• [THREAD]
    "7 minutes explosives où Jacques Baud, ancien colonel de l'armée suisse, spécialiste du renseignement et du terrorisme, analyse l'évolution du narratif et revient sur les causes du conflit russo-ukrainien et les évènements qui ont précédé l'offensive russe.

    "Il est intéressant de voir qu'on n'est plus dans la défense de l'Ukraine mais celle de l'Europe."
    "C'est là que le narratif qu'on a tenu depuis 2 ans commence à se retourner contre nous[...] L'idée étant de vaincre les doutes qui commencent à émerger sur la question ukrainienne"
    "Pour faire passer cela, on est obligés de faire croire que la Russie a des ambitions européennes. Or, il faut écouter les discours de Poutine. L'objectif n'était pas de prendre l'Ukraine, ni même une partie, mais de résoudre la question de la minorité russe dans le Donbass."
    "C'est ça la raison, c'est la protection de la minorité russe en Ukraine, qui a fait l'objet d'une loi qui lui donnait des droits inférieurs aux autres Ukrainiens, la loi du 1er juillet 2021."
    "Cette loi dont personne n'a parlé en Europe car elle discrimine une population en fonction de son origine ethnique et ça personne ne peut l'admettre en démocratie, ce qui met un certain bémol à la nature de cette démocratie ukrainienne."

    "Et puis il y avait le décret de mars 2021 de Zelensky, pour la reconquête de la Crimée et du sud du pays, qui avait pour objectif de reprendre le contrôle des territoires du sud du pays. Cette offensive se préparait dès la fin mars 2021."
    "Et on a vu les préparatifs ukrainiens dans la région du Donbass, c'est la raison pour laquelle les Russes, par ailleurs, le long de la frontière russo-ukrainienne, se sont préparés à l'éventualité de cette offensive ukrainienne."
    "Et puis vers mi-février 2022, alors que les ukrainiens commencent à s'engager dans le lancement de leur offensive, les Russes accèlérent le mouvement, reconnaissent les Républiques de Donetsk et Lougansk, de façon à ce qu'elles puissent faire une demande d'aide à la Russie."
    "On peut dire que c'est un prétexte, que c'est un montage, toujours est-il que la finalité de l'intervention russe n'est pas de prendre l'Ukraine. On voit bien que ce n'est pas un objectif car en mars 2022, Zelensky a fait une proposition de résolution de la crise à la Russie.."

    "Dans cette proposition, il y avait le retrait des forces Russes de l'Ukraine et les Russes étaient d'accord de retirer leur force d'Ukraine en échange de la neutralité de l'Ukraine."

    #Russie #Ukraine

    Liens de l'extrait vidéo :
    https://twitter.com/i/status/1769645418537730456
    ou
    https://vk.com/video704407752_456295636

    Emission complète :

    Jacques Baud : L’Europe en panique

    Pourquoi l’Ukraine est en train de perdre la guerre contre la Russie ? Comment les deux camps pensent et mènent leurs opérations ? Quelles ont été les erreurs de part et d’autre ? Comment l’Occident a contribué à la défaite ukrainienne ?...

    Pour répondre à ces questions et à bien d’autres, Jacques Baud s’appuie sur des informations officielles, des documents américains, occidentaux et russes. Il explique la manière dont la Russie comprend et conduit la guerre. Il montre combien l’incapacité des Occidentaux à comprendre cette réalité et leur détermination à affaiblir la Russie s’est retournée contre l’Ukraine. Après les best-sellers Poutine, le maître du jeu ?, Opération Z et Ukraine entre guerre et paix dont le travail d’analyse a été salué dans le monde entier et dont les ouvrages ont été traduits dans plusieurs pays, l’auteur revient sur la guerre en Ukraine. Il expose la manière dont la Russie l’a menée et comment l’image qu’en ont donné les Occidentaux a conduit l’Ukraine vers l’échec.

    https://youtu.be/KOuLKA5WEa0
    [THREAD] "7 minutes explosives où Jacques Baud, ancien colonel de l'armée suisse, spécialiste du renseignement et du terrorisme, analyse l'évolution du narratif et revient sur les causes du conflit russo-ukrainien et les évènements qui ont précédé l'offensive russe. "Il est intéressant de voir qu'on n'est plus dans la défense de l'Ukraine mais celle de l'Europe." "C'est là que le narratif qu'on a tenu depuis 2 ans commence à se retourner contre nous[...] L'idée étant de vaincre les doutes qui commencent à émerger sur la question ukrainienne" "Pour faire passer cela, on est obligés de faire croire que la Russie a des ambitions européennes. Or, il faut écouter les discours de Poutine. L'objectif n'était pas de prendre l'Ukraine, ni même une partie, mais de résoudre la question de la minorité russe dans le Donbass." "C'est ça la raison, c'est la protection de la minorité russe en Ukraine, qui a fait l'objet d'une loi qui lui donnait des droits inférieurs aux autres Ukrainiens, la loi du 1er juillet 2021." "Cette loi dont personne n'a parlé en Europe car elle discrimine une population en fonction de son origine ethnique et ça personne ne peut l'admettre en démocratie, ce qui met un certain bémol à la nature de cette démocratie ukrainienne." "Et puis il y avait le décret de mars 2021 de Zelensky, pour la reconquête de la Crimée et du sud du pays, qui avait pour objectif de reprendre le contrôle des territoires du sud du pays. Cette offensive se préparait dès la fin mars 2021." "Et on a vu les préparatifs ukrainiens dans la région du Donbass, c'est la raison pour laquelle les Russes, par ailleurs, le long de la frontière russo-ukrainienne, se sont préparés à l'éventualité de cette offensive ukrainienne." "Et puis vers mi-février 2022, alors que les ukrainiens commencent à s'engager dans le lancement de leur offensive, les Russes accèlérent le mouvement, reconnaissent les Républiques de Donetsk et Lougansk, de façon à ce qu'elles puissent faire une demande d'aide à la Russie." "On peut dire que c'est un prétexte, que c'est un montage, toujours est-il que la finalité de l'intervention russe n'est pas de prendre l'Ukraine. On voit bien que ce n'est pas un objectif car en mars 2022, Zelensky a fait une proposition de résolution de la crise à la Russie.." "Dans cette proposition, il y avait le retrait des forces Russes de l'Ukraine et les Russes étaient d'accord de retirer leur force d'Ukraine en échange de la neutralité de l'Ukraine." #Russie #Ukraine Liens de l'extrait vidéo : https://twitter.com/i/status/1769645418537730456 ou https://vk.com/video704407752_456295636 Emission complète : Jacques Baud : L’Europe en panique Pourquoi l’Ukraine est en train de perdre la guerre contre la Russie ? Comment les deux camps pensent et mènent leurs opérations ? Quelles ont été les erreurs de part et d’autre ? Comment l’Occident a contribué à la défaite ukrainienne ?... Pour répondre à ces questions et à bien d’autres, Jacques Baud s’appuie sur des informations officielles, des documents américains, occidentaux et russes. Il explique la manière dont la Russie comprend et conduit la guerre. Il montre combien l’incapacité des Occidentaux à comprendre cette réalité et leur détermination à affaiblir la Russie s’est retournée contre l’Ukraine. Après les best-sellers Poutine, le maître du jeu ?, Opération Z et Ukraine entre guerre et paix dont le travail d’analyse a été salué dans le monde entier et dont les ouvrages ont été traduits dans plusieurs pays, l’auteur revient sur la guerre en Ukraine. Il expose la manière dont la Russie l’a menée et comment l’image qu’en ont donné les Occidentaux a conduit l’Ukraine vers l’échec. https://youtu.be/KOuLKA5WEa0
    0 Commentaires 0 Partages 4K Vues 0 Notes
  • Explosions massives à Dnipro, Kharkiv, Zaporozhye - et aussi dans la ville natale de Volodymr Zelenskyy : la Russie a lancé une nouvelle vague d'attaques à la roquette sur l'Ukraine. Entre autres choses, il y a eu des impacts à Kryvyi Rih. D'autres roquettes approchent encore, a déclaré le chef de l'administration de la ville, Olexandr Wilkul, sur sa chaîne Telegram.

    Des explosions déclenchées par des missiles anti-aériens ont également été signalées dans plusieurs régions, dont la capitale Kyiv. Pour l'instant, rien n'était connu des dégâts et des victimes possibles. Des attaques russes avaient déjà eu lieu pendant la nuit. Le fournisseur d'énergie public Ukrenerho a annoncé qu'il y avait eu des impacts massifs "dans certains objets d'infrastructure à haute tension" dans l'est, l'ouest et le sud du pays. Pour cette raison, il y a des interruptions dans l'alimentation électrique. Selon Ukrenerho, il s'agit de la 14e vague d'attaques russes contre le système énergétique ukrainien depuis octobre dernier.

    Toujours à Lviv (Lemberg) près de la frontière polonaise, la défense aérienne aurait repoussé plusieurs missiles russes. Ceci est rapporté par Ukrainska Pravda sur Twitter, citant le maire de la ville, Andriy Sadovyj.


    Dans le même temps, les services secrets britanniques ont signalé de violents combats dans la région de Bakhmut et Wuhledar - des troupes russes et des mercenaires wagnériens y avanceraient.

    Tout cela indique le début de la grande offensive tant attendue des forces armées russes, selon l'armée et les services secrets de Kyiv. Selon les services de renseignement ukrainiens, l'armée russe a maintenant lancé son offensive dans les régions de Lougansk et de Donetsk afin de conquérir tout le Donbass.
    Silvano Trotta
    Explosions massives à Dnipro, Kharkiv, Zaporozhye - et aussi dans la ville natale de Volodymr Zelenskyy : la Russie a lancé une nouvelle vague d'attaques à la roquette sur l'Ukraine. Entre autres choses, il y a eu des impacts à Kryvyi Rih. D'autres roquettes approchent encore, a déclaré le chef de l'administration de la ville, Olexandr Wilkul, sur sa chaîne Telegram. Des explosions déclenchées par des missiles anti-aériens ont également été signalées dans plusieurs régions, dont la capitale Kyiv. Pour l'instant, rien n'était connu des dégâts et des victimes possibles. Des attaques russes avaient déjà eu lieu pendant la nuit. Le fournisseur d'énergie public Ukrenerho a annoncé qu'il y avait eu des impacts massifs "dans certains objets d'infrastructure à haute tension" dans l'est, l'ouest et le sud du pays. Pour cette raison, il y a des interruptions dans l'alimentation électrique. Selon Ukrenerho, il s'agit de la 14e vague d'attaques russes contre le système énergétique ukrainien depuis octobre dernier. Toujours à Lviv (Lemberg) près de la frontière polonaise, la défense aérienne aurait repoussé plusieurs missiles russes. Ceci est rapporté par Ukrainska Pravda sur Twitter, citant le maire de la ville, Andriy Sadovyj. Dans le même temps, les services secrets britanniques ont signalé de violents combats dans la région de Bakhmut et Wuhledar - des troupes russes et des mercenaires wagnériens y avanceraient. Tout cela indique le début de la grande offensive tant attendue des forces armées russes, selon l'armée et les services secrets de Kyiv. Selon les services de renseignement ukrainiens, l'armée russe a maintenant lancé son offensive dans les régions de Lougansk et de Donetsk afin de conquérir tout le Donbass. Silvano Trotta
    0 Commentaires 0 Partages 5K Vues 0 Notes
  • T-90M EN PREMIÈRE LIGNE

    Les unités de premières lignes de Lougansk sont pleines de T-90M.

    Plus de 50 de ces monstres blindés sont utilisés pour renforcer la défense de Svatovo.

    ANTHONY CHAPKA
    http://t.me/russosphere
    T-90M EN PREMIÈRE LIGNE Les unités de premières lignes de Lougansk sont pleines de T-90M. Plus de 50 de ces monstres blindés sont utilisés pour renforcer la défense de Svatovo. ANTHONY CHAPKA http://t.me/russosphere
    Haha
    1
    2 Commentaires 0 Partages 951 Vues 0 0 Notes
  • En prévision d'une potentielle reprise des frappes russes qui pourrait nuire au réseau électrique ukrainien, Kiev a évoqué la possibilité d'«une catastrophe humanitaire planifiée, comme l'Europe n'en a jamais vu depuis la Deuxième Guerre mondiale».

    «S'il n'y a plus de courant, d'électricité et d'eau en Ukraine, cela peut déclencher un nouveau tsunami migratoire», a estimé le Premier ministre ukrainien Denys Chmyhal, lors d'un entretien à paraître le 23 octobre dans la presse allemande, dont l'AFP a rapporté des extraits.

    Cela pourrait conduire à une catastrophe humanitaire planifiée, comme l'Europe n'en a jamais vu depuis la Deuxième Guerre mondiale
    Au cours de cette interview, l'homme d'Etat ukrainien a accusé la Russie de vouloir «plonger l'Ukraine dans une catastrophe humanitaire». Selon lui, Moscou souhaiterait «offrir à l'Ukraine un hiver froid, au cours duquel les gens pourraient littéralement mourir gelés». «Cela pourrait conduire à une catastrophe humanitaire planifiée, comme l'Europe n'en a jamais vu depuis la Deuxième Guerre mondiale», a-t-il considéré.

    Dans son interview, Denys Schmyhal a également réclamé à Berlin la livraison de nouvelles munitions dans les prochains jours pour repousser les frappes aériennes russes.

    Kiev veut utiliser les avoir russes gelés pour reconstruire l'Ukraine
    Pour la reconstruction de l'Ukraine, Schmyhal veut utiliser les avoirs russes gelés à l'étranger. Il a estimé que les dommages causés par l'armée russe pourraient actuellement s'élever à «plus de 750 milliards de dollars». «Nous devrions développer un mécanisme de confiscation des avoirs russes», a-t-il suggéré.

    Ces propos surviennent en amont du forum économique germano-ukrainien qui débute le 24 octobre et où Volodymyr Zelensky fera une allocution vidéo. Le même jour, le Premier ministre ukrainien s'entretiendra avec Olaf Scholz. Le lendemain, Berlin accueillera une «conférence internationale pour la reconstruction de l'Ukraine».

    S'exprimant en visioconférence lors d'une réunion du Conseil de sécurité russe le 19 octobre, Vladimir Poutine a fait fait part de l'instauration de la loi martiale dans les régions de Kherson et de Zaporojié, ainsi que dans les Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, dans le Donbass. La veille, le général Sergueï Sourovikine avait annoncé que l'armée russe s'apprêtait à évacuer la population de la ville de Kherson, dans la région du même nom, face à une situation «tendue» où «l'ennemi n'abandonne pas ses tentatives d'attaques sur les positions des troupes russes». Ces derniers jours, face à cette contre-offensive ces forces de Kiev, la Défense russe a indiquer procéder à de nombreuses frappes visant «le commandement militaire et les systèmes énergétiques de l'Ukraine».
    En prévision d'une potentielle reprise des frappes russes qui pourrait nuire au réseau électrique ukrainien, Kiev a évoqué la possibilité d'«une catastrophe humanitaire planifiée, comme l'Europe n'en a jamais vu depuis la Deuxième Guerre mondiale». «S'il n'y a plus de courant, d'électricité et d'eau en Ukraine, cela peut déclencher un nouveau tsunami migratoire», a estimé le Premier ministre ukrainien Denys Chmyhal, lors d'un entretien à paraître le 23 octobre dans la presse allemande, dont l'AFP a rapporté des extraits. Cela pourrait conduire à une catastrophe humanitaire planifiée, comme l'Europe n'en a jamais vu depuis la Deuxième Guerre mondiale Au cours de cette interview, l'homme d'Etat ukrainien a accusé la Russie de vouloir «plonger l'Ukraine dans une catastrophe humanitaire». Selon lui, Moscou souhaiterait «offrir à l'Ukraine un hiver froid, au cours duquel les gens pourraient littéralement mourir gelés». «Cela pourrait conduire à une catastrophe humanitaire planifiée, comme l'Europe n'en a jamais vu depuis la Deuxième Guerre mondiale», a-t-il considéré. Dans son interview, Denys Schmyhal a également réclamé à Berlin la livraison de nouvelles munitions dans les prochains jours pour repousser les frappes aériennes russes. Kiev veut utiliser les avoir russes gelés pour reconstruire l'Ukraine Pour la reconstruction de l'Ukraine, Schmyhal veut utiliser les avoirs russes gelés à l'étranger. Il a estimé que les dommages causés par l'armée russe pourraient actuellement s'élever à «plus de 750 milliards de dollars». «Nous devrions développer un mécanisme de confiscation des avoirs russes», a-t-il suggéré. Ces propos surviennent en amont du forum économique germano-ukrainien qui débute le 24 octobre et où Volodymyr Zelensky fera une allocution vidéo. Le même jour, le Premier ministre ukrainien s'entretiendra avec Olaf Scholz. Le lendemain, Berlin accueillera une «conférence internationale pour la reconstruction de l'Ukraine». S'exprimant en visioconférence lors d'une réunion du Conseil de sécurité russe le 19 octobre, Vladimir Poutine a fait fait part de l'instauration de la loi martiale dans les régions de Kherson et de Zaporojié, ainsi que dans les Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, dans le Donbass. La veille, le général Sergueï Sourovikine avait annoncé que l'armée russe s'apprêtait à évacuer la population de la ville de Kherson, dans la région du même nom, face à une situation «tendue» où «l'ennemi n'abandonne pas ses tentatives d'attaques sur les positions des troupes russes». Ces derniers jours, face à cette contre-offensive ces forces de Kiev, la Défense russe a indiquer procéder à de nombreuses frappes visant «le commandement militaire et les systèmes énergétiques de l'Ukraine».
    0 Commentaires 0 Partages 3K Vues 0 Notes
  • Le discours de Poutine déjà traduit en FR

    À faire tourner absolument, il restera sans doute dans les livres d'histoire.

    Discours de Vladimir Poutine le 30.09.2022 pour le rattachement des Oblasts de Donetsk, Lougansk, Kherson et Zaporojie

    Vladimir Poutine : Chers citoyens de Russie, citoyens des Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, habitants des régions de Zaporozhye et de Kherson, députés de la Douma d’État et sénateurs de la Fédération de Russie !

    Des référendums ont eu lieu dans les républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, dans les régions de Zaporozhye et de Kherson. Les gens ont fait leur choix, un choix clair. Et cela, bien sûr, est leur droit, leur droit inaliénable, qui est inscrit dans le premier article de la Charte des Nations Unies, qui parle directement du principe de l’égalité des droits et de l’autodétermination des peuples.

    C’est leur droit inaliénable du peuple et il repose sur l’unité historique, au nom de laquelle les générations de nos ancêtres ont pendant des siècles créé et défendu la Russie. Dans cette Nouvelle Russie (Novorossia0, Rumyantsev, Suvorov et Ouchakov se sont battus, Catherine II et Potemkine ont fondé de nouvelles villes.

    Ici, nos grands-pères et arrière-grands-pères sont morts pendant la Grande Guerre patriotique.

    Nous nous souviendrons toujours des héros du «printemps russe», ceux qui n’ont pas accepté le coup d’État néonazi en Ukraine en 2014, tous ceux qui sont morts pour le droit de parler leur langue maternelle, de préserver leur culture, leurs traditions, foi, pour le droit de vivre. Ce sont les guerriers du Donbass, les martyrs d’Odessa, les victimes d’attentats terroristes inhumains organisés par le régime de Kiev. Ce sont des volontaires, les civils, des enfants, des femmes, les personnes âgées, des Russes, des Ukrainiens et d’autres personnes de diverses nationalités.

    C’est Alexander Zakharchenko, ce sont les commandants militaires Arsen Pavlov et Vladimir Zhoga, Olga Kochura et Alexei Mozgovoy, c’est le procureur de la République de Lougansk Sergey Gorenko. C’est le parachutiste Nurmagomed Gadzhimagomedov et de c’est tous nos soldats et officiers qui sont morts de la mort des braves lors de l’opération militaire spéciale. Ce sont des héros de la grande Russie.

    (…)

    Derriere le choix de millions d’habitants des républiques populaires de Donetsk, Lougansk, , Zaporozhye et Kherson se cache notre destin commun et une histoire millénaire. Les gens ont transmis cette connexion spirituelle à leurs enfants et petits-enfants. Malgré toutes les épreuves, ils ont porté à travers les années l’amour pour la Russie. Et personne ne peut détruire ce sentiment en nous. C’est pourquoi les générations plus âgées et les jeunes, ceux qui sont nés après la tragédie de l’effondrement de l’Union soviétique, ont voté pour notre unité, pour notre avenir commun.

    En 1991, sans demander la volonté des citoyens ordinaires, les représentants des élites du parti d’alors ont décidé d’effondrer l’URSS, et les gens se sont soudainement retrouvés coupés de leur patrie. Cela s’est transformé en une catastrophe nationale.

    (…)

    Mais il n’y a rien de plus fort que la détermination de millions de personnes qui, par leur culture, leur foi, leurs traditions, leur langue, se considèrent comme faisant partie de la Russie, dont les ancêtres ont vécu dans un seul État pendant des siècles. Il n’y a rien de plus fort que la détermination de ce peuple à retourner dans sa vraie patrie historique.

    Pendant huit longues années, les habitants du Donbass ont été soumis au génocide, aux bombardements et au blocus, et à Kherson et à Zaporozhye, ils ont essayé de cultiver criminellement la haine de la Russie, de tout ce qui est russe.
    (…)
    Mais les habitants ininterrompus du Donbass, de Zaporozhye et de Kherson ont eu leur mot à dire. Je veux que les autorités de Kyiv et leurs vrais maîtres en Occident m’entendent, afin que tout le monde s’en souvienne : les habitants de Lougansk et de Donetsk, de Kherson et de Zaporozhye deviennent nos citoyens pour toujours.

    Nous appelons le régime de Kiev à cesser immédiatement le feu, toutes les hostilités, la guerre qu’il a déclenchée en 2014, et à retourner à la table des négociations. Nous sommes prêts pour cela. Mais nous ne discuterons pas du choix des habitants de Donetsk, Lougansk, Zaporozhye et Kherson, il a été fait, la Russie ne le trahira pas.

    Nous continuerons à rechercher notre terre avec toutes les forces et tous les moyens à notre disposition et nous ferons tout pour assurer la sécurité de la vie de notre peuple.

    C’est la grande mission de libération de notre peuple. Nous allons reconstruire les villes et villages détruits, les logements, les écoles, les hôpitaux, les théâtres et les musées, restaurer et développer les entreprises industrielles, les usines, les infrastructures, la sécurité sociale, les retraites, les systèmes de santé et d’éducation.

    Bien entendu, nous travaillerons à l’amélioration du niveau de sécurité.

    Ensemble, nous veillerons à ce que les citoyens des nouvelles régions ressentent le soutien de tout le peuple russe, de tout le pays, de toutes les républiques, de tous les territoires et régions de notre vaste patrie.

    Chers amis, collègues! Aujourd’hui, je veux m’adresser aux soldats et aux officiers qui participent à une opération militaire spéciale, aux soldats du Donbass et de la Novorossie, à ceux qui, après le décret de mobilisation partielle, rejoignent les rangs des forces armées, accomplissant leur devoir patriotique, qui, à l’appel de leur cœur, se présentent aux bureaux d’inscription et d’enrôlement militaires. Je voudrais me tourner vers leurs parents, épouses et enfants, pour leur dire pourquoi notre peuple se bat, quel ennemi nous oppose, qui jette le monde dans de nouvelles guerres et crises, tirant leur profit sanglant de cette tragédie.

    Nos compatriotes, nos frères et sœurs d’Ukraine ont vu de leurs propres yeux ce que les cercles dirigeants du soi-disant Occident préparent pour toute l’humanité.

    Ici, en fait, ils ont juste tombé les masques, ils ont montré leur véritable visage.

    Après l’effondrement de l’Union soviétique, l’Occident a décidé que le monde, nous tous, devions toujours subir ses diktats. Puis, en 1991, l’Occident s’attendait à ce que la Russie ne se remette pas de tels chocs et s’effondre d’elle-même.

    Oui, c’est presque arrivé – nous nous souvenons des années 90, les terribles années 90, affamées, froides et sans espoir. Mais la Russie a résisté, relancé, renforcé, a repris sa place légitime dans le monde. En même temps, l’Occident a cherché et continue de chercher une nouvelle chance de nous frapper, d’affaiblir et de détruire la Russie.

    Ils ont toujours rêvé, de diviser notre État, de dresser les peuples les uns contre les autres, de nous condamner à la pauvreté et l’extinction.

    Ils sont simplement hantés par le fait qu’il existe un si grand et immense pays dans le monde avec son territoire, ses richesses naturelles, ses ressources, avec un peuple qui ne vivra jamais selon les ordres de quelqu’un d’autre.

    L’Occident est prêt à tout pour préserver le système néocolonial qui lui permet de parasiter, en fait, de piller le monde et en retirer la principale source de prospérité non méritée, la rente de l’hégémonie. Le maintien de cette rente est leur motivation clé, authentique et absolument intéressée.

    C’est pourquoi une dé-souvereinisation totale est dans leur intérêt. D’où leur agression envers les États indépendants, envers les valeurs traditionnelles et les cultures d’origine, les tentatives de saper les processus internationaux et d’intégration échappant à leur contrôle, les nouvelles monnaies mondiales et les centres de développement technologique.

    Il est essentiel pour eux que tous les pays abandonnent leur souveraineté aux États-Unis. Les élites dirigeantes de certains États acceptent volontairement de le faire, acceptent volontairement de devenir vassaux ; d’autres sont soudoyés, intimidés.
    Et si cela ne fonctionne pas, ils détruisent des États entiers, laissant derrière eux des catastrophes humanitaires, des catastrophes, des ruines, des millions de destins humains ruinés et mutilés, des enclaves terroristes, des zones de catastrophe sociale, des protectorats, des colonies et des semi-colonies. Ils s’en moquent tant qu’ils obtiennent leur propre avantage.

    Je tiens à le souligner une fois de plus : c’est précisément dans la cupidité, dans l’intention de préserver son pouvoir illimité, que se trouvent les véritables raisons de la guerre hybride que « l’Occident collectif » mène contre la Russie.

    Ils ne nous souhaitent pas la liberté, mais ils veulent nous voir comme une colonie. Ils veulent nous voir non pas comme une société libre, mais comme une foule d’esclaves sans âme.

    Pour eux, une menace directe est notre pensée et notre philosophie, et donc ils empiètent sur nos philosophes.
    Notre culture et notre art sont un danger pour eux, alors ils essaient de les interdire. Notre développement et notre prospérité sont également une menace pour eux – la concurrence s’intensifie.

    Ils n’ont pas du tout besoin de la Russie, nous en avons besoin.

    Je voudrais vous rappeler que les prétentions à la domination mondiale dans le passé ont été brisées plus d’une fois par le courage et la résilience de notre peuple.

    La Russie sera toujours la Russie.

    Nous continuerons à défendre à la fois nos valeurs et notre Patrie.

    L’Occident compte sur l’impunité, sur tout pour s’en tirer. Les accords dans le domaine de la sécurité stratégique vont à la poubelle ; les accords conclus au plus haut niveau politique sont déclarés faux ; les promesses fermes de ne pas étendre l’OTAN à l’est, dès que nos anciens dirigeants y ont adhéré, se sont transformées en une sale tromperie ; les traités sur la défense antimissile et les missiles à portée intermédiaire et courte ont été unilatéralement rompus sous des prétextes farfelus. Tout ce que nous entendons de toutes parts, c’est que l’Occident est synonyme d’ordre fondé sur des règles.
    D’où viennent-ils? Qui a même vu ces règles? Qui a accepté ?
    Écoutez, ce n’est qu’une sorte d’absurdité, une tromperie pure, des normes doubles ou déjà triples !

    C’est juste conçu pour les imbéciles.

    La Russie est une grande puissance millénaire, un pays-civilisation, et ne vivra pas selon de telles règles fausses et truquées.

    C’est le soi-disant Occident qui a piétiné le principe de l’inviolabilité des frontières, et maintenant il décide à sa guise qui a le droit à l’autodétermination et qui ne l’a pas, qui n’en est pas digne.

    Pourquoi ils décident ainsi, qui leur a donné un tel droit n’est pas clair. À eux-mêmes. C’est pourquoi le choix des habitants de Crimée, de Sébastopol, de Donetsk, de Lougansk, de Zaporozhye et de Kherson provoque chez eux une colère sauvage. Cet Occident n’a aucun droit moral de l’évaluer, même de bégayer sur la liberté de la démocratie.

    Les élites occidentales nient non seulement la souveraineté nationale et le droit international.

    Leur hégémonie a un caractère prononcé de totalitarisme, de despotisme et d’apartheid.

    Ils divisent effrontément le monde en leurs vassaux, en pays soi-disant civilisés et en tous les autres, qui, selon le plan des racistes occidentaux d’aujourd’hui, devraient s’ajouter à la liste des barbares et des sauvages.

    Les fausses étiquettes – “pays voyou”, “régime autoritaire” – sont déjà prêtes, elles stigmatisent des peuples et des États entiers, et il n’y a là rien de nouveau. Il n’y a là rien de nouveau : les élites occidentales sont ce qu’elles étaient et le sont restées : colonialistes.

    Ils discriminent, divisent les peuples en premier et autres grades. Nous n’avons jamais accepté et n’accepterons jamais un tel nationalisme politique et un tel racisme. Et qu’est-ce que la russophobie, sinon le racisme, qui se répand maintenant dans le monde entier ?

    Qu’est-ce, sinon le racisme, que la conviction péremptoire de l’Occident que sa civilisation, sa culture néolibérale est un modèle incontestable pour le monde entier ?

    “Celui qui n’est pas avec nous est contre nous.” Cela semble même étrange.

    Même la repentance pour leurs propres crimes historiques est déplacée par les élites occidentales vers tout le monde, exigeant à la fois les citoyens de leurs pays et d’autres peuples à avouer ce avec quoi ils n’ont rien à voir du tout, par exemple, pour la période de la colonisation conquêtes.

    Il convient de rappeler à l’Occident qu’il a commencé sa politique coloniale au Moyen Âge, puis a suivi la traite mondiale des esclaves, le génocide des tribus indiennes en Amérique, le pillage de l’Inde, de l’Afrique, les guerres de l’Angleterre et de la France contre la Chine, à la suite de quoi la Chine a été contrainte d’ouvrir ses ports au commerce de l’opium. Ce qu’ils ont fait, c’est mettre des nations entières sous drogue, exterminer délibérément des groupes ethniques entiers, organiser une véritable chasse aux gens comme des animaux. Ceci est contraire à la nature même de l’homme, vérité, liberté et justice.

    Et nous – nous sommes fiers qu’au XXe siècle, c’est notre pays qui a dirigé le mouvement anticolonial, qui a ouvert des possibilités à de nombreux peuples du monde de se développer afin de réduire la pauvreté et les inégalités, de vaincre la faim et la maladie.

    Je souligne que l’une des raisons de la russophobie séculaire, la méchanceté non dissimulée de ces élites occidentales envers la Russie est précisément que nous ne nous sommes pas laissé voler pendant la période des conquêtes coloniales, nous avons forcé les Européens à commercer pour un bénéfice mutuel.

    Cela a été réalisé en créant un État centralisé fort en Russie, qui s’est développé et s’est renforcé sur les grandes valeurs morales de l’orthodoxie, de l’islam, du judaïsme et du bouddhisme, sur la culture russe et la parole russe ouverte à tous.

    On sait que des plans d’interventions en Russie ont été élaborés à plusieurs reprises, ils ont essayé d’utiliser le temps des troubles au début du XVIIe siècle et la période de bouleversements après 1917.

    L’Occident a néanmoins réussi à s’emparer des richesses de la Russie à la fin du XXe siècle, lorsque l’État a été détruit.

    Ensuite, nous avons été appelés à la fois amis et partenaires, mais en fait, ils nous ont traités comme une colonie – des milliards de dollars ont été détournés du pays dans le cadre de divers stratagèmes.

    Nous nous souvenons tous de tout, nous n’avons rien oublié.

    Et ces jours-ci, les habitants de Donetsk et de Lougansk, de Kherson et de Zaporijie se sont prononcés en faveur de la restauration de notre unité historique.

    Les pays occidentaux répètent depuis des siècles qu’ils apportent la liberté et la démocratie aux autres peuples. Tout est exactement le contraire : au lieu de démocratie – l’exploitation ; au lieu de la liberté – l’esclavage.

    L’ensemble de l’ordre mondial unipolaire est intrinsèquement anti-démocratique et non libre, il est trompeur et hypocrite de bout en bout.

    Les États-Unis sont le seul pays au monde à avoir utilisé deux fois l’arme nucléaire, détruisant les villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki. Soit dit en passant, ils ont créé un précédent.

    Permettez-moi également de vous rappeler que les États-Unis, avec les Britanniques, ont transformé Dresde, Hambourg, Cologne et de nombreuses autres villes allemandes en ruines sans aucune nécessité militaire pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Et cela a été fait sans aucune nécessité militaire. Il n’y avait qu’un seul but : tout comme dans le cas des bombardements nucléaires au Japon, intimider à la fois notre pays et le monde entier.

    Les États-Unis ont laissé une marque terrible dans la mémoire des peuples de Corée et du Vietnam avec des bombardements barbares sur le «tapis», l’utilisation du napalm et des armes chimiques. Jusqu’à présent, ils occupent en fait l’Allemagne, le Japon, la République de Corée et d’autres pays, tout en les qualifiant cyniquement d’alliés égaux.

    Je me demande quel genre d’alliance est-ce? Le monde entier sait que les dirigeants de ces pays sont surveillés, les premières personnes de ces États sont installées des appareils d’écoute non seulement dans les bureaux, mais aussi dans les locaux résidentiels. C’est vraiment dommage. Une honte à la fois pour ceux qui font cela et pour ceux qui, comme un esclave, avalent silencieusement et docilement cette grossièreté.

    Ils lancent des ordres et des cris grossiers et insultants à l’adresse de leurs vassaux Solidarité euro-atlantique, développent des armes biologiques, font des expériences sur des êtres vivants, y compris en Ukraine … C’est avec leur politique destructrice, leurs guerres et leurs vols qu’ils ont provoqué la poussée colossale actuelle des flux migratoires. Des millions de personnes souffrent de privations, d’abus, meurent par milliers, essayant d’accéder à la même Europe. Maintenant, ils exportent du pain d’Ukraine. Où va-t-il sous prétexte de “assurer la sécurité alimentaire des pays les plus pauvres du monde” ? Où va-t-il ? Tout va dans les mêmes pays européens. Seul 5 % ne sont allés qu’aux pays les plus pauvres du monde.
    Encore une fois, escroquerie et pure tromperie.

    Cette élite américaine, en fait, utilise la tragédie de ces gens pour affaiblir leurs concurrents et détruire les États-nations. Cela s’applique aussi à l’Europe, cela s’applique aussi à l’identité de la France, de l’Italie, de l’Espagne et d’autres pays avec une longue histoire.

    Washington exige de plus en plus de sanctions contre la Russie, et la plupart des politiciens européens sont docilement d’accord avec cela. Ils comprennent clairement que les États-Unis, poussant l’UE à renoncer complètement aux secteurs énergétiques et autres ressources russes, conduisent pratiquement à la désindustrialisation de l’Europe, à la prise de contrôle complète du marché européen – ils comprennent tout, ces élites sont européennes comprennent tout, mais préfèrent servir les intérêts des autres.
    Ce n’est plus de la servilité et une trahison directe de leurs peuples. Mais que Dieu les bénisse, c’est leur affaire.

    Mais les sanctions ne suffisent pas aux Anglo-Saxons, ils sont passés au sabotage – incroyable, mais vrai – ayant organisé des explosions sur les gazoducs internationaux du Nord Stream, qui longent le fond de la mer Baltique, ils ont effectivement commencé à détruire l’infrastructure énergétique paneuropéenne.

    Le diktat américain est basé sur la force brute. Parfois magnifiquement emballé, parfois sans emballage, mais l’essence est la même.

    D’où le déploiement et l’entretien de centaines de bases militaires dans tous les coins du monde, l’expansion de l’OTAN, les tentatives de constituer de nouvelles alliances militaires telles que AUKUS et autres. Un travail actif est également en cours pour créer un lien militaro-politique entre Washington-Séoul-Tokyo.

    Tous les États qui possèdent ou cherchent à posséder une véritable souveraineté stratégique et sont capables de défier l’hégémonie occidentale sont automatiquement inclus dans la catégorie des ennemis. C’est sur ces principes que sont construites les doctrines militaires des USA et de l’OTAN, n’exigeant rien de moins qu’une domination totale. Les élites occidentales présentent leurs plans néo-coloniaux de manière tout aussi hypocrite, même avec un semblant de paix, elles parlent d’une sorte d’endiguement. On a déjà entendu parler du confinement de la Russie, de la Chine, de l’Iran. Je crois que d’autres pays d’Asie, d’Amérique latine, d’Afrique, du Moyen-Orient, ainsi que les partenaires et alliés actuels des États-Unis, sont les suivants.

    Nous savons que tout ce qu’ils n’aiment pas, ils imposent également des sanctions à leurs alliés – d’abord contre une banque, puis contre une autre ; tantôt contre une entreprise, tantôt contre une autre. C’est la même pratique, et elle va se développer. Ils ciblent tout le monde, y compris nos voisins les plus proches – les pays de la CEI. Dans le même temps, l’Occident a clairement et depuis longtemps un vœu pieux. Ainsi, en lançant une guerre éclair des sanctions contre la Russie, ils ont cru qu’ils seraient à nouveau en mesure de construire le monde entier selon leurs désirs. Mais, en fin de compte la plupart des États refusent “d’avaler” et choisissent un mode de coopération raisonnable avec la Russie. L’Occident ne s’attendait manifestement pas à une telle récalcitrance de leur part. Ils se sont juste habitués à agir selon un modèle, à tout prendre avec impudence, chantage, corruption, intimidation, et à se convaincre que ces méthodes fonctionneront pour toujours.

    Une telle confiance en soi est le produit direct non seulement du concept notoire de sa propre exclusivité – même si cela, bien sûr, est tout simplement surprenant – mais aussi d’une véritable “famine informative” en Occident. Ils ont noyé la vérité dans un océan de mythes, d’illusions et de faux, utilisant une propagande extrêmement agressive, mentant imprudemment, comme Goebbels. Plus le mensonge est incroyable, plus vite ils y croiront – c’est ainsi qu’ils agissent, selon ce principe.

    Mais les gens ne peuvent pas être nourris avec des dollars et des euros imprimés. Impossible de se nourrir avec ces bouts de papier, et impossible de chauffer un foyer avec la capitalisation virtuelle et gonflée par les réseaux sociaux occidentaux. vous ne pouvez nourrir personne avec du papier-monnaie – vous avez besoin de nourriture, et vous ne réchaufferez personne non plus avec ces capitalisations gonflées – des moyens énergétiques réels sont nécessaires.

    Par conséquent, les politiciens d’Europe doivent désormais convaincre leurs concitoyens de manger moins, de se laver moins souvent et de s’habiller plus chaudement à la maison. Et ceux qui commencent à poser des questions justes comme par exemple : « Au fait, pourquoi en est-il ainsi ? », sont immédiatement déclarés ennemis, extrémistes et radicaux tandis qu’ils disent que c’est la Russie qui est la source de tous les maux. Ils mentent à nouveau.

    Ce que je veux souligner: il y a tout lieu de croire que les élites occidentales ne vont pas chercher des solutions constructives à la crise alimentaire et énergétique mondiale, qui a surgi par leur faute, précisément par leur faute, à la suite de leurs nombreuses années de politique et ce bien avant notre opération militaire spéciale en Ukraine, dans le Donbass.

    Rappelons que l’Occident est sorti des contradictions du début du XXe siècle par la Première Guerre mondiale.

    Les profits de la Seconde Guerre mondiale ont ensuite permis aux États-Unis de surmonter enfin les conséquences de la Grande Dépression et de devenir la plus grande économie du monde, d’imposer à la planète la puissance du dollar comme monnaie de réserve mondiale.

    Et la crise tardive des années 80 – et dans les années 80 du siècle dernier, la crise s’est également aggravée – l’Occident l’a largement surmonté en s’appropriant l’héritage et les ressources de l’Union soviétique qui s’effondrait. C’est un fait.

    Maintenant, pour s’extirper d’un autre enchevêtrement de contradictions, il leur faut briser la Russie et les autres États qui choisissent à tout prix la voie souveraine du développement pour piller encore plus les richesse des autres et combler leux dettes

    Si cela ne se produit pas, je n’exclus pas qu’ils essaient d’effondrer complètement le système, sur lequel tout peut être blâmé, ou, dieu nous garde, décident d’utiliser la formule bien connue “la guerre remettra les compteurs à zéro”.

    La Russie comprend elle sa responsabilité envers la communauté mondiale et fera tout pour ramener ces têtes brûlées à la raison. Il est clair que le modèle néocolonial actuel est finalement voué à l’échec. Mais je répète que ses vrais propriétaires s’accrocheront à elle jusqu’au bout. Ils n’ont tout simplement rien à offrir au monde, si ce n’est la préservation de leur système de vols et de racket.

    En fait, ils crachent sur le droit naturel de la majeure partie de l’humanité, à la liberté et à la justice, de déterminer par eux-mêmes leur propre avenir.

    Maintenant, ils sont aussi complètement passés à un déni radical des normes morales, de la religion et de la famille.

    Répondons à quelques questions très simples pour nous-mêmes. Je veux m’adresser à tous les citoyens du pays – pas seulement aux collègues qui sont dans la salle – à tous les citoyens de Russie : voulons-nous avoir, ici, dans notre pays , en Russie, à la place de maman et papa un « parent numéro un », « numéro deux », « numéro trois » (ils étaient déjà complètement fous là-bas ou quoi !) ?
    Voulons-nous vraiment que des perversions qui conduisent à la dégradation et à l’extinction soient imposées aux enfants de nos écoles dès le primaire ?
    Se faire leurrer qu’il existe soi-disant d’autres genres que les femmes et les hommes, et se voir proposer une opération de changement de sexe ?
    Voulons-nous tout cela pour notre pays et nos enfants ? Pour nous, tout cela est inacceptable, nous avons un avenir différent, notre propre avenir. Je le répète, la dictature des élites occidentales est dirigée contre toutes les sociétés, y compris les peuples des pays occidentaux eux-mêmes.
    C’est un défi pour tout le monde.

    Un tel déni complet de l’homme, le renversement de la foi et des valeurs traditionnelles, la suppression de la liberté acquiert les caractéristiques d’une “religion inversée” – le satanisme pur et simple.

    Dans le Sermon sur la montagne, Jésus-Christ, dénonçant les faux prophètes, dit : « C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Et ces fruits toxiques sont déjà évidents pour les gens – pas seulement dans notre pays, dans tous les pays, y compris pour de nombreuses personnes et en Occident même. Le monde est entré dans une période de transformations révolutionnaires, elles sont de nature fondamentale.

    De nouveaux pôles de développement se forment, ils représentent la majorité – la majorité ! – de la communauté mondiale et sont prêts non seulement à déclarer leurs intérêts, mais aussi à les protéger, et à voir la multipolarité comme une opportunité de renforcer leur souveraineté, et donc d’acquérir une véritable liberté, une perspective historique, leur droit à une autonomie indépendante, créative, développement original, à un processus harmonieux.

    Partout dans le monde, y compris en Europe et aux États-Unis, comme je l’ai dit, nous avons de nombreuses personnes partageant les mêmes idées, et nous ressentons, nous voyons leur soutien. Un mouvement de libération anticolonial contre l’hégémonie unipolaire se développe déjà au sein des pays et des sociétés les plus diverses. Sa subjectivité ne fera que grandir. C’est cette force qui déterminera la future réalité géopolitique.

    Chers amis! Aujourd’hui, nous nous battons pour une voie juste et libre, d’abord pour nous-mêmes, pour la Russie, pour que le diktat, le despotisme reste à jamais dans le passé. Je suis convaincu que les pays et les peuples comprennent qu’une politique fondée sur l’exclusivité de quiconque, sur la suppression des autres cultures et peuples, est intrinsèquement criminelle, que nous devons tourner cette page honteuse.

    L’effondrement de l’hégémonie occidentale qui a commencé est irréversible.

    Et je le répète encore : ce ne sera plus comme avant. Le champ de bataille auquel le destin et l’histoire nous ont appelés est le champ de bataille de notre peuple, de la grande Russie historique.

    Pour la grande Russie historique, pour les générations futures, pour nos enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants, nous devons les protéger de l’esclavage, des expériences monstrueuses visant à paralyser leur conscience et leur âme.

    Aujourd’hui, nous nous battons pour qu’il ne vienne à l’esprit de personne que la Russie, notre peuple, notre langue, notre culture puissent être enlevés et effacés de l’histoire.

    Aujourd’hui, nous avons besoin de la consolidation de toute la société, et cette cohésion ne peut être fondée que sur la souveraineté, la liberté, la création et la justice.

    Nos valeurs sont l’humanité, la miséricorde et la compassion.

    Et je veux terminer mon discours avec les mots d’Ivan Alexandrovich Ilyin: ‘ Si je considère la Russie comme ma patrie, cela signifie que j’aime en russe, contemple et pense, chante et parle russe; que je crois en la force spirituelle du peuple russe. Son esprit est mon esprit; son destin est mon destin; sa souffrance est ma douleur; sa floraison est ma joie“

    Derrière ces mots se cache un grand choix spirituel, qui pendant plus de mille ans d’État russe a été suivi par les nombreuses générations de nos ancêtres.

    Aujourd’hui, nous faisons ce choix, les citoyens des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, les habitants des régions de Zaporozhye et de Kherson ont fait ce choix.

    Ils ont fait le choix d’être avec leur peuple, d’être avec la Patrie, de vivre son destin, de gagner avec elle.

    Avec nous la vérité, avec nous la Russie !
    https://alexandrelatsa.ru/2022/09/discours-de-vladimir-poutine-le-30-09-2022/
    Le discours de Poutine déjà traduit en FR À faire tourner absolument, il restera sans doute dans les livres d'histoire. Discours de Vladimir Poutine le 30.09.2022 pour le rattachement des Oblasts de Donetsk, Lougansk, Kherson et Zaporojie Vladimir Poutine : Chers citoyens de Russie, citoyens des Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, habitants des régions de Zaporozhye et de Kherson, députés de la Douma d’État et sénateurs de la Fédération de Russie ! Des référendums ont eu lieu dans les républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, dans les régions de Zaporozhye et de Kherson. Les gens ont fait leur choix, un choix clair. Et cela, bien sûr, est leur droit, leur droit inaliénable, qui est inscrit dans le premier article de la Charte des Nations Unies, qui parle directement du principe de l’égalité des droits et de l’autodétermination des peuples. C’est leur droit inaliénable du peuple et il repose sur l’unité historique, au nom de laquelle les générations de nos ancêtres ont pendant des siècles créé et défendu la Russie. Dans cette Nouvelle Russie (Novorossia0, Rumyantsev, Suvorov et Ouchakov se sont battus, Catherine II et Potemkine ont fondé de nouvelles villes. Ici, nos grands-pères et arrière-grands-pères sont morts pendant la Grande Guerre patriotique. Nous nous souviendrons toujours des héros du «printemps russe», ceux qui n’ont pas accepté le coup d’État néonazi en Ukraine en 2014, tous ceux qui sont morts pour le droit de parler leur langue maternelle, de préserver leur culture, leurs traditions, foi, pour le droit de vivre. Ce sont les guerriers du Donbass, les martyrs d’Odessa, les victimes d’attentats terroristes inhumains organisés par le régime de Kiev. Ce sont des volontaires, les civils, des enfants, des femmes, les personnes âgées, des Russes, des Ukrainiens et d’autres personnes de diverses nationalités. C’est Alexander Zakharchenko, ce sont les commandants militaires Arsen Pavlov et Vladimir Zhoga, Olga Kochura et Alexei Mozgovoy, c’est le procureur de la République de Lougansk Sergey Gorenko. C’est le parachutiste Nurmagomed Gadzhimagomedov et de c’est tous nos soldats et officiers qui sont morts de la mort des braves lors de l’opération militaire spéciale. Ce sont des héros de la grande Russie. (…) Derriere le choix de millions d’habitants des républiques populaires de Donetsk, Lougansk, , Zaporozhye et Kherson se cache notre destin commun et une histoire millénaire. Les gens ont transmis cette connexion spirituelle à leurs enfants et petits-enfants. Malgré toutes les épreuves, ils ont porté à travers les années l’amour pour la Russie. Et personne ne peut détruire ce sentiment en nous. C’est pourquoi les générations plus âgées et les jeunes, ceux qui sont nés après la tragédie de l’effondrement de l’Union soviétique, ont voté pour notre unité, pour notre avenir commun. En 1991, sans demander la volonté des citoyens ordinaires, les représentants des élites du parti d’alors ont décidé d’effondrer l’URSS, et les gens se sont soudainement retrouvés coupés de leur patrie. Cela s’est transformé en une catastrophe nationale. (…) Mais il n’y a rien de plus fort que la détermination de millions de personnes qui, par leur culture, leur foi, leurs traditions, leur langue, se considèrent comme faisant partie de la Russie, dont les ancêtres ont vécu dans un seul État pendant des siècles. Il n’y a rien de plus fort que la détermination de ce peuple à retourner dans sa vraie patrie historique. Pendant huit longues années, les habitants du Donbass ont été soumis au génocide, aux bombardements et au blocus, et à Kherson et à Zaporozhye, ils ont essayé de cultiver criminellement la haine de la Russie, de tout ce qui est russe. (…) Mais les habitants ininterrompus du Donbass, de Zaporozhye et de Kherson ont eu leur mot à dire. Je veux que les autorités de Kyiv et leurs vrais maîtres en Occident m’entendent, afin que tout le monde s’en souvienne : les habitants de Lougansk et de Donetsk, de Kherson et de Zaporozhye deviennent nos citoyens pour toujours. Nous appelons le régime de Kiev à cesser immédiatement le feu, toutes les hostilités, la guerre qu’il a déclenchée en 2014, et à retourner à la table des négociations. Nous sommes prêts pour cela. Mais nous ne discuterons pas du choix des habitants de Donetsk, Lougansk, Zaporozhye et Kherson, il a été fait, la Russie ne le trahira pas. Nous continuerons à rechercher notre terre avec toutes les forces et tous les moyens à notre disposition et nous ferons tout pour assurer la sécurité de la vie de notre peuple. C’est la grande mission de libération de notre peuple. Nous allons reconstruire les villes et villages détruits, les logements, les écoles, les hôpitaux, les théâtres et les musées, restaurer et développer les entreprises industrielles, les usines, les infrastructures, la sécurité sociale, les retraites, les systèmes de santé et d’éducation. Bien entendu, nous travaillerons à l’amélioration du niveau de sécurité. Ensemble, nous veillerons à ce que les citoyens des nouvelles régions ressentent le soutien de tout le peuple russe, de tout le pays, de toutes les républiques, de tous les territoires et régions de notre vaste patrie. Chers amis, collègues! Aujourd’hui, je veux m’adresser aux soldats et aux officiers qui participent à une opération militaire spéciale, aux soldats du Donbass et de la Novorossie, à ceux qui, après le décret de mobilisation partielle, rejoignent les rangs des forces armées, accomplissant leur devoir patriotique, qui, à l’appel de leur cœur, se présentent aux bureaux d’inscription et d’enrôlement militaires. Je voudrais me tourner vers leurs parents, épouses et enfants, pour leur dire pourquoi notre peuple se bat, quel ennemi nous oppose, qui jette le monde dans de nouvelles guerres et crises, tirant leur profit sanglant de cette tragédie. Nos compatriotes, nos frères et sœurs d’Ukraine ont vu de leurs propres yeux ce que les cercles dirigeants du soi-disant Occident préparent pour toute l’humanité. Ici, en fait, ils ont juste tombé les masques, ils ont montré leur véritable visage. Après l’effondrement de l’Union soviétique, l’Occident a décidé que le monde, nous tous, devions toujours subir ses diktats. Puis, en 1991, l’Occident s’attendait à ce que la Russie ne se remette pas de tels chocs et s’effondre d’elle-même. Oui, c’est presque arrivé – nous nous souvenons des années 90, les terribles années 90, affamées, froides et sans espoir. Mais la Russie a résisté, relancé, renforcé, a repris sa place légitime dans le monde. En même temps, l’Occident a cherché et continue de chercher une nouvelle chance de nous frapper, d’affaiblir et de détruire la Russie. Ils ont toujours rêvé, de diviser notre État, de dresser les peuples les uns contre les autres, de nous condamner à la pauvreté et l’extinction. Ils sont simplement hantés par le fait qu’il existe un si grand et immense pays dans le monde avec son territoire, ses richesses naturelles, ses ressources, avec un peuple qui ne vivra jamais selon les ordres de quelqu’un d’autre. L’Occident est prêt à tout pour préserver le système néocolonial qui lui permet de parasiter, en fait, de piller le monde et en retirer la principale source de prospérité non méritée, la rente de l’hégémonie. Le maintien de cette rente est leur motivation clé, authentique et absolument intéressée. C’est pourquoi une dé-souvereinisation totale est dans leur intérêt. D’où leur agression envers les États indépendants, envers les valeurs traditionnelles et les cultures d’origine, les tentatives de saper les processus internationaux et d’intégration échappant à leur contrôle, les nouvelles monnaies mondiales et les centres de développement technologique. Il est essentiel pour eux que tous les pays abandonnent leur souveraineté aux États-Unis. Les élites dirigeantes de certains États acceptent volontairement de le faire, acceptent volontairement de devenir vassaux ; d’autres sont soudoyés, intimidés. Et si cela ne fonctionne pas, ils détruisent des États entiers, laissant derrière eux des catastrophes humanitaires, des catastrophes, des ruines, des millions de destins humains ruinés et mutilés, des enclaves terroristes, des zones de catastrophe sociale, des protectorats, des colonies et des semi-colonies. Ils s’en moquent tant qu’ils obtiennent leur propre avantage. Je tiens à le souligner une fois de plus : c’est précisément dans la cupidité, dans l’intention de préserver son pouvoir illimité, que se trouvent les véritables raisons de la guerre hybride que « l’Occident collectif » mène contre la Russie. Ils ne nous souhaitent pas la liberté, mais ils veulent nous voir comme une colonie. Ils veulent nous voir non pas comme une société libre, mais comme une foule d’esclaves sans âme. Pour eux, une menace directe est notre pensée et notre philosophie, et donc ils empiètent sur nos philosophes. Notre culture et notre art sont un danger pour eux, alors ils essaient de les interdire. Notre développement et notre prospérité sont également une menace pour eux – la concurrence s’intensifie. Ils n’ont pas du tout besoin de la Russie, nous en avons besoin. Je voudrais vous rappeler que les prétentions à la domination mondiale dans le passé ont été brisées plus d’une fois par le courage et la résilience de notre peuple. La Russie sera toujours la Russie. Nous continuerons à défendre à la fois nos valeurs et notre Patrie. L’Occident compte sur l’impunité, sur tout pour s’en tirer. Les accords dans le domaine de la sécurité stratégique vont à la poubelle ; les accords conclus au plus haut niveau politique sont déclarés faux ; les promesses fermes de ne pas étendre l’OTAN à l’est, dès que nos anciens dirigeants y ont adhéré, se sont transformées en une sale tromperie ; les traités sur la défense antimissile et les missiles à portée intermédiaire et courte ont été unilatéralement rompus sous des prétextes farfelus. Tout ce que nous entendons de toutes parts, c’est que l’Occident est synonyme d’ordre fondé sur des règles. D’où viennent-ils? Qui a même vu ces règles? Qui a accepté ? Écoutez, ce n’est qu’une sorte d’absurdité, une tromperie pure, des normes doubles ou déjà triples ! C’est juste conçu pour les imbéciles. La Russie est une grande puissance millénaire, un pays-civilisation, et ne vivra pas selon de telles règles fausses et truquées. C’est le soi-disant Occident qui a piétiné le principe de l’inviolabilité des frontières, et maintenant il décide à sa guise qui a le droit à l’autodétermination et qui ne l’a pas, qui n’en est pas digne. Pourquoi ils décident ainsi, qui leur a donné un tel droit n’est pas clair. À eux-mêmes. C’est pourquoi le choix des habitants de Crimée, de Sébastopol, de Donetsk, de Lougansk, de Zaporozhye et de Kherson provoque chez eux une colère sauvage. Cet Occident n’a aucun droit moral de l’évaluer, même de bégayer sur la liberté de la démocratie. Les élites occidentales nient non seulement la souveraineté nationale et le droit international. Leur hégémonie a un caractère prononcé de totalitarisme, de despotisme et d’apartheid. Ils divisent effrontément le monde en leurs vassaux, en pays soi-disant civilisés et en tous les autres, qui, selon le plan des racistes occidentaux d’aujourd’hui, devraient s’ajouter à la liste des barbares et des sauvages. Les fausses étiquettes – “pays voyou”, “régime autoritaire” – sont déjà prêtes, elles stigmatisent des peuples et des États entiers, et il n’y a là rien de nouveau. Il n’y a là rien de nouveau : les élites occidentales sont ce qu’elles étaient et le sont restées : colonialistes. Ils discriminent, divisent les peuples en premier et autres grades. Nous n’avons jamais accepté et n’accepterons jamais un tel nationalisme politique et un tel racisme. Et qu’est-ce que la russophobie, sinon le racisme, qui se répand maintenant dans le monde entier ? Qu’est-ce, sinon le racisme, que la conviction péremptoire de l’Occident que sa civilisation, sa culture néolibérale est un modèle incontestable pour le monde entier ? “Celui qui n’est pas avec nous est contre nous.” Cela semble même étrange. Même la repentance pour leurs propres crimes historiques est déplacée par les élites occidentales vers tout le monde, exigeant à la fois les citoyens de leurs pays et d’autres peuples à avouer ce avec quoi ils n’ont rien à voir du tout, par exemple, pour la période de la colonisation conquêtes. Il convient de rappeler à l’Occident qu’il a commencé sa politique coloniale au Moyen Âge, puis a suivi la traite mondiale des esclaves, le génocide des tribus indiennes en Amérique, le pillage de l’Inde, de l’Afrique, les guerres de l’Angleterre et de la France contre la Chine, à la suite de quoi la Chine a été contrainte d’ouvrir ses ports au commerce de l’opium. Ce qu’ils ont fait, c’est mettre des nations entières sous drogue, exterminer délibérément des groupes ethniques entiers, organiser une véritable chasse aux gens comme des animaux. Ceci est contraire à la nature même de l’homme, vérité, liberté et justice. Et nous – nous sommes fiers qu’au XXe siècle, c’est notre pays qui a dirigé le mouvement anticolonial, qui a ouvert des possibilités à de nombreux peuples du monde de se développer afin de réduire la pauvreté et les inégalités, de vaincre la faim et la maladie. Je souligne que l’une des raisons de la russophobie séculaire, la méchanceté non dissimulée de ces élites occidentales envers la Russie est précisément que nous ne nous sommes pas laissé voler pendant la période des conquêtes coloniales, nous avons forcé les Européens à commercer pour un bénéfice mutuel. Cela a été réalisé en créant un État centralisé fort en Russie, qui s’est développé et s’est renforcé sur les grandes valeurs morales de l’orthodoxie, de l’islam, du judaïsme et du bouddhisme, sur la culture russe et la parole russe ouverte à tous. On sait que des plans d’interventions en Russie ont été élaborés à plusieurs reprises, ils ont essayé d’utiliser le temps des troubles au début du XVIIe siècle et la période de bouleversements après 1917. L’Occident a néanmoins réussi à s’emparer des richesses de la Russie à la fin du XXe siècle, lorsque l’État a été détruit. Ensuite, nous avons été appelés à la fois amis et partenaires, mais en fait, ils nous ont traités comme une colonie – des milliards de dollars ont été détournés du pays dans le cadre de divers stratagèmes. Nous nous souvenons tous de tout, nous n’avons rien oublié. Et ces jours-ci, les habitants de Donetsk et de Lougansk, de Kherson et de Zaporijie se sont prononcés en faveur de la restauration de notre unité historique. Les pays occidentaux répètent depuis des siècles qu’ils apportent la liberté et la démocratie aux autres peuples. Tout est exactement le contraire : au lieu de démocratie – l’exploitation ; au lieu de la liberté – l’esclavage. L’ensemble de l’ordre mondial unipolaire est intrinsèquement anti-démocratique et non libre, il est trompeur et hypocrite de bout en bout. Les États-Unis sont le seul pays au monde à avoir utilisé deux fois l’arme nucléaire, détruisant les villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki. Soit dit en passant, ils ont créé un précédent. Permettez-moi également de vous rappeler que les États-Unis, avec les Britanniques, ont transformé Dresde, Hambourg, Cologne et de nombreuses autres villes allemandes en ruines sans aucune nécessité militaire pendant la Seconde Guerre mondiale. Et cela a été fait sans aucune nécessité militaire. Il n’y avait qu’un seul but : tout comme dans le cas des bombardements nucléaires au Japon, intimider à la fois notre pays et le monde entier. Les États-Unis ont laissé une marque terrible dans la mémoire des peuples de Corée et du Vietnam avec des bombardements barbares sur le «tapis», l’utilisation du napalm et des armes chimiques. Jusqu’à présent, ils occupent en fait l’Allemagne, le Japon, la République de Corée et d’autres pays, tout en les qualifiant cyniquement d’alliés égaux. Je me demande quel genre d’alliance est-ce? Le monde entier sait que les dirigeants de ces pays sont surveillés, les premières personnes de ces États sont installées des appareils d’écoute non seulement dans les bureaux, mais aussi dans les locaux résidentiels. C’est vraiment dommage. Une honte à la fois pour ceux qui font cela et pour ceux qui, comme un esclave, avalent silencieusement et docilement cette grossièreté. Ils lancent des ordres et des cris grossiers et insultants à l’adresse de leurs vassaux Solidarité euro-atlantique, développent des armes biologiques, font des expériences sur des êtres vivants, y compris en Ukraine … C’est avec leur politique destructrice, leurs guerres et leurs vols qu’ils ont provoqué la poussée colossale actuelle des flux migratoires. Des millions de personnes souffrent de privations, d’abus, meurent par milliers, essayant d’accéder à la même Europe. Maintenant, ils exportent du pain d’Ukraine. Où va-t-il sous prétexte de “assurer la sécurité alimentaire des pays les plus pauvres du monde” ? Où va-t-il ? Tout va dans les mêmes pays européens. Seul 5 % ne sont allés qu’aux pays les plus pauvres du monde. Encore une fois, escroquerie et pure tromperie. Cette élite américaine, en fait, utilise la tragédie de ces gens pour affaiblir leurs concurrents et détruire les États-nations. Cela s’applique aussi à l’Europe, cela s’applique aussi à l’identité de la France, de l’Italie, de l’Espagne et d’autres pays avec une longue histoire. Washington exige de plus en plus de sanctions contre la Russie, et la plupart des politiciens européens sont docilement d’accord avec cela. Ils comprennent clairement que les États-Unis, poussant l’UE à renoncer complètement aux secteurs énergétiques et autres ressources russes, conduisent pratiquement à la désindustrialisation de l’Europe, à la prise de contrôle complète du marché européen – ils comprennent tout, ces élites sont européennes comprennent tout, mais préfèrent servir les intérêts des autres. Ce n’est plus de la servilité et une trahison directe de leurs peuples. Mais que Dieu les bénisse, c’est leur affaire. Mais les sanctions ne suffisent pas aux Anglo-Saxons, ils sont passés au sabotage – incroyable, mais vrai – ayant organisé des explosions sur les gazoducs internationaux du Nord Stream, qui longent le fond de la mer Baltique, ils ont effectivement commencé à détruire l’infrastructure énergétique paneuropéenne. Le diktat américain est basé sur la force brute. Parfois magnifiquement emballé, parfois sans emballage, mais l’essence est la même. D’où le déploiement et l’entretien de centaines de bases militaires dans tous les coins du monde, l’expansion de l’OTAN, les tentatives de constituer de nouvelles alliances militaires telles que AUKUS et autres. Un travail actif est également en cours pour créer un lien militaro-politique entre Washington-Séoul-Tokyo. Tous les États qui possèdent ou cherchent à posséder une véritable souveraineté stratégique et sont capables de défier l’hégémonie occidentale sont automatiquement inclus dans la catégorie des ennemis. C’est sur ces principes que sont construites les doctrines militaires des USA et de l’OTAN, n’exigeant rien de moins qu’une domination totale. Les élites occidentales présentent leurs plans néo-coloniaux de manière tout aussi hypocrite, même avec un semblant de paix, elles parlent d’une sorte d’endiguement. On a déjà entendu parler du confinement de la Russie, de la Chine, de l’Iran. Je crois que d’autres pays d’Asie, d’Amérique latine, d’Afrique, du Moyen-Orient, ainsi que les partenaires et alliés actuels des États-Unis, sont les suivants. Nous savons que tout ce qu’ils n’aiment pas, ils imposent également des sanctions à leurs alliés – d’abord contre une banque, puis contre une autre ; tantôt contre une entreprise, tantôt contre une autre. C’est la même pratique, et elle va se développer. Ils ciblent tout le monde, y compris nos voisins les plus proches – les pays de la CEI. Dans le même temps, l’Occident a clairement et depuis longtemps un vœu pieux. Ainsi, en lançant une guerre éclair des sanctions contre la Russie, ils ont cru qu’ils seraient à nouveau en mesure de construire le monde entier selon leurs désirs. Mais, en fin de compte la plupart des États refusent “d’avaler” et choisissent un mode de coopération raisonnable avec la Russie. L’Occident ne s’attendait manifestement pas à une telle récalcitrance de leur part. Ils se sont juste habitués à agir selon un modèle, à tout prendre avec impudence, chantage, corruption, intimidation, et à se convaincre que ces méthodes fonctionneront pour toujours. Une telle confiance en soi est le produit direct non seulement du concept notoire de sa propre exclusivité – même si cela, bien sûr, est tout simplement surprenant – mais aussi d’une véritable “famine informative” en Occident. Ils ont noyé la vérité dans un océan de mythes, d’illusions et de faux, utilisant une propagande extrêmement agressive, mentant imprudemment, comme Goebbels. Plus le mensonge est incroyable, plus vite ils y croiront – c’est ainsi qu’ils agissent, selon ce principe. Mais les gens ne peuvent pas être nourris avec des dollars et des euros imprimés. Impossible de se nourrir avec ces bouts de papier, et impossible de chauffer un foyer avec la capitalisation virtuelle et gonflée par les réseaux sociaux occidentaux. vous ne pouvez nourrir personne avec du papier-monnaie – vous avez besoin de nourriture, et vous ne réchaufferez personne non plus avec ces capitalisations gonflées – des moyens énergétiques réels sont nécessaires. Par conséquent, les politiciens d’Europe doivent désormais convaincre leurs concitoyens de manger moins, de se laver moins souvent et de s’habiller plus chaudement à la maison. Et ceux qui commencent à poser des questions justes comme par exemple : « Au fait, pourquoi en est-il ainsi ? », sont immédiatement déclarés ennemis, extrémistes et radicaux tandis qu’ils disent que c’est la Russie qui est la source de tous les maux. Ils mentent à nouveau. Ce que je veux souligner: il y a tout lieu de croire que les élites occidentales ne vont pas chercher des solutions constructives à la crise alimentaire et énergétique mondiale, qui a surgi par leur faute, précisément par leur faute, à la suite de leurs nombreuses années de politique et ce bien avant notre opération militaire spéciale en Ukraine, dans le Donbass. Rappelons que l’Occident est sorti des contradictions du début du XXe siècle par la Première Guerre mondiale. Les profits de la Seconde Guerre mondiale ont ensuite permis aux États-Unis de surmonter enfin les conséquences de la Grande Dépression et de devenir la plus grande économie du monde, d’imposer à la planète la puissance du dollar comme monnaie de réserve mondiale. Et la crise tardive des années 80 – et dans les années 80 du siècle dernier, la crise s’est également aggravée – l’Occident l’a largement surmonté en s’appropriant l’héritage et les ressources de l’Union soviétique qui s’effondrait. C’est un fait. Maintenant, pour s’extirper d’un autre enchevêtrement de contradictions, il leur faut briser la Russie et les autres États qui choisissent à tout prix la voie souveraine du développement pour piller encore plus les richesse des autres et combler leux dettes Si cela ne se produit pas, je n’exclus pas qu’ils essaient d’effondrer complètement le système, sur lequel tout peut être blâmé, ou, dieu nous garde, décident d’utiliser la formule bien connue “la guerre remettra les compteurs à zéro”. La Russie comprend elle sa responsabilité envers la communauté mondiale et fera tout pour ramener ces têtes brûlées à la raison. Il est clair que le modèle néocolonial actuel est finalement voué à l’échec. Mais je répète que ses vrais propriétaires s’accrocheront à elle jusqu’au bout. Ils n’ont tout simplement rien à offrir au monde, si ce n’est la préservation de leur système de vols et de racket. En fait, ils crachent sur le droit naturel de la majeure partie de l’humanité, à la liberté et à la justice, de déterminer par eux-mêmes leur propre avenir. Maintenant, ils sont aussi complètement passés à un déni radical des normes morales, de la religion et de la famille. Répondons à quelques questions très simples pour nous-mêmes. Je veux m’adresser à tous les citoyens du pays – pas seulement aux collègues qui sont dans la salle – à tous les citoyens de Russie : voulons-nous avoir, ici, dans notre pays , en Russie, à la place de maman et papa un « parent numéro un », « numéro deux », « numéro trois » (ils étaient déjà complètement fous là-bas ou quoi !) ? Voulons-nous vraiment que des perversions qui conduisent à la dégradation et à l’extinction soient imposées aux enfants de nos écoles dès le primaire ? Se faire leurrer qu’il existe soi-disant d’autres genres que les femmes et les hommes, et se voir proposer une opération de changement de sexe ? Voulons-nous tout cela pour notre pays et nos enfants ? Pour nous, tout cela est inacceptable, nous avons un avenir différent, notre propre avenir. Je le répète, la dictature des élites occidentales est dirigée contre toutes les sociétés, y compris les peuples des pays occidentaux eux-mêmes. C’est un défi pour tout le monde. Un tel déni complet de l’homme, le renversement de la foi et des valeurs traditionnelles, la suppression de la liberté acquiert les caractéristiques d’une “religion inversée” – le satanisme pur et simple. Dans le Sermon sur la montagne, Jésus-Christ, dénonçant les faux prophètes, dit : « C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Et ces fruits toxiques sont déjà évidents pour les gens – pas seulement dans notre pays, dans tous les pays, y compris pour de nombreuses personnes et en Occident même. Le monde est entré dans une période de transformations révolutionnaires, elles sont de nature fondamentale. De nouveaux pôles de développement se forment, ils représentent la majorité – la majorité ! – de la communauté mondiale et sont prêts non seulement à déclarer leurs intérêts, mais aussi à les protéger, et à voir la multipolarité comme une opportunité de renforcer leur souveraineté, et donc d’acquérir une véritable liberté, une perspective historique, leur droit à une autonomie indépendante, créative, développement original, à un processus harmonieux. Partout dans le monde, y compris en Europe et aux États-Unis, comme je l’ai dit, nous avons de nombreuses personnes partageant les mêmes idées, et nous ressentons, nous voyons leur soutien. Un mouvement de libération anticolonial contre l’hégémonie unipolaire se développe déjà au sein des pays et des sociétés les plus diverses. Sa subjectivité ne fera que grandir. C’est cette force qui déterminera la future réalité géopolitique. Chers amis! Aujourd’hui, nous nous battons pour une voie juste et libre, d’abord pour nous-mêmes, pour la Russie, pour que le diktat, le despotisme reste à jamais dans le passé. Je suis convaincu que les pays et les peuples comprennent qu’une politique fondée sur l’exclusivité de quiconque, sur la suppression des autres cultures et peuples, est intrinsèquement criminelle, que nous devons tourner cette page honteuse. L’effondrement de l’hégémonie occidentale qui a commencé est irréversible. Et je le répète encore : ce ne sera plus comme avant. Le champ de bataille auquel le destin et l’histoire nous ont appelés est le champ de bataille de notre peuple, de la grande Russie historique. Pour la grande Russie historique, pour les générations futures, pour nos enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants, nous devons les protéger de l’esclavage, des expériences monstrueuses visant à paralyser leur conscience et leur âme. Aujourd’hui, nous nous battons pour qu’il ne vienne à l’esprit de personne que la Russie, notre peuple, notre langue, notre culture puissent être enlevés et effacés de l’histoire. Aujourd’hui, nous avons besoin de la consolidation de toute la société, et cette cohésion ne peut être fondée que sur la souveraineté, la liberté, la création et la justice. Nos valeurs sont l’humanité, la miséricorde et la compassion. Et je veux terminer mon discours avec les mots d’Ivan Alexandrovich Ilyin: ‘ Si je considère la Russie comme ma patrie, cela signifie que j’aime en russe, contemple et pense, chante et parle russe; que je crois en la force spirituelle du peuple russe. Son esprit est mon esprit; son destin est mon destin; sa souffrance est ma douleur; sa floraison est ma joie“ Derrière ces mots se cache un grand choix spirituel, qui pendant plus de mille ans d’État russe a été suivi par les nombreuses générations de nos ancêtres. Aujourd’hui, nous faisons ce choix, les citoyens des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, les habitants des régions de Zaporozhye et de Kherson ont fait ce choix. Ils ont fait le choix d’être avec leur peuple, d’être avec la Patrie, de vivre son destin, de gagner avec elle. Avec nous la vérité, avec nous la Russie ! https://alexandrelatsa.ru/2022/09/discours-de-vladimir-poutine-le-30-09-2022/
    D'accord
    1
    0 Commentaires 0 Partages 10K Vues 0 Notes
  • " ⚡️ #Poutine: «Je veux que les autorités de Kiev et leurs vrais maîtres en Occident m'entendent»: 👉 les nouveaux territoires de Lougansk, Donetsk, Kherson et Zaporijia seront russes «pour toujours et à jamais» ❗️#RUSSIE #VladimirPoutine #Zelensky "

    Lien de la vidéo :
    https://twitter.com/i/status/1575865194718322688
    " ⚡️ #Poutine: «Je veux que les autorités de Kiev et leurs vrais maîtres en Occident m'entendent»: 👉 les nouveaux territoires de Lougansk, Donetsk, Kherson et Zaporijia seront russes «pour toujours et à jamais» ❗️#RUSSIE #VladimirPoutine #Zelensky " Lien de la vidéo : https://twitter.com/i/status/1575865194718322688
    0 Commentaires 0 Partages 1K Vues 0 Notes
  • Les habitants de Lougansk ont les larmes aux yeux à la nouvelle de l'adhésion officielle de la République à la Russie…
    Anne de Russie
    Les habitants de Lougansk ont les larmes aux yeux à la nouvelle de l'adhésion officielle de la République à la Russie… Anne de Russie
    J'adore
    1
    0 Commentaires 0 Partages 822 Vues 2 0 Notes
  • REFERENDUM, LE KREMLIN COMMUNIQUE

    Le premier chef adjoint de l'administration présidentielle de Russie, Sergei Kiriyenko, s'exprimant sur les résultats des référendums sur l'adhésion à la Russie dans les républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, ainsi que dans les régions de Kherson et de Zaporozhye, a déclaré que les habitants défendaient le droit de faire partie du pays.

    « Les gens ont fait leur choix. Des gens qui inspirent un respect incroyable. Ce sont des gens qui défendent leur droit de faire partie de la Russie depuis huit ans » a déclaré Kiriyenko .

    t.me/russosphere
    REFERENDUM, LE KREMLIN COMMUNIQUE Le premier chef adjoint de l'administration présidentielle de Russie, Sergei Kiriyenko, s'exprimant sur les résultats des référendums sur l'adhésion à la Russie dans les républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, ainsi que dans les régions de Kherson et de Zaporozhye, a déclaré que les habitants défendaient le droit de faire partie du pays. « Les gens ont fait leur choix. Des gens qui inspirent un respect incroyable. Ce sont des gens qui défendent leur droit de faire partie de la Russie depuis huit ans » a déclaré Kiriyenko . t.me/russosphere
    0 Commentaires 0 Partages 1K Vues 0 Notes
  • Six mois d’opération spéciale : qu’est-ce que la Russie espère réaliser en Ukraine ?

    Les récentes remarques de Poutine montrent que l’état d’esprit à Moscou a changé et que les compromis ne sont plus à l’ordre du jour. Cela signifie que ce que la Russie s’efforce d’obtenir doit d’abord être gagné, puis sécurisé.

    La semaine dernière, Vladimir Poutine a décrit l’Ukraine comme une « enclave anti-russe » qui doit être éliminée. Il a également déclaré que les soldats russes participant à l’opération militaire se battaient pour « leur patrie ». Les deux déclarations ont des implications importantes.

    Au cours des six derniers mois, le mantra des dirigeants russes a été que tous les objectifs de l’offensive seront atteints. Les objectifs concrets, tels que la mesure dans laquelle les forces armées de Moscou veulent pénétrer en Ukraine, n’ont jamais été divulgués. Cela donne lieu à des spéculations sur les objectifs réels du Kremlin.

    Seul le président Poutine pouvait donner une réponse contraignante à cette question. Cependant, deux aspects ne peuvent échapper à notre attention. Le premier est la radicalisation de la position de Moscou envers l’Ukraine à la suite à la fois des attitudes occidentales et des actions de Kiev. Le deuxième aspect est l’écart croissant entre le résultat minimal de l’opération militaire, dont la Russie pourrait se contenter, et le maximum que les États-Unis et leurs alliés accepteraient.

    Depuis la signature du deuxième accord de Minsk en 2015, le Kremlin a passé environ six ans à essayer de le mettre en œuvre. L’accord aurait pu assurer le statut autonome du Donbass au sein de l’Ukraine appartenant à l’État et donner à la région une certaine influence sur la politique nationale, y compris sur la question de l’orientation géopolitique et géoéconomique du pays. Cependant, Kiev n’était pas prêt à coopérer à la mise en œuvre de l’accord dès le début et ne le considérait que comme un avantage pour Moscou. Washington, pour sa part, a promu cette attitude dans ses efforts pour affaiblir la Russie, tandis que de Berlin et Paris, officiellement les garants de l’accord aux côtés de la Russie, il n’a exercé aucune influence sur Kiev et a finalement repris la position ukrainienne.

    L’élection de Vladimir Zelensky à la présidence ukrainienne en 2019 a d’abord semblé signaler une ouverture à la paix, et le président Poutine a fait de sérieux efforts pour enfin faire décoller la mise en œuvre de l’accord de Minsk. Cependant, Kiev a reculé peu de temps après et a adopté une position encore plus dure qu’auparavant sous le président Porochenko. Néanmoins, jusqu’à la mi-2021, le Kremlin a continué à se concentrer sur une solution à la question du Donbass dans ses relations avec l’Ukraine, essentiellement sur la base de l’accord de Minsk, et finalement sur la reconnaissance de facto du statut de la Russie en Crimée.

    Cependant, en juin de l’année dernière, Vladimir Poutine a publié un long article sur les relations russo-ukrainiennes, dans lequel il a clairement indiqué qu’il considérait la situation actuelle comme un problème majeur en termes de sécurité, de politique et d’identité de la Russie, qu’il acceptait sa responsabilité personnelle et qu’il exprimait sa détermination à apporter des corrections stratégiques concernant l’Ukraine. Cependant, il n’a pas révélé ses plans.

    En décembre dernier, Moscou a envoyé un paquet de propositions à Washington qui équivalait à une liste de garanties de sécurité pour la Russie. Il s’agissait notamment de la neutralité militaire et politique formelle de l’Ukraine – pas d’adhésion à l’OTAN – pas de stationnement de systèmes d’armes et de bases militaires américains et autres de l’OTAN en Ukraine, et une interdiction des manœuvres militaires sur le territoire ukrainien. En d’autres termes, pas d’OTAN en Ukraine. Alors que les États-Unis ont accepté de discuter de certaines questions spécifiques à l’armée mentionnées dans le paquet de propositions russes, les principales demandes de Moscou concernant l’Ukraine et l’OTAN ont été rejetées. Poutine a donc dû accepter un non comme réponse.

    Peu avant le début de l’opération militaire, Moscou a reconnu les deux républiques du Donbass et a également appelé Kiev à évacuer les parties de Donetsk et de Lougansk, qui étaient alors sous contrôle ukrainien – ou à en supporter les conséquences. Kiev a refusé et les hostilités ont commencé. La raison officielle de la Russie pour l’utilisation de moyens militaires était la défense des deux républiques nouvellement reconnues qui avaient demandé une assistance militaire.

    Peu après le début des hostilités, la Russie et l’Ukraine ont entamé des pourparlers de paix. Lors d’une réunion à Istanbul fin mars 2022, Moscou a appelé le gouvernement de Zelensky à reconnaître la souveraineté des deux républiques du Donbass à l’intérieur de leurs frontières constitutionnelles, ainsi que la souveraineté de la Russie sur la Crimée, qui a été officiellement incorporée à la Fédération de Russie en 2014, et à accepter un statut neutre et démilitarisé pour le territoire contrôlé par Kiev.

    À cette époque, Moscou reconnaissait encore le gouvernement ukrainien actuel et était prêt à négocier directement avec lui. Kiev, pour sa part, a d’abord semblé prêt à accepter les demandes de Moscou, qui ont été critiquées par de nombreux observateurs en Russie comme trop indulgentes envers l’Ukraine, mais a rapidement retrouvé une position dure envers Moscou. Moscou soupçonnait que cette volte-face, comme par le passé, était le résultat de l’influence des États-Unis en coulisses, souvent soutenue par les Britanniques et d’autres alliés occidentaux.

    Depuis le printemps 2022, alors que les conflits armés battaient leur plein, Moscou a élargi ses objectifs stratégiques. Cela comprenait maintenant la « dénazification » de l’Ukraine, qui comprend non seulement le retrait des éléments ultra-nationalistes et anti-russes du gouvernement ukrainien, de plus en plus appelé par les responsables russes le « régime de Kiev », mais aussi l’éradication de son idéologie, qui fait référence au collaborateur nazi Stepan Bandera, ainsi que son influence sur la société, y compris dans les domaines de l’éducation, Médias et culture.

    Moscou a également ajouté à ses objectifs stratégiques ce que Poutine appelle la « décommunisation » de l’Ukraine, ce qui signifie que l’Ukraine, dont la direction politique rejette le passé soviétique, sera facilitée par les zones russophones ou russophones de la République ukrainienne soviétique de l’URSS par les dirigeants communistes de Moscou, Vladimir Lénine, Joseph Staline et Nikita Khrouchtchev. == Références == En plus du Donbass, cela inclut tout le sud-est de l’Ukraine, de Kharkov à Odessa.

    Ce changement de stratégie a conduit à l’abandon des signaux selon lesquels la Russie respecterait l’État ukrainien en dehors du Donbass et des organes gouvernementaux militaires à établir dans les territoires conquis par les forces russes. Immédiatement après, des efforts ont commencé pour intégrer de facto ces zones dans l’État russe. À ce jour, Kherson, une grande partie de Zaporozhye et une partie du territoire de Kharkov ont été intégrés dans le système économique russe, le rouble russe a été introduit, le système éducatif russe a été adopté et la population s’est vu offrir un chemin simple vers la citoyenneté russe.

    Après que les conflits armés en Ukraine soient rapidement devenus une guerre par procuration entre la Russie et l’Occident dirigé par les États-Unis, les points de vue sur l’avenir de l’Ukraine en Russie ont continué à se radicaliser.

    Alors qu’une cessation rapide des hostilités et un règlement de paix solide aux conditions russes au printemps dernier auraient démilitarisé l’Ukraine sans le Donbass, démilitarisé et laissé en dehors de l’OTAN, mais toujours sous la direction actuelle avec son idéologie anti-russe virulente et sa dépendance à l’égard de l’Occident, la nouvelle pensée à Moscou, comme le suggèrent les déclarations de Poutine, tend à : de considérer toute forme d’État ukrainien qui n’est pas complètement et définitivement purgée de l’idéologie ultranationaliste comme un danger clair et actuel, comme une bombe à retardement juste à la frontière de la Russie non loin de sa propre capitale.

    Dans ces circonstances, compte tenu des pertes et des difficultés subies jusqu’à présent, il ne suffira pas à la Russie de prendre le contrôle de ce qui était autrefois connu sous le nom de Novorossiya, ainsi que de la côte nord de la mer Noire jusqu’en Transnistrie. Cela signifierait que l’Ukraine serait complètement coupée de la mer et, on suppose, la Russie gagnerait une grande partie du territoire et des millions de nouveaux citoyens par le biais de référendums. Bien sûr, pour atteindre cet objectif, les forces russes doivent encore conquérir Nikolaev et Odessa au sud et Kharkov à l’est. Une prochaine étape logique serait d’étendre le contrôle russe à toute l’Ukraine à l’est du Dniepr, ainsi qu’à Kiev, qui se trouve en grande partie sur la rive droite. Dans ce cas, l’État ukrainien se réduirait à ses régions centrales et occidentales du pays.

    Cependant, l’avenir de l’Ukraine ne sera pas déterminé par des désirs, mais par les développements réels sur le champ de bataille. Les combats se poursuivront pendant un certain temps et un résultat final n’est pas en vue. Même si la phase active du conflit prend fin, il est peu probable qu’un règlement de paix suive. Pour des raisons différentes, chaque partie considère le conflit comme existentiel – et beaucoup plus complet que le sort de l’Ukraine seule. Cela signifie que ce que la Russie s’efforce d’obtenir doit d’abord être gagné, puis maintenu.

    Publié le 10 Septembre 2022 analyse de Dmitri Trenin* sur #RTDE

    Lien :
    https://de.rt.com/international/148560-sechs-monate-spezialoperation-was-hofft/

    *Dmitri Trenin est professeur à la School of Economics et senior au Research College de l’Institute of Global Economics and International Relations. Il est également membre du Conseil russe des relations internationales.

    #International #OTAN #USA #Eurasie #Zurope #Ukraine #Russie #Kiex #Moscou #Donnass #Donetsk #Lugansk #Conflit #VladimirPoutine #VolodymyrZelensky #Rebelles #Analyse #AccordsMinsk
    Six mois d’opération spéciale : qu’est-ce que la Russie espère réaliser en Ukraine ? Les récentes remarques de Poutine montrent que l’état d’esprit à Moscou a changé et que les compromis ne sont plus à l’ordre du jour. Cela signifie que ce que la Russie s’efforce d’obtenir doit d’abord être gagné, puis sécurisé. La semaine dernière, Vladimir Poutine a décrit l’Ukraine comme une « enclave anti-russe » qui doit être éliminée. Il a également déclaré que les soldats russes participant à l’opération militaire se battaient pour « leur patrie ». Les deux déclarations ont des implications importantes. Au cours des six derniers mois, le mantra des dirigeants russes a été que tous les objectifs de l’offensive seront atteints. Les objectifs concrets, tels que la mesure dans laquelle les forces armées de Moscou veulent pénétrer en Ukraine, n’ont jamais été divulgués. Cela donne lieu à des spéculations sur les objectifs réels du Kremlin. Seul le président Poutine pouvait donner une réponse contraignante à cette question. Cependant, deux aspects ne peuvent échapper à notre attention. Le premier est la radicalisation de la position de Moscou envers l’Ukraine à la suite à la fois des attitudes occidentales et des actions de Kiev. Le deuxième aspect est l’écart croissant entre le résultat minimal de l’opération militaire, dont la Russie pourrait se contenter, et le maximum que les États-Unis et leurs alliés accepteraient. Depuis la signature du deuxième accord de Minsk en 2015, le Kremlin a passé environ six ans à essayer de le mettre en œuvre. L’accord aurait pu assurer le statut autonome du Donbass au sein de l’Ukraine appartenant à l’État et donner à la région une certaine influence sur la politique nationale, y compris sur la question de l’orientation géopolitique et géoéconomique du pays. Cependant, Kiev n’était pas prêt à coopérer à la mise en œuvre de l’accord dès le début et ne le considérait que comme un avantage pour Moscou. Washington, pour sa part, a promu cette attitude dans ses efforts pour affaiblir la Russie, tandis que de Berlin et Paris, officiellement les garants de l’accord aux côtés de la Russie, il n’a exercé aucune influence sur Kiev et a finalement repris la position ukrainienne. L’élection de Vladimir Zelensky à la présidence ukrainienne en 2019 a d’abord semblé signaler une ouverture à la paix, et le président Poutine a fait de sérieux efforts pour enfin faire décoller la mise en œuvre de l’accord de Minsk. Cependant, Kiev a reculé peu de temps après et a adopté une position encore plus dure qu’auparavant sous le président Porochenko. Néanmoins, jusqu’à la mi-2021, le Kremlin a continué à se concentrer sur une solution à la question du Donbass dans ses relations avec l’Ukraine, essentiellement sur la base de l’accord de Minsk, et finalement sur la reconnaissance de facto du statut de la Russie en Crimée. Cependant, en juin de l’année dernière, Vladimir Poutine a publié un long article sur les relations russo-ukrainiennes, dans lequel il a clairement indiqué qu’il considérait la situation actuelle comme un problème majeur en termes de sécurité, de politique et d’identité de la Russie, qu’il acceptait sa responsabilité personnelle et qu’il exprimait sa détermination à apporter des corrections stratégiques concernant l’Ukraine. Cependant, il n’a pas révélé ses plans. En décembre dernier, Moscou a envoyé un paquet de propositions à Washington qui équivalait à une liste de garanties de sécurité pour la Russie. Il s’agissait notamment de la neutralité militaire et politique formelle de l’Ukraine – pas d’adhésion à l’OTAN – pas de stationnement de systèmes d’armes et de bases militaires américains et autres de l’OTAN en Ukraine, et une interdiction des manœuvres militaires sur le territoire ukrainien. En d’autres termes, pas d’OTAN en Ukraine. Alors que les États-Unis ont accepté de discuter de certaines questions spécifiques à l’armée mentionnées dans le paquet de propositions russes, les principales demandes de Moscou concernant l’Ukraine et l’OTAN ont été rejetées. Poutine a donc dû accepter un non comme réponse. Peu avant le début de l’opération militaire, Moscou a reconnu les deux républiques du Donbass et a également appelé Kiev à évacuer les parties de Donetsk et de Lougansk, qui étaient alors sous contrôle ukrainien – ou à en supporter les conséquences. Kiev a refusé et les hostilités ont commencé. La raison officielle de la Russie pour l’utilisation de moyens militaires était la défense des deux républiques nouvellement reconnues qui avaient demandé une assistance militaire. Peu après le début des hostilités, la Russie et l’Ukraine ont entamé des pourparlers de paix. Lors d’une réunion à Istanbul fin mars 2022, Moscou a appelé le gouvernement de Zelensky à reconnaître la souveraineté des deux républiques du Donbass à l’intérieur de leurs frontières constitutionnelles, ainsi que la souveraineté de la Russie sur la Crimée, qui a été officiellement incorporée à la Fédération de Russie en 2014, et à accepter un statut neutre et démilitarisé pour le territoire contrôlé par Kiev. À cette époque, Moscou reconnaissait encore le gouvernement ukrainien actuel et était prêt à négocier directement avec lui. Kiev, pour sa part, a d’abord semblé prêt à accepter les demandes de Moscou, qui ont été critiquées par de nombreux observateurs en Russie comme trop indulgentes envers l’Ukraine, mais a rapidement retrouvé une position dure envers Moscou. Moscou soupçonnait que cette volte-face, comme par le passé, était le résultat de l’influence des États-Unis en coulisses, souvent soutenue par les Britanniques et d’autres alliés occidentaux. Depuis le printemps 2022, alors que les conflits armés battaient leur plein, Moscou a élargi ses objectifs stratégiques. Cela comprenait maintenant la « dénazification » de l’Ukraine, qui comprend non seulement le retrait des éléments ultra-nationalistes et anti-russes du gouvernement ukrainien, de plus en plus appelé par les responsables russes le « régime de Kiev », mais aussi l’éradication de son idéologie, qui fait référence au collaborateur nazi Stepan Bandera, ainsi que son influence sur la société, y compris dans les domaines de l’éducation, Médias et culture. Moscou a également ajouté à ses objectifs stratégiques ce que Poutine appelle la « décommunisation » de l’Ukraine, ce qui signifie que l’Ukraine, dont la direction politique rejette le passé soviétique, sera facilitée par les zones russophones ou russophones de la République ukrainienne soviétique de l’URSS par les dirigeants communistes de Moscou, Vladimir Lénine, Joseph Staline et Nikita Khrouchtchev. == Références == En plus du Donbass, cela inclut tout le sud-est de l’Ukraine, de Kharkov à Odessa. Ce changement de stratégie a conduit à l’abandon des signaux selon lesquels la Russie respecterait l’État ukrainien en dehors du Donbass et des organes gouvernementaux militaires à établir dans les territoires conquis par les forces russes. Immédiatement après, des efforts ont commencé pour intégrer de facto ces zones dans l’État russe. À ce jour, Kherson, une grande partie de Zaporozhye et une partie du territoire de Kharkov ont été intégrés dans le système économique russe, le rouble russe a été introduit, le système éducatif russe a été adopté et la population s’est vu offrir un chemin simple vers la citoyenneté russe. Après que les conflits armés en Ukraine soient rapidement devenus une guerre par procuration entre la Russie et l’Occident dirigé par les États-Unis, les points de vue sur l’avenir de l’Ukraine en Russie ont continué à se radicaliser. Alors qu’une cessation rapide des hostilités et un règlement de paix solide aux conditions russes au printemps dernier auraient démilitarisé l’Ukraine sans le Donbass, démilitarisé et laissé en dehors de l’OTAN, mais toujours sous la direction actuelle avec son idéologie anti-russe virulente et sa dépendance à l’égard de l’Occident, la nouvelle pensée à Moscou, comme le suggèrent les déclarations de Poutine, tend à : de considérer toute forme d’État ukrainien qui n’est pas complètement et définitivement purgée de l’idéologie ultranationaliste comme un danger clair et actuel, comme une bombe à retardement juste à la frontière de la Russie non loin de sa propre capitale. Dans ces circonstances, compte tenu des pertes et des difficultés subies jusqu’à présent, il ne suffira pas à la Russie de prendre le contrôle de ce qui était autrefois connu sous le nom de Novorossiya, ainsi que de la côte nord de la mer Noire jusqu’en Transnistrie. Cela signifierait que l’Ukraine serait complètement coupée de la mer et, on suppose, la Russie gagnerait une grande partie du territoire et des millions de nouveaux citoyens par le biais de référendums. Bien sûr, pour atteindre cet objectif, les forces russes doivent encore conquérir Nikolaev et Odessa au sud et Kharkov à l’est. Une prochaine étape logique serait d’étendre le contrôle russe à toute l’Ukraine à l’est du Dniepr, ainsi qu’à Kiev, qui se trouve en grande partie sur la rive droite. Dans ce cas, l’État ukrainien se réduirait à ses régions centrales et occidentales du pays. Cependant, l’avenir de l’Ukraine ne sera pas déterminé par des désirs, mais par les développements réels sur le champ de bataille. Les combats se poursuivront pendant un certain temps et un résultat final n’est pas en vue. Même si la phase active du conflit prend fin, il est peu probable qu’un règlement de paix suive. Pour des raisons différentes, chaque partie considère le conflit comme existentiel – et beaucoup plus complet que le sort de l’Ukraine seule. Cela signifie que ce que la Russie s’efforce d’obtenir doit d’abord être gagné, puis maintenu. Publié le 10 Septembre 2022 analyse de Dmitri Trenin* sur #RTDE Lien : https://de.rt.com/international/148560-sechs-monate-spezialoperation-was-hofft/ *Dmitri Trenin est professeur à la School of Economics et senior au Research College de l’Institute of Global Economics and International Relations. Il est également membre du Conseil russe des relations internationales. #International #OTAN #USA #Eurasie #Zurope #Ukraine #Russie #Kiex #Moscou #Donnass #Donetsk #Lugansk #Conflit #VladimirPoutine #VolodymyrZelensky #Rebelles #Analyse #AccordsMinsk
    0 Commentaires 0 Partages 8K Vues 0 Notes
  • ✍️ Article du ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie Sergueï Lavrov pour le Centre d'information multimédia Izvestia "Sur les mises en scène en tant que méthode de la politique occidentale"

    1487-18-07-2022

    Les forces armées russes et les milices des Républiques populaires de Donetsk (RPD) et de Lougansk (RPL) remplissent sûrement leurs missions dans le cadre de l'opération militaire spéciale en faisant cesser la discrimination scandaleuse et le génocide des Russes et éradiquant les menaces directes à la sécurité de la Fédération de Russie créées pendant des années par les États-Unis et leurs satellites sur le territoire de l'Ukraine. Essuyant une défaite sur le champ de bataille, le régime de Kiev et ses parrains occidentaux n'hésitent pas à organiser des mises en scène "sur le sang" afin de diaboliser notre pays dans l'opinion publique internationale. Il y a déjà eu Boutcha, Marioupol, Kramatorsk, Krementchoug. Le ministère russe de la Défense avertit régulièrement avec des faits de la préparation de nouvelles mises en scène.

    Les mises en scène provocatrices organisées par l'Occident et ses suppôts ont une signature qu'on reconnaît. Et elles ont commencé bien avant l'Ukraine.

    1999, région serbe du Kosovo-et-Métochie, village de Racak. Un groupe d'inspecteurs de l'OSCE arrive sur le lieu de découverte de plusieurs dizaines de corps portant des vêtements civils. Le chef de la mission annonce immédiatement, sans mener d'enquête, un acte de génocide, alors que des conclusions de ce genre ne relèvent pas du mandat du fonctionnaire international. L'Otan entame tout de suite une agression armée contre la Yougoslavie en détruisant sciemment le centre télévisuel, des ponts, des trains de passagers et d'autres sites civils. Par la suite, il s'avère qu'il ne s'agissait pas de corps de civils, mais de combattants de l'Armée de libération du Kosovo déguisés en civils. Cependant, la mise en scène avait déjà servi de prétexte pour le premier usage de la force contre un État membre de l'OSCE depuis la signature en 1975 de l'Acte final d'Helsinki. À noter que c'est l'Américain William Walker qui était chef de la mission de l'OSCE dont la déclaration a servi de "détente" pour déclencher les bombardements. L'agression a eu pour résultat principal le détachement forcé du Kosovo de la Serbie et l'installation de la plus grande base américaine Bondsteel dans les Balkans.

    2003, la prestation tristement célèbre du secrétaire d'État Colin Powell au Conseil de sécurité des Nations unies avec une fiole contenant une poudre blanche qu'il avait présenté comme des spores d'anthrax soi-disant fabriqué en Irak. Et une nouvelle fois la mise en scène avait porté ses fruits: les Anglo-Saxons et leurs alliés ont bombardé l'Irak, qui n'arrive toujours pas à rétablir sa structure étatique. Le fake a été rapidement percé à jour: tout le monde a reconnu qu'il n'y avait pas d'armes biologiques ni de destruction massive en Irak. Par la suite, l'un des instigateurs de l'agression, le premier ministre britannique Tony Blair, a reconnu le fake en disant que c'était une erreur, cela peut arriver à tout le monde. Alors que Colin Powell se justifiait plus tard en disant qu'il avait été trahi par les renseignements. Quoi qu'il en soit, une nouvelle provocation avait servi de prétexte pour mettre en œuvre leur plan de destruction d'un pays souverain.

    2011, la Libye. Il y avait une dramaturgie spécifique. Cela n'est pas allé jusqu'à un mensonge direct, comme au Kosovo ou en Irak, mais l'Otan avait grossièrement déformé une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies. Cette résolution établissait une zone d'exclusion aérienne en Libye pour maintenir au sol l'aviation militaire de Mouammar Kadhafi. Et elle ne décollait pas. Cependant, l'Otan a commencé à simplement bombarder les unités de l'armée libyenne qui luttaient contre les terroristes. Mouammar Kadhafi a été cruellement tué, il n'en reste rien de la Libye, on tente à ce jour de la recoller, sachant que ce processus est supervisé une nouvelle fois par une représentante américaine nommée par une décision personnelle du Secrétaire général de l'ONU sans aucune consultation avec le Conseil de sécurité. Dans le cadre de ce processus, les collègues occidentaux ont mis en scène plusieurs fois des accords interlibyens sur des élections qui ne menaient à rien. La Libye demeure un territoire où sévissent des groupes armés illégaux. La plupart d'entre eux collaborent étroitement avec l'Occident.

    Février 2014, l'Ukraine. L'Occident en la personne des ministres des Affaires étrangères de l'Allemagne, de la France et de la Pologne forcent le président Viktor Ianoukovitch à signer avec l'opposition un accord pour cesser la confrontation et régler pacifiquement la crise ukrainienne en créant un gouvernement intérimaire d'union nationale et en organisant en l'espace de quelques mois des élections anticipées. Mais c'était une mise en scène: le lendemain matin l'opposition a organisé un coup d'État sous des slogans russophobes et racistes, les garants occidentaux des accords n'avaient même pas tenté de les raisonner. Plus encore, ils ont immédiatement commencé à encourager les putschistes dans leur politique antirusse, le déclenchement d'une guerre contre leur propre population, le bombardement des villes du Donbass seulement parce que sa population avait refusé de reconnaître le coup d'État anticonstitutionnel. Les habitants du Donbass ont été proclamé pour cela "terroristes", encore une fois avec l'encouragement de l'Occident.

    Il est à noter que l'assassinat de manifestants sur le Maïdan, dont l'Occident accusait tantôt les forces de l'ordre loyales envers Viktor Ianoukovitch, tantôt les renseignements russes, était également une mise en scène. En réalité, la provocation a été organisée par des radicaux de l'opposition qui collaboraient étroitement avec les renseignements occidentaux. Les faits ont rapidement fait surface, mais la mise en scène avait déjà rempli son rôle.

    Lorsque la guerre dans le Donbass a été stoppée, les efforts de la Russie, de l'Allemagne et de la France ont permis de signer en février 2015 entre Kiev, Donetsk et Lougansk les Accords de Minsk, sachant que cette fois également Berlin et Paris étaient actifs en se proclamant fièrement garants de ces accords. Cependant, pendant les sept longues années qui ont suivi ils n'ont pas bougé le petit doigt pour forcer Kiev, comme l'exigeaient directement les Accords de Minsk approuvés à l'unanimité par le Conseil de sécurité des Nations unies, à entamer un dialogue direct avec les représentants du Donbass pour se mettre d'accord sur le statut particulier, l'amnistie, le rétablissement des liens économiques et l'organisation des élections. Les dirigeants occidentaux gardaient également le silence quand, sous la présidence de Piotr Porochenko et Vladimir Zelenski, Kiev entreprenait des démarches directement contraires aux Accords de Minsk. De plus, les Allemands et les Français déclaraient que le dialogue direct entre Kiev et les républiques du Donbass était impossible, rejetant toute la responsabilité sur la Russie, alors qu'elle n'est jamais mentionnée dans les documents de Minsk et toutes ces années elle était la seule à insister sur leur mise en œuvre.

    Si quelqu'un doutait que les Accords de Minsk était une nouvelle mise en scène, ces doutes ont été dissipés par Piotr Porochenko, qui a déclaré le 17 juin 2022: "Les Accords de Minsk ne signifiaient rien pour nous, nous n'avions pas l'intention de les appliquer… notre objectif était d'écarter la menace… de gagner du temps pour relancer l'économie et développer la puissance de l'armée ukrainienne. L'objectif a été atteint. Les Accords de Minsk ont rempli leur objectif." Le peuple ukrainien continue de payer le prix de cette mise en scène, lequel l'Occident forçait pendant des années à se résigner à une vie sous le joug d'un régime néonazi russophobe. Et quand aujourd'hui Olaf Scholz exige de forcer la Russie à accepter un accord sur des garanties d'intégrité territoriale et de sécurité pour l'Ukraine, ses efforts sont vains. Un tel accord existe déjà, ce sont les Accords de Minsk que Berlin et Paris ont précisément enterrés en défendant Kiev qui a ouvertement renoncé à les remplir. Par conséquent, la mise en scène est terminée, "finita la commedia".

    D'ailleurs, Vladimir Zelenski est un digne héritier de Piotr Porochenko, devant lequel pendant un rassemblement de campagne début 2019 il était prêt de manière théâtrale à se mettre à genoux pour faire cesser la guerre.

    En décembre de la même année, il avait l'opportunité de mettre en œuvre les Accords de Minsk: un sommet au format Normandie s'est tenu à Paris où il s'est engagé dans une déclaration au plus haut niveau à régler les questions relatives au statut particulier du Donbass. Bien évidemment, il n'a rien fait, alors que Berlin et Paris ont une nouvelle fois pris sa défense. Ce nouveau document médiatisé n'était rien de plus qu'une mise en scène ukraino-occidentale, selon la même logique que Piotr Porochenko, afin de gagner du temps pour alimenter en armes le régime de Kiev.

    Il y a eu aussi la Syrie. Après la réalisation d'un accord intermédiaire de 2013 sur la destruction des armes chimiques syriennes confirmée par l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), ce qui lui a valu le prix Nobel de la paix, des provocations scandaleuses ont été organisées par des mises en scène d'utilisation d'armes chimiques à Khan-Cheikhoun et à Douma, banlieue de Damas. Des vidéos ont été diffusées avec des gens se faisant appeler "casques blancs" (se proclamant organisation humanitaire mais qui n'ont jamais fait leur apparition sur le territoire contrôlé par le gouvernement syrien) apportant une aide aux habitants soi-disant empoisonnés, sachant que personne ne porte de combinaison ni utilise des moyens de protection. Toutes les tentatives de forcer le Secrétariat technique à remplir ses fonctions et à assurer, conformément à la Convention sur l'interdiction des armes chimiques (CIAC), une enquête transparente sur les incidents ont échoué. Ce qui n'est pas étonnant: cela fait longtemps que le Secrétariat technique est "privatisé" par les pays occidentaux dont les représentants y occupent des postes clés. Ce sont eux qui ont prêté main forte à l'organisation des mises en scène mentionnées pour les utiliser comme un prétexte afin que les États-Unis, le Royaume-Uni et la France lancent des frappes contre la Syrie, et ce à la veille de l'arrivée, à notre exigence, d'un groupe d'inspecteurs de l'OIAC pour enquêter sur les incidents, à l'envoi desquels l'Occident s'opposait désespérément.

    Les capacités de l'Occident et du Secrétariat technique de l'OIAC jouant le rôle de sbire d'organiser des mises en scène se sont également manifestées dans les "empoisonnements" des Skripal et d'Alexeï Navalny. Dans les deux cas, de nombreuses requêtes officielles de la Russie envoyées à La Haye, à Londres, à Berlin, à Paris et à Stockholm restent sans réponse, alors que ces requêtes sont formulées en parfaite conformité avec les exigences de la CIAC et il faut y répondre.

    De la même manière qu'il faut répondre aux questions relatives à l'activité cachée menée en Ukraine par le Pentagone (via son Agence pour la réduction des menaces DTRA). Les "découvertes" faites par les forces de l'opération militaire spéciale dans les laboratoires biologiques militaires sur les territoires libérés du Donbass et attenants témoignent clairement des violations directes de la Convention sur l'interdiction des armes biologiques (CABT). Nous avons présenté ces documents à Washington et au Conseil de sécurité des Nations unies. La procédure d'obtention des explications en conformité avec la CABT a commencé. Malgré les faits, l'administration américaine tente de se justifier en déclarant que toutes les recherches biologiques en Ukraine étaient purement pacifiques et civiles. Sans aucune preuve de cela.

    Sur un plan plus large, l'activité biologique militaire du Pentagone à travers le monde, notamment dans l'espace postsoviétique, nécessite une attention particulière au vu des faits décuplés d'organisation d'expériences criminelles avec des pathogènes très dangereux afin de créer une arme biologique en les faisant passer pour des expériences "pacifiques".

    Les mises en scène des "crimes" de la milice du Donbass et des forces armées russes ont déjà été mentionnées. Un simple fait témoigne du prix de ces accusations: en montrant au monde entier la "tragédie de Boutcha" début avril 2022 (on soupçonne que les Anglo-Saxons sont impliqués dans la décoration de la mise en scène), l'Occident et Kiev ne répondent toujours pas aux questions élémentaires pour savoir si les noms des victimes ont été établis et quels sont les résultats des autopsies. Comme dans les cas des Skripal et de Navalny décrit ci-dessus, la "première" propagandiste de la mise en scène a déjà eu lieu dans les médias occidentaux, et maintenant ils noient le poisson et refusent de répondre parce qu'il n'y a rien à dire.

    C'est tout le sens de l'algorithme de la politique occidentale: concocter une infox, attiser son ampleur jusqu'à une catastrophe planétaire pendant deux ou trois jours, en bloquant l'accès de la population aux informations et avis alternatifs, et quand les faits font surface, ils sont simplement ignorés, dans le meilleur des cas ils sont mentionnés dans les derniers fils d'actualité en caractères réduits. Il faut savoir que ce ne sont pas jouets inoffensifs dans une guerre médiatique, car de telles mises en scène servent directement de prétexte pour des actions tout à fait matérielles: punir les pays "accusés" par des sanctions, commettre contre eux des agressions barbares avec des centaines de milliers de victimes civiles, comme ce fut le cas notamment en Irak et en Libye. Ou, comme dans le cas de l'Ukraine, pour l'utiliser comme un consommable dans la guerre de l'Occident contre la Russie. Sachant que les instructeurs et les pointeurs de l'Otan, de toute évidence, dirigent déjà les actions de l'armée ukrainienne et des bataillons nationalistes directement sur le terrain. J'espère que parmi les Européens il reste encore des politiques responsables qui ont conscience des conséquences que cela pourrait provoquer. À cet égard, à noter que personne dans l'Otan ou l'UE n'a remis à sa place le commandant de l'armée de l'air allemande, un certain Ingo Gerhartz, qui a parlé de la nécessité de se préparer à l'usage de l'arme nucléaire en ajoutant: "Poutine, ne nous provoque pas." Le silence de l'Europe fait penser qu'elle oublie avec complaisance le rôle de l'Allemagne dans son histoire.

    En regardant les évènements actuels à travers le prisme historique, toute la crise ukrainienne se présente comme un "grand jeu" selon un scénario promu à une époque par Zbigniew Brzezinski. Les discussions sur les bonnes relations, sur la disposition de l'Occident à tenir compte des droits et des intérêts des Russes qui se sont retrouvés après l'effondrement de l'URSS en Ukraine indépendante et dans d'autres pays postsoviétiques n'étaient rien d'autre qu'une mise en scène. Au début des années 2000 déjà, Washington et l'UE ont commencé à exiger ouvertement de Kiev de décider s'il était avec l'Occident ou avec la Russie.

    Depuis 2014, l'Occident dirige inconditionnellement le régime russophobe qu'il a mené au pouvoir par un coup d'État. La sortie de Vladimir Zelenski sur l'avant-scène de tout forum international fait également partie de la mise en scène. Il prononce des discours pathétiques, mais quand il propose soudainement quelque chose de raisonnable, il se fait taper sur les doigts, comme ce fut le cas après les négociations russo-ukrainiennes à Istanbul: fin mars, on semblait voir une lueur dans le dialogue, mais Kiev a été forcé à faire marche arrière en utilisant la mise en scène flagrante de Boutcha. Washington, Londres et Bruxelles ont commencé à exiger de Kiev de ne pas entamer des négociations avec la Russie tant que l'Ukraine n'obtiendrait pas un avantage militaire total (avec un effort particulier de l'ancien premier ministre britannique Boris Johnson, et avec lui d'autres politiques occidentaux encore au pouvoir mais qui ont déjà fait preuve d'une telle inadéquation).

    Alors que la déclaration du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell que le conflit doit se terminer par une "victoire de Kiev sur le champ de bataille" prête à penser que l'instrument tel que la diplomatie perd son sens dans le "jeu de scène" de l'UE.

    Dans un sens plus large, il est intéressant de voir que l'Europe "déployée" par Washington sur le front antirusse souffre plus que les autres des sanctions irréfléchies, épuise ses arsenaux en livrant des armes à Kiev (sans demander de rendre des comptes pour savoir qui les contrôlent et où elles vont), en libérant son marché pour acheter des armes américaines et du GNL américain coûteux au lieu du gaz russe abordable. De telles tendances couplées à la fusion pratique de l'UE avec l'Otan font des discussions sur "l'autonomie stratégique" de l'UE rien d'autre qu'un spectacle. Tout le monde a déjà compris: la politique étrangère de l'Occident collectif, c'est un "one-man show". Sachant qu'elle conduit systématiquement à la recherche de nouveaux théâtres d'opérations.

    L'octroi à l'Ukraine et à la Moldavie (à laquelle on réserve également un sort peu enviable) du statut de pays candidat éternel à l'UE fait également partie du gambit géopolitique contre la Russie. Pour l'instant, on fait la publicité de la "communauté politique européenne" initiée par le Président français Emmanuel Macron, où il n'y aura aucun bienfait financier et économique particulier, en revanche on exigera une solidarité totale avec l'UE dans ses actions antirusses. Ce n'est plus le principe de "l'un ou l'autre", mais "qui n'est pas avec nous est contre nous". Emmanuel Macron a expliqué quelle était cette "communauté": l'UE invitera tous les pays européens "de l'Islande à l'Ukraine" à la rejoindre, mais pas la Russie. Je tiens à préciser tout de suite que nous n'y aspirons pas, mais la déclaration en soi est révélatrice en dévoilant le fond de cette nouvelle initiative préalablement conflictuelle orientée sur la division.

    L'Ukraine, la Moldavie et d'autres pays courtisés actuellement par l'UE sont voués à rester figurants dans les jeux de l'Occident. Les États-Unis en tant que réalisateur en chef de ces mises en scène commandent la musique et le sujet pour écrire le scénario antirusse en Europe. Les acteurs sont prêts, ils ont des compétences acquises encore au studio Kvartal 95, ils pourront lire des textes pathétiques tout aussi bien que Greta Thunberg, un peu oubliée, et même jouer d'un instrument de musique s'il le faut. Les acteurs sont bons: souvenez-vous la conviction avec laquelle Vladimir Zelenski a joué le démocrate dans la série Serviteur du peuple, un combattant contre la corruption, contre la discrimination des Russes et dans l'ensemble pour "tout le meilleur". Souvenez-vous et comparez sa transformation immédiate au poste de président: l'interdiction de la langue, de l'éducation, des médias et de la culture russes. "Si vous vous sentez Russes, alors pour le bien de vos enfants et petits-enfants partez vivre en Russie." Un bon conseil. Il a qualifié les habitants du Donbass non pas d'individus mais de "spécimens". Quant au bataillon nazi Azov, il a déclaré: "Ils sont tels qu'ils sont. Nous en avons beaucoup comme eux." Même CNN n'a pas osé laisser cette phrase dans son interview.

    D'où la question: quel sera le dénouement de toutes ces lignes du sujet. Car en réalité les mises en scène sur le sang et la douleur des gens est loin d'être un amusement, mais la manifestation d'une politique cynique de création d'une nouvelle réalité où l'on cherche à remplacer tous les principes de la Charte de l'ONU et les normes du droit international par un "ordre" fondé sur ses propres "règles" dans l'aspiration à préserver la domination dans les affaires mondiales qui échappe.

    Les conséquences les plus destructrices pour les relations internationales contemporaines ont été causées par les jeux organisés par l'Occident à l'OSCE à la suite de la fin de la guerre froide où il s'est considéré comme vainqueur. En transgressant rapidement ses promesses faites à l'URSS et à la Russie sur la non-expansion de l'Otan vers l'est, les États-Unis et leurs alliés déclaraient néanmoins leur attachement à la construction d'un espace commun de sécurité et de coopération dans la région euro-atlantique et avec tous les membres de l'OSCE ils se sont solennellement engagés au sommet, en 1999 et en 2010, à garantir une sécurité égale et indivisible où personne ne renforcera sa sécurité au détriment de celle des autres et aucune organisation ne revendiquera un rôle dominant en Europe. Il s'est rapidement avéré que l'Otan ne tient pas sa parole en mettant le cap sur la domination de l'Alliance. Mais nous avions quand même poursuivi des efforts diplomatiques leur proposant de consigner le fameux principe de sécurité égale et indivisible cette fois dans un traité juridiquement contraignant. Nous l'avons proposé plusieurs fois, la dernière étant en décembre 2021. La réponse fut un refus catégorique. Ils ont dit ouvertement: il n'y aura aucune garantie juridique en dehors de l'Otan. Autrement dit, le soutien par l'Occident de documents politiques adoptés aux sommets de l'OSCE n'était qu'une mise en scène. Et à présent l'Otan menée par les États-Unis est allée encore plus loin: elle exige la soumission non seulement dans la région euro-atlantique, mais également dans toute la région Asie-Pacifique. L'Otan ne cache pas qui est principalement visé par ses menaces, et le gouvernement chinois a déjà condamné de telles ambitions néocoloniales. Pékin y a opposé le principe mentionné d'indivisibilité de la sécurité, se prononçant pour son application cette fois au niveau mondial pour que personne au monde ne revendique son exclusivité. Cette approche coïncide parfaitement avec la position de la Russie. Nous la défendrons systématiquement avec nos alliés, partenaires stratégiques et bien d'autres partisans des mêmes idées.

    L'Occident collectif devrait revenir sur terre du monde d'illusions. Les mises en scène ne fonctionneront pas, autant qu'elles ne durent. Il est temps de jouer honnêtement en s'appuyant sur le droit international. Plus tôt tout le monde comprendra l'absence d'alternatives aux processus historiques objectifs de formation d'un monde multipolaire basé sur le respect du principe de l'égalité souveraine des États, qui est fondamental pour la Charte de l'ONU et tout l'ordre mondial, mieux ce sera.

    Et si les membres de l'alliance occidentale ne savent pas vivre selon ce principe, s'ils ne sont pas prêts à construire une architecture véritablement universelle de sécurité égale et de coopération, alors qu'ils laissent les autres en paix, qu'ils cessent de pousser par la force dans leur camp avec des menaces et du chantage ceux qui veulent vivre de leur propre gré, qu'ils reconnaissent en action le droit à la liberté de choisir pour les pays autonomes qui se respectent. C'est ça la démocratie en réalité et non jouée sur des planches politiques tordues.

    🔎
    https://mid.ru/fr/foreign_policy/news/1822333/
    ✍️ Article du ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie Sergueï Lavrov pour le Centre d'information multimédia Izvestia "Sur les mises en scène en tant que méthode de la politique occidentale" 1487-18-07-2022 Les forces armées russes et les milices des Républiques populaires de Donetsk (RPD) et de Lougansk (RPL) remplissent sûrement leurs missions dans le cadre de l'opération militaire spéciale en faisant cesser la discrimination scandaleuse et le génocide des Russes et éradiquant les menaces directes à la sécurité de la Fédération de Russie créées pendant des années par les États-Unis et leurs satellites sur le territoire de l'Ukraine. Essuyant une défaite sur le champ de bataille, le régime de Kiev et ses parrains occidentaux n'hésitent pas à organiser des mises en scène "sur le sang" afin de diaboliser notre pays dans l'opinion publique internationale. Il y a déjà eu Boutcha, Marioupol, Kramatorsk, Krementchoug. Le ministère russe de la Défense avertit régulièrement avec des faits de la préparation de nouvelles mises en scène. Les mises en scène provocatrices organisées par l'Occident et ses suppôts ont une signature qu'on reconnaît. Et elles ont commencé bien avant l'Ukraine. 1999, région serbe du Kosovo-et-Métochie, village de Racak. Un groupe d'inspecteurs de l'OSCE arrive sur le lieu de découverte de plusieurs dizaines de corps portant des vêtements civils. Le chef de la mission annonce immédiatement, sans mener d'enquête, un acte de génocide, alors que des conclusions de ce genre ne relèvent pas du mandat du fonctionnaire international. L'Otan entame tout de suite une agression armée contre la Yougoslavie en détruisant sciemment le centre télévisuel, des ponts, des trains de passagers et d'autres sites civils. Par la suite, il s'avère qu'il ne s'agissait pas de corps de civils, mais de combattants de l'Armée de libération du Kosovo déguisés en civils. Cependant, la mise en scène avait déjà servi de prétexte pour le premier usage de la force contre un État membre de l'OSCE depuis la signature en 1975 de l'Acte final d'Helsinki. À noter que c'est l'Américain William Walker qui était chef de la mission de l'OSCE dont la déclaration a servi de "détente" pour déclencher les bombardements. L'agression a eu pour résultat principal le détachement forcé du Kosovo de la Serbie et l'installation de la plus grande base américaine Bondsteel dans les Balkans. 2003, la prestation tristement célèbre du secrétaire d'État Colin Powell au Conseil de sécurité des Nations unies avec une fiole contenant une poudre blanche qu'il avait présenté comme des spores d'anthrax soi-disant fabriqué en Irak. Et une nouvelle fois la mise en scène avait porté ses fruits: les Anglo-Saxons et leurs alliés ont bombardé l'Irak, qui n'arrive toujours pas à rétablir sa structure étatique. Le fake a été rapidement percé à jour: tout le monde a reconnu qu'il n'y avait pas d'armes biologiques ni de destruction massive en Irak. Par la suite, l'un des instigateurs de l'agression, le premier ministre britannique Tony Blair, a reconnu le fake en disant que c'était une erreur, cela peut arriver à tout le monde. Alors que Colin Powell se justifiait plus tard en disant qu'il avait été trahi par les renseignements. Quoi qu'il en soit, une nouvelle provocation avait servi de prétexte pour mettre en œuvre leur plan de destruction d'un pays souverain. 2011, la Libye. Il y avait une dramaturgie spécifique. Cela n'est pas allé jusqu'à un mensonge direct, comme au Kosovo ou en Irak, mais l'Otan avait grossièrement déformé une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies. Cette résolution établissait une zone d'exclusion aérienne en Libye pour maintenir au sol l'aviation militaire de Mouammar Kadhafi. Et elle ne décollait pas. Cependant, l'Otan a commencé à simplement bombarder les unités de l'armée libyenne qui luttaient contre les terroristes. Mouammar Kadhafi a été cruellement tué, il n'en reste rien de la Libye, on tente à ce jour de la recoller, sachant que ce processus est supervisé une nouvelle fois par une représentante américaine nommée par une décision personnelle du Secrétaire général de l'ONU sans aucune consultation avec le Conseil de sécurité. Dans le cadre de ce processus, les collègues occidentaux ont mis en scène plusieurs fois des accords interlibyens sur des élections qui ne menaient à rien. La Libye demeure un territoire où sévissent des groupes armés illégaux. La plupart d'entre eux collaborent étroitement avec l'Occident. Février 2014, l'Ukraine. L'Occident en la personne des ministres des Affaires étrangères de l'Allemagne, de la France et de la Pologne forcent le président Viktor Ianoukovitch à signer avec l'opposition un accord pour cesser la confrontation et régler pacifiquement la crise ukrainienne en créant un gouvernement intérimaire d'union nationale et en organisant en l'espace de quelques mois des élections anticipées. Mais c'était une mise en scène: le lendemain matin l'opposition a organisé un coup d'État sous des slogans russophobes et racistes, les garants occidentaux des accords n'avaient même pas tenté de les raisonner. Plus encore, ils ont immédiatement commencé à encourager les putschistes dans leur politique antirusse, le déclenchement d'une guerre contre leur propre population, le bombardement des villes du Donbass seulement parce que sa population avait refusé de reconnaître le coup d'État anticonstitutionnel. Les habitants du Donbass ont été proclamé pour cela "terroristes", encore une fois avec l'encouragement de l'Occident. Il est à noter que l'assassinat de manifestants sur le Maïdan, dont l'Occident accusait tantôt les forces de l'ordre loyales envers Viktor Ianoukovitch, tantôt les renseignements russes, était également une mise en scène. En réalité, la provocation a été organisée par des radicaux de l'opposition qui collaboraient étroitement avec les renseignements occidentaux. Les faits ont rapidement fait surface, mais la mise en scène avait déjà rempli son rôle. Lorsque la guerre dans le Donbass a été stoppée, les efforts de la Russie, de l'Allemagne et de la France ont permis de signer en février 2015 entre Kiev, Donetsk et Lougansk les Accords de Minsk, sachant que cette fois également Berlin et Paris étaient actifs en se proclamant fièrement garants de ces accords. Cependant, pendant les sept longues années qui ont suivi ils n'ont pas bougé le petit doigt pour forcer Kiev, comme l'exigeaient directement les Accords de Minsk approuvés à l'unanimité par le Conseil de sécurité des Nations unies, à entamer un dialogue direct avec les représentants du Donbass pour se mettre d'accord sur le statut particulier, l'amnistie, le rétablissement des liens économiques et l'organisation des élections. Les dirigeants occidentaux gardaient également le silence quand, sous la présidence de Piotr Porochenko et Vladimir Zelenski, Kiev entreprenait des démarches directement contraires aux Accords de Minsk. De plus, les Allemands et les Français déclaraient que le dialogue direct entre Kiev et les républiques du Donbass était impossible, rejetant toute la responsabilité sur la Russie, alors qu'elle n'est jamais mentionnée dans les documents de Minsk et toutes ces années elle était la seule à insister sur leur mise en œuvre. Si quelqu'un doutait que les Accords de Minsk était une nouvelle mise en scène, ces doutes ont été dissipés par Piotr Porochenko, qui a déclaré le 17 juin 2022: "Les Accords de Minsk ne signifiaient rien pour nous, nous n'avions pas l'intention de les appliquer… notre objectif était d'écarter la menace… de gagner du temps pour relancer l'économie et développer la puissance de l'armée ukrainienne. L'objectif a été atteint. Les Accords de Minsk ont rempli leur objectif." Le peuple ukrainien continue de payer le prix de cette mise en scène, lequel l'Occident forçait pendant des années à se résigner à une vie sous le joug d'un régime néonazi russophobe. Et quand aujourd'hui Olaf Scholz exige de forcer la Russie à accepter un accord sur des garanties d'intégrité territoriale et de sécurité pour l'Ukraine, ses efforts sont vains. Un tel accord existe déjà, ce sont les Accords de Minsk que Berlin et Paris ont précisément enterrés en défendant Kiev qui a ouvertement renoncé à les remplir. Par conséquent, la mise en scène est terminée, "finita la commedia". D'ailleurs, Vladimir Zelenski est un digne héritier de Piotr Porochenko, devant lequel pendant un rassemblement de campagne début 2019 il était prêt de manière théâtrale à se mettre à genoux pour faire cesser la guerre. En décembre de la même année, il avait l'opportunité de mettre en œuvre les Accords de Minsk: un sommet au format Normandie s'est tenu à Paris où il s'est engagé dans une déclaration au plus haut niveau à régler les questions relatives au statut particulier du Donbass. Bien évidemment, il n'a rien fait, alors que Berlin et Paris ont une nouvelle fois pris sa défense. Ce nouveau document médiatisé n'était rien de plus qu'une mise en scène ukraino-occidentale, selon la même logique que Piotr Porochenko, afin de gagner du temps pour alimenter en armes le régime de Kiev. Il y a eu aussi la Syrie. Après la réalisation d'un accord intermédiaire de 2013 sur la destruction des armes chimiques syriennes confirmée par l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), ce qui lui a valu le prix Nobel de la paix, des provocations scandaleuses ont été organisées par des mises en scène d'utilisation d'armes chimiques à Khan-Cheikhoun et à Douma, banlieue de Damas. Des vidéos ont été diffusées avec des gens se faisant appeler "casques blancs" (se proclamant organisation humanitaire mais qui n'ont jamais fait leur apparition sur le territoire contrôlé par le gouvernement syrien) apportant une aide aux habitants soi-disant empoisonnés, sachant que personne ne porte de combinaison ni utilise des moyens de protection. Toutes les tentatives de forcer le Secrétariat technique à remplir ses fonctions et à assurer, conformément à la Convention sur l'interdiction des armes chimiques (CIAC), une enquête transparente sur les incidents ont échoué. Ce qui n'est pas étonnant: cela fait longtemps que le Secrétariat technique est "privatisé" par les pays occidentaux dont les représentants y occupent des postes clés. Ce sont eux qui ont prêté main forte à l'organisation des mises en scène mentionnées pour les utiliser comme un prétexte afin que les États-Unis, le Royaume-Uni et la France lancent des frappes contre la Syrie, et ce à la veille de l'arrivée, à notre exigence, d'un groupe d'inspecteurs de l'OIAC pour enquêter sur les incidents, à l'envoi desquels l'Occident s'opposait désespérément. Les capacités de l'Occident et du Secrétariat technique de l'OIAC jouant le rôle de sbire d'organiser des mises en scène se sont également manifestées dans les "empoisonnements" des Skripal et d'Alexeï Navalny. Dans les deux cas, de nombreuses requêtes officielles de la Russie envoyées à La Haye, à Londres, à Berlin, à Paris et à Stockholm restent sans réponse, alors que ces requêtes sont formulées en parfaite conformité avec les exigences de la CIAC et il faut y répondre. De la même manière qu'il faut répondre aux questions relatives à l'activité cachée menée en Ukraine par le Pentagone (via son Agence pour la réduction des menaces DTRA). Les "découvertes" faites par les forces de l'opération militaire spéciale dans les laboratoires biologiques militaires sur les territoires libérés du Donbass et attenants témoignent clairement des violations directes de la Convention sur l'interdiction des armes biologiques (CABT). Nous avons présenté ces documents à Washington et au Conseil de sécurité des Nations unies. La procédure d'obtention des explications en conformité avec la CABT a commencé. Malgré les faits, l'administration américaine tente de se justifier en déclarant que toutes les recherches biologiques en Ukraine étaient purement pacifiques et civiles. Sans aucune preuve de cela. Sur un plan plus large, l'activité biologique militaire du Pentagone à travers le monde, notamment dans l'espace postsoviétique, nécessite une attention particulière au vu des faits décuplés d'organisation d'expériences criminelles avec des pathogènes très dangereux afin de créer une arme biologique en les faisant passer pour des expériences "pacifiques". Les mises en scène des "crimes" de la milice du Donbass et des forces armées russes ont déjà été mentionnées. Un simple fait témoigne du prix de ces accusations: en montrant au monde entier la "tragédie de Boutcha" début avril 2022 (on soupçonne que les Anglo-Saxons sont impliqués dans la décoration de la mise en scène), l'Occident et Kiev ne répondent toujours pas aux questions élémentaires pour savoir si les noms des victimes ont été établis et quels sont les résultats des autopsies. Comme dans les cas des Skripal et de Navalny décrit ci-dessus, la "première" propagandiste de la mise en scène a déjà eu lieu dans les médias occidentaux, et maintenant ils noient le poisson et refusent de répondre parce qu'il n'y a rien à dire. C'est tout le sens de l'algorithme de la politique occidentale: concocter une infox, attiser son ampleur jusqu'à une catastrophe planétaire pendant deux ou trois jours, en bloquant l'accès de la population aux informations et avis alternatifs, et quand les faits font surface, ils sont simplement ignorés, dans le meilleur des cas ils sont mentionnés dans les derniers fils d'actualité en caractères réduits. Il faut savoir que ce ne sont pas jouets inoffensifs dans une guerre médiatique, car de telles mises en scène servent directement de prétexte pour des actions tout à fait matérielles: punir les pays "accusés" par des sanctions, commettre contre eux des agressions barbares avec des centaines de milliers de victimes civiles, comme ce fut le cas notamment en Irak et en Libye. Ou, comme dans le cas de l'Ukraine, pour l'utiliser comme un consommable dans la guerre de l'Occident contre la Russie. Sachant que les instructeurs et les pointeurs de l'Otan, de toute évidence, dirigent déjà les actions de l'armée ukrainienne et des bataillons nationalistes directement sur le terrain. J'espère que parmi les Européens il reste encore des politiques responsables qui ont conscience des conséquences que cela pourrait provoquer. À cet égard, à noter que personne dans l'Otan ou l'UE n'a remis à sa place le commandant de l'armée de l'air allemande, un certain Ingo Gerhartz, qui a parlé de la nécessité de se préparer à l'usage de l'arme nucléaire en ajoutant: "Poutine, ne nous provoque pas." Le silence de l'Europe fait penser qu'elle oublie avec complaisance le rôle de l'Allemagne dans son histoire. En regardant les évènements actuels à travers le prisme historique, toute la crise ukrainienne se présente comme un "grand jeu" selon un scénario promu à une époque par Zbigniew Brzezinski. Les discussions sur les bonnes relations, sur la disposition de l'Occident à tenir compte des droits et des intérêts des Russes qui se sont retrouvés après l'effondrement de l'URSS en Ukraine indépendante et dans d'autres pays postsoviétiques n'étaient rien d'autre qu'une mise en scène. Au début des années 2000 déjà, Washington et l'UE ont commencé à exiger ouvertement de Kiev de décider s'il était avec l'Occident ou avec la Russie. Depuis 2014, l'Occident dirige inconditionnellement le régime russophobe qu'il a mené au pouvoir par un coup d'État. La sortie de Vladimir Zelenski sur l'avant-scène de tout forum international fait également partie de la mise en scène. Il prononce des discours pathétiques, mais quand il propose soudainement quelque chose de raisonnable, il se fait taper sur les doigts, comme ce fut le cas après les négociations russo-ukrainiennes à Istanbul: fin mars, on semblait voir une lueur dans le dialogue, mais Kiev a été forcé à faire marche arrière en utilisant la mise en scène flagrante de Boutcha. Washington, Londres et Bruxelles ont commencé à exiger de Kiev de ne pas entamer des négociations avec la Russie tant que l'Ukraine n'obtiendrait pas un avantage militaire total (avec un effort particulier de l'ancien premier ministre britannique Boris Johnson, et avec lui d'autres politiques occidentaux encore au pouvoir mais qui ont déjà fait preuve d'une telle inadéquation). Alors que la déclaration du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell que le conflit doit se terminer par une "victoire de Kiev sur le champ de bataille" prête à penser que l'instrument tel que la diplomatie perd son sens dans le "jeu de scène" de l'UE. Dans un sens plus large, il est intéressant de voir que l'Europe "déployée" par Washington sur le front antirusse souffre plus que les autres des sanctions irréfléchies, épuise ses arsenaux en livrant des armes à Kiev (sans demander de rendre des comptes pour savoir qui les contrôlent et où elles vont), en libérant son marché pour acheter des armes américaines et du GNL américain coûteux au lieu du gaz russe abordable. De telles tendances couplées à la fusion pratique de l'UE avec l'Otan font des discussions sur "l'autonomie stratégique" de l'UE rien d'autre qu'un spectacle. Tout le monde a déjà compris: la politique étrangère de l'Occident collectif, c'est un "one-man show". Sachant qu'elle conduit systématiquement à la recherche de nouveaux théâtres d'opérations. L'octroi à l'Ukraine et à la Moldavie (à laquelle on réserve également un sort peu enviable) du statut de pays candidat éternel à l'UE fait également partie du gambit géopolitique contre la Russie. Pour l'instant, on fait la publicité de la "communauté politique européenne" initiée par le Président français Emmanuel Macron, où il n'y aura aucun bienfait financier et économique particulier, en revanche on exigera une solidarité totale avec l'UE dans ses actions antirusses. Ce n'est plus le principe de "l'un ou l'autre", mais "qui n'est pas avec nous est contre nous". Emmanuel Macron a expliqué quelle était cette "communauté": l'UE invitera tous les pays européens "de l'Islande à l'Ukraine" à la rejoindre, mais pas la Russie. Je tiens à préciser tout de suite que nous n'y aspirons pas, mais la déclaration en soi est révélatrice en dévoilant le fond de cette nouvelle initiative préalablement conflictuelle orientée sur la division. L'Ukraine, la Moldavie et d'autres pays courtisés actuellement par l'UE sont voués à rester figurants dans les jeux de l'Occident. Les États-Unis en tant que réalisateur en chef de ces mises en scène commandent la musique et le sujet pour écrire le scénario antirusse en Europe. Les acteurs sont prêts, ils ont des compétences acquises encore au studio Kvartal 95, ils pourront lire des textes pathétiques tout aussi bien que Greta Thunberg, un peu oubliée, et même jouer d'un instrument de musique s'il le faut. Les acteurs sont bons: souvenez-vous la conviction avec laquelle Vladimir Zelenski a joué le démocrate dans la série Serviteur du peuple, un combattant contre la corruption, contre la discrimination des Russes et dans l'ensemble pour "tout le meilleur". Souvenez-vous et comparez sa transformation immédiate au poste de président: l'interdiction de la langue, de l'éducation, des médias et de la culture russes. "Si vous vous sentez Russes, alors pour le bien de vos enfants et petits-enfants partez vivre en Russie." Un bon conseil. Il a qualifié les habitants du Donbass non pas d'individus mais de "spécimens". Quant au bataillon nazi Azov, il a déclaré: "Ils sont tels qu'ils sont. Nous en avons beaucoup comme eux." Même CNN n'a pas osé laisser cette phrase dans son interview. D'où la question: quel sera le dénouement de toutes ces lignes du sujet. Car en réalité les mises en scène sur le sang et la douleur des gens est loin d'être un amusement, mais la manifestation d'une politique cynique de création d'une nouvelle réalité où l'on cherche à remplacer tous les principes de la Charte de l'ONU et les normes du droit international par un "ordre" fondé sur ses propres "règles" dans l'aspiration à préserver la domination dans les affaires mondiales qui échappe. Les conséquences les plus destructrices pour les relations internationales contemporaines ont été causées par les jeux organisés par l'Occident à l'OSCE à la suite de la fin de la guerre froide où il s'est considéré comme vainqueur. En transgressant rapidement ses promesses faites à l'URSS et à la Russie sur la non-expansion de l'Otan vers l'est, les États-Unis et leurs alliés déclaraient néanmoins leur attachement à la construction d'un espace commun de sécurité et de coopération dans la région euro-atlantique et avec tous les membres de l'OSCE ils se sont solennellement engagés au sommet, en 1999 et en 2010, à garantir une sécurité égale et indivisible où personne ne renforcera sa sécurité au détriment de celle des autres et aucune organisation ne revendiquera un rôle dominant en Europe. Il s'est rapidement avéré que l'Otan ne tient pas sa parole en mettant le cap sur la domination de l'Alliance. Mais nous avions quand même poursuivi des efforts diplomatiques leur proposant de consigner le fameux principe de sécurité égale et indivisible cette fois dans un traité juridiquement contraignant. Nous l'avons proposé plusieurs fois, la dernière étant en décembre 2021. La réponse fut un refus catégorique. Ils ont dit ouvertement: il n'y aura aucune garantie juridique en dehors de l'Otan. Autrement dit, le soutien par l'Occident de documents politiques adoptés aux sommets de l'OSCE n'était qu'une mise en scène. Et à présent l'Otan menée par les États-Unis est allée encore plus loin: elle exige la soumission non seulement dans la région euro-atlantique, mais également dans toute la région Asie-Pacifique. L'Otan ne cache pas qui est principalement visé par ses menaces, et le gouvernement chinois a déjà condamné de telles ambitions néocoloniales. Pékin y a opposé le principe mentionné d'indivisibilité de la sécurité, se prononçant pour son application cette fois au niveau mondial pour que personne au monde ne revendique son exclusivité. Cette approche coïncide parfaitement avec la position de la Russie. Nous la défendrons systématiquement avec nos alliés, partenaires stratégiques et bien d'autres partisans des mêmes idées. L'Occident collectif devrait revenir sur terre du monde d'illusions. Les mises en scène ne fonctionneront pas, autant qu'elles ne durent. Il est temps de jouer honnêtement en s'appuyant sur le droit international. Plus tôt tout le monde comprendra l'absence d'alternatives aux processus historiques objectifs de formation d'un monde multipolaire basé sur le respect du principe de l'égalité souveraine des États, qui est fondamental pour la Charte de l'ONU et tout l'ordre mondial, mieux ce sera. Et si les membres de l'alliance occidentale ne savent pas vivre selon ce principe, s'ils ne sont pas prêts à construire une architecture véritablement universelle de sécurité égale et de coopération, alors qu'ils laissent les autres en paix, qu'ils cessent de pousser par la force dans leur camp avec des menaces et du chantage ceux qui veulent vivre de leur propre gré, qu'ils reconnaissent en action le droit à la liberté de choisir pour les pays autonomes qui se respectent. C'est ça la démocratie en réalité et non jouée sur des planches politiques tordues. 🔎 https://mid.ru/fr/foreign_policy/news/1822333/
    0 Commentaires 0 Partages 12K Vues 0 Notes
  • Bulletin N°90. Lougansk libérée, Erdogan vs Suède, écroulement du front ukrainien ? 04.07.2022.
    Xavier Moreau - Stratpol

    https://www.youtube.com/watch?v=SPRo8pCdBK4
    ou
    https://rumble.com/v1b675h-bulletin-n90.-lougansk-libre-erdogan-vs-sude-croulement-du-front-ukrainien-.html
    Bulletin N°90. Lougansk libérée, Erdogan vs Suède, écroulement du front ukrainien ? 04.07.2022. Xavier Moreau - Stratpol https://www.youtube.com/watch?v=SPRo8pCdBK4 ou https://rumble.com/v1b675h-bulletin-n90.-lougansk-libre-erdogan-vs-sude-croulement-du-front-ukrainien-.html
    0 Commentaires 0 Partages 870 Vues 0 Notes
  • Ivar Sigurdson 🇨🇵 🇷🇺🏴‍☠️
    @ivarsigurdson
    ⚠️⚡⚡1-L'OSCE révèle que l'Ukraine a commencé à bombarder le Donbass 9 jours avant l'opération militaire spéciale russe

    L'administration Biden et les responsables politiques américains, avec l'aide des médias d'entreprise, mentent une fois de plus, manipulent et trompent 🔜

    2-le public dans une autre guerre basée sur de faux prétextes, indique un article d’investigations publié sur Internet.

    Les rapports de l'OSCE et ceux de Patrick Lancaster, journaliste sur le terrain, montrent clairement que l'Ukraine a commencé à bombarder les Républiques 🔜

    3-de Donetsk et de Lougansk neuf jours avant que la Russie n'annonce son opération militaire spéciale en Ukraine.

    L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe a eu des observateurs sur le terrain qui surveillaient la situation dans le Donbass depuis 🔜

    4-le début du conflit, en 2014. La mission de l'OSCE fournit dans ses rapports quotidiens des cartes documentant l'emplacement des violations du cessez-le-feu et des explosions le long de la ligne de contact entre l'armée ukrainienne et les républiques du Donbass. Ces 🔜

    5-cartes montrent clairement que l'Ukraine a commencé ses frappes le 16 février 2022.

    Alors que les médias occidentaux sont restés silencieux, les explosions documentées par l'OSCE sont passées de 76 le 15 février, à 316 le 16 février, puis à 654 le 17 février et 🔜

    6-à 1.413 le 18 février.

    L'Ukraine avait déjà commencé à bombarder les citoyens russophones du Donbass lorsque Joe Biden est passé à la télévision pour annoncer au peuple américain que la Russie était sur le point d'envahir l'Ukraine.

    Jacques Baud, ancien analyste du
    🔜

    7-renseignement de l'Otan, a écrit à propos des rapports de l'OSCE: «Le 17 février, le Président Joe Biden a annoncé que la Russie allait attaquer l'Ukraine dans les prochains jours. Comment a-t-il su cela? C'est un mystère. Mais depuis le 16, les tirs d'artillerie sur 🔜

    8-la population de Donbass avaient augmenté de façon spectaculaire, comme le montrent les rapports quotidiens des observateurs de l'OSCE».

    Alors que les médias occidentaux ont passé l'année dernière à parler du renforcement des troupes russes à la frontière ukrainienne, 🔜

    9-ils ont omis d'informer le public du fait que l'Ukraine a amassé «la moitié de son armée, soit 125.000 soldats» le long de la zone de conflit avec le Donbass pendant la même période.

    @chroniques_conflit_ukraine

    Vidéo :
    https://twitter.com/i/status/1539679611193286656

    Lien du thread :
    https://twitter.com/ivarsigurdson/status/1539657187295109120
    Ivar Sigurdson 🇨🇵 🇷🇺🏴‍☠️ @ivarsigurdson ⚠️⚡⚡1-L'OSCE révèle que l'Ukraine a commencé à bombarder le Donbass 9 jours avant l'opération militaire spéciale russe L'administration Biden et les responsables politiques américains, avec l'aide des médias d'entreprise, mentent une fois de plus, manipulent et trompent 🔜 2-le public dans une autre guerre basée sur de faux prétextes, indique un article d’investigations publié sur Internet. Les rapports de l'OSCE et ceux de Patrick Lancaster, journaliste sur le terrain, montrent clairement que l'Ukraine a commencé à bombarder les Républiques 🔜 3-de Donetsk et de Lougansk neuf jours avant que la Russie n'annonce son opération militaire spéciale en Ukraine. L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe a eu des observateurs sur le terrain qui surveillaient la situation dans le Donbass depuis 🔜 4-le début du conflit, en 2014. La mission de l'OSCE fournit dans ses rapports quotidiens des cartes documentant l'emplacement des violations du cessez-le-feu et des explosions le long de la ligne de contact entre l'armée ukrainienne et les républiques du Donbass. Ces 🔜 5-cartes montrent clairement que l'Ukraine a commencé ses frappes le 16 février 2022. Alors que les médias occidentaux sont restés silencieux, les explosions documentées par l'OSCE sont passées de 76 le 15 février, à 316 le 16 février, puis à 654 le 17 février et 🔜 6-à 1.413 le 18 février. L'Ukraine avait déjà commencé à bombarder les citoyens russophones du Donbass lorsque Joe Biden est passé à la télévision pour annoncer au peuple américain que la Russie était sur le point d'envahir l'Ukraine. Jacques Baud, ancien analyste du 🔜 7-renseignement de l'Otan, a écrit à propos des rapports de l'OSCE: «Le 17 février, le Président Joe Biden a annoncé que la Russie allait attaquer l'Ukraine dans les prochains jours. Comment a-t-il su cela? C'est un mystère. Mais depuis le 16, les tirs d'artillerie sur 🔜 8-la population de Donbass avaient augmenté de façon spectaculaire, comme le montrent les rapports quotidiens des observateurs de l'OSCE». Alors que les médias occidentaux ont passé l'année dernière à parler du renforcement des troupes russes à la frontière ukrainienne, 🔜 9-ils ont omis d'informer le public du fait que l'Ukraine a amassé «la moitié de son armée, soit 125.000 soldats» le long de la zone de conflit avec le Donbass pendant la même période. @chroniques_conflit_ukraine Vidéo : https://twitter.com/i/status/1539679611193286656 Lien du thread : https://twitter.com/ivarsigurdson/status/1539657187295109120
    0 Commentaires 0 Partages 1K Vues 0 Notes
Plus de résultats
FreeDomm.fr https://freedomm.fr