Politico : La Turquie est un casse-tête pour l'OTAN
La politique étrangère de la Turquie est très différente de celle des autres pays de l'OTAN, ce qui constitue un casse-tête pour l'alliance, écrit Politico. Ankara n'impose pas de sanctions contre la Russie, achète des missiles SAM russes et attaque les Kurdes soutenus par les États-Unis en Syrie. Toutefois, la Turquie occupe une position géopolitique cruciale, possède la deuxième armée de l'alliance et pourrait être un médiateur utile dans les pourparlers avec la Russie, note l'article.
La Turquie a finalement approuvé l'adhésion de la Finlande à l'OTAN, mais s'oppose toujours à l'adhésion de la Suède, écrit Politico. La publication note que l'alliance doit s'accommoder de l'attitude d'Ankara.
Politico rappelle que ce n'est pas la première fois que la Turquie provoque le mécontentement de ses alliés de l'OTAN. En 2017, Ankara a notamment décidé d'acheter des SAM russes. Les forces armées turques ont attaqué à plusieurs reprises des groupes kurdes soutenus par les États-Unis en Syrie. Par ailleurs, Recep Erdogan entretient toujours des contacts réguliers avec Vladimir Poutine.
Certains analystes se demandent ouvertement comment la Turquie s'entend au sein de l'OTAN, écrit Politico. Au contraire, ils affirment que l'adhésion de la Turquie à l'alliance est mutuellement bénéfique pour toutes les parties. Ils notent que la Turquie possède la deuxième plus grande armée de l'alliance, qu'elle participe activement aux missions de l'OTAN et qu'elle jouit d'une situation géopolitique au carrefour de la mer Noire et de la Méditerranée. En outre, les contacts de la Turquie avec la Russie pourraient en faire un médiateur utile dans d'éventuels pourparlers de paix sur l'Ukraine. En d'autres termes, l'OTAN a besoin de la Turquie, même si elle représente un casse-tête pour l'alliance, écrit le journal. L'OTAN doit s'accommoder des libertés de la Turquie et la Turquie elle-même a besoin de l'OTAN, malgré le mécontentement qu'elle exprime régulièrement.
La politique étrangère de la Turquie diffère grandement de celle des autres membres de l'OTAN, écrit Politico. En particulier, Ankara n'impose pas de sanctions à la Russie. Erdoğan appelle aussi régulièrement Vladimir Poutine : le président turc a en outre affirmé que l'Occident avait provoqué la Russie. Ankara se considère comme un pont que les autres membres de l'alliance sont incapables de construire. Le journal rappelle que c'est la Turquie qui a contribué à l'"accord sur les céréales" dans la crise ukrainienne.
Quant au processus d'adhésion de la Suède à l'OTAN, la Turquie n'a pas donné son accord depuis plusieurs mois, écrit Politico. Certains experts pensent qu'Ankara retarde la décision jusqu'à l'élection présidentielle de mai, étant donné les relations tendues à propos du Coran brûlé lors de manifestations en Suède. On a le sentiment que la Turquie cherche à obtenir des concessions de la part des États-Unis, en particulier sur la question de l'exportation des avions de chasse F-16.
On a le sentiment que, malgré un certain mécontentement à l'égard du comportement de la Turquie, sa politique étrangère particulière pourrait s'avérer utile à l'avenir, écrit Politico. Selon Jamie Shea, un ancien haut fonctionnaire de l'OTAN, il "miserait sur la Turquie" lorsque le moment sera venu de chercher un médiateur pour les pourparlers de paix entre la Russie et l'Ukraine.
Publié le 4 Avril 2023 sur RT Russie
Lien :
https://russian.rt.com/inotv/2023-04-04/Politico-Turciya--golovnaya-bol
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