquin en maroquin comme il irait de conjoint en conjoint, imitant Emmanuel Macron, c’est-à-dire recherchant ses promotions avant que le moindre résultat puisse lui être attribué. Avant que le moindre échec ne pût lui être imputé. Les postes passèrent, et les oligarques se rapprochèrent. Bernard Arnault donnait ses instructions au Parisien, tandis que Brigitte Macron appelait Marc-Olivier Fogiel pour lui dire de le couver. Les portraits flatteurs fleurissaient. Gabriel sautait à temps sur le porte-parolat du gouvernement que son nouveau conjoint quittait, tandis que Séjourné, à Bruxelles, se voyait exilé. Sentant les limites s’approcher, le voilà qui à nouveau s’enfuyait au ministère du budget. Comme partout, il en partirait sans bilan, avant même d’avoir présenté un budget. Ministre de l’éducation, il se verrait propulsé à Matignon avant qu’une année scolaire n’ait été achevé et que la moindre mesure qu’il ait annoncé n’ait été appliquée. Qu’importait que les réformes sur le harcèlement, le brevet, le bac, n’eussent été appliquées. Qu’aucune loi n’ait été votée. Agitation, mouvement et une importante équipe de communication - les seuls conseillers qui l’ont partout suivi traitent de ces questions: l’obsession, recouvrir l’imposture et se protéger de ses effets. Imiter le daron. De ce qui a suivi, des tournées américaines au Bildeberg hollandais, entre deux plans comm’ avec des influenceurs et des émissions confessions sur les plus grandes chaines de télévision, il n’est pas besoin de le rappeler. La connexion Marchand-Fogiel-Macron a permis, ces derniers mois, un bombardement sur BFM TV dont personne n’a parlé, et qui n’avait qu’une vocation: préparer l’opinion à l’ascension du fils prodige de l’Elysée, sur le modèle de Macron. Les dîners avec Crespo-Mara et Ardisson, sur 7 à 8, auront préparé le chemin à ce qui aujourd’hui est. Qu’importe que tout soit mensonger. Qu’importe que tout soit inventé. Aujourd’hui, Premier ministre, il l’est. La France, nous l’avons dit, n’est pas une démocratie. Elle est une oligarchie où le contrôle de l’image vaut politique et façon de l’opinion. Seuls ceux qui n’ont pas lu Crépuscule s’étonneront, a fortiori, se féliciteront, de ce parcours prodigieux que toute la presse va vous louer. Pour Gabriel Attal, c’est un soulagement. Le voilà à la tête de l’Etat, comme il en rêvait et l’annonçait depuis l’âge de 14 ans. Lui qui posait dans son yearbook de l’école alsacienne avec sa tête accolée à la photographie de Georges Pompidou, qui n’a jamais eu d’expérience professionnelle si ce n’est un stage pistonné à la Villa Médicis, a été incapable de compléter sa scolarité à SciencesPo, rit en privé des SDF et de l'école publique, qui n’a en lui la moindre once d’humanité, aura toujours su comment resquiller pour avancer. Alors même que son diplôme de Master a dû être arraché par la grâce d’une faveur de François-Antoine Mariani, bientôt conseiller d'Edouard Philippe, qui voulut lui éviter un humiliant redoublement, il est consacré. Cet homme, comme tant d’autres avant lui, est désormais celui qui aura à décider de notre politique nucléaire et étrangère, antiterroriste, éducative et industrielle. Cela doit nous amener à nous interroger, et nous interdire de nous étonner que l’on manque demain d’amoxicilline, de lits d’hôpitaux et d’enseignants, suite à des décisions prises par de tels gouvernements. Je ne rentrerai pas en des considérations personnelles, sur le caractère profondément pervers et fourbe d’un être qui aura, tout au long de sa vie, fait montre d’une grande capacité à la cruauté et à la violence, elles-mêmes fruits de blessures mal pensées. Il y a plus grave et plus dangereux, car ces êtres le sont, et prêts à tout pour asservir et dominer. Je vous raconterai la façon dont, se présentant en victime, ils auront, à de nombreuses reprises, tenté de dévaster ceux qui les menaçaient. Leur instrumentalisation de l’appareil judiciaire, de la police, pour semer la terreur en un pays que l’on rêve démocratique. Il y a plus important que ces méfaits qui toucheront à ceux qui s’y sont opposés. Car la violence est l’instrument de ceux qui sont sans pensée et sans idée, et pour lesquels la politique n’est qu’un rapport de force dont le peuple est le nutriment. A peine arrivé au pouvoir, il faudra à Gabriel rémunérer et récompenser tous ceux qui, comme son maître, l’auront jusqu’ici appuyé. Et ce n’est que le début, puisque d’ores et déjà, 2027 est annoncé. La course sera effrénée. Tandis que des notes, sondages et fiches Bristol préparées par des conseillers, vont se multiplier pour nourrir ses interventions au cours d’un dîner, d’une invitation télévisée, d’un débat parlementaire pour parler de sujets dont il n’ont aucune idée, le fond va se voir rapidement évacué. Car si vous pensez que ces êtres vous gouvernent dans l’ambition de faire quelque chose d’un pays qu’ils n’ont jamais pensé, vous vous trompez. Les avez-vous un jour entendus parler de ce qu’ils pensent, de ce que nous sommes et deviendrons ? Ce n’est pas un hasard. Être un politique aujourd’hui, c’est se vouer à décider chaque année, de la distribution des ressources de l’Etat, ces milliards que nous produisons chaque année, et qui sont chaque année collectées par nos bureaucrates avinés. C’est être la personne qui pourra trancher en faveur de telle ou telle puissance, nommer les hauts fonctionnaires, recevant les informations qui, collectées par les services de renseignement, remonteront incessamment pour détruire ou protéger, distribuer privilèges et faveurs, opprimer ou dévaster. Voilà le pouvoir, pour les êtres avinés. Alors qu’importe Gabriel, ses failles et ses blessures. Son intimité, et ses béances, explorées et exposées. Son absence d'intellectualité, de rapport au monde et d’expérience d’un quelconque réel, cette ambition sans bornes et sans scrupules qui le consume et le dévore depuis qu’il est enfant, l’empêchant à tout rapport à l’autre et à toute pensée. Tout cela est qualité en un monde où les vices sont toujours récompensés. Ce qui compte, c’est que ce qui vient sera d'une violence difficile à imaginer. Et nous en porterons tous une collective responsabilité. Je prédis, en un environnement médiatique parfaitement contrôlé qui va lui attribuer mille succès, un jeu de massacres. Une rupture anthropologique. Car nous atteignons avec ces êtres, de nouveaux sommets. Que même Gérald Darmanin et Bruno Lemaire se soient inquiétés de sa nomination dit beaucoup de ce qui s’apprête à nous être présenté. Il nous faudra l’assumer. Prévenus, passifs, silencieux et pour beaucoup égoïstes et sans solidarité nous l’aurons cherché. Notre société, qui ne sait plus s'exiger, prospère sur le pillage de pans entiers de l'humanité. Repue et confuse, médiocre, elle ne se plus donne aucune arme, ni pour protéger ceux qui cherchent à la féconder, ni pour abattre ceux qui n'ont pour objectif que de la piller. Voilà un jeune premier, millionnaire avant ses trente ans de ce que lui offrait la société, que nous nous sommes montrés prêts à consacrer. Sans résister. Cela doit, sur nous et non sur lui, nous interroger. La France est-elle une idée morte, au point que l’on accepte de la placer entre les mains d’êtres mortuaires et que la vie a depuis longtemps quitté ? N’est-elle plus qu’un système où la prédation, la dévastation, normalisées, justifient qu’à sa tête, des êtres sans beauté ni humanité soient propulsés ? Je prédis à Gaby, qui n'a, en trois ans au gouvernement et sept ans de carrière politique, jamais rien fait ni démontré, mais surtout rien apporté à la communauté, de grands succès. Et je vous prédis que vous aurez, encore à encore, à les payer pour en maquiller les insuffisances, de façon sonnante et trébuchante, comme nous l’aurons toujours fait. Un dernier point. Que cela ne nous fasse en rien envie. Gaby, comme tant de ceux qui nous dirigent, n'est qu'un symptôme, et non, en soi, la difficulté. Ce a quoi il a dû sacrifier pour devenir est difficile à concevoir. Je le connais, intimement. Je sais ce qu’il a a combler. Je sais qu’il se vengera de ce que j’ai écrit, de ce qui a été dit de lui, et de la violence qu’il considère avoir subi, parce que des personnes auront osé dire de lui sa vérité. Pronostiquez-moi des heures sombres, alors que tout un appareil d’État est à ses pieds. Mais prenez le d’abord en pitié. D'être ce qu'il est. Et prenons-nous en pitié, d’avoir accepté que nous dominent des hommes dont la médiocrité ne cesse de prospérer, et qui n’ont que la violence, à défaut d’âmes et d’idées, comme qualité à nous proposer. Juan Branco 2:15 PM · 9 janv. 2024 · 3,2 M vues En livre audio: https://youtube.com/watch?v=0IXhr5p_BPE&t=2s En quatre langues, gratuitement disponible, en libre accès, comme tous nos livres. https://aurores.org/crepuscule/ Et dans toutes les librairies indépendantes. Courage et pensées. https://twitter.com/anatolium/status/1744709390471418143
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  • François Asselineau
    @UPR_Asselineau
    ·
    20 juin
    🎥 𝟳𝟱.𝟬𝟬𝟬 𝘃𝘂𝗲𝘀 𝘀𝘂𝗿 𝗢𝗠𝗘𝗥𝗧𝗔
    ▪️Guerre en🇺🇦, vers l'escalade nucléaire ?
    ▪️La «décivilisation» selon Macron
    ▪️Réforme des retraites ou dictature ?
    ▪️Comment faire face à l'immigration ?
    ▪️JO 2024
    ▪️Le Pen, Zemmour, Mélenchon, faux opposants ?
    http://youtu.be/HoEV5Fg5Bls
    François Asselineau @UPR_Asselineau · 20 juin 🎥 𝟳𝟱.𝟬𝟬𝟬 𝘃𝘂𝗲𝘀 𝘀𝘂𝗿 𝗢𝗠𝗘𝗥𝗧𝗔 ▪️Guerre en🇺🇦, vers l'escalade nucléaire ? ▪️La «décivilisation» selon Macron ▪️Réforme des retraites ou dictature ? ▪️Comment faire face à l'immigration ? ▪️JO 2024 ▪️Le Pen, Zemmour, Mélenchon, faux opposants ? http://youtu.be/HoEV5Fg5Bls
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  • 📖La revue d'actu de France-Soir.

    Au programme : corruption, reconnaissance faciale, ONU, Nicolas Bouzou, Julien Pain, Laurent Alexandre, Bernard Cazeneuve, Jean-Luc Mélenchon et Léon Blum.

    Un casting de choix pour cette 3ème #RDA ! Par
    Wolf Wagner
    👇https://www.francesoir.fr/societe-medias/la-revue-d-actu-de-france-soir-semaine-du-12-juin-2023
    📖La revue d'actu de France-Soir. Au programme : corruption, reconnaissance faciale, ONU, Nicolas Bouzou, Julien Pain, Laurent Alexandre, Bernard Cazeneuve, Jean-Luc Mélenchon et Léon Blum. Un casting de choix pour cette 3ème #RDA ! Par Wolf Wagner 👇https://www.francesoir.fr/societe-medias/la-revue-d-actu-de-france-soir-semaine-du-12-juin-2023
    WWW.FRANCESOIR.FR
    La revue d’actu de France-Soir : semaine du 12 juin 2023 | FranceSoir
    La revue d’actu de France-Soir est une revue de presse hebdomadaire articulée autour de l’actualité politique, économique et médiatique, tant française qu’internationale. Sans pour autant chercher à les ignorer, cette rubrique n’a pas vocation à s’attarder sur les sujets les plus discutés de la semaine. Elle s’attache plutôt à revenir – avec un regard gentiment acerbe – sur des nouvelles parfois passées inaperçues au milieu de l’intense flux d’informations hebdomadaires.
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  • En effet,ce n était pas obligatoire!
    Ce mec est un maniac ! Un fou fourieux,un megalo pire que mélenchon!
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  • La secrétaire d'Etat va apparaître le 6 avril en couverture du Playboy version mook (mi-livre, mi-magazine), à qui elle a accordé une longue interview sur les droits des femmes. Une initiative critiquée par plusieurs responsables politiques.

    La secrétaire d'Etat chargée de l'Economie sociale et solidaire et de la Vie associative Marlène Schiappa a été photographiée «habillée», avec une «robe longue blanche», pour le numéro du mook de charme (mi-livre, mi-magazine) Playboy à paraître le 6 avril.

    Dans l'interview, réalisée il y a plusieurs semaines, l'ancienne secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité femmes/hommes évoque la liberté des femmes en Afghanistan, la défense du droit à l'IVG, les droits LGBT+ sur la scène internationale, mais aussi la politique et la littérature, précisent ses proches.


    Selon Le Parisien, qui a révélé l'information le 31 mars sur son site, «ce nouveau coup de com' fait grincer des dents au sein du gouvernement». Le journal cite ainsi un conseiller ministériel s'exclamant «Peu importe la tenue, c'est lunaire. Ce n'est pas possible !». Il craint, rapporte que le quotidien, que cette publication ne vienne parasiter la communication gouvernementale «en pleine crise sociale sur les retraites».

    Critiques au sein de la classe politique
    Sans surprise, l'initiative de Marlène Schiappa a suscité de vertes critiques de plusieurs responsables politiques.

    Le député communiste (PCF) Fabien Roussel note qu'«il ne suffit pas de s'abonner à Pif [gadgjet] pour connaître les intentions du gouvernement, il faut aussi s'abonner à Playboy...». Une référence à l'interview accordée par Emmanuel Macron à Pif magazine, dont l'entretien a été publié cette semaine.


    «Dans un pays où le président s'exprime dans Pif et sa ministre Schiappa dans Playboy le problème ce serait l'opposition. La France déraille», a commenté Jean-Luc Mélenchon.


    Selon l'eurodéputée insoumise (LFI) Manon Aubry, «cette Une Playboy est ridicule : 1) pour le féminisme [média qui véhicule les clichés sexistes] et 2) en concurrence avec Pif Gadget pour l'opération de diversion. Mais étrangement, on a pas entendu le choc des macronistes sur le détournement du fonds Marianne géré par Schiappa».

    Manon Aubry cible ici une enquête de Marianne et de «L'œil du 20 heures» de France 2 qui épingle la gestion de plusieurs millions d'euros d'un fonds lancé par Marlène Schiappa – alors ministre déléguée à la Citoyenneté – et dont l'objectif affiché était de «promouvoir les valeurs républicaines» six mois après l'assassinat de Samuel Paty.


    Pour la députée du Rassemblement national Hélène Laporte, «la polémique concernant la une de Playboy a un avantage : on ne parle plus de l’enquête au sujet des deux millions d’euros attribués par Marlène Schiappa à des associations censées combattre la radicalité et promouvoir les valeurs républicaines. Où sont les fonds, pour quels résultats ?»


    «A partir du moment où le président de la République donne une grande interview en pleine crise politique et sociale dans Pif gadget, je pense que les ministres se sentent libres de faire à peu près n'importe quoi», a réagi Marine Le pen.

    Le député Les Républicains Philippe Gosselin estime que «la ministre à la une du magazine érotique [est un] joli coup de com !». «Mon tweet en est la preuve ! Mais imagine-t-on Simone Veil faire la même chose… Grandit-on ainsi la politique ?», s'interroge-t-il.


    Très active sur les réseaux sociaux et abonnée aux plateaux télévisés, Marlène Schiappa a «toujours assumé de parler à tout le monde et d'avoir une communication disruptive», a ainsi justifié son entourage.

    RT France
    La secrétaire d'Etat va apparaître le 6 avril en couverture du Playboy version mook (mi-livre, mi-magazine), à qui elle a accordé une longue interview sur les droits des femmes. Une initiative critiquée par plusieurs responsables politiques. La secrétaire d'Etat chargée de l'Economie sociale et solidaire et de la Vie associative Marlène Schiappa a été photographiée «habillée», avec une «robe longue blanche», pour le numéro du mook de charme (mi-livre, mi-magazine) Playboy à paraître le 6 avril. Dans l'interview, réalisée il y a plusieurs semaines, l'ancienne secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité femmes/hommes évoque la liberté des femmes en Afghanistan, la défense du droit à l'IVG, les droits LGBT+ sur la scène internationale, mais aussi la politique et la littérature, précisent ses proches. Selon Le Parisien, qui a révélé l'information le 31 mars sur son site, «ce nouveau coup de com' fait grincer des dents au sein du gouvernement». Le journal cite ainsi un conseiller ministériel s'exclamant «Peu importe la tenue, c'est lunaire. Ce n'est pas possible !». Il craint, rapporte que le quotidien, que cette publication ne vienne parasiter la communication gouvernementale «en pleine crise sociale sur les retraites». Critiques au sein de la classe politique Sans surprise, l'initiative de Marlène Schiappa a suscité de vertes critiques de plusieurs responsables politiques. Le député communiste (PCF) Fabien Roussel note qu'«il ne suffit pas de s'abonner à Pif [gadgjet] pour connaître les intentions du gouvernement, il faut aussi s'abonner à Playboy...». Une référence à l'interview accordée par Emmanuel Macron à Pif magazine, dont l'entretien a été publié cette semaine. «Dans un pays où le président s'exprime dans Pif et sa ministre Schiappa dans Playboy le problème ce serait l'opposition. La France déraille», a commenté Jean-Luc Mélenchon. Selon l'eurodéputée insoumise (LFI) Manon Aubry, «cette Une Playboy est ridicule : 1) pour le féminisme [média qui véhicule les clichés sexistes] et 2) en concurrence avec Pif Gadget pour l'opération de diversion. Mais étrangement, on a pas entendu le choc des macronistes sur le détournement du fonds Marianne géré par Schiappa». Manon Aubry cible ici une enquête de Marianne et de «L'œil du 20 heures» de France 2 qui épingle la gestion de plusieurs millions d'euros d'un fonds lancé par Marlène Schiappa – alors ministre déléguée à la Citoyenneté – et dont l'objectif affiché était de «promouvoir les valeurs républicaines» six mois après l'assassinat de Samuel Paty. Pour la députée du Rassemblement national Hélène Laporte, «la polémique concernant la une de Playboy a un avantage : on ne parle plus de l’enquête au sujet des deux millions d’euros attribués par Marlène Schiappa à des associations censées combattre la radicalité et promouvoir les valeurs républicaines. Où sont les fonds, pour quels résultats ?» «A partir du moment où le président de la République donne une grande interview en pleine crise politique et sociale dans Pif gadget, je pense que les ministres se sentent libres de faire à peu près n'importe quoi», a réagi Marine Le pen. Le député Les Républicains Philippe Gosselin estime que «la ministre à la une du magazine érotique [est un] joli coup de com !». «Mon tweet en est la preuve ! Mais imagine-t-on Simone Veil faire la même chose… Grandit-on ainsi la politique ?», s'interroge-t-il. Très active sur les réseaux sociaux et abonnée aux plateaux télévisés, Marlène Schiappa a «toujours assumé de parler à tout le monde et d'avoir une communication disruptive», a ainsi justifié son entourage. RT France
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  • Article du Financial Times sur les manifs en France :

    La France est-elle sur la route d'une sixième République?
    Alors que la rage de la réforme des retraites déborde dans les rues, il est peut-être temps pour le pays de repenser sa présidence toute-puissante

    Les manifestants de la place de la République à Paris chantaient, étrangement, en italien: “Siamo tutti antifascisti,” — “ Nous sommes tous des antifascistes. ” En français, ils ont ciblé leur principal ennemi, le président: “ Nous sommes ici, même si Macron n'en veut pas. ”

    Les regardant étaient des rangs de policiers anti-émeute massifs qui, dans la tradition policière française, ne faisaient aucun effort pour se mêler à la foule et désamorcer les ennuis, mais au lieu de cela, j'attendais le moment de libérer leurs gaz lacrymogènes et leurs matraques. La foule l'attendait aussi. “ ACAB, ” ils ont scandé, l'abréviation anglaise de “ Tous les flics sont des bâtards ”. “A-ca-buh”, il est sorti en français.

    Puis quelqu'un a mis le feu à une poubelle — l'image Instagram parfaite — et d'autres manifestants ont commencé à la filmer. Ils savaient qu'ils prenaient leur place dans une tradition parisienne glamour, s'étendant de 1789 à 1944 et 1968. Enfin, la police a avancé et les gens ont commencé à jeter des bouteilles.

    La France était en ébullition avant même la décision unilatérale d'Emmanuel Macron la semaine dernière de relever l'âge minimum de la retraite générale de 62 à 64 ans, après qu'il n'ait pas pu le faire voter au Parlement. À Paris, après un hiver de grèves, le métro devient un concept théorique, tandis que les rats ramassent des tas de déchets non collectés. Le pic de Paris a sans doute été atteint samedi dernier, avec une démonstration pour les rats. “ NON, les rats ne sont pas responsables de tout ce qui ne va pas en France! ” a déclaré le groupe d'organisation, Paris Animaux Zoopolis.

    La colère française transcende les pensions et la neutralité de Macron. Il y a une rage généralisée et à long terme contre l'État et son incarnation, le président. Après 20 ans de vie ici, je me suis habitué à la présomption française que celui qui a élu président est un méchant débile, et que l'État, au lieu d'être leur émanation collective, est leur oppresseur. Mais le passage impopulaire de Macron à un âge de la retraite plus élevé sans vote augmente le risque que les Français suivent les Américains, les Britanniques et les Italiens et votent populiste: le président Marine Le Pen en 2027. Le vote d’extrême droite lors des seconds présidentiels a progressivement augmenté ce siècle, à 41% l’année dernière.

    La France ne peut pas continuer comme ça. Il est temps de mettre fin à la Ve République, avec sa présidence toute-puissante — la chose la plus proche du monde développé d'un dictateur élu — et d'inaugurer une sixième République moins autocratique. Macron pourrait bien être la personne pour le faire.

    La Ve République a été déclarée en 1958, au milieu du chaos de la guerre d'Algérie et des craintes d'un coup d'État militaire. La constitution a été écrite pour et en partie par Charles de Gaulle, le héros de guerre de 6 pieds 5 pouces, l'homme de providence “ dont le nom même faisait de lui l'incarnation de la France antique. Il a consenti à revenir en tant que leader si la France muselait les partis politiques et les parlementaires. ( Il n'aimait même pas son propre parti, le FPR, le Rassemblement du peuple français. )

    La constitution a donc créé un exécutif fort, bien qu'il ne soit pas centré sur le président. L'article 49.3 autorisait l'exécutif à outrepasser le Parlement et à adopter des lois sans vote. Déclencher le 49.3 permet aux partis d'opposition de déposer une requête en censure. Si la motion échoue, la loi est considérée comme adoptée. La manœuvre des pensions était la 11e fois qu’Élisabeth Borne, la première ministre de Macron, invoquait 49,3 en 10 mois au pouvoir.

    Dans la constitution de 1958, le président était encore un chiffre relativement modeste, élu par environ 80 000 fonctionnaires. Mais en 1962, de Gaulle renforce le statut du président: il sera élu au suffrage universel. Comme de Gaulle l'a expliqué plus tard: “ L'autorité indivisible de l'État est entièrement confiée au président. ”

    La philosophie de gouvernement de la Ve République est devenue une sorte de domination franco-confucéenne par les garçons les plus intelligents de la classe, arrachés à tous les rangs de la population. Le père du Premier ministre Pierre Mendès France a vendu des vêtements pour femmes abordables, le président Georges Pompidou était un instituteur de petite ville et le président François Mitterrand est le chef de gare d'Angoulême. En règle générale, lors des sommets du G7, le leader ayant le QI le plus élevé et l'arrière-pays le plus large au-delà de la politique est le président français.

    Les technocrates de la république ont progressivement étendu leur bref aux villages les plus isolés. Presque tout ce qui s'est déplacé dans le plus grand pays d'Europe occidentale a été administré à quelques kilomètres carrés de Paris. Les différentes vagues de “ décentralisation ” depuis 1982 ne sont jamais arrivées. La croyance directrice des technocrates parisiens, dit l'écrivain libéral Gaspard Koenig, est “ étatisme ”, l'étatisme. Il note qu'ils sont généralement décrits comme des “ serviteurs de l'État ”, plutôt que du peuple.

    L'accord est devenu que les Français remettraient une grande partie de leurs revenus à l'État et navigueraient dans une bureaucratie souvent cauchemardesque, en échange d'une éducation gratuite, des soins de santé, les pensions et souvent même les vacances subventionnées.

    Dans les années 1990, le système fonctionnait plus ou moins. La France a connu son “Trente Glorieuses” — 30 années glorieuses de croissance économique, de 1945 à 1975. Il a construit les trains les plus rapides d'Europe, les TGV; co-créé l'avion de passagers le plus rapide au monde, Concorde; il a ensuite inventé le proto-internet, Minitel, que les Français avaient l'habitude de réserver des courts de tennis et de faire l'amour avec le téléphone; cela a poussé l'Allemagne à créer l'euro; et est devenu un acteur indépendant dans les affaires mondiales. La présidence toute-puissante a renforcé la position internationale de la France: l’administration a parlé d’une seule voix, et les dirigeants étrangers ont toujours su quel numéro français appeler.

    Le moment où la Ve République perdu son éclat était peut-être le choc pétrolier de 1973, depuis que l'économie a principalement stagné. Ou peut-être était-ce le 21 avril 2002, lorsque le leader d'extrême droite Jean-Marie Le Pen a atteint le second tour des élections présidentielles. Il a perdu contre Jacques Chirac, mais à partir de là, stimulé par l'inquiétude des Français à l'égard de l'immigration et du chômage, il y avait une menace crédible pour la république.

    Le désenchantement envers le président a montré des notes d'approbation. Mitterrand ( président de 1981 à 1995 ) et Chirac ( 1995-2007 ) avaient généralement des notes comprises entre 40 et 60%, selon les sondeurs Kantar Sofres. Mais les trois derniers présidents, Nicolas Sarkozy, François Hollande et Macron, ont généralement varié entre 20 et 40. La note de Hollande dans un sondage a atteint 4% ( pas une faute de frappe ). Ces chiffres de l’époque post-héroïque étaient trop petits pour le travail de de Gaulle. Peu d'électeurs s'attendent maintenant à ce que le prochain président soit le sauveur national. Bien que Marine Le Pen puisse devenir présidente, elle aussi a perdu sa magie après des années de scandales. Il est difficile de lui attacher des fantasmes aujourd'hui.

    Mais les technocrates ont aussi l'air ternis, d'autant plus qu'ils se sont figés dans une caste auto-entretenue. La classe dirigeante d'aujourd'hui est composée de manière disproportionnée de fils blancs de la haute bourgeoisie propriétaire d'un livre, qui ont voyagé ensemble de l'école maternelle parisienne de la rive gauche à la rive gauche école préparatoire, où ils se sont entassés pour les examens du grandes écoles, avant d'acquérir leur propre appartement à gauche. S'ils ne venaient pas de Paris, ils s'y sont généralement installés à l'adolescence, comme Hollande, le fils d'un riche médecin normand, ou Macron, le fils d'un neurologue de Picardie.

    C’est comme le sociologue Pierre Bourdieu, fils d’un facteur du sud-ouest, l’avait averti des décennies plus tôt: l’élite française se reproduisait. ( Et personne ne maîtrisait mieux l'auto-reproduction d'élite que Bourdieu lui-même: ses trois fils le suivaient au plus intellectuel grande école, l'École Normale Supérieure de la Rive Gauche, qui forme des spécialistes des sciences sociales. )

    Les technocrates français passent leur vie professionnelle dans quelques arrondissements à l'intérieur du Périphérique, le périphérique qui entoure la cour parisienne comme un fossé. Ils traitent le reste de la France presque comme une colonie, habitée par des paysans malodorants qui n'ont pas réussi à absorber la culture parisienne qui leur avait été enseignée à l'école, et qui votent à l'extrême droite ou à l'extrême gauche.

    Les faits fondamentaux de la vie en dehors de Paris échappent à de nombreux décideurs. Jean-Pierre Jouyet, École Nationale d ’ Administration ( ENA ) camarade de classe et bras droit de Hollande, s'est rendu compte que de grandes étendues de la campagne n'avaient pas d'Internet haut débit uniquement parce qu'il a souffert de l'expérience dans sa résidence secondaire ( ses parents ’ maison ancienne ) en Normandie. Il n'a jamais réussi à alerter Hollande. “ Pour ma défense, ” note-t-il dans ses mémoires L’Envers du décor, “ personne au gouvernement n'était intéressé par le sujet. ” Lorsque Macron a décidé d'ajouter quelques centimes à la taxe sur les carburants en 2018, il ne savait pas que cela déclencherait un soulèvement national de plusieurs mois par le gilets jaunes, les gilets jaunes “ ”, parce que lui et les technocrates qui l'entouraient n'avaient pas compris à quel point les gens au-delà du Périphérique comptaient sur leurs voitures.

    En 60 ans, le président français est passé de ‘ homme de providence ’ à ‘ pas le diable ’

    Quand les choses tournent mal, les Français blâment les technocrates — et surtout le président, qui décide sans les consulter. La vie des gens ordinaires se sent déterminée, jusqu'au jour où ils peuvent prendre leur retraite, par une prétendue méritocratie parisienne dont ils ont été exclus à la naissance. Les trois quarts des personnes qui s'identifient comme appartenant à des classes populaires “ ” se disent l'objet de mépris social et de manque de reconnaissance, rapporte Luc Rouban, expert en politique à Sciences Po, une université élite parisienne. Ceci est particulièrement exaspérant, compte tenu de la promesse du pays, proclamée des façades de chaque bureau de poste et école primaire: “Liberté, égalité, fraternité”. La France n'est ni le Royaume-Uni ni les États-Unis, où le pouvoir de la classe sociale ou de l'argent est franc.

    Alors que la population française défie les technocrates, les technocrates défient la population, diagnostique Chantal Jouanno, qui vient de servir cinq ans à la tête de la Commission nationale du débat public. Les décideurs français “ ” décrivent souvent la société comme “ conflictuelle, incontrôlable, irréformable ”, a-t-elle déclaré au Monde. Peut-être pensait-elle au jibe de Macron sur les “ Gaulois réfractaires ”. Mercredi, il a déploré “ Nous n'avons pas réussi à partager. . . la nécessité de procéder à cette réforme, ” comme si le problème était l’incapacité du public à comprendre la réalité.

    Depuis que Macron est devenu président en 2017, la colère populaire l'a ciblé. Il a été dit du président américain George HW Bush qu'il rappelait à chaque femme son premier mari. Macron rappelle à chaque Français son patron: un connaisseur instruit qui méprise son personnel. Il comprenait que Hollande manquait de grandeur présidentielle et se présentait comme “ Jupiterian ”; mais la plupart des électeurs viennent de voir un petit ex-banquier sauté se déguiser en roi. Même beaucoup de ceux qui ont voté pour lui ne l'ont jamais aimé, ni ont estimé qu'ils approuvaient sa plate-forme, avec sa promesse de relever l'âge de la retraite. Lors des seconds de 2017 et 2022, l'autre choix était Marine Le Pen. Le président français est passé en 60 ans de “ homme de providence ” à “ pas diable ”.

    Le bref emploi de Macron à Rothschild a inévitablement généré des théories du complot antisémite parmi les personnes qui confondent la banque d'investissement parisienne d'aujourd'hui avec le géant de l'Europe du XIXe siècle. Un jibe commun est que Macron est “ néolibéral ” ou pire, “ ultralibéral ”: occupé à démanteler le filet de sécurité sociale français au profit des forces louches du capital mondial.

    L'accusation est ridicule: la France reste à peu près l'endroit le moins néolibéral de la Terre. Les dépenses publiques en 2021 représentaient 59% du PIB, le plus élevé de l'OCDE, le club des pays riches. La peur pérenne des Français de perdre des droits — surtout, leurs retraites de 25 ans — trahissent la qualité de leur vie. À la baisse, les gens paient tellement à l'État que beaucoup manquent d'argent à la fin proverbiale “ du mois ”. Le revenu médian net français — € 22 732 en 2021 — est inférieur à celui des pays d'Europe du Nord que la France aime voir comme ses pairs.

    Surtout après le gilets jaunes, Macron a tenté de restreindre les privilèges de l'élite. Sarkozy et son ancien Premier ministre François Fillon ont tous deux été condamnés pour corruption, bien que ni l'un ni l'autre ne soit encore allé en prison et les deux font appel. Une nouvelle sobriété a été imposée au Parlement: il est révolu le temps où les députés prenaient de jolis stagiaires pour des déjeuners alimentés par Château Lafite sur des dépenses non réglementées.

    Les ministres de Macron ont été retirés des dossiers où ils ont des conflits d'intérêts —, ce qui a mis en évidence le nombre considérable de ces conflits au sein de la petite caste dirigeante parisienne: Marlène Schiappa, ministre d'État à l'économie sociale, a dû remettre une grande partie de son portefeuille après avoir secoué le patron d'un grand fournisseur d'assurance maladie mutuelle. La ministre de la transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, ne peut pas toucher aux questions concernant la compagnie pétrolière Perenco, que son père dirigeait, ni traiter avec la société d'énergie Engie, où son ex-mari est directeur principal. Et Jean-Noël Barrot, ministre délégué à l'économie numérique, ne peut pas gérer les affaires impliquant Uber, où sa sœur est chef des communications.

    Ces concessions n’ont pas apaisé la population. La fusion du fléau français du chômage de longue date non plus. Il est maintenant à 7,2%, son plus bas depuis 2008, sans que Macron ne soit remercié. Telle est la colère de traverser le nouvel âge de la retraite sans vote qu'il pourrait avoir du mal à adopter des lois ces quatre prochaines années, à moins qu'il n'ose recourir à nouveau à les faire passer sans vote.

    Les fruits de la Ve République ne sont pas si mal. Mais le système lui-même est devenu obsolète, explique Catherine Fieschi, fondatrice du groupe de réflexion Counterpoint. La nature autocratique de l'État aide à expliquer pourquoi les Français sont si en colère malgré leur vie relativement bien. Vous pourriez décrire le fonctionnement de la république sans mentionner le parlement presque hors de propos. La France compte aujourd'hui trois branches de gouvernement: la présidence, le pouvoir judiciaire et la rue. Si le président décide de faire quelque chose, seule la rue peut l'arrêter — en arrêtant le pays par des protestations et des grèves. Street et le président cherchent rarement un compromis. On gagne, on perd.

    Historiquement, les syndicats contrôlent la rue. Mais comme ils perdent eux aussi leur pertinence — Macron les a à peine consultés sur les pensions — la rue est devenue de plus en plus violente et non dirigée, de la part des sans-le-le-le-le-le-le-chef gilets jaunes aux poubelles brûlantes d'aujourd'hui. Ma fille lycée est bloqué par intermittence par des élèves agitant des bannières avec des slogans tels que “ Against Capital ”. Dans une école voisine, un groupe d'élèves et d'enseignants conspirent pour transformer leur propre blocus en une occupation d'une semaine, une soirée pyjama avec des activités amusantes, notamment la conception de bannières et la repeinture de bâtiments. L'ami de ma fille prévoit de participer jusqu'à samedi: “ Ensuite, je prendrai mon week-end. ”

    Ce n'est pas un moyen de diriger un pays. Lors des élections présidentielles de l’année dernière, le candidat d’extrême gauche Jean-Luc Mélenchon a fait campagne sur la promesse d’une “ Sixième République ”. Il voulait une nouvelle constitution qui a réduit les pouvoirs du président monarque “ ”.

    Mais la personne la mieux placée pour inaugurer la Sixième République est Macron lui-même. C'est un politicien qui chasse le gros gibier, note Fieschi. Il a déjà tenté de charmer Donald Trump et Vladimir Poutine, et de refaire le marché du travail français, la défense européenne et l'UE. Ses projets fondent généralement, mais au moins il vise haut. Une sixième République est une idée à l'échelle macronienne. Cela pourrait être son héritage, suggère Fieschi. Cela pourrait bien remettre le train français sur les rails.

    Lundi, son parti, actuellement appelé Renaissance, a envoyé un courriel aux membres en tête d'affiche, “ Sur la réforme des institutions ”. Les députés ont été invités à donner leur avis sur les élections au Parlement, l'utilisation ou non des référendums et des pouvoirs locaux. Il y avait une question ouverte: “ En quelques mots, sur quel sujet ( s ) pensez-vous qu'il serait utile d'organiser une convention citoyenne? ”

    C’est une force de la France qu’elle peut se mettre à jour en révisant sa constitution — comme elle l’a fait 24 fois en Ve République. À quoi pourrait ressembler une sixième République, ou du moins une cinquième réformée? Koenig recommande de mettre fin à l'innovation de Gaulle d'un président élu. Cela dégonflerait le rôle et renforcerait le statut du Parlement. Koenig privilégie également la dévolution des pouvoirs aux 35 000 Français communes: en effet, les autorités locales. Les enquêtes montrent à plusieurs reprises que les Français ont beaucoup plus de confiance dans leurs représentants locaux que dans les représentants nationaux.

    Koenig a fait une course symbolique pour le président l'année dernière sur une plate-forme libérale d'une présidence réduite. En voyageant à travers le pays, il était enthousiasmé: de nombreux Français vivent dans de beaux endroits, à proximité des montagnes ou des plages ou des prairies de moutons. Ils sont raisonnablement aisés, mangent bien et ont le temps de développer des passions en dehors du travail.

    Ils pourraient fonctionner encore mieux sans qu'un gars à Paris ne gère leur vie.

    https://www.ft.com/content/b78f2a89-1062-4423-a4ba-fb4cdc56c683
    Article du Financial Times sur les manifs en France : La France est-elle sur la route d'une sixième République? Alors que la rage de la réforme des retraites déborde dans les rues, il est peut-être temps pour le pays de repenser sa présidence toute-puissante Les manifestants de la place de la République à Paris chantaient, étrangement, en italien: “Siamo tutti antifascisti,” — “ Nous sommes tous des antifascistes. ” En français, ils ont ciblé leur principal ennemi, le président: “ Nous sommes ici, même si Macron n'en veut pas. ” Les regardant étaient des rangs de policiers anti-émeute massifs qui, dans la tradition policière française, ne faisaient aucun effort pour se mêler à la foule et désamorcer les ennuis, mais au lieu de cela, j'attendais le moment de libérer leurs gaz lacrymogènes et leurs matraques. La foule l'attendait aussi. “ ACAB, ” ils ont scandé, l'abréviation anglaise de “ Tous les flics sont des bâtards ”. “A-ca-buh”, il est sorti en français. Puis quelqu'un a mis le feu à une poubelle — l'image Instagram parfaite — et d'autres manifestants ont commencé à la filmer. Ils savaient qu'ils prenaient leur place dans une tradition parisienne glamour, s'étendant de 1789 à 1944 et 1968. Enfin, la police a avancé et les gens ont commencé à jeter des bouteilles. La France était en ébullition avant même la décision unilatérale d'Emmanuel Macron la semaine dernière de relever l'âge minimum de la retraite générale de 62 à 64 ans, après qu'il n'ait pas pu le faire voter au Parlement. À Paris, après un hiver de grèves, le métro devient un concept théorique, tandis que les rats ramassent des tas de déchets non collectés. Le pic de Paris a sans doute été atteint samedi dernier, avec une démonstration pour les rats. “ NON, les rats ne sont pas responsables de tout ce qui ne va pas en France! ” a déclaré le groupe d'organisation, Paris Animaux Zoopolis. La colère française transcende les pensions et la neutralité de Macron. Il y a une rage généralisée et à long terme contre l'État et son incarnation, le président. Après 20 ans de vie ici, je me suis habitué à la présomption française que celui qui a élu président est un méchant débile, et que l'État, au lieu d'être leur émanation collective, est leur oppresseur. Mais le passage impopulaire de Macron à un âge de la retraite plus élevé sans vote augmente le risque que les Français suivent les Américains, les Britanniques et les Italiens et votent populiste: le président Marine Le Pen en 2027. Le vote d’extrême droite lors des seconds présidentiels a progressivement augmenté ce siècle, à 41% l’année dernière. La France ne peut pas continuer comme ça. Il est temps de mettre fin à la Ve République, avec sa présidence toute-puissante — la chose la plus proche du monde développé d'un dictateur élu — et d'inaugurer une sixième République moins autocratique. Macron pourrait bien être la personne pour le faire. La Ve République a été déclarée en 1958, au milieu du chaos de la guerre d'Algérie et des craintes d'un coup d'État militaire. La constitution a été écrite pour et en partie par Charles de Gaulle, le héros de guerre de 6 pieds 5 pouces, l'homme de providence “ dont le nom même faisait de lui l'incarnation de la France antique. Il a consenti à revenir en tant que leader si la France muselait les partis politiques et les parlementaires. ( Il n'aimait même pas son propre parti, le FPR, le Rassemblement du peuple français. ) La constitution a donc créé un exécutif fort, bien qu'il ne soit pas centré sur le président. L'article 49.3 autorisait l'exécutif à outrepasser le Parlement et à adopter des lois sans vote. Déclencher le 49.3 permet aux partis d'opposition de déposer une requête en censure. Si la motion échoue, la loi est considérée comme adoptée. La manœuvre des pensions était la 11e fois qu’Élisabeth Borne, la première ministre de Macron, invoquait 49,3 en 10 mois au pouvoir. Dans la constitution de 1958, le président était encore un chiffre relativement modeste, élu par environ 80 000 fonctionnaires. Mais en 1962, de Gaulle renforce le statut du président: il sera élu au suffrage universel. Comme de Gaulle l'a expliqué plus tard: “ L'autorité indivisible de l'État est entièrement confiée au président. ” La philosophie de gouvernement de la Ve République est devenue une sorte de domination franco-confucéenne par les garçons les plus intelligents de la classe, arrachés à tous les rangs de la population. Le père du Premier ministre Pierre Mendès France a vendu des vêtements pour femmes abordables, le président Georges Pompidou était un instituteur de petite ville et le président François Mitterrand est le chef de gare d'Angoulême. En règle générale, lors des sommets du G7, le leader ayant le QI le plus élevé et l'arrière-pays le plus large au-delà de la politique est le président français. Les technocrates de la république ont progressivement étendu leur bref aux villages les plus isolés. Presque tout ce qui s'est déplacé dans le plus grand pays d'Europe occidentale a été administré à quelques kilomètres carrés de Paris. Les différentes vagues de “ décentralisation ” depuis 1982 ne sont jamais arrivées. La croyance directrice des technocrates parisiens, dit l'écrivain libéral Gaspard Koenig, est “ étatisme ”, l'étatisme. Il note qu'ils sont généralement décrits comme des “ serviteurs de l'État ”, plutôt que du peuple. L'accord est devenu que les Français remettraient une grande partie de leurs revenus à l'État et navigueraient dans une bureaucratie souvent cauchemardesque, en échange d'une éducation gratuite, des soins de santé, les pensions et souvent même les vacances subventionnées. Dans les années 1990, le système fonctionnait plus ou moins. La France a connu son “Trente Glorieuses” — 30 années glorieuses de croissance économique, de 1945 à 1975. Il a construit les trains les plus rapides d'Europe, les TGV; co-créé l'avion de passagers le plus rapide au monde, Concorde; il a ensuite inventé le proto-internet, Minitel, que les Français avaient l'habitude de réserver des courts de tennis et de faire l'amour avec le téléphone; cela a poussé l'Allemagne à créer l'euro; et est devenu un acteur indépendant dans les affaires mondiales. La présidence toute-puissante a renforcé la position internationale de la France: l’administration a parlé d’une seule voix, et les dirigeants étrangers ont toujours su quel numéro français appeler. Le moment où la Ve République perdu son éclat était peut-être le choc pétrolier de 1973, depuis que l'économie a principalement stagné. Ou peut-être était-ce le 21 avril 2002, lorsque le leader d'extrême droite Jean-Marie Le Pen a atteint le second tour des élections présidentielles. Il a perdu contre Jacques Chirac, mais à partir de là, stimulé par l'inquiétude des Français à l'égard de l'immigration et du chômage, il y avait une menace crédible pour la république. Le désenchantement envers le président a montré des notes d'approbation. Mitterrand ( président de 1981 à 1995 ) et Chirac ( 1995-2007 ) avaient généralement des notes comprises entre 40 et 60%, selon les sondeurs Kantar Sofres. Mais les trois derniers présidents, Nicolas Sarkozy, François Hollande et Macron, ont généralement varié entre 20 et 40. La note de Hollande dans un sondage a atteint 4% ( pas une faute de frappe ). Ces chiffres de l’époque post-héroïque étaient trop petits pour le travail de de Gaulle. Peu d'électeurs s'attendent maintenant à ce que le prochain président soit le sauveur national. Bien que Marine Le Pen puisse devenir présidente, elle aussi a perdu sa magie après des années de scandales. Il est difficile de lui attacher des fantasmes aujourd'hui. Mais les technocrates ont aussi l'air ternis, d'autant plus qu'ils se sont figés dans une caste auto-entretenue. La classe dirigeante d'aujourd'hui est composée de manière disproportionnée de fils blancs de la haute bourgeoisie propriétaire d'un livre, qui ont voyagé ensemble de l'école maternelle parisienne de la rive gauche à la rive gauche école préparatoire, où ils se sont entassés pour les examens du grandes écoles, avant d'acquérir leur propre appartement à gauche. S'ils ne venaient pas de Paris, ils s'y sont généralement installés à l'adolescence, comme Hollande, le fils d'un riche médecin normand, ou Macron, le fils d'un neurologue de Picardie. C’est comme le sociologue Pierre Bourdieu, fils d’un facteur du sud-ouest, l’avait averti des décennies plus tôt: l’élite française se reproduisait. ( Et personne ne maîtrisait mieux l'auto-reproduction d'élite que Bourdieu lui-même: ses trois fils le suivaient au plus intellectuel grande école, l'École Normale Supérieure de la Rive Gauche, qui forme des spécialistes des sciences sociales. ) Les technocrates français passent leur vie professionnelle dans quelques arrondissements à l'intérieur du Périphérique, le périphérique qui entoure la cour parisienne comme un fossé. Ils traitent le reste de la France presque comme une colonie, habitée par des paysans malodorants qui n'ont pas réussi à absorber la culture parisienne qui leur avait été enseignée à l'école, et qui votent à l'extrême droite ou à l'extrême gauche. Les faits fondamentaux de la vie en dehors de Paris échappent à de nombreux décideurs. Jean-Pierre Jouyet, École Nationale d ’ Administration ( ENA ) camarade de classe et bras droit de Hollande, s'est rendu compte que de grandes étendues de la campagne n'avaient pas d'Internet haut débit uniquement parce qu'il a souffert de l'expérience dans sa résidence secondaire ( ses parents ’ maison ancienne ) en Normandie. Il n'a jamais réussi à alerter Hollande. “ Pour ma défense, ” note-t-il dans ses mémoires L’Envers du décor, “ personne au gouvernement n'était intéressé par le sujet. ” Lorsque Macron a décidé d'ajouter quelques centimes à la taxe sur les carburants en 2018, il ne savait pas que cela déclencherait un soulèvement national de plusieurs mois par le gilets jaunes, les gilets jaunes “ ”, parce que lui et les technocrates qui l'entouraient n'avaient pas compris à quel point les gens au-delà du Périphérique comptaient sur leurs voitures. En 60 ans, le président français est passé de ‘ homme de providence ’ à ‘ pas le diable ’ Quand les choses tournent mal, les Français blâment les technocrates — et surtout le président, qui décide sans les consulter. La vie des gens ordinaires se sent déterminée, jusqu'au jour où ils peuvent prendre leur retraite, par une prétendue méritocratie parisienne dont ils ont été exclus à la naissance. Les trois quarts des personnes qui s'identifient comme appartenant à des classes populaires “ ” se disent l'objet de mépris social et de manque de reconnaissance, rapporte Luc Rouban, expert en politique à Sciences Po, une université élite parisienne. Ceci est particulièrement exaspérant, compte tenu de la promesse du pays, proclamée des façades de chaque bureau de poste et école primaire: “Liberté, égalité, fraternité”. La France n'est ni le Royaume-Uni ni les États-Unis, où le pouvoir de la classe sociale ou de l'argent est franc. Alors que la population française défie les technocrates, les technocrates défient la population, diagnostique Chantal Jouanno, qui vient de servir cinq ans à la tête de la Commission nationale du débat public. Les décideurs français “ ” décrivent souvent la société comme “ conflictuelle, incontrôlable, irréformable ”, a-t-elle déclaré au Monde. Peut-être pensait-elle au jibe de Macron sur les “ Gaulois réfractaires ”. Mercredi, il a déploré “ Nous n'avons pas réussi à partager. . . la nécessité de procéder à cette réforme, ” comme si le problème était l’incapacité du public à comprendre la réalité. Depuis que Macron est devenu président en 2017, la colère populaire l'a ciblé. Il a été dit du président américain George HW Bush qu'il rappelait à chaque femme son premier mari. Macron rappelle à chaque Français son patron: un connaisseur instruit qui méprise son personnel. Il comprenait que Hollande manquait de grandeur présidentielle et se présentait comme “ Jupiterian ”; mais la plupart des électeurs viennent de voir un petit ex-banquier sauté se déguiser en roi. Même beaucoup de ceux qui ont voté pour lui ne l'ont jamais aimé, ni ont estimé qu'ils approuvaient sa plate-forme, avec sa promesse de relever l'âge de la retraite. Lors des seconds de 2017 et 2022, l'autre choix était Marine Le Pen. Le président français est passé en 60 ans de “ homme de providence ” à “ pas diable ”. Le bref emploi de Macron à Rothschild a inévitablement généré des théories du complot antisémite parmi les personnes qui confondent la banque d'investissement parisienne d'aujourd'hui avec le géant de l'Europe du XIXe siècle. Un jibe commun est que Macron est “ néolibéral ” ou pire, “ ultralibéral ”: occupé à démanteler le filet de sécurité sociale français au profit des forces louches du capital mondial. L'accusation est ridicule: la France reste à peu près l'endroit le moins néolibéral de la Terre. Les dépenses publiques en 2021 représentaient 59% du PIB, le plus élevé de l'OCDE, le club des pays riches. La peur pérenne des Français de perdre des droits — surtout, leurs retraites de 25 ans — trahissent la qualité de leur vie. À la baisse, les gens paient tellement à l'État que beaucoup manquent d'argent à la fin proverbiale “ du mois ”. Le revenu médian net français — € 22 732 en 2021 — est inférieur à celui des pays d'Europe du Nord que la France aime voir comme ses pairs. Surtout après le gilets jaunes, Macron a tenté de restreindre les privilèges de l'élite. Sarkozy et son ancien Premier ministre François Fillon ont tous deux été condamnés pour corruption, bien que ni l'un ni l'autre ne soit encore allé en prison et les deux font appel. Une nouvelle sobriété a été imposée au Parlement: il est révolu le temps où les députés prenaient de jolis stagiaires pour des déjeuners alimentés par Château Lafite sur des dépenses non réglementées. Les ministres de Macron ont été retirés des dossiers où ils ont des conflits d'intérêts —, ce qui a mis en évidence le nombre considérable de ces conflits au sein de la petite caste dirigeante parisienne: Marlène Schiappa, ministre d'État à l'économie sociale, a dû remettre une grande partie de son portefeuille après avoir secoué le patron d'un grand fournisseur d'assurance maladie mutuelle. La ministre de la transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, ne peut pas toucher aux questions concernant la compagnie pétrolière Perenco, que son père dirigeait, ni traiter avec la société d'énergie Engie, où son ex-mari est directeur principal. Et Jean-Noël Barrot, ministre délégué à l'économie numérique, ne peut pas gérer les affaires impliquant Uber, où sa sœur est chef des communications. Ces concessions n’ont pas apaisé la population. La fusion du fléau français du chômage de longue date non plus. Il est maintenant à 7,2%, son plus bas depuis 2008, sans que Macron ne soit remercié. Telle est la colère de traverser le nouvel âge de la retraite sans vote qu'il pourrait avoir du mal à adopter des lois ces quatre prochaines années, à moins qu'il n'ose recourir à nouveau à les faire passer sans vote. Les fruits de la Ve République ne sont pas si mal. Mais le système lui-même est devenu obsolète, explique Catherine Fieschi, fondatrice du groupe de réflexion Counterpoint. La nature autocratique de l'État aide à expliquer pourquoi les Français sont si en colère malgré leur vie relativement bien. Vous pourriez décrire le fonctionnement de la république sans mentionner le parlement presque hors de propos. La France compte aujourd'hui trois branches de gouvernement: la présidence, le pouvoir judiciaire et la rue. Si le président décide de faire quelque chose, seule la rue peut l'arrêter — en arrêtant le pays par des protestations et des grèves. Street et le président cherchent rarement un compromis. On gagne, on perd. Historiquement, les syndicats contrôlent la rue. Mais comme ils perdent eux aussi leur pertinence — Macron les a à peine consultés sur les pensions — la rue est devenue de plus en plus violente et non dirigée, de la part des sans-le-le-le-le-le-le-chef gilets jaunes aux poubelles brûlantes d'aujourd'hui. Ma fille lycée est bloqué par intermittence par des élèves agitant des bannières avec des slogans tels que “ Against Capital ”. Dans une école voisine, un groupe d'élèves et d'enseignants conspirent pour transformer leur propre blocus en une occupation d'une semaine, une soirée pyjama avec des activités amusantes, notamment la conception de bannières et la repeinture de bâtiments. L'ami de ma fille prévoit de participer jusqu'à samedi: “ Ensuite, je prendrai mon week-end. ” Ce n'est pas un moyen de diriger un pays. Lors des élections présidentielles de l’année dernière, le candidat d’extrême gauche Jean-Luc Mélenchon a fait campagne sur la promesse d’une “ Sixième République ”. Il voulait une nouvelle constitution qui a réduit les pouvoirs du président monarque “ ”. Mais la personne la mieux placée pour inaugurer la Sixième République est Macron lui-même. C'est un politicien qui chasse le gros gibier, note Fieschi. Il a déjà tenté de charmer Donald Trump et Vladimir Poutine, et de refaire le marché du travail français, la défense européenne et l'UE. Ses projets fondent généralement, mais au moins il vise haut. Une sixième République est une idée à l'échelle macronienne. Cela pourrait être son héritage, suggère Fieschi. Cela pourrait bien remettre le train français sur les rails. Lundi, son parti, actuellement appelé Renaissance, a envoyé un courriel aux membres en tête d'affiche, “ Sur la réforme des institutions ”. Les députés ont été invités à donner leur avis sur les élections au Parlement, l'utilisation ou non des référendums et des pouvoirs locaux. Il y avait une question ouverte: “ En quelques mots, sur quel sujet ( s ) pensez-vous qu'il serait utile d'organiser une convention citoyenne? ” C’est une force de la France qu’elle peut se mettre à jour en révisant sa constitution — comme elle l’a fait 24 fois en Ve République. À quoi pourrait ressembler une sixième République, ou du moins une cinquième réformée? Koenig recommande de mettre fin à l'innovation de Gaulle d'un président élu. Cela dégonflerait le rôle et renforcerait le statut du Parlement. Koenig privilégie également la dévolution des pouvoirs aux 35 000 Français communes: en effet, les autorités locales. Les enquêtes montrent à plusieurs reprises que les Français ont beaucoup plus de confiance dans leurs représentants locaux que dans les représentants nationaux. Koenig a fait une course symbolique pour le président l'année dernière sur une plate-forme libérale d'une présidence réduite. En voyageant à travers le pays, il était enthousiasmé: de nombreux Français vivent dans de beaux endroits, à proximité des montagnes ou des plages ou des prairies de moutons. Ils sont raisonnablement aisés, mangent bien et ont le temps de développer des passions en dehors du travail. Ils pourraient fonctionner encore mieux sans qu'un gars à Paris ne gère leur vie. https://www.ft.com/content/b78f2a89-1062-4423-a4ba-fb4cdc56c683
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