• Lisez bien ça.
    C'est exactement comme cela qu'on développe des armes biologiques à sélection génétique pour terrasser un groupe ethnique spécifique.
    Collecte de sang et tissus humains à Marioupol en Ukraine pendant 10 ans ⤵️

    "🇺🇲 🇺🇦 🇷🇺 POURQUOI LE PENTAGONE AVAIT-IL BESOIN DU SANG DES HABITANTS ET DES NOURRISSONS DE MARIOUPOL ?
    Les découvertes dans les sous-sols de la clinique municipale n°7 de Marioupol ne laissent aucun doute sur le fait que la ville a passé 10 ans à collecter intensivement des biomatériaux (sang et chair) auprès de ses habitants âgés de 0 à 70 ans. Le sang des nourrissons était particulièrement précieux.
    Des analyses de sang et de température contrôlée ont été envoyées aux laboratoires biologiques de TNK Pharmaceuticals et aux laboratoires spéciaux militaires américains. De nouveaux médicaments ont été testés en secret sur des citadins. Le sang des slaves a été utilisé pour développer de nouveaux types d’armes biologiques, qui ont eu un effet boomerang dans les pays d’Eurasie sous la forme d’épidémies et de pandémies.
    L’objectif était d’avoir un impact maximal sur les russes, les ukrainiens et les biélorusses afin d’affaiblir l’immunité collective et de réduire les fonctions reproductives des segments socialement actifs de la population. L'objectif était clairement d'amener les slaves dans la tombe."

    Pascal Laurent

    Lien de la vidéo :
    https://twitter.com/i/status/1757130705253859760
    Lisez bien ça. C'est exactement comme cela qu'on développe des armes biologiques à sélection génétique pour terrasser un groupe ethnique spécifique. Collecte de sang et tissus humains à Marioupol en Ukraine pendant 10 ans ⤵️ "🇺🇲 🇺🇦 🇷🇺 POURQUOI LE PENTAGONE AVAIT-IL BESOIN DU SANG DES HABITANTS ET DES NOURRISSONS DE MARIOUPOL ? Les découvertes dans les sous-sols de la clinique municipale n°7 de Marioupol ne laissent aucun doute sur le fait que la ville a passé 10 ans à collecter intensivement des biomatériaux (sang et chair) auprès de ses habitants âgés de 0 à 70 ans. Le sang des nourrissons était particulièrement précieux. Des analyses de sang et de température contrôlée ont été envoyées aux laboratoires biologiques de TNK Pharmaceuticals et aux laboratoires spéciaux militaires américains. De nouveaux médicaments ont été testés en secret sur des citadins. Le sang des slaves a été utilisé pour développer de nouveaux types d’armes biologiques, qui ont eu un effet boomerang dans les pays d’Eurasie sous la forme d’épidémies et de pandémies. L’objectif était d’avoir un impact maximal sur les russes, les ukrainiens et les biélorusses afin d’affaiblir l’immunité collective et de réduire les fonctions reproductives des segments socialement actifs de la population. L'objectif était clairement d'amener les slaves dans la tombe." Pascal Laurent Lien de la vidéo : https://twitter.com/i/status/1757130705253859760
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  • Emmanuel Todd: "La meilleure chose qui pourrait arriver à l'Europe, c'est la disparition des États-Unis"

    "Il est vivement conseillé de ne pas passer à côté de cette analyse ultra lucide d'Emmanuel Todd sur les États-Unis :

    "La classe politique américaine est vide de morale, de religion, etc. Ne reste que la préférence pour l'argent et la guerre, une sorte de jouissance à mettre le désordre en Eurasie.

    On se dit : qu'allons-nous devenir si les États-Unis ne nous protègent plus ? Au contraire de ce que tout le monde pense, on sera paix !

    La meilleure chose qui pourrait arriver à l'Europe, c'est la disparition des États-Unis.

    Les États-Unis sont nihilistes : vous n'avez plus de religion, vous avez un état zéro des croyances, mais l'homme reste l'homme, il est angoissé, il n'y a plus rien, et tout ce que vous obtenez, c'est une déification du rien, et ça s'appelle le nihilisme."

    La puissance des États-Unis repose sur sa monnaie, le dollar, qui ne repose que sur la dette et les guerres impérialistes.

    La "déification du rien" est nécessaire pour permettre à la caste usuraire de maintenir son pouvoir sur le peuple américain et les peuples du monde.

    Car dès que la morale reprend le dessus, il est difficile d'accepter un système monétaire qui consiste dans son essence à favoriser le riche, et à écraser les plus démunis, et qui finit par semer le chaos social, le chaos géopolitique, et le chaos écologique.

    La morale et la religion sont les ennemis des usuriers. Tous ceux qui ringardisent la morale sont leurs alliés, et seront toujours mis sur le devant de la scène médiatique.

    C'est pour cette raison qu'aucun des économistes qui sont mis en avant n'introduisent de morale dans leur modèle économique !"

    Anice Lajnef

    Liens de la vidéo :
    https://vk.com/video622802460_456247025
    ou
    https://twitter.com/i/status/1745353919809671210
    Emmanuel Todd: "La meilleure chose qui pourrait arriver à l'Europe, c'est la disparition des États-Unis" "Il est vivement conseillé de ne pas passer à côté de cette analyse ultra lucide d'Emmanuel Todd sur les États-Unis : "La classe politique américaine est vide de morale, de religion, etc. Ne reste que la préférence pour l'argent et la guerre, une sorte de jouissance à mettre le désordre en Eurasie. On se dit : qu'allons-nous devenir si les États-Unis ne nous protègent plus ? Au contraire de ce que tout le monde pense, on sera paix ! La meilleure chose qui pourrait arriver à l'Europe, c'est la disparition des États-Unis. Les États-Unis sont nihilistes : vous n'avez plus de religion, vous avez un état zéro des croyances, mais l'homme reste l'homme, il est angoissé, il n'y a plus rien, et tout ce que vous obtenez, c'est une déification du rien, et ça s'appelle le nihilisme." La puissance des États-Unis repose sur sa monnaie, le dollar, qui ne repose que sur la dette et les guerres impérialistes. La "déification du rien" est nécessaire pour permettre à la caste usuraire de maintenir son pouvoir sur le peuple américain et les peuples du monde. Car dès que la morale reprend le dessus, il est difficile d'accepter un système monétaire qui consiste dans son essence à favoriser le riche, et à écraser les plus démunis, et qui finit par semer le chaos social, le chaos géopolitique, et le chaos écologique. La morale et la religion sont les ennemis des usuriers. Tous ceux qui ringardisent la morale sont leurs alliés, et seront toujours mis sur le devant de la scène médiatique. C'est pour cette raison qu'aucun des économistes qui sont mis en avant n'introduisent de morale dans leur modèle économique !" Anice Lajnef Liens de la vidéo : https://vk.com/video622802460_456247025 ou https://twitter.com/i/status/1745353919809671210
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  • ⛽️ La Russie a interdit ses exportations d'essence et de diesel vers tous les pays, à l'exception des membres de l'Union eurasienne. Quel impact pour l'économie mondiale, notamment du côté de l'Union européenne ? 👇
    https://www.francesoir.fr/societe-economie/la-russie-reduit-ses-exportations-de-gazole-et-impacte-nouveau-l-economie-mondiale
    ⛽️ La Russie a interdit ses exportations d'essence et de diesel vers tous les pays, à l'exception des membres de l'Union eurasienne. Quel impact pour l'économie mondiale, notamment du côté de l'Union européenne ? 👇 https://www.francesoir.fr/societe-economie/la-russie-reduit-ses-exportations-de-gazole-et-impacte-nouveau-l-economie-mondiale
    WWW.FRANCESOIR.FR
    La Russie réduit ses exportations de gazole et impacte à nouveau l'économie mondiale | FranceSoir
    ÉNERGIE - La Russie a interdit les exportations d'essence et de diesel vers tous les pays à l'exception de la Biélorussie, du Kazakhstan, du Kirghizistan et de l'Arménie, qui appartiennent à l'Union eurasienne, dirigée par Moscou. Selon une annonce du Kremlin, cette mesure entrée en vigueur jeudi 21 septembre vise à tenter de réduire les pénuries de carburant auxquelles est confronté le marché intérieur russe.
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  • 🔴 Russie / Poutine et l'Ouest de Sam Parker (🇺🇸) c'est de loin la meilleure analyse du conflit actuel en #Ukraine et des événements mondiaux que j'ai lu jusqu'à présent, car tout est expliqué en ordre chronologique et situé dans un contexte historique.

    📍La chute de l'Union soviétique a marqué le début d'une nouvelle phase extrêmement dangereuse de l'agression américaine contre une Russie fortement affaiblie. Pour l'empire Rockefeller, il s'agissait d’une opportunité en or de détruire leur ancien adversaire, la Russie. S'ils arriveraient à détruire la Russie, ils croyaient pouvoir éliminer le seul obstacle sérieux à ce que Pentagone a appelé la domination du spectre entier - le contrôle total de la terre, de la mer, de l'air, de l'espace et de l’espace cybernétique par les USA. Une seule superpuissance pourrait dicter sa volonté au monde entier, les USA. C'était le rêve fou de David Rockefeller, celui de sa famille et ses alliés. Les années 1990 ont été une période d'immenses souffrances pour le peuple russe. Alors que l'effondrement imminent de l'URSS est devenu perceptible, des personnes à l'intérieur ont créé un groupe pour s'assurer du maintien de l’influence des fonctionnaires de l'âge soviétique en transférant les actifs de l'État russe vers des entreprises fantômes offshore, en volant ainsi la richesse du pays. Une telle société offshore, FIMACO, a été utilisée pour voler environ 50 milliards de dollars de l'argent de la nation. Ce vol a généré le capital liquide utilisé par les futurs oligarques pour construire leur fortune. Mihail Hodorkovski était l'un des premiers bénéficiaires de l'arrangement. Il a commencé sa carrière en tant que petit responsable soviétique dont le conglomérat de pétrole de Yukos était lié à FIMACO et FIMACO était liée à Jacob Rothschild à Londres. En 1991, l'Union soviétique s'est enfin effondrée. En août, le trésorier d'État Nikolai Kruchina, responsable des réserves d'or de la Russie, est mort en tombant de sa fenêtre. Il avait été membre du groupe de planification qui a initié le complot pour le vol des actifs de l'État. Son successeur, Georgy Pavlov, est tombé de la fenêtre deux mois plus tard: les oligarques faisaint le ménage. En septembre, la Banque Centrale Russe a annoncé que les réserves d'or de Kremlin ont diminué de 1 000 à 1500 tonnes à 240 tonnes. Deux mois plus tard, Victor Gerashchenko a annoncé que les réserves d'or de la Russie ont en fait entièrement disparu. Pendant que le peuple russe ait été terrifié par cette révélation, les banquiers européens semblaient moins surpris. Dans ces cercles, il se murmurait souvent que les avions soviétiques volaient depuis des mois vers et de la Suisse remplis de grandes quantités d'or. Boris Eltsin a annoncé ses projets de privatiser les actifs de la nation et a commencé le véritable vol. Au cours de la période de privatisation, les réseaux des deux familles n'ont pas perdu de temps et se sont jetés de manière opportuniste pour s’emparer des industries russes. L'administration Clinton a tenté de repenser les politiques économiques de la Fédération de Russie en cours de réformation en conformité avec le Consensus de Washington: la privatisation,la déréglementation, l'austérité et l'ouverture des entreprises russes à l’achat par des américains ultra-riches. Les investisseurs étrangers sont arrivés en mass avec un niveau de cupidité vraiment incroyable.

    Poutine rentre dans le jeu.
    Dès le début de son mandat en mai 2000, Vladimir Poutine, nationaliste avec une longue carrière dans les services secrets russes, s’est confronté à la difficile tâche d'essayer d'annuler (ou au moins limiter) les dommages que les acolytes criminels d'Eltsin et leurs partenaires étrangers ont causé à la Russie. Poutine jette dehors Rothschild. La criminalité ne s'est pas limitée aux spéculateurs étrangers. Au début de la période de privatisation des années 90, les Rothschilds ont organisé une société secrète de sept oligarques russes qui contrôlaient l’administration Boris Eltsin. Le groupe était auto-intitulé Semibankirschina, d’après les noms des sept boyars qui dirigeaient la Russie au 17ème siècle. La société secrète comprenait les oligarques suivants: Boris Berezovski, Mihail Hodorkovski, Mihail Fridman, Petr Aveni, Vladimir Gusinski, Vladimir Potanin et Alexandru Smolenski. Ils travaillaient tous pour Rothschild - ou Londres. Plus précisément, pour Jacob Rothschild. Mais Vladimir Poutine devint président russe et la chance de ces dirigeants auto-proclamés a rapidement changé. Un nouveau groupe s’est formé avec de personnes de l'entourage de Poutine - Slivoki (formé par des nationalistes russes du monde de la sécurité et des affaires) et a commencé à remplacer le précédent, Semibankrschina. De sa position de force, Poutine a négocié un "grand deal" avec les oligarques restants: ils ont gardé la plupart de leurs actifs existants en échange de leur ralliement à la gouvernance verticale de la Russie par Poutine. L’ère du gangstérisme financier des années ‘90 était terminée. En 2001, l’état à pris le contrôle des médias jusqu’alors contrôlés par les marionnettes de Rothschild. Les actions de Poutine au début du mois de mars 2000, ont conduit à une rupture du contrôle de Rothschild sur la Russie car tous ces oligarques qui pillaient aveuglément la Russie appartenaient à Jacob Rothschild. Quant à David Rockefeller il ne voulait pas être dérangé avec de tels « petites affaires ». Pour lui, la clé était d'amener la Russie dans le monde du dollar - beaucoup plus rentable pour son empire et une série de confrontations géopolitiques aux frontières de la Russie a beaucoup servi l'empire de Rockefeller. Les premières furent les guerre tchétchènes de 1994 et 1999/2000 auxquelles Poutine a mis fin rapidement et sans pitié. L'occupation militaire de l'Iraq a été la première étape majeure de la stratégie américaine pour déplacer le pétrole dans les sociétés pétrolières des deux familles, Rockefeller et Rothschild, événement qui a causé la perte des investissements russes en Irak après l'invasion américaine de mars 2003, suivie par l'invasion de l'Afghanistan d'octobre 2001, le Pentagone a commencé à élargir sa présence en Asie centrale - créant le mécontentement de la Russie et de la Chine. Pour des raisons militaires et politiques évidentes, Washington ne pouvait pas ouvertement admettre que, depuis la chute de l'Union soviétique en 1991, son objectif stratégique était de démanteler ou de détruire la Russie, obtenant ainsi un contrôle effectif sur ses énormes réserves de pétrole et de gaz. Les deux guerres n'étaient que les débuts d'une série d'une "conflits géopolitiques du pétrole et des pipelines" - des guerres non déclarées, néanmoins des guerres dans tous les sens du terme. Il y e des conflits armés, ouverts et cachés, sur les territoire de l'Eurasie, le Moyen-Orient et l'Afrique. Les guerres ont été menées avec des nouvelles méthodes sophistiquées de déstabilisation politique des régimes non coopératifs avec ce qui a été appelé, les révolutions de couleur. L'objectif était simple: le contrôle de Rockefeller, via le Pentagone et la CIA, sur tous les gisements importants pétroliers et gaziers, ainsi que les pipelines pour leur transport, afin de pouvoir contrôler le géant économique émergeant eurasien, en particulier la Chine et la Russie. L'objectif devaient être atteint par tous les moyens. L’encerclement de la Russie par de l'OTAN, les révolutions de couleur partout en Eurasie et la guerre en Iraq sont devenus tous les aspects de l'une et la même stratégie géopolitique américaine: une stratégie grandiose pour détruire la Russie une fois pour toujours car potentiel rival d’une hégémonie unique d’un super pouvoirs américain. Mais la fin de l'ère Eltsin a représenté le hic dans les grands projets de Washington. Suite au pillage de la Russie guidé par Wall Street et la City of London par les réseaux des deux familiaux, un Poutine, plus intelligent et sobre est apparu avec prudence comme une force nationaliste dynamique, engagée à reconstruire la Russie.
    Un événement déterminant dans la géopolitique énergétique Russe a eu lieu en 2003. Poutine a ordonné l'arrestation spectaculaire de l’oligarque russe, Mihail Khordokovsk - ou MK, accusé d'évasion fiscale. Poutine a ensuite gelé les actions du gigantesque groupe pétrolier de Khorokovsky, le mettant sous contrôle de l'État. Qu'est-ce qui a déclenché l'action si forte et radicale de Poutine ? MK travaillait pour Jacob Rothschild. Il était le paravent de Rothschild. En mars 2000, MK était présent avec tous les autres oligarques à une réunion organisée par Poutine. Les oligarques avaient pris l’engagement devant Poutine qu’ils ne se mêleraient pas de la politique russe et qu’ils allaient rapatrier une partie de l'argent volé pendant l’époque Eltsin, ainsi ils seront autorisés à conserver leurs actifs. Tous ces oligarques ont servi de paravent pour Rothschild. La plupart d’entre eux ont accepté ce deal, à l'exception des oligarques juifs de Rothschild. Poutine les a mis en garde pour avoir violé leur engagement envers lui. MK faisait partie d’eux et voulait « acheter » la Douma - le Parlement Russe comme première étape pour se présenter aux élections contre Poutine en 2004. Entre-temps, Mihail Hodorkovski négociait avec deux sociétés pétrolières Rockefeller - Exxon et Chevron, pour vendre 40% de Yukos Huile (en échange de 25 milliards de dollars). Si la transaction avait abouti, l'indépendance économique et financière de la Russie aurait pris fin. Cette participation de 40% aurait offert à Washington, aux géants pétroliers américains et à la famille Rockefeller un pouvoir de veto de facto sur les futurs accords pétroliers, gaziers russes et pipelines. Au moment de son arrestation, Yukos venait de commencer les démarches pour acquérir Sibneft, une très grande entreprise de pétrole Russe. L'entreprise combinée Yukos-Sibneft, avec 20 milliards de barils de pétrole et de gaz, aurait détenu la deuxième plus grande réserve de pétrole et de gaz dans le monde - dans des mains privées, pas d'état. L'achat par Exxon de Yukos-Sibneft aurait été un véritable coup d'état dans le domaine de l'énergie. David Rockefeller et Jacob Rothschild le savaient très bien. La Maison Blanche et MK aussi. Mais Vladimir Poutine le savait aussi et c’est pour cette raison qu’il a agit de manière décisive et à bloqué toute l’opération, il a décidé d’arrêter MK en octobre 2003. Lors de la purification des oligarques et des capitalistes vautours, le véritable pouvoir derrière Mihail Hodorkovski a été obligé de s’est manifester. Lorsqu'il est devenu probable qu'il serait arrêté, il s’est organisé pour que toutes les actions reviennent à la société Yukos Petroleum soient transférées à Jacob Rothschild. Le transfert a eu lieu en novembre 2003, donnant à Jacob Rothschild un contrôle de 40 à 45% des Yukos, dont la valeur était estimée à 25 milliards de dollars. Par la suite, Poutine a liquidé et nationalisé Yukos en confisquant et en vendant ses actions aux sociétés pétrolières d’état. Poutine a rendu à la Russie ce qui a été volé par Jacob Rothschild.
    Une fois devenu l’homme le plus riche du pays, la chance de Mihail Hodorkovski a tourné. En 2003, Poutine a poursuivi Hodorkovski pour évasion fiscale et fraude, ce dernier a fait 10 ans de prison ensuite il a été exilé. Au moment où ont eu lieu les enchères truquées de la vente d'actifs de l'État en 1995/96, la plupart des entreprises ont été vendues pour seulement 5% de leur valeurs et Yukos a été "achetée" pour moins de 400 millions de dollars, tandis que sa valeur réelle était beaucoup plus élevée. Poutine a donc déclaré la guerre aux familles les plus puissantes de la planète. À partir de ce moment, nous assistons à une lutte entre Poutine et les deux familles. Poutine a survécu à de nombreuses tentatives d'assasinat de la part des ces deux réseaux. Depuis que Poutine a arrêté Hodorkovsky en 2003, le Kremlin a de nouveau mis les mécanismes de contrôle économique entre les mains de l'État. L'un des premiers points de l'ordre du jour de Poutine a été de payer intégralement les dettes au FMI et aux prêts en suspens de la période soviétique, se libérant ainsi des interférences de Rothschild. Cela a permis à Poutine de réduire l'influence des deux familles sur la Russie. Les événements russes ont été suivis bientôt par les déstabilisations secrètes financées par la CIA en Eurasie - des révolutions de couleur contre les gouvernements de la périphérie de la Russie. Poutine a commencé une série de mouvements défensives pour restaurer une forme d'équilibre face à la politique toujours évidente de Washington pour encercler et affaiblir la Russie. Les erreurs stratégiques ultérieures des États-Unis ont facilité le tâche de la Russie. Maintenant, avec les enjeux croissants des deux côtés - voir l'OTAN et la Russie - la Russie de Poutine est passée de la simple défense à une offensive dynamique destinée à assurer une position géopolitique plus viable en utilisant comme levier les ressources énergétiques. Jusqu'en 2003, après l'occupation de l'Iraq par les forces américaines et britanniques, la priorité la plus urgente pour les États-Unis était le contrôle du pétrole russe du gaz et des pipelines associés. Pour que cela arrive, un petit coup d'état en Géorgie était considéré comme essentiel, ainsi qu'un coup d’état similaire en Ukraine. Si, dans les deux pays, des régimes pro-américains étaient installés, non seulement la sécurité militaire de la Russie serait menacée de façon mortelle, mais également la capacité de la Russie à contrôler les exportations de pétrole et de gaz vers l'UE aurait été gravement entravée. En janvier 2004, la révolution de Roses a amené au pouvoir en Géorgie le candidat du Washington, Mikheil Saakashvili. Avec leur homme fermement installé à Tbilisi - BP et l’anglo-américain Oil Consortium ont rapidement finalisé un oléoduc de 1 800 km de Bakou via Tyblisi à Ceyhan de la Méditerranée turque, à un coût d'environ 3,6 milliards de dollars. Avec la construction du pipeline (BTC), un élément important est apparu dans l'affaiblissement de l'indépendance du pétrole et de l'énergie de la Russie. En novembre 2004, la CIA a mis son homme au pouvoir en Ukraine. Le coup d’état à eu le nom, la révolution orange. Pour la Russie, l'Ukraine a une importance stratégique plus grande que la Géorgie et cela est dû à plusieurs pipelines de pétrole et de gaz qui transitent l'Ukraine vers l'UE. Couper ces pipelines à la frontière avec l'Ukraine aurait porté un coup dur à la Russie qui ne pouvait pas se permettre une telle perte. Étant donné que la Pologne fait déjà partie de l'OTAN, une adhésion à l'OTAN de l'Ukraine et de la Géorgie aurait entourée presque complètement la Russie avec des voisins hostiles, créant une menace existentielle pour la survie même de la Russie. Poutine le savait mais ses options étaient limitées. Washington connaissait les enjeux et a tout fait pour imposer son agenda, moins de commencer la guerre contre un adversaire avec des capacités nucléaires.

    https://twitter.com/CalliFanciulla/status/1699313546566254605

    6 sept. 2023
    🔴 Russie / Poutine et l'Ouest de Sam Parker (🇺🇸) c'est de loin la meilleure analyse du conflit actuel en #Ukraine et des événements mondiaux que j'ai lu jusqu'à présent, car tout est expliqué en ordre chronologique et situé dans un contexte historique. 📍La chute de l'Union soviétique a marqué le début d'une nouvelle phase extrêmement dangereuse de l'agression américaine contre une Russie fortement affaiblie. Pour l'empire Rockefeller, il s'agissait d’une opportunité en or de détruire leur ancien adversaire, la Russie. S'ils arriveraient à détruire la Russie, ils croyaient pouvoir éliminer le seul obstacle sérieux à ce que Pentagone a appelé la domination du spectre entier - le contrôle total de la terre, de la mer, de l'air, de l'espace et de l’espace cybernétique par les USA. Une seule superpuissance pourrait dicter sa volonté au monde entier, les USA. C'était le rêve fou de David Rockefeller, celui de sa famille et ses alliés. Les années 1990 ont été une période d'immenses souffrances pour le peuple russe. Alors que l'effondrement imminent de l'URSS est devenu perceptible, des personnes à l'intérieur ont créé un groupe pour s'assurer du maintien de l’influence des fonctionnaires de l'âge soviétique en transférant les actifs de l'État russe vers des entreprises fantômes offshore, en volant ainsi la richesse du pays. Une telle société offshore, FIMACO, a été utilisée pour voler environ 50 milliards de dollars de l'argent de la nation. Ce vol a généré le capital liquide utilisé par les futurs oligarques pour construire leur fortune. Mihail Hodorkovski était l'un des premiers bénéficiaires de l'arrangement. Il a commencé sa carrière en tant que petit responsable soviétique dont le conglomérat de pétrole de Yukos était lié à FIMACO et FIMACO était liée à Jacob Rothschild à Londres. En 1991, l'Union soviétique s'est enfin effondrée. En août, le trésorier d'État Nikolai Kruchina, responsable des réserves d'or de la Russie, est mort en tombant de sa fenêtre. Il avait été membre du groupe de planification qui a initié le complot pour le vol des actifs de l'État. Son successeur, Georgy Pavlov, est tombé de la fenêtre deux mois plus tard: les oligarques faisaint le ménage. En septembre, la Banque Centrale Russe a annoncé que les réserves d'or de Kremlin ont diminué de 1 000 à 1500 tonnes à 240 tonnes. Deux mois plus tard, Victor Gerashchenko a annoncé que les réserves d'or de la Russie ont en fait entièrement disparu. Pendant que le peuple russe ait été terrifié par cette révélation, les banquiers européens semblaient moins surpris. Dans ces cercles, il se murmurait souvent que les avions soviétiques volaient depuis des mois vers et de la Suisse remplis de grandes quantités d'or. Boris Eltsin a annoncé ses projets de privatiser les actifs de la nation et a commencé le véritable vol. Au cours de la période de privatisation, les réseaux des deux familles n'ont pas perdu de temps et se sont jetés de manière opportuniste pour s’emparer des industries russes. L'administration Clinton a tenté de repenser les politiques économiques de la Fédération de Russie en cours de réformation en conformité avec le Consensus de Washington: la privatisation,la déréglementation, l'austérité et l'ouverture des entreprises russes à l’achat par des américains ultra-riches. Les investisseurs étrangers sont arrivés en mass avec un niveau de cupidité vraiment incroyable. Poutine rentre dans le jeu. Dès le début de son mandat en mai 2000, Vladimir Poutine, nationaliste avec une longue carrière dans les services secrets russes, s’est confronté à la difficile tâche d'essayer d'annuler (ou au moins limiter) les dommages que les acolytes criminels d'Eltsin et leurs partenaires étrangers ont causé à la Russie. Poutine jette dehors Rothschild. La criminalité ne s'est pas limitée aux spéculateurs étrangers. Au début de la période de privatisation des années 90, les Rothschilds ont organisé une société secrète de sept oligarques russes qui contrôlaient l’administration Boris Eltsin. Le groupe était auto-intitulé Semibankirschina, d’après les noms des sept boyars qui dirigeaient la Russie au 17ème siècle. La société secrète comprenait les oligarques suivants: Boris Berezovski, Mihail Hodorkovski, Mihail Fridman, Petr Aveni, Vladimir Gusinski, Vladimir Potanin et Alexandru Smolenski. Ils travaillaient tous pour Rothschild - ou Londres. Plus précisément, pour Jacob Rothschild. Mais Vladimir Poutine devint président russe et la chance de ces dirigeants auto-proclamés a rapidement changé. Un nouveau groupe s’est formé avec de personnes de l'entourage de Poutine - Slivoki (formé par des nationalistes russes du monde de la sécurité et des affaires) et a commencé à remplacer le précédent, Semibankrschina. De sa position de force, Poutine a négocié un "grand deal" avec les oligarques restants: ils ont gardé la plupart de leurs actifs existants en échange de leur ralliement à la gouvernance verticale de la Russie par Poutine. L’ère du gangstérisme financier des années ‘90 était terminée. En 2001, l’état à pris le contrôle des médias jusqu’alors contrôlés par les marionnettes de Rothschild. Les actions de Poutine au début du mois de mars 2000, ont conduit à une rupture du contrôle de Rothschild sur la Russie car tous ces oligarques qui pillaient aveuglément la Russie appartenaient à Jacob Rothschild. Quant à David Rockefeller il ne voulait pas être dérangé avec de tels « petites affaires ». Pour lui, la clé était d'amener la Russie dans le monde du dollar - beaucoup plus rentable pour son empire et une série de confrontations géopolitiques aux frontières de la Russie a beaucoup servi l'empire de Rockefeller. Les premières furent les guerre tchétchènes de 1994 et 1999/2000 auxquelles Poutine a mis fin rapidement et sans pitié. L'occupation militaire de l'Iraq a été la première étape majeure de la stratégie américaine pour déplacer le pétrole dans les sociétés pétrolières des deux familles, Rockefeller et Rothschild, événement qui a causé la perte des investissements russes en Irak après l'invasion américaine de mars 2003, suivie par l'invasion de l'Afghanistan d'octobre 2001, le Pentagone a commencé à élargir sa présence en Asie centrale - créant le mécontentement de la Russie et de la Chine. Pour des raisons militaires et politiques évidentes, Washington ne pouvait pas ouvertement admettre que, depuis la chute de l'Union soviétique en 1991, son objectif stratégique était de démanteler ou de détruire la Russie, obtenant ainsi un contrôle effectif sur ses énormes réserves de pétrole et de gaz. Les deux guerres n'étaient que les débuts d'une série d'une "conflits géopolitiques du pétrole et des pipelines" - des guerres non déclarées, néanmoins des guerres dans tous les sens du terme. Il y e des conflits armés, ouverts et cachés, sur les territoire de l'Eurasie, le Moyen-Orient et l'Afrique. Les guerres ont été menées avec des nouvelles méthodes sophistiquées de déstabilisation politique des régimes non coopératifs avec ce qui a été appelé, les révolutions de couleur. L'objectif était simple: le contrôle de Rockefeller, via le Pentagone et la CIA, sur tous les gisements importants pétroliers et gaziers, ainsi que les pipelines pour leur transport, afin de pouvoir contrôler le géant économique émergeant eurasien, en particulier la Chine et la Russie. L'objectif devaient être atteint par tous les moyens. L’encerclement de la Russie par de l'OTAN, les révolutions de couleur partout en Eurasie et la guerre en Iraq sont devenus tous les aspects de l'une et la même stratégie géopolitique américaine: une stratégie grandiose pour détruire la Russie une fois pour toujours car potentiel rival d’une hégémonie unique d’un super pouvoirs américain. Mais la fin de l'ère Eltsin a représenté le hic dans les grands projets de Washington. Suite au pillage de la Russie guidé par Wall Street et la City of London par les réseaux des deux familiaux, un Poutine, plus intelligent et sobre est apparu avec prudence comme une force nationaliste dynamique, engagée à reconstruire la Russie. Un événement déterminant dans la géopolitique énergétique Russe a eu lieu en 2003. Poutine a ordonné l'arrestation spectaculaire de l’oligarque russe, Mihail Khordokovsk - ou MK, accusé d'évasion fiscale. Poutine a ensuite gelé les actions du gigantesque groupe pétrolier de Khorokovsky, le mettant sous contrôle de l'État. Qu'est-ce qui a déclenché l'action si forte et radicale de Poutine ? MK travaillait pour Jacob Rothschild. Il était le paravent de Rothschild. En mars 2000, MK était présent avec tous les autres oligarques à une réunion organisée par Poutine. Les oligarques avaient pris l’engagement devant Poutine qu’ils ne se mêleraient pas de la politique russe et qu’ils allaient rapatrier une partie de l'argent volé pendant l’époque Eltsin, ainsi ils seront autorisés à conserver leurs actifs. Tous ces oligarques ont servi de paravent pour Rothschild. La plupart d’entre eux ont accepté ce deal, à l'exception des oligarques juifs de Rothschild. Poutine les a mis en garde pour avoir violé leur engagement envers lui. MK faisait partie d’eux et voulait « acheter » la Douma - le Parlement Russe comme première étape pour se présenter aux élections contre Poutine en 2004. Entre-temps, Mihail Hodorkovski négociait avec deux sociétés pétrolières Rockefeller - Exxon et Chevron, pour vendre 40% de Yukos Huile (en échange de 25 milliards de dollars). Si la transaction avait abouti, l'indépendance économique et financière de la Russie aurait pris fin. Cette participation de 40% aurait offert à Washington, aux géants pétroliers américains et à la famille Rockefeller un pouvoir de veto de facto sur les futurs accords pétroliers, gaziers russes et pipelines. Au moment de son arrestation, Yukos venait de commencer les démarches pour acquérir Sibneft, une très grande entreprise de pétrole Russe. L'entreprise combinée Yukos-Sibneft, avec 20 milliards de barils de pétrole et de gaz, aurait détenu la deuxième plus grande réserve de pétrole et de gaz dans le monde - dans des mains privées, pas d'état. L'achat par Exxon de Yukos-Sibneft aurait été un véritable coup d'état dans le domaine de l'énergie. David Rockefeller et Jacob Rothschild le savaient très bien. La Maison Blanche et MK aussi. Mais Vladimir Poutine le savait aussi et c’est pour cette raison qu’il a agit de manière décisive et à bloqué toute l’opération, il a décidé d’arrêter MK en octobre 2003. Lors de la purification des oligarques et des capitalistes vautours, le véritable pouvoir derrière Mihail Hodorkovski a été obligé de s’est manifester. Lorsqu'il est devenu probable qu'il serait arrêté, il s’est organisé pour que toutes les actions reviennent à la société Yukos Petroleum soient transférées à Jacob Rothschild. Le transfert a eu lieu en novembre 2003, donnant à Jacob Rothschild un contrôle de 40 à 45% des Yukos, dont la valeur était estimée à 25 milliards de dollars. Par la suite, Poutine a liquidé et nationalisé Yukos en confisquant et en vendant ses actions aux sociétés pétrolières d’état. Poutine a rendu à la Russie ce qui a été volé par Jacob Rothschild. Une fois devenu l’homme le plus riche du pays, la chance de Mihail Hodorkovski a tourné. En 2003, Poutine a poursuivi Hodorkovski pour évasion fiscale et fraude, ce dernier a fait 10 ans de prison ensuite il a été exilé. Au moment où ont eu lieu les enchères truquées de la vente d'actifs de l'État en 1995/96, la plupart des entreprises ont été vendues pour seulement 5% de leur valeurs et Yukos a été "achetée" pour moins de 400 millions de dollars, tandis que sa valeur réelle était beaucoup plus élevée. Poutine a donc déclaré la guerre aux familles les plus puissantes de la planète. À partir de ce moment, nous assistons à une lutte entre Poutine et les deux familles. Poutine a survécu à de nombreuses tentatives d'assasinat de la part des ces deux réseaux. Depuis que Poutine a arrêté Hodorkovsky en 2003, le Kremlin a de nouveau mis les mécanismes de contrôle économique entre les mains de l'État. L'un des premiers points de l'ordre du jour de Poutine a été de payer intégralement les dettes au FMI et aux prêts en suspens de la période soviétique, se libérant ainsi des interférences de Rothschild. Cela a permis à Poutine de réduire l'influence des deux familles sur la Russie. Les événements russes ont été suivis bientôt par les déstabilisations secrètes financées par la CIA en Eurasie - des révolutions de couleur contre les gouvernements de la périphérie de la Russie. Poutine a commencé une série de mouvements défensives pour restaurer une forme d'équilibre face à la politique toujours évidente de Washington pour encercler et affaiblir la Russie. Les erreurs stratégiques ultérieures des États-Unis ont facilité le tâche de la Russie. Maintenant, avec les enjeux croissants des deux côtés - voir l'OTAN et la Russie - la Russie de Poutine est passée de la simple défense à une offensive dynamique destinée à assurer une position géopolitique plus viable en utilisant comme levier les ressources énergétiques. Jusqu'en 2003, après l'occupation de l'Iraq par les forces américaines et britanniques, la priorité la plus urgente pour les États-Unis était le contrôle du pétrole russe du gaz et des pipelines associés. Pour que cela arrive, un petit coup d'état en Géorgie était considéré comme essentiel, ainsi qu'un coup d’état similaire en Ukraine. Si, dans les deux pays, des régimes pro-américains étaient installés, non seulement la sécurité militaire de la Russie serait menacée de façon mortelle, mais également la capacité de la Russie à contrôler les exportations de pétrole et de gaz vers l'UE aurait été gravement entravée. En janvier 2004, la révolution de Roses a amené au pouvoir en Géorgie le candidat du Washington, Mikheil Saakashvili. Avec leur homme fermement installé à Tbilisi - BP et l’anglo-américain Oil Consortium ont rapidement finalisé un oléoduc de 1 800 km de Bakou via Tyblisi à Ceyhan de la Méditerranée turque, à un coût d'environ 3,6 milliards de dollars. Avec la construction du pipeline (BTC), un élément important est apparu dans l'affaiblissement de l'indépendance du pétrole et de l'énergie de la Russie. En novembre 2004, la CIA a mis son homme au pouvoir en Ukraine. Le coup d’état à eu le nom, la révolution orange. Pour la Russie, l'Ukraine a une importance stratégique plus grande que la Géorgie et cela est dû à plusieurs pipelines de pétrole et de gaz qui transitent l'Ukraine vers l'UE. Couper ces pipelines à la frontière avec l'Ukraine aurait porté un coup dur à la Russie qui ne pouvait pas se permettre une telle perte. Étant donné que la Pologne fait déjà partie de l'OTAN, une adhésion à l'OTAN de l'Ukraine et de la Géorgie aurait entourée presque complètement la Russie avec des voisins hostiles, créant une menace existentielle pour la survie même de la Russie. Poutine le savait mais ses options étaient limitées. Washington connaissait les enjeux et a tout fait pour imposer son agenda, moins de commencer la guerre contre un adversaire avec des capacités nucléaires. https://twitter.com/CalliFanciulla/status/1699313546566254605 6 sept. 2023
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  • Les projets de démantèlement de la Russie

    La revue Conflits vient de publier une traduction d’un article relatant comment l’UE, l’OTAN, et ceux que les russes appellent désormais « l’occident collectif » organisent un vaste projet de démembrement de la Russie.
    L’empire états-uniens et ses vassaux ne sauraient tolérer de rival et font tout pour supprimer toute puissance régionale ou mondiale qui pourrait leur empêcher d’organiser et d’exploiter le monde selon leurs désirs. Ce sont les mêmes qui ont organisé la dissolution de l’URSS, celle de la Yougoslavie socialiste puis de la Serbie, dont on a séparé le Kosovo. Ce sont les mêmes qui encouragent le sécessionniste islamiste ouighour au Xinjiang, le sécessionnisme tibétain et qui ont détruit l’Irak, la Libye et un certain nombre de pays africains, et tenté de faire de même avec la Syrie.
    Selon leurs intérêts et les situations, ces pays, agences et organisations internationales appellent soit « au respect des droits de l’homme », au « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », soit à l’intangibilité des frontières et au respect de la souveraineté. Ainsi, pour eux, les frontières de l’Ukraine sont intangibles et l’Ukraine est « souveraine » mais la Russie, la Syrie et tant d’autres pays peuvent être charcutés à souhait. Ils font signer (et trouvent toutes sortes d’idiots utiles pour le faire) pour les Ouighours, mais ont oublié l’existence même du droit international pour Porto Rico, les Comores, et un grand nombre d’autres pays.
    L’article qui est repris, ci-dessous est un article de la revue italienne de géopolitique Limes, traduit par la revue française Conflits
    Le Forum des nations libres de l’après-Russie, un cadre de dialogue qui rassemble les revendications indépendantistes des minorités ethniques russes et les réalités régionales (et leurs sympathisants euro-atlantiques – Américains, Polonais et Baltes), s’est réuni le 31 janvier 2023 au Parlement européen pour sa cinquième réunion. Le groupe a présenté à Bruxelles son projet de « décolonisation et de reconstruction » de la Fédération de Russie, parrainé par la composante polonaise du Parti des conservateurs et réformistes européens. Anna Fotyga, députée européenne et ancienne ministre polonaise des Affaires étrangères (Pis, parti Droit et Justice), impliquée dans les travaux du Forum depuis sa création, a rappelé sa mission fondatrice : « Comme dans le cas du Troisième Reich allemand, la Fédération de Russie, en tant que menace existentielle pour l’humanité et l’ordre international, devrait subir des changements drastiques. Il est naïf de penser que la Russie, après avoir été définitivement vaincue, restera dans le même cadre constitutionnel et territorial. La communauté internationale ne peut pas adopter une position confortable en attendant les développements, mais doit entreprendre une […] re-fédéralisation de l’État russe, en tenant compte de l’histoire de son impérialisme et en respectant les droits et les désirs des nations qui le composent. »1
    Démembrer la Fédération
    Parmi les orateurs du dernier forum figurait l’analyste américain d’origine polonaise Janusz Bugajski, ancien conseiller des départements d’État et de la Défense, que l’on a qualifié sans raison valable de « nouveau Brzezinski ». Son dernier livre, « Failed State. A guide to Russia’s Rupture » s’est retrouvé dans le collimateur de la presse russe, présenté comme un bréviaire des plans américains visant à démembrer la Fédération en encourageant le séparatisme ethnique.2
    Depuis son inauguration (le 8 mai à Varsovie), le Forum a gagné en notoriété et en nombre de membres. La première carte produite par le groupe (publiée dans le numéro du 9/22 de Limes3) envisageait une implosion de la Russie à partir de laquelle plus de trente États différents, délimités selon des critères ethniques et culturels disparates, prendraient naissance. Nous en reproduisons ici une mise à jour (carte couleur 6) : le changement le plus important consiste en la réduction de la taille de la région de Moscou au profit de nouveaux projets ethnico-nationaux.
    Par exemple, certains représentants des régions de Pskov et de Tver (anciennes principautés non représentées dans la version précédente) ainsi que de la région de Smolensk/Smaland ont annoncé la naissance de la « Plate-forme de la Kryvie orientale », un groupement créé dans le but « d’intégrer les peuples de la Grande Baltique » et de pencher « vers la variante est-européenne de la voie euro-atlantique, qui implique la préservation de l’identité et des fondements culturels et démographiques des pays et des peuples. »4
    Dans la nouvelle version de la carte, les républiques caucasiennes d’Ingouchie, d’Ossétie et de Kabardino-Balkarie gagnent également de l’espace et des frontières spécifiques. Selon leurs propres auteurs, cette carte-matrice est ouverte à des variations potentiellement infinies. Tant qu’elles servent un objectif unique : imaginer « des stratégies pour un démantèlement contrôlé, constructif et non violent du dernier empire colonial en Europe. »5
    Découpage ukrainien
    Les séparatistes russes et leurs porte-parole euro-atlantiques ne sont pas les seuls à se livrer à de tels exercices cartographiques. Sur un mur du bureau du chef du renseignement militaire ukrainien Kyrylo Budanov, photographié par des journalistes lors d’une interview, se trouve la carte en couleur 6a. Dessinées au feutre, les lignes de partage de la Russie imaginées par Kiev contestent et remplacent les frontières fédérales actuelles : le Japon (Япония) obtient les îles Kouriles contestées, l’Allemagne (ФРГ) Kaliningrad (Königsberg), la Finlande (Ф) la Carélie et une partie du Nord-Ouest russe. La Chine (Китай, à laquelle correspond la lettre К) comprend toute la Sibérie et l’Extrême-Orient.
    Dans la partie centrale de l’actuelle Fédération, une « République d’Asie centrale » devrait alors voir le jour, sous le nom de ЦАР (Car). La Russie proprement dite, décapitée de sa tête orientale, se retrouve avec le territoire marqué par les lettres РФ (RF). Dans la correspondance avec le Caucase, on lit « Ičkerija », le nom de la république séparatiste tchétchène proclamée en 1991 ainsi que le territoire que le parlement ukrainien a récemment reconnu comme « temporairement occupé » par les Russes6, ce que le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait déjà fait pour les îles Kouriles7. Surtout, les frontières ukrainiennes comprennent non seulement le Donbass et la Crimée, mais aussi les régions de Koursk, de Belgorod et du Kouban. Il a été demandé à Budanov si la carte représentait les plans d’expansion territoriale de Kiev une fois les frontières de 1991 retrouvées. Sa réponse a été sibylline : « Chacun voit ce qu’il veut voir. Il s’agit peut-être d’un indicateur approximatif. Ou peut-être pas. »8,9
    Si la première carte divise le corps de la Fédération selon ses lignes ethniques et selon le critère « autochtone » des droits historiques, la seconde rappelle les projets de partition de l’Eurasie en sphères d’influence élaborés par un certain courant stratégique de l’appareil américain10. Américains, Polonais, Ukrainiens et séparatistes ethniques imaginent des géométries de désintégration différentes, fonction de leurs projections géopolitiques respectives. Mais ce qui est le plus important à noter, outre la plausibilité des scénarios envisagés, c’est précisément la diffusion et la résonance croissante de cartographies similaires, signe de la récupération de la dimension spatiale dans la grammaire des puissances. Le retour de la géographie sanctionne peut-être aussi l’obsolescence de la thèse de la fin de l’histoire.✍🏽🔥
    Livres à lire :
    1- A. Fotyga, « The dissolution of the Russian Federation is far less dangerous than leaving it ruled by criminals », Euractiv, 27/1/2023.
    2- À lire également : Russie et Turquie, un défi à l’Occident
    3- V. Nikiforova, « V SŠA obnarodovan plan razrušenija Rossii » (« Aux États-Unis a été rendu public le plan de destruction de la Russie »), Ria Novosti, 16/9/2022 ; V. Kornilov, « Il est temps d’abandonner nos illusions, l’Occident mène une guerre pour détruire la Russie », RT, 20/9/2022
    4- Vostočno-Krivskaja Platforma, 16/1/2023, http://bit.ly/3DmRKDO.
    5- Depuis le canal Telegram du Forum, http://t.me/freenationsrussia.
    6- « Le parlement ukrainien déclare la « République tchétchène d’Ichkérie » territoire occupé par la Russie », Meduza, 18/10/2022.
    7- « L’Ukraine déclare les îles Kouriles territoire japonais occupé par la Russie », Meduza, 7/10/2022.
    8- « Interv’ju – Kyrylo Budanov : Naši podrazdelenija zajdut v Krym s oružiem v rukakh » (« Interview with Kyrylo Budanov : Our units will enter Crimea armed »), http://liga.net, 26/12/2022.
    9- À lire également : La Russie devient un nœud gordien diplomatique pour la Chine
    10- Voir par exemple Z. Brzezinski, « A Geostrategy for Eurasia », Foreign Affairs, vol. 76, no. 5, 1997.

    https://twitter.com/Hyperresilience/status/1658110534514794513
    Les projets de démantèlement de la Russie La revue Conflits vient de publier une traduction d’un article relatant comment l’UE, l’OTAN, et ceux que les russes appellent désormais « l’occident collectif » organisent un vaste projet de démembrement de la Russie. L’empire états-uniens et ses vassaux ne sauraient tolérer de rival et font tout pour supprimer toute puissance régionale ou mondiale qui pourrait leur empêcher d’organiser et d’exploiter le monde selon leurs désirs. Ce sont les mêmes qui ont organisé la dissolution de l’URSS, celle de la Yougoslavie socialiste puis de la Serbie, dont on a séparé le Kosovo. Ce sont les mêmes qui encouragent le sécessionniste islamiste ouighour au Xinjiang, le sécessionnisme tibétain et qui ont détruit l’Irak, la Libye et un certain nombre de pays africains, et tenté de faire de même avec la Syrie. Selon leurs intérêts et les situations, ces pays, agences et organisations internationales appellent soit « au respect des droits de l’homme », au « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », soit à l’intangibilité des frontières et au respect de la souveraineté. Ainsi, pour eux, les frontières de l’Ukraine sont intangibles et l’Ukraine est « souveraine » mais la Russie, la Syrie et tant d’autres pays peuvent être charcutés à souhait. Ils font signer (et trouvent toutes sortes d’idiots utiles pour le faire) pour les Ouighours, mais ont oublié l’existence même du droit international pour Porto Rico, les Comores, et un grand nombre d’autres pays. L’article qui est repris, ci-dessous est un article de la revue italienne de géopolitique Limes, traduit par la revue française Conflits Le Forum des nations libres de l’après-Russie, un cadre de dialogue qui rassemble les revendications indépendantistes des minorités ethniques russes et les réalités régionales (et leurs sympathisants euro-atlantiques – Américains, Polonais et Baltes), s’est réuni le 31 janvier 2023 au Parlement européen pour sa cinquième réunion. Le groupe a présenté à Bruxelles son projet de « décolonisation et de reconstruction » de la Fédération de Russie, parrainé par la composante polonaise du Parti des conservateurs et réformistes européens. Anna Fotyga, députée européenne et ancienne ministre polonaise des Affaires étrangères (Pis, parti Droit et Justice), impliquée dans les travaux du Forum depuis sa création, a rappelé sa mission fondatrice : « Comme dans le cas du Troisième Reich allemand, la Fédération de Russie, en tant que menace existentielle pour l’humanité et l’ordre international, devrait subir des changements drastiques. Il est naïf de penser que la Russie, après avoir été définitivement vaincue, restera dans le même cadre constitutionnel et territorial. La communauté internationale ne peut pas adopter une position confortable en attendant les développements, mais doit entreprendre une […] re-fédéralisation de l’État russe, en tenant compte de l’histoire de son impérialisme et en respectant les droits et les désirs des nations qui le composent. »1 Démembrer la Fédération Parmi les orateurs du dernier forum figurait l’analyste américain d’origine polonaise Janusz Bugajski, ancien conseiller des départements d’État et de la Défense, que l’on a qualifié sans raison valable de « nouveau Brzezinski ». Son dernier livre, « Failed State. A guide to Russia’s Rupture » s’est retrouvé dans le collimateur de la presse russe, présenté comme un bréviaire des plans américains visant à démembrer la Fédération en encourageant le séparatisme ethnique.2 Depuis son inauguration (le 8 mai à Varsovie), le Forum a gagné en notoriété et en nombre de membres. La première carte produite par le groupe (publiée dans le numéro du 9/22 de Limes3) envisageait une implosion de la Russie à partir de laquelle plus de trente États différents, délimités selon des critères ethniques et culturels disparates, prendraient naissance. Nous en reproduisons ici une mise à jour (carte couleur 6) : le changement le plus important consiste en la réduction de la taille de la région de Moscou au profit de nouveaux projets ethnico-nationaux. Par exemple, certains représentants des régions de Pskov et de Tver (anciennes principautés non représentées dans la version précédente) ainsi que de la région de Smolensk/Smaland ont annoncé la naissance de la « Plate-forme de la Kryvie orientale », un groupement créé dans le but « d’intégrer les peuples de la Grande Baltique » et de pencher « vers la variante est-européenne de la voie euro-atlantique, qui implique la préservation de l’identité et des fondements culturels et démographiques des pays et des peuples. »4 Dans la nouvelle version de la carte, les républiques caucasiennes d’Ingouchie, d’Ossétie et de Kabardino-Balkarie gagnent également de l’espace et des frontières spécifiques. Selon leurs propres auteurs, cette carte-matrice est ouverte à des variations potentiellement infinies. Tant qu’elles servent un objectif unique : imaginer « des stratégies pour un démantèlement contrôlé, constructif et non violent du dernier empire colonial en Europe. »5 Découpage ukrainien Les séparatistes russes et leurs porte-parole euro-atlantiques ne sont pas les seuls à se livrer à de tels exercices cartographiques. Sur un mur du bureau du chef du renseignement militaire ukrainien Kyrylo Budanov, photographié par des journalistes lors d’une interview, se trouve la carte en couleur 6a. Dessinées au feutre, les lignes de partage de la Russie imaginées par Kiev contestent et remplacent les frontières fédérales actuelles : le Japon (Япония) obtient les îles Kouriles contestées, l’Allemagne (ФРГ) Kaliningrad (Königsberg), la Finlande (Ф) la Carélie et une partie du Nord-Ouest russe. La Chine (Китай, à laquelle correspond la lettre К) comprend toute la Sibérie et l’Extrême-Orient. Dans la partie centrale de l’actuelle Fédération, une « République d’Asie centrale » devrait alors voir le jour, sous le nom de ЦАР (Car). La Russie proprement dite, décapitée de sa tête orientale, se retrouve avec le territoire marqué par les lettres РФ (RF). Dans la correspondance avec le Caucase, on lit « Ičkerija », le nom de la république séparatiste tchétchène proclamée en 1991 ainsi que le territoire que le parlement ukrainien a récemment reconnu comme « temporairement occupé » par les Russes6, ce que le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait déjà fait pour les îles Kouriles7. Surtout, les frontières ukrainiennes comprennent non seulement le Donbass et la Crimée, mais aussi les régions de Koursk, de Belgorod et du Kouban. Il a été demandé à Budanov si la carte représentait les plans d’expansion territoriale de Kiev une fois les frontières de 1991 retrouvées. Sa réponse a été sibylline : « Chacun voit ce qu’il veut voir. Il s’agit peut-être d’un indicateur approximatif. Ou peut-être pas. »8,9 Si la première carte divise le corps de la Fédération selon ses lignes ethniques et selon le critère « autochtone » des droits historiques, la seconde rappelle les projets de partition de l’Eurasie en sphères d’influence élaborés par un certain courant stratégique de l’appareil américain10. Américains, Polonais, Ukrainiens et séparatistes ethniques imaginent des géométries de désintégration différentes, fonction de leurs projections géopolitiques respectives. Mais ce qui est le plus important à noter, outre la plausibilité des scénarios envisagés, c’est précisément la diffusion et la résonance croissante de cartographies similaires, signe de la récupération de la dimension spatiale dans la grammaire des puissances. Le retour de la géographie sanctionne peut-être aussi l’obsolescence de la thèse de la fin de l’histoire.✍🏽🔥 Livres à lire : 1- A. Fotyga, « The dissolution of the Russian Federation is far less dangerous than leaving it ruled by criminals », Euractiv, 27/1/2023. 2- À lire également : Russie et Turquie, un défi à l’Occident 3- V. Nikiforova, « V SŠA obnarodovan plan razrušenija Rossii » (« Aux États-Unis a été rendu public le plan de destruction de la Russie »), Ria Novosti, 16/9/2022 ; V. Kornilov, « Il est temps d’abandonner nos illusions, l’Occident mène une guerre pour détruire la Russie », RT, 20/9/2022 4- Vostočno-Krivskaja Platforma, 16/1/2023, http://bit.ly/3DmRKDO. 5- Depuis le canal Telegram du Forum, http://t.me/freenationsrussia. 6- « Le parlement ukrainien déclare la « République tchétchène d’Ichkérie » territoire occupé par la Russie », Meduza, 18/10/2022. 7- « L’Ukraine déclare les îles Kouriles territoire japonais occupé par la Russie », Meduza, 7/10/2022. 8- « Interv’ju – Kyrylo Budanov : Naši podrazdelenija zajdut v Krym s oružiem v rukakh » (« Interview with Kyrylo Budanov : Our units will enter Crimea armed »), http://liga.net, 26/12/2022. 9- À lire également : La Russie devient un nœud gordien diplomatique pour la Chine 10- Voir par exemple Z. Brzezinski, « A Geostrategy for Eurasia », Foreign Affairs, vol. 76, no. 5, 1997. https://twitter.com/Hyperresilience/status/1658110534514794513
    Haha
    GRRR
    2
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  • Chronologie du conflit ukrainien

    Comment le conflit autour de l'Ukraine a-t-il évolué au fil des ans ? Comment en est-on finalement arrivé à la guerre de la Russie contre l'Ukraine ?

    La chronologie ci-dessous donne un aperçu de l'histoire de l'Ukraine depuis l'indépendance du pays en 1991 jusqu'au déclenchement de la guerre en 2022.

    Sources :
    - https://www.lpb-bw.de/fileadmin/_processed_/d/5/csm_ukraine_zeitleiste_deutschlandradio_7c8638ede9.jpg
    - https://www.lpb-bw.de/chronik-ukrainekonflikt

    #Eurasie #Russie #Ukraine #OTAN #USA #UnionEuropéenne #Guerre #Manifestation #Euromaïdan

    Chronologie du conflit ukrainien Comment le conflit autour de l'Ukraine a-t-il évolué au fil des ans ? Comment en est-on finalement arrivé à la guerre de la Russie contre l'Ukraine ? La chronologie ci-dessous donne un aperçu de l'histoire de l'Ukraine depuis l'indépendance du pays en 1991 jusqu'au déclenchement de la guerre en 2022. Sources : - https://www.lpb-bw.de/fileadmin/_processed_/d/5/csm_ukraine_zeitleiste_deutschlandradio_7c8638ede9.jpg - https://www.lpb-bw.de/chronik-ukrainekonflikt #Eurasie #Russie #Ukraine #OTAN #USA #UnionEuropéenne #Guerre #Manifestation #Euromaïdan
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  • Un état des lieux très différent s’installe dans le monde (Alastair Crooke)
    La façon dont le monde apparaît, dépend du fait que votre regard est fermement fixé sur le moyeu de la roue, ou bien, si vous observez la rotation de la roue autour du moyeu – et le roulement qu’elle suit – vous voyez le monde différemment.
    D’un point de vue centré sur Washington, tout est immobile : rien (pour ainsi dire) ne bouge sur le plan géopolitique. Y a-t-il eu des élections aux États-Unis ? Eh bien, il est certain qu’il n’y a plus d’événement « jour d’élection », car la nouvelle mécanique des bulletins de vote contre le vote en personne, qui commence jusqu’à 50 jours plus tôt et se poursuit des semaines plus tard, s’est éloignée de l’ancienne notion d’« élection » et d’un résultat macro global.
    De ce point de vue « centré », les élections de mi-mandat ne changent rien – c’est la stase.
    Tant de politiques de Biden étaient de toute façon déjà gravées dans la pierre – et au-delà de la capacité de tout Congrès à les changer à court terme.
    Toute nouvelle législation, s’il y en avait, pourrait faire l’objet d’un veto. Et si le « mois » électoral se termine avec la Chambre contrôlée par les républicains et le Sénat contrôlé par les démocrates, il se peut qu’il n’y ait aucune législation du tout, en raison de la partisannerie et de l’incapacité à faire des compromis.
    Plus précisément, Biden peut de toute façon gouverner pendant les deux prochaines années par décret et par inertie bureaucratique – et ne pas avoir besoin du Congrès du tout. En d’autres termes, la composition du Congrès n’a peut-être pas tant d’importance que cela.
    Mais maintenant, tournez votre regard vers la rotation autour du « moyeu », et que voyez-vous ? La jante qui tourne à toute allure. Elle s’accroche de plus en plus au sol et a une orientation claire.
    Le plus grand pivot autour du moyeu ? Probablement le président chinois Xi qui se rend à Riyad pour rencontrer Mohammad ben Salman (MBS). Ici, la jante de la roue s’enfonce profondément pour s’agripper fermement à la roche-mère, alors que l’Arabie saoudite effectue son pivot vers les BRICS. Xi se rendra probablement à Riyad pour régler les détails de l’adhésion de l’Arabie saoudite aux BRICS et les conditions du futur « accord pétrolier » de la Chine avec l’Arabie saoudite. C’est peut-être le début de la fin du système des pétrodollars, car tout ce qui sera convenu en termes de mode de paiement chinois pour le pétrole s’inscrira dans le cadre des plans russo-chinois visant à faire passer l’Eurasie à une nouvelle monnaie commerciale (loin du dollar).
    Le fait que l’Arabie saoudite gravite autour des BRICS signifie que d’autres États du Golfe et du Moyen-Orient, tels que l’Égypte, gravitent également autour des BRICS.
    Un autre pivot : Le ministre turc de l’Intérieur, Süleyman Soylu, a déclaré après l’explosion de cette semaine à Istanbul : « Nous n’acceptons pas le message de condoléances de l’ambassade des États-Unis. Nous comprenons le message qui nous a été transmis, nous avons reçu le message qui nous a été transmis ». Soylu a ensuite rejeté les condoléances américaines, les assimilant à « un tueur qui se présente le premier sur la scène d’un crime ».
    Soyons clairs : le ministre vient de dire aux États-Unis d’aller se faire voir. Ce déchaînement de colère brute intervient au moment où la Turquie a accepté de s’associer à la Russie pour établir un nouveau centre gazier en Turquie et participe avec la Russie à un accord massif d’investissement et de coopération dans le domaine du pétrole et du gaz avec l’Iran. La Turquie aussi s’oriente vers les BRICS.
    Et, à mesure que la Turquie s’éloigne d’un « moyeu », une grande partie de la sphère turque suivra l’exemple de la Turquie.
    Ces deux événements – de la réunion de Xi avec MBS, qui fait un pied de nez aux États-Unis, à la fureur de la Turquie face au terrorisme à Istanbul – s’imbriquent clairement pour marquer un pivot stratégique du Moyen-Orient – à la fois en termes d’énergie et de cadres monétaires, vers la sphère de libre-échange eurasienne qui se développe.
    Viennent ensuite les nouvelles de jeudi dernier : L’Iran affirme avoir développé un missile hypersonique de haute précision. Le général Hajjizadeh a déclaré que le missile balistique hypersonique iranien peut atteindre plus de cinq fois la vitesse du son et, à ce titre, il sera capable de déjouer tous les systèmes actuels de défense antimissile.
    En bref, l’Iran est déjà un État du seuil nucléaire (mais pas un État doté d’armes nucléaires). La remarquable réussite technique que représente la production d’un missile hypersonique de haute précision (qui échappe encore aux États-Unis) constitue un changement de paradigme.
    Les armes nucléaires stratégiques n’ont aucun sens dans un petit Moyen-Orient à la population très hétérogène – et maintenant, il n’est pas nécessaire que l’Iran devienne un État doté d’armes nucléaires. Dès lors, quel serait l’intérêt d’une stratégie d’endiguement compliquée (c’est-à-dire le JCPOA), orientée vers l’entrave d’un résultat qui a été dépassé par les nouvelles technologies ? La capacité des missiles balistiques hypersoniques rend les armes nucléaires tactiques superflues. Et les missiles hypersoniques sont plus efficaces, plus faciles à déployer.
    Le problème pour les États-Unis et Israël, c’est que l’Iran l’a fait – il a dépassé la cage de confinement du JCPOA.
    En outre, quelques jours plus tôt, l’Iran a également annoncé qu’il avait lancé un missile balistique transportant un satellite dans l’espace. Si tel est le cas, l’Iran dispose désormais de missiles balistiques capables d’atteindre, non seulement Israël, mais aussi l’Europe. En outre, l’Iran devrait bientôt recevoir 60 avions SU-35, ce qui n’est qu’un élément de l’évolution rapide de ses relations avec la Russie, scellée la semaine dernière par la présence à Téhéran de Nikolaï Patrouchev (secrétaire du Conseil de sécurité de la Russie).
    Encore une fois, pour être clair, la Russie vient de se doter d’un multiplicateur de force cinétique très puissant, d’un accès au rolodex de contacts et de stratégies de l’Iran qui lui permet de contourner les sanctions, et d’un partenaire à part entière dans le grand jeu de Moscou visant à faire de l’Eurasie un super-oligopole des matières premières.
    En d’autres termes, si l’Iran devient un multiplicateur de force pour l’axe Russie-Chine, l’Irak, la Syrie, le Hezbollah et les Houthis suivront une trajectoire similaire.
    Tandis que l’architecture de sécurité européenne reste figée dans l’étroitesse de l’OTAN et l’emprise antirusse, l’architecture de sécurité de l’Asie occidentale s’éloigne de l’ancienne polarisation dure dirigée par les États-Unis et Israël entre une sphère sunnite et l’Iran chiite (c’est-à-dire les accords dits d’Abraham) et se reforme autour d’une nouvelle architecture de sécurité façonnée par la Russie et la Chine.
    Cette évolution est logique. La Turquie tient à son héritage civilisationnel turc. L’Iran est clairement un État civilisationnel, et MBS souhaite manifestement que son royaume soit également largement accepté comme tel (et pas seulement comme une dépendance des États-Unis). L’intérêt du format de l’OCS est qu’il est «pro-autonomie» et s’oppose à toute singularité idéologique. En fait, de par son concept civilisationnel, elle devient anti-idéologique et s’oppose aux alliances binaires (avec nous ou contre nous). L’adhésion ne nécessite pas l’approbation des politiques particulières de chaque partenaire, à condition qu’elles n’empiètent pas sur la souveraineté des autres.
    En effet, l’ensemble de l’Asie occidentale – à un degré ou à un autre – est en train de s’élever dans ce paradigme économique et sécuritaire eurasien en pleine évolution.
    Et, pour dire les choses simplement, puisque l’Afrique est déjà enrôlée dans le camp de la Chine, la composante africaine de la région MENA s’oriente fortement vers l’Eurasie, elle aussi. L’affiliation du Sud global peut également être considérée comme allant de soi.
    Qu’en est-il de l’ancien « moyeu » ? Il a l’Europe entièrement sous son contrôle. Pour l’instant, oui…
    Cependant, une étude publiée par l’École de guerre économique française suggère que, si l’Europe a, depuis la Seconde Guerre mondiale, « vécu dans un état de non-dit » en ce qui concerne sa dépendance totale à l’égard de Washington, alors que les sanctions russes ont un effet catastrophique sur l’Europe, « une situation très différente s’installe ». Par conséquent, les hommes politiques, tout comme le public, ont du mal à identifier « qui est vraiment leur ennemi ».
    Eh bien, l’opinion collective, basée sur des entretiens avec des experts du renseignement français (c’est-à-dire l’État profond français) est très claire : 97% d’entre eux considèrent que les États-Unis sont la puissance étrangère qui « menace le plus » les « intérêts économiques » de la France. Et ils le considèrent comme un problème qui doit être résolu.
    Bien sûr, les États-Unis ne laisseront pas facilement tomber l’Europe. Néanmoins, si certaines parties de l’Establishment peuvent parler ainsi, c’est que quelque chose bouge et se prépare, sous la surface. Le rapport souligne naturellement que l’UE peut avoir un excédent commercial de 150 milliards d’euros avec les États-Unis, mais que ces derniers ne permettront jamais que cela se traduise par une « autonomie stratégique ». Et tout gain d’autonomie est obtenu dans le contexte constant – et plus que compensé – d’une « forte pression géopolitique et militaire » de la part des États-Unis à tout moment.
    Le sabotage de Nord Stream aurait-il été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase ? En partie, il a été un élément déclencheur, mais l’Europe cache ses diverses vieilles haines et sa vindicte longtemps entretenue sous le « couvercle bruxellois de l’argent facile ». Mais cela ne vaut que tant que l’UE reste un distributeur automatique de billets glorifié – les États insèrent leur carte de débit et retirent de l’argent. Les animosités cachées sont réprimées, et l’argent lubrifié jusqu’à la quiescence.
    Cependant, le distributeur est en difficulté (contraction économique, désindustrialisation et austérité arrivent !) ; et comme la fenêtre des retraits du distributeur se réduit, le couvercle qui retient les vieilles animosités et les sentiments tribaux ne tiendra pas longtemps. En effet, les démons se lèvent – et sont facilement visibles dès maintenant.
    Et enfin, le « moyeu » de Washington tiendra-t-il le coup ? Conserve-t-il les ressources nécessaires pour gérer un si grand nombre d’événements stress-tests – financiers, systémiques et politiques – qui arrivent tous de manière synchronisée ? Nous devons attendre pour le savoir.
    Rétrospectivement, le « centre » n’est pas « en mouvement ». Il a déjà bougé. C’est juste que tant de personnes sont bloquées dans la vision d’un « espace vide » qui était autrefois occupé par quelque chose de passé, mais qui, d’une manière ou d’une autre, persiste encore, dans la mémoire visuelle, comme une « ombre » de sa solidité antérieure.
    Par Alastair Crooke
    Sources : Strategic Culture Foundation; traduction Réseau International
    https://french. almanar. com. lb/2495220#
    Un état des lieux très différent s’installe dans le monde (Alastair Crooke) La façon dont le monde apparaît, dépend du fait que votre regard est fermement fixé sur le moyeu de la roue, ou bien, si vous observez la rotation de la roue autour du moyeu – et le roulement qu’elle suit – vous voyez le monde différemment. D’un point de vue centré sur Washington, tout est immobile : rien (pour ainsi dire) ne bouge sur le plan géopolitique. Y a-t-il eu des élections aux États-Unis ? Eh bien, il est certain qu’il n’y a plus d’événement « jour d’élection », car la nouvelle mécanique des bulletins de vote contre le vote en personne, qui commence jusqu’à 50 jours plus tôt et se poursuit des semaines plus tard, s’est éloignée de l’ancienne notion d’« élection » et d’un résultat macro global. De ce point de vue « centré », les élections de mi-mandat ne changent rien – c’est la stase. Tant de politiques de Biden étaient de toute façon déjà gravées dans la pierre – et au-delà de la capacité de tout Congrès à les changer à court terme. Toute nouvelle législation, s’il y en avait, pourrait faire l’objet d’un veto. Et si le « mois » électoral se termine avec la Chambre contrôlée par les républicains et le Sénat contrôlé par les démocrates, il se peut qu’il n’y ait aucune législation du tout, en raison de la partisannerie et de l’incapacité à faire des compromis. Plus précisément, Biden peut de toute façon gouverner pendant les deux prochaines années par décret et par inertie bureaucratique – et ne pas avoir besoin du Congrès du tout. En d’autres termes, la composition du Congrès n’a peut-être pas tant d’importance que cela. Mais maintenant, tournez votre regard vers la rotation autour du « moyeu », et que voyez-vous ? La jante qui tourne à toute allure. Elle s’accroche de plus en plus au sol et a une orientation claire. Le plus grand pivot autour du moyeu ? Probablement le président chinois Xi qui se rend à Riyad pour rencontrer Mohammad ben Salman (MBS). Ici, la jante de la roue s’enfonce profondément pour s’agripper fermement à la roche-mère, alors que l’Arabie saoudite effectue son pivot vers les BRICS. Xi se rendra probablement à Riyad pour régler les détails de l’adhésion de l’Arabie saoudite aux BRICS et les conditions du futur « accord pétrolier » de la Chine avec l’Arabie saoudite. C’est peut-être le début de la fin du système des pétrodollars, car tout ce qui sera convenu en termes de mode de paiement chinois pour le pétrole s’inscrira dans le cadre des plans russo-chinois visant à faire passer l’Eurasie à une nouvelle monnaie commerciale (loin du dollar). Le fait que l’Arabie saoudite gravite autour des BRICS signifie que d’autres États du Golfe et du Moyen-Orient, tels que l’Égypte, gravitent également autour des BRICS. Un autre pivot : Le ministre turc de l’Intérieur, Süleyman Soylu, a déclaré après l’explosion de cette semaine à Istanbul : « Nous n’acceptons pas le message de condoléances de l’ambassade des États-Unis. Nous comprenons le message qui nous a été transmis, nous avons reçu le message qui nous a été transmis ». Soylu a ensuite rejeté les condoléances américaines, les assimilant à « un tueur qui se présente le premier sur la scène d’un crime ». Soyons clairs : le ministre vient de dire aux États-Unis d’aller se faire voir. Ce déchaînement de colère brute intervient au moment où la Turquie a accepté de s’associer à la Russie pour établir un nouveau centre gazier en Turquie et participe avec la Russie à un accord massif d’investissement et de coopération dans le domaine du pétrole et du gaz avec l’Iran. La Turquie aussi s’oriente vers les BRICS. Et, à mesure que la Turquie s’éloigne d’un « moyeu », une grande partie de la sphère turque suivra l’exemple de la Turquie. Ces deux événements – de la réunion de Xi avec MBS, qui fait un pied de nez aux États-Unis, à la fureur de la Turquie face au terrorisme à Istanbul – s’imbriquent clairement pour marquer un pivot stratégique du Moyen-Orient – à la fois en termes d’énergie et de cadres monétaires, vers la sphère de libre-échange eurasienne qui se développe. Viennent ensuite les nouvelles de jeudi dernier : L’Iran affirme avoir développé un missile hypersonique de haute précision. Le général Hajjizadeh a déclaré que le missile balistique hypersonique iranien peut atteindre plus de cinq fois la vitesse du son et, à ce titre, il sera capable de déjouer tous les systèmes actuels de défense antimissile. En bref, l’Iran est déjà un État du seuil nucléaire (mais pas un État doté d’armes nucléaires). La remarquable réussite technique que représente la production d’un missile hypersonique de haute précision (qui échappe encore aux États-Unis) constitue un changement de paradigme. Les armes nucléaires stratégiques n’ont aucun sens dans un petit Moyen-Orient à la population très hétérogène – et maintenant, il n’est pas nécessaire que l’Iran devienne un État doté d’armes nucléaires. Dès lors, quel serait l’intérêt d’une stratégie d’endiguement compliquée (c’est-à-dire le JCPOA), orientée vers l’entrave d’un résultat qui a été dépassé par les nouvelles technologies ? La capacité des missiles balistiques hypersoniques rend les armes nucléaires tactiques superflues. Et les missiles hypersoniques sont plus efficaces, plus faciles à déployer. Le problème pour les États-Unis et Israël, c’est que l’Iran l’a fait – il a dépassé la cage de confinement du JCPOA. En outre, quelques jours plus tôt, l’Iran a également annoncé qu’il avait lancé un missile balistique transportant un satellite dans l’espace. Si tel est le cas, l’Iran dispose désormais de missiles balistiques capables d’atteindre, non seulement Israël, mais aussi l’Europe. En outre, l’Iran devrait bientôt recevoir 60 avions SU-35, ce qui n’est qu’un élément de l’évolution rapide de ses relations avec la Russie, scellée la semaine dernière par la présence à Téhéran de Nikolaï Patrouchev (secrétaire du Conseil de sécurité de la Russie). Encore une fois, pour être clair, la Russie vient de se doter d’un multiplicateur de force cinétique très puissant, d’un accès au rolodex de contacts et de stratégies de l’Iran qui lui permet de contourner les sanctions, et d’un partenaire à part entière dans le grand jeu de Moscou visant à faire de l’Eurasie un super-oligopole des matières premières. En d’autres termes, si l’Iran devient un multiplicateur de force pour l’axe Russie-Chine, l’Irak, la Syrie, le Hezbollah et les Houthis suivront une trajectoire similaire. Tandis que l’architecture de sécurité européenne reste figée dans l’étroitesse de l’OTAN et l’emprise antirusse, l’architecture de sécurité de l’Asie occidentale s’éloigne de l’ancienne polarisation dure dirigée par les États-Unis et Israël entre une sphère sunnite et l’Iran chiite (c’est-à-dire les accords dits d’Abraham) et se reforme autour d’une nouvelle architecture de sécurité façonnée par la Russie et la Chine. Cette évolution est logique. La Turquie tient à son héritage civilisationnel turc. L’Iran est clairement un État civilisationnel, et MBS souhaite manifestement que son royaume soit également largement accepté comme tel (et pas seulement comme une dépendance des États-Unis). L’intérêt du format de l’OCS est qu’il est «pro-autonomie» et s’oppose à toute singularité idéologique. En fait, de par son concept civilisationnel, elle devient anti-idéologique et s’oppose aux alliances binaires (avec nous ou contre nous). L’adhésion ne nécessite pas l’approbation des politiques particulières de chaque partenaire, à condition qu’elles n’empiètent pas sur la souveraineté des autres. En effet, l’ensemble de l’Asie occidentale – à un degré ou à un autre – est en train de s’élever dans ce paradigme économique et sécuritaire eurasien en pleine évolution. Et, pour dire les choses simplement, puisque l’Afrique est déjà enrôlée dans le camp de la Chine, la composante africaine de la région MENA s’oriente fortement vers l’Eurasie, elle aussi. L’affiliation du Sud global peut également être considérée comme allant de soi. Qu’en est-il de l’ancien « moyeu » ? Il a l’Europe entièrement sous son contrôle. Pour l’instant, oui… Cependant, une étude publiée par l’École de guerre économique française suggère que, si l’Europe a, depuis la Seconde Guerre mondiale, « vécu dans un état de non-dit » en ce qui concerne sa dépendance totale à l’égard de Washington, alors que les sanctions russes ont un effet catastrophique sur l’Europe, « une situation très différente s’installe ». Par conséquent, les hommes politiques, tout comme le public, ont du mal à identifier « qui est vraiment leur ennemi ». Eh bien, l’opinion collective, basée sur des entretiens avec des experts du renseignement français (c’est-à-dire l’État profond français) est très claire : 97% d’entre eux considèrent que les États-Unis sont la puissance étrangère qui « menace le plus » les « intérêts économiques » de la France. Et ils le considèrent comme un problème qui doit être résolu. Bien sûr, les États-Unis ne laisseront pas facilement tomber l’Europe. Néanmoins, si certaines parties de l’Establishment peuvent parler ainsi, c’est que quelque chose bouge et se prépare, sous la surface. Le rapport souligne naturellement que l’UE peut avoir un excédent commercial de 150 milliards d’euros avec les États-Unis, mais que ces derniers ne permettront jamais que cela se traduise par une « autonomie stratégique ». Et tout gain d’autonomie est obtenu dans le contexte constant – et plus que compensé – d’une « forte pression géopolitique et militaire » de la part des États-Unis à tout moment. Le sabotage de Nord Stream aurait-il été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase ? En partie, il a été un élément déclencheur, mais l’Europe cache ses diverses vieilles haines et sa vindicte longtemps entretenue sous le « couvercle bruxellois de l’argent facile ». Mais cela ne vaut que tant que l’UE reste un distributeur automatique de billets glorifié – les États insèrent leur carte de débit et retirent de l’argent. Les animosités cachées sont réprimées, et l’argent lubrifié jusqu’à la quiescence. Cependant, le distributeur est en difficulté (contraction économique, désindustrialisation et austérité arrivent !) ; et comme la fenêtre des retraits du distributeur se réduit, le couvercle qui retient les vieilles animosités et les sentiments tribaux ne tiendra pas longtemps. En effet, les démons se lèvent – et sont facilement visibles dès maintenant. Et enfin, le « moyeu » de Washington tiendra-t-il le coup ? Conserve-t-il les ressources nécessaires pour gérer un si grand nombre d’événements stress-tests – financiers, systémiques et politiques – qui arrivent tous de manière synchronisée ? Nous devons attendre pour le savoir. Rétrospectivement, le « centre » n’est pas « en mouvement ». Il a déjà bougé. C’est juste que tant de personnes sont bloquées dans la vision d’un « espace vide » qui était autrefois occupé par quelque chose de passé, mais qui, d’une manière ou d’une autre, persiste encore, dans la mémoire visuelle, comme une « ombre » de sa solidité antérieure. Par Alastair Crooke Sources : Strategic Culture Foundation; traduction Réseau International https://french. almanar. com. lb/2495220#
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  • .Comment la CIA veut éliminer la Russie et la Chine | Idriss Aberkane
    "Alors que la Russie et la Chine vivent des évènements qui testent leur stabilité, plusieurs voix s'élèvent au sein des BRICS et de leurs sympathisants pour dénoncer la tentative des Etats-Unis d'imposer leur hégémonie mondiale. Dans ce contexte nous revenons sur l'enjeu que représente l’Eurasie pour les USA – déjà décrit en 1997 par Zbigniew Brzeziński dans son ouvrage "Le Grand Échiquier".
    Dans ce jeu géopolitique la CIA est un acteur de poids, aux intérêts souvent troubles, et qui a déjà prouvé par le passé sa redoutable efficacité quand il s'agit de déstabiliser des ennemis nationaux ou internationaux...
    1) Vladimir Poutine n'a pas déclaré la mobilisation générale mais a bien déclaré officiellement qu'il s'agissait d'une guerre. Les réserves russes sont de l'ordre de 300 000 soldats contre 14 millions de mobilisables en Ukraine.
    2) Des rumeurs de plus en plus appuyées prétendent que Xi Jinping serait aux arrêts en Chine, donc qu'un coup d'état doux se déroulerait actuellement en République Populaire.
    #russie #chine #cia"
    https://youtu.be/995W3WHrQHg
    .Comment la CIA veut éliminer la Russie et la Chine | Idriss Aberkane "Alors que la Russie et la Chine vivent des évènements qui testent leur stabilité, plusieurs voix s'élèvent au sein des BRICS et de leurs sympathisants pour dénoncer la tentative des Etats-Unis d'imposer leur hégémonie mondiale. Dans ce contexte nous revenons sur l'enjeu que représente l’Eurasie pour les USA – déjà décrit en 1997 par Zbigniew Brzeziński dans son ouvrage "Le Grand Échiquier". Dans ce jeu géopolitique la CIA est un acteur de poids, aux intérêts souvent troubles, et qui a déjà prouvé par le passé sa redoutable efficacité quand il s'agit de déstabiliser des ennemis nationaux ou internationaux... 1) Vladimir Poutine n'a pas déclaré la mobilisation générale mais a bien déclaré officiellement qu'il s'agissait d'une guerre. Les réserves russes sont de l'ordre de 300 000 soldats contre 14 millions de mobilisables en Ukraine. 2) Des rumeurs de plus en plus appuyées prétendent que Xi Jinping serait aux arrêts en Chine, donc qu'un coup d'état doux se déroulerait actuellement en République Populaire. #russie #chine #cia" https://youtu.be/995W3WHrQHg
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  • Six mois d’opération spéciale : qu’est-ce que la Russie espère réaliser en Ukraine ?

    Les récentes remarques de Poutine montrent que l’état d’esprit à Moscou a changé et que les compromis ne sont plus à l’ordre du jour. Cela signifie que ce que la Russie s’efforce d’obtenir doit d’abord être gagné, puis sécurisé.

    La semaine dernière, Vladimir Poutine a décrit l’Ukraine comme une « enclave anti-russe » qui doit être éliminée. Il a également déclaré que les soldats russes participant à l’opération militaire se battaient pour « leur patrie ». Les deux déclarations ont des implications importantes.

    Au cours des six derniers mois, le mantra des dirigeants russes a été que tous les objectifs de l’offensive seront atteints. Les objectifs concrets, tels que la mesure dans laquelle les forces armées de Moscou veulent pénétrer en Ukraine, n’ont jamais été divulgués. Cela donne lieu à des spéculations sur les objectifs réels du Kremlin.

    Seul le président Poutine pouvait donner une réponse contraignante à cette question. Cependant, deux aspects ne peuvent échapper à notre attention. Le premier est la radicalisation de la position de Moscou envers l’Ukraine à la suite à la fois des attitudes occidentales et des actions de Kiev. Le deuxième aspect est l’écart croissant entre le résultat minimal de l’opération militaire, dont la Russie pourrait se contenter, et le maximum que les États-Unis et leurs alliés accepteraient.

    Depuis la signature du deuxième accord de Minsk en 2015, le Kremlin a passé environ six ans à essayer de le mettre en œuvre. L’accord aurait pu assurer le statut autonome du Donbass au sein de l’Ukraine appartenant à l’État et donner à la région une certaine influence sur la politique nationale, y compris sur la question de l’orientation géopolitique et géoéconomique du pays. Cependant, Kiev n’était pas prêt à coopérer à la mise en œuvre de l’accord dès le début et ne le considérait que comme un avantage pour Moscou. Washington, pour sa part, a promu cette attitude dans ses efforts pour affaiblir la Russie, tandis que de Berlin et Paris, officiellement les garants de l’accord aux côtés de la Russie, il n’a exercé aucune influence sur Kiev et a finalement repris la position ukrainienne.

    L’élection de Vladimir Zelensky à la présidence ukrainienne en 2019 a d’abord semblé signaler une ouverture à la paix, et le président Poutine a fait de sérieux efforts pour enfin faire décoller la mise en œuvre de l’accord de Minsk. Cependant, Kiev a reculé peu de temps après et a adopté une position encore plus dure qu’auparavant sous le président Porochenko. Néanmoins, jusqu’à la mi-2021, le Kremlin a continué à se concentrer sur une solution à la question du Donbass dans ses relations avec l’Ukraine, essentiellement sur la base de l’accord de Minsk, et finalement sur la reconnaissance de facto du statut de la Russie en Crimée.

    Cependant, en juin de l’année dernière, Vladimir Poutine a publié un long article sur les relations russo-ukrainiennes, dans lequel il a clairement indiqué qu’il considérait la situation actuelle comme un problème majeur en termes de sécurité, de politique et d’identité de la Russie, qu’il acceptait sa responsabilité personnelle et qu’il exprimait sa détermination à apporter des corrections stratégiques concernant l’Ukraine. Cependant, il n’a pas révélé ses plans.

    En décembre dernier, Moscou a envoyé un paquet de propositions à Washington qui équivalait à une liste de garanties de sécurité pour la Russie. Il s’agissait notamment de la neutralité militaire et politique formelle de l’Ukraine – pas d’adhésion à l’OTAN – pas de stationnement de systèmes d’armes et de bases militaires américains et autres de l’OTAN en Ukraine, et une interdiction des manœuvres militaires sur le territoire ukrainien. En d’autres termes, pas d’OTAN en Ukraine. Alors que les États-Unis ont accepté de discuter de certaines questions spécifiques à l’armée mentionnées dans le paquet de propositions russes, les principales demandes de Moscou concernant l’Ukraine et l’OTAN ont été rejetées. Poutine a donc dû accepter un non comme réponse.

    Peu avant le début de l’opération militaire, Moscou a reconnu les deux républiques du Donbass et a également appelé Kiev à évacuer les parties de Donetsk et de Lougansk, qui étaient alors sous contrôle ukrainien – ou à en supporter les conséquences. Kiev a refusé et les hostilités ont commencé. La raison officielle de la Russie pour l’utilisation de moyens militaires était la défense des deux républiques nouvellement reconnues qui avaient demandé une assistance militaire.

    Peu après le début des hostilités, la Russie et l’Ukraine ont entamé des pourparlers de paix. Lors d’une réunion à Istanbul fin mars 2022, Moscou a appelé le gouvernement de Zelensky à reconnaître la souveraineté des deux républiques du Donbass à l’intérieur de leurs frontières constitutionnelles, ainsi que la souveraineté de la Russie sur la Crimée, qui a été officiellement incorporée à la Fédération de Russie en 2014, et à accepter un statut neutre et démilitarisé pour le territoire contrôlé par Kiev.

    À cette époque, Moscou reconnaissait encore le gouvernement ukrainien actuel et était prêt à négocier directement avec lui. Kiev, pour sa part, a d’abord semblé prêt à accepter les demandes de Moscou, qui ont été critiquées par de nombreux observateurs en Russie comme trop indulgentes envers l’Ukraine, mais a rapidement retrouvé une position dure envers Moscou. Moscou soupçonnait que cette volte-face, comme par le passé, était le résultat de l’influence des États-Unis en coulisses, souvent soutenue par les Britanniques et d’autres alliés occidentaux.

    Depuis le printemps 2022, alors que les conflits armés battaient leur plein, Moscou a élargi ses objectifs stratégiques. Cela comprenait maintenant la « dénazification » de l’Ukraine, qui comprend non seulement le retrait des éléments ultra-nationalistes et anti-russes du gouvernement ukrainien, de plus en plus appelé par les responsables russes le « régime de Kiev », mais aussi l’éradication de son idéologie, qui fait référence au collaborateur nazi Stepan Bandera, ainsi que son influence sur la société, y compris dans les domaines de l’éducation, Médias et culture.

    Moscou a également ajouté à ses objectifs stratégiques ce que Poutine appelle la « décommunisation » de l’Ukraine, ce qui signifie que l’Ukraine, dont la direction politique rejette le passé soviétique, sera facilitée par les zones russophones ou russophones de la République ukrainienne soviétique de l’URSS par les dirigeants communistes de Moscou, Vladimir Lénine, Joseph Staline et Nikita Khrouchtchev. == Références == En plus du Donbass, cela inclut tout le sud-est de l’Ukraine, de Kharkov à Odessa.

    Ce changement de stratégie a conduit à l’abandon des signaux selon lesquels la Russie respecterait l’État ukrainien en dehors du Donbass et des organes gouvernementaux militaires à établir dans les territoires conquis par les forces russes. Immédiatement après, des efforts ont commencé pour intégrer de facto ces zones dans l’État russe. À ce jour, Kherson, une grande partie de Zaporozhye et une partie du territoire de Kharkov ont été intégrés dans le système économique russe, le rouble russe a été introduit, le système éducatif russe a été adopté et la population s’est vu offrir un chemin simple vers la citoyenneté russe.

    Après que les conflits armés en Ukraine soient rapidement devenus une guerre par procuration entre la Russie et l’Occident dirigé par les États-Unis, les points de vue sur l’avenir de l’Ukraine en Russie ont continué à se radicaliser.

    Alors qu’une cessation rapide des hostilités et un règlement de paix solide aux conditions russes au printemps dernier auraient démilitarisé l’Ukraine sans le Donbass, démilitarisé et laissé en dehors de l’OTAN, mais toujours sous la direction actuelle avec son idéologie anti-russe virulente et sa dépendance à l’égard de l’Occident, la nouvelle pensée à Moscou, comme le suggèrent les déclarations de Poutine, tend à : de considérer toute forme d’État ukrainien qui n’est pas complètement et définitivement purgée de l’idéologie ultranationaliste comme un danger clair et actuel, comme une bombe à retardement juste à la frontière de la Russie non loin de sa propre capitale.

    Dans ces circonstances, compte tenu des pertes et des difficultés subies jusqu’à présent, il ne suffira pas à la Russie de prendre le contrôle de ce qui était autrefois connu sous le nom de Novorossiya, ainsi que de la côte nord de la mer Noire jusqu’en Transnistrie. Cela signifierait que l’Ukraine serait complètement coupée de la mer et, on suppose, la Russie gagnerait une grande partie du territoire et des millions de nouveaux citoyens par le biais de référendums. Bien sûr, pour atteindre cet objectif, les forces russes doivent encore conquérir Nikolaev et Odessa au sud et Kharkov à l’est. Une prochaine étape logique serait d’étendre le contrôle russe à toute l’Ukraine à l’est du Dniepr, ainsi qu’à Kiev, qui se trouve en grande partie sur la rive droite. Dans ce cas, l’État ukrainien se réduirait à ses régions centrales et occidentales du pays.

    Cependant, l’avenir de l’Ukraine ne sera pas déterminé par des désirs, mais par les développements réels sur le champ de bataille. Les combats se poursuivront pendant un certain temps et un résultat final n’est pas en vue. Même si la phase active du conflit prend fin, il est peu probable qu’un règlement de paix suive. Pour des raisons différentes, chaque partie considère le conflit comme existentiel – et beaucoup plus complet que le sort de l’Ukraine seule. Cela signifie que ce que la Russie s’efforce d’obtenir doit d’abord être gagné, puis maintenu.

    Publié le 10 Septembre 2022 analyse de Dmitri Trenin* sur #RTDE

    Lien :
    https://de.rt.com/international/148560-sechs-monate-spezialoperation-was-hofft/

    *Dmitri Trenin est professeur à la School of Economics et senior au Research College de l’Institute of Global Economics and International Relations. Il est également membre du Conseil russe des relations internationales.

    #International #OTAN #USA #Eurasie #Zurope #Ukraine #Russie #Kiex #Moscou #Donnass #Donetsk #Lugansk #Conflit #VladimirPoutine #VolodymyrZelensky #Rebelles #Analyse #AccordsMinsk
    Six mois d’opération spéciale : qu’est-ce que la Russie espère réaliser en Ukraine ? Les récentes remarques de Poutine montrent que l’état d’esprit à Moscou a changé et que les compromis ne sont plus à l’ordre du jour. Cela signifie que ce que la Russie s’efforce d’obtenir doit d’abord être gagné, puis sécurisé. La semaine dernière, Vladimir Poutine a décrit l’Ukraine comme une « enclave anti-russe » qui doit être éliminée. Il a également déclaré que les soldats russes participant à l’opération militaire se battaient pour « leur patrie ». Les deux déclarations ont des implications importantes. Au cours des six derniers mois, le mantra des dirigeants russes a été que tous les objectifs de l’offensive seront atteints. Les objectifs concrets, tels que la mesure dans laquelle les forces armées de Moscou veulent pénétrer en Ukraine, n’ont jamais été divulgués. Cela donne lieu à des spéculations sur les objectifs réels du Kremlin. Seul le président Poutine pouvait donner une réponse contraignante à cette question. Cependant, deux aspects ne peuvent échapper à notre attention. Le premier est la radicalisation de la position de Moscou envers l’Ukraine à la suite à la fois des attitudes occidentales et des actions de Kiev. Le deuxième aspect est l’écart croissant entre le résultat minimal de l’opération militaire, dont la Russie pourrait se contenter, et le maximum que les États-Unis et leurs alliés accepteraient. Depuis la signature du deuxième accord de Minsk en 2015, le Kremlin a passé environ six ans à essayer de le mettre en œuvre. L’accord aurait pu assurer le statut autonome du Donbass au sein de l’Ukraine appartenant à l’État et donner à la région une certaine influence sur la politique nationale, y compris sur la question de l’orientation géopolitique et géoéconomique du pays. Cependant, Kiev n’était pas prêt à coopérer à la mise en œuvre de l’accord dès le début et ne le considérait que comme un avantage pour Moscou. Washington, pour sa part, a promu cette attitude dans ses efforts pour affaiblir la Russie, tandis que de Berlin et Paris, officiellement les garants de l’accord aux côtés de la Russie, il n’a exercé aucune influence sur Kiev et a finalement repris la position ukrainienne. L’élection de Vladimir Zelensky à la présidence ukrainienne en 2019 a d’abord semblé signaler une ouverture à la paix, et le président Poutine a fait de sérieux efforts pour enfin faire décoller la mise en œuvre de l’accord de Minsk. Cependant, Kiev a reculé peu de temps après et a adopté une position encore plus dure qu’auparavant sous le président Porochenko. Néanmoins, jusqu’à la mi-2021, le Kremlin a continué à se concentrer sur une solution à la question du Donbass dans ses relations avec l’Ukraine, essentiellement sur la base de l’accord de Minsk, et finalement sur la reconnaissance de facto du statut de la Russie en Crimée. Cependant, en juin de l’année dernière, Vladimir Poutine a publié un long article sur les relations russo-ukrainiennes, dans lequel il a clairement indiqué qu’il considérait la situation actuelle comme un problème majeur en termes de sécurité, de politique et d’identité de la Russie, qu’il acceptait sa responsabilité personnelle et qu’il exprimait sa détermination à apporter des corrections stratégiques concernant l’Ukraine. Cependant, il n’a pas révélé ses plans. En décembre dernier, Moscou a envoyé un paquet de propositions à Washington qui équivalait à une liste de garanties de sécurité pour la Russie. Il s’agissait notamment de la neutralité militaire et politique formelle de l’Ukraine – pas d’adhésion à l’OTAN – pas de stationnement de systèmes d’armes et de bases militaires américains et autres de l’OTAN en Ukraine, et une interdiction des manœuvres militaires sur le territoire ukrainien. En d’autres termes, pas d’OTAN en Ukraine. Alors que les États-Unis ont accepté de discuter de certaines questions spécifiques à l’armée mentionnées dans le paquet de propositions russes, les principales demandes de Moscou concernant l’Ukraine et l’OTAN ont été rejetées. Poutine a donc dû accepter un non comme réponse. Peu avant le début de l’opération militaire, Moscou a reconnu les deux républiques du Donbass et a également appelé Kiev à évacuer les parties de Donetsk et de Lougansk, qui étaient alors sous contrôle ukrainien – ou à en supporter les conséquences. Kiev a refusé et les hostilités ont commencé. La raison officielle de la Russie pour l’utilisation de moyens militaires était la défense des deux républiques nouvellement reconnues qui avaient demandé une assistance militaire. Peu après le début des hostilités, la Russie et l’Ukraine ont entamé des pourparlers de paix. Lors d’une réunion à Istanbul fin mars 2022, Moscou a appelé le gouvernement de Zelensky à reconnaître la souveraineté des deux républiques du Donbass à l’intérieur de leurs frontières constitutionnelles, ainsi que la souveraineté de la Russie sur la Crimée, qui a été officiellement incorporée à la Fédération de Russie en 2014, et à accepter un statut neutre et démilitarisé pour le territoire contrôlé par Kiev. À cette époque, Moscou reconnaissait encore le gouvernement ukrainien actuel et était prêt à négocier directement avec lui. Kiev, pour sa part, a d’abord semblé prêt à accepter les demandes de Moscou, qui ont été critiquées par de nombreux observateurs en Russie comme trop indulgentes envers l’Ukraine, mais a rapidement retrouvé une position dure envers Moscou. Moscou soupçonnait que cette volte-face, comme par le passé, était le résultat de l’influence des États-Unis en coulisses, souvent soutenue par les Britanniques et d’autres alliés occidentaux. Depuis le printemps 2022, alors que les conflits armés battaient leur plein, Moscou a élargi ses objectifs stratégiques. Cela comprenait maintenant la « dénazification » de l’Ukraine, qui comprend non seulement le retrait des éléments ultra-nationalistes et anti-russes du gouvernement ukrainien, de plus en plus appelé par les responsables russes le « régime de Kiev », mais aussi l’éradication de son idéologie, qui fait référence au collaborateur nazi Stepan Bandera, ainsi que son influence sur la société, y compris dans les domaines de l’éducation, Médias et culture. Moscou a également ajouté à ses objectifs stratégiques ce que Poutine appelle la « décommunisation » de l’Ukraine, ce qui signifie que l’Ukraine, dont la direction politique rejette le passé soviétique, sera facilitée par les zones russophones ou russophones de la République ukrainienne soviétique de l’URSS par les dirigeants communistes de Moscou, Vladimir Lénine, Joseph Staline et Nikita Khrouchtchev. == Références == En plus du Donbass, cela inclut tout le sud-est de l’Ukraine, de Kharkov à Odessa. Ce changement de stratégie a conduit à l’abandon des signaux selon lesquels la Russie respecterait l’État ukrainien en dehors du Donbass et des organes gouvernementaux militaires à établir dans les territoires conquis par les forces russes. Immédiatement après, des efforts ont commencé pour intégrer de facto ces zones dans l’État russe. À ce jour, Kherson, une grande partie de Zaporozhye et une partie du territoire de Kharkov ont été intégrés dans le système économique russe, le rouble russe a été introduit, le système éducatif russe a été adopté et la population s’est vu offrir un chemin simple vers la citoyenneté russe. Après que les conflits armés en Ukraine soient rapidement devenus une guerre par procuration entre la Russie et l’Occident dirigé par les États-Unis, les points de vue sur l’avenir de l’Ukraine en Russie ont continué à se radicaliser. Alors qu’une cessation rapide des hostilités et un règlement de paix solide aux conditions russes au printemps dernier auraient démilitarisé l’Ukraine sans le Donbass, démilitarisé et laissé en dehors de l’OTAN, mais toujours sous la direction actuelle avec son idéologie anti-russe virulente et sa dépendance à l’égard de l’Occident, la nouvelle pensée à Moscou, comme le suggèrent les déclarations de Poutine, tend à : de considérer toute forme d’État ukrainien qui n’est pas complètement et définitivement purgée de l’idéologie ultranationaliste comme un danger clair et actuel, comme une bombe à retardement juste à la frontière de la Russie non loin de sa propre capitale. Dans ces circonstances, compte tenu des pertes et des difficultés subies jusqu’à présent, il ne suffira pas à la Russie de prendre le contrôle de ce qui était autrefois connu sous le nom de Novorossiya, ainsi que de la côte nord de la mer Noire jusqu’en Transnistrie. Cela signifierait que l’Ukraine serait complètement coupée de la mer et, on suppose, la Russie gagnerait une grande partie du territoire et des millions de nouveaux citoyens par le biais de référendums. Bien sûr, pour atteindre cet objectif, les forces russes doivent encore conquérir Nikolaev et Odessa au sud et Kharkov à l’est. Une prochaine étape logique serait d’étendre le contrôle russe à toute l’Ukraine à l’est du Dniepr, ainsi qu’à Kiev, qui se trouve en grande partie sur la rive droite. Dans ce cas, l’État ukrainien se réduirait à ses régions centrales et occidentales du pays. Cependant, l’avenir de l’Ukraine ne sera pas déterminé par des désirs, mais par les développements réels sur le champ de bataille. Les combats se poursuivront pendant un certain temps et un résultat final n’est pas en vue. Même si la phase active du conflit prend fin, il est peu probable qu’un règlement de paix suive. Pour des raisons différentes, chaque partie considère le conflit comme existentiel – et beaucoup plus complet que le sort de l’Ukraine seule. Cela signifie que ce que la Russie s’efforce d’obtenir doit d’abord être gagné, puis maintenu. Publié le 10 Septembre 2022 analyse de Dmitri Trenin* sur #RTDE Lien : https://de.rt.com/international/148560-sechs-monate-spezialoperation-was-hofft/ *Dmitri Trenin est professeur à la School of Economics et senior au Research College de l’Institute of Global Economics and International Relations. Il est également membre du Conseil russe des relations internationales. #International #OTAN #USA #Eurasie #Zurope #Ukraine #Russie #Kiex #Moscou #Donnass #Donetsk #Lugansk #Conflit #VladimirPoutine #VolodymyrZelensky #Rebelles #Analyse #AccordsMinsk
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  • Le premier Forum économique eurasien, 26-27 mai 2022.
    « De plus en plus de pays dans le monde veulent poursuivre et poursuivront une politique indépendante. Et aucun « gendarme du monde » ne pourra arrêter ce processus mondial naturel »
    — Vladimir Poutine

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    Le premier Forum économique eurasien, 26-27 mai 2022. « De plus en plus de pays dans le monde veulent poursuivre et poursuivront une politique indépendante. Et aucun « gendarme du monde » ne pourra arrêter ce processus mondial naturel » — Vladimir Poutine https://guyboulianne.info/2022/05/30/les-26-et-27-mai-2022-vladimir-poutine-sest-exprime-par-visioconference-lors-de-la-session-pleniere-du-1er-forum-economique-eurasien
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    Les 26 et 27 mai 2022, Vladimir Poutine s’est exprimé par visioconférence lors de la session plénière du 1er Forum économique eurasien
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  • Le discours de V. Poutine à la réunion du Forum économique Eurasien à Bichkek est l'essentiel, "La Fédération de Russie ne va pas quitter l'arène économique mondiale, ils veulent nous évincer, mais c'est impossible", a déclaré Vladimir Poutine
    Publié le 26.5.2022

    https://qactus.fr/2022/05/26/russie-le-discours-de-v-poutine-a-la-reunion-du-forum-economique-eurasien-a-bichkek-est-lessentiel-la-federation-de-russie-ne-va-pas-quitter-larene-economique-mondiale-ils-veulent-nous-evin/
    Le discours de V. Poutine à la réunion du Forum économique Eurasien à Bichkek est l'essentiel, "La Fédération de Russie ne va pas quitter l'arène économique mondiale, ils veulent nous évincer, mais c'est impossible", a déclaré Vladimir Poutine Publié le 26.5.2022 https://qactus.fr/2022/05/26/russie-le-discours-de-v-poutine-a-la-reunion-du-forum-economique-eurasien-a-bichkek-est-lessentiel-la-federation-de-russie-ne-va-pas-quitter-larene-economique-mondiale-ils-veulent-nous-evin/
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  • ⚡️#Poutine a signé une loi interdisant aux étrangers d'organiser le transport de passagers

    La loi interdit aux investisseurs étrangers de participer aux transports réguliers sur la base de partenariats public-privé et municipal-privé

    Les États membres de l'Union économique eurasienne constituent une exception
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